Chronicle Legion – La Route de la Conquête – Tome 1 – Chapitre 2 – Partie 1

Bannière de Chronicle Legion – La Route de la Conquête ***

Chapitre 2 : Légions envahissantes (2)

Partie 1

« Au fait, Son Altesse Shiori a certainement fait un geste audacieux, » Rikka Akigase avait déclaré avec sincérité sa réaction quant à ça.

Nous nous trouvions à la mi-octobre, un vendredi après-midi ensoleillé.

Rikka visitait l’hôtel de ville de Suruga, situé à environ dix minutes à pied de la Gare de Suruga. Ce bâtiment de plus de soixante-dix ans avec des tuiles vernissées rouges avait été construit à côté du site historique du château de Sunpu où vivait autrefois Tokugawa Ieyasu.

Rikka était venue au bureau du maire dans l’élégant hôtel de ville, c’est-à-dire la plus haute autorité de la ville.

« Même si c’était un programme local, penser qu’une princesse de la famille impériale a osé faire une apparition publique à la télévision..., » déclara Rikka.

Rikka souriait. Elle n’avait pas du tout détesté le style empli d’audace de la princesse.

Ses commentaires avaient été faits au maire, un homme digne au début de la soixantaine, vêtu de la tenue traditionnelle japonaise composée d’un haori et d’un hakama. D’autre part, Rikka Akigase n’avait que dix-sept ans...

Ses magnifiques cheveux noirs avaient atteint sa taille et elle était une jeune fille avec un visage charmant et digne.

Cependant, ses lèvres avaient été façonnées en un sourire de résilience. Ses vêtements étaient également différents de ceux des lycéennes de la ville. Son uniforme militaire noir n’était porté que par des officiers de haut rang de l’Armée Impériale et elle avait même une épée japonaise à la ceinture.

De plus, son excellente silhouette était visible même sous l’uniforme militaire.

Ses généreux seins étaient grandement bombés tandis que les courbes rondes de ses hanches indiquaient également une volupté appropriée.

 

 

« Avez-vous regardé l’interview ? » Bien que Rikka soit assez jeune pour être sa petite-fille, le maire lui avait parlé avec une révérence inhabituelle dans son ton.

On pourrait difficilement le blâmer. Rikka était la titulaire de deux postes. Tout d’abord, elle était la fille aînée du gouverneur général de Tōkaidō qui régnait sur les trois préfectures d’Aichi, Shizuoka et Yamanashi. Deuxièmement, elle était une Chevalière dans l’armée provinciale Tōkaidō...

L’une ou l’autre de ces positions la classerait au-dessus d’un maire ou d’un gouverneur préfectoral.

Face à celui qui était responsable de l’administration de la ville de Suruga au nom de son père, Rikka avait répondu ça. « Oui, je l’ai regardé. Son Altesse est certainement rafraîchissante dans sa façon de faire les choses. Je suis simplement heureuse dans le cadre des Douze Maisons au service de la famille impériale. D’ailleurs, c’est tellement excitant. Si les dames de compagnie de l’Impératrice devaient se renseigner sur l’émission de télévision, je suis certaine que cela les contrarierait sans fin... »

En s’imaginant cette scène, Rikka avait encore plus ri avant de poursuivre. « Si Son Altesse Shiori n’est pas simplement une princesse obéissante... Alors il semblerait qu’une audience avec elle ne serait pas une réunion ennuyeuse ou une perte de temps. Cela vaut certainement la peine de le célébrer. »

« ... Akigase-sama, » le vieux maire avait souri en étant mal à l’aise et il avait averti Rikka avec tact.

Voyant qu’elle était membre de l’une des Douze Maisons et aussi la princesse Chevalier d’Akigase, il était très rare que quelqu’un osât lui faire de telles suggestions. La plupart des personnes avaient tendance à la couvrir de flagornerie.

En reconnaissant les bonnes intentions du maire, Rikka avait eu un sourire ironique et avala le reste de ses paroles irrévérencieuses.

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale et après que le Japon ait accepté la protection du Seigneur Tenryuu...

Les îles du Japon avaient été divisées en douze provinces, dirigées chacune par un gouverneur général héréditaire. En vérité, on était retourné au système de clan féodal de la période Edo.

Les douze Gouverneurs généraux régionaux avaient chacun leur armée et leurs Chevaliers respectifs, donnant ainsi le nom des Douze Fiefs.

Le Fief de Hokkaidō. Le Fief d’Ōshū. Le Fief de Hokuriku. Le Fief de Kantō. Le Fief de Tōsandō. Le Fief de Tōkaidō. Le Fief de Kinai. Le Fief d’Ōsaka. Le Fief de Chūgoku. Le Fief de Shikoku. Le Fief de Kyūshū. Le Fief d’Okinawa.

Rikka était la fille aînée de la famille Akigase régnant sur Tōkaidō.

« Si je me souviens bien, c’est demain que vous allez rendre visite à la princesse, n’est-ce pas ? » demanda-t-il.

« En effet, je souhaite faire un voyage au fort tutélaire si le temps me le permet, afin de rencontrer Sakuya, » répondit Rikka. « Son état n’a pas été des meilleurs depuis quelques mois. Il semble que ses bonnes faveurs pourraient être encore plus difficiles à obtenir que celle de la princesse. »

Après avoir eu cette conversation aimable, Rikka afficha une expression sérieuse avant de déclarer cela. « Cependant... je dois d’abord parler à cet homme aujourd’hui. »

« Parlez-vous de Kawazoe-dono ? » demanda-t-il. « Le châtelain du fort tutélaire Suruga... Ou plutôt, l’ancien châtelain. C’est tellement dommage qu’il se soit livré à de telles transactions clandestines » déclara le maire avec douleur.

Rikka haussa les épaules avant de déclarer. « Pour commencer, c’était un homme avare, donc prendre des pots de vin n’est pas surprenant du tout. Ce qui est vraiment problématique, c’est qu’il a pris contact avec des agents de l’Empire Britannique. »

Le Chevalier servant comme châtelain du fort tutélaire Suruga avait été arrêté par la police militaire il y a deux jours en raison d’allégations de corruption. Selon certaines sources, il aurait accepté des pots-de-vin de la part de quelqu’un dans le secteur de la construction qui cherchait des gains illicites...

C’était au cours de l’enquête de cette affaire que son deuxième crime avait été découvert.

« Penser que la Faction britannique soit apparue dans notre Tōkaidō, et avec même un Chevalier, » soupira le maire plein de résignation.

L’Empire Romain d’Orient et le Japon avaient « conclu une alliance » depuis plus de dix ans.

Mais ces dernières années, de plus en plus de politiciens, principalement dans l’ouest du Japon, préconisaient une alliance avec « l’autre grande puissance » impliquée en Asie, afin de nettoyer l’influence de Rome sur le Japon.

C’était la prétendue « Faction de Grande-Bretagne » avait de nombreux adhérents dans les fiefs de Kyūshū, Chūgoku et Shikoku.

« Les fiefs de l’Ouest avaient établi des liens intimes avec l’Angleterre depuis l’ère Bakumatsu, depuis l’alliance Satchō, mais on ne peut pas dire la même chose pour Tōkaidō, » déclara Rikka avec un signe de tête.

« Ce n’est pas seulement l’endroit où le Seigneur Tokugawa Ieyasu est né et a grandi, mais aussi sa base d’opérations à long terme, et où il a pris sa retraite après avoir démissionné en tant que shogun, » continua Rikka. « En l’honneur de l’héritage de Tokugawa, nous devons maintenir la loyauté absolue envers la famille impériale et démontrer notre courage inébranlable en tant que famille de samouraïs. »

Après avoir exprimé ses principes en tant que descendante des samouraïs, Rikka avait souri ironiquement.

« Malheureusement, la confiance de la famille impériale actuelle n’est pas vers nous, mais pour le puissant Empire Romain, » continua-t-elle.

« Akigase-sama... ! » s’exclama le maire.

« Oh, toutes mes excuses. Il est temps pour moi d’aller voir Kawazoe-sama, » déclara-t-elle.

Le maire avait de nouveau averti Rikka et elle s’était empressée de prendre congé.

Rikka était une Chevalière répondant directement au gouverneur général de Tōkaidō et servait normalement à Nagoya.

Elle était venue à Cité de Suruga pour rencontrer le suspect au nom de son père. Après cela, elle devait avoir une audience avec la princesse de la rumeur, Shiori Fujinomiya.

***

Si vous avez trouvé une faute d’orthographe, informez-nous en sélectionnant le texte en question et en appuyant sur Ctrl + Entrée s’il vous plaît. Il est conseillé de se connecter sur un compte avant de le faire.

Un commentaire

  1. Des détails sur la situation politique locale avant l'ouverture des hostilités 🙂

Laisser un commentaire