Infinite Stratos – Tome 1 – Chapitre 3

***

Chapitre 3 : L’étudiante transférée est une deuxième amie d’enfance

***

Chapitre 3 : L’étudiante transférée est une deuxième amie d’enfance

Partie 1

« Eh bien. Orimura, Alcott, effectuez un peu de vol. Montrez-moi quelques manœuvres de base du vol en IS, » déclara Yamada.

Nous étions maintenant dans la dernière semaine d’avril. Les dernières fleurs de cerisier étaient tombées. Ma sœur Chifuyu était encore un démon en classe, mais je faisais de mon mieux.

« Dépêchez-vous. Un pilote IS entraîné n’a besoin que d’une seconde pour générer son unité, » déclara Chifuyu.

J’avais concentré mon esprit alors qu’elle m’avait encouragé à sa manière. Une fois l’IS installé sur le pilote, il le transportait sur lui comme un accessoire. Dans le cas de Cécilia, il s’agissait de sa boucle d’oreille gauche. Dans mon cas, il s’agissait d’un gant pour ma main droite. Normalement, c’était censé être une sorte d’objet simple, donc je ne savais pas pourquoi le mien était un gant blindé entre toutes les autres possibilités.

« Concentration. »

Mon destin imminent — une autre frappe de Chifuyu — était vraiment imminent. J’avais tendu mon bras droit et j’avais saisi le gant avec ma gauche. J’avais testé avec un tas de méthodes différentes, et c’était celle qui me permettait de mieux concentrer mon esprit. La vision de mon IS en expansion avait rempli mes pensées.

Viens à moi, Byakushiki !

Immédiatement après ça, je pouvais sentir un film s’étaler sur moi depuis mon poignet droit. Il avait fallu 0,7 seconde pour m’entourer. Des particules lumineuses avaient inondé mon corps, puis elles avaient semblé se durcir autour de moi afin de produire l’unité IS.

Mon corps avait grandi. Les capteurs IS s’étaient reliés à ma conscience, et ma perception du monde était devenue beaucoup plus nette. Byakushiki s’était matérialisé en un clin d’œil, et maintenant nous étions en train de flotter à dix centimètres du sol. Cécilia et les Larmes Bleues lévitaient également. Les larmes que j’avais détruites dans notre bataille avaient repoussé.

« D’accord. Maintenant, volez ! » déclara Yamada.

Cécilia avait immédiatement agi. Elle avait tourné dans le ciel et s’était arrêtée, presque hors de vue, au-dessus de nous. J’avais suivi, mais mon taux de montée était significativement plus lent que le sien.

« Qu’est-ce que vous faites ? Byakushiki devrait être beaucoup plus rapide d’après les spécifications, » déclara Cécilia.

On me faisait des remontrances sur le système de communication. La veille, nous avions appris à monter et à descendre à haute vitesse. « Imaginez un triangle pointant vers le haut » était ce qu’ils nous avaient dit, mais c’était difficile à mettre en pratique.

« Ichika, avoir une bonne image mentale solide est un long chemin à parcourir. Cela pourrait être plus constructif de penser à une méthode qui fonctionne mieux pour toi, » déclara Cécilia.

« Peut-être... Mais je suis loin d’être habitué à voler encore maintenant. De toute façon, comment l’unité parvient-elle à léviter ? » demandai-je.

Byakushiki avait deux excroissances profilées en forme d’aile sur le dos, mais peu importe comment je les regardais, elles ne semblaient pas capables de faire voler la tenue. En outre, peu importe, où elles étaient pointées, l’unité pouvait voler n’importe comment, donc tout était assez mystérieux.

« Cela ne me dérange pas de te l’expliquer, mais ce n’est pas une courte explication. Il utilise des ailes anti-gravité et des interférences d’ondes de flux, » déclara Cécilia.

« Flux... Quoi ? Bien, ne me l’explique pas, » dis-je.

J’avais immédiatement annulé ma demande. De toute façon, je n’allais pas le comprendre.

« Je vois. Dommage. Hehe, » répondit Cécilia.

Cécilia souriait avec une joie visible. C’était un sourire honnête et simple, et non ironique ou de dérision.

Après notre bataille, Cécilia m’avait enseigné et donné des conseils quand elle le pouvait. Bien sûr, j’étais vraiment reconnaissant pour cela, et Cécilia était vraiment compétente — comme on peut s’y attendre d’une Cadette nationale. Mais je m’étais demandé une chose. Qu’est-ce qui avait provoqué ce changement d’attitude ? Je ne pouvais pas croire en voyant à quel point elle avait été différente au début.

« Ichika, je te donnerais des cours après l’école si tu veux. Alors nous pourrons être seuls et —, » déclara Cécilia.

« Ichika ! Combien de temps vas-tu rester là !? Calme-toi ! » un hurlement était arrivé via le système de communication.

J’avais regardé au sol et j’avais vu que Houki avait pris la radio d’une Yamada choquée. Les hypersenseurs de l’IS incorporaient des viseurs télescopiques longue distance et d’autres améliorations de la vision, je pouvais distinguer les cils de Houki à environ 200 mètres.

Il serait certainement possible d’utiliser cela pour toutes sortes de buts maléfiques...

« Je dois ajouter que la vision est, techniquement parlant, limitée à une certaine distance. Mais l’IS a été conçu pour une utilisation dans l’espace, où il est nécessaire de déterminer ta position basée sur des étoiles à des centaines de milliers de kilomètres, donc ces distances si courtes sont négligeables, » déclara Cécilia.

Merci à l’étudiante modèle. Elle savait vraiment beaucoup de choses.

Contrairement à cela, les explications de Houki étaient plutôt comme : « Ça va, euh... Ça va dadum, et puis bazoom ! »

Pas très utile. Je n’étais même pas sûr que Houki puisse piloter un IS. Nous n’avions encore eu aucune formation pratique en tant que groupe, donc je n’avais aucune idée de la façon dont Houki pouvait voler. Cécilia avait toujours fait irruption pendant les explications étranges de Houki, et les deux filles avaient fini par beaucoup se disputer. Alors que Cécilia était devenue plus amicale avec moi, elle était devenue moins amicale avec Houki. C’était plutôt étrange de voir comment cela s’était déroulé.

« Orimura, Alcott, effectuez une descente rapide, puis désactivez vos unités. L’altitude cible est de dix centimètres, » déclara Yamada.

« Roger. À bientôt, Ichika, » déclara Cécilia.

Cécilia avait chuté du ciel telle une pierre. J’avais regardé son unité en train de disparaître et j’avais été légèrement impressionné.

« Elle est bonne..., » murmurai-je.

Elle avait déjà désactivé son unité sans aucun problème.

D’accord, il est temps de la suivre.

J’avais alors concentré mon esprit et imaginai une flamme rugissante éjectée par les objets en forme d’ailes se trouvant sur mon dos, suivie par les flammes qui me projetaient vers le sol.

*Vrrooom !*

J’étais ainsi arrivé au sol — ou plutôt, je m’étais écrasé dedans. L’unité m’avait protégé des forces g et de l’impact initial, mais les rires de mes camarades de classe m’avaient fait encore mal.

Pourquoi l’IS n’a-t-il pas aussi protégé mon âme ?

« Imbécile. Est-ce que je vous ai dit de vous enterrer dans le sol ? Essayez-vous de creuser un terrier de renard ? » s’écria Chifuyu.

« Je suis désolé, » dis-je.

J’avais utilisé le système de contrôle d’altitude pour léviter hors du sol. En raison de la barrière produite par le bouclier de l’IS, il n’y avait pas un grain de poussière sur Byakushiki.

« Ichika, pathétique. Ne te l’ai-je pas appris l’autre jour ? » demanda Houki, les bras croisés et les yeux plissés.

Me l’a enseigné ? Si tu pouvais appeler cela tous ces effets sonores étranges que tu avais faits lors de ce soi-disant cours, alors c’était bien le cas.

Houki était maintenant capable de faire des blagues. Comme les temps avaient changé !

« Ne penses-tu pas à quelque chose de grossier en ce moment ? » demanda Houki.

Est-ce que mes pensées s’échappent d’une manière inconnue hors de ma tête ?

« D’ailleurs, Ichika. Tu es le genre de gars qui a toujours —, » Houki commençait à parler de mes échecs, mais elle avait été interrompue.

« Ichika, est-ce que tu vas bien ? Es-tu blessé ? » demanda Cécilia.

« N-Non... je vais bien, » répondis-je.

« Super. C’est vraiment super, » répondit Cécilia en souriant.

Quel était le poète qui avait dit que les caprices des filles étaient comme le ciel d’automne ? Je voulais le frapper. Pour moi, les filles étaient beaucoup plus difficiles à prévoir que le temps.

« Il est impossible qu’il se blesse quand il utilise l’IS, » protesta Houki.

« Oh, Shinonono. S’inquiéter les uns des autres est la chose la plus naturelle au monde. Cela vaut aussi pour les pilotes d’IS. C’est ce qu’on appelle de la “simple politesse”, » déclara Cécilia.

« Que dites-vous ? Vous essayez vraiment durement d’avoir l’air gentille et innocente, » répliqua Houki.

« C’est mieux que d’essayer de ressembler à un monstre, » répliqua Cécilia.

*BzZzzZz.*

Je pouvais voir les étincelles qui volaient entre elles. Bien sûr, je ne parlais pas d’étincelles physiques. Mais cela ressemblait un peu à ça... Peut-être que les hypersenseurs de l’IS étaient capables de voir aussi ça ? C’était plutôt génial, mais également inutile. Quoi qu’il en soit, ces deux filles devenaient de plus en plus hostiles entre elles plus la journée s’écoulait.

« Hey, idiotes. Vous êtes dans le chemin. Faites ceci dans un coin plus loin d’ici, » Chifuyu était venue vers moi, repoussant Houki et Cécilia dans le même mouvement.

« Orimura, faites uniquement sortir votre arme. Vous pouvez le faire par vous-même, n’est-ce pas ? » demanda Chifuyu.

« O-Ouais..., » répondis-je.

« La bonne réponse à cela est “oui”, » répliqua-t-elle.

« O-Oui, » répondis-je alors.

« Bien. Faites-le, » ordonna-t-elle.

Je m’étais placé sur le côté. Je devais m’assurer que personne ne se tenait devant moi, puis je tendis de nouveau ma main droite et la saisis avec ma main gauche.

J’avais imaginé une lame. Une lame tranchant et solide. Une arme puissante...

Viens à moi !

Ma main gauche avait resserré son emprise sur mon poignet droit. Quand ma concentration avait atteint son apogée, la lumière s’était rassemblée dans ma paume, s’était figée, puis avait pris forme. Quand la lumière s’était éteinte, ma main droite tenait le Yukihira Nigata.

Bien ! Je peux maintenant la faire sortir quand je veux.

Au début, c’était assez difficile de le faire à coup sûr. Ce n’était pas comme s’ils t’avaient appris comment matérialiser une épée dans ta main à l’école.

« Trop lent ! Vous devez le faire en moins de 500 millisecondes, » déclara Chifuyu.

Argh. Elle trouvait des fautes dans tout ce que je faisais. Je n’avais jamais eu d’éloges. J’avais travaillé pendant une semaine d’affilée pour obtenir ce résultat et j’en étais plutôt fier.

« Cécilia, faites sortir votre arme, » ordonna Chifuyu.

« Roger, » répondit Cécilia.

Cécilia leva la main au niveau des épaules et la tint sur le côté. Il y avait alors eu un éclair de lumière, beaucoup plus rapide que le tourbillon que j’avais produit. Et après ça, elle tenait son fusil à la main : le Starlight Mk. III. J’étais loin d’être aussi rapide qu’elle. De plus, il y avait déjà un chargeur dans le fusil, et Cécilia pouvait retirer la sécurité en y jetant juste un coup d’œil dessus. Il lui aurait peut-être fallu une seconde pour sortir l’arme et être prêt à faire feu.

« Bon travail, Cadette nationale, mais arrêtez d’utiliser cette pose. Votre fusil est positionné latéralement lorsque vous le faites sortir alors vous pourriez frapper quelqu’un avec. Apprenez à le faire ressortir devant vous, » déclara Chifuyu.

« M-Mais pour mon image, j’ai besoin de —, » commença Cécilia.

« Changez ça ! Compris ? » demanda Chifuyu.

« Oui..., » répondit Cécilia.

Cécilia avait l’air de vouloir lui répondre, mais Chifuyu lui lança un regard furieux et la discussion fut ainsi terminée. Elle ferait un bon soldat dans le futur.

« Cécilia, faites sortir votre arme de combat au corps à corps, » ordonna Chifuyu.

« Euh... Oh, R-Roger ! » répondit-elle.

Cécilia avait probablement grogné dans son esprit, et cela devait l’avoir effrayée que la conversation puisse continuer. Son arme s’était à nouveau dissoute dans une lumière, et à la place, elle avait sorti son arme de combat rapproché. Ou plutôt, elle était censée le faire. La lumière tourbillonnait un peu, puis stagnait dans l’air.

« Ngh... »

« Encore combien de temps ? » grogna Chifuyu.

« B-Bientôt. Bonté divine ! “Intercepteur !”, » elle avait crié le nom avec une certaine frustration.

Et enfin, la lumière avait pris forme comme une arme. Cependant, nous étions censés sortir nos armes sans utiliser cette méthode de débutant. Le fait d’avoir échoué avait été très humiliant pour Cécilia, la Cadette nationale.

« Cela a pris plusieurs secondes. Votre ennemi au combat va-t-il attendre aussi longtemps ? » demanda Chifuyu.

« Je ne les laisserais pas se rapprocher dans une véritable bataille ! » répliqua Cécilia. « Alors, ce n’est pas un problème. »

« Vraiment ? Vous dites ça alors même qu’Orimura a réussi à se rapprocher de vous, alors qu’il est un débutant total, » déclara Chifuyu.

« C-C’est parce que..., » commença Cécilia.

Cécilia n’avait plus rien à ajouter. Elle était clairement frustrée. J’avais regardé tout cela sans aucune mauvaise volonté quand soudainement, elle m’avait fixé du regard. Soudain, je l’avais entendue sur un canal de communication privée et cryptée. « C’est de ta faute ! »

Pourquoi ? Qu’est-ce que j’ai fait ?

« T-Tu as volé jusqu’à être au corps à corps ! » envoya-t-elle toujours par ce canal.

Ouais, eh bien, j’ai un IS pouvant uniquement faire du combat au corps à corps.

« T-Tu vas devoir prendre tes responsabilités quant à cela ! » elle continua.

Quel genre de responsabilité... ?

Je n’avais jamais vraiment répondu à ce qu’elle me disait. C’était une communication purement unidirectionnelle. De toute façon, je n’avais pas vraiment compris comment produire la bonne image mentale pour le canal de communication privée. On nous avait dit qu’il fallait imaginer comme si on parlait avec le côté droit de notre cerveau, ce qui n’avait aucun sens pour moi.

« Le temps est écoulé. C’est la fin de la leçon pour aujourd’hui. Orimura, nettoyez le terrain, » déclara Chifuyu.

Elle voulait probablement que je remplisse le trou que j’avais causé avant ça. Comment dois-je faire ça pour remettre la terre ?

J’avais alors regardé dans la direction d’Houki. Elle avait détourné les yeux et avait fait la moue, elle n’allait pas m’aider. Et Cécilia était... déjà partie.

Bien. De toute façon, je ne voulais pas d’aide.

D’ailleurs, c’était le genre de choses que les hommes devaient faire. Faire travailler les filles aurait été plutôt honteux de ma part. De plus, pour commencer, le trou était de ma faute. La maîtrise de l’IS allait clairement prendre un peu plus de temps de prévu.

***

Partie 2

« Hmph. On dirait que c’est cet endroit. »

C’était la nuit. Une fille au corps mince se tenait devant la porte de l’Académie IS, portant un sac de voyage presque drôle. Ses cheveux étaient attachés en deux queues de cheval, gauche et droite, qui voltigeaient dans la douce brise d’avril. Les queues de cheval étaient d’un noir brillant. Elles étaient attachées avec de beaux fermoirs en or, et tombaient jusqu’à ses épaules.

« Alors, où est la réception ? »

Elle avait sorti un morceau de papier de sa poche. Le papier était complètement froissé, il correspondait parfaitement sa personnalité apparemment désordonnée et joyeuse.

« Bâtiment scolaire, premier étage, réception générale... Alors, où diable est-ce ? »

Le morceau de papier n’avait malheureusement pas répondu à ses plaintes. La fille grimaça et enfouit de nouveau le papier dans sa veste. Il avait fait un craquement audible, car il était froissé à l’intérieur.

« Bien, je vais chercher par moi-même. Apparemment, je ne peux compter sur personne ! » Grommelant, elle s’éloigna, il valait mieux agir que penser. Elle était ce genre de fille. Un observateur bien intentionné l’aurait appelée pratique. Un observateur dérisoire l’aurait appelée irréfléchi.

Franchement ? Pas même une seule personne à dire bonjour ? Je ne peux pas croire qu’ils ne me balancent ici avec rien d’autre que ça !

La fille avait l’air un peu japonaise, mais à y regarder de plus près, elle n’était clairement pas. Ses yeux étaient aussi inclinés que les leurs, mais en quelque sorte plus élégants et majestueux. La fille était évidemment chinoise. Le Japon était comme une deuxième maison pour elle. Elle avait vécu longtemps dans le pays et y avait beaucoup d’amis. Comme ils disent : l’histoire concerne les personnes, pas les lieux.

Il n’y a vraiment personne ici, hein ? Pas d’étudiants, pas d’enseignants, ou personne pour me guider...

Elle avait erré autour des bâtiments, à la recherche d’une silhouette. Il était huit heures passées et tous les bâtiments des cours et de l’administration étaient sombres. Tous les étudiants étaient dans leurs dortoirs.

Oh, mon dieu, ça me fait chier... Peut-être que je devrais voler et regarder la zone depuis là ?

« À la réflexion... Peut-être que ce n’est pas une bonne idée... La dernière chose dont j’ai besoin est un groupe de personnes en costume qui se fâchent à nouveau contre moi. Les personnes chez moi pensaient aussi beaucoup comme ça, les imbéciles pathétiques. »

— Hmph. Eh bien, je suis trop importante, n’est-ce pas ? Je dois faire attention.

Elle avait beaucoup aimé quand des personnes ayant plusieurs fois de son âge étaient venues l’implorer de faire quelque chose. Elle avait toujours détesté les personnes âgées qui pensaient mériter le respect juste parce qu’elles étaient plus âgées. Pour autant qu’elle le voyait, le monde était en pleine forme.

« Les mâles musclés ne sont plus pertinents ! L’IS d’une fille est la justice ! »

Elle se sentait bien. Quand elle était une petite fille, elle détestait les garçons qui pensaient avoir le droit de décider juste parce qu’ils étaient des garçons. Il y avait juste un gars qui avait été différent, elle se souvenait plutôt bien de lui. Ses souvenirs de ce garçon étaient la principale raison pour laquelle elle voulait retourner au Japon.

Je me demande comment il va maintenant... Probablement assez bien, haha.

« C’est... dit..., » était venue d’une voix mystérieuse.

Elle avait regardé autour d’elle. La voix semblait provenir d’un bâtiment d’entraînement pour les IS. Dans tous les pays, les bâtiments liés aux IS étaient similaires, et elle l’avait immédiatement reconnu.

Parfait, je peux leur demander où je suis censée aller !

Elle avait couru vers l’entrée de l’arène.

« Comme je l’ai dit, je ne sais pas comment l’imaginer, » déclara une voix masculine.

La voix masculine l’avait pris par surprise et elle s’arrêta net, effrayée.

Est-ce que c’est lui ? Non, ça ne peut pas être... Est-ce vraiment lui ? Que fait-il ici !?

Les yeux de la jeune fille s’élargirent avec curiosité et anticipation.

Et s’il ne me reconnaît pas ? N-Non, attends. Je suis sûre qu’il le fera. Il doit le faire ! S-Si ce n’est pas le cas, c’est seulement parce que je suis devenue si magnifique !

Après une courte pause, la fille avait continué à marcher vers le bâtiment.

« Ichi—, » chuchota-t-elle.

Oh, non ! Qu’est-ce qui se passe avec ma voix ? Allez, dis-le normalement !

« Ichika, quand vas-tu réussir à maîtriser la technique de l’image mentale ? Nous avons été coincés sur le même problème pendant une semaine, » déclara la voix féminine.

« Franchement, tes explications sont vraiment très confuses. Qu’est-ce que c’est que “djoom ?”, » demanda Ichika.

« C’est... Djoom, » répondit la fille.

« Je ne sais même pas ce que ça veut dire ! Attends ! Où vas-tu, Houki !? » demanda Ichika.

L’homme avait couru après la fille inconnue, qui avait ensuite accéléré son pas.

Qui donc est cette personne ? Et pourquoi ont-ils l’air si copains-copains ?

◇◇◇

Son excitation avait disparu, emportée par le vent. Elle sentit une colère cuisante qui soufflait sur son âme comme une tempête de neige.

Peu de temps après, elle avait trouvé la réception générale. Ce bâtiment de l’école était juste derrière l’arène. Certaines lumières étaient toujours allumées.

« Je pense que cela devrait être toute la paperasserie. Bienvenue à l’Académie IS, Huang Lingyin. »

La réceptionniste était amicale, mais ses paroles avaient à peine atteint la fille. La fille — c’est-à-dire Lingyin — était visiblement de mauvaise humeur quand elle parlait.

« Dans quelle classe est Ichika Orimura ? » demanda Lingyin.

« Oh, le garçon dont tout le monde parle ? Classe A. Huang, vous êtes en classe B, mais vos chambres sont juste à côté de l’autre. À ce propos, j’ai entendu dire qu’elles ont même fait de lui le représentant de leur classe. Je suppose qu’il tient bien de sa sœur. »

Toutes les femmes aimaient les potins. Lingyin considéra froidement la réceptionniste, qui était la preuve vivante de ces ragots, et continua. « La classe B a-t-elle déjà une représentante ? »

« Oui, elle en a déjà une, » répondit la femme.

« Quel est son nom ? » demanda Lingyin.

« Euh... Hmm... Pourquoi avez-vous besoin de ça ? » demanda-t-elle.

Peut-être que le réceptionniste avait senti que quelque chose dans le comportement de Lingyin était étrange, et elle hésitait à répondre.

« Je voulais leur demander gentiment de me donner le poste, » répondit Lingyin.

Lingyin avait souri de la manière la plus menaçante possible.

***

Si vous avez trouvé une faute d’orthographe, informez-nous en sélectionnant le texte en question et en appuyant sur Ctrl + Entrée s’il vous plaît. Il est conseillé de se connecter sur un compte avant de le faire.

Laisser un commentaire