Infinite Stratos – Tome 1 – Chapitre 2 – Partie 6

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Chapitre 2 : La bataille pour le représentant de classe !

Partie 6

Il s’agissait maintenant du lundi suivant : le jour de ma bataille avec Cécilia était arrivé.

« Hé, Houki, » dis-je.

« Oui, Ichika ? »

Après une semaine de vie commune, Houki et moi étions retournés à l’utilisation du prénom de l’autre. Peut-être que les six années pendant lesquelles nous n’avions pas vécu ensemble n’avaient pas beaucoup d’importance ? Les situations étaient bonnes.

« N’oublions-nous pas quelque chose ? » demandai-je.

« Je ne pense pas. Ça doit être ton imagination, » répondit-elle.

Eh non. Un problème était resté présent.

« Qu’est-il arrivé au fait de m’apprendre tout sur l’IS ? » demandai-je.

« ... » Elle n’avait rien répondu.

« Ne... m’ignore... pas... maintenant..., » dis-je.

Une semaine s’était écoulée pendant laquelle Houki avait pratiqué le kendo très diligemment avec moi. Le problème était que nous n’avions rien fait d’autre.

« Il-Il n’y avait rien que nous puissions faire à ce sujet. Ton unité IS n’est pas encore arrivée, » répondit Houki.

« Je suppose que... non ! Tu aurais pu au moins m’apprendre les connaissances de base ou quelque chose comme ça ! » m’écriai-je.

« ... »

« Je t’ai dit... de ne pas... m’ignorer..., » recommençai-je à lui parler.

C’était vrai. Apparemment, quelque chose s’était mal passé avec mon unité IS et elle n’était pas encore arrivée. Eh oui, elle n’était toujours pas arrivée. Qu’est-ce qu’ils m’avaient caché ?

« ... »

« ... »

Nous étions tous deux devenus silencieux !

« O-Orimura ! Orimura ! Orimura ! » Yamada n’avait pas vraiment besoin de m’appeler trois fois.

Yamada se précipitait vers nous dans la troisième arène, fosse A. Elle avait toujours l’air d’être sur le point de s’écraser sur le sol avec sa course instable. Cela m’avait rendu très nerveux en voyant ça. Mais cette fois-ci, elle était encore moins stable sur ses pieds.

« Mademoiselle Yamada, pourriez-vous vous calmer ? Et reprenez votre souffle, » déclarai-je.

« O-Oui... Nnahhh... Nnahhh... »

« Et maintenant, arrêtez, » continuai-je.

« Mmn — »

Je l’avais dit sur un coup de tête. Yamada avait cessé de respirer. Son visage commençait à devenir rouge en raison du manque d’oxygène. Elle ne comprenait vraiment pas quand les autres blaguaient.

« ... »

« Pfffouuu! Dois-je retenir mon souffle plus longtemps ? » demanda Yamada.

Oups, j’ai juste oublié de lui dire d’arrêter de respirer.

« Ne plaisante pas avec tes professeurs, crétin. »

*Bam !*

Je me sentais comme si quelque chose avait à nouveau fait disparaître une partie de mon cerveau. La douleur n’était pas une grosse affaire, peut-être autant que l’effervescence d’une boisson gazeuse, mais les dommages à mes cellules cérébrales n’étaient pas une blague. Comme attendu de la représentante du Japon !

« Chifuyu... »

*Wlam !!*

« Je te l’ai dit, c’est Mademoiselle Orimura. Quand vas-tu apprendre ? Si tu n’apprends pas, alors meurs ! »

J’espérais que quelqu’un avait entendu ça. Aucun professeur ne devrait parler comme ça. C’était exactement la raison pour laquelle elle n’avait pas de petit ami, malgré une belle apparence.

« Hmph. Je pourrais me marier dans une semaine si je n’avais pas à prendre soin de mon idiot petit frère, » continua Chifuyu.

Était-elle télépathique ou quelque chose de similaire ? Je ne faisais pas le poids face à Chifuyu, à plus d’un titre.

« D-D-Dans tous les cas, elle est arrivée ! Votre unité IS est ici ! » déclara Yamada.

Elle est ici ?

« Orimura, en costume ! Nous n’avons pas l’arène pour toujours, alors je te veux immédiatement sur le terrain, » déclara Yamada.

Excusez-moi !?

« Ichika, montre-moi que les véritables hommes peuvent surmonter des obstacles aussi triviaux que ça, » déclara Houki.

Attends un peu.

« Euh... Hmm... Ahh..., » balbutia Yamada.

« Vas-y maintenant, » déclara Chifuyu.

Yamada, Chifuyu et Houki m’encourageaient toutes. Les femmes autour de moi étaient comme ça, entre autres choses...

Produisant un son métallique aigu, la baie de stockage de la fosse s’était ouverte. Les portes anti-explosion s’étaient ouverte en diagonale, et au fur et à mesure qu’elles se séparaient, la zone au-delà apparaissait lentement : c’était... blanc. Blanc éclatant, aussi loin que l’œil pouvait voir. L’unité IS était si simple qu’elle était presque aveuglante. Et elle se tenait là, les plaques protectrices ouvertes, en attendant un pilote.

« C’est..., » commençai-je.

« Oui ! Il s’agit de votre unité IS personnelle, Byakushiki ! » répondit Yamada.

Mon IS. C’était un robot inorganique, et pourtant il semblait m’attendre. J’attendais... depuis toujours... pour... cet... instant... J’attendais... depuis... si... longtemps...

« Dépêche-toi ! Va dans ce fichu robot ! Nous n’avons pas toute la journée, tu peux l’initialiser et faire les ajustements pendant la bataille. Sinon, tu perdras. Compris ? » cria Chifuyu.

Alors que j’étais poussé par ma sœur, j’avais touché l’IS d’un blanc pur.

« Hein !? »

Je n’avais pas reçu le genre de choc que j’avais ressenti quand j’avais touché l’unité IS de test. J’avais juste eu l’impression de me fusionner avec lui. J’avais compris, ce que c’était, ce qu’il pouvait faire. J’avais tout compris.

« Donne-toi à fond. Oui, comme ça ! Comme si tu étais assis. Le système déterminera le meilleur ajustement, » j’avais fait comme ma sœur avait dit et je m’étais penché dans mon IS, Byakushiki.

Il m’avait attrapé et avait enveloppé mon corps dans ses plaques protectrices. Il y avait eu un grésillement quand l’air fut expulsé. J’avais ressenti comme si l’unité avait toujours fait partie de moi. J’étais connecté à Byakushiki... C’était comme si ça avait été fait seulement pour moi, et moi seul. J’avais perçu le monde autour de moi plus clairement, comme si la résolution avait été augmentée d’un coup. Tous les capteurs de l’unité s’interconnectaient directement dans mon champ de vision, et j’avais compris intuitivement ce qu’ils signifiaient.

« Oh... »

[UNITÉ ENNEMIE DÉTECTÉE. PILOTE : CÉCILIA ALCOTT. NOM DE L’IS : LARMES BLEUES. SPÉCIALISATION AU COMBAT : TIR À MOYENNE DISTANCE. ÉQUIPEMENT SPÉCIAL DÉTECTÉ]

« Il semble que les hypersenseurs de l’IS fonctionnent correctement. Est-ce que tu te sens bien, Ichika ? » Chifuyu m’avait regardé comme toujours, mais j’avais détecté de légers tremblements dans sa voix et même sa manière de parler était différente. Elle était inquiète pour moi.

« Je vais bien, Chifuyu. Je peux le faire, » répondis-je.

« Je vois, » répondit-elle. Elle était soulagée.

Le changement dans sa voix était si faible que je ne l’aurais pas détecté sans les hypersenseurs de l’IS.

Je ne l’ai probablement pas imaginé. En plus, elle a utilisé mon prénom cette fois-ci.

J’avais tourné mon attention vers Houki. Cependant, je n’avais pas eu à la regarder directement. Tout autour de moi était visible à travers l’IS.

« ... »

Elle avait l’air de vouloir dire quelque chose, mais je ne savais pas trop ce que c’était. Dans des circonstances normales, une sagacité à ce niveau serait impossible.

« Houki. »

« O-Oui ? »

« Je reviendrai, » dis-je.

« D-D’accord. Soit sûr de gagner, » répondit-elle.

J’avais hoché la tête et étais allé vers la porte de la fosse. Byakushiki avait obéi même au plus faible de mes mouvements, et j’avais dérivé vers la porte.

*Sssssss.*

Mes pensées étaient claires, mais dans les profondeurs de mon esprit, Byakushiki traitait une grande quantité d’informations. Je pouvais le sentir essayer de déterminer l’ajustement optimal pour mon corps, et également initialiser le formatage des données utilisateurs. À chaque seconde qui s’écoulait, les couches d’armures avaient changé et s’étaient décalées — il avait réécrit son propre logiciel, et réarrangé les composants de l’IS. Les compteurs affichaient des ordres d’ampleur que je n’avais jamais vue auparavant. Malheureusement, je n’avais pas eu le temps de prêter attention aux processus se trouvant à l’arrière-plan. La porte allait s’ouvrir en 2. 05718422 secondes, et la vraie bataille commencerait.

« Oh, je vois. Vous n’avez pas essayé de fuir, » ricana Cécilia.

Elle avait de nouveau ses bras sur ses hanches. Ça avait l’air plutôt bien, mais cela ne me concernait pas. Ce n’était pas ce que les hypersenseurs m’aient transmis.

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Un commentaire

  1. Merci pour le chap ^^

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