Genjitsushugisha no Oukokukaizouki – Tome 5 – Intermission 3

Bannière de Genjitsushugisha no Oukokukaizouki ☆☆☆

Intermission 3 : Rencontre hasardeuse dans le nord

L’Union des Nations de l’Est, située au nord de Friedonia, était une agrégation de petits et moyens États. Il s’agissait de terre qui avait déjà été remplie avec de nombreux petits et moyens États, s’alliant parfois avec les autres, et d’autres fois, se faisant la guerre, l’un contre l’autre. Il s’était agi d’une terre désunie pendant très longtemps. Cependant, lorsque le Domaine du Seigneur-Démon était apparu il y a plus de dix ans et que la menace qu’il représentait commençait à peser sur eux, les États s’étaient unis pour former l’Union des Nations de l’Est.

Chaque pays de l’Union se dirigeait lui-même, mais chaque pays était également appelé à fournir des soldats proportionnellement à sa force nationale. Dans le cas des petits États, ils devaient fournir un dixième de leurs soldats et, dans le cas des États de taille moyenne, trois dixièmes. Avec les soldats qu’ils avaient ainsi fournis, une force armée qui avait transcendé les frontières entre les nations, les Forces Unies des Nations de l’Est (ou les Forces Unies), avait été formée. Si un autre pays ou le Domaine du Seigneur-Démon tentait d’envahir l’un des pays de l’Union, les Forces Unies seraient envoyées pour les combattre.

À la limite nord-ouest de l’Union, à la frontière du Domaine du Seigneur-Démon et du royaume des chevaliers-dragons Nothung, se trouvait le Royaume de Lastania.

Ce pays était une petite monarchie avec une population totale d’environ vingt mille âmes. C’était un pays si petit qu’il avait l’impression de pouvoir s’envoler dans le vent, et il était situé à côté du Royaume des Chevaliers Dragons Nothung et du Domaine du Seigneur-Démon, alors les gens devaient trembler de peur, attendant les flammes de la guerre qui pouvaient survenir à tout moment. Ou alors vous pourriez penser ça. Cependant, la situation réelle était légèrement différente.

C’était vrai qu’ils avaient des incertitudes quand il s’agissait du Domaine du Seigneur-Démon, mais être à la limite du Royaume des Chevaliers Dragons était en fait rassurant pour eux. Bien que Lastania ait appartenu à l’Union des Nations de l’Est, ils avaient une alliance de longue date avec le Royaume des Chevaliers Dragons. Ayant conclu des contrats avec les dragons de la Chaîne de Montagnes de l’Étoile du Dragon, et possédant de puissants chevaliers-dragons, le Royaume des Chevaliers Dragons Nothung était une puissance qui pouvait résister à l’Empire Gran Chaos dans une guerre purement défensive. Cependant, ils n’avaient jamais utilisé cette puissance pour essayer d’étendre leurs frontières. Cela avait à voir avec leur contrat avec la Chaîne de Montagnes de l’Étoile du Dragon.

Les dragons deviendront les partenaires des chevaliers, allant sur les champs de bataille avec eux.

Les chevaliers accueilleront les dragons comme partenaires et les aideront à produire une progéniture.

Cependant, si les chevaliers utilisent la puissance des dragons afin de satisfaire leur propre cupidité, ce contrat serait annulé.

Il s’agissait du contrat entre Nothung et la Chaîne de Montagnes de l’Étoile du Dragon.

En d’autres termes, en échange de l’emprunt de la puissance du dragon, ils prendraient les dragons comme femmes et auraient des enfants avec eux. Ce contrat avait été rendu possible, car les dragons de la Chaîne de Montagnes de l’Étoile du Dragon avaient pu prendre une forme humaine. Ainsi, s’ils utilisaient la puissance des dragons pour leurs propres désirs égoïstes et tentaient d’envahir un autre pays, le contrat serait brisé et le Royaume des Chevaliers Dragons perdrait ses liens avec la Chaîne de Montagnes de l’Étoile du Dragon. Pour cette raison, le Royaume des Chevaliers Dragons était un pays avec une politique de défense non agressive. Ce pays ne s’était pas impliqué dans l’invasion par l’Empire du Domaine du Seigneur-Démon.

Le fait d’avoir un allié à proximité était un élément contribuant à la tranquillité d’esprit du Royaume de Lastania. Même si le Domaine du Seigneur-Démon les attaquait, leur territoire était petit, alors les Chevaliers Dragons les défendaient en se défendant eux-mêmes. C’est peut-être la raison pourquoi, dans le Royaume de Lastania, le roi et beaucoup d’habitants avaient des personnalités insouciantes.

C’était dangereux de partager une frontière avec un voisin ambitieux, alors le Royaume des Chevaliers Dragons avait accueilli. Du point de vue de l’Union des Nations de l’Est, Lastania fonctionnait comme une porte diplomatique avec le Royaume des Chevaliers Dragons, donc ils l’avaient permis.

Maintenant, dans le manoir royal de Lasta, la ville centrale du Royaume de Lastania, il y avait un homme se prosternant devant le roi Lastania.

En passant, le manoir royal était là où le roi de ce pays vivait. Il n’y avait pas de grands châteaux dans un petit pays comme celui-ci, de sorte que le roi vivait dans une résidence impressionnante appelée le manoir royal à l’intérieur des murs de la ville.

Celui qui était agenouillé dans la salle d’audience du manoir royal était un homme basané qui semblait avoir une trentaine d’années. Son visage était peint, et il ressemblait un peu à un Amérindien.

« Vous... dites que vous voulez rejoindre mon armée ? » le bon roi Lastania lui avait adressé la parole depuis son trône.

L’homme avait répondu, se prosternant toujours devant le roi. « Tout à fait, Sire. Je suis Jirukoma. Je suis venu à la tête des guerriers des peuples du nord. »

« Sire Jirukoma, s’il vous plaît, relevez la tête, » déclara le bon roi.

Quand Jirukoma leva les yeux, il put voir que le roi Lastania avait un bon visage. La reine également aimable se tenait à côté de lui, et une princesse charmante et mince était également toute souriante.

Le roi Lastania regarda Jirukoma avec des yeux doux. « Je vous accueillerai avec joie. Nous sommes dans un petit pays, donc nous n’avons que très peu de soldats ici. Il y en a si peu que les habitants sont forcés de prendre eux-mêmes les armes en cas d’invasion. Les hommes du nord sont renommés pour leur bravoure. Même si ce n’est que jusqu’à ce que vous puissiez retourner dans votre pays, nous serions très heureux d’avoir votre aide. »

« Merci, Sire, » déclara Jirukoma en baissant la tête. « Si vous nous laissez rester dans votre pays, j’ai l’intention de vous rembourser en combattant en votre nom alors que nous attendrons le jour où nous pourrons retourner dans nos pays d’origine. »

Ce jour-là, Jirukoma, qui avait quitté son poste de chef des réfugiés du Royaume de Friedonia pour rejoindre sa sœur Komain, était arrivé au Royaume de Lastania à la tête de ces réfugiés extrémistes qui avaient un sens particulièrement exacerbé de loyauté envers leurs anciens pays. Répondant à l’appel du Royaume de Lastania pour des troupes, ils étaient venus ici pour attendre le jour où ils pourraient retourner dans leurs pays d’origine.

Le roi Lastania se leva et se dirigea vers Jirukoma, plaçant une main sur son épaule. « D’accord. Il s’agit d’un pays qui n’a rien à offrir, mais jusqu’au jour où votre souhait se réalisera, je serais heureux si vous pouviez le voir comme votre résidence secondaire. Je vais vous présenter demain à l’homme qui sera votre commandant. Vous pouvez vous reposer pour aujourd’hui. »

« D’accord, Sire, » Jirukoma se prosterna.

Du point de vue de Jirukoma, le roi Lastania ne lui avait pas donné le sentiment de stabilité que Souma avait, mais il l’avait trouvé gentil et magnanime. Dans tous les cas, il ne semblait pas être le type de personne qui aurait abusé des réfugiés ou les aurait fait travailler à mort.

Soulagé par ce fait, Jirukoma avait conclu son audience avec le roi Lastania.

Son audience avec le roi terminée, Jirukoma marchait dans les couloirs du manoir royal quand il avait vu quelqu’un debout à côté d’un pilier. La personne, qui portait un capuchon blanc placé bas sur ses yeux, était appuyée contre le pilier avec ses bras croisés. Même avec sa capuche, et malgré sa carrure élancée, il était évident qu’il était un homme.

Quand Jirukoma avait essayé de passer devant l’homme, l’homme lui avait parlé. « Seriez-vous celui qui a conduit les réfugiés ici ? »

Jirukoma fronça les sourcils. « Oui, c’est bien moi... Puis-je vous aider ? »

Le roi avait semblé être un homme gentil, mais peut-être que ses fidèles ne l’étaient pas. Est-ce que l’un de ces serviteurs, qui ne tenait pas tellement aux réfugiés qui se joignaient à eux, venait le remettre à sa place ? Alors que Jirukoma y pensait, l’homme, sentant peut-être la méfiance de Jirukoma, laissa tomber le ton interrogatif.

« Oh, pardonne-moi. C’est simplement que je voulais demander quelque chose. J’ai entendu dire que votre peuple venait d’Elfrieden. Ou est-ce Friedonia maintenant ? Est-ce exact ? » demanda l’homme.

« ... Tout à fait, » répondit Jirukoma. « Je viens bien de là. »

L’homme semblait franc, et Jirukoma lui répondit honnêtement. Il semblerait que l’homme avait quelques préoccupations concernant le Royaume de Friedonia.

Qui était-il au juste ? Alors que Jirukoma commençait à se méfier de lui, l’homme encapuchonné laissa échapper un rire qui semblait être à moitié moqueur.

« Pourtant, vous êtes vous-même un étranger, » déclara l’homme. « Ce pays, le Royaume de Friedonia... Même si je déteste devoir l’admettre, ils sont stables maintenant, n’est-ce pas ? Vous avez eu la chance de pouvoir vous réfugier là-bas, mais maintenant vous revenez dans un petit pays en première ligne pour vous enrôler. Je ne peux pas vous comprendre. »

« ... Vous ne parlez pas comme un homme de ce pays, » déclara Jirukoma.

« Je suis un général en visite, » répondit l’homme. « Je peux dire ce que je pense parce que je ne suis pas d’ici. »

Même si Jirukoma pensait avoir été attrapé par une personne désagréable, l’homme avait répondu à sa question.

« C’est vrai, le roi Souma nous a offert une voie où, en échange de notre renoncement sur le long terme à notre retour chez nous, nous pourrions devenir des habitants du Royaume de Friedonia, » déclara Jirukoma. « Cependant, tous les réfugiés ne peuvent pas accepter cette politique. Il y avait ceux qui ne pouvaient absolument pas renoncer à rentrer dans leur ancienne nation. Si ces personnes étaient restées dans le royaume, ils se seraient mis en travers de ceux qui essayaient d’obtenir la paix en devenant citoyens du royaume. Voilà pourquoi je les conduis afin de revenir au nord. »

« Je cherche encore à comprendre pourquoi vous abandonneriez une garantie de paix, mais... dans ce cas, pourquoi avez-vous choisi ce pays ? » demanda l’homme. « C’est un petit pays. Si vous deviez demander si le salaire est bon, alors je ne peux pas dire qu’il l’est. D’ailleurs, aussi doux que soit le roi Lastania, il manque d’ambition. C’est un homme médiocre qui me rappelle l’ancien roi d’Elfrieden. Même si vous attendez dans ce pays, le jour où vous pourrez attaquer le Domaine du Seigneur-Démon ne viendra jamais. »

« Aucun pays n’a la puissance d’envahir le Domaine du Seigneur-Démon, » déclara Jirukoma. « Peu importe où nous serions allés, nous serions seulement gardés comme défenseurs jetables. Sachant cela, nous avons choisi l’endroit le plus proche de notre patrie. »

« Patrie... Votre patrie, hmm, » quand il avait entendu le mot, l’homme encapuchonné avait croisé les bras et avait gémi. « Est-ce... quelque chose qui vaut la peine d’abandonner la paix pour se battre ? »

« Hm ? Que demandez-vous ? » demanda Jirukoma. « Vous devez sûrement avoir une patrie, n’est-ce pas ? »

« J’en avais une... non, je l’ai toujours, d’une manière... mais je suis un homme qui a été mis de côté par sa patrie, » déclara l’homme avec impartialité.

Il n’y avait aucune trace de tristesse en lui, mais Jirukoma pouvait ressentir un certain désarroi et une certaine hésitation. Après ça, l’homme commença à marmonner, comme s’il était plongé dans ses pensées.

« Je sais que nous nous sommes battus pour le peuple. Pourtant, pourquoi... ? Pourquoi la volonté du peuple s’est-elle détournée de nous ? Non, n’est-ce pas ça ? » Il commença alors à se parler à lui-même à haute voix. « Notre guerre n’était-elle pas la volonté du peuple ? Mais nous poursuivions les objectifs de notre patrie. Non... Peut-être que ces objectifs étaient faux ? Qu’est-ce que les personnes voulaient vraiment ? Qu’est-ce qu’ils désiraient vraiment de mon père et de moi ? Est-ce parce que je n’ai pas compris que nous... que j’ai été vaincu... ? »

Jirukoma n’avait aucune idée de ce dont il parlait, mais il pouvait voir que l’homme était engagé dans un processus d’auto-interrogation pour essayer de trouver une réponse. « Vous semblez terriblement secoué. Avez-vous une petite confiance en vous ? »

« ... Confiance ? La mienne a été brisée il y a longtemps, » dit l’homme avec un rire moqueur. « Il y avait un moment où je débordais de confiance. Cependant, quand j’ai été forcé de quitter mon pays, cette confiance a été brisée en petits morceaux. Les choses que je pensais avoir faites pour mon pays n’ont rien fait pour mon pays, et j’ai été trahi par ceux que j’aimais et que je pensais qu’ils aimaient. À l’époque, j’en ai voulu à ces traîtres... et ma patrie. Cependant, comme je me suis interrogé encore et encore, j’ai trouvé que je ne savais plus rien. Les choses que j'avais crues justes sont-elles vraiment justes ? En y réfléchissant, j’ai constaté que je ne pouvais plus croire en moi. Qu’est-ce qu’un pays ? Qu’est-ce qu’un souverain ? Le souverain n’est-il pas la volonté de l’État ? Qui sont les habitants ? Quelle est leur volonté ? Le peuple et leur volonté sont-ils deux choses différentes ? Pourquoi y avait-il un décalage entre le trône et la volonté du peuple ? »

Puis, regardant l’homme se questionnant à plusieurs reprises, Jirukoma sentait que cet homme était un chercheur de vérité. Celui qui avait perdu son chemin, et avait continué à chercher le chemin. Cependant, à partir des mots qu’il avait prononcés, il pouvait dire qu’il ne cherchait pas n’importe quel chemin. Cet homme cherchait en pensant aux « rois » et au « peuple »... Peut-être avait-il déjà été haut placé.

« Qui... êtes-vous ? » demanda Jirukoma.

L’homme avait alors retiré son capuchon avant de dire. « Je suis Julius Amidonia. Bien que ce nom de famille n’a plus de sens maintenant. Je suis l’homme fou qui a été vaincu par le roi Souma de Friedonia et dont sa petite sœur lui a volé son pays. »

☆☆☆

Si vous avez trouvé une faute d’orthographe, informez-nous en sélectionnant le texte en question et en appuyant sur Ctrl + Entrée s’il vous plaît. Il est conseillé de se connecter sur un compte avant de le faire.

6 commentaires

  1. C'est pas le 3-6 normalement ?

  2. kurokagespirit

    Merci pour le chapitre.

  3. Merci pour le chapitre.

Laisser un commentaire