Genjitsushugisha no Oukokukaizouki – Tome 6 – Chapitre 1 – Partie 2

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Chapitre 1 : Ce que vous obtenez du Rustre et du Ciseaux dépend de la façon dont vous les utilisez

Partie 2

Au moment où j’étais sorti du chariot, Carla était en plein milieu de son atterrissage. Ce n’était pas une descente verticale, elle arrivait ici avec un angle comme l’aurait fait un avion de passagers. Elle atterrissait probablement de cette façon pour s’assurer que personne ne voit sous sa robe.

« Maître ! Je reviens de mon excursion dans les montagnes, » annonça Carla, en replaçant sa jupe qui était un peu en désordre après avoir atterri. On aurait dit qu’elle s’était habituée à manipuler sa tenue de femme de ménage à minijupe.

Quand j’avais décidé que Carla m’accompagnerait, j’avais pensé que c’était aller un peu trop loin que de lui faire porter au cours du voyage l’uniforme de femme de chambre. J’avais prévu de la laisser porter l’armure qu’elle avait utilisée pendant la guerre, mais Serina, la femme de chambre en chef, avait dit : « Je pensais bien que cela pourrait arriver, alors j’ai préparé une tenue de femme de chambre appropriée pour voyager », et avec un air désinvolte, et elle avait remis la chose.

J’avais utilisé certains des matériaux qui étaient offerts en tant que cadeaux à la famille royale, et pour qui il n’y avait pas d’autre utilisation, afin d’améliorer mon Petit Musashibo, et on aurait dit que cette tenue de servante les utilisait également. Il s’agissait d’un produit supérieur : résistant aux lames, résistant aux flèches, résistant aux acides, résistant à la chaleur, difficile à tâcher et facile à laver.

... D’où vient la passion de notre femme de chambre et jusqu’où va-t-elle ? pensai-je.

Cela dit, j’avais félicité Carla pour son travail. « Bien joué. Alors, comment est-ce ? »

« Il n’y avait pas de créatures dangereuses devant nous... toutefois..., » déclara maladroitement Carla en regardant son dos ailé.

Je la regardai, me demandant ce qui se passait, quand je remarquai deux petits pieds qui dépassaient sous les aisselles de Carla. Carla se tourna vers l’autre côté, et je vis un petit garçon humain d’environ cinq ans accroché à son dos. Le garçon avait l’air effrayé, s’accrochant fermement là où il pouvait.

Carla semblait troublée. Elle déclara. « J’ai trouvé ce garçon seul et pleurant dans un endroit dégagé sur les montagnes, et comme je ne pouvais pas le laisser seul, je l’ai ramené. Il a l’air effrayé par quelque chose et il ne veut pas descendre, » Carla haussa les épaules comme pour dire qu’elle ne comprenait pas du tout la raison.

« N’a-t-il pas simplement peur parce que vous avez volé dans le ciel ? » demandai-je. On aurait dit qu’elle avait volé à une altitude assez élevée, alors le garçon s’était probablement accroché fermement afin de ne pas tomber.

Après que j’eus souligné ce point, les yeux de Carla s’ouvraient largement, démontrant qu’elle venait de réaliser la situation. « Ah ! V-Vous avez raison ! J’avais oublié que les humains ne savent pas voler. »

« Oh ! Franchement..., » déclarai-je.

Quand je l’avais regardée avec un regard indiquant que je n’étais pas très content, Carla avait ouvertement détourné ses yeux.

Kaede et Tomoe parlèrent doucement au garçon et elles réussirent ainsi à l’enlever du dos de Carla. Mais une fois qu’il était au sol et que la tension du vol avait disparu, le garçon avait commencé à pleurer.

Il venait probablement d’un village voisin et s’était perdu après avoir erré dans les montagnes. Nous avions un garçon qui ne connaissait pas son nom, qui ne savait pas où il habitait et qui continuait à pleurer.

Si j’avais été le chien de l’agent de police dans la chanson « Inu no Omawari-san », ce serait le moment où je commencerais à aboyer parce que je ne savais pas quoi faire, puis abandonnerais.

Le garçon semblait avoir été emmené loin par Carla. Il était toujours accroché à sa jambe. Carla avait paniqué quand je lui avais demandé : « Avons-nous le moindre indice pour chercher sa maison ? »

« Euh... Ah ! » cria Carla. « Maintenant que vous le mentionnez, j’ai vu un certain nombre d’hommes étranges dans les montagnes. »

« D’hommes étranges ? » répétai-je.

« Tout à fait, » répondit-elle. « Ils avaient l’apparence de sales bandits. Le fait qu’il y avait des gens comme ça dans la région était l’une des raisons pour lesquelles j’ai décidé de prendre cet enfant. »

« Bandits des montagnes ? » avais-je dit en réfléchissant. « Je n’ai pas entendu de rapport concernant des bandits apparaissant sur notre territoire... »

Quand je venais tout juste d’accéder au trône, il y avait encore eu des rapports occasionnels de voleurs et de bandits des montagnes. Cependant, avec le réseau de transport mis en place, permettant ainsi aux troupes de se déplacer rapidement dans le pays, j’avais cessé d’entendre des rapports de ces sortes de voleurs dans le pays. Dès lors, les seuls « voleurs » dont j’avais entendu parler étaient des aventuriers qui avaient pris ce nom comme titre pour leur rôle. Chaque fois qu’il y avait un rapport concernant un incident, il était immédiatement réprimé, et si un groupe armé était trouvé, les militaires étaient envoyés pour les surveiller ou, si nécessaire, les neutraliser.

C’est ainsi que de nombreux groupes de bandits avaient été vaincus ou avaient quitté le métier de leur plein gré. Certains de ces bandits étaient en vérité inoffensifs, et pour des gens comme ça... Ah !

« Hé, Carla ! Vous souvenez-vous des couleurs qu’ils portaient ? » demandai-je.

« Maintenant que vous me le demandez... ils portaient tous des plastrons assortis de couleur orange, » répondit Carla.

« Oui, comme je le pensais..., » dis-je en hochant la tête.

« Alors, avez-vous une idée de leur identité  ? » demanda Carla.

« Oh, j’ai même bien plus qu’une idée de ça..., » répondis-je.

J’étais celui qui avait formé leur organisation.

Après ça, nous avions voyagé pendant une période d’environ trente minutes. Après avoir amené le garçon au pied de la montagne où Carla avait dit qu’elle avait vu les hommes, les hommes en plastron orange étaient sortis en force pour nous saluer. Avant ça, j’avais envoyé Carla pour leur expliquer la situation.

Comme l’avait dit Carla, les hommes ressemblaient certainement à des bandits. Leur peau était bronzée et basanée, leur visage était couvert de cicatrices, et ils étaient bel et bien un groupe de rustres. Ils avaient l’air assez dangereux pour qu’Aisha et Hal se mettent sur leur garde pour la bataille à venir quand ils les virent (Tomoe et Kaede attendaient à l’intérieur du chariot couvert avec l’enfant), mais les hommes ne montrèrent aucun signe de soif de sang ou tension indiquant qu’ils voulaient la bagarre.

Un homme qui était plus grand que les autres s’avança. « Monsieur, est-ce vous qui l’avez ? On me dit que vous avez avec vous un enfant que nous cherchions. »

L’homme étendit les bras dans un geste exagéré, souriant.

« Tout à fait, » dis-je. « Un membre de notre groupe l’a pris quand elle l’a trouvé seul dans les montagnes. » Ce serait tout un problème après pour y faire face si nos identités venaient à être dévoilées, alors je lui avais expliqué poliment la situation. « Les parents du garçon sont-ils venus le chercher ? »

« Bien sûr, » répondit l’homme. « Hey, vous, les voyous ! Dépêchez-vous et amenez les parents du gamin ! »

L’un des hommes cria « Oui, chef ! » et s’était précipité vers l’arrière.

La façon dont ils avaient parlé était vraiment comme un chef bandit et l’un de ses acolytes.

Quelques minutes plus tard, une femme qui ressemblait à une aubergiste d’un village se fraya un chemin à travers les hommes pour se présenter devant nous. Cette femme, qui avait l’air confuse en marchant dans le groupe d’hommes, me regardait d’un air désespéré et larmoyant.

« M-Mon garcon... Est-ce que mon fils va bien ? Il a erré dans les montagnes tout seul, et je n’ai plus eu de ses nouvelles depuis ! » déclara-t-elle.

Alors c’était elle la mère du garçon. Elle devait être très inquiète.

« S’il vous plaît, calmez-vous, » dis-je. « Il ne semblait pas du tout blessé. »

J’avais demandé à Carla d’amener le garçon. Quand Carla l’avait sorti de la charrette, le petit garçon avait bondi d’un coup au moment où il avait vu la femme, sautant dans ses bras qui attendaient sa venue.

« Maaaammaannnnn! » cria-t-il.

La femme le tenait serré fermement. « Merci Déesse... Franchement, vilain garçon ! Tu m’as fait avoir une telle frayeur ! »

« J-Je su... is dés... olé, » déclara-t-il.

« Je suis vraiment... contente que tu sois en sécurité, » déclara la mère.

Le garçon et sa mère avaient été réunis et ils tenaient l’autre dans leurs bras.

Pendant que nous regardions ça du coin de l’œil, le gros homme m’avait parlé. « Monsieur, vous nous avez vraiment rendu un fier service. Nous nous étions séparés afin de chercher l’enfant, mais nous n’avons pas eu la chance de le trouver. Je n’étais pas sûr de ce que nous allions réussir avant qu’il ne soit trop tard. »

« Eh bien ! Comme je l’ai déjà dit, nous ne l’avons trouvé que par pur hasard, » déclarai-je.

« Encore une fois, je dois vous remercier, » déclara l’homme. « Je suis le chef de ce groupe. Mon nom est Gonzales. D’après votre apparence, êtes-vous un marchand ? »

« Tout à fait, » dis-je. « Je me nomme Kazuma Souya du Cerf d’Argent, » répondis-je.

Cela causerait des ennuis s’il en ressortait qu’il découvrait que j’étais le roi, alors j’utilisais l’alias que j’avais préparé.

Gonzales avait alors plissé les yeux, « Hm ? Monsieur... Nous sommes-nous déjà rencontrés avant aujourd’hui ? »

« Pensez-vous ça ? Il s’agit de la première fois que je viens ici..., » répondis-je.

« Ai-je imaginé ça ? J’ai l’impression de vous avoir vu quelque part..., » déclara Gonzales.

« Eh bien, j’espère alors que vous vous souviendrez de mon visage, » dis-je. « Nous apprécions votre organisation au Cerf d’Argent. »

« Gahaha! Vous n’êtes pas un marchand pour rien, hein ? » Gonzales ressemblait à ce genre d’homme, parce qu’il m’avait donné une forte tape dans le dos.

... Ça fait mal.

Après avoir agi ainsi, j’étais retourné auprès de mes compagnons.

Hal m’avait alors demandé. « Cela te dérangerait-il de nous expliquer la situation ? Pour commencer, qui sont ces hommes ? Ils ressemblent vraiment à des bandits. »

« Eh bien, c’est normal, vu que ce sont des bandits des montagnes, » répondis-je.

« Hein !? Que viens-tu de dire à l’instant !? » s’écria Hal.

« Hal, calme-toi ! » dis-je. « Tu sais, il y a beaucoup de sortes de bandits des montagnes qu’on peut trouver dans ce pays. »

Il y avait des bandits des montagnes qui avaient attaqué des marchands et des villageois, volé leurs biens, enlevé leurs femmes et leurs enfants, et même tué des individus. Eux, c’était clairement ceux que vous appelleriez des bandits malveillants.

Cependant, il y avait également ceux qui s’occupaient des routes de montagne, facturaient un péage pour les commerçants qui passaient par là, et les protégeaient en échange de cette somme. Il s’agissait donc de bandits relativement respectables.

Chaque fois qu’il y avait des rapports concernant le premier type, j’avais toujours envoyé des militaires pour les exterminer, mais un peu plus tard, je m’étais rendu compte que c’était une honte de perdre des gens aussi talentueux.

D’une certaine manière, ils restaient quand même des experts concernant les montagnes. Ils avaient souvent des racines dans la région, entretenant de bonnes relations avec les villages voisins, et ce serait un gaspillage de perdre leurs connaissances et leur expérience. Donc, voici ce que j’avais fait.

« J’ai embauché ces bandits de montagne et je les ai fait former des “équipes de secours en montagne”, » expliquai-je.

« Des équipes de secours en montagne !? » répéta Hal.

« Quand quelqu’un se perd dans les montagnes, comme ce qui s’est passé ici, ils le recherchent, » répondis-je. « Ils patrouillent également la montagne pour garder un œil sur les événements étranges qui pourraient survenir, et ils protègent les voyageurs sur les routes, comme ils le faisaient avant. Le pays paie leurs salaires. Ils chargent un tarif pour la protection sur les routes de montagne, mais l’argent qu’ils collectent va dans les coffres du royaume. Si on découvre qu’ils sont en train de ne pas respecter le règlement et qu’ils prennent pour eux, alors évidemment, on les traite comme des bandits des montagnes normaux. »

« Wôw ! Tu as vraiment organisé beaucoup de choses..., » déclara Hal, d’un ton impressionné, mais j’avais dû sourire avec ironie face à cette remarque.

« Eh bien ! Après tout, je suis le roi, » répondis-je.

« Oh, ouais ! Maintenant que tu le dis, je suppose que tu es..., des fois, je l’oublie, » avoua Hal.

« Oui, moi aussi, » déclarai-je avant que nous soyons deux à rire ensembles.

Après cela, nous avions dit au revoir à la mère, à l’enfant et à l’équipe de secours en montagne, et nous étions une fois de plus repartis sur la route.

Avec chaque réunion vient une autre séparation, et nous aurions très certainement d’autres réunions pour arriver à notre destination.

Quel genre de personnes pourrions-nous rencontrer lors de notre voyage ? J’étais impatient de le découvrir.

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5 commentaires

  1. Merci pour le chapitre et bonne continuation!

  2. Merci pour le chapitre.

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