Bienvenue au Japon, Mademoiselle l’Elfe – Tome 3 – Chapitre 4 – Partie 1

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Chapitre 4 : La Pièce, l’Esprit et Kakuni

Partie 1

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Mes yeux s’étaient ouverts dans mon appartement, qui était encore faiblement éclairé. Je n’entendais pas les moineaux ce matin, et la pluie tombait à l’extérieur. La lumière qui s’infiltrait à travers les rideaux était plus sombre que d’habitude, et j’avais commencé à entendre un léger gazouillis. Il semblait que les moineaux se couvraient de la pluie sur mon balcon. Il n’y a pas si longtemps, je jouais dans un donjon d’un monde fantastique, mais tout cela me semblait être un rêve maintenant que je m’étais réveillé.

Mais, comme pour prouver que tout cela était bien réel, des cheveux blancs soyeux et de longues oreilles étaient sortis de sous la couverture. Une paire de mains pâles suivirent, qui s’agrippèrent ensuite à moi. La demi-elfe s’était réveillée avec les deux mains sur mes épaules, comme pour me coincer. Toujours pas complètement réveillée, elle se frottait les oreilles et me regardait avec ses yeux encadrés de longs cils. Elle avait une apparence jeune, mais il y avait aussi une allure distincte avec son décolleté élancé. Sa peau, qui ressemblait à de la soie, trembla alors qu’elle laissait échapper un joli bâillement. Elle m’avait chuchoté un bonjour et m’avait rappelé qu’elle était une résidente du monde imaginaire. Ses yeux d’améthyste s’ouvrirent lentement, et comme d’habitude, je fus captivé par leur belle couleur.

« Bonjour, Marie. As-tu bien dormi ? »

« Chaque fois que je suis avec toi, je dors toujours comme un bébé. D’ailleurs, depuis quand a-t-on commencé à dire nos salutations matinales en japonais ? » Elle me regarda avec une expression amusée, et mes yeux s’élargirent légèrement. J’avais encore remarqué un léger accent dans sa voix, mais elle parlait en japonais presque parfait. Cela faisait seulement un mois qu’elle avait erré dans ce monde.

« As-tu l’impression de maîtriser le japonais maintenant ? »

« Oui, je le pense. J’ai l’impression que je peux trouver les mots instinctivement ces derniers temps. Avant, je devais penser et traduire chaque mot, mais maintenant, c’est comme si je faisais toutes les connexions dans ma tête. » Avec ça, elle avait remué et placé sa joue contre ma poitrine. Son corps léger était empilé sur le mien, et je ne pouvais pas m’empêcher de ressentir du bonheur quand elle me regardait dans les yeux. J’avais levé la tête pour trouver qu’il était 6 h 30 du matin. Nous nous étions couchés assez tôt hier soir, nous avions donc eu le temps de profiter d’une conversation matinale.

« Cela devrait faciliter les choses lorsque nous irons à la campagne. Quand je rentrerai du travail demain, nous partirons le lendemain matin, » déclarai-je.

« Héhé, je ne peux pas attendre. Aomori est plein de verdure et de montagnes, n’est-ce pas ? Après avoir regardé cet anime, le simple fait d’entendre parler de l’arrière-pays m’excite, » déclara Marie.

J’avais de la chance en pouvant observer la fille elfe de si près, alors qu’elle balançait joyeusement sa tête de gauche à droite. Son visage, habituellement intellectuel, s’emplissait par un sourire, ses pieds battant adorablement lorsqu’elle imaginait des terres inconnues. Mais honnêtement, j’aurais aimé qu’elle soit un peu plus prudente avec le sexe opposé et qu’elle ne soit pas si collante. Je ne savais pas comment réagir, car je sentais les gonflements de son corps mince se presser contre moi. Bien que, pour une raison inconnue, je ne pouvais pas trouver en moi la force de le dire à haute voix.

« En guise de préparation, on devrait peut-être revoir l’anime avant de partir. Au fait, Wridra a dit qu’elle retournerait chez elle ce soir. »

« Oui, je l’ai entendue pendant que je m’endormais. C’est dommage, c’était animé et amusant pendant qu’elle était ici. Nous n’avons que des billets pour le Shinkansen pour nous deux, donc je suppose que pour le Golden Week, ce sera juste nous deux…, » alors qu’elle s’éloignait, ses yeux rêveurs s’étaient soudainement ouverts. Elle avait cligné des yeux, puis m’avait regardé avec une expression mécontente. « Ça te va-t-il ? Personnellement, ça ne me dérange pas que je vienne avec toi ou que Wridra et moi soyons ensemble, mais toi ? Je veux dire, il y a des choses comme les frais de repas à considérer, non ? Je ne sais pas, mais je pensais que tu serais plus heureux ou que tu trouverais ça plus pratique si c’était juste moi. »

« Hein ? Oh, bien sûr, ça ne me dérange pas de toute façon, » j’avais répondu aux questions de la fille, puis elle était partie avec un froncement de sourcils. Je n’étais pas sûr de savoir pourquoi, puisque je pensais être agréable. « Les choses sont animées quand Wridra est là, et tu es incroyablement adorable. Au fait, savais-tu qu’il y a un dicton qui dit que tu n’oublieras jamais une elfe une fois que tu l’aurais vu ? Les rumeurs ne sont pas très nombreuses, mais j’ai l’impression que celle-ci est totalement vraie. » Marie était en train de se lever, le dos tourné vers moi, mais elle s’était arrêtée à mi-chemin. Ses oreilles se dressaient, leur extrémité devenait progressivement plus rouge.

« H-Hmph. Je ne savais pas que les humains avaient une anecdote aussi stupide. Cependant, je ne sais pas pour moi. Mais suis-je vraiment si mignonne ? »

« Hein ? Absolument. C’est difficile à mettre en mots, mais tu es vraiment mignonne, donc tu n’as pas à t’inquiéter de ça. Au moins, c’est ce que j’ai toujours pensé. » Elle semblait écouter attentivement mes paroles, car je voyais le bout de ses oreilles trembler alors qu’elle s’approchait un peu plus. Je ne pouvais pas lire son expression avec son dos tourné vers moi, mais elle s’agitait comme si elle semblait un peu gênée. Après avoir fait des mouvements inexplicables pendant un court moment, Marie s’était finalement levée du lit.

« Ahem. Eh bien, n’es-tu pas juste un beau parleur ? Alors je te pardonnerai, et j’ai hâte de faire notre voyage, alors essaie de ne pas travailler trop tard ce soir, » déclara Marie.

« Compris. Je ferai de mon mieux pour répondre à tes attentes. » C’était une demande pour mon directeur et ma compagnie, mais comme c’était entre le week-end et les vacances consécutives, je ne m’attendais pas à trop de travail. Certaines personnes utilisaient les heures de vacances pour prolonger encore plus leurs jours de congé.

« Alors, dépêchons-nous de manger. Allez, c’est l’heure de te lever. » Je la laissai me tirer par la main pour m’encourager à me réveiller. Nous étions déjà en mai, mais il faisait un peu froid à cause de la pluie. Marie fixa le moineau sur le balcon depuis son siège à la table, puis écarta ses lèvres lustrées.

« Il fait si humide aujourd’hui. Pleut-il beaucoup au Japon ? »

« Le mois prochain, c’est le début de ce qu’on appelle la saison des pluies. Ce sera encore pire à ce moment-là. Je suis presque sûr que ce pays se situe dans les plus importants en ce qui concerne la fréquence des pluies, » avais-je expliqué en jetant un regard de côté à l’elfe alors que je commençais à préparer le petit déjeuner. J’avais cassé un œuf dans un bol et j’avais réfléchi aux paroles de Marie. Le Japon avait beaucoup de barrages, et il avait probablement eu beaucoup de problèmes de pénurie d’eau depuis longtemps. Bien qu’il ait beaucoup plu, il était possible qu’il y ait eu des problèmes avec les réserves d’eau. C’était pour commencer un petit pays, et peut-être que toute l’eau s’écoulait dans l’océan. Alors que je réfléchissais à cette idée…

« Ah ! Regarde, regarde, Kazuhiho ! Vite ! » La voix forte de derrière m’avait fait sursauter, me faisant laisser tomber le pain que j’avais coupé dans le bol de jaune d’œuf. Je m’étais retourné en vitesse, puis je m’étais figé.

Je pouvais voir quelque chose au-dessus de la table. Une chose blanche et nébuleuse. Était-ce une sorte de poltergeist ? C’était assez terrifiant, et j’étais complètement réveillé quand un frisson m’avait parcouru le dos. Une épaisse fumée semblait s’y accumuler, et alors que je me frottais les yeux d’incrédulité, la voix de Marie retentit à nouveau.

« Un e-esprit ! En ai-je vraiment invoqué un ? »

« Qu… ? Un esprit !? » J’avais haussé la voix dans le désarroi. Ma bouche était grande ouverte, et j’avais du mal à la fermer. Après tout, une elfe venait d’appeler un esprit dans un quartier de Tokyo. Ou, plutôt, peut-être qu’elle était en train d’en convoquer un en ce moment même. Le panache de fumée flottait lentement dans l’air, puis sa forme avait commencé à devenir plus claire.

Bloop.

On pouvait entendre le bruit de quelque chose comme de l’eau qui coule, et on put voir un poisson pâle flotter dans l’air. Ouais… J’avais senti qu’être gelé par surprise était une réaction appropriée. C’était peut-être un spectacle auquel j’étais habitué dans le monde du fantastique, mais je ne m’attendais pas à voir quelque chose comme ça au Japon. Juste à l’extérieur de la fenêtre, il y avait une vue emplie de bâtiments en béton, et il y avait un sens certain de la réalité. Malgré cela, l’esprit de l’eau battait sa nageoire caudale, tournant en l’air et dispersant de l’eau brumeuse alors qu’il le faisait. Le fossé intense entre la réalité et la fantaisie me donnait le vertige.

« C’est… Eh bien, c’est pour le moins surprenant. J’ai l’impression de voir une hallucination là. » Finalement, j’avais réussi à faire sortir quelques mots d’incrédulité. Je m’étais approché de la table, et le poisson bleu se rapprocha de Marie. C’était comme si elle lui donnait de la nourriture. L’elfe tourna ses yeux ronds vers moi, et je découvris que ses joues étaient rouges.

« Umm, je l’ai appelé en japonais juste pour essayer. La raison pour laquelle ils n’ont pas répondu est peut-être que j’avais des problèmes à communiquer mes mots, ou plutôt mes émotions, » expliqua Marie.

« Hein ? Les esprits parlent-ils en japonais ? » demandai-je.

Elle avait secoué la tête. Selon elle, la raison était la suivante. Dans le monde imaginaire, les esprits étaient le fondement de toutes choses. Ils résidaient dans des plantes, des animaux et même des objets fabriqués par l’homme, et c’était des êtres qui n’étaient liés par rien. Mais en fait, ils étaient aussi affectés par certaines choses. Par exemple, si une montagne était abondante, les esprits de terre devenaient plus actifs, et quand il y avait une grande inondation, les esprits de l’eau débordaient aussi, tellement qu’ils pouvaient être vus avec l’œil humain, selon l’échelle. En d’autres termes, les esprits avaient pris les caractéristiques de leur environnement.

« Il y a beaucoup d’humains au Japon, non ? Je pense que c’est pour ça qu’ils ont été influencés par les Japonais. Plus précisément, c’est le moyen d’exprimer des émotions plutôt que la langue japonaise elle-même. »

J’avais réussi à faire sortir un faible « Hein. » Je ne pouvais pas le nier même si je le voulais, avec un esprit juste devant moi, donc tout ce que je pouvais faire c’était d’acquiescer. « C’est difficile à croire, mais je n’ai pas le choix après l’avoir vu en personne. Au fait, puis-je le toucher ? »

 

 

Elle m’avait fait signe d’y aller. Le poisson était semi-transparent et de couleur bleu marin pâle, et je pouvais voir l’autre côté à travers son corps. J’avais doucement rapproché mon doigt de lui, et il avait été touché par mon doigt sans se dérober. L’eau qui avait touché mon doigt était fraîche au toucher. Je l’avais senti sans réfléchir et j’avais trouvé qu’il avait un parfum rafraîchissant.

« Je me demande… Penses-tu qu’il y a aussi des niveaux de compétences dans ce monde ? » demandai-je.

« Je me demande la même chose. Je pense que lorsque je suis arrivée dans ce monde, j’ai été pratiquement réduite au niveau 1. C’est ce que je ressens, bien que je ne sois pas sûre que ce soit vraiment comme ça que ça marche. » En hochant la tête, je m’étais assis à côté d’elle… et j’avais réalisé que j’étais en train de préparer le petit déjeuner. C’était très japonais de ma part de donner la priorité à la préparation du travail, même si un événement qui avait complètement défié le bon sens s’était produit. Le pain avait déjà absorbé une grande partie du jaune d’œuf lorsque j’étais retourné à la cuisine, et je l’avais rapidement repêché avec une paire de baguettes.

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