Bienvenue au Japon, Mademoiselle l'Elfe – Tome 2 – Chapitre 6 – Partie 1

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Épisode 6 : Illusion

Partie 1

Je m’étais levé du lit soudainement et j’avais regardé l’horloge sur le mur. Il était encore un peu plus de sept heures et j’avais poussé un soupir de soulagement.

En fait, j’avais eu peur là-bas, pensai-je.

Nous dormions habituellement à la belle étoile ou en camping, alors nous n’avions pas eu beaucoup de mal à trouver une place pour dormir. Je me sentais mal pour les gens qui étaient venus nous chercher, mais nous ne pouvions pas vraiment expliquer que nous devions nous réveiller de nos rêves.

« Je devrai m’excuser la prochaine fois que nous nous verrons. Il a eu la gentillesse de nous guider à travers la ville et nous a même acheté des brochettes. Je me sens mal pour lui, » déclarai-je.

J’avais vu le bras de Marie glisser sur le côté pendant que je murmurais ça. Elle m’avait enlacé tout à l’heure, mais elle dormait maintenant dans son pyjama bleu ciel, alors qu’elle était placée confortablement vers le haut.

Je voulais aussi continuer à dormir. Cependant, je devais aller travailler un jour de plus jusqu’à ce que le week-end arrive, et après ça, je pourrais profiter de mon petit voyage avec elle.

Ouais, je commence vraiment à me sentir motivé maintenant, pensai-je.

J’avais doucement posé sa main sur sa poitrine, puis j’avais quitté le lit en silence afin de ne pas la réveiller.

Ce à quoi je ne m’attendais pas, c’était qu’un dragon légendaire se joindrait à nous pour ce voyage… Je ne pouvais pas imaginer ce qui allait se passer, et j’avais le sentiment que ce ne serait pas juste un « petit voyage ». Ce serait mal si elle commençait à s’énerver, mais il n’y avait pas lieu de s’inquiéter pour ça maintenant. Même si quelque chose arrivait, je ne pouvais rien y faire.

Je m’étais promené à pieds nus, alors que j’étais perdu dans mes pensées. Il était probablement préférable de décider de certaines choses qui n’étaient pas liées au voyage, comme ce qu’il fallait manger à notre retour. Elle pouvait manger une tonne d’après ce que j’avais pu voir, et je ne pensais pas qu’elle était trop difficile quand il s’agissait du choix de nourriture. Selon moi, la nourriture n’avait pas besoin d’être trop extravagante, mais je devais m’assurer que nous en avions assez.

« J’ai besoin de nourriture bon marché et savoureuse, et d’un tas d’autres choses. Je vais devoir y réfléchir un peu plus…, » murmurai-je.

Le curry serait le plus facile, mais on en avait mangé l’autre jour. Je voulais quelque chose qui venait de ce pays parce que nous venions de rentrer.

« Quelque chose de très populaire… Oh ! » m’exclamai-je.

Une idée m’était venue à l’esprit, alors au moins je n’avais plus à m’inquiéter de ça. Cela devrait répondre aux critères auxquels je pensais.

Il y avait une chose plus importante dans mon esprit. La Magi-Drake était peut-être magnifique, mais elle ne pouvait pas se promener dehors avec ses cornes et sa queue. Elle avait dit que ce ne serait pas un problème lorsque je lui en avais parlé hier, mais je me demandais ce qu’elle voulait dire par là.

J’étais en train de mettre du pain fraîchement grillé sur une assiette quand j’avais entendu un bâillement derrière moi. Mariabelle étirait ses membres, puis elle regarda autour d’elle avant de descendre du lit.

« Bonjour. Ai-je dormi tard ? Laisse-moi t’aider à préparer le petit déjeuner, » déclara Marie.

« Bonjour, Marie. Pourrais-tu préparer les assiettes ? » demandai-je.

Elle avait fait un geste. « Laisse-moi faire ! » alors qu’elle bâillait. Puis elle avait mis ses pantoufles et s’était approchée de moi.

La cuisine de mon appartement n’était pas très grande. Je n’avais qu’à me retourner pour voir la porte d’entrée, et il n’y avait qu’un pot de verdure qui marquait la limite de la cuisine. En raison de cet espace limité, nos fesses s’étaient heurtées l’une à l’autre au fur et à mesure que nous faisions nos préparatifs matinaux.

Pendant que j’ouvrais le frigo, les yeux féeriques de Marie me regardaient.

« Alors, à propos de la Magi-Drake… N’as-tu pas dit qu’elle avait une névrose maternelle ? Qu’est-ce qu’on fait d’habitude au Japon pour ça ? » demandai-je.

« Hmm, je pense que tant qu’elle peut s’amuser et oublier la garde de ses enfants, tout devrait bien se passer. Il faut qu’elle fasse des choses comme du shopping ou de mini vacances. Mais pour te le dire franchement, je ne suis pas sûr qu’elle puisse profiter du shopping juste après son arrivée au Japon, » répondis-je.

Je pense qu’il était juste de dire que quiconque venu au Japon en provenance de l’autre monde pour la première fois serait plutôt confus. Le fait d’aller faire des achats serait plus agréable après s’être habitué à ce monde.

Mais pour le dire franchement, ma raison principale était que je ne voulais pas dépenser d’argent, mais je n’avais pas besoin de lui dire cela…

« Je vois. Alors peut-être que ta suggestion de mini vacances était la meilleure solution. Mais cela demande aussi de l’argent, n’est-ce pas ? D’après ce que tu m’as dit, il ne semble pas que tu aies trop de marge de manœuvre pour dépenser ton revenu, » déclara Marie.

« J’en ai un peu de côté. C’est une bonne chose que nous ayons planifié notre voyage dans les environs. Il y a des sources chaudes là-bas, donc je suis sûr qu’elle va les apprécier, » répondis-je.

Le visage de la fille s’était marqué par un sourire. Puis elle avait applaudi et m’avait regardé d’un air joyeux.

« Je ne peux plus attendre ! Des sources chaudes japonaises entourées de verdure… J’adore les bains. Se détendre dans quelques sources chaudes semble si luxueux, » déclara Marie avec entrain.

Ouais, je le savais. Marie prenait toujours son temps à se baigner, et je l’entendais toujours fredonner là-dedans. Et c’était sans parler que les sources chaudes où nous allions étaient sensées guérir les blessures et les maladies.

Il semblait que la jeune fille avait complètement oublié de préparer le petit déjeuner à cause de toute cette excitation. Quand je lui avais parlé, j’avais eu l’impression qu’elle s’en était rendu compte et elle avait préparé la table en toute hâte.

J’étais moi-même très heureux de ce qui s’annonçait. Dès que j’aurais fini de travailler pour la journée, je serais libre de profiter des deux prochains jours. Malgré mon âge, je n’arrivais pas à contenir mon excitation.

Avec ces pensées en tête, j’avais rapidement préparé notre repas. J’avais placé les oignons et la viande hachée que je faisais cuire sur la poêle à frire dans une assiette séparée, puis j’avais fait fondre du beurre dans de la farine. Après ça, j’avais ajouté un peu de lait, je l’avais mélangé, puis j’en avais rajouté… Après avoir répété le processus plusieurs fois, cela avait commencé à se transformer en une sauce blanche et lisse. C’était ce que l’on appelait de la béchamel. Il avait fallu un peu de travail, mais je ne pensais pas que cela valait la peine de sortir et d’acheter de la sauce préfabriquée.

J’avais ajouté les ingrédients de tout à l’heure dans la sauce bouillante, puis j’avais mélangé les macaronis. J’avais juste besoin de transférer le tout dans une assiette résistante à la chaleur et d’ajouter un peu de fromage, puis c’était fini.

« Marie, tu réchauffes ça au four pour ton repas de midi, d’accord ? C’est juste un gratin normal, mais je pense qu’il aura bon goût quand il sera fraîchement cuit, » annonçai-je.

« Oh, de la nourriture cuite au four. La dernière fois, c’était si bon… C’est un peu gênant, mais je me suis dit : “Délicieux !” pour moi toute seule, » déclara Marie.

Oh, c’était plutôt sympa à entendre. Cuisiner était beaucoup plus gratifiant quand il y avait quelqu’un d’autre pour en profiter. Et c’était d’autant le cas avec Marie, car ses réactions étaient faciles à comprendre et j’avais l’impression que ma nourriture devenait cent fois plus agréable à manger.

« Je dois aller travailler, alors allons manger, » déclarai-je.

Nous nous étions assis à table et avions dit « Itadakimasu » ensemble. Puis nous avions commencé à manger notre petit déjeuner.

***

Oh oui, après mon départ pour le travail, Marie faisait apparemment les cent pas devant le four à l’heure du dîner, incapable de s’éloigner de l’odeur parfumée du fromage qui fondait. C’était un arôme que les enfants et les adultes pouvaient apprécier, et j’étais sûr qu’elle avait hâte de pouvoir le manger.

Elle avait soufflé sur le gratin chaud et l’avait mis dans sa bouche. La sauce fondante et crémeuse mélangée à du fromage grillé était appétissante et avait une saveur riche et délicieuse. La saveur douce du lait avait été considérablement rehaussée par le fromage salé. Après avoir enduré la chaleur qui avait failli lui brûler la langue, la saveur avait éclaté d’un seul coup. Elle avait saisi sa fourchette sans réfléchir, et elle avait fait un bruit inintelligible, puis s’était penchée sur sa chaise comme si toute l’énergie avait disparu de son corps. Par la suite, le son de ses mots « délicieuses… » avait pu être entendu pendant un moment.

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