Genjitsushugisha no Oukokukaizouki – Tome 5 – Histoire courte en prime 5

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Histoire courte en prime : Au coin de la rue pendant le Festival de l’Annonce du Printemps

Le dernier jour du 3e mois, 1547e année du Calendrier Continental

« Mamie, je suis ici pour apporter le printemps ! » s’écria un enfant.

« Comme c’est gentil d’être venu. Tiens, prends un bonbon. »

Cette journée ensoleillée était le jour du Festival de l’Annonce du Printemps.

Les enfants se déguisaient en fées et distribuaient des fleurs aux adultes, et les adultes leur donnaient de leur côté des bonbons. Les voix heureuses des enfants se faisaient entendre partout. Dans la ville de Parnam qui célébrait la fête, l’évêque Orthodoxe Lunaire Souji Lester était assis sur un balcon, buvant un verre de vin.

« C’est sûr que c’est paisible, » fit-il remarquer joyeusement. « Le vin a meilleur goût quand on peut le boire au milieu de la journée, entouré par les voix des enfants qui jouent. »

« Tu aimes boire à tout moment de la journée, et tu le sais, » déclara la femme assise en face de celui alors qu’elle portait une cagoule basse sur ses yeux. Il s’agissait de la haute elfe Mérula Merlin, qui avait accompagné Souji dans ce pays. « N’es-tu pas un évêque, Souji ? Est-ce normal que tu te soûles un jour de festival ? »

« Quand l’évêque est absent, le peuple joue. C’est mieux pour les croyants de ce pays si je ne suis pas motivé à agir sur les ordres de la patrie. Je dois être vraiment paresseux. »

« Tu peux rendre n’importe quoi inoffensif si tu l’exprimes correctement..., » répliqua Mérula.

Tandis que Mérula buvait une gorgée de son vin avec un regard exaspéré sur son beau visage, Souji riait de bon cœur.

« Alors, pourquoi n’irais-tu pas au festival ? Avec ton corps qui est presque sans courbe, je parie que tu pourrais leur demander de te donner des bonbons. »

« D’après toi, qui a le corps d’un enfant ? Je suis trop grande, donc ça ne marcherait pas ! » s’écria Mérula.

« Si tu avais aussi la taille d’un enfant, cet endroit ne te laisserait pas boire, » répliqua Souji.

Tout en apaisant une Mérula en colère, Souji regarda vers la rue.

Peut-être à cause de l’atmosphère festive, les gens qui allaient et venaient semblaient tous excités d’une manière ou d’une autre. C’était une scène paisible, mais combien d’entre eux étaient des adeptes de l’Orthodoxie Lunaire ? Dans l’État Pontifical Orthodoxe où ils étaient contraints par les enseignements de l’Église et attachaient une grande importance au maintien des apparences, le Festival de l’Annonce du Printemps n’avait jamais été un événement aussi important.

Franchement... Cela vous amène à vous demander lequel de nos pays est vraiment celui qui est béni par Dieu. Souji avait souri avec ironie lorsqu’il avait bu à son verre.

Puis il remarqua une paire d’individus qui se distinguait un peu de la foule s’approchant de l’autre côté de la rue.

« C’est sûr que c’est vivant, » déclara la jeune fille. « Oh, Hal, à quoi penses-tu que sert ce stand ? »

« Whoa, Kaede, ne tire pas si fort ! » s’écria l’homme.

Le jeune officier aux cheveux roux tape-à-l’œil était traîné par la main d’une fille bête à lunettes et aux oreilles de renard. Il s’agissait d’Halbert et de Kaede. Ces deux personnes s’étaient entraînées à bord du Hiryuu jusqu’à l’autre jour, mais ils étaient retournés dans la capitale royale pour leurs premières vacances prolongées depuis un certain temps.

Halbert se gratta la tête et soupira. « Honnêtement, c’est un jour de congé rare, alors j’aimerais que tu me laisses faire une pause. Je suis épuisé par des jours de dur entraînement, d’accord ? »

« C’est parce que c’est un jour de congé rare que nous devons l’utiliser au maximum, tu sais ? » demanda Kaede.

« Écoute, ça pourrait te convenir, puisque tu fais du travail mental..., » répliqua Halbert.

« Oh ? Hal, ne t’amuses-tu pas avec moi ? » demanda Kaede.

Quand Kaede lui avait demandé cela en levant les yeux vers lui, Halbert avait détourné les yeux.

« Je n’ai jamais dit ça..., » déclara Halbert.

« Eh bien, c’est bien, tu sais. Je suis toujours en train de te faire suivre des ordres sévères, alors je voulais m’assurer que tu t’amuses le plus possible aujourd’hui, tu sais, » déclara Kaede.

Kaede s’était enroulée autour du bras de Hal. Quand son adorable amie d’enfance se pressa si près de lui qu’il pouvait sentir la chaleur de son corps, Halbert n’était pas entièrement mécontent de la situation.

« ... Soupir. Si seulement tu pouvais être aussi mignonne pendant l’entraînement, » déclara Halbert.

« Heehee ! Alors veux-tu que je m’accroche aussi à toi comme ça à l’entraînement ? » demanda Kaede.

« Arrête ça. Les regards jaloux que je reçois des autres gars sont déjà assez mauvais comme ça, » déclara Halbert.

Halbert était souvent avec Kaede, qui était devenue l’idole de la Défense nationale, et il était donc confronté quotidiennement aux regards jaloux des autres hommes. Ils se connaissaient parce que leurs familles étaient proches, et Halbert et Kaede pensaient tous les deux qu’il était temps qu’ils se fiancent, mais Halbert avait mal au ventre quand il pensait à l’annoncer.

« Les dratroopers qui servent sous mes ordres me taquinent aussi toujours à ce sujet. C’est un vrai problème, » déclara Halbert.

« Heehee, ça montre à quel point tu as de la chance, tu sais, » dit Kaede en s’amusant.

Halbert ne pouvait rien dire en réponse.

Souji, qui avait écouté l’une de leurs conversations, sourit ironiquement. Hé, mec, vu comment les choses se passent, elle va tellement te chambouler à l’avenir.

Souji avait bu le reste de son verre.

Mais même le roi est tellement reconnaissant envers ses fiancées qu’il doit passer son jour de congé à leur faire la cour. Peut-être que les femmes qui ont le dessus dans les mariages ici sont typiques de ce pays. Franchement, je ne voudrais pas que ça m’arrive à moi.

Pendant que Souji plaignait Halbert, Mérula le regardait avec mépris. « Qu’est-ce qui te fait sourire ? »

« Hm ? Oh, pas grand-chose. Je pensais que la vie de célibataire est facile et agréable, c’est tout. »

Puis Souji s’était versé un autre verre.

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5 commentaires

  1. Merci pour le chapitre.

  2. Merci pour le chapitre !

  3. Parfait pour Halloween, bien que chez moi, la météo a calfeutré les amateurs de bonbons...

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