Genjitsushugisha no Oukokukaizouki – Tome 9 – Chapitre 2 – Partie 1

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Chapitre 2 : Le Fuuga que Halbert a vu

Partie 1

Avec Fuuga et son tigre blanc volant en tête, nous nous étions dirigés vers Wedan.

Comme nous avions diminué notre altitude, nous savions que nous serions attaqués sporadiquement par des monstres volants. Cependant, nous avions Naden, Ruby et la cavalerie-wyverne de notre côté. Au moment où les monstres apparaissaient, ils étaient frappés par la foudre, brûlés par les flammes ou déchirés en rondelles.

Aisha était restée avec moi au lieu de retourner à la gondole, alors avec sa présence rassurante à proximité, j’avais réussi à garder mon calme.

Avec les bras autour de la taille d’Aisha, je regardais Fuuga.

Il y avait aussi des monstres qui venaient vers Fuuga, mais il agissait comme s’ils n’avaient pas d’importance, ne préparant même pas son arme. Chaque monstre qui arrivait était battu à mort d’un coup avec les pattes avant de Durga, donc il n’avait pas besoin de se battre contre aucun d’eux lui-même.

Cela devait être en partie dû au fait qu’il faisait implicitement confiance à Durga, mais il était tout de même juste de dire qu’il avait des tripes incroyables pour pouvoir se détendre sur ce champ de bataille.

« Euh, sire, » Aisha s’était mise à parler. « Ne me serres-tu pas un peu fort ? »

J’avais l’impression d’avoir serré les bras autour de la taille d’Aisha. « Oh, désolé. » Je les avais un peu détendus.

Hal et Ruby étaient venus à nos côtés pour parler.

« Souma, ton visage a l’air effrayant, tu sais ? » déclara Hal.

En entendant cela, j’avais réalisé pour la première fois à quel point j’avais probablement l’air tendu.

Pour me mettre dans un nouvel état d’esprit, je m’étais giflé les joues. « … Désolée. Quand je regarde Fuuga, je ne peux m’empêcher de me sentir mal à l’aise. »

« Y a-t-il quelque chose qui te dérange ? » demanda Hal.

« Je n’en suis pas sûr moi-même…, » répondis-je.

Était-ce un malaise ? La peur ? La tension ? Quand j’avais regardé le dos de cet homme, un sentiment que je ne pouvais décrire s’était fait jour en moi. C’était différent de la peur pure que j’avais ressentie quand j’avais été attaqué par Gaius VIII, c’était plus comme si quelque chose que je ne savais pas me montait lentement dessus. C’était une sensation étrange.

En regardant mon visage, Hal avait tendu le bras avec lequel il tenait sa courte lance vers moi. « Tu n’as probablement pas à t’inquiéter à ce point. Bien sûr, c’est le roi de Malmkhitan, mais ce n’est qu’un pays de l’Union des nations de l’Est. Bien sûr, il est fort, alors je peux comprendre pourquoi tu es sur tes gardes. Mais s’il se bat contre le royaume, il ne gagnera pas tout seul. »

« Hal…, » répondis-je.

« Tu m’as moi, ainsi que Ruby, Kaede, la jeune Mlle Aisha, la jeune Mlle Naden et cinquante mille soldats avec toi. Donc tu peux rester assis là et agir en toute confiance. » Hal s’était cogné la poitrine comme pour dire. Laisse-moi faire.

Peut-être qu’il essayait de me rassurer.

C’était vrai : quel que soit le pouvoir d’un guerrier, je ne pensais pas que Fuuga pourrait nous affronter en tant qu’individu. L’homme pouvait peut-être faire des ravages tout seul, mais le royaume avait plusieurs fois le nombre de ses soldats. S’il était juste fort, il y avait plusieurs façons de le traiter.

Mais… J’avais le sentiment qu’il y avait plus que ça en lui. Si je le considérais comme le roi d’un état mesquin, j’avais l’impression que cela allait revenir et me mordre durement.

Aisha et Naden s’en étaient mêlées.

« Je risquerai ma vie pour te protéger, sire, » déclara Aisha.

« Eh bien, je suis presque sûre d’être plus forte que ce tigre, de toute façon, » ajouta Naden.

… D’accord, c’est juste. J’étais mal à l’aise, mais quand tout le monde m’avait dit de leur laisser s’en occuper, cela avait un peu allégé mon esprit.

« Merci, Aisha, Naden. Toi aussi, Hal. Désolé de vous inquiéter tous, » déclarai-je.

« Je te le dis, laisse-nous nous en occuper, » déclara fièrement Hal. « Bien que je l’admets que c’est un peu inattendu. »

« Inattendu ? »

« Ouais. Tu aimes les gars avec des talents de fous comme le sien, non ? D’habitude, je m’attends à ce que tu veuilles le recruter. » Il avait l’air un peu mystifié.

J’avais secoué la tête avec un sourire ironique. « Ce que je recherche, ce sont des gens capables qui sont prêts à aller de l’avant, à leur rythme avec le mien. Il y a des limites à ce que je peux faire seul, après tout. Je veux m’appuyer sur un grand nombre de personnes très compétentes. Mais… ce n’est pas un homme qui travaillerait sous la direction de quelqu’un d’autre, ou à son rythme, n’est-ce pas ? »

Je n’avais pas eu l’intuition la plus forte. Je ne pouvais pas regarder quelqu’un et dire à quel point il était fort comme Aisha et d’autres le pouvaient. Quand j’avais vu le visage de Fuuga, je l’avais senti.

Ce type est une MAUVAISE NOUVELLE.

Ce n’était pas une émotion ou mon expérience, c’était quelque chose comme un instinct qui faisait sonner l’alarme.

« Nous ne pouvons pas nous permettre de faire des suppositions avec cet homme, » poursuivis-je. « Si je commençais à penser qu’il me suivrait, je pourrais me trouver asservi à lui avant de m’en rendre compte. Si j’essayais de l’utiliser, je serai utilisé moi-même, et si j’essaie de marcher à ses côtés, je me retrouverai entraîné. C’est ce que je ressens. Je ne peux pas bien le formuler, mais nous ne sommes probablement pas du tout compatibles. »

« Pas compatible, hein…, » déclara-t-il.

On aurait dit que Fuuga avait senti quelque chose de semblable. Quand il m’avait regardé, il m’avait dit que je pourrais le traîner dans la boue et qu’il avait l’impression que je sortais d’un cadre différent du sien.

Contrairement à moi, il n’avait montré aucun signe de cela le dérangeant, ce qui en disait long sur la force naturelle de Fuuga.

Même si nous ressentions la même chose, j’étais faible, donc j’avais ressenti un fort sentiment d’inquiétude, tandis que Fuuga était fort, donc ça ne lui laissait pas une impression durable.

À ce moment précis, Fuuga, qui était en tête, avait fait demi-tour pour revenir vers nous. Nous nous étions arrêtés là où nous étions pendant un moment, et Fuuga avait montré du doigt vers le bas.

« Souma, » dit-il. « J’ai observé l’état de la bataille, et il semble que les défenseurs sont sur le point de se briser du côté ouest. Je vais les soutenir un peu, alors ça te dérange si je te mène jusque-là ? »

« Compris. Le château de Wedan est à deux pas d’ici. Si tu le souhaites, devrions-nous aussi envoyer des nôtres ? »

Fuuga avait épaulé sa lame en croissant et avait laissé échapper un rire chaleureux. « Ça m’aiderait beaucoup. Nous devrions pouvoir conclure rapidement. »

« Halbert, » avais-je ordonné. « Prends la moitié de la cavalerie-wyverne puis vas soutenir Sire Fuuga. »

« Roger ! »

« Je vais continuer devant, » annonça Fuuga.

À peine l’avait-il dit qu’il avait giflé Durga sur le dos, entamant ainsi sa descente rapide vers le champ de bataille en contrebas.

« Alors, nous aussi…, » commença Halbert.

« Attends, Hal, » je l’avais interrompu.

En le voyant sur le point de suivre Fuuga, j’avais ressenti de l’incertitude partout.

J’avais fait signe à Hal de s’approcher, demandant à Naden d’utiliser sa queue pour rapprocher leurs corps.

Avec la distance réduite, j’avais dit à un Hal à l’air douteux. « Hal, si tu te sens traîné par Fuuga, souviens-toi des visages de Kaede et Ruby. »

« Hein ? Cela valait-il vraiment la peine de m’appeler pour me dire ça ? » demanda Hal.

Hal avait l’air dubitatif, mais j’avais hoché la tête.

« C’est important. J’ai l’impression que toi et Fuuga êtes pareils. Quand les gens sont proches de ceux qui leur ressemblent, ils le remarquent, et ils sont attirés ou repoussés. En d’autres termes, ils peuvent être entraînés avec eux, » déclarai-je.

« Hein ? Je ne suis pas sûr de comprendre, mais… tu es sérieux, n’est-ce pas ? » demanda Hal.

J’avais affiché un visage sérieux pour m’assurer qu’il savait que je le pensais vraiment.

« … OK, » déclara Hal. « Je m’en souviendrai. »

« C’est vrai. Ruby, tu t’occupes aussi d’Hal, » déclarai-je.

« Bien reçu, » répondit Ruby.

« Hé, c’est ma réplique ! » s’indigna Naden.

En riant de l’indignation de Naden, Hal et Ruby conduisirent une cinquantaine d’individus de la cavalerie wyverne afin de suivre Fuuga.

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5 commentaires

  1. Merci pour le chapitre.

  2. Merci pour le chapitre.

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