Infinite Stratos – Tome 1 – Chapitre 2 – Partie 9

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Chapitre 2 : La bataille pour le représentant de classe !

Partie 9

« Joli discours avant ça. Tout ce discours, et après, cela finit-il toujours comme ça ? Vous n’êtes qu’un énorme idiot ! »

La bataille était finie. Ma sœur avait mis à jour mon statut d’idiot à énorme idiot, et ce n’était pas une promotion dont j’étais heureux. Pas comme si ma sœur ne m’aurait jamais rétrogradé sur l’échelle de l’idiotie.

« C’est arrivé parce que vous avez utilisé votre arme sans savoir ce qu’elle faisait, » continua Chifuyu. « Maintenant, vous savez comment cela se passe. À partir de demain, vous devrez vous entraîner correctement. Pilotez votre IS quand vous avez du temps. Compris ? »

« D’accord..., » répondis-je. Tout ce que je pouvais faire était un signe de tête. C’était assez déplorable de ma part de perdre après un discours aussi dramatique.

« Maintenant, l’unité IS est en attente, mais nous pouvons vous le donner quand vous le demandez. Pourtant, les règles sont des règles, vous devrez donc lire ceci. Tenez ! » déclara-t-elle.

*Clac !*

Il semblait générer son propre champ gravitationnel. La couverture du livre dit « Livre de règles de l’IS », mais il aurait fait honte à un annuaire téléphonique. C’était incroyablement gros, et les pages étaient fragiles et minces.

« C’est tout pour aujourd’hui. Rentrez dans votre chambre et allez vous reposer ! » déclara Chifuyu.

Il n’y avait pas de douceur dans ses ordres. J’espérais vraiment qu’elle apprendrait que le bâton n’avait pas de sens sans une carotte. D’ailleurs, y avait-il une raison pour moi d’essayer de prendre soin d’elle ?

« J’y vais, » dis-je.

Oh, elle était là. La deuxième victime du déficit clinique d’amour. Elle s’appelait Houki, mon amie d’enfance.

Alors que nous avions commencé à marcher dans la direction des dortoirs, la fatigue avait commencé à se faire ressentir.

« ... »

« Qu-Quoi !? » demandai-je.

Nous marchions côte à côte et Houki me regardait depuis un moment, comme si j’étais une sorte de monstre rare.

« Raté ! »

Arg. Fous-moi la paix, Houki.

Elle était comme une prêtresse qui ressuscitait des aventuriers avec un point de vie au prix d’une fortune, et qui les envoyait dans le donjon sans équipement. Ne disent-ils pas que les humains sont les véritables démons ? Eh bien, vous pourriez dire que je connaissais moi-même un démon.

Vous savez ce qu’ils font dans les chapitres où la situation tournait mal. Votre vieil ennemi revenait en tant que votre allié, votre vieil allié s’avérait être le cerveau diabolique, et le destin du monde reposait sur vos épaules.

« TROUVEZ QUELQU’UN D’AUTRE ! » criai-je.

« Quoi !? » s’écria Houki.

« Rien, » dis-je finalement.

Je l’avais dit à haute voix parce que c’était si important, mais si j’avais su que Houki me regardait fixement, je ne l’aurais pas fait. Toutes les choses vraiment importantes dans la vie ne pouvaient être vues — un écrivain mort avait dit quelque chose comme ça.

« Aujourd’hui, 9 avril, Houki m’a regardé fixement, alors que ce jour est désormais connu sous le nom de “Journée d’Houki”, » déclarai-je.

« En ce moment, te moques-tu de moi ? » demanda Houki.

« Pas du touuut, » répondis-je.

« Cela sonnait sarcastique, » répondit Houki.

« Passs du touuuut. Tu vois, cela semble normal. Ils disent toujours comme ça en Amérique du Sud, » dis-je.

« Hmph... »

Houki avait sorti son épée de bambou. Quoi !? Voulait-elle s’exercer sur les terrains du campus ? Quelle personne diligente ! Le repos était également important si tu veux t’entraîner, Houki. Le fait de s’entraîner tout le temps n’est pas vraiment une bonne chose !

*Bam !*

« Hé ! Qu’est-ce que j’ai fait pour subir ça !? » criai-je.

« Il y avait un crétin qui avait besoin d’être frappé, » répliqua-t-elle.

Elle avait dit cela comme comme quelqu’un qui dirait. « Il pleuvait, alors j’ai utilisé un parapluie ». La violence se glissait dans notre vie quotidienne. Où était le gouvernement quand nous en avions besoin ?

« Es-tu, comme, l’horreur en ville ? Notre prochain tyran ? » demandai-je.

« Une autre frappe ? » me demanda-t-elle.

« Non, je suis désolé. Je me tais, » dis-je.

Houki hocha la tête et rangea son épée de bambou. Elle était plus effrayante que le mont Destin [1]. Là encore, je suppose que le mont Destin lui-même n’était pas très effrayant.

« ... »

« ... »

Houki et moi avions marché en silence pendant un moment. Ce n’était pas comme si nous n’avions rien à dire, mais j’étais toujours en colère contre moi-même pour avoir perdu et ne pouvais pas me résoudre à lui parler.

Dans ces moments-là, je voulais juste prendre un bain. À un moment donné, j’avais dit à Gotanda que m’étendre dans une baignoire était super cool et que vous pouviez tout oublier, mais il m’avait répliqué que c’était quelque chose que seuls les vieillards faisaient. Ce mec n’avait aucun goût pour les bonnes choses de la vie.

Ah, mais la fille à côté de moi est essentiellement l’incarnation des choses les plus raffinées de la vie...

Houki comprendrait probablement ce que je voulais dire. Si vous disiez aux étrangers qu’elle était une voyageuse de l’époque d’Edo, 6 sur 10 la croiraient. — Ma source : Une enquête personnelle.

« Ichika. »

« Hm ? Quoi ? »

Whoa, elle avait entamé une conversation de son propre chef. Était-ce la légendaire télépathie ? C’était utile. Beaucoup mieux qu’un téléphone portable, et il n’y avait pas de frais mensuels. Vraiment génial.

« Euh, es-tu... fâché d’avoir perdu ? » demanda-t-elle.

« Oui, bien sûr. Pourquoi ne serais-je pas fâché d’avoir perdu ? » demandai-je en retour.

« D-D’accord... Alors tout est bon..., » déclara-t-elle.

De quoi parlait-elle ? Que tout allait bien que j’avais perdu ? Wôw, elle était vraiment une fille cruelle !

« N-Nous commencerons demain. Oui. Nous devrons nous entraîner avec l’IS, » Houki continua, et semblait étrangement distante, non, peut-être pas distante, mais agitée.

« Alors, vas-tu m’apprendre comment piloter ? Correctement ? » demandai-je.

« J-Je ne vais pas te forcer. Peut-être que tu devrais plutôt demander à ta sœur, » répondit Houki.

« Non, je ne veux pas que Chifuyu m’apprenne ça. D’ailleurs, cela ressemblerait à du favoritisme, n’est-ce pas ? » demandai-je.

« T-Tu pourrais aussi demander à une des filles de troisième année de t’apprendre. L’expérience est importante, » répondit-elle.

Pour quelqu’un qui avait esquivé ce sujet plus tôt, Houki semblait beaucoup se débattre maintenant. Et pourquoi me regardait-elle tout le temps, comme si elle attendait quelque chose de ma part ?

« D’accord, si tu ne veux pas le faire, je peux demander..., » commençai-je.

« Je-je ne dis pas que je ne veux pas ! » s’exclama Houki.

Apparemment, elle avait réalisé à quel point elle était agressive, et avait changé sa manière d’agir.

« J-Je, euh... Veux-tu que je te l’apprenne, Ichika ? » demanda-t-elle.

« Oui, j’aimerais bien, » répondis-je.

Ce serait certainement mieux que de choisir une autre fille pour me l’apprendre. J’avais également pensé qu’elle en savait beaucoup sur l’IS puisqu’elle était la sœur de Tabane.

« D-D’accord... Je vois. Je vois. Tout est bon. Hehe. C’est bien, » déclara-t-elle comme si elle était soudainement heureuse.

Est-ce à cause de quelque chose que j’ai dit ?

Elle était si heureuse qu’elle passait ses doigts à travers sa longue queue de cheval.

« D’accord. Alors je t’apprendrai ça, à titre d’exception, » déclara Houki. Elle avait accentué la dernière partie.

Eh bien, j’étais reconnaissant de ce qu’elle faisait. Si je perdais encore contre une fille, cela aurait tué ma fierté d’homme, même si elle était déjà à moitié morte de la bataille précédente. Je serais un zombie en un rien de temps.

« D’accord. Assure-toi d’avoir du temps après l’école demain. Compris ? » demanda Houki.

« Compris, » répondis-je.

De toute façon, je n’allais pas rejoindre un club parce qu’il n’y avait pas d’homme dedans, alors ça me convenait. J’avais embarrassé ma sœur Chifuyu et ça, cela m’énervait plus que tout. Je devais devenir plus fort.

« Au fait, Houki, » commençai-je.

« Hm ? Oui ? » demanda-t-elle.

Oh, elle était de bonne humeur. J’avais décidé de poser tout de suite la question que je voulais lui poser.

« As-tu dû aller à la salle de bain un peu plus tôt ? » demandai-je.

*Bam !* l’épée de bambou m’avait frappé entre les deux yeux.

Notes

  • 1 Mont Destin : Le mont Destin (en sindarin Orodruin ou Amon Amarth, en anglais Mount Doom), appelée montagne du Destin dans l’ancienne traduction de référence, est un volcan de fiction appartenant au légendaire de l’écrivain britannique J. R. R. Tolkien. Il est un lieu central dans l’intrigue du livre Le Seigneur des anneaux.
    C’est un mont situé en Mordor, une région du nord-ouest de la Terre du Milieu (c’est-à-dire au sud-est de la partie de la Terre du Milieu représentée sur les cartes). C’est grâce à son feu que Sauron forge les Anneaux de pouvoir dont l’Anneau unique.

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2 commentaires

  1. Merci pour le chap ^^

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