Genjitsushugisha no Oukokukaizouki – Tome 6 – Chapitre 4 – Partie 4

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Chapitre 4 : La réduction de la distance entre eux deux

Partie 4

La source du bruit de grondement devant nous, avec ses jets d’eau qui produisaient des arcs-en-ciel constants pendant la journée, était la Grande Cascade. C’était un rideau d’eau de plusieurs dizaines de mètres de haut et de plusieurs centaines de mètres de large, créant un brouillard qui s’étendait loin dans la zone. Même parmi les nombreuses curiosités de la Chaîne de Montagnes de l’Étoile du Dragon, qui avait tendance à être de grande envergure, ce Grand Arbre de Ladon et cette cascade étaient dans une classe à part.

Incapable de rester tranquille en présence d’un tel spectacle, Kazuma avait crié, « Ohh ! La beauté de ce paysage est vraiment magnifique ! »

« Hein ? Qu’est-ce qu’il y a ? Je ne pouvais pas vous entendre ! » criai-je.

« J’ai dit que c’est magnifiqueeeee ! Et aussiiiii, il y a quelque chose que je veux que vous essayiez ! » déclara Kazuma.

« Je ne sais passss ! Et, qu’est-ce que vous voulez que j’essaie ? » demandai-je.

« Ohhhhh, je me souviens maintenant ! » répondit-il.

Ça avait l’air trop bruyant, alors que je pense que c’était difficile de communiquer correctement.

Kazuma avait commencé à se déshabiller. C’était arrivé d’un coup, alors j’avais tourné le dos vis-à-vis de lui et j’avais crié, « Q-Quoi !? Pourquoi vous déshabillez-vous si soudainement ? »

« Pour aller dans l’eau, bien sûr, » répondit-il.

« Quoi !? Pourquoi !? » demandai-je.

« Allez, vous aussi, Naden, » déclara-t-il.

« Encore une fois, pourquoi !? » demandai-je en insistant.

Kazuma avait enlevé son haut, laissant son pantalon ample. Après ça, il commença à faire de légers exercices, puis il alla dans l’eau. J’avais aussi essayé de ne tremper que le bout de mes pieds. L’eau était maintenue à la température parfaite, ni trop froide, ni trop chaude. Ça faisait du bien... Mais, avant ça.

« Si nous allons nager, il y a des endroits plus calmes pour le faire, comme le lac. Est-ce que vous le saviez ? » avais-je dit.

« Il faut que ce soit un endroit comme celui-ci. Dépêchez-vous, Naden, » insista Kazuma.

« Me dites-vous de me déshabiller ? » demandai-je.

J’avais serré mon corps avec mes deux mains. L’idée de faire disparaître mes vêtements et d’aller dans l’eau devant Kazuma... c’était tellement embarrassant que j’avais cru que j’allais mourir.

Pendant que j’étais timide, Kazuma avait ri de façon ironique et avait dit : « Pas du tout. Vous pouvez le faire en forme de dragon, d’accord ? »

« Oh... C-C’est vrai, hein, » avais-je rougi, car j’avais tiré des conclusions hâtives.

Alors que j’étais encore comme ça, Kazuma m’avait fait signe d’entrer. « Vous êtes une ryuu, donc vous devriez être bonne nageuse, n’est-ce pas ? »

« Je ne sais pas si c’est parce que je suis une ryuu, mais... J’ai confiance en ma capacité à le faire, oui. Mais pourquoi est-ce que ça en arrive là si soudainement ? » demandai-je.

« Il y a une petite chose que je veux essayer. D’accord, Naden. Allons au fond des chutes, » déclara Kazuma.

Face à l’insistance de Kazuma, je m’étais transformée en ryuu et j’avais plongé dans l’eau en produisant un grand éclaboussement. Il y avait une grosse vague qui avait soulevé Kazuma de haut en bas. J’avais alors demandé à un Kazuma à la dérive, « Pourquoi le fond des chutes ? Vous voulez que je m’entraîne ainsi ? Ou bien est-ce autre chose ? »

J’avais entendu dire que ce genre de méthode d’entraînement existait dans le monde d’en bas. Était-ce parce qu’ils essayaient de concentrer leur esprit tout en étant frappés par les chutes ? Cependant, même si je me plaçais sous la Grande Cascade, ce qui briserait probablement les os d’un humain normal, s’il essayait de m’entraîner en dessous, avec la masse accrue et la puissance défensive de ma forme ryuu, cela ne ressemblerait probablement pas à beaucoup plus qu’un massage.

« Cela aiderait probablement les épaules raides, » avais-je dit enfin commenté.

« Vous n’avez rien qui vous rendrait raide... OK, j’avais tort. S’il vous plaît, pas d’éclairs, » supplia Kazuma.

« Bon sang ! » Quand j’avais fait soulever les poils de mon dos sous forme de ryuu, montrant des étincelles électriques, Kazuma avait levé les mains. « Si vous ne voulez pas être choqué par mes éclairs, évitez de dire des choses qui me mettront en colère. »

« Non... C’est juste que je suis avec vous, je me souviens de mes amies qui se trouvent dans mon pays natal, » avait avoué Kazuma en se grattant timidement la joue. « C’est pour ça que je finis par faire le genre de blagues que j’aurais fait là-bas. »

« Vraiment ? » avais-je demandé.

« Tout à fait. Les femmes de ce monde vivent toutes leur vie restreinte par quelque chose, qu’il s’agisse d’une grande ou d’une petite chose. Il pourrait s’agir d’une famille célèbre, de la nécessité de produire un héritier... Pour ceux dont la naissance les places dans les sommets, cela pourrait même s’agir de quelque chose liée à leur ville natale ou à leur pays. Mais ces contentions leur offrent aussi une protection. Mais, Naden, vous n’avez rien de tel, n’est-ce pas ? Vous êtes forte parce que vous êtes une ryuu, et si vous le voulez, vous pourriez même vivre seule. En toute honnêteté, dans tout ce continent, vous êtes probablement la femme la plus proche des femmes de ma patrie. »

Je n’avais pas vraiment compris ce que Kazuma disait. Mais...

« Même moi... je ressens la solitude quand je suis livrée à moi-même, » avais-je dit.

Les mots étaient sortis naturellement. La solitude. J’avais été plus surprise que quiconque que je l’aie dit. Je n’avais jamais vraiment... pensé comme ça avant. J’avais toujours été heureuse de ne pas être impliquée avec un dragon autre que Pai, parce que c’était moins compliqué de cette façon. Malgré cela... J’avais déclaré maintenant que je ressentais de la solitude.

« Bien sûr, » répondit Kazuma en souriant. « Même si vous pouvez vivre seule, c’est vraiment triste d’être ainsi isolée des autres. »

Quand j’avais entendu ces mots, j’avais compris que je n’étais plus l’être que j’étais jusqu’à présent.

« L’engrenage arrêté sera forcé de commencer à bouger. »

C’était ce dont Lady Tiamat avait dit.

En étant avec Kazuma, j’avais appris le sentiment de sécurité que procurait le fait d’être avec quelqu’un qui vous acceptait tel que vous étiez. J’avais appris la solitude qui accompagne le fait d’être toute seule. Maintenant que je savais ces choses... Je ne pouvais pas retourner à la solitude.

Je ne voulais pas y retourner.

Je ne voulais pas revenir en arrière... alors je me devais d’aller de l’avant.

« Naden ? » avait-il demandé.

« C-Ce n’est rien ! » m’écriai-je.

Wôw... C’était une bonne chose que je sois sous ma forme de ryuu noire. Si j’avais été sous forme humaine, Kazuma aurait certainement remarqué que mon visage était rouge vif. Ce n’est pas bon. J’avais besoin de penser à autre chose.

« Alors, euh... Oh ! C’est vrai. Pourquoi allons-nous au fond de la cascade ? » demandai-je.

« Hein ? Oh. Je me suis souvenu d’une chose. Pour l’instant, allons à côté de la cascade, » déclara Kazuma.

Kazuma me poussant vers l’avant, nous étions allés jusqu’à la chute d’eau remplie de brouillard. C’est à ce moment-là que Kazuma avait montré du doigt le sommet des chutes et avait dit : « Naden, pouvez-vous remonter ces chutes à la nage ? »

« Nager, à l’intérieur de ces chutes ? Elles descendent avec beaucoup de force, vous savez ? » déclarai-je.

« Eh bien, oui, c’est une cascade, » répondit-il tout simplement.

« Mais, pourquoi ? » demandai-je.

« Il y a ce dicton dans ma patrie : “En escaladant une chute d’eau, un ryuu effectue l’ascension des cieux”, » déclara-t-il.

« Ascension des cieux !? Vraiment !? » m’écriai-je.

Pourrais-je acquérir la capacité de voler en escaladant une chute d’eau ?

Il chuchota, « Bien que le dicton dit qu’une carpe qui grimpe une chute d’eau deviendra un dragon... ».

« Hein ? Avez-vous dit quelque chose ? Je n’entendais pas à cause du rugissement des chutes, » criai-je en réponse.

« Ce n’était rien. Il faut être prêt à essayer n’importe quoi. Faisons-le, » déclara Kazuma.

J’avais regardé la cascade. « Je pense qu’affronter ce courant pourrait casser des os... »

« Ne pouvez-vous pas le faire ? » demanda Kazuma.

« Je pense que je peux le faire, » répondis-je.

« Oh, Naden, fermez les yeux quand vous êtes dans l’eau, » déclara Kazuma.

« Hein ? Pourquoi ? » demandai-je.

« Faites-moi confiance, essayez ça, » répondit Kazuma.

Après cela, Kazuma m’avait saluée, comme s’il me disait : « Bon voyage. »

« Pourquoi agissez-vous comme si c’était le problème d’une autre personne ? » avais-je répliqué.

« Plutôt le problème d’une autre-ryuu, n’est-ce pas ? » plaisante-t-il.

« Si je fais ça et que rien ne change, vous serez choqué par mes éclairs ! » m’écriai-je.

Après m’être préparée mentalement, je m’étais déplacée dans et hors de l’eau à plusieurs reprises, comme les serpents de mer représentés dans les peintures, laissant mon corps sortir de la surface de l’eau en forme de demi-beigne alors que je fonçais vers le centre de la Grande Chute d’eau. Quand j’étais entrée dans la chute d’eau, cette fois, j’avais tordu mon corps horizontalement en grimpant de plus en plus haut.

« Naden, fermez les yeux quand vous êtes dans l’eau, »

Les paroles de tout à l’heure de Kazuma m’étaient revenues en tête.

Oh, taisez-vous ! Je dois juste les fermer, non ? Très bien !

En fermant les yeux, j’avais nagé à contre-courant de la chute d’eau.

Arg, c’est assez effrayant de nager les yeux fermés...

Dans l’obscurité totale, j’avais continué à nager, ne sentant que l’eau sur ma peau, et le bruit des chutes qui avaient été quelque peu atténuées sous l’eau. Mon sens de quelle direction était vers le haut ou vers le bas devenait de plus en plus confus ! Était-ce que je nageais vers le haut comme j’étais censée le faire ? Ou les falaises étaient déjà derrière moi, et je nageais horizontalement maintenant ?

Ce n’était probablement que quelques dizaines de secondes en temps réel, mais j’avais eu l’impression que cela avait duré des dizaines de fois plus longues que cela. Puis...

Ah !

La pression sur mon corps avait soudainement disparu.

C’était comme être jeté dans l’espace. Malgré cela... Je nageais encore. C’était comme si j’avais perdu mon sens du toucher en même temps que ma vue. Je nageais, mais je n’avais pas senti l’eau.

Quelle était cette sensation ? J’étais mal à l’aise, mais c’était également agréable.

« Attendez un peu, combien de temps dois-je garder les yeux fermés... Hein ? » m’écriai-je.

Quand j’avais ouvert les yeux, en regardant en bas pour me plaindre à Kazuma, le sol était bien en dessous de moi.

La chute d’eau était terminée depuis longtemps. Pourtant, je nageais encore.

Je nageais dans le ciel. Je sentais clairement les courants d’air.

En faisant flotter mon corps sur eux, je pouvais nager dans le ciel. J’étais dans le ciel que je n’avais pu qu’admirer auparavant, en regardant la Chaîne de Montagnes de l’Étoile du Dragon, depuis là haut.

Je ne pensais pas que le monde était si beau...

Les larmes avaient commencé naturellement à couler de mes yeux de ryuu. Quand les larmes s’étaient asséchées, je nageais maladroitement dans le ciel, et j’étais descendue à l’endroit où Kazuma me regardait avec la bouche grande ouverte.

« Kazuma... Je... Je peux voler. »

« Euh, ouais..., » avait-il dit. « Bien que ce soit plus comme nager que voler. Les légendes de mon pays natal disaient qu’un ryuu grimperait au ciel à travers le vent, les nuages, la foudre et la pluie, voyageant dans le ciel comme s’ils nageaient au fond des mers. »

« Voyager dans le ciel comme si je nageais..., » murmurai-je.

« Bien que je ne m’attendais pas à ce que ça se passe aussi bien que ça. » Kazuma s’était gratté la joue, souriant avec ironie.

« Hein ? Alors, n’étiez-vous pas sûr que je pourrais voler si j’escaladais la cascade ? » demandai-je.

« Je pensais qu’il y avait une chance sur deux que cela fonctionne, » déclara-t-il. « Ce que je veux dire sur ça, c’est que je sais que même les dragons et les wyvernes réussissent à voler. Même s’ils ont des ailes, ils ne sont pas faits pour voler comme les oiseaux. Pour qu’ils puissent faire voler ces corps massifs, il faut qu’il y ait un élément lié à la magie. En prenant en compte ça, je me suis dit que, puisque vous êtes une ryuu, le fait d’avoir ou non des ailes n’affecterait pas votre capacité à voler. J’ai pensé que c’était simplement que vous ne saviez pas comment le faire. Cela, et le fait que Lady Tiamat avait dit quelque chose qui suggérait que je saurais comment vous faire voler. La seule chose qui m’est venue à l’esprit lorsque j’ai pensé aux moyens de faire voler un ryuu, c’est l’escalade d’une cascade comme dans les légendes de mon pays natal. C’est pour ça que je vous l’ai fait tester. »

Kazuma semblait avoir pensé à quelque chose quand on le lui avait suggéré. Lady Tiamat avait dit quelque chose comme ça à Kazuma... Cela garantissait à peu près que Kazuma était la personne qui trouverait en moi la valeur que même moi je ne pouvais pas trouver.

Est-ce que cela signifie... que Kazuma est celui que j’attendais depuis si longtemps ?

Nous étions retournés sur le rivage, et j’avais demandé à Kazuma alors qu’il remettait les vêtements qu’il avait laissés là, « Hé, Kazuma. Dites-moi... Si je n’avais pas pu voler comme ça, qu’est-ce que vous comptiez faire ? »

Kazuma avait réfléchi à ma question pendant un certain temps, puis avait avoué avec honnêteté : « Si cela en était arrivé là, je me serais excusé. “Désolé, ça n’a pas marché”, c’est ce que j’aurais dit. »

« Attendez, est-ce tout ? » demandai-je.

« C’est tout. Même si vous ne pouviez pas voler, votre valeur ne changerait pas. Je ne sais pas ce que les chevaliers dragons apprécient, mais en me basant sur le système de valeurs de mon pays, je veux désespérément votre capacité à contrôler l’électricité. Si personne ne vous choisit à la Cérémonie du Contrat, s’il vous plaît, venez dans mon pays. Vous y serez la bienvenue. »

J’étais silencieuse.

« Venez dans mon pays », avait-il dit sans la moindre gêne.

J’avais l’impression qu’il n’y avait pas de place pour moi dans la Chaîne de Montagnes de l’Étoile du Dragon. Mais Kazuma avait dit qu’il me voulait. J’avais l’impression de pouvoir nager à nouveau dans le ciel en raison de la joie qui m’emplissait.

Mais, eh bien... la façon dont il avait dit : « Si personne ne vous choisit » m’avait énervée. J’avais donc décidé de me venger un peu pour cela.

« Qu-Quoi, Naden ? » J’avais attrapé Kazuma par le coup, et l’avais forcé à monter sur mon dos.

« Wôw !? »

Puis, d’un coup, je m’étais lancée dans le ciel. En un instant, le sol était loin, et un Kazuma paniqué s’était accroché à mon dos, tout en criant.

« Naden, je tombe ! Je tombe ! »

« Vous ne tomberez pas », avais-je dit à Kazuma d’un ton exaspéré. « Après tout, je vous ai sur le dos. »

« Euh… ? Maintenant que vous le mentionnez, nous sommes montés sur une trajectoire presque verticale, mais je ne suis pas tombé, » avait déclaré Kazuma.

« C’est le pouvoir du dragon. Nous protégeons les humains qui montent sur notre dos pour qu’ils ne tombent pas. Cela signifie que les chevaliers peuvent monter sur notre dos sans s’accrocher et qu’ils sont protégés du vent et du froid. Vous voyez bien qu’il ne fait pas froid, même si on était dans les airs ? » demandai-je.

« Maintenant que vous en parlez... Je vois. Il n’est pas étonnant que les chevaliers dragons soient si forts. » Kazuma avait l’air impressionné.

J’avais gloussé. « Je sais. Je n’étais pas sûre qu’un ryuu comme moi serait capable de l’utiliser, mais..., » commençai-je.

« Si vous ne pouviez pas, n’aurais-je pas fait une chute mortelle ? » demanda-t-il.

« J’avais l’impression de pouvoir y arriver, et même si vous étiez tombé, il aurait fallu que je vous rattrape, c’est tout, » avouai-je.

« Vous savez, je préférerais ne pas sauter à l’élastique sans la corde..., » déclara Kazuma.

« Hahahaha. Considère ça comme une revanche pour tout à l’heure, » déclarai-je.

« Pour l’escalade de la cascade ? » demanda-t-il.

« Pour avoir dit : si personne ne vous choisit... Hé, Kazuma ? » J’avais rassemblé mon courage et j’avais demandé à Kazuma. « Vous allez participer à la Cérémonie du Contrat, n’est-ce pas ? Pourquoi ne me choisiriez-vous pas ? »

Quand j’avais demandé ça, Kazuma avait alors eu la bouche bien serrée. Former un contrat signifiait me prendre pour épouse. En d’autres termes, je lui faisais ma demande en mariage. La raison pour laquelle il n’avait pas répondu immédiatement était qu’il y réfléchissait sérieusement, j’en étais sûre. Finalement, il avait lentement ouvert la bouche.

« Je viens d’être invité par Lady Tiamat et je ne suis pas du Royaume des Chevaliers Dragons de Nothung, » déclara-t-il.

« Je le sais déjà, » répondis-je.

« Même si vous faites un contrat avec moi, je ne peux pas devenir un Chevalier-Dragon, » continua-t-il.

« Je ne suis pas non plus comme les autres dragons, » répliquai-je.

« En plus, je ne vous ai rien dit sur moi. Pas même mon véritable nom, » déclara Kazuma.

« Hein !? Kazuma Souya était un faux nom !? » m’écriai-je.

« Et j’ai déjà quatre fiancées dans mon pays, » annonça-t-il.

« Quatre !? » m’écriai-je encore une fois.

Mais même le Royaume des Chevaliers Dragons de Nothung avait permis la polygamie. Si le dragon était un partenaire qui accompagnait le chevalier dragon sur les champs de bataille, le chevalier avait besoin d’une autre partenaire pour rester et surveiller la maison. C’est pourquoi je n’avais aucun problème avec le fait qu’il avait d’autres fiancées, mais en avoir quatre n’était pas quelque chose qu’il pouvait faire sans être dans une très bonne position. C’était complètement différent de prendre une concubine après avoir déjà épousé sa femme officielle.

« Kazuma... Qui êtes-vous vraiment ? » avais-je exigé.

« Ça, je ne peux pas encore vous le dire. » Kazuma avait réussi à faire sortir ces mots. « Je ne suis pas non plus capable de décider du contrat tout seul. »

Est-ce que... je viens d’être rejetée ? Mon cœur s’était serré douloureusement alors que je le pensais, mais ensuite...

« Alors, reviendriez-vous dans mon pays avec moi ? » demanda Kazuma. « Je parie que vous pouvez aller assez vite sous cette forme de ryuu. J’aimerais revenir un peu au Royaume de Friedonia et demander l’avis de toutes mes fiancées sur ce sujet. De cette façon, nous finirons par retourner à la Chaîne de Montagnes de l’Étoile du Dragon, alors nous serons ici bien avant l’heure de la Cérémonie du Contrat. Est-ce que ça... serait un problème pour vous ? »

Kazuma avait l’air de s’excuser. J’avais secoué la tête et lui avais dit : « ... Non, ça me va. »

Si cela signifiait qu’il était possible que Kazuma forme bien un contrat avec moi. Je devais m’envoler jusqu’au Royaume, ou dans Empire ou n’importe où ailleurs. J’avais maintenant le pouvoir de le faire.

« Alors, où est-ce que je dois aller ? » avais-je demandé.

Avec un regard empli de soulagement, Kazuma avait répondu : « D’accord. Alors, à Parnam, la capitale du Royaume de Friedonia, s’il vous plaît ».

« Bien reçu. »

Et ainsi, j’avais nagé dans le ciel vers l’est.

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5 commentaires

  1. Merci pour le chapitre.
    Ze zuiz z'émue Naden "Nage" dans le ciel !!:)

  2. Je ne connaissais pas ces légendes sur les dragons asiatiques, merci du chapitre. Bon, va falloir agrandir encore la cérémonie de(s) mariage(s) !

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