Genjitsushugisha no Oukokukaizouki – Tome 7 – Après le retour au pays 2 – Partie 2

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Après le retour au pays : Arc – 2 : Le séjour de Kuu dans le Royaume

Partie 2

Alors que Leporina était en tête, Kuu arriva à un endroit avec un large terrain entouré d’un mur de briques avec un certain nombre de bâtiments à l’intérieur. Il s’agissait apparemment de l’école professionnelle de Ginger.

Quand ils étaient arrivés tous les deux à la porte, ils avaient vu une domestique seule à l’intérieur de la porte balayer le sol avec un balai en bambou. Cette femme de chambre était une belle fille dont les oreilles triangulaires et la queue duveteuse étaient typiques des races des hommes-bêtes.

« Oh ! J’en ai trouvé une mignonne ! » s’exclama Kuu.

« Oh... Pas encore ça..., » les épaules de Leporina s’étaient affaissées.

Kuu aimait les femmes qui avaient des parties de bête duveteuse. Si elles avaient des seins, c’était encore mieux.

C’est pourquoi il avait demandé à Tomoe : « Veux-tu être ma fiancée ? » lors de leur première rencontre, et il s’était mis à essayer de la courtiser. Mais il faudrait qu’il garde espoir pour l’avenir au niveau des seins.

Sur ce point, la femme de ménage devant Kuu cochait toutes ses cases.

« Oookyakya ! Je me demande quel genre d’homme-bête elle est. Je vais peut-être aller la courtiser tout de suite, » déclara Kuu.

« ... Il dit ça, bien qu’il n’ait d’yeux que pour Taru, » déclara Leporina en un murmure.

« Hein ? As-tu dit quelque chose ? » demanda Kuu.

« Non, rien... Ou plutôt, j’en parlerai à Taru plus tard, tu sais ? » déclara Leporina.

« Argh... C’est bien de regarder, n’est-ce pas ? » demanda Kuu.

Kuu avait fait la moue. Il était si facile à comprendre.

Pendant que le duo maître et serviteur se disputaient, la domestique homme-bête qui faisait le ménage remarqua que Kuu et Leporina étaient là. La bonne avait rétréci les yeux comme si elle se méfiait. Puis, plaçant son balai devant sa poitrine, elle s’approcha d’eux avec détermination.

« Qu’est-ce que vous faites dans notre école ? » demanda-t-elle.

« « Hein ? » » Kuu et Leporina, qui s’étaient disputés, l’avaient regardée avec des visages abasourdis quand elle les avait soudain interrompus.

La femme de chambre les salua légèrement, ne les quittant jamais des yeux. « Je suis Sandria, une servante au service du Seigneur Ginger, le directeur de l’école professionnelle de Ginger. Excusez-moi, mais... puis-je vous demander, quelles affaires avez-vous à faire dans cette école ? »

Il y avait un ton menaçant dans sa voix. Comme si elle se méfiait d’eux, ou qu’elle était en colère. Kuu ne se souciait pas de l’atmosphère qui se dégageait de Sandria, et il donna son nom avec désinvolture.

« Hm ? Je suis Kuu. Voici ma servante Leporina, » déclara Kuu.

« C-C’est un plaisir de vous rencontrer, » déclara Leporina.

Contrairement à Kuu, Leporina avait senti l’atmosphère inquiétante et avait salué avec plus d’hésitation.

Sandria avait tenu son balai en bambou et en avait pointé l’extrémité sur le front de Kuu. « Pourquoi êtes-vous venu ici... ? C’est ce que je vous demande. »

Le front de Sandria était plissé. Cette position hostile avait aussi mis Kuu en colère.

« C’est quoi ça, sorti de nulle part ? C’est comme ça que votre école accueille les invités ? » demanda Kuu.

« Je ne pense pas que nous appelions ceux qui tentent d’entrer dans notre école alors qu’ils sont des invités armés, » déclara Sandria.

« Armé ? ... Oh, je suppose que oui. » C’était là que Kuu avait finalement compris.

Kuu avait une massue sur le dos, et son accompagnatrice et garde du corps Leporina portait un arc et des flèches sur le sien. Sandria devait se méfier du fait qu’ils étaient des brigands, venus ici pour attaquer l’école.

Les instituts d’éducation étaient le lieu où la sagesse d’un pays était recueillie, et il était tout à fait imaginable qu’ils soient la cible de brigands, ou d’agents d’autres pays qui en avait après leurs chercheurs et leurs résultats. Tous les deux avaient été négligents.

Quand Kuu s’en était rendu compte, il avait offert le gourdin qu’il portait à la femme de chambre. « Désolé d’arriver si soudainement et de vous surprendre comme ça. On est juste là pour voir quelqu’un. »

« Mais ce n’est pas ce que vous croyez ? » déclara Sandria et indiqua derrière Kuu de ses yeux.

Quand Kuu se retourna, Leporina avait pointé une flèche sur Sandria.

« Attends, Leporina !? Pourquoi fais-tu quelque chose d’aussi menaçant ? » demanda Kuu.

« J-Je pensait que mon jeune maître était en danger, alors..., » déclara Leporina.

Oui, elle était immédiatement passée en mode crise en pensant que son maître était en danger. C’était l’agissement même de ce qu’un serviteur devrait faire, mais... dans ce cas-ci, cela ne faisait que rendre cette conversation plus difficile.

« Calme-toi ! Calme-toi ! C’est juste un balai ! » déclara Kuu.

« Rassurez-vous. Ce balai en bambou a quelque chose à l’intérieur, » déclara Sandria.

Avec un éclair, une lame de la taille d’un couteau avait surgi du balai en bambou du côté qu’elle tenait. Sandria pressa le bord tranchant à la gorge de Kuu.

« Est-ce une canne-épée !? Pourquoi une bonne transporte-t-elle quelque chose de si dangereux ? » demanda Kuu.

« Il y a beaucoup d’individus qui font des recherches inhabituelles dans cette école, voyez-vous, » déclara Sandria.

« S’il vous plaît, ne bougez pas ! » Voyant l’épée dans la canne, Leporina repoussa encore plus loin sa corde d’arc. « Si vous bougez un muscle... Je vais tirer. »

 

 

« ... Très bien, » déclara la servante. « Je tuerai au moins votre maître avant cela. »

Il y avait deux belles femmes de chaque côté de Kuu qui se regardaient l’une et l’autre. Sans les armes, ce serait une situation dont n’importe quel homme serait jaloux, mais même Kuu ne pourrait pas en profiter.

« Vous allez vous calmer toutes les deux ! Que quelqu’un fasse quelque chose ! » cria Kuu.

Peut-être que le cri de Kuu avait atteint quelqu’un, parce qu’un jeune homme était venu. « Euh... San ? De quel genre de situation s’agit-il ? »

Il y avait un jeune homme maigre, et à l’allure frêle, debout derrière Sandria, et ses joues frémissaient lorsqu’il regardait cette scène avec étonnement.

« Tu ne dois pas, maître ! » cria Sandria, l’air paniqué pour la première fois.

Il s’appelait Ginger Camus. Malgré sa jeunesse, il était le directeur de l’école professionnelle de Ginger.

Ginger venait d’inviter Sandria à déjeuner avec lui, mais il avait paniqué en voyant la situation près du portail.

Sandria avait un balai avec un couteau au bout pointé vers un jeune garçon qui ressemblait à un singe, et une fille qui ressemblait à un lapin avait un arc bandé qui visait Sandria. Ginger avait été surpris par la scène dangereuse, mais...

« A-Arrêtez-vous, s’il vous plaît ! » hurla-t-il.

L’instant d’après, son corps bougeait. Ginger s’interposa entre Sandria et l’archer pour bloquer la ligne de tir, et même dans sa terreur, il avait réussi à tendre les bras et à crier à Kuu et Leporina : « C’est une école cautionnée par Sa Majesté le roi Souma ! S’il vous plaît, arrêtez avec cet outrage violent ! »

« Comme... je... n’... arrête... pas... de... le... dire. C’est un malentendu..., » déclara Kuu.

« Maître !? »

Relâchant Kuu, Sandria avait jeté son épée-balai sur le côté, avait pris dans ses bras Ginger, et l’avait fait tourner autour d’elle pour changer leur position. Elle avait fini par exposer son dos à Leporina qui continuait à viser avec son arc.

« Attends, San !? C’est dangereux ! » cria Ginger.

« Je te protégerai, même si cela me coûte la vie, maître, » déclara Sandria.

Il y avait Ginger qui s’inquiétait pour Sandria, et Sandria qui risquait sa vie pour le protéger. C’était une scène qui montrait d’un seul coup d’œil quels étaient les sentiments de l’un pour l’autre.

Après avoir vu cette scène, Kuu se gratta maladroitement la joue en leur disant, « Uhhhh... Désolé de vous arrêter quand vous êtes tout excité, mais nous ne sommes pas là pour attaquer l’endroit. Hé, Leporina. Je suis maintenant libre, alors combien de temps vas-tu continuer à tenir cet arc ? »

« Euh... ? Ah ! Oui, Sire ! » s’écria Leporina.

Leporina s’était tellement concentrée sur sa tâche qu’elle avait seulement réalisée maintenant que Kuu avait été libéré. Elle abaissa rapidement son arc et remit la flèche dans son carquois.

En riant, Kuu se tourna vers Ginger et Sandria et dit : « Désolé de faire une scène. Je suis Kuu Taisei. Je viens de la République de Turgis, mais je suis en train de faire du parasitisme chez frangin Souma. Il pense à moi comme à son petit frère. Les oreilles de lapin, c’est ma servante, Leporina. »

« C-C’est un plaisir de vous rencontrer. Oh, et désolée pour le dérangement. » Leporina inclina la tête.

Ginger avait réussi à arracher Sandria de lui d’une manière ou d’une autre, et s’était tenue devant Kuu. « Vous êtes une connaissance de Sa Majesté, alors. Je suis Ginger Camus, celui chargé de gérer cette école. Voici ma secrétaire, Sandria. »

« Je suis Sandria. » Sandria souleva un peu l’ourlet de sa jupe et fit une révérence.

Son malaise de tout à l’heure semblait être un mensonge, et elle présentait un regard comme si rien ne s’était passé. Cependant, elle avait dû se sentir gênée à l’intérieur, car ses joues étaient un peu rouges.

Pourtant, la seule personne ici qui s’en apercevrait était Ginger, qui était avec elle depuis longtemps.

Kuu avait souri et serra la main de Ginger. « Enchanté, Ginger. Vous avez une bonne subordonnée qui s’occupe bien de son maître. »

« Oui. C’est une partenaire fiable, » déclara Ginger.

« Je suppose que je ne peux pas la prendre pour moi, hein. Cependant, son physique est mon genre, » déclara Kuu.

« Euh !? » s’écria Ginger.

Ce soudain discours sur le fait de l’emmener et sur le fait qu’elle était le genre de Kuu avait semé la panique chez Ginger.

Face à ça, Sandria ne semblait pas du tout bouleversée. « J’ai le regret de vous informer que j’ai déjà consacré mon corps, mon cœur et jusqu’à la dernière goutte de mon sang à mon maître. »

« Whoa, San, qu’est-ce que tu dis !? » s’écria Ginger.

« Il va sans dire que si mon maître m’ordonne de passer la nuit avec lui, je suis prête à refouler mes larmes et à le faire, » déclara Sandria.

« Ne dis pas des choses qui me font mal paraître ! Je n’aurais jamais ordonné une telle chose ! » déclara Ginger.

Ginger paniquait. Cela semblait satisfaire Sandria d’une façon ou d’une autre.

En regardant Ginger se faire manipuler par sa servante, Kuu s’était retrouvé à sympathiser malgré lui. « Je ne sais pas comment dire ça, mais... tu as aussi la vie dure, hein ? »

Maintenant que Kuu y pensait, il avait l’impression que son frangin, Souma, qui était aussi le roi de ce pays, avait aussi des moments où il ne pouvait pas tenir tête à ses fiancées. Est-ce que les femmes étaient plus fortes que les hommes et faisaient partie du caractère national de ce pays ?

Elle est trop sadique, alors je ne peux pas me résoudre à demander si elle veut être ma fiancée, comme je l’ai fait avec la petite Tomoe... Attends, hein ? C’est peut-être ce qu’elle vise ?

Avait-elle essayé d’empêcher Kuu de s’intéresser à elle en étant délibérément sadique envers Ginger ? Pour que Kuu n’essaie pas de l’éloigner de lui ? Vu la loyauté dont elle avait fait preuve en se servant d’elle-même comme bouclier pour protéger Ginger, ce n’était pas hors de question.

Kuu y réfléchissait en les regardant tous les deux, mais...

« Maître... me garderas-tu à tes côtés pour la vie ? » demanda Sandria.

« Bien sûr que oui. Tu es une partenaire importante pour moi. Après tout, je ne peux pas diriger cette école tout seul. Alors... s’il te plaît, ne me quitte pas, » déclara Ginger.

« Ce ne sont pas tout à fait les mots que je voulais entendre, mais... bien sûr, je resterai à tes côtés, à te servir toujours. Maître, » déclara Sandria.

Une correction, pensa Kuu. Il semble qu’une bonne moitié était bien la personnalité de Sandria.

Ginger avait l’air un peu tête en l’air, alors il avait pu se dérober sans reconnaître ses intentions, mais si la servante avait déclaré cela à Kuu, il l’aurait remarqué, et elle l’aurait eu ainsi.

« C’est une femme de chambre effrayante, » déclara Kuu à Leporina d’une voix calme.

Leporina ricana en réponse. « Ça montre à quel point Ginger est important pour elle. Tu as vu cette démonstration de dévotion, jeune maître ? Si c’est pour l’homme qu’elle aime, une femme peut devenir aussi calculatrice qu’elle doit l’être. »

« Est-ce comme ça que ça marche ? ... J’ai maintenant un peu peur des filles. » Kuu soupira. « Dieu merci, ma servante est si simple. »

« Oh, je n’en serais pas si sûre, » déclara Leporina avec un sourire espiègle. « Penses-tu qu’une fille simplette serait autorisée à te servir de garde du corps ? Tu ne le penses peut-être pas quand tu me regardes, mais Maître Gouran m’apprécie beaucoup, tu sais ? »

Leporina avait gonflé sa poitrine avec fierté. Bien que sa poitrine soit retenue par le plastron qu’elle portait, quand elle avait pris cette pose, il était clair qu’elle en avait plus que Taru.

Pendant un instant, Kuu avait failli la fixer, mais l’histoire de sa taille de poitrine l’avait frotté dans le mauvais sens du poil, et il s’était forcé à regarder ailleurs.

« Hmph... Eh bien, je reconnaîtrai au moins ta compétence avec un arc, » déclara Kuu.

« Ce n’est pas seulement avec Maître Gouran, tu sais ? Je suis aussi une amie d’enfance de Taru, et on s’entend très bien. Quand viendra l’heure, je suis sûre qu’on pourra s’entendre toutes les deux. »

« ... Quand viendra quelle heure ? » demanda Kuu.

« Quand cela sera l’heure, c’est tout, » Leporina avait esquivé la question avec son sourire léger habituel.

Ce sourire avait fait frissonner Kuu dans son dos.

En effet, alors qu’il avait toujours eu l’impression qu’il dirigeait Leporina, elle était devenue une personne importante pour lui à un moment donné. Si Leporina en avait assez de lui, cela nuirait à sa relation avec Taru, dont elle était aussi proche. Et à ce moment-là, elle était devenue une présence si fiable pour lui qu’il n’aurait jamais songé à la remplacer par une autre servante.

Alors que Kuu était encore confus, Leporina se mit à ricaner. « Heehee, je plaisante. Tu me fais toujours courir comme une folle, alors j’ai voulu te taquiner un peu. Désolée. »

« M-Me taquiner ? » demanda Kuu.

« Oui. Tu n’as pas à t’inquiéter de ce que j’ai dit maintenant, » déclara Leporina.

O-Oh, donc c’est comme ça... Mais est-ce le cas ?

Kuu était presque satisfait, mais il y avait une petite partie de lui qui ne pouvait l’accepter.

Leporina avait dit qu’elle le taquinait, mais la position de Leporina n’avait pas changé. Kuu ne connaissait rien des histoires de la Terre, mais c’est ce que Sun Wukong avait dû ressentir dans la paume de la main du Bouddha.

Et, en fait, Kuu ne savait pas du tout ce que Leporina pensait vraiment.

Hm... le jeune maître semble mal comprendre ce que j’entendais par « quand viendra l’heure ». Tandis que Kuu, confus, lui jetait un regard furtif, Leporina avait souri d’un air ironique. Je ne ferais jamais rien que tu n’aimes pas, Maître Kuu. Je sais très bien ce que Taru et toi ressentez. C’est pourquoi, le moment venu, je suis sûre de pouvoir m’entendre avec Taru. Je ne vous gênerai pas tous les deux, alors ne me traitez pas non plus mal. D’accord, Maître Kuu ?

Leporina avait fait un sourire troublant à Kuu.

Remarquant ce sourire, Kuu pensa, Eek... Frangin, après tout, je ne comprends pas les filles...

Il avait l’impression de pouvoir comprendre un peu les sentiments de Souma.

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5 commentaires

  1. Merci pour le chapitre !

  2. Merci pour le chapitre.

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