Genjitsushugisha no Oukokukaizouki – Tome 4 – Chapitre 2 – Partie 5

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Chapitre 2 : Une histoire concernant l’utilisation de crevettes comme appât pour attraper une dorade, mais au lieu attrape un requin

Partie 5

« Ce n’est pas du jeu ! Ce n’est pas juste ! Ça allait être la surprise de toute une vie ! Pourquoi devez-vous venir ici et comprendre ce qui allait arriver ? » s’exclama la voix d’une fille.

Le textile en mouvement s’était lentement déployé et avait exposé une fille qui aurait l’âge pour aller quelque part entre le collège et le lycée. Ses longs cheveux étaient attachés en une double queue de cheval, et elle avait de jolis traits réguliers et de petits yeux vifs. Voici le genre de fille qu’elle était.

La jeune fille posa sa main droite sur sa nuque, et sa main gauche sur sa hanche, se secouant un peu pendant qu’elle posait comme un mannequin. « Bienvenue ou non, la voici, dun-da-da-dun ! Il s’agit de Roroa ! » Puis elle avait affiché un sourire coquet et avait essayé d’agir de manière sexy.

Elle était légèrement plus petite que Liscia, et son corps avait un manque flagrant de courbes, alors elle ressemblait à une petite fille essayant trop fort de ressembler à une adulte. Mais, eh bien, c’était mignon à sa manière, comme un petit animal, et... attendez. Roroa n’était-elle pas le prénom de la petite sœur de Julius ?

Alors que je regardais avec étonnement face à la soudaineté de tout cela, Roroa s’était mise en colère. « Ah, vous n’êtes pas drôle, Monsieur Souma. »

« Monsieur Souma !? » criai-je. Je n’ai jamais été appelé Monsieur Souma avant aujourd’hui... Attendez, ce n’est pas ça ! Hein !? Quoi !?

Gaius et Julius avaient tous les deux été des gens effrayants qui avaient déclenché une sérieuse soif de sang, alors pourquoi cette fille était-elle si amicale ? La famille princière d’Amidonia n’était-elle pas censée haïr la famille royale d’Elfrieden ?

Alors que je n’étais toujours pas revenu à la réalité, Roroa avait commencé à me frapper à l’épaule. « Pourtant, je ne peux pas dire que j’approuve vraiment le fait que vous gâchiez la surprise. Vous savez, je me suis retrouvée ici pendant un peu moins d’une heure à attendre ? Oui, il faisait bien plus chaud dedans que je ne l’aurais imaginé. »

Eh bien ! Oui, si vous étiez enveloppé dans de la laine, ce serait logique...

« Alors, comment l’avez-vous compris ? » demanda-t-elle. « Vous savez, j’étais assez sûre que vous ne le découvrirez pas ! »

« Eh bien ! Il y a une femme dans le monde d’où je viens qui a fait quelque chose de similaire, » répondis-je.

« Argg, mon tour a chevauché celui de quelqu’un d’autre, hein !? » cria-t-elle. « Quelle gaffe ! »

« Bien que cette personne était apparemment nue quand elle l’avait fait, » dis-je. (Les opinions varient à ce sujet.)

« Qu’est-ce qu’il y a chez cette femme ? » cria Roroa. « N’était-elle pas un peu perverse ? »

J’avais haussé les épaules. « On a dit qu’elle était si grande que si son nez avait été plus court, la face du monde aurait été changée. » (* Les opinions varient ici aussi.)

J’avais alors regardé Roroa qui serrait sa poitrine plutôt maigre comme pour la cacher. Elle laissa échapper un soupir.

En passant, Roroa était vêtue. Si elle avait été nue, nous n’aurions pas pu avoir une conversation détendue comme ça. Car après tout, mes deux fiancées étaient juste derrière moi, en train de regarder ça.

« Hmm... Cela vous dérange-t-il si je vous appelle Roroa ? » demandai-je. « Êtes-vous bien la princesse d’Amidonia ? »

« Vous avez raison, » répondit-elle. « Ces caractéristiques épurées, ce charme et cet esprit, oh, oui, la beauté à couper le souffle d’Amidonia, Roroa, c’est moi. »

« Oh, bon sang... Je ne sais même pas par où commencer à chercher des trous (failles) dans cette..., » dis-je.

« “Chercher des trous”, hein !? », demanda-t-elle. « Lequel de mes trous prévoyiez-vous de fourrer ? ... je rougis. »

« Vous ne devez pas dire “je rougis” ! Et aussi, sortez ces cochonneries de votre tête... ! » criai-je.

« En aucune façon ! Vous et moi, nous venons de nous rencontrer, n’est-ce pas ? Alors, commençons à agir en tant que mari et femme, d’accord ? » déclara-t-elle.

« Vous avez déjà atteint la destination finale là ! » criai-je. « Ne sommes-nous pas censés commencer par devenir amis !? »

« Vous deux... Pourquoi vous entendez-vous si bien lorsque vous vous rencontrez pour la première fois ? » demanda Liscia.

Pendant que je jouais avec diligence à l’homme hétérosexuel dans l’acte comique de Roroa, Liscia m’avait fait un regard froid.

Whoa! Maintenant qu’elle l’avait mentionné, elle avait raison !

Roroa caqueta. « Vous êtes bon là-dedans, Monsieur Souma. Vous faites un bon homme hétéro. »

« Pourquoi êtes-vous si facile à vivre ? » demandai-je. « Êtes-vous vraiment une princesse Amidonienne ? »

« Bien sûr que je suis. Si vous aimez, je peux faire une salutation formelle et tout le tintouin, » après avoir dit ça, Roroa laissa tomber son sourire ridicule et elle avait fait une révérence respectueuse. « Je suis Roroa Amidonia, fille de Gaius VIII, de l’ancienne Principauté d’Amidonia. »

Quand elle avait agi de cette façon, elle avait mystérieusement commencé à ressembler à une princesse.

« ... Et qu’est-ce que la princesse Roroa fait exactement ici ? » demandai-je.

« Ohh. J’ai une bonne raison pour ça, » répondit-elle.

« Oh. Êtes-vous déjà revenu à parler avec désinvolture !? » demandai-je.

« Ça ne sert à rien de devoir se préoccuper de ça. Je veux dire par là, qu’après tout..., » commença Roroa.

Avec son meilleur sourire présent sur son visage, elle avait laissé tomber la plus grande bombe de la journée.

« Après tout, je suis venue ici pour que vous puissiez me mettre la bague au doigt, » continua-t-elle.

« Attendez ! » cria Liscia.

Alors que mon cerveau était encore gelé, traitant la soudaine déclaration de Roroa qu’elle allait être ma fiancée, une Liscia énervée courut jusqu’à Roroa.

« Vous êtes une princesse d’Amidonia, n’est-ce pas ? Mais, qu’est-ce que vous racontez là ? » demanda Liscia.

« Je fais juste ce que vous avez fait, Grande Sœur, » répondit Roroa.

« Grande Sœur ?! » s’exclama Liscia.

Roroa était calme face à Liscia. « Grande Sœur, vous êtes une princesse d’Elfrieden, n’est-ce pas ? Quand vous avez accepté d’épouser Monsieur Souma, c’était simplement pour lui donner une juste cause afin de gouverner le royaume, n’est-ce pas ? »

« Comment saviez-vous ça !? » s’écria Liscia.

Il était naturel que Liscia soit surprise. Roroa avait une compréhension précise de ce que notre situation était.

« Ne jamais sous-estimer le réseau d’information des marchands, » déclara Roroa. « Eh bien ! De toute façon, c’est pareil pour moi. Si je me marie dans le royaume et amène mon pays avec moi, Monsieur Souma gagnera la Principauté d’Amidonia, et une juste cause pour la gouverner. En fusionnant avec le royaume, les réparations que la principauté devait payer seront effacées, et en étant intégrées dans le royaume, nous pourrons aussi recevoir un soutien alimentaire. Ne pensez-vous pas que c’est un mariage qui profite à tous les deux ? »

Avec son raisonnement, Roroa soulignait comment cela serait bénéfique aux deux parties. Mais Liscia semblait seulement être encore plus réticente après ça. « C’est... Je veux dire... c’est vrai que nos fiançailles étaient au début un arrangement au bénéfice du pays. Mais, maintenant, je veux sincèrement soutenir Souma. Je ressens même une grande affection pour lui. Aisha, Juna et moi-même, nous avons toutes choisi d’être aux côtés de Souma de notre plein gré ! » Elle avait pratiquement crié une confession de son amour à la fin.

J’avais été surpris. Il y avait cette fille qui pensait si fortement à moi. En l’entendant parler avec passion, je sentais mes joues brûler.

Les joues de Roroa devinrent un peu rouges face à la déclaration de Liscia, mais elle se mit aussi à ricaner. « Ahh ! Mais dans ce cas, il n’y a pas de problème avec ça. Je suis moi-même également assez friande de Monsieur Souma. »

Quand elle l’avait dit si clairement, c’était au tour de Liscia d’être abasourdie. « Vous l’aimez bien... ? Mais c’est la première fois que vous vous rencontrez, n’est-ce pas ? »

« J’ai déjà vu son visage, » déclara Roroa. « Quand j’étais cachée, il était présent lors du programme de musique. C’est sûr que c’était une nouvelle façon révolutionnaire de l’utiliser. Je peux également penser à plus d’applications. Selon la façon dont il est utilisé, vous pourriez faire une véritable fortune avec ça. » Roroa claqua joyeusement les doigts. « Je sais ! Les familles royales et princières ont un système de mandats royaux de nomination, ouais ? C’est un système où les cadeaux de haute qualité que nous recevons acquièrent notre approbation officielle. C’est une garantie de la qualité du produit, mais c’est aussi une publicité qu’il y a quelque chose d’assez bon pour que ça vaille la peine d’être garanti. Alors, que diriez-vous d’allouer à ces personnes une petite quantité de temps sur les émissions du Joyau de Diffusion de la Voix où, pour une certaine somme, vous montrerez des publicités pour les produits de ces personnes là ? S’il y a une grande entreprise qui cherche à faire de la publicité pour elle-même et son produit, ne pensez-vous pas qu’ils paieraient bien pour ça ? »

« Je vois, » dis-je. « Afficher des publicités, hein... J’avais oublié cela... »

Parce que le Joyau de Diffusion de la Voix était actuellement utilisé comme diffuseur public, je n’avais pas envisagé l’idée de diffuser des publicités. De toute façon, je n’avais jamais pensé que cela arriverait à quiconque dans un monde sans télévision de vouloir sponsoriser des publicités dessus. Mais, comme le disait Roroa, il y avait des marchands qui s’annonçaient comme des pourvoyeurs de la famille royale. Si nous mettions en place un endroit pour eux de faire de la publicité, des financements pourraient commencer à nous être versés. Si cela couvrait les coûts de production des programmes, cela signifierait beaucoup plus de largeurs dans le budget national.

Pendant que je pensais ça, Roroa posa ses mains sur ses hanches et sourit. « Vous savez, je pense que vous pouvez rapprocher le royaume et la principauté et nous conduire dans une ère plus prospère. D’ailleurs, si je suis avec vous, je me dis que je serai probablement capable de voir des choses plus amusantes comme ça, et j’ai toujours pensé que si je dois épouser quelqu’un, ça serait mieux qu’il soit quelqu’un d’intéressant. »

« ... Je comprends vos pensées, mais... êtes-vous d’accord avec ça, Roroa ? » J’avais regardé Roroa droit dans les yeux alors que je lui avais demandé ça. « Vous rendez-vous compte que... Je suis... l’homme qui a tué votre père, Gaius VIII. »

Au moment où j’avais dit cela, une vague de tension avait traversé les personnes du côté du royaume.

Le père de Roroa, Gaius VIII, était tombé au combat contre le royaume, et j’étais celui qui avait dirigé cette force. En d’autres termes, pour cette fille, j’étais le tueur de son père.

Roroa haussa les épaules, apparemment indifférente. « Eh bien, si vous voulez dire ça, moi, je suis allé chasser mon propre frère hors de ce pays. J’ai utilisé mes liens avec les marchands pour mettre en place des révoltes simultanées et partout. »

« Quoi !? Alors, c’était vous !? » m’écriai-je.

Les seules émeutes que le royaume avait suscitées étaient celles autour de Van.

Nous n’étions pas du tout impliqués dans les révoltes des vassaux ou les soulèvements populaires qui avaient éclaté ailleurs, mais qui aurait cru qu’elle était derrière tout cela... ?

Quelle fille !

Alors que j’essayais toujours de traiter cela, Roroa avait agité sa main. « Vous n’avez pas besoin de vous sentir mal pour ce qui est arrivé avec mon vieux père. Ou préférez-vous que je vous crie dessus telle une vengeresse. “Comment osez-vous avoir tué mon père !” Alors voulez-vous me forcer à me soumettre à vous, et me faire dire, “Je ne peux pas croire que je vais devoir porter l’enfant de l’assassin de mon père.” ? »

« Je n’ai pas ce genre de penchant fétiche et sadique ! » criai-je.

« Souma, » murmura Liscia, l’air troublé. « C’est un peu trop... »

« Liscia, pourquoi agissez-vous d’une manière un peu effrayante ? » demandai-je. « C’est simplement quelque chose que Roroa est venue à en parler par elle-même, d’accord ? »

Ah, je ne savais pas quoi dire. Et peut-être parce que je haussais ma voix beaucoup plus que je n’en avais l’habitude, je commençais à avoir des vertiges. Ce faux accent du Kansai de cette fille m’avait totalement fait obéir au doigt et à l’œil.

J’avais alors soupiré. « Écoutez, Roroa... »

« Quoi ? » demanda-t-elle.

« Vous ne m’en tenez donc pas rigueur ? » demandai-je. « Même pas un petit peu ? »

« ... Eh bien ! Quand vous le dites comme ça, ce n’est pas comme si je ne ressentais absolument rien à ce sujet, » Roroa croisa les bras devant sa poitrine et ferma les yeux. « Même avec la façon dont il était, il restait quand même mon vieux père. Mais n’a-t-il pas également essayé de vous tuer ? Sur le champ de bataille, c’est tuer ou être tué. Il n’y a donc pas grand-chose à faire à ce sujet. On dirait que vous nous avez restitué ses restes en bonne et due forme, donc vous n’entendrez aucune plainte de ma part. »

J’étais resté silencieux.

« Eh bien... ! Cela signifie simplement que nous nous sommes assez mal entendus en tant que père et fille, et que je peux en rester là, » Roroa avait l’air un peu seule. « Mon vieux père et mon frère étaient tellement obsédés par la vengeance envers le royaume qu’ils ne pouvaient rien voir d’autre. Amidonia est un pays pauvre. Nous avons de précieuses ressources minérales... mais c’est tout. Notre taux d’autosuffisance alimentaire est faible. Ce n’est pas la maison royale d’Elfrieden ou les habitants du royaume qui font souffrir mon peuple en ce moment. C’est la faim et la pauvreté. Ce dont nous avions vraiment besoin, c’était des emplois et de la nourriture. C’est ce que pensait Colbert, les bureaucrates et moi quand nous avons désespérément travaillé pour rassembler de l’argent. Mais, mon vieux père et les siens, ils allaient immédiatement tout mettre dans l’armée. »

Quand Roroa avait parlé de cela, ses yeux étaient devenus glaciaux. L’enjouement d’avant avait disparu, et sa voix était remplie de déception concernant sa famille ainsi qu’un sentiment de résignation.

« S’ils l’avaient bien utilisé, les personnes affamées, les filles forcées de se vendre ou de se prostituer par elles-mêmes, les enfants vendus afin d’avoir moins de bouches à nourrir, nous aurions pu réduire tout ça, » dit-elle. « Le fait d’attiser la haine contre le royaume et l’utiliser pour contrer la dissidence, ce n’est pas une chose saine à faire. Il est sûr de finalement s’effondrer à un moment ou à un autre. Mais, malgré ça... mon vieux père ne m’a pas écouté quand j’ai essayé de le faire aller dans le droit chemin. Je me demande quand c’était, quand... j’ai vraiment cessé de les voir comme ma famille... »

« Roroa..., » dis-je doucement.

Roroa secoua la tête, puis elle se ressaisit. Après ça, elle se mit à sourire. « Pour moi, les seuls membres de ma famille sont Grand-père Herman, et Monsieur Colbert, qui est comme un grand frère pour moi, et tous les gentils hommes et femmes qui vivent dans les marchés de la principauté. Ce n’est pas une famille avec qui je suis lié par le sang, mais je veux protéger et dont je me soucie. »

Une famille dont elle se souciait et qui n’était pas liée à elle par le sang, hein...

Pendant les pourparlers d’après-guerre, Julius avait renoncé à Roroa parce qu’elle était peut-être devenue une ennemie politique. Et maintenant, Roroa avait aussi tourné le dos à Julius.

Même s’ils étaient à égalité, pourquoi me sentais-je plus proche de Roroa ? C’était probablement parce que, contrairement à Julius, Roroa comprenait l’importance de la famille.

« Je voudrais vous demander une chose de plus, » dis-je. « L’autre jour, il y a eu des émeutes dans le nord du pays qui ont été réprimées par Julius, n’est-ce pas ? Était-ce quelque chose que vous avez incité ? »

« Je ne ferais jamais ça ! » À ce moment-là, Roroa fut indignée pour la première fois. « En fait, j’ai fait en sorte que les révoltes se produisent toutes en même temps pour éviter une situation comme celle-là ! J’ai fait ça afin d’immobiliser mon frère en le saturant totalement afin qu’il ne puisse pas réprimer la population ! Je n’avais jamais permis un soulèvement qui allait sûrement rencontrer un horrible destin comme celui-là ! »

Malgré sa véhémence, sa voix était pleine de chagrin. Il ne semblait pas qu’elle mentait.

« Eh bien, la révolte dans le nord était-elle un phénomène naturel ? » demandai-je.

« Ce n’est pas ça non plus, » dit-elle en secouant la tête. « Regardez la géographie. Qu’est-ce qui se trouve près du nord où les émeutes ont éclaté ? N’y avait-il pas des personnes qui agissaient dans l’ombre là-bas ? »

« Ah... ! L’État Pontifical Orthodoxe de Lunaria !? » m’écriai-je.

Amidonia était bordée par l’État Pontifical Orthodoxe de Lunaria dans le nord. Qui plus est, l’État Pontifical Orthodoxe de Lunaria avait rassemblé ses forces le long de la frontière au nom de la défense de leurs coreligionnaires. Roroa hocha la tête avec un regard frustré clairement visible. « Il n’y a pas de frontières quand il s’agit de religion. Aussi proche de l’État Pontifical Orthodoxe que cette région soit, il y a beaucoup de disciples de l’Orthodoxie Lunaire. L’État Pontifical Orthodoxe a probablement attisé les croyants là-bas, en leur disant qu’il s’agissait d’un ordre direct du pape, ou quelque chose comme ça. Je suis sûre qu’ils avaient prévu d’envoyer des troupes pour protéger ces croyants. »

« Mais le nord est une terre à peine fertile, » dis-je. « Je veux dire par là que c’est déjà assez grave qu’ils se soient révoltés là-bas. Y avait-il une raison quelconque pour que l’État Pontifical Orthodoxe fasse ça ? »

« Ce n’est pas la terre qu’ils veulent, » répondit-elle. « C’est le peuple. Les Croyants. S’ils sont des croyants zélés, quelle que soit la dureté de la vie qu’ils mènent, ils ne se détacheront jamais du centre de la foi. Les ennuis et les difficultés auxquels ils sont confrontés sont tous les tribulations de la vie quotidienne qui leur sont accordées par leur dieu. Voilà ce qu’ils disent. Voilà pourquoi ce pays n’a pas à penser à la vie quotidienne de ses habitants. Tant qu’ils exécutent les bons rituels, ils les soutiennent. Voilà pourquoi ce pays veut tous les croyants qu’ils peuvent obtenir et cela, quelle que soit la méthode. »

« C’est problématique..., » murmurai-je. « Et, tenez bon ! Roroa, on dirait que vous n’aimez pas trop l’Orthodoxie Lunaire. »

« Je ne parle pas de l’Orthodoxie Lunaire elle-même, » avait-elle répliqué. « Ce que je déteste, ce sont les personnes qui utilisent la religion pour s’enrichir politiquement, puis pour faire faire des choses radicales et blesser les gens autour d’eux qui n’ont rien à voir avec ça. »

« Je suis d’accord, » dis-je. « Sur ce point, je peux être d’accord avec vous. »

Il semblait que mélanger la politique et la religion était un problème, peu importe le monde dans lequel vous viviez. Normalement, la religion était quelque chose qui existait afin d’apaiser le cœur des gens, mais certaines personnes l’utilisaient comme une justification et une excuse pour leurs actions. À une certaine époque, les interprétations de la doctrine avaient changé avec ceux au pouvoir, et ceux qui n’avaient pas adhéré à leur doctrine seraient considérés comme des hérétiques et punis au nom de leur dieu. Honnêtement, il n’y avait rien de pire que ça.

« Si c’était une option, j’irais jusqu’au bout de ma vie sans jamais rien avoir à faire avec eux, » dis-je.

« Dommage que ce ne soit pas possible, » dit brutalement Roroa. « Ce pays est sûr d’essayer de prendre contact avec vous. »

« Pourquoi ? Je ne sais pas si vous le savez, mais je ne suis pas du tout religieux, » dis-je.

« Parce que ce pays déteste la Chaîne de Montagnes de l’Étoile du Dragon et l’Empire du Grand Chaos. Voilà pourquoi, » répondit-elle.

« Je peux voir en quelque sorte pourquoi ils détesteraient la Chaîne de Montagnes de l’Étoile du Dragon, mais pourquoi l’Empire ? » demandai-je, surpris.

La Chaîne de Montagnes de l’Étoile du Dragon était essentiellement une nation pour les dragons sensibles.

La foi qui adorait la Matriarche Dragon qui vivait là était l’une des deux plus grandes religions sur ce continent, à égalité avec uniquement l’Orthodoxie Lunaire. (Bien que je ne savais pas quel genre de foi était pratiqué dans le Domaine du Seigneur-Démon). Donc, je pouvais comprendre l’État Papal Orthodoxe qui haïssait la Chaîne de Montagnes de l’Étoile du Dragon, qui était le centre du culte de la Matriarche Dragon. Mais pourquoi détesteraient-ils aussi l’Empire Gran Chaos ?

« Vous savez comment l’impératrice Maria de l’Empire est appelée une sainte, n’est-ce pas ? » demanda Roroa. « C’est simplement quelque chose que les personnes ordinaires sauvées par ses politiques ont commencé à dire par eux-mêmes, mais dans l’Orthodoxie Lunaire, le pape est le seul qui peut reconnaître quelqu’un comme un saint. En fait, il y a une femme dans l’Orthodoxie Lunaire qui se fait appeler la Sainte. C’est pourquoi l’État Pontifical Orthodoxe de Lunaria voit Madame Maria comme un méchant impardonnable qui trompe le monde tout autour d’elle. »

« Si les personnes ont simplement commencé à l’appeler par eux-mêmes, je ne vois pas comment cela peut être la faute de Madame Maria, » dis-je.

« Ils s’en foutent, » elle haussa les épaules. « Dans une théocratie, ce que les gens recherchent plus que tout, c’est un dirigeant charismatique. S’ils reconnaissaient un saint qui apparaissait naturellement, cela aurait un impact sur leur crédibilité. C’est pourquoi, maintenant qu’Elfrieden est devenu plus grand en absorbant Amidonia, l’État Pontifical Orthodoxe ne vous laissera pas tranquille. Quelque part, d’une certaine façon, ils vont essayer de prendre contact avec vous. Peut-être qu’ils vous offriront un titre inventé comme le “Roi Sacré” et essayeront de vous entraîner dans leur conflit avec l’Empire. »

Arg.. Cela semblait à la fois possible et indésirable.

Parce que mon alliance secrète avec l’Empire était justement un secret, les autres pays ne pouvaient pas le savoir. En fait, ce serait un problème s’ils le découvraient, alors les services de renseignement de nos deux pays travaillaient dur afin de le cacher. Cela signifiait que je ne pouvais pas admettre ouvertement que j’étais allié avec eux.

L’église offrant à ceux qui étaient au pouvoir des positions religieuses afin de rendre leur propre influence inébranlable était quelque chose qui avait été vu dans l’histoire de la Terre. Ils pourraient essayer de nous transformer en « Royaume Saint d’Elfrieden » et de nous faire mener le front contre l’Empire pour eux.

Cela dit, je voulais éviter autant que possible les conflits avec l’État Pontifical Orthodoxe. La chose gênante à propos de la religion était que même si vous écrasiez le centre et ses dirigeants, les croyants seraient toujours laissés pour compte. Quand les croyants étaient opprimés, ils formaient des liens plus forts entre eux et quand leurs chefs étaient tués, ils devenaient seulement encore plus vénérés comme étant des martyrs. Pire encore, la grande majorité des croyants étaient des gens ordinaires, déconnectés de toute intrigue à l’intérieur de l’organisation. Si j’essayais d’éliminer tous ces croyants, cela ferait de moi le principal coupable d’un génocide.

L’État Pontifical Orthodoxe de Lunaria... c’était vraiment un groupe gênant à traiter, avec lequel je préférerais ne pas coopérer ni m’opposer.

Alors que je commençais à en avoir marre de toutes mes pensées désagréables, Roroa battit des mains, comme pour signaler qu’il était temps de changer d’humeur. « Maintenant, c’est assez de discussion pour l’instant quant à l’État Pontifical Orthodoxe ! Ce que vous devriez décider en premier est votre mariage avec moi. »

Roroa me regarda droit dans les yeux avec ses petits yeux. « M. Souma... Voulez-vous de moi ? Ou pas du tout ? »

« Euhh..., » j’étais à court de mots. Si elle le demandait, il ne pourrait y avoir qu’une seule réponse.

« ... Je vous veux, » dis-je.

C’était tellement la logique. Il n’y avait pas de place pour en douter. Après tout, les avantages de la prendre comme ma femme étaient trop importants. Tout d’abord, un mariage avec Roroa aiderait à renforcer la légitimité de mon règne concernant l’annexion d’Amidonia. Roroa était aimée par les habitants de la principauté.

Si on la voyait heureuse en étant marié avec le dirigeant du royaume, les habitants de la principauté se sentiraient moins inquiets concernant le fait d’être incorporés dans le royaume.

En plus de cela, ses talents étaient attrayants. Le sens économique avant-gardiste qui lui avait permis d’imaginer l’utilisation des publicités comme source de revenus, et le réseau de commerçants qu’elle avait construit par elle-même étaient incroyables. Il était également bon qu’elle semblât susceptible de connaître des ruses sournoises que les nobles pourraient utiliser et que Hakuya et moi avions tendance à ne pas voir. Elle était tout simplement le genre de personne que j’avais voulu à mes côtés.

En outre... J’avais immédiatement aimé la façon dont Roroa réfléchissait. Vous pourriez parfaitement dire que c’était son esprit mercantile. Alors qu’elle avait une vision réaliste que « le monde est totalement lié avec l’argent », elle avait toujours un sens de l’honneur et de l’empathie. Bien qu’elle n’ait jamais été autorisée à voir ce qu’elle faisait couronner de succès à cause de Gaius et à ses partisans, elle avait essayé d’utiliser l’argent qu’elle gagnait pour le bien du peuple. Pour les personnes dont elle se souciait, elle était même prête à affronter son propre frère.

Pour couronner le tout, elle était mignonne, et donc je n’avais aucune raison de ne pas la vouloir en tant que reine.

S’il y avait un problème... c’était ce que ressentait Liscia à ce sujet. Elle était une princesse d’un pays avec lequel elle avait été ennemie depuis de longues années. Allait-elle pouvoir l’accepter en tant que reine, faisant d’elle quelqu’un qui serait ainsi dans la même position qu’elle ?

« Qu’en pensez-vous, Liscia ? » demandai-je.

« Si vous avez décidé que vous aviez besoin d’elle, alors cela me va, » Liscia donna son assentiment sans paraître troublée.

Est-ce que cela lui convenait vraiment de me dire ça aussi facilement ?

Pendant que j’affichais ma surprise, Liscia haussa simplement les épaules. « Je peux voir par moi-même que cette fille a du talent. Je pense que ça vaut la peine de la prendre comme une reine. Si vous prenez soin de la question de la succession, je n’ai plus rien à dire sur la question. »

« Liscia... hum... Merci, » dis-je.

« Assurez-vous de prendre aussi soin de nous, d’accord ? » déclara Liscia.

« Bien sûr, » dis-je immédiatement.

Elle est vraiment... une fille géniale. J’étais si reconnaissant... et vraiment heureux... d’avoir Liscia comme fiancée.

Alors que nous avions un moment émouvant, Roroa avait dit. « Uhh, désolé de vous déranger pendant que vous êtes dans votre propre monde, mais vous n’avez pas besoin de vous inquiéter de ce genre de choses. Je m’enfiche totalement du trône princier d’Amidonia. »

« N’êtes-vous pas du tout intéressée ? » demandai-je, effrayé.

« Tout à fait. Cependant, en échange, j’ai une faveur à vous demander, Chéri, » déclara Roroa.

Chéri, franchement..., pensai-je. Eh bien, peu importe...

Presque comme une enfant suppliante, faisant resurgir tout le charme qu’elle pouvait rassembler, elle m’avait regardé avec des yeux larmoyants qui me regardaient depuis en bas.

« Eh bien, je veux avoir ma propre compagnie, » annonça Roroa.

« Une compagnie ? » demandai-je.

« C’est bien ça. Écoutez, Chéri, je veux voir comment l’argent que je gagne avec mes propres compétences peut changer ce pays, » déclara-t-elle. « Vos politiques montrent une grande prévoyance, mais même encore maintenant, vous n’avez pas toujours de financement pour eux. N’ai-je pas raison ? Elles peuvent être à haut risque, et je suis sûre que vous aurez du mal à utiliser le trésor national pour des choses qui pourraient finir par se révéler inutiles. »

« C’est... Eh bien, c’est exact, » dis-je.

Maintenant que j’avais étendu mon pouvoir en tant que roi, quand il s’agissait de projets comme l’expansion du réseau routier ou la construction de la nouvelle ville, ceux où il était facile de démontrer leur valeur pratique, je pouvais les financer relativement facilement. Cependant, s’il n’y avait pas d’effet immédiat à montrer, ou si l’affaire avait l’air inutile à première vue, il était difficile de leur allouer des fonds.

Par exemple, les fonds pour des recherches spécialisés. Même si un spécialiste savait que la deuxième place n’était pas assez bonne, ce n’était pas quelque chose qu’ils pouvaient expliquer à un non-spécialiste et leur faire comprendre.

« Alors, c’est bien ce que je pense, » déclara Roroa. « Quand vous avez une politique que vous voulez implémenter, Chéri, mais que vous ne pouvez pas la financer, alors venez me voir. Je vais vous soutenir en utilisant l’argent que j’ai fait avec ma propre compagnie. »

« Cela semble très rassurant, mais... êtes-vous sûre ? » demandai-je. « Si une reine est vue en agissant comme une marchande, je ne pense pas que les personnes respecteront votre autorité. »

« Je vais agir dans les coulisses, donc ce n’est pas un problème, » déclara-t-elle. « Ho ! Je sais ! Pour le visage public de l’entreprise, je vais mettre en place le propriétaire d’un lieu que je fréquente à Van, Sébastien de la Biche d’Argent. »

Sébastien de la Biche d’Argent... Attendez ! Ahh ! C’était l’endroit où j’étais allé avec Juna et Tomoe ! Je pensais qu’il devrait être un majordome avec ce prénom, alors je m’étais souvenu de lui.

Donc, le client régulier qu’il avait dit était « comme un adorable petit tanuki » était donc Roroa ? Si je me souviens bien, Sebastian avait été un homme d’âge moyen avec une belle prestance qui semblait être un commerçant capable, alors il pourrait probablement servir de représentant d’une entreprise.

« Attendez... et donc, étiez-vous connectés tous les deux ? » m’écriai-je. « Étiez-vous en train d’enquêter sur moi ? »

« Eh bien ! C’est tout à fait vrai ! Je voulais savoir comment était l’homme que je prévoyais d’épouser. N’est-ce pas logique ? » demanda Roroa.

« Vous ne négligez rien, n’est-ce pas ? » dis-je. « Quand je vois que vous y pensez aussi loin, je dois dire que je suis impressionné. »

Elle était vraiment un peu tanuki. Enfantin, mais rusé. Je me sentais comme si elle m’avait trompé.

« Hmm... En tant que responsable de la trésorerie, puis-je dire une chose ? » Colbert intervint, semblant troublé par la situation.

« Qu’est-ce que c’est ? » demandai-je.

« Si vous avez ce genre d’argent, je préférerais que vous le mettiez dans la trésorerie, » déclara Colbert.

Eh bien... Je comprenais comment Colbert se sentait. Car après tout, le royaume avait traversé toutes sortes de mesures d’austérité jusqu’à récemment.

Roroa et moi avions parlé à l’unisson. « « Mais, je refuse. » »

« Pourquoi êtes-vous deux en synchronisation ? » demanda Colbert.

« C’est bon, » déclara Roroa avec confiance. « De toute façon, je vais gagner l’argent par mes propres moyens. »

« Et avec le budget supplémentaire, je pourrais mener plus librement des politiques internes, » rajoutai-je.

« Mais, Sire..., » balbutia Colbert.

« Mais maintenant, nous ne le gaspillerons pas comme le faisait mon vieux père, » déclara Roroa en agitant la main. « Considérez cela comme une division des rôles. Je gagne de l’argent. Et vous, Monsieur Colbert, vous vous serrez la ceinture. Tout va bien comme ça. »

« Si vous dépensez trop imprudemment, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour vous arrêter, avez-vous bien compris ? » Mais Colbert recula à contrecœur.

Il aura ainsi un œil sur Roroa et moi pour s’assurer que nous ne dépensions pas d’argent de manière imprudente. J’étais heureux d’entendre ça. Il était important d’avoir des subalternes qui pouvaient gagner de l’argent, tel que Roroa, mais des personnes comme Colbert qui pouvaient économiser de l’argent là où c’était précieux étaient importantes aussi.

Roroa s’approcha de moi et glissa son bras autour du mien. « De plus, si moi et toi avons un enfant, Chéri, je veux que cet enfant hérite de l’entreprise. Je pense que, probablement, aucun de nos enfants ne voudra avoir à faire avec la gestion du pays. »

Eh bien, c’était assez vrai. Si l’enfant héritait de ma personnalité « Je veux vivre en paix » et de la personnalité de Roroa « Je ne veux pas m’ennuyer », cet enfant n’allait pas vouloir tous les tracas liés au fait d’être roi ou reine.

... En réalité, selon cette même logique, un enfant qui héritait du sens du devoir de Liscia n’était-il pas la seule option pour succéder au trône ? La personnalité d’Aisha n’était pas digne d’un dirigeant, et Juna demandait de devenir une reine secondaire, en disant : « Je préférerais pouvoir agir plus librement. »

À ce niveau-là. Plutôt qu’une guerre sur qui allait succéder au trône, nous étions plus susceptibles d’avoir une guerre sur qui ne serait pas obligé de le faire ?

Je voyais déjà Liscia qui travaillerait durement pour élever correctement un héritier avec un sens des responsabilités. Mais si je le lui demandais, elle serait obligée de dire : « Ne dis pas ça comme si c’était le problème de quelqu’un d’autre ! » et elle se fâcherait contre moi.

« J’ai entendu dire que Sébastien a eu une petite fille récemment, », déclara Roroa. « Si nous avons un garçon, nous pourrions lui faire épouser quelqu’un de sa famille. Si nous avons une fille... Je vais y réfléchir à ce moment-là. »

« Vous prenez beaucoup d’avance par vous-même ! » cria Liscia. « Et pour commencer, éloignez-vous de Souma ! »

Liscia avait commencé à essayer de l’arracher de moi, mais Roroa avait utilisé mon corps comme un bouclier, changeant le bras qu’elle s’accrochait de gauche à droite, et s’accrochant à moi encore une fois.

« Ne soyez pas si avare, » déclara Roroa. « Vous avez eu amplement le temps de flirter avec lui jusqu’à maintenant, n’est-ce pas, Grande Sœur ? Alors quel est le problème si j’obtiens maintenant un petit moment bonus avec lui pour ces prochains temps ? »

« Même moi, je n’ai pas eu beaucoup de temps ! » déclara Liscia avec colère. « Nous avons été trop occupés pour ce genre de chose ! »

Roroa la regarda d’un air perplexe. « ... Ne me dites pas que vous ne l’avez toujours pas... »

« Nous n’avons pas encore fait ! » cria Liscia. « Est-ce un problème !? »

Quand Roroa avait entendu ça, elle avait tourné un œil froid dans ma direction. « Chéri... C’est un peu trop... »

« Suis-je maintenant le seul qui soit critiqué !? » demandai-je.

« Tout à fait ! C’est parce que vous ne prenez pas soin de moi “correctement” ! » Liscia s’écria avec colère.

« Ouais Ouais ! » Roroa affichait un sourire comme celui d’un enfant malicieux.

Pourquoi étaient-elles si bien synchronisées ?

Aisha, qui surveillait tout ça depuis derrière moi, me tirait sur la manche. « Hmm... J’espère, euh... J’aimerais aussi que vous fassiez les choses “correctement” avec moi. »

Euh... À un moment donné, je m’étais retrouvé encerclé par mes trois fiancées. Alors que je me mettais à transpirer d’une sueur froide, ça ne s’arrêtait pas là, car mes serviteurs m’avaient regardé avec des sourires ironiques et des regards vers le plafond.

Quelques jours plus tard, le Royaume d’Elfrieden, ayant annexé la Principauté d’Amidonia, forma le Royaume-Uni d’Elfrieden et d’Amidonia. (Populairement connu comme le Royaume de Friedonia.)

À partir de ce moment, en tant que magnifique roi qui avait étendu le territoire du pays moins d’un an après son accession au trône, j’étais devenu le Grand Roi de Friedonia.

Maintenant, ce nom de « Grand Roi »..., je ne l’aimais pas vraiment. Cela m’avait fait immédiatement penser aux calmars géants, aux isopodes géants... aussi, au Roi Dadidou [1]. Tout ce qui avait « grand roi » dans leurs noms en japonais.

Et aussi, étant donné que j’avais accepté de prendre pour épouse la princesse Roroa de la Principauté d’Amidonia, il y avait des rumeurs selon lesquelles « le roi Souma devient plus puissant et son territoire s’étend avec chaque femme qu’il prend », « C’est un débauché qui a envahi et détruit un pays ennemi juste pour satisfaire son désir de prendre la princesse Roroa. »

Franchement, comment est-ce arrivé dans cette situation... ?

Note

1 Roi Dadidou : Le Roi Dadidou est un personnage de jeu vidéo apparaissant dans la série Kirby.

☆☆☆

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6 commentaires

  1. Merci pour le chapitre.

  2. Merci pour le chapitre

  3. kurokagespirit

    Merci pour le chapitre.
    PS:L'humour débarque en masse !

  4. Merci pour le chapitre.

    Bon avec Roroa comme épouse, les choses vont peut-être bouger un peu plus et décoincer un peu ce Grand Roi ^^

  5. Merci pour le chapitre !
    PS: J'étais mort de rire lorsqu'il a parlé du roi Dadidou parce que Kirby c'est mon enfance en terme de jeu vidéo XD

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