Infinite Stratos – Tome 1 – Chapitre 2 – Partie 1

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Chapitre 2 : La bataille pour le représentant de classe !

Partie 1

« Hé..., » dis-je.

« ... » Elle ne me répondit rien.

« Hé, es-tu toujours en colère contre moi ? »

« Je ne suis pas en colère, » répondit sèchement Houki.

« Eh bien, tu as l’air en colère contre moi, » dis-je.

« J’ai toujours une telle apparence, » répliqua-t-elle.

Nous nous trouvions le deuxième jour de l’école, à huit heures du matin. Nous mangions le petit-déjeuner à la cafétéria pendant la période des premières années et des filles m’entouraient dans toutes les directions. Cela m’avait fait peur que même toutes les employées soient des femmes, mais je n’aurais pas dû être surpris de ce fait. Je prenais mon petit-déjeuner avec Houki dans le but de maintenir des relations positives avec ma colocataire, mais nous n’avions pas été capables de parler correctement depuis la veille. J’avais pris un petit-déjeuner japonais, et d’ailleurs, il y avait du riz, du natto, du saumon tranché, de la soupe miso, et aussi des légumes comme plat d’accompagnement. Je mangeais essentiellement avec l’argent des impôts, et c’était plutôt bien. Bénis le pouvoir de l’État. Houki mangeait la même chose. Les Japonais mangeaient du riz pour le petit-déjeuner. Ce n’était pas que le pain était mauvais, mais... le saumon était juste trop bon pour laisser passer cette possibilité. Il avait une faible trace de sel, mais agréable, et le riz était doux et chaud. C’était l’excellence pure ! Les cuiseurs de riz électriques génériques n’avaient aucun problème à réaliser ça.

« Houki, c’est vraiment bon, » dis-je.

« ... »

Elle m’ignorait. Pourtant, elle avait pris une bouchée du saumon, comme si elle confirmait ce que je lui disais.

J’avais toujours vécu avec ma sœur Chifuyu, donc ce n’était pas comme si vivre seul avec une fille m’avait fait devenir fou. En fait, j’avais lavé les vêtements de Chifuyu pendant longtemps, donc je n’allais pas paniquer sur certaines culottes, bien que ce ne soit que ma version de l’histoire. Mon amie d’enfance de l’autre côté de la table ne voyait probablement pas les choses comme ça. Peut-être qu’elle détestait voir sa culotte alors que ce n’était pas un gros problème pour moi ? Je n’avais aucune idée de ce qui se passait dans son esprit.

« Je t’ai dit que je ne suis pas en colère, » elle avait lâché ça par elle-même.

Elle ne me regardait presque jamais, et si nos yeux se rencontraient par hasard, elle détournerait le regard. Eh bien, si ce n’était pas en colère contre moi, alors il y avait encore de l’espoir pour la paix mondiale.

« Hé, c’est le garçon dont tout le monde parle. »

« Et il est aussi le frère de Chifuyu ! »

« Wôw ! Le frère et la sœur sont-ils tous deux des pilotes de l’IS ? Pensez-vous qu’il est aussi bon ? »

Tout se déroulait comme la veille. Les filles autour de moi gardaient leur distance, mais ne prêtaient clairement attention qu’à moi, contenant à peine leur curiosité. C’était irritant. Si cela avait été une opération de pêche, cela aurait été une bonne prise. C’était une jolie métaphore si vous me le demandiez, mais bon — .

« Alors, Houki..., » commençai-je.

« N-N’utilise pas mon prénom, » répliqua Houki.

« Shinonono ? » demandai-je.

« ... »

J’avais essayé de l’appeler par son nom de famille, mais cela ne semblait pas non plus la rendre heureuse. Apparemment, Houki n’avait toujours pas commencé à aimer son nom de famille. Eh bien, il y avait toute une histoire derrière ça.

« O-Orimura, pouvons-nous nous asseoir ici ? »

« Hm ? »

J’avais levé les yeux et j’avais vu trois filles qui portaient des plateaux avec leur petit-déjeuner dessus, qui attendaient ma réponse.

« Oui, bien sûr, » répondis-je.

La fille qui m’avait demandé avait soupiré de soulagement et les autres avaient effectué une pose victorieuse. J’avais entendu des murmures parmi la foule autour de nous.

« Oh, non... J’aurais dû aller lui parler. »

« C’est... C’est juste le second jour... Il n’y a pas d’urgence. Ne t’inquiète pas... »

« J’ai entendu dire qu’on a vu une fille assise sur lui hier. »

« Quoi !? »

Oh oui. La veille, 8 filles en première année, 15 en deuxième année et 21 en troisième année étaient venues se présenter. J’avais eu du mal à me souvenir de leurs noms. Si l’une d’elles était venue me voir par la suite et m’avait demandé si je me souvenais de son nom, les chances auraient été d’environs 50-50. Que pourriez-vous attendre de plus ?

C’était la première chose le matin, et je devais me souvenir de trois autres choses qui s’étaient produites. Apparemment, ce groupe de filles avait déjà conclu un accord en ce qui concerne qui pourrait s’asseoir où, et elles avaient pris leurs positions sans difficulté. Il s’agissait d’une table pour 6 personnes. Houki et moi étions assis près de la fenêtre. Elles avaient donc pris trois autres places. Il en restait une et je voulais qu’elle reste vide.

« Wôw, vous pouvez manger autant de choses le matin, Orimura. »

« Oui, les garçons peuvent tellement manger... »

« Je ne mange pas beaucoup pour le dîner, alors je mange bien plus le matin, » répondis-je.

C’était en fait la vérité. J’avais expérimenté pendant un certain nombre d’années, mais finalement cela s’était avéré être la meilleure manière pour moi. Eh bien... en vérité, je ne faisais qu’imiter Chifuyu.

« Est-ce que les filles sont en forme en manger si peu le matin ? » demandai-je.

Les trois filles qui nous avaient rejoints avaient des repas différents, mais partageaient largement les mêmes choses : une tranche de pain, un verre de jus et un plat d’accompagnement. C’était vraiment un petit repas.

« E-Eh bien... »

« Euh... Correct ? »

Comment était l’énergie que cela leur apportait ? Peut-être que c’était la raison pour laquelle seules les filles pouvaient piloter l’IS ?

« Nous mangeons beaucoup de sucreries... »

Vous pourriez devenir grosse à cause de ça.

Ce n’était probablement pas sain d’agir ainsi. Les gens devaient prendre soin de leur corps pendant leur adolescence. J’avais lu une fois que vous commenciez à vieillir plus vite dès 22 ans.

« Orimura, j’y vais déjà, » déclara Houki.

« Hm ? Oh. On se voit plus tard, » répondis-je.

Houki avait terminé sa nourriture et avait quitté les lieux. Tout ce que Houki avait mangé était de la nourriture japonaise du buffet, la nourriture du Japon ancien, tout comme un vrai samouraï. Elle était l’image de la femme idéale du moyen-âge. Ou peut-être pas, je ne sais pas.

Je ne m’attendais pas à ce que ma colocataire soit Houki. Je suppose que c’était vraiment mieux que de vivre avec une fille que je ne connaissais pas. Houki et moi nous nous connaissions alors que nous étions enfants au moment de l’école primaire, Chifuyu m’avait emmené au kendo, et j’étais dans la même classe avec Houki jusqu’à ce que nous ayons eu 10 ans.

Ses parents nous avaient souvent invités à dîner, car les nôtres n’étaient plus là. Nous étions assez pauvres, donc cela nous avait beaucoup aidés. Bien que ce ne soit pas comme si Houki et moi avions toujours été amis. Au début, nous ne nous entendions pas du tout, mais comme nous pratiquions le kendo ensemble, notre relation avait fini par s’améliorer petit à petit. Du moins, je le pensais. — Tout était devenu bien plus indécis maintenant. J’étais sûr que je n’étais pas le seul à ne pas m’en souvenir ? Peu importe. Après tout, le passé reste le passé. Il n’y a pas d’autre instant que le présent.

« Orimura, est-ce que vous vous entendez bien avec Shinonono ? »

« J-J’ai entendu dire que vous partagiez la même chambre ? »

« Eh oui. Nous sommes amis d’enfances, » répondis-je.

Cela ne signifiait pas vraiment grand-chose pour moi, mais ça avait fait un bruit autour de moi. Un faible « Quoi ? » pourrait être entendu au loin.

« A-Alors, euh... »

Ah, la fille à côté de moi nommée... Tanimoto ? Oui, c’est ça. Elle essayait de me demander quelque chose, mais un claquement retentit dans la cafétéria.

« Combien de temps allez-vous rester ici et manger ? Terminez votre nourriture avec efficacité. Si vous êtes en retard pour le cours, je vais vous faire courir dix tours, » ma sœur était apparue. Tout le monde dans la cafétéria s’était concentré sur le fait manger sa nourriture.

Un tour du campus de l’IS était long de cinq kilomètres. Devoir courir tout ça n’était pas une rigolade. J’avais donc fini ma nourriture aussi vite que possible.

Apparemment, Chifuyu était aussi la surveillante du dortoir. Je voulais vraiment savoir si elle dormait quand même. Mais en vue qui c’était, je pensais qu’elle allait probablement bien. S’il y avait quelqu’un de capable de supporter une fatigue prolongée, c’était bien elle.

Pendant ce temps, je ne peux même pas me concentrer sur toutes ces choses, même avec une bonne nuit de repos.

Ma bataille avec Cécilia était prévue pour la semaine prochaine. Je devais être en mesure de piloter le SI avec un certain degré de compétence d’ici là.

Ça va marcher, je suis sûr.

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