Bienvenue dans une guilde de monstres – Tome 1 – Chapitre 18

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Chapitre 18 : Le travail de Raiz, la ville

« Bonjour~ ! J’ai apporté les œufs de cockatrice ! » Raiz avait frappé à la porte arrière d’une auberge située dans la rue principale de Dekuch.

Après quelques bruits de cliquetis, une femme potelée l’ouvrit.

« Je vous attendais ! Aujourd’hui, il y a beaucoup de commandes pour eux. Si vous étiez en retard, je serais allé en chercher moi-même, » répondit-elle.

« Désolé, j’ai toujours du mal quand je les récupère, mais je suis content d’avoir pu arriver à temps. De combien en avez-vous besoin ? » demanda Raiz.

« Hmm... Trois, s’il vous plaît. L’endroit est assez bondé, » répondit-elle.

« Tenez, merci ! » dit-il.

Raiz avait déchargé les œufs du chariot et les avait remis à la tenancière.

À première vue, il ressemblait à un livreur d’un élevage, la seule différence étant que ces œufs étaient dix fois plus gros que ceux d’un poulet.

« Tu es venu ici pour les vendre... Je ne m’attendais pas à ce qu’une auberge les achète, » déclara Lety.

« Eh oui, cette auberge a la meilleure cuisine quand il s’agit de plats à base d’œufs de cockatrice. La propriétaire de cet endroit, qui est aussi un grand chef cuisinier, était plutôt intéressée, alors elle a essayé d’en acheter et cela a attiré un certain nombre de clients, alors maintenant elle est une habituée, » répondit Raiz.

« Vous savez, c’est assez rare de trouver quelqu’un qui les cuisine. Les gens sont curieux de savoir quel goût ils ont ! » déclara la tenancière, puis elle apporta les articles dans le magasin avec nonchalance, avant de revenir et de remettre un sac en cuir. « Tiens. Assurez-vous qu’il y a tout. »

Il l’avait pris et avait commencé à compter l’argent.

Raiz déclara après avoir finir. « Une pièce d’argent et cinquante pièces de cuivre. Il ne manque rien. »

Puis il empocha son paiement et rendit le sac en cuir à la femme qui jeta un coup d’œil à Lety.

« Au fait, qui est cette fille ? Elle est jolie et bien habillée ! Ne me dis pas qu’elle est..., » elle avait levé son petit doigt pour faire allusion à quelque chose.

« ? » La soldate avait incliné la tête sans comprendre ce qu’elle voulait dire.

« C’est juste une ancienne collègue, » répondit Raiz.

« Comme c’est problématique ! Un homme ne devrait pas être indécis ! » La femme avait commencé à le gifler sur le dos avec sa main.

« Parlons-en quand ça arrivera, » répondit Raiz.

« Qu’est-ce que vous dites ?! La jeunesse se termine avant que vous ne le sachiez ! C’est maintenant ou jamais ! » s’exclama la tenancière.

« Hahahaha, je le ferai tôt ou tard, » répondit Raiz.

« Franchement..., » prise au dépourvu par sa réponse, elle laissa retomber sa main sur son côté.

« Alors, on s’en va, » annonça Raiz.

« Je vous rappellerai quand nous n’aurons plus d’œufs ! » déclara la femme.

Raiz avait continué à agiter la main tout en retournant au chariot. Quand il avait regardé le visage de Lety, elle le regardait avec colère.

« Qu’est-ce qu’il y a ? » demanda Raiz.

« Un œuf de cockatrice pour cinquante pièces de cuivre ? » demanda Lety.

Normalement, dix œufs de poule valaient dix pièces de cuivre.

Les œufs de Cockatrice étaient dix fois plus gros qu’eux, donc leur prix aurait dû augmenter en conséquence, mais Raiz les vendait en fait à cinq fois leur prix hypothétique.

Pourtant, en pensant à quel point il était dangereux de les collectionner, cinquante pièces de cuivre étaient ridiculement peu chères.

Après tout, celle qui les avait placés dans son nid pouvait transformer les gens en pierre.

Sans parler de la taille et de l’ampleur de ses griffes et de ses attaques.

Courir pour votre vie afin de gagner cinquante pièces de cuivre, c’était de la folie.

« Eh bien, Cockatrice n’est pas trop agressive, et je sais comment ramasser ses œufs, alors ce n’est pas si difficile pour moi. »

« Mais elle t’attaque quand même ! Si tu fais un mauvais geste, tu risques d’être grièvement blessé ! » Les souvenirs de ce qui s’est passé avant envoyèrent des frissons dans sa colonne vertébrale.

« Je veux renforcer mes relations dans la ville, » répondit Raiz.

« Qu’est-ce que tu veux dire... ? » demanda-t-elle, surprise.

« N’as-tu pas entendu la propriétaire de l’auberge ? Maintenant, les œufs de cockatrice sont une spécialité de cette ville, et les personnes aiment ce genre de choses. Une fois que ce restaurant se sera fait un nom, les marchands et les aventuriers pourraient commencer à venir ici seulement pour les goûter. Le dernier arrêt du Dragon Express est ici à Dekuch, alors ne penses-tu pas que les personnes pourraient l’utiliser pour goûter à cette rareté ? Et la marque, petit à petit, pourrait s’étendre à d’autres magasins de la ville. » Raiz avait expliqué avec soin pourquoi il les a si bon marché.

« Alors, tu essayes de devenir quelqu’un de nécessaire pour cette ville ? » demanda Lety.

Il hocha la tête fermement.

« Tu plaisantes ?! Pourquoi perds-tu ton temps ?!! Ce n’est pas mieux que de retourner dans l’armée des milliers de fois ?! Si c’est une question d’argent, nous pouvons en discuter ! » s’écria Lety.

Raiz avait compris qu’elle voulait vraiment qu’il revienne avec eux.

Il savait, grâce aux informations de Cat Sith, qu’elle ne voulait que le meilleur pour lui.

Pourtant, l’entendre de quelqu’un d’autre et de la personne en question était totalement différent pour lui.

Les seuls qui ne m’ont pas traité différemment étaient Lety et Merck...

Il se souvenait bien quand ils s’étaient rencontrés pour la première fois.

Personne ne se souciait du type intimidant qui utilisait des monstres comme armes.

Il y en avait d’autres comme lui, mais, grâce à ses bêtes puissantes, il était un étage au-dessus d’eux.

Raiz savait très bien qu’être trop puissant avait ses inconvénients, mais ces deux-là étaient des exceptions. Ils ne se souciaient pas de sa réputation et s’étaient quand même rapprochés de lui.

Lety voulait se battre en duel avec son dragon, et Merck avait reconnu la valeur stratégique de ses monstres.

Ils avaient fini par être des camarades très importants pour lui.

« Tant qu’on est là, veux-tu voir mes monstres au travail ? » demanda Raiz.

« Hein ? » s’exclama Lety.

Puis, il leur avait montré du doigt. Lety regarda dans cette direction en se demandant de quoi il parlait.

Puis, elle avait vu un oiseau humanoïde habillé, un kikimora.

« Est-ce un autre de tes monstres ? » demanda Lety.

« Oui, c’est une grande tisserande. Elle est vraiment bonne avec ses mains, » répondit Raiz.

« Un tisserand ? Mais n’est-ce pas un monstre ? » demanda Lety. Elle était perplexe.

Habituellement, les monstres étaient horribles, c’est pourquoi les dompteurs avaient essayé d’apprivoiser ceux qui possédaient de puissantes capacités de combat.

« Oui, mais elle n’a jamais participé à une bataille. Quand elle est allée aider un vieux tisserand, la femme était tellement satisfaite de ses compétences qu’elle lui a demandé de continuer à travailler dans son atelier, » répondit Raiz.

« C’est formidable, » Lety n’avait pas pu s’empêcher de hocher la tête face à ses mots.

« Eh bien, on dit que même les autres ont été vraiment impressionnés par ses compétences, et elle est en train de recréer des modèles, des vêtements et des techniques de broderie de différents pays. Cependant, je ne suis pas un expert dans ce domaine, » expliqua Raiz.

« C’est incroyable ! » Elle était si enthousiaste qu’elle avait commencé à le tirer pour aller dans sa direction.

Elle est impatiente. Les filles aiment-elles ce genre de choses ?

« Pourquoi ne pas lui demander un échantillon ? » demanda Raiz.

« Vraiment !? » s’exclama Lety.

Puisqu’elle était si heureuse, Raiz pensait qu’en la laissant voir à quel point ses monstres travaillaient dur, elle améliorerait encore plus son humeur.

« Allons voir ce que font mes autres subordonnés, » déclara Raiz.

« D’accord ! » répondit-elle.

 

☆☆☆

Une fois qu’ils avaient fini de vérifier comment tout le monde allait, la nature ardente de Lety s’était repliée.

Pendant qu’ils marchaient, elle avait essayé d’entamer une conversation. « On dirait qu’ils s’amusent bien. »

« Oui, et les citoyens n’ont plus peur d’eux, » répondit Raiz.

« Je n’ai pas pu me contenir quand j’ai vu Licorne si populaire auprès des mamies, » déclara Lety.

Lorsqu’elle avait été témoin de son désespoir lorsqu’il était entouré de vieilles femmes, elle n’avait pas pu réprimer son rire.

« Ils avaient tous l’air si heureux..., » elle la chuchotait en affichant une expression complexe et en portant une main à sa poitrine.

Elle avait reçu l’ordre de le ramener pour le bien du pays.

Elle savait que c’était la bonne chose à faire.

Mais ils étaient heureux ici, et les citoyens aussi...

Elle avait été étonnée par cela.

Elle ne voyait les monstres que sur les champs de bataille, là où ils étaient des bêtes impitoyables.

Seigneurs du ciel, destructeurs de la terre, maîtres de l’eau.

Ils avaient démontré leur pouvoir destructeur aux alliés comme aux ennemis.

Elle n’arrivait pas à croire qu’ils pouvaient passer du temps aussi paisiblement avec des citoyens ordinaires.

Je pensais que se battre était la seule chose qu’ils pouvaient faire... mais les monstres de Raiz sont différents. Pourquoi suis-je ici, alors ? Pour les ramener sur les champs de bataille et leur voler leurs sourires ?

Un choix qui s’offrait à elle : écouter son cœur et faire rejoindre Raiz dans l’armée, ou partir et laisser ces monstres vivre en paix.

Elle ne savait pas quoi faire.

« Hé, as-tu faim ? Veux-tu manger quelque chose ? » demanda Raiz.

« Hein ? » Sa question soudaine l’avait ramenée à la réalité.

« Puisque tu es venu de si loin, tu devrais goûter quelque chose que tu ne peux manger qu’ici ! » déclara-t-il.

Elle se souviendrait de ce repas pour toujours.

***

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2 commentaires

  1. Merci pour le chapitre.

  2. kurokagespirit

    Merci pour le chapitre.

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