Bienvenue au Japon, Mademoiselle l'Elfe – Tome 2 – Chapitre 7 – Partie 1

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Épisode 7 : Bienvenue au Japon, Mademoiselle Magi Drake.

Partie 1

J’avais entendu dire qu’il y a un sens derrière les bruits de gazouillis des moineaux. Leurs pépiements matinaux étaient comme une chanson de courtoisie alors qu’ils cherchaient une compagne, et quand ils trouvaient de la nourriture, ils appelaient ceux de leur groupe. Apparemment, ils étaient très intelligents et pouvaient distribuer des rôles comme affectés certains à une surveillance.

Je m’étais donc réveillé le matin dans mon appartement habituel. La pièce était sombre, et mon esprit encore encore endormit alors que je me rendais compte que nous étions rentrés tôt.

D’après la météo, il allait faire beau toute la journée. Plusieurs années s’étaient écoulées depuis mon dernier voyage, et je m’étais dit que je pourrais prendre mon temps et profiter de la vue.

Puis, le bras de quelqu’un était apparu du bord de ma vision. Il m’avait serré la tête comme une griffe d’aigle et m’avait rapproché de la personne. Je n’avais pas pu résister à l’attraction, mais il n’y avait pas de douleur, et j’avais été soudainement enveloppé dans quelque chose de ridiculement doux. Il y avait une sensation douce et moelleuse, et la chaleur de la peau de quelqu’un. Elle avait légèrement transpiré, avec un parfum qui pour une raison inconnue m’avait donné envie de le sentir davantage.

Qu’est-ce que c’est… ? Me demandai-je, alors que mon esprit était encore endormi.

Mais mon esprit avait essayé de comprendre, mais c’était différent d’être enlacé par la jeune elfe. Cela sentait légèrement le sucré et était doux au toucher. Je me sentais si bien, et j’avais lentement ouvert les yeux pour savoir ce que c’était.

Hein ? Qu’est-ce que c’est que ça ? Une si jolie couleur…, pensai-je.

Je m’étais figé, raide comme dans une scène de manga, parce que j’avais enfin réalisé ce qu’était la chose douce et chaude.

J’avais essayé de m’enfuir, mais un autre bras était apparu de l’autre côté et m’avait bloqué encore plus en place. C’était comme si la peau m’engloutissait. Mon nez était encore plus enfoui, et une jambe ensorcelante s’était enroulée autour de moi sous les couvertures. La beauté aux cheveux noirs avait serré tout mon corps.

C-C’est vrai…, nous nous étions endormis avec la Magi-Drake dans la grotte hier soir, alors j’aurais dû m’y attendre. J’avais oublié de toutes les fois où nous nous étions réveillés tranquillement, mais les gens que j’avais amenés au Japon pour la première fois finissaient nus !

« Ah, hey ! Qu’est-ce que tu fais !? Hé, qu’est-ce que…, » balbutiai-je.

J’avais entendu un « Nnh ! Nnh ! » mais la belle femme endormie avait l’incroyable force d’un dragon, même inconsciente. Mon corps était étroitement lié, et quand j’avais essayé de bouger pour me libérer, la Magi-Drake avait laissé sortir un gémissement d’une voix terriblement féminine et sexy. Aucun de nous n’était habitué à de tels bruits, et nous étions tous les deux devenus rouge vif, le visage criant en silence.

« Nnh, nnh, mmg ! » (Traduction : « M-Marie, je ne sais pas quoi faire, je suis peut-être foutu ! »)

(« Nooon, n’abandonne pas ! Je vais enlever les couvertures ! »)

« Nnnnnnnnh ! » (Traduction. « Non, non, ne fais pas ça ! »)

Fwoosh !

Les couvertures avaient été retirées d’un coup, et tout avait été illuminé par la lumière du soleil.

La beauté ronflait joyeusement jusqu’à ce moment, mais cela s’arrêta brusquement. Elle s’était étiré avec les mains tendues et elle avait regardé son propre corps avec une expression désintéressée, puis elle s’était assise avec nonchalance. Ses muscles dorsaux en bonne santé s’étaient gonflés lorsqu’elle s’était étirée en laissant sortir un gémissement, ses yeux brillaient lorsqu’ils regardaient la vue visible à l’extérieur par la fenêtre.

« Ah, donc c’est donc l’autre royaume ! Hm, hm, il semble que toutes les choses soient différentes dans leur forme ici. Même l’écoulement du temps… Ça explique le changement d’apparence de Kazuhiho. C’est à propos de ce à quoi je m’attendais, mais… oho, toujours surprenant ! C’est comme ça que tu as l’air dans un monde sans fondement magique ! » déclara la Magi-Drake.

Elle gloussa joyeusement pendant qu’elle parlait, mais j’étais encore abasourdi. La Magi-Drake semblait enfin me remarquer et elle me regarda d’un air exaspéré.

« Hmm ! Et qu’est-ce que vous faites tous les deux ? Je vois que vous vous entendez bien tous les deux… Mais je dois dire que vous voir vous enlacer comme ça si tôt le matin est un peu indésirable, » déclara la Magi-Drake.

Elle avait dit que son mari s’amusait quelque part. Je ne connaissais pas grand-chose de la vie familiale d’une Magi-Drake, alors j’avais décidé de ne pas commenter.

Quant à la jeune elfe, son visage devint rouge vif et elle fit sortir une bouffée d’air de son nez. Elle était mignonne alors que ses sourcils s’arquaient de colère, mais je n’avais même pas le droit de regarder. La fille était assise et tenait ma tête, qui était rouge jusqu’aux oreilles, contre son ventre.

« Qu-Qui est indésirable !? S’il vous plaît, habillez-vous pour commencer ! » déclara Marie.

Elle me serrait la tête très fort, mais j’aurais aimé qu’on me relâche. Si seulement elle réalisait qu’avoir mon visage pressé contre son ventre mou était un peu trop dur à supporter…

La draconienne s’inclina, puis regarda les vêtements qui lui avaient été préparés. Elle avait pris un vêtement avec un regard désintéressé, puis elle déclara. « Je suppose que je pourrais… » et elle avait pris le temps de s’habiller à contrecœur.

Heureusement, la fille m’avait finalement relâché, me permettant de respirer à nouveau de l’air frais.

Bon sang, ce matin avait été plein de surprises… Mais il semblait trop tôt pour se sentir soulagé.

« Qu’en est-il de cette extrémité ? Ça ne rentrera pas du tout, » déclara la Magi-Drake.

Elle avait tourné ses fesses vers moi, et j’avais pu tout voir. Son pantalon était coincé en raison de sa queue de dragon, et son derrière en forme de pêche était à moitié exposé… puis Marie m’avait couvert les yeux.

Cela allait sans dire, mais la cuisine était face aux murs, alors j’avais été relâché à la condition que je ne me retourne pas. À en juger par la façon dont Marie m’avait pardonné, il semblait qu’elle avait confiance que je tiendrais ma promesse. Quant à la draconienne, elle n’avait malheureusement pas semblé s’en soucier le moins du monde…

J’avais commencé à faire des onigiris comme prévu à l’origine, mais je n’étais pas sûr du nombre de ces boulettes de riz dont j’aurais besoin. La Magi-Drake pouvait manger deux ou trois boîtes de bento facilement, alors j’avais décidé d’en préparer plus que d’habitude.

J’entendais Marie et elle parler derrière moi, et il me semblait qu’elle parlait en elfique pour qu’elles puissent se comprendre. Apparemment, elle parlait aussi des langues de monstres et anciennes, et elle comprenait ce que nous nous disions lors de notre première rencontre.

Pendant que j’enveloppais les boulettes de riz avec des algues séchées, j’avais entendu la voix impressionnée de Marie derrière moi.

« Oh, votre queue et votre corne… Vous pouvez vraiment les transformer, » s’exclama Marie.

« C’est comme je vous l’ai déjà dit. Vous ne connaissez peut-être pas le terme, mais ma queue et ma corne sont faites de particules magiques, ce qui est semblable à de l’énergie pure. Hm, je sais que vous vous êtes donné la peine de préparer ces vêtements, mais je vais les changer pour quelque chose de plus confortable, » déclara la magie-drake.

Le fait d’entendre des termes comme queue, corne et particules magiques m’avait fait me demander si j’étais vraiment au Japon. J’avais tenu ma promesse de ne pas me retourner, bien sûr, mais j’étais vraiment distrait par la conversation sur le monde fantastique qui se déroulait derrière moi. Je m’étais demandé si le moment n’était pas venu de faire un onigiri.

« Marie, qu’est-il arrivé à sa queue et à sa corne ? » demandai-je.

« Oh, Ooh, wôw… Elles se sont vraiment transformées en vêtements. Ah, c’est bon maintenant. On ne voit rien du tout, » déclara Marie.

C’est bon. C’était bien, ça. J’avais presque oublié que nous étions encore dans le Koto Ward, mais je n’avais pas à annuler notre voyage si elle était capable de cacher sa queue et tout ça. Nous n’aurions pas pu nous promener dehors si elle n’avait pas pu, et Marie avait hâte de faire notre petit voyage aujourd’hui.

Maintenant, en ce qui concerne les onigiris, j’avais décidé de préparer différents types de farce. J’avais essayé de m’assurer qu’elles ne s’ennuieraient pas de la saveur en fournissant une grande variété, y compris de l’umeboshi, du kombu, du furikake, du thon mayo, et de l’okaka.

Pendant que je terminais ça, Marie m’avait parlé par-derrière. « Tu peux te retourner maintenant, Kazuhiho. »

« Oh, bien sûr. J’ai aussi presque fini de les faire, » déclarai-je.

Maintenant que j’avais la permission, je m’étais retourné pour constater que les vêtements de la dragonne avaient complètement changé. Ses longs cheveux noirs étaient toujours les mêmes, mais sa corne et sa queue avaient disparu comme elle le disait. Mais le plus surprenant, c’était qu’elle portait une robe d’une pièce avec les épaules et les cuisses révélées.

« Hmhmhm. Alors, qu’en pensez-vous ? J’ai utilisé les vêtements de Marie comme référence, » déclara la Magi-Drake.

« Hein ? L’avez-vous fait à l’instant ? » Ma voix emplie de surprise s’était fait entendre plus fort que ce à quoi je m’attendais.

La haute qualité avait rendu difficile à croire que cela avait été fait pendant que je faisais des onigiris. Des broderies complexes ornaient sa poitrine et ses hanches. Je n’avais pas pu m’empêcher de pousser un soupir.

Mais je n’avais pas de temps à perdre en la regardant.

« Oh, regardez l’heure, » déclarai-je.

 

 

L’horloge sur le mur annonçait qu’il était presque 6 h 30. Je m’attendais à ce que le voyage dure environ trois heures, alors il était temps que nous partions.

« OK, alors, allons-y. Avez-vous déjà tout emballé ? » demandai-je.

« Ouiiiiii ! »

« Oui ! »

Elles avaient regardé par la fenêtre, mais elles s’étaient précipitées dans la pièce.

Alors, allons vers Chichibu, Madame la Magi-Drake et Mademoiselle l’Elfe, pensai-je.

J’avais rapidement enveloppé les onigiris dans du papier d’aluminium, puis j’avais pris une gourde et je m’étais déplacé vers la porte. J’avais ouvert la porte pour constater qu’il faisait très clair dehors, et j’avais été accueilli par la chaleur du printemps. On devrait pouvoir s’amuser sur le chemin avec ce temps.

Lorsque nous étions descendus dans l’ascenseur et quand nous étions sortis, nous avions vu un homme se brosser les dents en jetant des ordures. Il avait une tête somnolente, mais je l’avais reconnu comme quelqu’un avec qui nous étions déjà allés dîner. Il était le mari du couple Ichijo qui vivait dans le même complexe d’appartement.

« Bonjour, Toru, » déclarai-je.

« Ah, bonjour… ? »

Toru s’était complètement figé en voyant Marie, qui fredonnait comme une fée, et la Magi-Drake, la beauté avec ses longues et fines jambes exposées.

« Ah. Bonjour. Nous partons en voyage. » Marie inclina poliment la tête. La beauté aux cheveux noirs, qui ne comprenait pas le japonais, agita la main.

« Toux, toux, toux… Faites… un bon voyage…, » Toru nous avait fait un signe de la main et nous avait regardés partir.

Le parking était à une courte distance de marche. Marie était montée sur le siège passager comme d’habitude, et le siège arrière était réservé à notre invitée, la Magi-Drake.

En y repensant, Marie avait très peur de la voiture la première fois. D’un autre côté, la Magi-Drake semblait comprendre l’essentiel de la structure du véhicule en regardant à l’intérieur. Elle s’était assise lourdement, puis je la vis me faire un signe de tête magnanime dans le rétroviseur.

Je ne mettais pas de musique d’habitude, mais je suppose que j’étais d’humeur heureux après mon premier voyage commémoratif. J’avais appuyé sur le bouton de lecture du CD que j’avais préparé, et de la musique nostalgique de l’époque Showa avait commencé à jouer. C’était la chanson parfaite pour un voyage au Japon, et on l’entendait encore de temps en temps à la télévision.

« Wôw, ça met vraiment l’ambiance ! Cette ambiance sereine est si japonaise ! » déclara Marie.

« Oh, tu peux déjà le dire ? Alors, commençons notre tout premier voyage au Japon, » déclarai-je.

« « Ouiiiii ! » »

C’était beaucoup plus édifiant avec deux femmes avec moi.

L’atmosphère distincte créée par une voix féminine avait rempli la zone, et la voiture avait quitté le parking alors que le sable crépitait sous les pneus. J’avais gardé les yeux sur la route en appuyant lentement sur l’accélérateur.

Il était temps de partir pour Chichibu.

Le bruit des voitures qui passaient par là se faisait entendre à l’extérieur. Nous étions déjà sur le Shin Oumekaidou, qui était très occupé alors que nous passions d’un tronçon de deux à trois voies. Si nous roulions tout droit sur cette route et que nous prenions la route 299, elle devrait nous mener directement à Chichibu. Il aurait été plus rapide de prendre un train express, mais j’avais pensé que ce serait mieux ainsi puisque j’étais avec l’elfe et la Magi-Drake. Je voulais à tout prix éviter toute sorte d’ennuis.

« C’est assez lent, mais c’est bien que je puisse voyager sans rien faire, » déclara la Magi-Drake.

« C’est bon à entendre. J’avais peur que vous vous ennuyiez, alors je suis soulagé, » répondis-je.

La femme qui s’étirait sur le siège arrière était fondamentalement la maîtresse du monde des rêves. Le niveau estimé de son corps principal se situait facilement dans les quatre chiffres, et d’après les documents écrits, elle avait vécu pendant plus de dix siècles. Je me demandais si un individu si commun comme moi ne devait pas se montrer curieux, mais je m’étais dit qu’il n’y avait pas lieu de s’inquiéter à ce sujet, vu qu’elle semblait si détendue en ce moment.

Dans le rétroviseur, je l’avais vue secouer la tête d’un côté à l’autre.

« Pas du tout. Regarder passer ces bâtiments est très divertissant. Il n’y a, semble-t-il, aucune limite à ce que les humains peuvent accomplir, » répondit la Magi-Drake.

« Cette zone a été très bien développée. Je suppose que c’est surprenant même pour vous, Lady Magi-Drake, » répondis-je.

Il y avait plusieurs immeubles de grande hauteur et des vitrines tape-à-l’œil dans la région de Shinjuku, à Tokyo, et elle les avait observés à travers la vitre avec grand intérêt.

Bien sûr, Marie voyait aussi pour la première fois une ville aussi bien développée. Elle était aussi collée à la fenêtre, et avait laissé sortir un. « Wooow… »

Puis la femme aux cheveux noirs sembla remarquer quelque chose et se tourna vers moi. « Ça doit être dur de s’adresser à moi comme ça. Vous pouvez tous les deux m’appeler Wridra. »

« Alors c’est Lady Wridra. Marie et moi nous sommes interrogés sur votre nom. Celui-ci correspond parfaitement à votre image, » déclarai-je.

Quand je lui avais dit ce que je pensais, j’avais vu Wridra sourire joyeusement dans le rétroviseur. Sa tenue était simple, évasée, noire, d’une pièce et elle avait des chaussures à talons. Mais ses cheveux longs et raides qui descendaient jusqu’aux hanches et ses jambes minces, semblables à celles d’un mannequin, étaient pleins d’un charme mûr qui pouvait attirer la vue de toute personne dans les environs. Elle avait des traits nets, des yeux et des cheveux de couleur nocturne, mais elle donnait une impression qui n’était pas du tout japonaise.

Sur le siège passager se trouvait la jeune elfe, et ses longues oreilles étaient comme d’habitude cachées sous un chapeau. Ses yeux pourpres pâles regardaient la banquette arrière et elle parlait à Wridra avec une expression pleine de curiosité.

« Lady Wridra, puis-je vous demander pourquoi les voitures et les routes ne vous surprennent pas ? Je criais tout le temps quand je les ai vues pour la première fois, » demanda Marie.

« J’en suis venue à comprendre le plus gros de la construction de ces soi-disant voitures. Hm, Marie… Tu n’as pas besoin d’être aussi prudente dans le choix de tes mots. C’est un voyage de loisirs, non ? Moi aussi, j’aimerais me détendre et profiter de l’autre royaume, » déclara Wridra.

En entendant cela, la fille me regarda avec des yeux ronds. Elle semblait se demander si nous pouvions être aussi irrespectueux envers une créature au statut légendaire. Puis nous avions entendu que la question interne répondait avec confiance. « Oui, vous pouvez le faire. »

Je m’étais éclairci la gorge, puis j’avais lentement ouvert la bouche.

« Compris, Lad… Wridra. C’est peut-être un peu à l’étroit pendant un certain temps, mais tu peux attendre avec impatience les sources chaudes quand nous y serons, » déclarai-je.

« Oui, je suis excitée à leur sujet. Mmm, c’est merveilleux de ne pas avoir de responsabilités, » déclara Wridra.

Marie et moi avons ri à haute voix face à son expression négligente. Malgré son apparence digne, son état émotionnel était toujours facile à comprendre, et nous avions pu interagir avec elle avec notre esprit à l’aise. C’était peut-être un dragon légendaire, mais elle n’était plus qu’une amie avec qui nous passions du temps, alors nous devrions la traiter comme telle quand nous lui parlions.

Marie semblait comprendre mon sentiment et s’était aussi un peu détendue.

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