Genjitsushugisha no Oukokukaizouki – Tome 3 – Histoire courte en prime 3

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Histoire courte en prime : Séance conjointe de Jeanne et Hakuya consacrée aux plaintes

Sur une idée du roi provisoire Souma, une ligne directe avait été installée entre le Royaume d’Elfrieden et l’Empire du Gran Chaos à l’aide d'un Joyau de Diffusion de la Voix.

Cette ligne d’assistance téléphonique devait permettre aux bureaucrates des deux pays de rester en contact régulier afin que des réunions puissent être organisées entre Souma et l’impératrice Maria. Cependant, parce qu’ils étaient tous les deux très occupés et qu’il y avait également un décalage horaire entre eux, il n’avait pas été facile d’organiser leur rencontre.

Par conséquent, lorsqu’il y avait des choses qui dépassaient les capacités des bureaucrates, mais qui n’étaient pas assez importantes pour que Souma et Maria doivent en discuter, le Premier ministre du Royaume, Hakuya, et la jeune sœur de l’impératrice et générale des forces armées de l’Empire, Jeanne, s’entretenaient à leur place, puis présentaient un rapport. Hakuya et Jeanne parlaient avec cette méthode en moyenne une fois tous les cinq jours afin d’échanger des informations.

D’abord, ils discutaient de questions très importantes qui nécessiteraient un rapport à Souma et Maria, puis ils échangeaient des opinions sur des questions de politique dans les deux nations, et avec le temps qu’il leur restait, ils discutaient des événements récents. Bien que ces bavardages soient presque toujours des plaintes au sujet de leurs maîtres respectifs...

La réunion d’aujourd’hui n’était pas différente. Une fois leur réunion terminée, les deux individus avaient eu une discussion animée sur tout ce qui n’allait pas avec les maîtres qu’ils servaient.

« Soupir... Pourquoi ma sœur doit-elle être si négligente ? » Jeanne s’était plainte.

« Que s’est-il passé ? » demanda Hakuya.

Jeanne avait l’air épuisée de l’autre côté de l’émetteur-récepteur simple, affichant un sourire ironique qui semblait dire : Que pouvez-vous vraiment faire, sinon rire.

« Avant, je vous ai raconté comment ma sœur avait apporté un lit au bureau des affaires gouvernementales comme Sire Souma, n’est-ce pas ? C’est arrivé l’autre jour. Comme d’habitude... et bien, c’est un problème qui, je dois l’avouer, devient lui aussi une habitude... quand elle s’est réveillée, ma sœur est allée travailler directement à son bureau, mais, allez-vous me croire ? Elle portait toujours son pyjama. C’est une pièce où les bureaucrates de sexe masculin entrent et sortent, comprenez-vous ? »

« C’est..., » Hakuya n’arrivait pas à trouver les mots pour ça.

Les rumeurs disent que la sainte de l’Empire, l’impératrice Marie, était une femme d’une grande beauté. D’après ce qu’il avait vu du beau visage de sa jeune sœur, ces rumeurs étaient probablement vraies. Ce ne serait pas bon pour les bureaucrates de voir une si belle femme travailler en habits de nuit.

Jeanne soupira encore une fois avant de déclarer à voix haute. « Heureusement, ma sœur ne dort pas en camisole ou tout autre habit qui rendrait sa silhouette apparente. L’habit qu’elle avait couvrait tout son corps, mais quand je l’ai vue travailler en portant un bonnet de nuit plutôt que la couronne... Cette fois, je n’ai pas pu m’empêcher de lui crier dessus. “Tu es l’impératrice ! S’il te plaît, réfléchis un peu plus à la façon dont les gens te voient !” Voilà ce que je lui ai dit. »

« ... Je comprends votre douleur, » déclara-t-il.

« Je connais le fardeau qui pèse sur ma sœur, donc je ne veux pas la harceler pour qu’elle se comporte trop comme une impératrice... mais cette fois, c’était trop..., » avait gémi Jeanne.

« Je ne pense pas qu’il y avait autre chose que vous auriez pu faire, » déclara Hakuya. « Je suis sûr que si j’avais été à votre place, je l’aurais aussi grondée. »

Jeanne se sentait probablement coupable que, même si elle connaissait le lourd fardeau de sa sœur, elle devait quand même la gronder. C’était sa position. Hakuya avait essayé d’apaiser ces inquiétudes.

« Même si nous étions trop généreux et tolérions le pyjama, le bonnet de nuit est tout simplement un pas de trop, » l’assure-t-il.

« Euh !? C’est ça le problème !? » s’exclama Jeanne.

« La tête du souverain est l’endroit où repose la couronne, » déclara Hakuya très sérieusement. « Un souverain ne doit jamais se tenir devant ses vassaux avec quelque chose d’aussi décontracté à sa place. Si je voyais ça, je pourrais démissionner sur le champ. »

C’était un raisonnement étrange qu’il puisse accepter le pyjama, mais pas le bonnet de nuit. Jeanne fut embrouillée un moment, mais elle éclata bientôt de rire.

« Bwahah... Vous avez raison, on ne peut pas laisser passer le bonnet de nuit..., » déclara Jeanne.

C’était sûrement une tentative de plaisanterie de la part de Hakuya. Afin de tenter de remonter le moral de Jeanne, il avait raconté une blague ridicule avec une conclusion complètement impossible. Jeanne avait gloussé.

« Est-ce que Sire Souma a déjà fait quelque chose comme ça ? » demanda Jeanne.

« Sa Majesté n’est pas un rustre, » déclara Hakuya. « Il est plutôt méticuleux et raisonnable. Je suppose qu’on peut dire que c’est un partisan de l’efficacité. Le fait qu’il dorme au bureau des affaires gouvernementales est dû au fait qu’il pensait que ce serait plus efficace. C’est d’autant plus grave qu’il est difficile de le critiquer pour cela. »

Cette fois, c’était au tour de Hakuya d’afficher un visage aigre.

« Mais, efficace ou pas, il ne travaille pas en pyjama, n’est-ce pas ? » demanda Jeanne.

« Sa fiancée, la Princesse Liscia, le tien en laisse quand il s’agit de telles choses, » répondit Hakuya. « Travailler en pyjama... serait pire que ça, oui, mais Liscia l’a un jour trouvé endormi dans ses vêtements pour qu’il puisse aller directement au travail à son réveil. Elle l’a fait asseoir par terre pour qu’elle puisse lui en parler longuement. »

Depuis lors, Souma s’était assuré de se changer en chemise de nuit avant de s’endormir. Même le roi provisoire qui ignorerait les traditions inutiles ne pourrait pas résister à une réprimande de la princesse Liscia.

« Hee hee hee hee hee ! Ils forment un bon couple, » déclara Jeanne.

« Oui. Il se trouve que je le pense aussi, mais..., » Hakuya avait l’air d’éviter de dire quelque chose.

Jeanne inclina la tête sur le côté en questionnant. « Il y a un problème ? »

« Non... C’est juste que, récemment, la princesse Liscia semble avoir été influencée par Sa Majesté. » Hakuya pensait à Souma et aux habitudes alimentaires récentes des autres. « La vérité, c’est que récemment, Sa Majesté a cuisiné ses propres repas, voyez-vous. Depuis qu’il a acquis ce grain appelé “riz” des loups mystiques, il prépare des œufs frits et de la soupe miso pour l’accompagner. Le genre de repas qu’il peut manger avec deux bols et une seule assiette. »

« C’est... terriblement simple, » dit Jeanne.

Il était normal qu’un repas royal soit un peu plus extravagant. C’était en partie pour montrer l’autorité de celui qui se tient au-dessus des autres, et en partie parce que si un roi mangeait quelque chose de trop étrange, ses vassaux le regardaient de haut pour cela.

« Liscia ne s’est-elle pas fâchée contre lui ? » demanda Jeanne.

Hakuya soupira. « Eh bien, voyez-vous, la Princesse Liscia adore ces repas. »

« Quoi !? » s’écria Jeanne.

« La princesse Liscia a de l’expérience dans une école militaire, elle est donc habituée aux repas simples, » expliqua Hakuya. « En vérité, il semble qu’elle serait de son côté plus contrariée de devoir manger dans un style formel. Maintenant, en ce qui concerne les nouvelles reines candidates, Madame Aisha et Madame Juna, Madame Aisha vivait dans la Forêt Protégée par Dieu, et mange tout ce qui est comestible, alors que Madame Juna est de naissance commune, et elle n’a donc aucune résistance à manger ces sortes de repas. Tout à l’heure, je les ai vus tous les quatre manger ce menu avec beaucoup d’enthousiasme. »

Hakuya avait baissé ses épaules dans la consternation.

Jeanne ne pouvait que sourire avec ironie. « Je pense que c’est bien qu’ils s’entendent si bien, mais c’est un problème, n’est-ce pas ? En tant que roi d’une nation, Sire Souma devra sans aucun doute prendre d’autres épouses que ces trois-là. Quand ce moment viendra, il aura des problèmes si elles ne sont pas du genre à accepter un tel repas. »

« Précisément, » déclara Hakuya. « Je doute que la fille d’une autre famille royale ou noble le fasse. En vérité, si le nombre de personnes capables de savourer ce genre de repas avec enthousiasme augmente, ce sera aussi un problème. »

« Ma sœur se joindrait à eux sans problème, j’en suis sûre. » Jeanne imaginait sa sœur à la même table que Souma, en train de manger joyeusement un repas simple... Oui, d’une façon ou d’une autre, ça convenait parfaitement à sa sœur.

« Au fait, est-ce que par hasard ces repas sont bons ? » demanda Jeanne.

« Oh oui. Tout à l’heure, je les ai rejoints, et ils étaient vraiment très bons, » répondit Hakuya. « L’œuf au plat aromatisé au bouillon de soupe était délicieux. Il avait une saveur simple, mais profonde. »

« Ça a l’air délicieux rien qu’en vous entendant le décrire, » déclara Jeanne. « J’aurais aimé pouvoir l’essayer la dernière fois que je suis venue... Ahem. Dans ce cas, ne serait-il pas plus rapide d’utiliser cette délicieuse nourriture pour conquérir de nouvelles reines ? »

« Je suppose que je devrais considérer cet angle..., » murmura Hakuya.

Et pendant qu’ils en parlaient, le temps de leur discussion s’était terminé.

« Eh bien, Madame Jeanne, je pense que nous devrions en rester là pour aujourd’hui, » déclara Hakuya.

« Tout à fait. J’attends avec impatience notre prochaine chance de nous parler, Sire Hakuya, » déclara Jeanne.

« Moi aussi, » il s’était arrêté. « J’espère que nous n’aurons pas à nous plaindre de quoi que ce soit de nouveau le moment venu. »

« Je suis tout à fait d’accord, » répondit-elle.

Les deux individus affichaient tous les deux des sourires moqueurs lorsqu’ils avaient fermé la communication.

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4 commentaires

  1. Merci pour le chapitre.
    PS : Je suis désolé pour eux mais ma seule réaction face à ça est de rire !

  2. On ne doit médire sur son souverain devant un représentant d'une puissance étrangère ! Heureusement qu'il n'y a d'enregistrement que l'on puisse piraté, cela ferait la joie des magazines people 🙂

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