Genjitsushugisha no Oukokukaizouki – Tome 10 – Chapitre final – Partie 7

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Chapitre final : La cérémonie de mariage

Partie 7

Liscia et moi avions ouvert le chemin, et nous étions allés à la terrasse surplombant la cour du château avec les autres reines.

De là, en regardant dans la cour, il y avait plein de gens, et encore plus de gens plus notre regard s’éloignait de là.

Si j’étais le méchant d’un certain film d’animation célèbre, c’était une scène qui m’aurait peut-être fait dire : « Les gens sont comme des ordures », mais dans ma position actuelle, je ne pourrais pas utiliser cette phrase, et cela même comme une blague.

Lorsque nous nous étions tenus près de la balustrade et que nous avions salué la foule en bas, il y avait eu des applaudissements rugissants qui avaient semblé ébranler tout le château.

C’était quelque chose de semblable à la pratique d’Ippan Sanga au Japon, où la famille impériale apparaissait au grand public depuis le balcon du palais au début de chaque année.

Afin de nous apercevoir, moi et mes reines, lors de notre grand jour, de nombreux citoyens, quel que soit leur statut, s’étaient rassemblés dans la cour. C’était tout ce qu’on leur permettait de faire, bien sûr, et il y avait une forte sécurité en place.

Bien qu’ils puissent nous voir en chair et en os, j’étais sûr que nous devions avoir l’air assez petits, alors j’étais content que tant de gens soient venus malgré cela.

« Votre Majesté, j’ai amené le prince Cian et la princesse Kazuha. »

Je m’étais tourné vers la voix de Carla, et elle se tenait là avec l’ancien couple royal. Carla et Lady Elisha tenaient chacune un bébé.

À en juger par la couleur de leurs vêtements de bébé, Carla tenait Cian (bleu) et Lady Elisha tenait Kazuha (rose).

Je gloussai et dis à leur mère. « Liscia, tu prends Kazuha. »

« D’accord. »

Liscia avait pris Kazuha à Lady Elisha, et j’avais pris Cian à Carla.

Puis nous nous étions approchés à nouveau de la rambarde. En prenant soin de ne pas les faire tomber, nous les avions tenus pour que les gens puissent les voir.

 

 

Il y avait eu un rugissement d’applaudissements.

« Wahhhhhhhhhhhhhhhhhhhh !! »

« Fwah... ! #$%@aah ! »

Surprise par la foule, Kazuha avait essayé d’enterrer son visage dans la poitrine de Liscia et s’était mise à pleurer.

Liscia déclara. « Là, là, là, » la berçant d’avant en arrière pour la calmer. Kazuha continua à sangloter un peu, mais elle n’éleva pas la voix.

Pourtant, vu qu’elle ne levait pas le visage de la poitrine de Liscia, la grande foule avait dû l’effrayer.

Pendant ce temps, quant à Cian… son visage était gelé.

C’était comme s’il avait été frappé par la magie de la pétrification, son expression n’avait pas changé quand il regardait la foule.

Cian était timide, et son visage se figeait souvent comme ça quand il rencontrait une nouvelle personne.

Donc, d’une certaine façon, c’était comme si de rien n’était.

J’avais essayé de toucher ses petites joues pelucheuses pour essayer de les détendre, mais son visage était resté le même, comme s’il était engagé dans une sorte de concours de regards.

Têtu…

« C’est incroyable, » chuchota Naden en agitant les mains. « Tout le monde bénit ces enfants. »

Aisha et Juna avaient aussi souri doucement.

« Ce sont après tout le prince et la princesse, » dit Aisha. « Quand la famille royale présente un bel avenir, c’est une chose dont les gens doivent aussi être heureux. »

« Hee hee, ces deux-là sont probablement encore plus populaires auprès des gens que les Loreleis en ce moment, » ajoute Juna.

« Eh bien ! En fin de compte, les gens nous adorent, » dit Roroa avec un sourire joyeux. « Grande Soeur Cia est populaire auprès des gens de la région d’Elfrieden, et je suis populaire auprès des gens de la région d’Amidonia. Juna est célèbre sous le nom de Prima Lorelei, et Grande Soeur Ai et Nadie sont très appréciées en raison de toutes les expositions qu’elles ont eues sur le Joyau de Diffusion de la Voix. Je suis sûre qu’il y a de la jalousie envers mon Chéri maintenant qu’il a été de l’avant et qu’il nous a toutes prises pour lui. »

Puis Roroa avait fait un clin d’œil.

Elle avait probablement raison. J’étais entouré de toutes ces merveilleuses épouses. Je devrais volontiers accepter un peu d’envie.

Mais… nous étions aimés du peuple, hein ?

« Cela me fait un peu peur, » murmurai-je.

« Souma ? » Liscia pencha la tête sur le côté.

J’avais souri avec ironie et je m’étais déplacé quant à la façon dont je tenais Cian.

« Cela signifie que les gens d’ici, qui célèbrent avec nous, sont tout simplement prêts à exprimer leurs émotions. On pourrait dire qu’ils vont facilement avec le courant, » déclarai-je.

J’avais concentré mes yeux sur la foule alors que je parlais dans un sous-entendu.

« Si je règne mal, et si je trahis leurs attentes, leur bénédiction se transformera en ressentiment, et leurs applaudissements en ridicule. Je pense qu’ils pourraient condamner notre famille avec la même ferveur qu’ils ont célébré mon couronnement, notre mariage et la naissance de Cian et Kazuha. »

Quand j’avais dit ça, les autres avaient eu l’air pensifs.

Tout comme j’avais assumé le lourd fardeau que représentait le fait de gouverner ce pays, elles allaient assumé le fardeau d’en être les reines, et elles avaient sûrement leurs propres idées sur la question.

Mais…

« Relax, » murmura Carla à mon oreille.

À un moment donné, elle s’était mise debout juste derrière moi.

« Si vous prenez la mauvaise route, Maître, j’ai été engagée pour risquer ma vie pour vous arrêter. S’il le faut, je vous arrêterai avant que le ressentiment ne se retourne aussi contre votre famille, » déclara Carla.

Carla chuchotait ça pour que moi seul puisse entendre. Ça m’avait fait rire malgré moi.

« Hahahaha... Me tueras-tu si je m’égare ? Est-ce que c’est quelque chose à dire par une si belle journée ? » lui demandai-je en un murmure.

Carla répondit avec exaspération. « C’est de votre faute pour avoir été si pessimiste en cette belle journée. »

« … Tu as raison sur ce point. »

« Oui. Alors, s’il vous plaît, soyez un bon roi, pour que ce jour n’ait pas à venir, » déclara Carla.

Ceci dit, Carla s’éloigna en douceur.

Serina s’amusait toujours avec elle, mais Carla était une épée au-dessus de ma tête. Elle était un danger permanent, une épée dissuasive qui forçait l’autoréflexion. Si un jour je m’égarais, cette épée tomberait.

Inversement, elle était aussi une garantie que quelque chose m’arrêterait si j’allais trop loin.

En ma qualité de roi, cette dissuasion et cette garantie étaient rassurantes.

« Tout va bien se passer, Souma. » Liscia s’approcha de moi avec un doux sourire.

Voyant cela, les gens avaient applaudi.

« Jusqu’à présent, nous avons réussi à tout surmonter. À partir de maintenant, quoi qu’il arrive, avec cette famille, on peut tout surmonter, » déclara Liscia.

Aisha, Juna, Roroa et Naden acquiescèrent de la tête.

J’avais l’impression qu’elles me donnaient du courage, et j’avais dit. « Merci, » puis je m’étais tourné vers les gens et j’avais recommencé à leur faire signe.

« Mais je pense qu’on aurait besoin de plus de famille. » Toujours face au peuple, Liscia continuait à parler. « C’est pourquoi, à partir d’aujourd’hui, tu dormiras dans nos chambres. »

« Hum… Liscia, c’est…, » avais-je commencé.

Elle voulait dire… ce que je pensais qu’elle avait fait ?

Que je ne pourrais pas dormir dans mon propre lit, ou dans le lit du bureau des affaires gouvernementales pendant un certain temps… ?

Toujours souriante, Liscia avait déclaré. « C’est déjà décidé. Au fait, tu seras dans la chambre d’Aisha ce soir. »

« Je… Je sais que j’ai mes défauts, mais prends bien soin de moi, » dit Aisha timidement tout en saluant les gens.

Il semblait qu’elles avaient chacune fait rapport de leurs plans et de leur condition physique actuelle à l’une des dames de la cour au début de la semaine et, à l’aide de cette information, elles avaient établi un horaire pour savoir qui allait coucher avec moi.

Demain, c’était Juna, puis Roroa, Naden, Liscia… et ainsi de suite.

D’ailleurs, personne ne m’avait demandé quels étaient mes plans.

« Reste fort, Souma, » dit Liscia en me taquinant.

« … C’est vrai, » dis-je nerveusement.

Je vais travailler dur. Et je le pense à bien des égards.

C’est à ce moment-là que la foule avait encore une fois applaudi bruyamment.

Hein ? Pourquoi acclame-t-il maintenant ? Je pensais cela, et puis…

« Souma, regarde ça ! » Naden montra du doigt et cria.

J’avais levé les yeux vers le ciel…

« Quoi !? »

Très haut dans le ciel, j’avais vu une grande ombre blanche voler entre les nuages.

Cette fourrure qui brillait à la lumière du jour, et ces grandes ailes qui semblaient déchirer le ciel… Il n’y avait pas eu de malentendu avec elle.

« Lady Tiamat !? » cria Naden, parce que cette forme était indubitablement celle de la Mère Dragon.

Lady Tiamat prenait, en de rares occasions, un vol touristique autour du continent, et les adorateurs de la Mère Dragon croyaient que sa vue était de bon augure.

Liscia et moi l’avions déjà vue.

« Souma, nous avons envoyé une invitation de mariage à Lady Tiamat, n’est-ce pas ? » demanda Liscia.

J’avais hoché la tête. « Oui. Par l’intermédiaire de la princesse Sill du Royaume des Chevaliers Dragons de Nothung. Mais, parce que Lady Tiamat n’intervient pas dans le monde d’en bas, je ne m’attendais pas à ce qu’elle puisse venir. »

Comme j’épousais Naden, ça m’aurait fait de la peine de ne pas inviter Lady Tiamat, la mère de tous les dragons, alors j’avais envoyé une invitation juste au cas où. Mais, comme prévu, il n’y a pas eu de réponse.

J’avais posé une main sur l’épaule de Naden pendant qu’elle regardait, hébétée, dans le ciel.

« Impossible… C’est Lady Tiamat… Pourquoi… ? » chuchota-t-elle.

« Elle ne peut pas intervenir dans les affaires terrestres, » dis-je. « Mais je parie qu’elle s’inquiétait pour toi et Ruby, puisque vous vous mariez dans un pays autre que le Royaume des Chevaliers Dragons. C’est pour ça qu’elle l’a fait comme ça. Elle a pris un vol touristique et est passée par hasard à côté de ses deux filles le jour de leur grand jour. »

« Souma…, » tandis que les larmes s’accumulaient dans les yeux de Naden, j’avais tapoté sur son épaule.

« Allez, pourquoi ne pas donner une réponse à ta mère adoptive surprotectrice ? » demandai-je.

En sanglotant, Naden avait dit. « D’accord ! »

Naden agita la main vers le ciel, émettant le rugissement d’un ryuuu alors qu’elle était encore sous forme humaine.

Il y avait un rugissement similaire de la ville du château en même temps, alors Ruby avait dû la remarquer aussi.

Puis, comme si elle avait entendu leurs voix énergiques, Lady Tiamat poussa son propre cri, comme celui d’une baleine. Il ne faisait aucun doute que son cri avait été comme une bénédiction pour tout le pays.

« C’était un bon mariage, » déclara Liscia.

J’étais d’accord avec elle du fond du cœur.

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6 commentaires

  1. Merci pour le chapitre.
    Un film d’animation célèbre avec un méchant qui regarde une foule et dit: "Les gens sont comme des ordures"
    Je vois pas du tout !! (Je suis sérieuse)

  2. Ethan Nakamura

    Merci pour le chapitre.

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