Genjitsushugisha no Oukokukaizouki – Tome 1 – Chapitre 4 – Partie 4

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Chapitre 4 : Un jour de Congé à Parnam

Partie 4

J’avais ignoré un Halbert étonné qui me disait « Hé toi ! Tu te prends pour qui ? », puis, je fis un sourire à Kaede alors qu’elle me regardait bouche bée.

« Si vous continuez à ouvrir la bouche, j’utiliserai mon autorité afin de vous faire arrêter, vous comprenez ? » Dis-je.

« Vous êtes... ! » Kaede semblait avoir immédiatement compris qui j’étais.

« Oui, je le suis. Mais gardez le silence, d’accord ? » Dis-je. « Honnêtement, je ne sais pas quelle est votre compréhension de la situation, mais si vous parlez avec tant de confiance sur un tel sujet et cela dans un endroit comme celui-ci, alors vous pourriez tout à fait nuire au pays. »

« Je suis désolée. » Balbutia-t-elle. « Mais... pourquoi êtes-vous ici... ? J’espère que vous n’êtes pas venu ici pour saisir Hal pour sa rébellion ? Ce n’est pas ce que vous croyez. Hal est juste un peu léger quand il s’agit de penser, il ne se rebellera jamais... »

Kaede avait complètement mal compris ce que je faisais ici et elle commençait déjà à faire des excuses. Qui sait jusqu’où allait sa capacité analytique qu’elle avait plus tôt démontrée, mais elle essayait quand même désespérément de défendre Halbert.

« Non, je me moque de ce qu’un seul soldat pense. » Dis-je.

« M-Mais alors pourquoi êtes-vous ici ? » balbutia-t-elle.

« Simplement parce que j’ai soudainement eu un congé à disposition. » Expliquai-je. « Je venais juste ici afin de voir la place où travaille Juna. »

« J-Je vois... » Kaede était clairement soulagée.

Halbert, d’autre part, m’avait regardé fixement pendant tout ce temps. « Hé toi ! Pour qui te prends-tu pour t’immiscer ainsi dans notre conversation et menacer Kaede ? »

« Hein !? Hal ? Il ne me menace nullement, tu vois... » (Kaede)

« Tais-toi ! Kaede, veux-tu bien te taire !? » (Halbert)

« Ah ! » (Kaede)

Quand Halbert fit claquer ses mains sur la table et se leva. Par la même occasion, il effraya Kaede.

« Qu’est-ce qu’il y a de bon à effrayer tout le monde ici ? » Demandai-je.

« Je te l’ai dit, ta gueule ! » Il tendit la main, essayant de m’agripper par le col, quand...

« Urkh! » (Kaede)

... il fut arrêté à mi-chemin. En un instant, Halbert fut entouré par les trois femmes qui étaient avec moi.

Normalement, être entouré de trois beautés serait une situation fantastique, mais... Dans tous les cas, je n’étais pas jaloux de sa position. Après tout, Liscia avait dégainé sa rapière se trouvant avant ça à son flanc et pointait le bout de celle-ci contre le cou d’Halbert, Aisha (qui avait dû laissé sa grande épée dans le château parce qu’elle était trop volumineuse) avait agrippé le visage de l’autre, et Juna, toujours souriante, avait un couteau à fruits qu’elle pressait dans le dos de l’homme.

Wow... leur niveau de force est vraiment très haut...

« Attendez, même vous, Juna ? » Demandai-je, surpris.

« La violence est strictement interdite dans cet établissement. » Dit-elle avec un sourire.

« Heu, c’est vrai... » (Kazuya)

S’étant retrouvé dans telle situation, même Halbert, sûr de lui, transpirait à grosse goutte. Il ne pouvait pas bouger d’un pouce, alors il me regarda avec frustration par l’écart entre les doigts d’Aisha.

« Hé toi... c’est vraiment dégueulasse ! Si tu es un homme, alors pourquoi restes-tu planqué derrière un groupe de femmes !? » (Halbert)

« Plaignez-vous tant que vous voulez, mais c’est en quelque sorte leur tâche de me protéger. » Dis-je. « En fait, si je devais me tenir en première ligne sans avoir de gardes du corps, je pense que ce serait un problème bien plus grave. »

Après avoir énoncé ce fait, les filles hochèrent toute la tête en accord à mes paroles.

« Si vous comprenez ça, alors j’aimerais que vous ne placiez pas votre cou dans des difficultés comme celle-là. » Liscia me gronda par la même occasion.

Hum. Bien sûr, désolé, je serai plus prudent à l’avenir.

Le regard irrité de Halbert semblait me poignarder. « Hé toi, qui es-tu en vérité ? »

« Hm. Permettez-moi de répondre avec cette excellente ligne provenant d’un drame de la période des samouraïs. “Halbert, avez-vous oublié mon visage ?” » (Kazuya)

« Hein !? » (Halbert)

« Pourquoi est-ce que vous semblez soudainement si fier de vous ? » Liscia me fit alors une tape sur la tête.

Arg, bon, j’ai toujours voulu le dire.

Et c’est alors Aisha haussa la voix, parlant en mon nom. « À genoux ! À qui pensez-vous vous en prendre ? »

Oui, c’est une autre ligne que je voulais utiliser un jour. Attendez, qu’est-ce qu’Aisha vient de dire là ?

« Vous êtes en présence du 14e roi provisoire d’Elfrieden, Sa Majesté Souma ! » Déclara Aisha.

Je pensai à ce moment-là que je pouvais même entendre la musique de ce spectacle, mais j’étais sûr que ce n’était que mon imagination.

Quoi qu’il en soit, j’avais donné à l’elfe sombre très décevante une légère tape sur la tête. « Vous êtes trop bruyante. Nous étions censés être ici incognito. Vous ne vous en rappelez pas ? »

« Ha... ! J-Je suis désolé, Votre Majesté ! » (Aisha)

« Majesté... ? Ne me dites pas que vous êtes le roi ? » Halbert avait alors agi d’une façon surprenante après avoir compris. Il était le seul présent qui n’avait pas découvert cette information à ce moment-là. Donc il semblait être très lent à la détente. Quoi qu’il en soit, avec lui-même étant menacés d’une rapière, une main posée sur son visage et un couteau, nous ne pourrions pas avoir une discussion calme, alors je demandai à tout le monde d’arrêter.

Fixant mon regard sur Halbert qui était debout, je lui posai alors une question. « Alors, Halbert Magna, vous parliez avant ça de vouloir vous en prendre à moi, n’est-ce pas ? »

« C-C’est... » Halbert écartait les yeux.

Oh, allons donc ! Est-ce que votre détermination était-elle si faible ?

« Devrais-je considérer qu’il s’agit là de la volonté de la Maison des Magna dans son ensemble ? » Demandai-je.

« Quoi !? Mon vieux n’a rien à voir avec ça ! » (Halbert)

« Bien sûr qu’il l’est. » Dis-je. « Alors que je pourrais tout à fait négliger un soldat en le forçant à suivre les ordres, les nobles qui trahissent doivent être jugés en vertu de la loi. Surtout ceux qui montrent une volonté claire de se rebeller. Vous savez, dans ces cas-là, l’accusation sera “trahison contre l’État”... Il s’agit là d’un crime très sérieux. Et dans ce genre de cas, ceux qui sont à moins de trois degrés de filiations seront tous considérés comme des complices. »

« Quoi... !? » Halbert était en perte de mots. Car après tout, tout ce que je faisais était de l’obliger à faire face aux faits.

« Non... C’est un peu trop dur... » Kaede essaya d’intervenir, mais je levai la main afin de l’arrêter.

« Maintenant, permettez-moi de vous le dire, mais je ne fais ces actes nullement parce que j’ai une rancune personnelle contre vous, » dis-je. « Il s’agit là simplement ce que dictent les lois de ce pays. Honnêtement, je sais que, avec ces races ayant une longue durée de vie, il n’est pas rare qu’ils aient des arrière-petits-enfants ainsi que des arrière-arrière-arrière-petits-enfants, mais, dans ce genre de situation, le nombre de personnes impliquées dans ce crime est bien trop grande. Personnellement, face à une loi comme celle-ci qui punit même de jeunes enfants innocents, j’aimerais la réformer tout de suite, mais j’ai tellement de choses à faire que je n’ai pas encore réussi à le faire. »

Il était devenu sans voix.

« Halbert Magna, » dis-je formellement. « Vous êtes né dans la Maison de Magna, une noble maison tout à fait adéquate. Donc, si vous êtes avec les Trois Ducs, s’ils se rebellent, et je gagne, alors tous les parents ayant trois degrés de parenté avec vous seront exécutés. C’est ce que dit exactement la loi, alors il n’y a rien que je puisse faire à ce sujet, n’est-ce pas ? »

Ce serait la loi qui l’aura jugé et punit, et non pas moi. Il n’y aurait pas de place à mes propres souhaits dans une telle situation.

« Maintenant, considérons ce qui se passera si les Ducs gagnent. » Continuai-je.

« Hé ! Oui, c’est vrai ! Aussi longtemps qu’ils gagnent, alors cela sera correct ! » (Halbert)

« Dans le cas où ce fait se produirait, qu’est-ce qui lui arrivera selon vous ? » Je posai en même temps une main sur l’épaule de Kaede.

Halbert fut clairement ébranlé. « Non, vous n’oserez jamais prendre Kaede en otage ! »

« Oh, je ne ferais jamais quelque chose comme ça. Cependant, elle est membre de l’Armée Interdite. Si les Trois Ducs se rebellent, elle sera envoyée au front de “mon côté”. En d’autres termes, elle serait votre ennemie. » Je regardai alors attentivement Kaede. « Au fait, quelle est votre relation avec Halbert ? »

« N-Nous sommes justes des amis d’enfance. » (Kaede)

« Amis d’enfance... je vois. » (Kazuya)

De par la manière qu’ils avaient parlé et interagi entre eux, j’avais vu des signes de leurs affections l’un envers l’autre, mais... eh bien, je n’avais aucune raison de le souligner dans cette situation.

« Si vous êtes des amis d’enfance, alors vous devez vous motiver davantage pour elle que pour toute autre personne, » dis-je. « Et alors ? Si vous vous joignez aux forces des trois Ducs, qu’est-ce que vous envisagez de faire à propos d’elle ? »

« Que voulez-vous dire, que ferai-je... ? À propos de quoi ? » (Halbert)

« Si nous imaginons que les Trois Ducs gagnent. Dans ce cas, j’aurais peut-être été abattu, et vous seriez peut-être celui qui aura pu me couper la tête. » (Kazuya)

« Haha ! Et ce fait d’armes me garantirait une promotion ! » (Halbert)

« ... Je suppose que vous l’auriez sûrement, » dis-je. « Alors, qu’en est-il de Kaede ? Une fille mignonne comme elle, se trouvant dans l’armée des perdants. Quand ils la découvriront, que feront selon vous les soldats du côté des gagnants... ? Vous-même, en tant que soldat, je pense que vous pouvez parfaitement l’imaginer, n’est-ce pas ? »

Au moment où je soulignai ces faits, Halbert avait visiblement pâli. Très probablement, il se l’imaginait parfaitement. Après la conclusion d’une guerre, il n’était pas rare de voir les vaincus ravagés par les vainqueurs. Les pillages, les incendies volontaires, les viols, les massacres... La folie de la guerre incitait à ce que ces actes de barbarie se produisaient à chaque fois.

Mais même alors, Halbert haussa la voix, comme s’il essayait d’effacer ses doutes. « Les forces de Duc Carmine sont bien disciplinées ! Elles ne feraient jamais quelque chose de si indécent ! »

« Je ne sais pas quelle est la situation au sein de l’armée, mais le Duc Carmine a bien plus que les forces régulières dans son duché. » Dis-je. « Il y a aussi ceux que j’ai dépouillés de leurs droits ou sur qui j’ai enquêté pour corruption. Des nobles qui ont levé le drapeau de la rébellion contre moi. Ils n’ont rien à perdre. S’ils perdent, la mort pour eux et leur lignée familiale les attendent. Alors ils vont mettre en jeu tous leurs biens personnels, embauchant ainsi un grand nombre de mercenaires Zemish. »

L’État Mercenaire de Zem.

À l’ouest d’Amidonia et au nord de Turgis, il s’agissait d’un pays de taille moyenne, fondé par le commandant mercenaire Zem. Il avait utilisé son intelligence et son charisme pour détruire le pays qui l’avait engagé et ensuite construit à sa place sa propre nation de mercenaires. Il s’était déclaré "éternellement neutre", mais leur industrie principale consistait à envoyer des mercenaires dans d’autres pays. Et donc, en vérité, cette attitude signifiait en vérité : « Si l’on nous le demande, alors nous expédierons des mercenaires dans n’importe quel pays. » Leurs mercenaires étaient ridiculement forts, de sorte que la plupart des pays reconnaissaient qu’il valait mieux les avoir comme allié qu’en tant qu’ennemi, et ils avaient donc passé des contrats afin d’obtenir des mercenaires.

« C’est absurde ! Il y a aussi des mercenaires zemishs sous contrat avec l’Armée Interdite ! S’ils envoient des mercenaires face aux Trois Ducs, ils se battront contre eux-mêmes ! » (Halbert)

« Oh, ça n’arrivera pas, » l’ai-je rassuré. « Il y a quelque temps, j’ai fait terminer leur contrat de travail avec l’Armée Interdite. »

Maintenant, ça me semblait être le bon moment, alors laissez-moi vous parler du système militaire de ce pays.

Ce royaume avait une ressource en hommes totale d’environ 100'000 soldats. Ils étaient divisés selon la répartition si dessous :

40'000 dans l’armée de terre, dirigée par le Duc Georg Carmine.

10'000 dans la marine, dirigée par Duchesse Excel Walter.

1'000 dans l’armée de l’air, dirigée par Duc Castor Vargas.

(Cependant, un Chevalier Wyvern était équivalent à 100 soldats de l’armée de terre.)

Parmi ceux-ci, seule l’armée de l’air avait un titre de chevalier accordé à chacun de ses membres (il était composé entièrement d’unités de Chevalier Wyvern, selon le schéma suivant : "1 wyverne + 1 ou 2 chevaliers" donc c’était évident), mais plus de la moitié de l’armée de terre et de la marine étaient constituées de soldats de carrière. Ils étaient formés le jour et la nuit dans les Trois Duchés, et ils percevaient un salaire en provenance des Trois Duchés.

Vous pourriez tout à fait dire que le droit à l’autonomie gouvernementale et l’exonération fiscale sur les bénéfices de leurs terres, ainsi que les nombreux autres droits spéciaux accordés aux Trois Duchés, étaient là pour soutenir ces troupes.

Maintenant, les troupes restantes, qui comptaient un peu plus de 40'000 personnes, appartenaient à l’Armée Interdite, mais elles étaient encore divisées encore plus après ça.

Il y avait la Garde Royale, qui était assignée directement au roi, et les soldats de carrière qui étaient attachés à l’Armée Interdite. Ensuite, il y avait les nobles domaines (qui avaient moins de droits que les Trois Duchés) et leurs forces personnelles en plus de ça. En outre, en raison de notre contrat avec l’État Mercenaire de Zem, il y avait avant ça une unité de mercenaires sous le commandement de l’Armée Interdite, mais j’avais déjà mis fin à leur contrat.

La raison pour laquelle l’Armée Interdite était plus petite que les forces des Trois Duchés était directement en rapport avec le concept derrière ce pays.

À l’origine, ce pays était né à travers de nombreuses races travaillant de concert. En conséquence, un membre de la race ayant eu la plus grande population, un humain, était devenu le roi, mais pour protéger les droits des autres races, les commandants de l’armée, de la marine et des forces aériennes seraient toujours choisis parmi les autres races.

Donc, si un tyran prenait le trône et commençait à opprimer les autres races, le système avait été mis en place afin que les armées des Trois Ducs, qui possédaient une plus grande armée que l’Armée Interdite, puissent le détrôner. En retournant ce principe, si l’un des Trois Duchés prévoyait d’usurper le trône, le système avait été mis en place de telle sorte que, même si l’une des armées était en face du roi, la rébellion pouvait être écrasée.

Dans une époque pacifique, ce principe aurait pu être une bonne configuration. Cependant, maintenant que le Domaine du Seigneur-Démon était apparu, et ces temps étaient devenus troublés avec tous ces pays à la recherche d’occasions afin de se jeter sur nous, ce système devenait un problème. Avec ce genre de structure de commandement divisée, il était possible que nous ne puissions pas réagir rapidement à une soudaine crise. En fait, j’essayais d’aller de l’avant avec des réformes, mais les Trois Ducs refusaient le moindre contact avec moi.

Maintenant, revenons à la façon dont j’avais libéré les mercenaires de leurs contrats de travail.

« Attendez, qu’est-ce que vous venez de dire ? Avez-vous libéré les mercenaires zemishs de leurs contrats qui nous liaient ? » Me cria Liscia.

« Oh, oui ! Je ne vous ai pas encore parlé de ça ou l’ai-je fais ? » J’avais alors souri avec ironie du fait que, plutôt que Halbert, ce fut cette fois-ci Liscia qui avait exprimé sa surprise.

« C’est exactement ce à quoi ça ressemble. Les mercenaires sont inutiles et ils ne font que consommer des tonnes d’argent. Est-ce que vous vous rendez compte de ça ? » (Kazuya)

Machiavel avait dit. « Les mercenaires et les armées mixtes ne doivent pas se faire confiance, » et j’étais d’accord avec lui. « Les mercenaires ne sont liés à vous que par leur propre profit. Et donc, même lorsqu’ils se battent pour vous, ils ne protègent leur employeur que pour leur propre bénéfice, de sorte que leur loyauté n’est pas à prévoir. Il n’y a aucune raison d’embaucher des mercenaires incapables, et pourtant, ils sont capables d’utiliser leur intelligence pour saisir un poste chez leur employeur. »

Dans les romans fantastiques et les JDR, les protagonistes ayant un travail mercenaire apparaissent souvent, mais la façon dont un système de mercenaires fonctionnait réellement était très différente de l’image que vous aurez vue ici et là.

Fondamentalement, ce sont des gens qui sont là pour se faire de l’argent en allant sur le champ de bataille. Ils n’avaient aucune fidélité envers le pays ou le prince, changeant rapidement de camps lorsque la balance des avantages changeait.

Après une bataille perdue d’avance, ils étaient du genre à fuir immédiatement. Et même quand ils étaient victorieux, ils se déchaîneraient sur ce qui était à leurs portées. Par rapport aux armées permanentes de même taille, leur entretien pourrait coûter moins cher, mais ils étaient très négatifs sur le long terme vis-à-vis du pays lui-même.

« Nous n’avons pas d’argent que nous pourrions utiliser pour payer des gens inutiles comme eux. » Expliquai-je.

« Même ainsi, le contrat avec les mercenaires était aussi une preuve de nos relations amicales avec Zem, vous vous en rendez compte !? » Cria-t-elle.

« C’est vrai. Les choses sont devenues tendues avec eux depuis lors, même vous m’aviez dit “Mettez toujours tout en défense, et ne donnez jamais de tributs”, n’est-ce pas ce que vous m’aviez dit, Liscia ? Contrairement à l’empire, ils ne peuvent pas se permettre de nous envahir par eux-mêmes. Leur donner un tribut afin de gagner du temps est donc inutile avec eux. » (Kazuya)

Bien que le pays me causait en retour des problèmes en envoyant des mercenaires aux Trois Ducs.

Je regardai alors directement Halbert. « Ces mercenaires assoiffés de sang sont donc du côté des Trois Duchés. Pensez-vous qu’ils vont laisser une fille dans l’armée vaincue tel que Kaede sans lui causer du tort ? Alors, quand Kaede sera tourmentée par les mercenaires, et qu’ils seront sur le point de la tuer parce qu’ils auront fini de s’amuser avec elle, où serez-vous et que ferez-vous ? »

« C’est... » Halbert semblait hésitant.

Cette attitude indécise me rendit en colère. « Voulez-vous pouvoir encore lever la tête avec fierté ? Voulez-vous chanter des chansons afin de célébrer votre victoire ? Pendant ce temps, votre ami d’enfance sera peut-être en train d’être utilisé en tant que jouet, puis laissé morte au bord d’une route ! »

« Arg... » (Halbert)

Après que je lui ai crié ça, les jambes de Halbert semblaient cesser de le soutenir et il dut mettre ses mains sur la table afin de se soutenir. Il n’avait pas répondu à ma question, et sa bouche était totalement fermée. Kaede le regardait avec inquiétude.

Quand je vis qu’il réagissait ainsi, je m’étais alors un peu calmé. « Halbert Magna. Le cheminement que vous étiez sur le point de choisir abouti sur une impasse. Si je gagne, vous serez exécuté. Si les Trois Duchés gagnent, Kaede sera... Eh bien ! Après tout, elle ne peut pas s’en sortir. Si vous voulez faire le pari d’une vie, alors assurez-vous au moins que l’avenir que vous voulez soit sur la table de jeu. »

Il ne répondit rien.

« Avant de faire quelque chose d’imprudent, réfléchissez toujours avant, » lui ai-je dit. « Pensez d’abord à ce que vous voudriez, pour quoi et pour qui ? Regardez autour de vous, et réfléchissez-y. »

« Pourquoi... Et pour qui... » Halbert regarda autour de lui.

Ses yeux rencontrèrent alors Kaede, qui le regardait avec inquiétude. Il n’y avait pas eu de mots entre eux, mais Halbert ressemblait fortement à un homme libéré de tout ce qui l’avait possédé jusqu’à présent.

... Ce qui se passe ici, c’est à eux de le décider, pensai-je.

« Désolé, Juna. Nous causons des tumultes dans votre café, n’est-ce pas ? » Demandai-je. « Nous allons donc maintenant partir. »

Juste avant de partir, je m’étais excusé pour avoir fait une scène dans son café, mais Juna secoua la tête. « Non... Votre Majesté. Vos mots ont directement été au plus profond de mon cœur. »

Après avoir dit cette phrase, Juna sembla hésiter un instant. Elle avait clairement quelque chose à dire, mais ne savait pas si c’était correct de me le dire.

J’avais alors attendu un peu, et finalement Juna leva les yeux, affichant un visage résolu. « Votre Majesté... Il y a un sujet dont je voudrais discuter avec vous. »

***

« Hé, Souma, il y avait aussi quelque chose que je voulais demander, » Déclara Liscia.

« Hm ? » (Kazuya)

Nous étions dans le carrosse que nous avions appelé afin de nous ramener au château lorsque Liscia, qui était assise à côté de moi, me posa une question. Aisha agissait en tant que conductrice. Alors nous étions ensemble, seuls dans la voiture.

« À propos de ce qui s’est passé plus tôt, » dit-elle. « Avez-vous essayé de persuader Halbert ? Lorsque vous avez dit que les traîtres seraient jugés selon la loi, vous aviez l’air si sérieux. »

« ... Après tout, c’était uniquement parce qu’il n’avait toujours pas agi contre moi que je l’ai fait de cette manière. Mais si après ça, il fait quand même ce qu’il avait prévu de faire, alors je ne montrerai aucune pitié envers lui. » (Kazuya)

« En fin de compte, vous êtes quand même toujours une personne sympathique, n’est-ce pas ? » Dit-elle.

« Soyez gentil avec vos alliés, et sévère avec vos ennemis, » dis-je. « C’est bien le genre de roi que les gens veulent soutenir. Ce n’est pas comme si j’étais sévère parce que j’apprécie de le faire. Moins nous aurons d’ennemis, et mieux cela sera. »

« Tout comme je le pensais... Vous êtes une personne gentille. » Dit-elle, avant que Liscia reposât sa tête sur mon épaule.

***

— Le jour suivant.

Alors que j’étais dans le bureau des affaires gouvernementales pour m’occuper d’un grand nombre des documents, Hakuya entra. Et alors.

« Le chef de la Maison des Magna, Sir Glaive Magna, a amené son fils, Sir Halbert Magna et la Mage de l’Armée Interdite Kaede Foxia, et il demande une audience avec vous, » m’informa-t-il.

... On dirait qu’il y a encore un autre différend à résoudre, pensai-je.

Quand j’arrivai dans la salle d’audience accompagnée par Liscia et mon garde du corps, Aisha, il y avait déjà trois personnes se trouvant à genoux. Devant les deux que je connaissais déjà, lui aussi la tête abaissée, se tenait un homme d’âge moyen aux cheveux poivre et sel. Ainsi équipé de son armure, il ressemblait vraiment à un guerrier qui avait vu de nombreuses batailles. Derrière lui se trouvait Kaede Foxia et Halbert Magna, que j’avais rencontrés la veille. Dans ce cas, j’avais donc déduit que cet homme devant eux avec la tête baissée devait être le père de Halbert, Glaive.

« Tous les trois, levez la tête, » déclarai-je.

« « Oui, Votre Majesté. » »

Quand Halbert et Kaede levèrent la tête, je me retrouvai paralysé quand je vis le visage de Halbert. Je voulais dire par là qu’il avait des marques qui montraient clairement qu’il avait été frappé à plusieurs reprises. Ses joues étaient enflées, et il avait deux yeux au beurre noir. Ce n’était pas présent lorsque je l’avais vu hier, alors ces blessures devaient être arrivées après que nous nous étions séparés.

« Halbert... Vous me semblez encore plus beau que la dernière fois que je vous ai vu. » Commentai-je.

« Arg... Oui Mon Seigneur ! » Un regard de frustration avait alors traversé son visage pendant un court instant, mais il ne s’était pas opposé à moi comme il l’avait fait hier.

Je me demande ce qui lui est arrivé après notre départ d’hier.

Puis je parlai à Glaive, dont la tête était encore penchée. « Glaive Magna, levez la tête. »

« Je vous prie humblement de faire preuve de pitié pour la récente mauvaise conduite de mon fils ! » Il s’agissait d’une réaction de lamentable qui arriva en retour. Il pressait son front contre le sol. Il était difficile à dire, car il était à genou, mais il faisait ce que nous appellerions probablement un dogeza au Japon.

« Par mauvaise conduite, voulez-vous parler ce qui s’est passé hier ? » Demandai-je.

« Oui Votre Majesté ! J’ai entendu tous les détails de madame Kaede. Bien qu’il ne soit pas en service, il vous a insulté. Votre Majesté, de plus en plus souvent, il se vante qu’il rejoindrait bientôt les Trois Duchés rebelles, ce qui est totalement scandaleux... ! Cependant, mon fils est encore immature. Il a dit ces choses à cause de son cerveau sous-développé. Votre Majesté, votre colère est entièrement justifiée, mais, je vous en supplie, faites retomber la faute sur moi pour ne pas l’avoir correctement éduqué ! » (Glaive Magna)

Um. C’était un peu long, mais en gros, j’imagine que ce qu’il disait était. « Je vais accepter le châtiment, alors épargnez la vie de mon fils, » cependant, je ne suis même pas en colère.

« Les événements d’hier sont arrivés alors que j’étais là incognito. » Dis-je. « Je n’ai donc pas l’intention d’en faire une grosse affaire. Et d’après ce que je vois ici, il a déjà été puni d’une manière appropriée. »

« Votre Majesté, vous êtes généreux. » Glaive s’excusa abondamment, se prosternant à nouveau devant moi.

Halbert et Kaede se mirent à baisser à nouveau la tête.

Puis enfin, Glaive leva son visage. « Maintenant Votre Majesté, je me rends compte que c’est incroyablement grossier, mais je voudrais vous dire quelque chose de plus. »

« Qu’est-ce que c’est ? » (Kazuya)

« Et bien... ce serait beaucoup mieux que cela ne soit pas entendu par beaucoup de personnes. » (Glaive Magna)

Était-ce donc un secret ? J’avais avec moi Liscia, Aisha, Hakuya, Glaive, Halbert et Kaede, puis je fis sortir tout le monde, y compris les gardes. Aisha semblait hors de propos, mais tant qu’elle était avec moi, s’il s’avérait que cette promesse d’informations secrètes était en vérité un projet afin de m’assassiner, j’avais quelqu’un pour y faire face.

« J’ai fait évacuer la salle, » dis-je. « Alors, à propos de quoi vouliez-vous me parler ? »

« Alors, c’est à propos de... » Glaive commença à un rythme détendu.

Alors que nous écoutions ce qu’il avait à dire, les yeux de Halbert s’agrandirent, Kaede baissa les yeux, serrant fermement ses poings, Hakuya ferma les yeux en silence, tandis qu’Aisha regardait autour d’elle, dérangée par les réactions de tous les autres.

Liscia, pendant ce temps, était raide et sans expression, ne disant pas un mot. Il y avait des larmes coulant le long de son visage.

Pour moi, il s’agissait d’un sentiment compliqué. Colère, exaspération, résignation, tristesse... Tous ces sentiments étaient entremêlés dans ma poitrine, et j’avais alors travaillé durement pour les garder à l’intérieur.

J’avais alors parlé aussi calmement que possible. Il s’agissait là d’une voix que je pouvais encore contrôler, afin de ne pas trahir mes véritables sentiments. « Maintenant que vous m’avez dit ça. Qu’est-ce que vous voulez que je fasse à ce sujet ? »

« Rien. Votre Majesté, je voulais juste vous prévenir. » (Glaive Magna)

« ... C’est vraiment une affaire sérieuse. » Je m’étais alors levé, donnant des ordres à Kaede et Halbert. « Mage de l’Armée Interdite Kaede Foxia. Cette sagacité est trop précieuse et dangereuse pour que je vous laisse là en tant que simple mage. Je vous ordonne donc de servir sous la direction de Ludwin de la Garde Royale en tant qu’officier d’état-major. »

« Hein !? O-Oui, Votre Majesté ! » S’exclama-t-elle.

« Officier de l’Armée de Terre, Halbert Magma. Je vous ordonne de rentrer dans l’Armée Interdite. » (Kazuya)

« Hein !? Moi, je dois me joindre à l’Armée Interdite !? » (Halbert)

« C’est bien ça. Vous serez le commandant en second de Kaede et vous serviez à l’informer. Son rang effectif la place en tant que numéro 2 dans l’Armée Interdite. Mais parce qu’elle est encore une jeune femme, il y a le risque que ses subordonnés ne la prennent pas au sérieux. Dans le cas où cela se produirait, vous devez vous assurer qu’ils font comme elle a ordonné, compris ? »

« ... Oui, Votre Majesté. » (Halbert)

Et ainsi, un nouveau jeune officier avait rejoint l’Armée Interdite.

Cependant, je ne me sentais pas assez émotif pour être content qu’un nouvel allié se soit joint à nous. Comme quelques instants avant, j’avais dû réfréner mes violentes émotions, mes vrais sentiments s’étaient alors mis à sortir par mes dents serrées encore une fois.

« Honnêtement, ces personnes... » (Kazuya)

☆☆☆

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8 commentaires

  1. Merci pour le chapitre.

  2. Franchement nous laissez avec une fin comme ça et devoir attendre le prochain chapitre, quel agonie.

    • Désolé, mais je vais enfoncer le couteau encore plus profondément. Mais la suite de cette événement sera connu uniquement dans le Tome 2 qui sera traduit dans 3 tomes d'autre romans en vue de mon planning.

  3. Tu vient de passer de charismatique et généreux à tyran sans fois ni loi mais je vais quand même te remercier pour le chapitre. Merci.

    • Ben disons, j'ai prévu de mettre la grosse dose sur le Genji et là, j'attends que tout les chapitres de Genji soit corrigé et prêt pour la publication pour tous les sortir à la chaines sur une semaine. C'est pas généreux cela ?
      Disons, c'est pas moi qui fait les textes, et l'auteur adore fournir une petite info et vlam, coupé le reste si elle n'a pas trait a un événement dans le tome en cours. Mais si tu veux, je peux te dire ce que c'est, mais cela te gâchera la surprise. Même les membres de l'équipe ne sont pas au courant.

  4. Je suis d'accord avec Kurokagespirit et Newnoob2
    Tu te fais passe pour une personne gentil quand vrai tu es une personne vile 😉
    Merci pour le chapitre vivement la suite !!!!!!! 🙂

  5. Mais qu'est ce qui a bien pu faire pleurer Liscia et énerver Kazuya ?

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