Genjitsushugisha no Oukokukaizouki – Tome 10 – Chapitre 4 – Partie 1

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Chapitre 4 : Le perçage du cœur

Partie 1

— 15e jour, 2e mois, 1 548e année, Calendrier Continental — dans le Laboratoire et Donjon de Genia —

Ce jour-là, j’avais visité avec Aisha le laboratoire de Genia présent dans son donjon près de la capitale.

J’étais là pour voir l’état d’avancement du projet commun entre le Royaume de Friedonia, l’Empire du Gran Chaos et la République de Turgis : la foreuse.

Aujourd’hui, ils allaient faire tourner la foreuse et la tester.

Cette expérience était l’œuvre de la Surscientifique du royaume, Genia, de la haute elfe Merula, de Trill Euphoria, qui était la sœur cadette de l’impératrice Maria et la petite sœur de la générale Jeanne de l’Empire, et Taru, la forgeronne de la république.

En plus de ces quatre personnes, le fiancé et gardien de Genia, Ludwin, ainsi que les camarades de Taru, Kuu et Leporina, étaient présents.

Soit dit en passant, le chef de ce projet de forage était Trill.

Trill avait été la première à commencer le développement de la foreuse, et elle avait de l’expérience en tant que chercheuse dans l’Empire, alors cette fois, Genia et les autres lui servaient d’assistants.

J’étais allé lui parler. « Et maintenant… Madame Trill — . »

« Juste Trill, c’est bien. Je suis peut-être une princesse de l’Empire, mais ils m’ont envoyée ici pour se débarrasser de moi, » répondit Trill.

« D’accord. Trill. Veuillez commencer le test et l’explication, » déclarai-je.

« C’est exactement ce que je vais faire. C’est peut-être dangereux, alors ne vous tenez pas devant ou derrière le système expérimental, le “Petit Perceur Mark XII”, » déclara Trill.

« Il y a toutes sortes de problèmes avec ce nom…, » déclarai-je.

Comme le fait que c’était paresseux de nommer ainsi, alors que je me demandais maintenant ce qui était arrivé à Mark I à XI…

La machine de forage d’essai que Trill avait indiqué n’était pas dans la forme conique que tout le monde pourrait imaginer, mais plutôt une perceuse de type tampon comme celles utilisées dans les tunneliers à bouclier pour creuser les tunnels du métro. Le type conique avait un certain attrait, mais c’était probablement plus pratique.

Quand j’avais demandé une explication, il s’est avéré que Taru avait proposé cette forme.

« De forme conique, la pointe est fragile et se brise pendant que vous creusez. Si ce bris rend la pointe plate, sa puissance pénétrante diminue, alors nous l’avons d’abord rendue plate et nous avons utilisé plusieurs lames pour creuser, » répondit Taru.

« Ookyakya ! » Kuu avait ri. « J’ai trouvé ça inhabituel, mais il y a une bonne raison pour ça ! »

En entendant l’explication de Taru, Kuu avait l’air impressionné.

« Oh, hé, » a-t-il ajouté. « Penses-tu que tu pourrais faire une version plus petite pour mettre au bout de mon gourdin ? »

« Si j’allais faire ça, un fer de lance pointu serait plus rapide, » rétorqua Trill. « Pour une arme, tu veux le pouvoir de percer en un instant. D’autre part, la foreuse, elle, va continuellement découper un objet dur, donc sa forme doit privilégier la durabilité. Ce n’est pas fait pour être utilisé comme une arme. »

« Hmm… Il a l’air cylindrique, alors j’ai pensé que si j’en cachais un dans la pointe, je pourrais peut-être surprendre quelqu’un qui pensait que j’utilisais un gourdin normal. Ookeekee, c’est dommage. » Kuu haussa les épaules, mais il n’avait pas l’air si déçu. Il avait tendance à vivre dans l’instant présent, alors il avait peut-être simplement dit ce qui lui venait à l’esprit à ce moment-là.

Nous étions passés d’un endroit à côté de l’exercice expérimental à un endroit un peu plus éloigné. Ils avaient dit que Trill avait cassé toutes sortes de choses pendant qu’elle était dans l’Empire, alors j’étais un peu inquiet d’être si près.

Apparemment, Aisha avait la même préoccupation.

« Sire, s’il te plaît, reste derrière moi. » Elle posa la main sur la poignée de son épée en se plaçant entre la foreuse et moi. Si elle se cassait et qu’elle envoyait des éclats volant par ici, elle voulait probablement les couper.

Genia et Trill avaient toutes les deux des offenses passées dans leurs dossiers, alors j’avais accepté l’offre aimable d’Aisha et je m’étais caché derrière elle.

« Maintenant, je vais commencer, » dit Trill en levant la main.

Un chercheur en blouse blanche appuya sur un interrupteur.

Bwun, een, eeeen, eeeeeeeeeeeen, eeeeeeeeeeeeeeeeeeeen, eeeeeeeeeeeeeen... !

La partie avant de la foreuse avait commencé à tourner en faisant d’étranges bruits.

 

 

Elle était lente au début, mais la vitesse s’était progressivement accélérée et, en un rien de temps, les innombrables lames encastrées à l’avant de la foreuse tournaient trop vite pour que l’œil puisse voir.

« … Ça a l’air stable, » dis-je au bout d’une minute.

Trill avait poussé sa poitrine, qui, par rapport à sa taille, était assez grande, avec fierté.

« Oui. Tout cela grâce à la grande sœur Genia, » déclara Trill.

Puis elle avait serré le bras gauche de Genia dans ses bras.

Bien qu’elle fût plus jeune, Trill était la plus dotée des deux, de sorte que le bras de Genia fut enterré dans sa chair douce.

 

 

« La plus grande tâche consistait à fournir l’énergie magique stockée à l’appareil d’une manière stable, mais le système de stockage d’énergie magique de Grande Soeur Genia a tout bien réglé. Ohh, comme la technologie de la Maison Maxwell est merveilleuse ! » Trill s’exclama. « Viva Maxwell ! »

« Tu es trop dans le coup, » lui déclara Genia. « Et aussi, tes cheveux sont placés sur ma tête. »

Non seulement Trill frottait sa joue contre celle de Genia, mais ses cheveux, qui étaient attachés dans une queue de forme distinctive, reposaient sur le dessus de la tête de Genia, de sorte que Genia n’était pas du tout amusée.

Cependant, Trill n’avait pas lâché prise. « Ohh, si j’étais un homme, je jure que je prendrais la grande sœur Genia comme épouse… »

Et elle disait aussi des choses assez incroyables.

Je savais qu’elle était une grande fan des Surscientifiques du royaume, la Maison de Maxwell, mais c’était moins comme si elle était une fan et plus comme si elle était une adoratrice.

Il semblait que même Ludwin ne pouvait pas laisser passer cette ligne sans la contester. Il avait pris Genia par le bras et les avait séparées.

« S’il vous plaît, arrêtez, Madame Trill. Genia est ma fiancée, » déclara Ludwin.

Genia, avec un regard qui montrait qu’elle se sentait enfin libérée, se cacha derrière le dos de Ludwin.

Trill regarda Ludwin et gonfla ses joues. « On me dit que vous êtes l’ami d’enfance de la grande sœur Genia, mais je vois que vous n’avez aucune appréciation pour les choses qu’elle développe. Moi, par contre, je peux bien comprendre sa façon de penser ! »

« Certes, la grandeur de Genia est difficile à comprendre pour moi. » Ludwin, qui était par nature un homme sérieux, s’était opposé directement à l’argument de Trill. « Mais je suis avec Genia depuis longtemps. Si vous prétendez comprendre la grandeur de Genia, je comprends tout ce qui ne va pas chez elle. C’est une femme renfermée, indifférente à tout ce qui ne relève pas de sa recherche, qui manque de bon sens et qui ne se soucie pas de la façon dont elle regarde les autres. Même si c’est une fille, elle ne s’occupe pas de son apparence, elle laisse le linge s’empiler, et si vous la laissez seule, elle va même s’écrouler parce qu’elle oublie de manger. Je ne peux pas dire que je n’ai pas de réserves sur notre vie de couple. »

« Grand Frère Luu, si tu vas si loin, même mes sentiments vont être blessés, tu sais ? » Genia avait pincé ses lèvres avec déplaisir, mais…

Wôw, Ludwin a vraiment traversé beaucoup de choses, hein ?

Même Trill semblait découragée par la gravité de la situation. « Dans tous les cas, la grandeur de sa technologie l’emporte ! »

« Parce que vous comprenez sa grandeur, » dit Ludwin. « Je ne peux que vaguement le comprendre. Cependant, malgré cela, même si je suis confronté aux mauvais points de Genia et alors je ne peux pas comprendre ses bons points, je veux toujours qu’elle soit avec moi. Je la veux toujours comme épouse. »

« Grand Frère Luu…, » murmura Genia.

Tandis que Genia s’agrippait à la cape de Ludwin, ses joues rougissaient et son visage fondait en un grand sourire idiot. C’était une expression peu commune pour quelqu’un qui était habituellement si distant.

Je suppose que s’il parlait si sérieusement de combien il l’aimait, ce serait suffisant pour faire sourire n’importe qui.

Il semblait que Trill n’était pas amusée, parce que les étincelles volaient là où ses yeux rencontraient ceux de Ludwin.

… Attends, pourquoi cela se transformait-il en triangle amoureux ? C’était aussi un cas inhabituel, où même s’il y avait deux femmes et un homme impliqués, Genia était au centre de l’affaire.

Eh bien, dans l’intérêt des relations amicales avec l’Empire, je ne pouvais pas laisser les relations entre le commandant de notre Force de défense nationale et l’ambassadeur impérial se détériorer, alors je devrais mettre le holà.

Je m’étais un peu glissé dans mon mode roi, et j’avais parlé à Trill d’un ton effrayant. « Madame Trill. Si vous voulez vous opposer aux fiançailles de l’un de mes vassaux… »

« Qu’est-ce que vous allez faire ? » elle avait riposté en étant sur la défensive.

« Je vais tout à l’heure faire rapport de vos paroles et de vos actes, sans omettre un seul détail, à Lady Maria et à Lady Jeanne. Lady Jeanne m’a dit : “S’il vous plaît, dites-moi si elle fait quoi que ce soit pour embarrasser l’Empire. Je la ramènerai, même si je dois lui attacher une corde autour du cou pour le faire”. »

Cette fois, c’était Trill qui s’était cachée derrière le grand corps de Ludwin. « C’est la seule chose que je ne veux pas ! »

Sa distance par rapport à Genia, qui s’y cachait déjà, diminua, et Genia avait l’air ennuyée par cela.

« Je suis enfin en mesure d’apprendre de la grande sœur Genia ! » gémit Trill. « Je ne veux pas qu’on me ramène dans l’Empire ! S’il vous plaît, au moins, épargnez-moi ça ! »

« Alors s’il vous plaît, ne faites pas de vagues à propos des mariages de mes vassaux, voulez-vous ? » Je l’avais regardée après ça.

Trill me salua rapidement. « Compris, monsieur ! »

Bon sang de bonsoir.

En regardant cet échange entre nous, Kuu avait souri.

« … Quoi ? » avais-je demandé.

« Non, je pensais juste que tu peux parler quand tu en as besoin, Frangin, » déclara Kuu.

« Le château est dans une frénésie de préparation pour mon couronnement et pour mon mariage en ce moment, » dis-je sur un ton fatigué. « En plus de cela, nous avons un plan pour organiser des mariages pour un certain nombre de mes vassaux sur des sites autour de la capitale en même temps. Je n’ai pas assez de couples qui se marient comme ça. Si quelqu’un essaie d’entraver les fiançailles de Ludwin et Genia, c’est un problème pour moi. Je n’ai pas besoin de plus de travail. »

« N’est-ce pas une rancune personnelle que d’agir ainsi ? » interrogea Kuu.

« Je ne le nierai pas, » répondis-je.

J’étais déjà occupé, donc je n’avais pas le temps pour ça. Pour être honnête, je voulais passer plus de temps à élever Cian et Kazuha. Ohh, comme je voulais un congé de paternité !

Pendant que j’y réfléchissais, Kuu avait fait un regard pensif. « Mariages, hein… »

On aurait dit qu’il complotait quelque chose, mais je pourrais probablement le laisser tranquille pour l’instant.

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3 commentaires

  1. Merci pour le chapitre.

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