Chronicle Legion – La Route de la Conquête – Tome 2 – Chapitre 5 – Partie 1

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Chapitre 5 : Bataille entre Lion et Chien (1)

Partie 1

15 h 27, 31 octobre.

C’était à ce moment-là que Richard Coeur de Lion était arrivé à la Cité de Suruga.

Alors qu’il se trouvait sur sa wyverne blanche, il était lentement descendu avec un Légionnaire britannique « Escalibor » cramoisi à ses côtés. Le Légionnaire avait atterri avec un bruit sourd et lourd.

Il s’était placé en face de la station de Suruga.

Le terminal du train à grande vitesse était énorme et la zone en face de la gare était également très prospère.

Il y avait de grands magasins et de grands immeubles dans le style des quartiers de bureaux. Il était rare pour une ville régionale tranquille d’avoir une telle zone « métropolitaine ».

La wyverne et l’Escalibor étaient ainsi soudainement apparus à la gare routière d’ici.

Peu après que l’alarme ait résonné dans la ville, l’ancien roi d’Angleterre et son Légionnaire avaient rapidement envahi la Cité de Suruga, volant comme une étoile filante.

... Il y avait encore des civils autour de la station qui ne s’étaient pas échappés à temps.

Cent cinquante personnes devaient se trouver en ce moment dans la zone. Le géant rouge avait levé son fusil à baïonnette et avait tiré.

Mais plutôt que de viser les civils, le fusil était dirigé vers les nuages blancs se trouvant dans le ciel bleu. Le faisceau brûlant avait été envoyé dans le ciel, accompagné d’un tonnerre provoqué par le coup de feu.

Les foules avoisinantes étaient toutes obsédées par le Légionnaire rouge et le cavalier de la wyverne qui venait de faire irruption dans la zone.

« Peuple de Suruga, je suis Chevalier de l’Empire Britannique ainsi qu’un roi d’Angleterre dans le passé, Richard Cœur de Lion. Soyez à l’aise et levez la tête, » déclara Richard.

Les Légionnaires du roi d’Angleterre, les Escalibors, mesuraient plus de huit mètres de haut.

La wyverne de Richard planait près de l’épaule du géant rouge. Surplombant le paysage devant la gare, Richard hocha la tête avec satisfaction.

La voix de ce Ressuscité n’était pas très grossière. À la place, elle avait l’air magnanime.

C’était ainsi une voix sonore et belle, qui était claire et profonde.

« Hohohohohohoho. Il n’est pas nécessaire de s’enfuir comme des rats, vous, habitants de cette ville. Je ne suis pas venu aujourd’hui pour me battre. Je suis ici en tant que chevalier pour informer les résidents de Suruga qui ont vaillamment combattu, » déclara Richard.

L’Escalibor derrière Richard avait émis la même voix et les mêmes mots derrière son masque. Plus précisément, il ne s’agissait pas d’une voix, mais d’un son formé à partir d’ondes noétiques.

C’est pourquoi le son se répandait comme une onde.

Le volume lui-même n’était pas trop grand, mais chaque résident dans un rayon de plusieurs kilomètres pouvait l’entendre très clairement.

« Maintenant... Ça me fait mal au cœur d’entendre parler de votre détresse déchirante. Les Chevaliers de Suruga se sont battus courageusement contre nous de l’Alliance pour la Restauration, mais le résultat est qu’à travers le pays de Shizuoka, c’est la dernière ville qui n’a pas encore été sous la protection de l’Empire Britannique. Écoutez-moi, habitants de cette ville ! » continua Richard.

Sur sa wyverne, Richard avançait lentement le long de la route principale devant la gare.

Il volait à une altitude d’environ trois étages. Alors qu’il avançait le long de cette route, c’était presque comme un défilé de triomphe.

L’Escalibor était également en vol stationnaire dans les airs, à la suite de son commandant.

« Qui sont ceux qui souffrent à la guerre ? N’est-ce pas vous, les habitants de la ville ? Tant que les chevaliers de Suruga continueront à résister, vous serez emprisonnés dans cette ville, incapables de satisfaire vos estomacs, de réfréner votre faim, la peur et l’incertitude. Je compatis avec vous du fond du cœur ! »

Richard avait regardé les rues avec arrogance tout en prononçant un discours passionné.

La voix de Cœur de Lion comprenait des éléments de ravissement. Il semblait très ému par son propre discours.

« Je vous promets par la présente que je serai celui qui vous libérera. Je vais conquérir Suruga sans faute et vous guiderais tous pour que vous veniez sous la protection de l’Empire Britannique. Quand le temps viendra, j’enverrai un cadeau de dix mille tonneaux de vin pour organiser une célébration glorieuse qui durera trois jours et trois nuits. Je vous invite tous à vous joindre à moi pour partager ce beau vin de la victoire ! »

Richard avait levé le poing en l’air, ajoutant ainsi un peu de puissance à l’apogée de son discours.

À ce moment-là, il avait soudainement baissé la voix et avait dit : « Cependant, je vous demande votre compréhension sur une question. Car, je me reposerai pendant cinq jours, et une fois que je serai reposé, la première cible qui tombera face à moi sera Nagoya. C’est à Nagoya où je mettrai fin au Fief de Tōkaidō, » continua Richard.

Il y avait une couche de morosité dans l’expression passionnée de Coeur de Lion.

Avec un visage d’angoisse digne d’un protagoniste tragique, il leva les bras et cria au peuple : « S’il vous plaît, gardez cela à l’esprit. Je vais conquérir Nagoya dans les dix jours, puis retourner à Suruga le lendemain pour vous libérer. Jusqu’à ce moment-là, attendez patiemment ma seconde venue. À bientôt ! »

Après avoir dit tout ce qu’il voulait, Richard avait donné un léger coup de pied au côté de sa wyverne.

La wyverne avait battu des ailes et s’était dirigée vers l’est, vers la ville de Fuji. L’Escalibor l’avait suivi.

Le Légionnaire britannique cramoisi tenait un seau en bois dans sa main gauche.

Pendant qu’elle volait, le Légionnaire avait ouvert le couvercle du seau, laissant tomber des milliers de morceaux de papier.

L’énorme quantité de papier était éparpillée par le vent dans toute la ville de Suruga.

... Ce fut le début de « L’attaque de Richard I ». Les foules sur la scène avaient regardé dans l’envoûtement, oubliant complètement de s’échapper.

En fait, il y avait un Chevalier en attente près de la scène.

« À quoi pense cet homme ? »

Le véhicule militaire à quatre roues motrices avait arrêté son moteur sur la route devant la station.

La châtelaine Rikka Akigase avait froncé les sourcils alors qu’elle se tenait sur le siège arrière.

Le génie du fort tutélaire de Suruga, Sakuya, avait émis un avertissement — un seul Escalibor s’approchait de Suruga à grande vitesse. Rikka s’était enfuie à la hâte.

Cela lui permettait de détruire l’ennemi instantanément s’il se livrait à des activités destructrices violant la Charte de la Chevalerie.

Cependant, elle s’était heurtée à un discours inattendu.

 

☆☆☆

 

« Pour être franche... Je ne suis pas vraiment préoccupée par les répercussions de ce discours, » avait déclaré solennellement Rikka.

Cela se déroulait le lendemain du jour où Richard s’était rendu à Suruga pour prononcer un discours.

« Après tout, il a promis de sauver les habitants de la ville, puis a parlé de se reposer avant d’attaquer Nagoya. C’est totalement désorganisé, » continua Rikka.

Le 1er novembre, ce jour-là, Masatsugu s’était excusé auprès de l’école et s’était rendu dans une salle de conférence se trouvant dans le fort tutélaire de Suruga.

Rikka l’avait invité à se joindre à un conseil de guerre.

« Puisqu’il est un héros ressuscité et un Legatus Legionis qui surpasse les Chevaliers ordinaires, j’hésite à dire quoi que ce soit de trop dur —, » continua Rikka.

Après avoir utilisé un terme utilisé pour honorer les Ressuscités...

Elle l’avait dit tout de suite.

« Mais je le soupçonne d’être un idiot, » avait fini Rikka.

« R-Rikka-sama, vous êtes trop directe, » déclara Hatsune, un peu troublée, qui était à la table.

Les trois Chevaliers, Habuna, Maike et Tabi, avaient également souri maladroitement. Ce conseil de guerre avait réuni tous les Chevaliers à Suruga pour discuter de leurs prochaines actions.

De plus, le discours du roi d’Angleterre des temps anciens avait été sous la surveillance de Yatagarasus.

Masatsugu et les autres avaient regardé la vidéo après un traitement noétique.

« Cependant, je n’ose pas le traiter d’idiot maintenant. Après avoir lu les dépliants distribués par Richard I, certains résidents hésitent. Certains ont même proposé “il vaudrait mieux perdre contre l’Alliance pour la Restauration”, » avait analysé Rikka.

Masatsugu s’était souvenu du contenu du dépliant.

Il avait déclaré que les préfectures de Shizuoka et Nagoya étaient sur le point de tomber aux mains de l’Alliance pour la Restauration. Sa phrase de conclusion était la prédiction que « bientôt, le peuple de Suruga sera sous la protection du Coeur de Lion d’Angleterre »...

« Soupir, on ne peut non plus rien y faire. Il est vrai que nous, du Fief de Tōkaidō, ne sommes pas en mesure de fournir suffisamment de nourriture aux habitants de la ville. La situation de combat s’est clairement renversée contre nous, » Rikka avait admis d’une manière candide puis elle avait haussé les épaules.

« Il n’y a pas de problème pour l’instant, mais des émeutes pourraient finir par éclater, » déclara Hatsune.

« Ce Richard I..., » la plus noble participante à cette conférence avait soudainement pris la parole.

Tous les regards s’étaient tournés vers une personne, la princesse Shiori Fujinomiya du Japon Impérial, qui avait continué. « Il est indéniable que c’est un homme qui vit sa vie d’une manière très impulsive. Il est un féroce Chevalier, mais il a aussi un côté artistique avec un amour pour la poésie... C’est peut-être à cause de cela qu’il agit souvent de façon capricieuse, changeant d’avis sur un coup de tête. »

N’étant ni une guerrière ni une officière de haut rang, Shiori assistait également à ce conseil de guerre.

Il s’agissait là du premier pas dans l’« ascension » de la princesse évincée.

Les deux Chevaliers, Masatsugu Tachibana et Hatsune, étaient à son service personnel, faisant d’elle l’alliée la plus importante du fort tutélaire de Suruga. De plus, la princesse avait déjà démontré à ces personnes présentes ses capacités mystiques et sa perspicacité exceptionnelle. En conséquence...

« Puis-je assister à ce conseil de guerre ? » avait demandé Shiori un peu avant le conseil de guerre.

Quand Shiori avait demandé cela avec tact, Rikka n’avait nullement refusé.

Les trois jeunes hommes Chevaliers à table et les officiers militaires du fort tutélaire l’avaient également respectueusement acceptée.

Ayant obtenu le respect correspondant à son statut et à ses capacités, la princesse impériale expliqua d’un ton de voix sage comme toujours.

« Dès que le militant Richard Ier a été couronné roi d’Angleterre, il a vendu beaucoup de choses afin de collecter des fonds pour la guerre. Cela comprenait des biens précieux, des trésors nationaux, des châteaux, des territoires, des titres de noblesse et des cantons, » continua la princesse.

« Comment un dirigeant d’une nation peut-il agir de manière aussi irresponsable ? » Rikka était horrifiée.

Shiori hocha la tête et continua : « Oui, congédier les fonctionnaires locaux puis les forcer à racheter leurs postes était une ruse qu’il utilisait fréquemment. On dit qu’il a failli vendre la capitale de Londres. »

« Quel homme irresponsable... ! » s’exclama Rikka.

« Il ne ressentait probablement aucun attachement à l’Angleterre. La famille royale régnante sur l’Angleterre médiévale était à l’origine des nobles de France qui ont traversé la mer pour conquérir l’île de la Grande-Bretagne ».

Masatsugu avait été très surpris d’entendre le nom de la France.

« La famille Plantagenet de Richard Ier était une grande noblesse en France, détenant des terres comprenant le duché d’Aquitaine, le comté d’Anjou et le duché de Normandie. L’Angleterre elle-même n’était qu’un des territoires de la dynastie Plantagenet, » expliqua Shiori.

Shiori, bien informée du sujet, parlait sans problème de tout ça.

« Les Plantagenet ont essentiellement fait leur résidence en France, vivant en tant que nobles français, ne visitant la Grande-Bretagne que lorsqu’il leur était nécessaire de porter l’identité de la famille royale anglaise de la dynastie Plantagenet. Ils utilisaient presque toujours le français et ne parlaient jamais l’anglais, » déclara Shiori.

Les noms de Richard et Edward devraient être prononcés en français comme « Ree-shaar » et « Ay-doo-waar »...

Quand Shiori avait ajouté cette dernière partie, Hatsune avait une remarque de façon poignante, « C’est comme gérer une activité secondaire tout en ayant un travail de jour ».

« Une description très pertinente. En effet, la famille Plantagenet était un grand propriétaire terrien qui a même surpassé le roi de France lui-même. La France était leur véritable forteresse, tandis que le roi d’Angleterre n’était qu’un emploi à temps partiel. Mais après la mort de Richard Ier, les échecs de son frère cadet John Lackland ont conduit à la perte de la quasi-totalité de leurs biens sur le continent européen, les forçant à fuir en Angleterre, » expliqua Shiori.

Masatsugu s’était souvenu de quelque chose comme ça. Il avait entendu une anecdote pendant le cours d’histoire.

La perte de son territoire avait valu au roi Jean le surnom de « sans-terre ».

« Ces problèmes ont éclaté pendant la génération du père du Prince Edward le noir, ce qui a entraîné la guerre de Cent Ans entre l’Angleterre et la France. En vérité, les deux familles royales de l’époque étaient des parents..., » expliqua Shiori.

« Je vois, c’est donc ça la personnalité du roi Richard. » Rikka soupira.

« Maintenant, le problème est... Ce tyran était très bon à faire la guerre, personnalité mise à part — ou plutôt, ce type de personnalité est probablement un facteur contribuant à sa férocité hors pair. En utilisant avec aisance des méthodes que les gens normaux n’oseraient pas utiliser, il a obtenu des victoires grâce à des démonstrations ostentatoires de force brute, » expliqua Shiori.

La princesse Chevalier du Fief de Tōkaidō avait dit avec tristesse : « La prochaine fois que Richard viendra à Suruga, ce sera après avoir conquis Nagoya, n’est-ce pas ? Naturellement, j’ai informé mon père de sa déclaration... Mais Nagoya pourra-t-il tenir le coup ? La situation n’est pas optimiste. »

« Rikka-sama, il y a d’autres points d’inquiétude », Shiori avait de nouveau partagé son point de vue avec elle. « Une fois que Nagoya tombera et que Tōkaidō sera officiellement vaincu, l’Alliance pour la Restauration aura alors toute latitude pour déployer tous les Chevaliers pour attaquer Suruga. Confronté à Richard I et aux multiples Chevaliers de Sa Majesté — nous ferons face à une défaite inévitable. »

« Oui, auquel cas nos seules options sont de battre en retraite ou de se rendre, » déclara Rikka.

Rikka s’était tue après ça, les bras croisés devant sa poitrine. Elle réfléchissait à leur plan d’action.

Cinq minutes plus tard, elle n’avait toujours pas dit un mot, probablement parce qu’elle n’arrivait pas à trouver de bonnes idées. Les trois jeunes hommes Chevaliers, Hatsune et Shiori n’avaient également rien à dire.

Sous cette atmosphère grave, Masatsugu avait parlé, « Bien sûr, le Prince Edward est la personne impressionnante ici. »

« Onii-sama, notre discussion porte sur Richard, » déclara Hatsune.

« Je sais, mais la raison pour laquelle cet idiot à sang chaud est une nuisance est principalement parce que la chaîne du Prince Edward est fermement attachée à son collier, » répliqua Masatsugu.

« Qu’est-ce que tu veux dire ? » Hatsune était perplexe.

Masatsugu expliqua calmement, « Réfléchissez bien à tout cela. Pourquoi Richard a-t-il fait des pieds et des mains pour prononcer un discours à Suruga ? »

« Euh... sur un coup de tête ? » demanda Hatsune.

« Possible, mais selon Son Altesse, il est impulsif au point d’être irresponsable... On ne peut pas s’attendre à ce qu’un homme comme lui fasse preuve de retenue, n’est-ce pas ? En fait, j’ai senti qu’il prendrait le discours comme une chance de lancer une attaque-surprise. D’autant plus qu’il considère Suruga comme une “proie spéciale”, et c’est une raison de plus qu’il devrait le faire ainsi, » déclara Masatsugu.

Cependant, le lion n’était pas le seul à savoir chasser — .

Actuellement, Masatsugu prenait également le point de vue d’un chasseur pour analyser et examiner les habitudes et les tendances de la bête au Cœur de Lion, afin d’en tirer sa conclusion.

« Quelqu’un a persuadé Richard de se retenir et il est très malheureux à ce sujet. Il est en ce moment très frustré. C’est pourquoi il s’est rendu jusqu’à Suruga pour prononcer un discours glamour, afin d’exprimer son mécontentement, » déclara Masatsugu.

Masatsugu haussa légèrement les épaules puis il continua. « Quelle honte ! Si Richard attaquait Suruga en pleine force... Ce serait la meilleure opportunité de le vaincre. »

« Ehhhhhh !?? Pas possible ! Ce type a plus de mille en Force de Chevalier, tu t’en rends compte !? » s’exclama Hatsune.

Hatsune était très choquée. Non, tous les participants à ce conseil de guerre ressentaient la même chose. Au nom du groupe, la fille Tachibana avait interrogé Masatsugu, « Et aussi, son Fait d’Armes est puissant, et il est talentueux pour commander les Légionnaires... »

« Il s’agit simplement d’une question de comparaison. Richard attaquant seul ou alors un grand groupe de Chevaliers dans une offensive féroce après les chutes de Nagoya — que pensez-vous qu’il est plus facile de vaincre ? » demanda Masatsugu.

« Bien sûr, face à Richard seul. Mais même tout seul, il est formidable, n’est-ce pas ? » demanda Hatsune.

« Sur ce point... Il semblerait que je suis très doué pour gérer des adversaires comme lui, » répliqua Masatsugu.

La petite sœur avait averti Masatsugu, l’incitant à marmonner.

Sans élever délibérément la voix, ses paroles paisibles traduisaient une confiance en soi.

« Contre un homme comme lui, je connais un certain nombre de pièges efficaces pour gagner, » déclara Masatsugu.

« Vraiment, Onii-sama !? » Hatsune se pencha vers l’avant, ses yeux brillaient de mille feux.

« Al-Alors pourquoi ne pas prendre l’initiative d’attaquer ? » demanda Hatsune.

« Ce serait difficile. Les troupes que je peux actuellement utiliser ne dépasseront pas deux ou trois cents. Si je devais me fier à ces chiffres pour l’engager... Je dois l’attirer pour qu’il attaque Suruga d’une manière agressive, » Masatsugu secoua la tête alors qu’il disait ça. « Sinon, il n’y a aucun moyen de le conduire dans un piège d’une manière naturelle. »

Peut-être le Prince Noir avait-il aussi envisagé le risque d’un « piège au cours de la chasse », c’est pourquoi il persuadait le lion d’« attendre ».

Edward était vraiment remarquable. Non seulement il commandait habilement les troupes sur le champ de bataille, mais il avait aussi la capacité de contrôler un subordonné qui était comme une bête sauvage.

Masatsugu apercevait les prouesses du Prince Noir. Un ennemi redoutable qui surpassait largement Richard.

« Nous avons besoin d’appât. Et cet appât doit attirer l’impulsif Richard à Suruga avant que les forces britanniques n’attaquent Nagoya. Sinon, Suruga et Nagoya seront écrasés, » déclara Masatsugu.

« Dans ce cas... J’ai une idée. »

Celle qui avait offert cette idée — c’était précisément Shiori.

« C’est un pari dangereux. Mais puisque notre défaite est scellée si nous ne faisons pas le grand saut, faisons un spectacle extravagant de feux d’artifice pour attirer l’attention de cet homme, » déclara Shiori.

Avec les regards de tous les chevaliers concentrés sur elle, Shiori expliqua minutieusement son plan.

Son ton digne était identique à ce qu’on aurait entendu venant du chef d’une nation ou leur conseillère militaire.

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