Genjitsushugisha no Oukokukaizouki – Tome 8 – Chapitre 1 – Partie 1

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Chapitre 1 : La route vers le Nord

Partie 1

— Vers la fin du 9e mois, 1 547e année, Calendrier Continental —

« Ça fait longtemps, Sire Souma. »

Ce jour-là, j’étais dans la salle du Joyau du château, parlant à une belle femme de l’autre côté d’un simple récepteur dont les cheveux ondulés me laissaient perplexe malgré moi.

C’était l’impératrice Marie Euphorie de l’Empire du Gran Chaos.

Derrière moi, il y avait mon Premier ministre, Hakuya, et derrière Maria se tenait sa petite sœur et générale, Jeanne.

Le fait que les chefs de chaque pays et leurs adjoints étaient tous présents à cette réunion avait montré à quel point c’était important.

Cherchant, peut-être, à commencer par une conversation amicale, Maria avait souri. « J’ai entendu dire que vous allez avoir un enfant. Félicitations. »

J’avais souri en retour et j’avais répondu à la salutation. « Merci. Il n’est pas encore tout à fait là... »

« Hehe ! Si c’est l’enfant de Liscia, je suis sûre qu’il sera mignon. J’ai entendu dire que vous avez un an de moins que moi, Sire Souma, mais il semble que vous m’ayez devancé, n’est-ce pas, » déclara Maria en me taquinant.

Si je me souviens bien, Juna, qui avait le même âge que moi selon le calendrier de ce monde, avait en fait un an de plus par rapport au calendrier de la Terre, ce qui signifie que Maria, qui avait un an de plus que moi, avait en fait deux ans de plus.

J’avais trop peur d’aborder la question de l’âge avec une femme, alors j’avais décidé de laisser tomber.

« Mais maintenant, Liscia et moi serons tous les deux libérés de Marx, nous suppliant constamment de “nous dépêcher de produire un héritier”, alors c’est un soulagement, » déclarai-je.

« Je vous envie, » dit Maria. « On me dit toujours de me dépêcher de prendre un mari ! »

« N’avez-vous personne en tête ? » demandai-je.

« Quand on est impératrice, c’est difficile. Il faut après tout que ce soit quelqu’un qui puisse porter le poids d’un empire sur ses épaules, » déclara Maria.

« Je suppose que vous êtes... un peu trop loin de la portée de tout le monde, » déclarai-je.

C’était très différent de la façon dont mes fiançailles avec Liscia avaient été arrangées par l’ancien roi, Sire Albert. Il semblait assez difficile pour une impératrice de l’Empire de se marier.

Puis Madame Maria m’avait fait un sourire taquin. « Je devrais peut-être vous demander de me prendre pour épouse, Sire Souma ? Ça m’aiderait beaucoup si vous pouviez gérer tous les problèmes de l’Empire comme vous l’avez fait pour la princesse Roroa, vous savez ? »

« Qu’est-ce que tu dis, ma sœur ? » Jeanne avait fait entendre sa voix avant que j’aie pu dire un mot. « Tu portes le poids de l’Empire ! Il ne faut pas dire de telles choses si négligemment... »

« Ne sois pas si fâchée, Jeanne, » déclara Maria. « C’était juste une petite blague. »

« Il y a des choses dont on peut plaisanter et d’autres dont on ne peut pas se moquer ! » déclara Jeanne.

Oh, Maria... vous riez de Jeanne, avais-je pensé.

Jeanne avait une personnalité simple, comme Liscia, donc cela devait être amusant de la voir réagir à chaque fois.

« Je serais honoré d’avoir une femme merveilleuse comme vous comme épouse, Madame Maria... Mais je dois dire que je n’ai pas la confiance nécessaire pour régner sur un vaste territoire comme l’Empire en plus de mon royaume. Gérer Elfrieden et Amidonia est le mieux que je puisse faire, j’en ai peur, » déclarai-je.

« Je ne pense pas que ce soit vrai, mais... si ça ne vous dérange pas, je serais heureuse de prendre votre Premier ministre aux cheveux noirs à la place. Je céderai le trône à Jeanne, alors envisageriez-vous d’épouser Jeanne et de devenir empereur ? » demanda Maria.

« Sœur !? » s’écria Jeanne.

On aurait dit que Maria s’était retournée contre Hakuya.

Hakuya lui-même semblait imperturbable, touchant son menton avant de répondre. « Je pense que Madame Jeanne est une femme attirante. Cependant, je passe mon tour pour le statut d’empereur. Si vous voulez bien l’envoyer dans ce pays pour m’épouser, je serais ravi de l’avoir. »

« Monsieur Hakuya, vous aussi !? » S’écria Jeanne.

« Boo, » Maria avait fait la moue. « Si vous ne me laissez pas prendre ma retraite, vous ne pouvez pas l’avoir. »

« Ma sœur, tu veux bien arrêter, s’il te plaît ? » demanda Jeanne.

Avec les deux autres qui la secouaient, le visage de Jeanne était rouge vif.

Maria mise à part, Hakuya n’était pas du genre à jouer avec des gens comme ça, alors, étonnamment, il le pensait peut-être sérieusement.

Quoi qu’il en soit, on n’avait pas le temps de parler de bêtises.

« Maintenant, Madame Maria, » déclarai-je, « N’est-il pas temps d’en venir au sujet qui nous occupe ? »

« Je suppose que oui. » Son sourire doux disparaissant, Maria avait affiché une expression sérieuse et elle avait dit. « Roi Souma Kazuya du Royaume de Friedonia, conformément au pacte conclu entre nos deux pays, je voudrais que vous renforciez l’Union des nations de l’Est. »

« Est-ce qu’il s’agit du Domaine du Seigneur Démon ? » lui avais-je demandé.

Maria hocha la tête en silence.

Le pacte secret entre le royaume et l’Empire stipulait : « En échange de ne pas adhérer à la Déclaration de l’Humanité menée par l’Empire, au cas où la partie orientale du continent (la partie orientale de l’Union des Nations de l’Est) serait menacée par le Domaine du Seigneur Démon, le royaume s’en chargerait à la place de l’Empire. »

« Comme je vous l’ai dit lorsque vous étiez dans la république, il y a eu une augmentation des attaques contre les pays du Nord par des monstres du Domaine du Seigneur Démon, » déclara Maria. « Leur nombre et leur fréquence augmentent de jour en jour. »

« Juste des monstres ? Et les démons ? » demandai-je.

Dans le Domaine du Seigneur Démon, il y avait des monstres qui n’étaient pas considérés comme intelligents, ainsi que des démons qui l’étaient. C’était l’interprétation commune de Maria et de moi.

Ceux qui attaquaient aveuglément l’humanité étaient les monstres, et si nous essayions de nous occuper d’eux et des démons de la même manière, l’extermination des nuisibles se transformerait en guerre, et cela pourrait conduire à une répétition de la terrible défaite de l’humanité il y a plus de dix ans.

Notre espoir était de maintenir le statu quo et, si possible, de prendre contact avec les démons.

Cependant, Maria secoua la tête avec déception. « Seuls les monstres attaquent. Il y a eu plusieurs cas comme celui-ci où un nombre massif de monstres sont apparus et ont avancé vers le sud. Nous appelons ça  “manamis” ou “vagues de démons”. »

« Manami..., » avais-je répété.

On dirait le nom d’une femme, m’étais-je dit. Je savais que ce ne serait pas si facile à gérer.

« En regardant les rapports sur des vagues de démons dans le passé, il semblerait que cette vague de monstres et l’augmentation des attaques soient un phénomène temporaire. Si nous pouvons exterminer les monstres attaquants, les choses devraient retourner à un état de calme relatif pendant un certain temps, » déclara Maria.

« Je vois..., » j’avais réfléchi. « Alors, c’est vraiment comme une vague. »

« Pourtant, il y en a un grand nombre, ce qui place la menace à un niveau qu’un pays de petite ou moyenne taille ne peut gérer seul, » déclara Maria.

Maria avait demandé à Jeanne de dérouler une carte qu’ils avaient préparée et de me la montrer. Puis Maria avait montré chaque pays sur la carte pendant qu’elle parlait.

« Nous protégerons l’ouest du continent et les pays qui sont soumis à l’Empire. Avec les puissants chevaliers dragons qu’ils possèdent, le Royaume des Chevaliers Dragons de Nothung peut s’occuper d’eux-mêmes, j’en suis sûre, » déclara Maria.

Il est vrai que l’Empire, qui était la nation la plus forte de l’humanité, et les pays qui s’y étaient alignés, ainsi que le Royaume des Chevaliers Dragons de Nothung, qui avait de puissants dragons comme Naden ou Ruby, pouvaient facilement se défendre.

Puis, avec un regard tendu sur son visage, elle désigna les pays de l’Est.

« Il s’agit de l’Union des nations de l’Est, qui est une grande alliance, mais composée de pays de taille moyenne à petite. Bien qu’elles disposent des Forces unies, composées de la main-d’œuvre fournie par chaque pays, elles sont, en raison de leur nature même, inégalement répartie. Si les petits pays ne reçoivent pas assez de soutien, il y aura des endroits qui ne tiendront pas la ligne, » déclara Maria.

« Je vois ce que vous voulez dire, » j’avais hoché la tête. « Vous aimeriez qu’on envoie des renforts dans ces petits pays, non ? »

Maria hocha la tête. « S’il vous plaît, faites-le. Je vous laisse le lieu et les méthodes, mais s’il vous plaît travaillez avec toute la hâte nécessaire pour sauver la vie des gens. Il y a eu beaucoup de réfugiés depuis la venue du Domaine du Seigneur Démon. Je ne veux pas que la douleur des gens chassés de leur pays d’origine s’étende davantage. »

« C’est à ça que sert notre pacte. Mais, comme nous vous soutiendrons en envoyant des troupes, n’allez pas demander de subventions de guerre pour le moment, d’accord ? » demandai-je.

« Bien sûr que non, » déclara Maria.

Les subventions de guerre étaient versées par des pays éloignés du Domaine du Seigneur Démon aux pays qui le bordaient. C’était un fardeau considérable, mais d’un point de vue humanitaire, et du point de vue pratique, si le Nord tombait, nous serions directement touchés, il serait difficile de refuser de reprendre le paiement s’il était demandé.

C’était beaucoup plus facile si nous pouvions nous débrouiller sans qu’on nous demande de payer.

Une fois cela réglé, Maria commença à utiliser un bâton pointé vers une nouvelle carte de l’Union des nations de l’Est que Jeanne avait préparée, expliquant où les renforts devaient être envoyés.

« Il y a deux endroits dans l’Union des nations de l’Est qui auront particulièrement besoin de renforts. Le premier est situé à l’extrémité ouest de la frontière de l’Union des nations de l’Est avec le Domaine du Seigneur Démon, le Royaume de Lastania, qui borde également le Royaume du Chevalier Dragon de Nothung. C’est un petit pays, mais il a une alliance avec le Royaume des Chevaliers Dragons, et ils peuvent être appelés à l’aide en cas de besoin. Mais le Royaume des Chevaliers Dragons est également attaqué par les monstres de la vague démoniaque actuelle, donc on s’attend à ce que toute assistance de leur part soit retardée, » expliqua Maria.

« Le Royaume de Lastania..., » avais-je murmuré.

C’est le pays où séjournent Jirukoma et les anciens réfugiés qui ont décidé de retourner dans le nord, pensais-je. Selon certaines informations, cet homme se trouverait également dans ce pays... Non, je suppose que cela n’a plus d’importance maintenant.

Ensuite, Maria avait montré du doigt un endroit près du centre de la frontière avec le Domaine du Seigneur Démon. « L’autre est le Duché de Chima. C’est un petit pays fondé par le duc Chima, depuis un pays de taille moyenne en gagnant son indépendance. C’est un pays qui, dans une région pleine de petits et moyens pays, a habilement rejoint différents camps selon les situations et a réussi à maintenir son indépendance. »

« Je suppose qu’ils sont bons en négociation et en stratégie, » déclarai-je.

Tout comme le clan Sanada sous Masayuki, qui avait habilement négocié son chemin à travers une situation où il était entouré par les grandes puissances des Tokugawa, Houjou, et Uesugi et avait toujours maintenu leur indépendance. Le duché de Chima était un petit pays, mais son chef était sans aucun doute très compétent.

Puis Maria avait gloussé. Quelque chose d’amusant s’était-il passé ?

« Il y a un problème ? » lui avais-je demandé.

« Oh, non... C’est juste que ce Duché de Chima semble faire quelque chose d’intéressant avec cette situation, » déclara Maria.

« Quelque chose d’intéressant ? » demandai-je.

« Il semble que l’actuel duc de Chima ait sept enfants, et ils sont tous beaux, garçons et filles. J’ai entendu dire qu’ils sont tous compétents dans divers domaines également. Des gens de partout dans l’Union des nations de l’Est ont demandé ces sept personnes à titre de conjoints ou de vassaux, » déclara Maria.

C’était une famille distinguée. Comme notre pays était à la recherche de gens de talent, je me demandais quels étaient exactement les dons de ces sept personnes, mais... qu’est-ce qui était si intéressant dans cette situation ?

« Quand le duc Chima a envoyé une demande d’aide en réponse à la vague démoniaque actuelle, voici ce qu’il a dit : “Pour les pays qui nous envoient des renforts, en réponse à votre performance, je donnerai à chacun de vous l’un de mes six enfants, autres que mon fils aîné, qui est mon héritier, pour être votre serviteur...” »

« Il utilise ses enfants comme garantie pour obtenir des renforts !? » m’écriai-je.

C’était plutôt audacieux de penser à ça. Qui plus est, puisqu’il les prêtait en tant que serviteur, et non en tant qu’otage, il était tout aussi confiant dans les capacités des enfants.

En outre, comme c’était par pays, correspondant à leur performance... cela signifiait qu’il envoyait ses enfants pour servir uniquement dans des pays influents et grands.

Même en temps de crise, il essayait avec habileté d’accroître son influence au sein de l’Union des nations de l’Est. Duc Chima... C’était apparemment un malin, et il ne fallait pas le prendre à la légère.

Pendant que j’y réfléchissais, Maria avait souri d’une façon qui impliquait quelque chose.

« Sur les six, la fille aînée, Mutsumi Chima, est une belle femme et une guerrière accomplie. J’ai entendu dire que de nombreux pays ont envoyé des renforts par désir pour elle. Bien que, dans son cas, il semble qu’ils la veuillent comme une mariée, pas comme une servante, » déclara Maria.

« Je vois... Je suppose que même les chefs des nations peuvent avoir un faible pour les jolies femmes, » déclarai-je.

« Qu’est-ce qu’il y a ? » Maria se moquait de moi. « Ça ne vous intéresse pas, Sire Souma ? »

J’avais haussé les épaules et plaisanté. « Si elle est juste belle et forte, j’ai déjà beaucoup de futures mariées qui ont déjà tout ça. »

Maria avait rigolé. « Hehe. Je vois ce que vous voulez dire. »

Plutôt que Madame Mutsumi, j’étais plus intéressé par les dons que les cinq autres peuvent posséder. Mais si les renforts affluaient, il n’était pas nécessaire d’envoyer immédiatement des troupes dans le domaine du duc Chima. Dans ce cas, ma politique devait être...

J’avais réfléchi un moment, puis j’avais dit à Maria. « Je comprends. Notre pays enverra des renforts au royaume de Lastania. J’ai des connaissances là-bas, donc ce n’est pas comme si nous n’avions aucun lien avec le pays. Si nous avons encore de la force à revendre quand le problème sera résolu, et si les choses ne sont toujours pas réglées dans le Duché de Chima à ce moment-là, j’enverrai mes forces là-bas aussi. »

Maria avait légèrement souri et inclina la tête de l’autre côté de l’écran. « Merci. Nous comptons sur vous. »

Il avait donc été décidé que mon Royaume de Friedonia enverrait des troupes au royaume de Lastania dans l’Union des nations de l’Est.

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5 commentaires

  1. Il ne va tout de même avoir encore une fiancée !?! 😰

  2. Et c'est ainsi que Souma gagna des fiancées sur la route du nord, Maria sera la huitième la cerise sur le gâteau ^^

    Ca va être drôle de voir Julius et Souma côte à côte avec peut être roroa.

    Hâte de lire la suite !!

  3. Merci pour le chapitre, hâte de la suite.

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