Béni par la Déesse et Transféré dans un Autre Monde ! – Chapitre Compagnon 2

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Chapitre Compagnon 2 : Les Aventures de Cloud l’esclave

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Chapitre Compagnon 2 : Les Aventures de Cloud l’esclave

Partie 1

« Je vois. Donc vous allez tous passer demain l’examen d’aventurier de Rang B, » déclara le Maître.

« Oui. Nous devons quitter cette ville pendant un certain temps, car nous allons devoir effectuer une mission de Rang B dans le cadre de l’examen de Rang B, » répondis-je.

« Compris. Faites tous de votre mieux, d’accord ? » déclara-t-il

« Oui ! »

Je parlais en ce moment au Maître de l’examen de promotion de rangs qui sera effectué à partir de demain. Même si nous, les esclaves du Maître, avions été inscrits en tant qu’aventuriers il n’y a pas si longtemps, nous allions déjà passer l’examen pour le Rang B. Franchement, c’était difficile même pour nous à croire ça. Mais les huit esclaves que nous étions, allions vraiment passer l’examen de promotion demain.

Cet examen de promotion de rang exigeait que vous réussissiez dans trois matières.

Le premier sujet était un examen écrit. Ce n’était pas quelque chose qui pouvait être considéré comme particulièrement gênant. Il s’agissait simplement d’un test approfondi à propos de connaissances communes et l’étiquette liée au rôle d’aventurier. Puisqu’il n’y avait pas beaucoup d’aventuriers intelligents, ce test n’était pas si difficile. Il semble qu’il existait un exemple passé où les gens avaient échoué l’un après l’autre alors que c’était trop difficile. Nous avions reçu des cours de Lusia-sensei et maintenant nous étions après tout capables de lire et d’écrire sans problème.

Le deuxième sujet était un examen d’aptitude pratique. Vous passez si vos capacités étaient reconnues comme étant à un certain niveau. Cela se faisait au moyen d’une bataille fictive avec un aventurier de Rang A. Pourquoi un rang d’aventuriers de plus que le rang du test ? C’était parce que s’ils laissaient des B s’occuper des examens des aventuriers en faisant une bataille fictive avec nous, une partie d’entre eux aura de la difficulté à porter un jugement acceptable lorsqu’ils étaient en combat rapproché. Si l’adversaire était aussi éloigné que le Rang A pouvait l’être du Rang B, il n’y aura après tout pratiquement pas de résultats totalement inattendus qui se produiraient.

Le dernier sujet était un examen sur le terrain. Il s’agissait en fait d’un examen où vous receviez une requête digne d’un Rang B. Eh bien, la raison est qu’il était naturel de recevoir une demande de Rang B, puisque nous allions devenir des Rangs B.

Bien que vous puissiez dire qu’elle était incluse dans l’examen, une récompense était donnée puisqu’il s’agit d’une véritable mission. Mais elle était un peu plus faible que la normale. Eh bien, la raison était que nous acceptions la demande en tant qu’aventuriers de rang C, puisque nous n’avions pas encore les privilèges d’un Rang B et qu’il y avait un peu moins de chance d’accomplir la demande.

Un examinateur nous accompagnerait également pendant cet examen. Il était là pour confirmer que vous étiez apte à remplir la mission correctement et que vous montriez un comportement qui convenait aux aventuriers de Rang B. Au fait, l’examinateur n’aidera pas du tout à tout ce qui touchait la demande. Même si vous alliez échouer, l’examinateur ne le finirait pas à votre place. Bien sûr, il pouvait vous aider si votre vie était en danger, mais il n’avait pas la responsabilité de le faire. Fondamentalement, le travail de l’examinateur n’était que de vous « surveiller » pendant que vous preniez vos propres risques. À ce moment-là, il faisait également comprendre à l’avance tout ce que cela impliquait au client.

Étant donné que nous devions passer l’examen écrit et l’examen pratique demain matin et l’examen sur le terrain dans l’après-midi, je voulais faire tous les préparatifs que je pouvais faire d’ici là.

« Serait-il préférable de se procurer de nouvelles armes ? » demanda Adel.

Nous avions décidé de tenir une dernière réunion avant l’examen de demain. Adel avait donc demandé ça. Il avait peur et regardait tout le temps vers le bas, mais il semblait avoir acquis beaucoup d’assurance et maintenant, il regardait bien moins souvent vers le bas.

« Laisse tomber, Adel. On ne devrait pas changer d’armes pour des armes auxquelles on s’habituera à peine, » Knot était celui qui avait répondu.

En ce moment, il suivait une formation chez un maître forgeron. J’avais entendu dire qu’il était apprécié par le maître forgeron qu’il avait aidé lors de sa demande de rang C et qu’il semblait être devenu à moitié son apprenti ou un truc dans le genre. Bien sûr, il travaillait toujours comme aventurier, mais les demandes qu’il avait acceptées étaient peu nombreuses et c’était à peine suffisant pour participer à l’examen.

« Ah, c’est vrai... En parlant de cela, nous sommes venus jusqu’à ce point avec seulement les armes que le Maître nous a données... Les armes n’ont pas l’air si puissantes..., » déclara Adel.

« Bon sang, Adel ! Ce n’est pas Maître, mais Jin-sama ! » déclara Coco.

« Ah, Coco-chan, désolé..., » répondit Adel.

Adel avait ainsi été prévenu par Coco. Elle était aussi là en tant que leader pour les femmes esclaves dans le groupe d’aventuriers. Je ne savais pas si c’est grâce à son alimentation qui s’améliorait, mais elle disait que ses seins étaient de plus en plus gros. Je me sentais troublé quand elle me disait ça. Comme elle était aussi considérée comme un leader, s’il y avait quelque chose sur quoi elle devait consulter, elle s’adressait habituellement à moi ou à Lusia-sensei. Non, il était évident qu’elle irait voir Lusia-sensei pour consulter au sujet de ses seins, n’est-ce pas ?

Pourquoi Coco avait-elle ainsi prévenu Adel ? C’était à cause de la façon dont il appelait le Maître. Nous allions devenir des aventuriers de Rang B à partir de maintenant. Mais un esclave ne pouvait pas devenir un aventurier de Rang B ou supérieur. En d’autres termes, les aventuriers de Rang B avaient des droits et des obligations qu’ils devaient respecter. Mais vous ne pouviez pas appliquer de droits ou d’obligations aux esclaves, de sorte qu’ils ne pouvaient pas être de Rang B.

Donc, il n’y avait aucune mention quant à l’annulation de nos contrats d’esclaves. Il semblerait qu’une technique d’esclavage supérieure pouvait cacher les symboles d’esclaves. La façon dont la Guilde des Aventuriers vérifiait si l’on était esclave ou non était seulement en vérifiant le collier d’esclavage et le symbole d’esclave. Bien sûr, ils vous enlèveraient toujours vos qualifications si le fait que vous étiez un esclave était découvert ou si vous deveniez esclave par la suite.

Il n’existait pas non plus de méthodes pour révéler une technique d’esclavage de haut rang. Ou du moins, le Maître avait dit qu’il n’y avait personne qui pouvait faire cela dans le monde. Il avait donc été décidé que nous ne ferions que cacher notre symbole d’esclave et que nous resterions esclaves. Lorsque nous avions entendu cela, il n’y avait même pas un seul enfant qui avait déclaré qu’il voulait être libéré. C’était parce que le Maître avait dit qu’il nous ferait devenir des aventuriers de Rang S comme esclaves et nous en étions venus à pouvoir constater que tout ce qu’il disait jusqu’à maintenant s’était réalisé. Et de plus, on ne pouvait pas faire quelque chose comme ruiner l’humeur du Maître.

Revenons au sujet qui nous préoccupait en ce moment. À l’extérieur, nous n’étions plus des esclaves. Et ainsi, on ne pouvait pas l’appeler « Maître ». C’était parce qu’on nous avait dit de changer notre façon de nous adresser à « Jin-sama ». Moi aussi, je l’appelais Jin-sama, mais dans mon esprit, je ne peux toujours pas m’empêcher de l’appeler Maître. Je pense qu’il faut que je change ça avant de devenir négligent et de tout gâcher.

« Maintenant, Coco-chan. Je suis sûr qu’Adel-kun ne fera pas cette erreur devant les autres, vous savez~. Tout va très bien..., » déclara Silice.

« Je-je vais faire attention..., » déclara Adel.

« On ne peut pas faire autrement, » déclara Coco.

Silice essayait de calmer Coco. Comme vous pouviez le deviner d’après sa voix lente, c’était une fille assez gentille. Elle était avec Coco depuis qu’elle avait pris conscience qu’elle était une amie d’enfance. Elle parlait toujours d’une voix lente, mais elle ne le faisait que lorsqu’elle était émotionnellement calme. Elle ne faisait pas ça devant le Maître. En d’autres termes, je pensais qu’elle n’était pas vraiment calme émotionnellement devant Maître.

« Oh, c’est vrai. Je reviens au sujet des armes, mais je ne pense pas que les armes que je fabriquerai seront à temps pour cet examen, » déclara Adel.

Adel l’avait dit de cette manière, mais les armes que nous utilisons étaient toujours celles données par le Maître tout au début. Pour être honnête, il s’agissait d’arme pour des aventuriers de rang C et non des armes pour les aventuriers de Rang B. La raison principale était que nous ne pouvions pas dire que nous voulions des armes plus coûteuses en tant que personnes ayant le statut social d’esclave.

Knot avait dit qu’il finirait par fabriquer nos armes en tant que maître forgeron. Il progressait régulièrement et avec un peu plus d’entraînement, il pourrait fabriquer des armes au niveau de celles vendues dans la boutique. Il pouvait donc être capable de le faire à temps avant les examens de grade B si tout s’était bien passé, mais malheureusement, il ne semblait pas qu’il y arriverait à temps.

« Eh bien, Knot travaille aussi comme aventurier, donc c’est un peu difficile pour lui, » déclarai-je.

« Fais de ton mieux, d’accord ? » déclara Adel.

« Ouais, j’arriverai à temps avant l’examen pour le Rang A, » déclara Knot.

« Vous êtes tous un peu trop pressés, vous savez..., » déclara Adel.

Knot avait répondu de tout son cœur, mais ce qu’Adel dit est vrai. Nous n’étions même pas encore acceptés au Rang B...

« Plus important encore, vous êtes-vous tous préparés pour l’examen écrit ? » C’était Yuria-san qui avait demandé cela.

C’était une fille sérieuse qui avait un sens aigu des responsabilités. Bien que je dise cela, ce n’est pas qu’elle avait du leadership, mais c’était une enfant qui veillait sur tout à distance. Nous ajoutons « -san » à son nom, car sa dignité nous faisait hésiter à l’appeler sans aucun honorifique. Je ne connaissais pas la raison, mais je ressentais quelque chose comme de l’élégance de sa part. Elle semblait être amnésique, mais y a-t-il une raison dans ce passé qu’elle a perdu qui lui avait donné cela ?

« Je l’ai fait ! »

« Moi aussi... »

« Je ne suis pas vraiment confiant... »

« Ufufu~ »

En vérité, n’avions pas de problèmes insurmontables devant nous, mais nous étions des esclaves. Et en raison de ce statut combiné au fait que nous étions des enfants, en temps normal, nous n’avions pas vraiment l’habitude d’autant étudier. Il y avait donc probablement une partie dans laquelle nous étions légèrement désavantagés par rapport aux autres aventuriers. Eh bien, Lusia-sensei nous avait enseigné correctement donc cela devrait probablement très bien se dérouler...

« Alors, utilisons le temps restant pour effectuer une dernière leçon. Cela concerne surtout ceux qui ne sont pas à l’aise avec l’écriture. Je serais heureuse que même ceux qui se sentent confiants restent également là aider les autres, » déclara Yuria.

« Fufu~, Yuria-san a dit ça, pour qu’aucun d’entre nous ne puisse y retourner~, » déclara Coco.

« Elle a raison... D’ailleurs, si nous ne nous occupons pas d’un membre qui a des problèmes et que seule cette personne échoue, qu’est-ce que le Maî..., qu’est-ce que Jin-sama nous dira... ? » demanda Iris.

« Hii ! »

Iris était celle qui avait à la fin presque fait une gaffe. Ma première impression d’elle était qu’elle était une fille taciturne au visage endormi. Mais j’avais compris que c’était faux depuis le moment où nous agissions ensemble. Ce n’était pas qu’elle avait l’air endormie, c’était que sa vue était tout simplement mauvaise, donc elle ne voyait rien. Et je savais que ce n’était pas qu’elle était taciturne, mais qu’elle réfléchissait à beaucoup de choses, mais qu’elle n’arrivait pas à les exprimer. Quand j’en avais parlé avec Lusia-san, elle nous avait présenté un opticien dans la capitale royale. Nous avions pu nous permettre de lui acheter quelque chose de luxueux comme des lunettes parce qu’à l’époque, nos bourses étaient bien remplies grâce aux récompenses des demandes.

***

Chapitre Compagnon 2 : Les Aventures de Cloud l’esclave

Partie 2

« Je ne veux pas ça ! Je ne veux absolument pas ça ! Après tout, ruiner l’humeur de Jin-sama est la seule chose que je ne permettrai jamais. Je ne permettrai à personne de dormir jusqu’à ce que chacun d’entre nous ait toutes les connaissances nécessaires pour au moins réussir l’examen. Attendez, mais si nous ne dormons pas correctement, nous ne serons pas capables de démontrer nos capacités, donc si nous ne dormons pas assez, cela deviendra plutôt un effet négatif. Qu’est-ce qu’on fait ? Bien, nous pouvons vous faire aller dans un sommeil profond avec un puissant médicament du sommeil, même si c’est un court laps de temps, tout ira bien si on effectue un sommeil très efficace. Je suppose que continuer trop longtemps ainsi serait un énorme fardeau, mais nous devons nous débrouiller d’une manière ou d’une autre si ce n’est que pour une journée. Si nous avons décidé de ça, alors allons-y et achetons immédiatement le produit. Mais je suis inquiet de ne pas étudier alors..., demandons à l’une des femmes de chambre. Mais Lusia-sensei sera bouleversée si nous utilisons les bonnes comme il nous plaît, alors faisons-lui un rapport avant cela. Aussi, nous ne pouvons pas oublier de leur donner de l’argent comme de l’argent de poche... »

Iris avait tout lâché en une seule fois. J’avais dit qu’elle ne savait pas s’exprimer, mais il y avait naturellement une exception. Si elle s’énervait jusqu’à un certain point, elle parlerait des choses auxquelles elle pensait sous une forme brute. C’est « elle pense = elle parle » donc ce n’est pas une conversation et ça ne deviendra rien de plus qu’un monologue.

Je pense que c’était sa peur du Maître qui la rendait aussi nerveuse. Tous les esclaves aventuriers avaient peur du Maître. La peur d’Iris, en particulier, surpassait celle de n’importe lequel d’entre nous. Elle préférerait vraiment mourir plutôt que de s’opposer au Maître. Même si je lui demandais la raison, elle ne me l’aurait pas dit en détail. La seule chose qu’elle m’avait dite, c’était qu’il pourrait détruire le monde sans sourciller. Non, peu importe à quel point notre maître était hors norme, c’était déraisonnable, ne le pensez-vous pas... ?

« C’est bon, Iris-chan. Roro rassemblera toutes les questions qui sont attendues à l’examen, afin que nous puissions étudier plus efficacement. »

« C’est..., merci. Mais j’achèterai des somnifères au cas où, Roro-chan. »

« Euh, ça prendra la moitié de notre argent, n’est-ce pas ? »

C’était Roro qui avait fini par parler. Roro était tombée amoureuse du maître et elle avait déclaré qu’elle vivrait pour le bonheur du maître. Elle avait affirmé qu’elle ferait n’importe quoi sans hésitation si c’était pour le bien du Maître et elle était aussi la première parmi nous à avoir tué un voleur. Elle m’avait dit qu’elle vise une silhouette désirée par le Maître et qu’elle buvait du lait comme une folle. Mais, pourquoi me disent-elles ce genre de chose... ?

Roro, Iris et Coco se déplaceraient avec « Pour le bien du maître » comme priorité absolue. La raison en est la loyauté pour Coco, la peur pour Iris et l’amour pour Roro. Bien sûr, même nous suivons les instructions du maître, mais nous avions toujours droit à un certain degré de liberté par rapport au maître. L’histoire avec le maître forgeron en était un bon exemple. Les autres enfants n’avaient encore rien trouvé de spécial, mais ils avaient dit qu’ils voulaient découvrir quelque chose comme un passe-temps. Mais seuls ces trois-là ne semblaient pas avoir de tels plans.

« Ouais, c’est bien même si tu ne t’inquiètes pas trop pour ça. Dans le pire des cas, nous pouvons toujours demander à Alta de nous donner la réponse. »

« Oh vraiment, Cloud ? S’il te plaît, dis-nous immédiatement si tu étais au courant. Ah, j’étais nerveux. Surtout à cause de l’hystérie d’Iris. »

Knot parlait en plaisantant.

« Comment ça, hystérie ? Tu dis ça parce que tu n’as pas confiance en toi pour étudier, n’est-ce pas ? D’ailleurs, ce ne sera pas ta capacité si tu comptes sur Alta-sama, tu sais !? Dans ce cas, Jin-sama pourrait être déçu de toi, tu sais !? Eh bien ! dans ce cas, je suppose que le Maître sera seulement déçu de Knot, donc ça n’a pas d’importance si tu deviens un bouc émissaire si cela ne nous fait pas de mal de notre côté ? »

Si nous utilisons l’aide d’Alta, nous passerons à coup sûr. Mais ce n’était pas notre capacité. Cela était plus susceptible de déplaire au Maître. En ce qui nous concerne, nous ne choisirons pas les options qui pourraient ruiner l’humeur du Maître.

« C’est de ma faute..., c’est vrai. Je dois d’abord envisager de tout faire avec mes propres capacités. De plus, ce sera extrêmement mortifiant après tout si nous faisons en sorte que le Maître se sente déçu et que notre traitement pendant l’entraînement s’aggrave ? »

« Tu as raison. On nous a dit de l’utiliser en dernier recours..., je crois fermement qu’il était sous-entendu que c’était pour la paix de notre esprit. Et si on finit par s’y fier... arrêtons d’y penser. »

« Je suppose que oui. Cela ne fera que s’assombrir si nous continuons à en parler. Pour l’instant, je me charge de ce qu’il faut pour les somnifères. »

Nous avions décidé de mettre immédiatement fin à ce sujet. La raison en était..., je préfère ne pas le dire, mais le Maître ne nous permettrait pas de devenir arrogants et de mépriser les autres. C’était pour cette raison que le Maître avait décidé d’avoir une bataille fictive avec nous de temps en temps. Pour briser notre esprit combatif quand nous devenions arrogants.

La méthode du Maître était facile, quiconque restant conscient dans un rayon de 5 m autour du Maître passait. Si vous le faites, le prochain test sera une forme d’échange de coups avec les armes que nous portions. Cependant, nous n’avions même pas réussi à passer le premier test. C’était parce que le moment où nous avions ressenti l’intention de tuer du Maître, nous étions paralysés par ça et nous nous étions effondrés sur le sol. C’était un état misérable où nous ne pourrions pas oublier de prendre un sous-vêtement et un pantalon de rechange même maintenant (pendant cette période, il nous était interdit de nous nettoyer avec de la magie). Nous avions également combattu pour nos vies avec des voleurs avant ça, mais comparés au Maître en tant que notre adversaire, cela pouvait même être considéré comme doux.

« En parlant de ça, et toi, Sicily ? N’as-tu pas parlé d’étudier plus tôt ? »

« Ufufufu~, si c’est toi, Coco-chan, ne devrais-tu pas le savoir ~ ? »

« Oh, tu n’es pas si maline, n’est-ce pas, Sicily... Yuria-san est une étudiante assidue... »

« Je comprends. Roro-san, je veux quand même revoir les questions attendues de la dernière fois avec tout le monde, mais est-ce correct ? Pensons à tout avec les résultats en ligne de vue. »

« Oui, cela ne me pose aucun problème. Pour le succès de chacun, Roro aidera tout le monde. »

Comme elle l’avait dit, Roro avait remis les questions à Yuria-san. Après cela, nous avions tous répondu aux questions attendues. Comme prévu, Knot et Sicily étaient les pires et comme ils passeraient à peine ainsi, ils auront besoin de leçons supplémentaires. Ce n’était pas aussi mauvais qu’ils le pensaient, alors il avait été décidé que seules Yuria, Roro et Iris les accompagneront.

Le lendemain matin, nous nous étions dirigés vers la Guilde des Aventuriers et nous étions sur le point de recevoir le test du Rang B.

« Yo ! Allez-vous passer l’examen de promotion aujourd’hui ? »

« Ah, oui. C’est exact. Si tout se passe bien, nous serons classés B après-demain. »

Un aventurier familier nous avait salués.

« C’est rapide. Vous m’avez surpassé dans les rangs en un clin d’œil et maintenant vous allez déjà rejoindre ces rangs supérieurs ? Ah merde ! Et j’étais prêt à tout pour devenir l’un de vos camarades dès le début ! »

Nous avions agi avec modération dans la capitale royale, mais nous avions connu beaucoup d’aventuriers et notre visage était devenu bien connu. Ceux qui nous avaient appelés étaient les aventuriers que nous avions sauvés de l’attaque d’un orc errant pendant le temps où nous avions commencé à travailler comme aventuriers dans la capitale royale. L’orc était un ennemi redoutable, mais nous avions réussi à gagner parce que nous avions huit personnes dans le groupe.

« Oh mon Dieu, Cloud-kun. Tu ne veux pas bientôt sortir avec Onee-san ? »

« Euh... »

« Hé ! Ne vois-tu pas que Cloud-kun est gêné ? Plus important encore, je connais un bon magasin d’armure, pourquoi n’irais-tu pas avec moi ? »

« Ah, euh... »

Ces dames-réceptionnistes nous avaient aussi salués. Pour une raison inconnue, il y avait beaucoup de femmes qui avaient essayé de sortir avec moi. J’avais sauvé la première réceptionniste qui nous avait salués quand elle avait été attaquée par un agresseur lors d’un voyage. J’avais sauvé l’autre réceptionniste quand elle avait été attaquée par un voleur et depuis, elle m’invitait par moment pour aller dans les magasins d’équipement. J’avais bien reçu leur gratitude, donc c’était très bien si elles ne s’inquiétaient pas pour ça...

J’avais en quelque sorte décliné leurs invitations sans paraître impoli et je leur avais dit que nous étions ici pour l’examen de promotion. Ce n’était pas que je n’aimerais pas sortir avec elles, mais à l’heure actuelle, l’examen de promotion était plus important.

Le chef de guilde était arrivé après que nous ayons attendu un moment. Même s’il était appelé le chef de la Guilde des Aventuriers de la capitale royale, il semblerait être un ancien aventurier de Rang S. Quand nous l’avions dit au Maître, il avait ri avec mépris. Avait-il des souvenirs désagréables avec des aventuriers de Rang S ?

Quand j’avais demandé pour quoi « ancien », c’était parce qu’il était impossible de s’adapter aux règles traditionnelles quand on passait du côté de ceux qui acceptaient les demandes du côté de celui qui serait de médiateur.

« Oh, vous êtes là. »

Le chef de guilde. C’était un homme âgé avec une douce lueur dans les yeux, mais il n’affichait aucune ouverture dans ses mouvements. Nous le savions parce que nous étions plus ou moins devenus plus forts grâce au pouvoir du Maître, mais je ne pensais pas que nous puissions actuellement l’affronter même si nous nous regroupons tous les huit. Nous pouvions sentir une telle différence de force. Eh bien, je le voyais toujours comme un choix plus facile par rapport au Maître, vu que le Maître, nous ne pouvions même pas savoir notre niveau face à lui, car sa puissance était tellement énorme.

« Oui, nous serons à vos soins, aujourd’hui. »

« Nous serons à vos soins ! » x7

Je l’avais salué en premier et les autres membres avaient également donné suite à leurs salutations. C’était parce que nous avions reçu une formation approfondie sur la façon d’accueillir les personnes de la part de Lusia-sensei. Elle était autrefois chevalière, donc ses connaissances en étiquette étaient très sévères.

« Hmm ! Comme toujours, n’êtes-vous pas tous des enfants polis ? Vous avez aussi des capacités, de l’ambition et un avenir prometteur. Je me sentais anxieux au début avec un groupe rempli d’enfants, mais cette anxiété n’était pas nécessaire ! »

Le chef de guilde nous avait apporté son soutien après que nous ayons commencé à travailler dans cette ville. Bien sûr, il ne s’agissait pas de permettre les injustices, il s’agit de nous parler du savoir-faire sur les subjugations, la récolte, etc. Eh bien ! Quand on y réfléchit, avoir des conseils directement par un ancien aventurier de Rang S était en soi injuste...

« Eh bien, comme promis, nous aurons un examen de niveau B aujourd’hui. Je pense que tout ira bien, mais bonne chance. »

« Merci, monsieur. » x8

Avec un simple salut, le chef de guilde se dirigeait vers l’arrière et l’une des dames-réceptionniste avait commencé l’explication. Attends, quoi ? Le chef de guilde n’était là que pour nous saluer ?

L’examen écrit avait immédiatement commencé. Nous huit étions tous dans la même pièce, mais cela avait été fait d’une manière que nous ne puissions pas voir les réponses des autres. Je ne pouvais pas vraiment le juger d’après leurs visages, mais il semblait qu’aucun d’entre nous n’avait des problèmes avec ça, aussi loin que je puisse le voir.

C’était parce que la plupart des questions que nous devions faire étaient exactement celles de la liste des questions attendues que Roro avait préparée pour nous. On dirait qu’on pouvait facilement obtenir une note d’au moins 80 % avec ça. D’ailleurs, la ligne de réussite était de 60 %. J’avais eu assez de temps pour relire les réponses deux fois avant la fin de l’examen. Ouais, j’aurai au moins 90 %.

Le but de ce test n’était pas de faire baisser le nombre de personnes qui avaient réussi, donc je supposais que c’était super que la plupart des questions ne soient pas des questions pièges ou des questions où vous ne pouviez pas lire l’intention de celui qui avait écrit les questions pour l’examen.

« On a fini ! »

Knot était vautré sur le bureau. D’après son visage soulagé, je pense qu’il s’en était bien sorti.

« Cloud, il y a un problème dont je ne suis pas sûre... »

« Oh, celui-là est... »

« Eh, aah, j’ai fait une erreur~ »

Après avoir attendu dans la salle en parlant de nos impressions, la réceptionniste était revenue et avait annoncé que nous avions tous passé.

« Avec ça, je peux faire face à Jin-sama. Bon travail, Sicily. »

« Fufufu~ comme prévu de Coco-chan ~ »

« Je suis heureux que la collecte des questions attendues ne fût pas inutile. »

« Non, ça m’a vraiment sauvé ! Je peux même dire que j’ai réussi grâce à cela. »

D’ailleurs, Coco, Roro et Iris, le groupe dont la plus haute priorité était le Maître, avaient obtenu des notes parfaites. Yuria-san et moi avions obtenu des notes dans les 90 %. Adel était le seul qui avait eu 80 %. Knot et Sicily avaient obtenu une note à 70 %. Comme prévu, le groupe dont la plus haute priorité était le Maître semblait avoir une motivation différente. Yuria et moi avions fait des fautes à certaines questions à cause d’une erreur tout à fait banale. Même si je l’avais révisé deux fois... Nous n’étions ensemble que depuis peu de temps, donc je ne le savais peut-être pas, mais elle semblait aussi déprimée. Après tout, sa dignité habituelle avait diminué d’environ 20 %.

***

Partie 3

La prochaine étape était l’examen d’aptitude pratique. Il s’agissait d’une bataille fictive avec un aventurier de Rang A sur les terrains d’entraînement au sein de la guilde. Les armes utilisées étaient des objets magiques dédiés à des batailles fictives. Sa difficulté d’utilisation n’était pas différente des armes normales, mais il s’agissait d’une arme qui ne causera aucun dommage lorsqu’elle frappait quelqu’un. Le Maître et Mio-senpai avaient mentionné l’éventail en papier ou le marteau pico, mais quel genre de choses étaient-ce, je me le demande...

Je m’étais écarté du sujet, mais l’arme dont parlait Knot était pour l’examen sur le terrain qui suivait, pas les armes dédiées à la simulation de bataille. Cela avait été décidé dès le début que nous utiliserons des armes auxquelles nous n’étions pas habitués dans cet endroit.

Puisqu’il semblerait qu’il y avait différents types d’armes ici, nous avions décidé de choisir une arme qui se rapproche le plus possible de celles que nous utilisions toujours. Dans mon cas, c’était une épée à une main et un petit bouclier. J’avais essayé de les balancer un peu, mais je ne me sentais pas mal à l’aise jusqu’à présent. Hum, on dirait que je pouvais me battre sans problème avec ces armes.

Les huit aventuriers combattront chacun un aventurier de Rang A. Nous nous dirigions vers un terrain d’entraînement séparé en groupes de trois. Ceux qui étaient avec moi étaient Roro et Yuria-san.

« Je serais l’adversaire de Cloud. »

« Donc Kuuga-san est mon adversaire... S’il vous plaît, traitez-moi bien, » déclarai-je.

« Oui, meilleures salutations. Bien que je le dise, je sais qu’il n’y a pas de problèmes de compétence. Je vais perdre inopinément si je deviens imprudent, alors je vais tout donner, tu m’entends ? » déclara Kuuga.

Kuuga était un aventurier de Rang A que je connais et nous avions déjà été en mission ensemble. Il était considéré comme le plus prometteur parmi les jeunes et une personne puissante qui avait l’intention de devenir un jour un Rang S.

C’était un homme d’environ deux mètres de haut rempli de muscles solides. C’était une personne dont vous sauriez certainement qu’il était un aventurier aux capacités remarquables rien qu’en le regardant.

« Non, il m’est toujours impossible de vous vaincre, Kuuga-san, » déclarai-je.

« ... Déclarer facilement “toujours” est plutôt inquiétant, n’est-ce pas ? » demanda-t-il.

« C’est parce que je n’ai pas l’intention de dire quelque chose comme ne pas pouvoir gagner dans toute ma vie, » déclarai-je.

« C’est comme ça que ça devrait être. Si un type qui dit ça vient ainsi, je finirai par lui donner une raclée vicieuse. Mais je ne peux pas me permettre de perdre ici, » déclara-t-il.

En disant cela, Kuuga s’était préparé pour son combat du jour. Il n’avait pas d’ouvertures comme je m’y attendais. Quoi qu’il en soit, la seule chose que je pouvais faire maintenant était d’attaquer de front. S’il n’y avait pas d’ouvertures, alors je pouvais simplement en créer une.

« J’y vais ! » criai-je.

J’avais donné un coup de pied au sol et je m’étais dirigé vers Kuuga avec une première attaque. L’arme de Kuuga était une grande épée d’au moins deux mètres, elle devrait donc être difficile de le balancer. Je devais faire une seule attaque en utilisant rapidement des feintes.

« Trop lent ! » cria-t-il.

Kuuga avait balancé son épée avant que je ne m’approche de lui. Son épée était trop rapide pour être évitée à temps. J’avais réussi à mettre mon bouclier dans la trajectoire de l’épée.

« Arg ~ ! »

J’avais été repoussé avec mon bouclier. J’avais atterri à plusieurs mètres de l’endroit où j’avais été emporté. Cela me faisait mal. Cela ne faisait pas mal comme si j’avais touché par les armes elles-mêmes, mais l’impact était toujours réel.

« Prends ça ! »

En essayant de faire un suivi comme si c’était naturel, Kuuga était arrivé en courant. J’avais aussi fait un grand pas en arrière pour mettre de la distance entre nous et ajuster ma position.

« Si tu étais un rang C moyen, non, un Rang B, cette frappe tout à l’heure aurait mis fin au combat dans lequel nous sommes. Tu es vraiment fort, » déclara-t-il.

« Kuuga-san, vous êtes aussi fort. Mettre mon bouclier était le mieux que je pouvais faire, et encore moins l’éviter, » déclarai-je.

« C’est évident. Penses-tu que je peux supporter que ma “Frappe de Finition” soit vue de haut par un enfant qui s’est inscrit comme aventurier que depuis seulement un mois ? » demanda-t-il.

Le deuxième nom de Kuuga était « Bisector ». Comme vous pouviez le voir, ce deuxième nom avait été ajouté parce qu’il avait réglé de nombreux matchs avec une frappe à la vitesse maximale.

« Eh bien, je l’appelle quelque chose comme une “Frappe de Finition”, mais j’ai reçu ce deuxième nom seulement quand je l’ai utilisé avec persistance pour régler rapidement un match..., » déclara-t-il

« J’en suis conscient, vous le savez. Que vous êtes aussi incroyable en plus de cette attaque ! » déclarai-je.

J’étais retourné pour mieux le voir afin de lui lancer un coup de perforation. C’était la même méthode d’attaque, mais ce n’était pas tout ce que je faisais, bien sûr. Kuuga ne semblait pas non plus penser à plonger dans le combat sans mesures, mais il allait néanmoins le contrer avec des coups de son épée à grande vitesse. Cela voulait dire que je devais d’abord essayer de passer à travers ça pour gagner.

Cette fois, j’avais l’intention de le recevoir avec mon bouclier sans penser à l’éviter. Non, recevoir n’était pas le mot juste. Je devais le dévier. Avec le bouclier sur ma main gauche presque parallèle au sol, j’avais reçu la frappe qui se balançait latéralement et passait sous le bouclier tout en le soulevant.

« Qu’est-ce que c’est que ça !? » s’écria-t-il.

C’était une frappe qui prenait tous mes moyens pour le recevoir avec mon bouclier, mais c’était devenu un peu mieux que quand j’avais essayé mon plan pour le bloquer dès le début. Je ressentais un petit fardeau même lorsque j’avais repoussé la frappe de Kuuga dont la force physique me dépassait de loin. De plus, il devrait y avoir une ouverture immédiatement après la fin de la frappe. Au moment où j’étais sur le point d’avancer comme je le pensais, un frisson avait coulé le long de ma colonne vertébrale. Je m’étais instantanément laissé tomber sur ma gauche. Quand j’avais vérifié au cours de mon mouvement, la frappe de Kuuga avait frappé à l’endroit où j’étais sur le point d’avancer.

Il semble qu’il avait immédiatement tourné son dos après la première frappe et avait lâché une attaque dans la direction opposée. Je le comprenais en théorie, mais de quel genre de force aviez-vous besoin pour le faire avec une telle épée à deux mains ? Oh, cela semblait facile pour Sera-senpai. Après tout, la force surhumaine de cette personne était probablement plus étonnante que celle de Kuuga...

Oups, je n’avais pas le temps de penser à des choses inutiles. Je m’étais immédiatement levé dès que j’avais fini mon mouvement en une roulade. Kuuga avait commencé à me parler alors que j’étais encore en position après avoir fait ça.

« Eh bien, tu esquives ça aussi ? J’ai pu le faire après l’avoir pratiqué récemment, mais je n’arrivais pas à me décider pour sa première utilisation et je ne pouvais pas le rendre plus beau... »

« Qu’est-ce que c’était ? Cette frappe de tout à l’heure ? » demandai-je.

« Oui, cela semble être une compétence d’épée qu’un aventurier de Rang S à la retraite a utilisée, mais je ne sais pas si c’est bien puisque j’ai essayé de reproduire comme dans ses histoires. Elle semble s’appeler la “Riposte Absolue”. »

En disant tout cela, cela semblait indiquer que Kuuga avait amélioré son « Attaque de Finition ». Comme prévu, quand vous aviez deux noms, vous deviez créer vos tactiques avec ces noms à l’esprit.

Kuuga n’avait rien fait d’autre que trois frappes, y compris la contre-attaque. Je n’avais pas encore reçu une seule de ses attaques. Néanmoins, je suppose que je pouvais dire que le fait d’avoir évité trois coups de Kuuga, dont le point fort est son « Attaque de Finition », signifiait que j’avais acquis les capacités de rivaliser avec lui dans le vrai sens du terme.

« Ah, désolé. C’est ma faute si je suis motivé ici, mais on en a fini ici. Je me suis fait dire par le chef de guilde que cette bataille fictive se terminera si tu évites mon “Attaque de Finition”, » déclara-t-il.

« C’est la première fois que j’entends ça…, » répondis-je.

« Je lui ai aussi dit de me laisser faire jusqu’à la fin, mais le vieux m’a dit que je n’étais pas autorisé. Eh bien, je me suis forcé à participer au simulacre de bataille d’aujourd’hui, alors je ne peux pas dire que c’est déraisonnable, » déclara-t-il.

« Mais, normalement, vous faites des batailles fictives jusqu’à ce que vous atteigniez la fin, n’est-ce pas ? » demandai-je.

« Ouais, les aventuriers de Rang A moyen sont après tout tout au plus à l’origine responsables de cette bataille fictive. Dans le cas d’un Rang A de haut niveau comme moi, l’exigence serait assouplie, » répondis-je.

Pour être honnête, il y avait une grande différence entre Kuuga et les autres examinateurs de Rang A.

« Il semble que la raison en est que c’est suffisant pour un aventurier de Rang B s’il est capable de repousser un aventurier de Rang A de haut niveau. Eh bien, le but de l’examen de promotion de rang n’est pas de vérifier dans quelle mesure tu comprends ta propre force, mais de vérifier si tu es digne de ce rang jusqu’à la fin. Cela signifie que tu fais faire une bataille fictive jusqu’à ce que je sois satisfait est en dehors de son but, » déclara-t-il.

Il y avait certaines parties avec lesquelles je n’étais pas d’accord, mais s’il disait que c’était ce qu’ils avaient décidé, il n’y a rien à faire.

« Mais si c’est le cas, il y a quelque chose que je veux d’abord vous dire, » déclarai-je.

« Je finirai par me concentrer sur ça si tu le dis ainsi, ne penses-tu pas ? Ce n’est pas drôle, n’est-ce pas ? Je veux dire, je voulais aussi me battre un peu plus, mais les yeux du chef de guilde brillent... »

« Qu’est-ce que tu crois que tu dis là !? Regards, la deuxième frappe et la contre-attaque sont déjà hors de la demande ! Même s’il est presque temps de passer l’examen de classement S, il serait mauvais pour tes points de subir une déduction en raison de quelque chose de stupide, ne le penses-tu pas ? » Avant que nous ne le remarquions, le chef de guilde était aussi près de nous. Nous étions concentrés sur la bataille, donc nous ne l’avions pas remarqué.

« Lâche-moi un peu. Tu veux que je puisse enfin devenir un Rang S et pourtant j’ai cela comme restriction, » déclara Kuuga.

« Hein ? Kuuga-san, allez-vous devenir Rang S ? » demandai-je.

« Je n’ai obtenu les droits pour l’examen que maintenant. Eh bien, je suppose que je pourrai bientôt être de Rang S, » répondit-il.

Je pensais que Kuuga deviendrait un jour le Rang S étant donné ses capacités, mais il semblerait que cela arriverait plus tôt que je ne l’espérais.

Kuuga avait continué la conversation en ayant l’air un peu embarrassé.

« Et donc tu vois..., je pense me confesser à Lusia-san une fois de plus si je redeviens un Rang S, mais ne peux-tu pas me mettre en contact avec elle ? » demanda-t-il.

***

Partie 4

... Kuuga semblait être amoureux de Lusia. On m’avait dit qu’il était tombé amoureux de sa silhouette et du style de combat de Lusia au moment où ils avaient accepté une demande ensemble. Il l’avait avoué sur le champ, mais il avait été rejeté. On dirait qu’il n’avait pas encore abandonné. Je ne pouvais pas abandonner l’idée que le fait qu’il soit gentil avec nous n’était pas sans rapport avec ça, ne le croyez-vous pas ?

Néanmoins, aussi loin que je pouvais voir du comportement de Lusia envers le Maître, la confession de Kuuga n’avait aucune chance d’être acceptée selon moi.

« Désolé. C’est une grande responsabilité qu’elle doit assumer, » déclarai-je.

« Encore !? Qui diable est-il !? C’est le maître de Lusia-san, c’est ça !? » demanda-t-il.

Quand Lusia avait refusé sa confession, elle avait dit : « Je dédie tout à mon maître, donc je ne suis pas en mesure de recevoir votre confession comme il me plaît, » il ne devrait pas encore savoir qu’elle était une esclave, mais si ce fait était découvert, il allait naturellement défier le Maître en duel avec elle comme pari.

« Combien de temps vas-tu continuer à parler de quelque chose qui n’a aucun rapport ? Kuuga, tu bloques le prochain match avec Roro-kun. Alors, pars, » déclara le maître de guilde.

« Va te faire foutre ! Je vais faire demi-tour et te montrer un jour, attends un peu ! » cria Kuuga de rage.

Le chef de guilde lui avait dit cela alors que Kuuga avait été traîné hors des terrains d’entraînement par des membres du personnel tout en laissant derrière lui une remarque d’adieu acerbe. Attends, quoi ? Il n’y a pas de problème particulier s’il part comme ça, n’est-ce pas ?

Maintenant, la prochaine bataille était Roro contre un aventurier de Rang A inconnu. Roro utilisait une épée à deux mains et ce monsieur utilisait l’épée et le bouclier comme moi. On dirait qu’il avait inopinément la même composition que moi et le match de Kuuga.

Le combat avait commencé et la première à se déplacer avait été Roro. Elle avait facilement balancé sa grande épée et avait attaqué le monsieur. Il avait aussi essayé de le bloquer avec son bouclier, mais comme ce qui m’était arrivé, il avait aussi été stupéfait. Oh, le monsieur avait aussi été surpris. C’est naturel, n’est-ce pas ? Une fille d’une dizaine d’années avait facilement balancé une grande épée et avait soufflé un adulte au loin.

Le monsieur qui avait été emporté par la frappe avait atterri plus loin. À ce moment-là, Roro avait commencé à courir et avait relâché une nouvelle attaque vers lui. Il se défendait à nouveau avec son bouclier. Bien sûr, il avait été poussé par son bouclier. Ensuite, cela s’était répété jusqu’à ce que monsieur ne parvienne plus à se défendre.

Vous ne pourriez pas arrêter l’attaque de suivi de Roro si vous ne faites pas une évasion immédiatement après avoir été soufflé. Mais le monsieur n’avait pas l’air d’être si bon en évasion. Eh bien, c’était en un sens raisonnable de se contenter de penser que vous pouviez le recevoir avec un bouclier parce que vous possédiez un bouclier, mais regardez ce qui se passe quand vous y alliez aussi doucement contre un adversaire comme notre Roro.

Sa main avait dû s’engourdir. Le monsieur était au stade où il avait lâché son bouclier et avait été touché directement par la frappe de Roro. Avec ça, c’était la victoire de Roro. J’étais un peu jaloux de Roro. Après tout, elle avait été capable de se battre correctement jusqu’à la fin et elle avait été capable de gagner en plus de cela.

« Je suis contente d’avoir pu gagner comme je l’avais prévu, » déclara Roro.

Roro avait dit cela alors qu’elle était maintenant dans les sièges des spectateurs comme moi, parce que son match était terminé.

« Ça devait être un bon, Roro. Pouvoir se battre jusqu’à la fin…, » déclarai-je.

« Eh bien, dans mon cas, je dois gagner pour que je n’aie pas honte même si Jin-sama en entend parler... En fait, je pense qu’une bataille simulée avec Kuuga-san qui est proche du Rang S aurait été plus bénéfique, » répondit Roro.

« Oh, donc il y a aussi cette façon de penser…, » répondis-je.

Après tout, ce n’est pas comme si le but était de gagner. Dans ce cas, il était peut-être préférable d’être capable de faire une bataille fictive avec un adversaire avec lequel nous ne pouvions pas nous battre.

« Eh bien, ça a l’air d’un succès pour l’instant, alors j’espère que tu penses à ça comme une bonne chose, » dis-je.

« Je pense que c’est bien. Mais je suis heureuse que je n’aie pas été sélectionné par Kuuga-san. Je ne peux pas espérer gagner contre lui… Mon ambition est d’être loué par le Maître pour être au sommet de l’examen, » déclara Roro.

« Il n’y a rien au sommet non plus, » répondis-je.

Le match de Yuria avait commencé quand nous avions eu cette conversation. L’aventurière de Rang A qui était son adversaire est une utilisatrice de lance et l’une de mes connaissances.

Yuria utilisait un fouet et un poignard pour le combat, mais c’est une magicienne dont le style de combat était Art Spirituel et Magie Spirituelle. Il était inhabituel pour le Maître de nous forcer à utiliser la magie.

Yuria était très bonne avec Art Spirituel et Magie Spirituelle. C’était comme si elle se souvenait de ce qu’elle avait oublié... Je devinais d’après la façon dont le Maître parlait, mais Yuria avait dû avoir une connexion avec Art Spirituel et Magie Spirituelle dans le passé.

Mais en ce moment, elle était notre compagnon, notre famille. Mais cela ne changera pas, même si quelque chose s’était produit dans le passé. S’il y avait une situation où Yuria était à portée de son propre passé, alors tout le groupe d’aventuriers avait l’intention de la protéger.

Quoi qu’il en soit, son style de combat était à l’origine proche de celui d’un magicien, mais elle avait fini cette fois-ci par s’inscrire comme guerrière. C’était parce que Yuria n’aimait pas que l’examen de magicien de Rang B différait dans certains contenus et qu’il aurait lieu un jour différent. Yuria avait agi correctement devant tout le monde et avait de la dignité, mais elle semblait se sentir facilement seule et détestait être seule.

C’était Yuria qui avait fait le premier pas. Elle avait commencé à courir et avait frappé avec le fouet de sa main gauche vers l’utilisatrice de la lance.

L’utilisatrice de la lance avait reculé sans recevoir le coup et l’avait évité. À son tour, elle s’était dirigée vers Yuria et avait poussé sa lance. Yuria avait paré la lance avec le poignard dans sa main droite.

Bien que sa spécialité soit la magie, cela ne voulait pas dire qu’elle était incapable de gérer le combat rapproché puisqu’elle avait aussi participé avec nous à l’entraînement au combat au corps à corps. Nous tombions souvent pendant la période où nous étions esclaves, alors nous pensions que nous étions nuls pour nous déplacer, mais nous pouvions nous déplacer sans problème après avoir reçu la force du Maître.

Esquiver le fouet et pousser avec la lance semblait être son plan et il ne semblait pas que cela allait commencer tant qu’elle n’était pas elle-même attaquée. Le poignard n’était pas après tout une menace pour sa lance. Mais en se battant avec son fouet, il y avait plus de chances que même s’il l’attrapait, il change de trajectoire et la frappe ou qu’il s’enroule autour de la lance et qu’elle la fasse tomber, ce qui signifie que la seule option était d’être vigilant à l’égard du fouet.

Celle qui avait ajouté des variations plus tôt pendant les quelques répétitions d’attaque et de la défense était l’utilisatrice de la lance. Elle avait évité l’attaque au fouet de Yuria en avançant à l’avance et elle s’était approchée d’elle. Même pendant que la lancière s’approchait, Yuria avait essayé de pousser sa lance vers l’extérieur et elle avait lancé un poignard.

La conclusion était que Yuria avait reçu un coup direct. Mais ce match était une victoire pour Yuria. Juste avant que la lance ne la frappe, le poignard qu’elle avait lancé avait frappé le front de l’utilisatrice de la lance. La règle disait que le match se terminait lorsque le premier coup qui comptait avait touché, ce qui avait permis à Yuria de gagner, car son attaque avait frappé en premier.

« Je me sens un peu malheureuse puisque c’était presque un tirage au sort…, » déclara Yuria.

Yuria revient vers nous et elle nous l’avait dit en gonflant un peu ses joues. Cette hypothèse n’avait pas de sens, mais si c’était un vrai combat, ce serait un match nul avec les deux morts, n’est-ce pas ?

« Je suis d’autant plus malheureux que je n’aie pas pu me battre jusqu’à la fin…, » déclarai-je.

« C’est vrai pour moi aussi. Eh bien, je ne suis pas vraiment comme Roro-san, mais je voulais gagner, donc c’est mieux que je n’ai pas été sélectionné pour Kuuga-san, n’est-ce pas ? » déclara Yuria.

« Je me demande si j’ai tiré le bout court du bâtonnet…, » déclarai-je.

J’avais un mauvais pressentiment à ce sujet. Peut-être que je ne serai pas le seul à ne pas avoir gagné le faux combat, n’est-ce pas ?

« Eh bien, il n’y a plus de raison pour nous de nous en faire, depuis que nous sommes devenus esclaves, » déclara Yuria.

« Mais me laisser attraper par Jin-sama est mon plus grand bonheur, » déclara Roro.

Yuria avait fait un sourire ironique et Roro avait dit cela avec un visage extatique. Eh bien, c’était un fait que nous étions très chanceux rien qu’en vivant et on pouvait participer à un examen de promotion aux aventuriers de Rang B, alors que nous ne demandions pas autant.

Comme tous les membres de notre groupe avaient réussi l’examen, nous avions décidé de nous rendre au point de rencontre d’un coup.

« Je suis vraiment le seul qui n’a pas gagné…, » déclarai-je.

« Ne t’inquiète pas. On ne peut rien y faire si l’on considère l’adversaire auquel on a dû faire face, tu sais, » déclara Knot.

Knot m’avait réconforté, mais la vérité que je n’avais pas gagnée m’avait vraiment touché émotionnellement et il ne semblerait pas que j’allais bientôt me rétablir.

« Adel a aussi été très près de ça, » déclara Coco.

« Coco-chan, ne dis pas ça…, » répliqua Adel.

« Eh~, mais celui-là a été un coup de chance, n’est-ce pas ? » demanda Coco.

« Eh bien, je suppose…, » répondit Adel.

Il semblerait qu’Adel y soit arrivé au tout dernier moment. Même alors, j’étais simplement le seul à avoir échoué et laissé derrière.

Le chef de guilde était venu nous rencontrer pendant que nous parlions. « Tout d’abord, je tiens à féliciter tout le monde pour votre succès. »

« « Je vous remercie beaucoup, » » nous avions tous répondu.

« Hum, qui aurait cru que sept d’entre vous remporteraient même la victoire contre les aventuriers de Rang A, » continua l’homme.

« Argh ! » m’écriai-je.

C’était un coup critique pour moi. Même si cela ne me dérangerait pas que le chef de guilde ne me le dise pas...

« C-Cloud ! C’est juste une égratignure ! » s’écria Coco.

« Oh, pardonnez-moi. Cependant, survivre aussi longtemps contre Kuuga est après tout l’exploit le plus spectaculaire dans un sens, vous voyez ? » déclara l’homme.

« Je comprends cela, mais... Je voulais gagner…, » j’avais réussi à résister à l’effondrement et j’avais répondu.

« Ahem. Eh bien, je vais mettre cela de côté et donner une explication concernant le prochain examen. Comme on vous l’a déjà dit, vous recevrez l’examen sur le terrain du passage au Rang B. Le contenu de la demande est de vaincre une tortue métallique, » déclara l’homme.

« Tortue métallique. C’est une tortue dont le gros corps est protégé par une carapace d’acier et qui est incroyablement robuste, n’est-ce pas ? » demanda Cloud.

« Oui, c’est exact. Vous êtes vraiment bien informé, n’est-ce pas, Cloud-kun ? » demanda le chef de guilde.

« Non, je ne suis pas si bien informé…, » répondis-je.

Ce n’était pas si important, puisque je n’avais lu qu’un livre sur l’écologie des monstres.

« Cette tortue métallique a été vue se dirigeant vers la capitale royale à partir d’un endroit qui est un jour de la capitale avec un chariot. Nous vainquons habituellement des tortues métalliques avec dix aventuriers de Rang B, alors je pense que c’est juste pour le test. Heureusement, les mouvements de la tortue métallique sont lents. Nous avons également la possibilité d’envoyer une deuxième équipe si, par hasard, vous ne pouvez pas l’assujettir, » déclara-t-il.

C’était certainement une belle demande. Nous ne nous battrons pas vraiment au corps à corps, mais d’après le livre la Magie du Feu et la Magie des Éclairs étaient vraiment efficaces contre cela, donc nous devrions pouvoir gagner sans problème avec ces membres.

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« Les détails sont indiqués dans le papier de la demande, alors lisez-les s’il vous plaît, » déclara-t-il.

« Je comprends. L’aventurier de Rang A qui s’occupera de nous est…, » commençai-je.

« Bien sûr, moi, » celui qui avait dit cela et qui était apparut était Kuuga. N’étiez-vous pas parti tout à l’heure ?

« Eh bien, les autres aventuriers de Rang A ont été vaincus et se sentent déprimés, vous voyez. Après tout, je ne m’attendais pas vraiment à une défaite écrasante. Tout le monde n’aimait pas ça et il a été décidé que je n’avais pas d’autre choix que d’y aller, » déclara Kuuga.

Ah, ces aventuriers de Rang A nous accompagnaient à l’origine après la bataille fictive. Mais nous (à l’exclusion de moi) les avions tous vaincus, donc cela avait changé...

« Eh bien ! on devrait être largement assez là, alors finissons-la rapidement et vous pourrez devenir de Rang A ? » déclara Kuuga.

« Je me sens un peu anxieux, mais Kuuga est aussi une personne capable qui a le Rang S à portée de main. Je penserai que ça marchera d’une façon ou d’une autre, » déclara le maître de guilde.

« Tu n’as pas confiance en moi ou quelque chose comme ça... Tu ne m’as pas bien noté…, » déclara Kuuga.

« Je pensais que je pourrais te faire endosser le Rang S plus tôt si seulement tu ne t’emportais pas autant, » déclara le maître de guilde.

« Putain de merde ! Je vais rapidement devenir un Rang S et te vaincre ! » déclara Kuuga.

Chef de guilde et Kuuga. Vous êtes vraiment très proches l’un de l’autre, n’est-ce pas ?

***

Partie 5

Après la fin de l’échange amical du chef de guilde avec Kuuga, nous avions décidé de partir tout de suite.

Nous avions décidé d’emprunter un chariot à la guilde. Cela aurait été possible d’utiliser le chariot du maître, mais comme Kuuga venait aussi avec nous, et avec la mentalité d’Iris, nous ne pouvions pas le laisser être abîmé. Donc, nous avions dû en emprunter un.

« Eh bien, cela devrait aller assez bien pour vous puisque vous pouvez utiliser la magie du feu et la magie blanche. La tortue métallique ne devrait pas être une menace sérieuse pour votre groupe, » déclara Kuuga alors qu’il était assis dans le chariot.

À ce propos, Coco était celle qui avait pris la place du cocher. Selon elle, l’équitation était la compétence la plus importante pour les chevaliers. Comme Coco pensait que la meilleure façon de montrer sa loyauté envers le Maître était de lui être utile, elle avait décidé de devenir chevalière. Heureusement pour elle, mademoiselle Lusia était une ancienne chevalière.

« Peut-être. Mais nous ne devons pas être négligents, » répondis-je. « Même si elle est vraiment lente, son poids signifie que sa puissance offensive est très élevée... »

« Eh bien, malgré votre jeunesse, vous êtes fort et vous n’êtes pas trop sûr de vous, alors je ne pense pas que vous échouerez, » déclara Kuuga.

Je ne sais pas pourquoi, mais l’évaluation des personnes qui nous entouraient était toujours très élevée vis-à-vis de nous. De notre côté, nous ne pouvions pas être prétentieux, surtout avec le Maître que nous avions... toute illusion que nous pourrions être forts avait été facilement brisée lors d’une bataille fictive contre le groupe principal du Maître.

Mademoiselle Mio pouvait facilement nous vaincre avec un seul couteau en bois. De plus, peu importe combien de fois nous attaquons, nous n’arrivons pas à obliger Mademoiselle Dora à reculer d’un pas. Et quand on regardait du côté du Maître, on ne pouvait pas l’approcher sans être vaincu.

Après un certain temps, nous avions décidé de faire le campement pour la journée. Comme nous en avons fait l’expérience à de nombreuses reprises, nous y étions maintenant habitués.

« Euh, c’est étrange..., » dit Kuuga en faisant une tête étrange.

« Qu’est-ce qui ne va pas ? » demandai-je.

« Pourquoi dans votre camp, le repas est aussi délicieux ? » demanda Kuuga.

Est-ce que c’est étrange ? Nous avons notre nourriture dans le « Stockage » et toutes les filles savent cuisiner, alors nous avons préparé notre nourriture ici... Ah, les garçons préparent les tentes, pensai-je en me remémorant de ce que nous faisons chaque fois.

« Bien que ce ne soit que le premier jour, ce ragoût est vraiment délicieux, le pain est également de haute qualité, et il y a même une salade fraîche et une table pour manger dessus ! » déclara Kuuga.

« Nous avons simplement placé la table en “Stockage”, alors, pourquoi est-ce si étrange ? » demandai-je.

« Ce n’est pas la question ! Bien que le stockage de la table soit aussi vraiment étrange ! » s’écria Kuuga.

Je ne comprends pas vraiment ce dont parle Kuuga. Tout le monde se grattait la tête dans un état de confusion alors que nous regardions tous Kuuga.

« Kuuga, qu’est-ce qui est étrange chez nous ? » demande Yuria.

« Eh bien, d’abord, un camp est souvent fait avec un minimum de nourriture, » répondit Kuuga. « Je n’arrive pas à croire qu’on mange un si bon repas dans une telle situation. »

« Nous pouvons stocker et transporter les ingrédients facilement avec la Magie d’Espace..., » répondit Roro.

Comme Roro l’avait dit, puisque nous avions tous les 8 Stockages, nous pouvions transporter à peu près tout. Mais en cas de problème, nous avions distribué l’équipement et la nourriture entre nous...

« En premier lieu, il est étrange que vous huit puissiez utiliser la Magie d’Espace..., » déclara Kuuga.

« Il suffit de l’apprendre et de s’en souvenir..., » déclara Adel comme une excuse.

Eh bien, nous ne pouvions pas dire qu’elle nous avait été donnée par le Maître...

« Si le repas sent aussi bon, n’attirera-t-il pas les monstres ? » demanda Kuuga.

« Comme nous venons chasser les monstres, ce serait pratique pour nous s’ils venaient d’eux même, » répondis-je.

Le Maître nous avait toujours dit de tuer autant de monstres que possible. En tant qu’ordre du Maître, nous ne pouvions pas faire de compromis sur ce point. Nous devions les tuer même s’ils apparaissaient pendant que nous mangions.

« Notre politique est “nous ne transigerons pas sur les repas délicieux”. Notre Maî... notre ami voyage avec un grand lit dans son “Inventaire”, et nous pensons que c’est tout à fait normal de le faire, » déclara Coco.

« Même un lit... est-ce comme un lit de noble !? Je ne connais même pas d’aventuriers de Rang S comme ça, » s’écria Kuuga.

Kuuga avait été sans voix face à ce que Coco lui avait expliqué. Le fait d’appeler le Maître un noble était interdit. Yuria lui avait demandé une fois la raison et elle avait fini par avoir très peur. C’était terrible. Même Yuria, habituellement si calme, avait pleuré pendant une heure...

Yuria avait légèrement rougi en entendant ça. Elle s’en souvient peut-être. Par coïncidence, Iris était à proximité lors de cette scène, et elle aussi s’était souillée et avait pleuré de façon incontrôlable ce jour-là. Pour cette raison, Iris avait également rougi face à ce que disait Kuuga.

En fin de compte, nous avions été en mesure d’expliquer ce que nous considérions comme normal. Bien qu’à la fin, il avait l’air encore plus insatisfait...

Le lendemain, à l’endroit où nous nous attendions à trouver la tortue métallique, nous avions réalisé qu’une situation anormale se produisait.

« N’est-ce pas un faucon brillant... ? », demanda Kuuga.

Kuuga avait dégluti. Il y a un énorme oiseau qui volait dans notre direction. Il brillait et on pouvait le voir même de loin.

« Un faucon brillant. Un monstre de Rang A qui nécessite environ 10 aventuriers de Rang A pour subjuguer, n’est-ce pas ? » les connaissances venant de livre étaient à nouveau ressorties de ma bouche.

Oui, c’est vrai. De plus, comme il s’agissait d’un monstre volant, même avec 10 personnes, nous ne pouvions toujours pas gagner si nous n’avions pas les moyens de l’attaquer.

Kuuga ne pouvait pas utiliser la magie. Il serait possible de gagner si nous pouvions frapper le faucon brillant avec une attaque, mais même si vous pouviez sauter aussi haut, il était très difficile de frapper quoi que ce soit en déplaçant une énorme épée en plein vol. Son « Attaque de Finition » pouvait être faite sous différents angles, mais elle n’était pas une attaque à longue portée...

« Même si on met de côté la présence de la tortue métallique, avoir à faire face à un faucon brillant est gênant. S’il atteignait la capitale, il provoquerait une panique de masse, » déclara Kuuga.

Est-ce que c’est le cas ? Cependant, je savais que cela ne se produirait jamais, car j’avais le sentiment que le maître le tuerait si le monstre arrivait là-bas en vie.

« Compte tenu de la situation, on ne peut pas le laisser tranquille. Puisque je suis seul, pourriez-vous m’aider ? » demanda Kuuga.

« Euh, Kuuga. Pourriez-vous nous laisser nous occuper du faucon brillant ? Nous avons de la magie, et nous devrions être capables de nous battre assez bien même en plein vol, » demandai-je.

« Êtes-vous dingue ? Vous avez peut-être battu des aventuriers de Rang A, mais n’était-ce pas simplement une bataille fictive ? Ne seriez-vous pas un peu trop confiant ? » Il regarda autour de lui chaque personne présente avant de nous poser cette question, mais tous les autres pensaient la même chose que moi, et leurs yeux brûlaient de motivation.

« Je vois que vous pensez vraiment que “nous pouvons le faire”, » continua-t-il. « Très bien ! Pour l’instant, je vais simplement vous regarder. Mais si la situation devient trop dangereuse, je vais m’immiscer dans le combat, d’accord ? »

« Oui. Je vous remercie, » avais-je alors dit.

Je me sens mal pour Kuuga, mais nous voulons vaincre le faucon brillant. Pourquoi ? Bien sûr, en tant qu’offrande pour le Maître. Si le coup fatal n’est pas porté par l’un de nous, le Maître ne pourra pas prendre ses capacités.

La capacité offensive de Kuuga était si élevée que si nous nous battions avec lui, il obtiendrait très probablement le coup fatal. C’était ça qui m’avait un peu inquiété dans la situation que le monstre en lui-même.

Nous avions ainsi commencé à nous rapprocher du faucon brillant. Nous devions abandonner temporairement le chariot derrière nous, car les chevaux avaient peur. Comme il s’agit d’un article emprunté, nous devrions le récupérer plus tard pour ne pas avoir de pénalité.

Plus nous nous approchions, et plus nous nous rendions compte que le faucon brillant attaquait la tortue métallique. La tortue métallique se cachait dans sa carapace, mais même cette dernière était très endommagée. On dirait que la puissance d’attaque du faucon brillant était assez élevée pour être capable de réaliser cet exploit.

« Je surveillerai d’ici, mais appelez-moi immédiatement si la situation devient trop dangereuse, » déclara Kuuga.

« Oui, s’il vous plaît, » répondis-je.

Kuuga nous observerait ainsi de loin.

Allons vaincre le faucon brillant par nous-mêmes, pensai-je.

Assez rapidement, le faucon brillant remarqua notre approche. Comme nous étions des cibles plus faciles que la tortue métallique, il se focalisa rapidement sur nous. La première chose qu’il fit fut de nous approcher pour pouvoir nous attaquer.

« Kigya ~ ! »

***

Partie 6

J’avais pris position tout en tenant mon bouclier devant moi. Iris et moi étions les porteurs de boucliers qui prendraient ainsi le premier coup. Le faucon brillant plongea du ciel à une vitesse fulgurante en plein sur nous.

« Arg ~ ! »

« Kya ~ ! »

Iris et moi avions été choqués par cette attaque. J’avais eu l’impression qu’il nous avait frappés avec tout son corps. De plus, le vent entourant le faucon brillant s’était ajouté à la force de l’impact et cela nous avait soufflés plus loin.

« Les attaques directes sont dangereuses ! Concentrez-vous sur l’esquive plutôt que sur le blocage ! » ordonnai-je.

« Roger ! » x 7.

J’avais ainsi donné mes instructions. Le blocage ne serait pas efficace contre les monstres volants, alors nous devions nous concentrer sur l’esquive dès le départ.

Après cette première attaque, le faucon brillant tourna autour de nous pour nous observer. Comme il avait vu qu’il pouvait facilement nous attaquer, il s’était à nouveau approché de nous.

D’après ce que nous avions vu, le faucon brillant possédait deux attaques. La charge et le rayon de lumière. La charge était ce que vous veniez de voir. En ce qui concerne le rayon de lumière, il s’agissait d’une attaque où le faucon absorbait la lumière du soleil et il envoyait un projectile semblable à de la magie blanche.

« Roro va commencer le bal. “Projectile de glace” ! » après avoir dit ça à sa manière, Roro avait lancé sa magie de glace de niveau 1, projectile de glace. Il avait touché le monstre qui s’approchait de nous. Cependant, le tir n’avait pas pu obtenir un tir efficace, car il avait été partiellement dévié par le vent qui entourait le faucon.

« Kigya !? » cria le faucon.

Bien que le sort n’ait infligé aucun dommage, il avait quand même surpris le faucon brillant, lui faisant arrêter son approche avant de retourner dans le ciel.

La compétence « aucun chant » ne permettait d’utiliser la magie qu’en dessous du niveau de la compétence sans avoir besoin de chanter longuement. Puisque notre compétence « aucun chant » n’était que de niveau 1, nous ne pouvons utiliser que des sorts de type Boule, Projectile et Mur sans chanter. Nous ne pouvions pas lancer de puissants sorts de type « Explosion » ou « Tir rapide » sans chanter.

« Ce n’était pas très efficace. Mais la magie de type Boule est lente, et susceptible d’être évitée..., » Yuria analysait calmement la situation.

« Puisqu’il s’agit d’une créature de lumière, la magie noire ne serait-elle pas plus efficace ? » lui demandai-je.

« Bien que la magie noire soit certainement plus efficace, les sorts de type boule sont si lents... Je suppose que je pourrais demander à Iris d’essayer une fois cela ? » demanda Yuria.

« D’accord. Je vais essayer, » annonça Iris.

Nous ne pouvions que le demander à Iris, car elle était la seule dans notre groupe capable d’utiliser la magie noire. La magie noire et la magie blanche étaient différentes des autres magies d’attributs en ce concerne les sorts présents. Les sorts de type Boule étaient communs, mais il n’y avait pas de sort rapide comme Projectile ou de sort de type Mur.

« “Boule de Ténèbres” ! » déclara Iris.

Le sort de niveau 1 « Boule de Ténèbres » avait ainsi été lancé. Une boule de noirceur avait ainsi avancé vers le faucon brillant.

« Oh, il a été esquivé, » déclara Knot.

Comme l’avait dit Knot, le faucon brillant avait facilement esquivé la « Boule de Ténèbres ». Cependant, le sort changea soudainement de direction et frappa de plein fouet le faucon brillant.

« Oh, cela l’a quand même frappé, » déclarai-je.

Il s’agissait d’un projectile guidé qui n’était possible qu’avec la magie noire et la magie blanche. Après l’avoir lancé, la direction du projectile pouvait être légèrement modifiée. Iris aimait vraiment cette capacité, et elle s’était entraînée pendant de nombreuses heures afin de la contrôler.

« Gya!? » cria le faucon.

« Boule de Ténèbres » « Boule de Ténèbres » « Boule de Ténèbres » « Boule de Ténèbres »... Elle enchaîna ainsi le même sort.

Le faucon brillant avait été pris au dépourvu par les dégâts soudainement subits et il avait alors perdu un peu d’altitude. Au fur et à mesure de sa récupération, Iris lui lança un essaim de « Boules de Ténèbres ». La « Boule de Ténèbres » était très efficace, car elle ne pouvait pas être bloquée par le vent qui entourait le faucon brillant.

« Gi-Gi-Gya... »

« Oh, il s’enfuit, » déclarai-je.

Le faucon brillant considérait certainement la « Boule de Ténèbres » comme une menace, alors il s’était enfui un peu plus loin pour obtenir une certaine distance de sécurité. Il tourna alors et nous approcha à nouveau, mais cette fois-ci en venant d’une basse altitude. Sachant que le ciel en haute altitude n’est pas sûr, il essaiera probablement d’attaquer au corps à corps.

« “Appel d’un Élément” le Vent ! » déclara Yuria.

Yuria activa alors son Art Spirituel. L’Art Spirituel était un type de magie qui faisait appel à un esprit avec qui vous aviez un contrat pour vous aider dans les combats. Une fille verte et brillante d’environ 30 cm de haut était apparue. Ce qui avait été invoqué était un esprit du vent que nous avions rencontré lors d’une précédente demande de purification. En guise de remerciement pour notre aide, elle avait accepté le contrat.

{Yuria-chan. M’as-tu appelé ? Qu’est-ce que tu veux que je fasse ?} demanda l’esprit du vent.

« Peux-tu faire quelque chose contre le vent se trouvant autour de cet oiseau ? » demanda Yuria.

{D’accord. Hmm... C’est assez puissant, non ? Mais un esprit comme moi ne perdra jamais face à un oiseau quand il s’agit de manipuler le vent !}

Le vent qui entourait le faucon brillant s’était dispersé au fur et à mesure qu’elle parlait.

« Merci ! Maintenant, on peut s’en rapprocher ! » déclara Yuria.

{Tu peux me demander de l’aide en tout temps.} Déclara la petite fille esprit. Après avoir dit ça, elle avait disparu.

Comme le niveau de compétence est encore bas, le temps d’invocation était très court, donc nous avions déjà parlé entre nous du fait que nous devions l’utiliser de manière stratégique.

« “Enchantement de Noirceur” » déclara Iris.

Avec ces quelques mots, Iris enveloppa nos armes d’une aura noire. Il s’agissait d’un sort appartenant à la magie noire de type enchantement et il était de niveau 2. En donnant à nos armes l’attribut Noir, elles devraient être plus efficaces contre le faucon brillant.

« C’est fait pour tout le monde..., » annonça Iris.

« Merci, » déclarai-je.

« Battons-le rapidement. Si nous ne pouvons même pas devenir des Rang A, nous ne pourrons jamais atteindre le Rang S, » déclara Iris.

La principale motivation d’Iris était la peur du Maître, mais cela ne voulait pas dire qu’elle ne se souciait pas de nous, même si elle ne voulait pas elle-même l’admettre.

La preuve en est l’enchantement de l’élément obscur présent sur toutes nos armes afin d’accroître leur efficacité.

Alors que nous parlions, le faucon brillant s’était approché de nous. Puisqu’il volait à basse altitude, les tactiques de blocage devraient maintenant fonctionner. Iris et moi, nous nous étions dirigés vers l’avant du groupe.

« Gi-gyau ! » cria le faucon.

Contrairement à la dernière fois que le faucon brillant avait utilisé l’attaque de charge, cette fois nous avions été capables de tenir le choc et d’arrêter son mouvement. Ceci était dû au fait que le vent qui l’entourait n’était plus là, ainsi qu’à l’enchantement de l’élément noir sur nos boucliers.

« Prends ça ! » cria Knot.

« Eh ~ ~ ~ ~ ! » cria Sicily.

Knot et Sicily l’avaient attaqué avec un marteau et une lance. L’attaque du marteau visait sa patte, tandis que la lance était poussée vers son torse. Les attaques avaient eu un fort effet sur le faucon brillant.

« Gyau !? »

« Ne le laissons pas s’échapper de là ! » criai-je.

« Bien sûr ! » répliqua Coco.

Coco avait alors lancé un poignard sur le faucon brillant, qui tentait de s’échapper rapidement. Pendant ce temps, Yuria utilisa son fouet pour attraper l’une des pattes afin d’arrêter sa fuite.

« Gya Gya!? »

« Pff ! » s’exclama Coco quand elle vit le résultat de son lancer.

Le poignard avait touché le faucon brillant, et il s’enfonça profondément dans son corps en l’obligeant par la même occasion à lâcher un cri. Après cela, Adel s’avança et il planta sa lance dans la tête de la créature.

« Gi-Gya ~ !? »

La lance lui transperça l’un de ses yeux, le faisant crier encore plus vigoureusement. Immédiatement après ça, l’oiseau commença à émettre une lumière intense.

« C’est mauvais ! Il va nous faire un Rayon de Lumière ! » alors que je criais l’avertissement, Iris et moi nous nous étions placés devant les autres et nous avions placé nos boucliers ensemble. Au moment où nous étions prêts, un impact énorme frappa nos boucliers.

« Ugh! »

« Agh ! »

Puisque nous étions les porteurs de boucliers, nous ne pouvions pas laisser cette attaque nous franchir. Nous ne savions pas combien de temps s’était écoulé depuis le début de l’attaque. Nous avions tous deux l’impression que l’attaque aurait pu durer 10 secondes ou même 10 minutes, mais après ça, le torrent de lumière avait fini par s’estomper.

« Argh... »

« Ahh... »

À ce moment-là, Iris et moi, nous nous étions effondrés sur place.

« « ‘Soins Majeurs’ ! » »

Yuria et Sicily avaient immédiatement incanté un sort sur nous, ce qui avait diminué progressivement la douleur. Comme les deux filles avaient le niveau 2 en magie curative, elles étaient capables d’utiliser ce sort. Grâce à cela, nous pouvions nous débrouiller d’une manière ou d’une autre dans beaucoup de situations.

« Oh, il s’échappe encore ! » Knot avait crié.

Cette attaque était son dernier recours. Le faucon brillant avait alors tenté de s’échapper. Adel, qui était le plus proche, avait été ébloui par l’attaque du rayon de lumière, alors il ne pouvait pas attaquer maintenant. En ce moment, la personne qui avait la meilleure chance de le frapper maintenant... c’est moi !

« Uooo! »

Même si j’utilisais un sort avec « Sans Chant », cela ne pourra pas arrêter le faucon brillant. La seule façon d’y mettre fin était de l’attaquer directement avec une arme. J’avais ainsi poursuivi le faucon brillant qui était sur le point de s’envoler.

Je savais que je n’arriverais pas à temps. Je devais donc l’utiliser... Cependant, jusqu’à présent, mon taux de réussite n’était qu’une fois tous les dix essais, mais je devais quand même faire en sorte que cela marche.

« J’y vais ! Pas Instantané ! » déclarai-je.

À cet instant, ce que j’avais fait était de me déplacer soudainement, et j’avais ainsi pu voir la face surprise du faucon lumineux se trouvant maintenant devant moi.

« Mange ça ! » criai-je.

Je l’avais attaqué de toutes mes forces. Ma frappe coupa profondément dans le cou du faucon brillant, ce qui le tua instantanément.

« C’est fini..., » marmonnai-je juste avant de m’effondrer à nouveau sur le sol.

Eh bien, il semblerait que j’avais réussi à utiliser le Pas Instantané. J’avais été sérieux dans la formation et donc j’avais réussi à l’utiliser au dernier moment. Les autres se dirigeaient vers moi.

« Bon travail. Après tout, tu l’as fait. N’est-ce pas le Pas Instantané que Maria-senpai utilise ? Est-ce un talent que Jin-sama t’a donné ? » demanda Coco.

« Non, je le voulais vraiment par tous les moyens, alors je me suis secrètement entraîné et j’ai réussi à le faire, » répondis-je.

« Incroyable... Mais Maria-senpai n’a-t-elle pas obtenu Pas Instantané de Jin-sama ? N’est-ce pas étonnant que tu aies réussi à l’apprendre par toi-même ? » demanda Coco.

Coco me complimentait ouvertement, mais Maria n’était pas si simple.

« ... Maria-senpai l’a aussi appris par elle-même grâce à la formation avant d’acquérir la compétence. Elle m’a aussi appris comment m’entraîner pour essayer de l’apprendre par moi-même..., » répondis-je.

« Après tout, cette personne n’est pas normale..., » murmura Coco avant de soupirer.

Si Jin était une personne anormale qui pouvait faire tout ce que les personnes ordinaires trouvaient impossible, Maria était celle qui pouvait faire tout ce que les personnes ordinaires pouvaient faire.

Je voulais apprendre le Pas Instantané afin de me rapprocher un peu plus de Maria et du niveau du Maître. Au début, je pratiquais seul et je ne me débrouillais pas très bien, mais elle m’avait remarqué et m’avait donné quelques conseils. Pour une raison inconnue, elle était allée chercher la permission du Maître avant de me conseiller... Le maître avait un peu réfléchi et il avait dit « OK, puisque la base est stable, alors c’est bon ». Qu’est-ce que ça veut dire, je me le demande encore ?

Quoi qu’il en soit, avec les conseils de Maria et mon entraînement désespéré, j’étais récemment devenu capable de l’utiliser partiellement. Ce n’était pas assez stable pour être inclus dans nos tactiques de combat, mais cette fois, cela s’était bien passé.

Pendant que nous parlions, Kuuga, qui regardait de loin, s’approcha de nous.

« Wôw ~ n’êtes-vous pas incroyable. En tant qu’équipe, vous avez vraiment vaincu le faucon brillant. N’est-ce pas bien de vous appeler des Rang A ? » demanda Kuuga.

« Nous manquons encore d’expérience, » déclarai-je.

Je n’essayais pas d’être humble, je le pensais vraiment. Nous nous battions depuis moins d’un mois, donc nous n’étions que des débutants...

« En d’autres termes, il ne s’agit que du manque d’expérience. Alors, allez vaincre la tortue afin de finir rapidement cette demande, » déclara Kuuga.

Quand il nous avait dit cela, il nous avait rappelé l’exigence de notre test original, qui était de vaincre la tortue métallique.

En regardant la tortue métallique, il n’y avait aucun signe qu’elle voulait sortir de sa carapace. Comme nous ne pouvions pas la laisser seule, nous l’avions vaincu en toute sécurité avec des membres de l’équipe qui pouvait l’attaquer avec la Magie du Feu et la Magie de l’Éclair. Pendant ce temps, il n’y avait pas eu de résistance venant de sa part.

D’une certaine façon, nous pourrions dire que nous avions réussi notre examen pratique du Rang B en toute sécurité.

***

Partie 7

« Non vraiment, il y a beaucoup de choses que je voudrais vous demander à votre propos. Mais ne pas poser de questions sur les compétences des autres faits partit de l’étiquette des aventuriers, alors je me sens vraiment troublé à ce sujet maintenant, » déclara Kuuga.

« C’est déraisonnable si on nous demande de répondre à cette question, n’est-ce pas ? » demandai-je.

« C’est vrai, » déclara Kuuga.

Kuuga semblait avoir beaucoup de choses à demander alors que nous retournions en chariot, mais il n’y avait presque aucune réponse que nous pouvions lui donner. Il n’était absolument pas nécessaire de révéler vos compétences selon l’étiquette des aventuriers, alors nous nous étions sentis à l’aise.

Nous avions réussi à stocker les cadavres du faucon brillant et de la tortue de métal dans notre « Stockage ». J’avais à peine assez d’espace après avoir déplacé les choses inutiles aux autres membres.

Alors que nous nous rendions vers la capitale royale pour un certain temps, nous avions entendu une voix venant de l’extérieur.

« Aidez-moi ~ ! »

On aurait dit un cri. Quand j’avais regardé dehors en toute hâte et j’avais vu une fille sur un cheval poursuivie par une meute de Loups Crocs. En observant la situation, j’avais vu que le cheval était blessé et que sa vitesse n’arrivait pas à augmenter, et donc il ne faudrait pas longtemps avant que ces loups la rattrapent.

Un chariot était immobile à une certaine distance de nous et plusieurs aventuriers se battaient contre un autre groupe de Loups Crocs se trouvant encore là-bas.

« Je vais courir jusqu’à la fille. Tous les autres, allez-vous occuper du chariot, s’il vous plaît. Kuuga-san, veuillez attendre dans le chariot, » déclarai-je.

« D’accord, laisse-nous nous charger de ça ! » Knot avait fait une réponse forte. Tous les autres membres hochèrent également la tête en signe d’approbation.

« En êtes-vous sûr ? Je peux aussi aller au carrosse, vous savez ? » demanda Kuuga.

« Nous sommes toujours au milieu de notre mission. Sauver les hommes et les femmes ici, n’est-ce pas que nous devrions faire dans un tel cas ? » demandai-je.

Il semblerait qu’il n’y a pas de problème pour Kuuga-san de nous donner un coup de main, mais pour l’instant, il était toujours un examinateur. Je pensais donc qu’il valait mieux qu’il ne s’occupe pas d’affaires qui n’étaient pas liées à l’examen.

La fille était à cheval, donc cela devrait être mieux pour moi qui avais la compétence du Pas Instantané d’être celui qui l’aiderait. Sicily qui avait voulu être mon soutien avait décidé de venir avec moi. Et le reste du groupe s’était donc dirigé vers le chariot.

« Je vais y aller, » annonçai-je.

« Je serai juste derrière toi, d’accord ? » déclara Sicily.

J’avais ainsi échangé quelques mots avec Sicily puis j’étais passé devant elle avec Pas Instantané. Sicily avait agi calmement, mais ses mouvements pendant le combat n’étaient pas lents. Elle était en réalité l’une des plus rapides d’entre nous, mais pas aussi rapide que Coco...

« Vais-je arriver avant qu’il ne soit trop tard, je me le demande... ? » murmurai-je.

Pour autant que je puisse voir, il ne restait que peu de temps avant que le cheval soit rattrapé par les Loups Crocs. J’avais utilisé Pas Instantané avec succès, et donc il semblerait que mon taux de réussite ait augmenté de façon remarquable. C’était vraiment plus rapide que la course normale, mais j’avais finalement échoué avec mon Pas Instantané une fois après plusieurs succès, donc j’avais pris un léger retard quant à mes prévisions.

Pendant que je courais en pensant à cela, l’un des loups avait finalement sauté sur le cheval.

« Kyaaa ! »

Le cheval avait bondi pour le faire lâcher et la fille avait été jetée en l’air. Il y avait beaucoup de force dans cet acte, alors ce serait inexcusable pour moi si elle s’écrasait sur le sol tel quel.

Je ne pouvais plus faire d’erreurs. Je m’étais concentré et j’avais activé le Pas Instantané à plusieurs reprises.

« Que cela marche cette fois-ci ! » criai-je alors.

J’avais invoqué le Pas Instantané avec succès cinq fois de suite et j’avais finalement réussi à attraper la fille qui avait été jetée dans les airs.

« Pfff..., allez-vous bien ? Avez-vous des blessures ? » lui avais-je demandé.

« Hii~, eh —, oh... ? »

La jeune fille ne pouvait pas encore comprendre sa situation, alors que ses yeux se déplaçaient partout.

« Ah... »

Et d’un coup, elle avait perdu toute force, se sentant épuisés une fois qu’elle avait commencé à se sentir soulagée. Ses vêtements deviennent rapidement humides. Elle avait dû tout relâcher quand sa force l’avait quittée. Eh bien, cela arrive souvent, n’est-ce pas ? Nous n’avions pas pu le supporter non plus chaque fois que nous faisons face au Maître...

« “Nettoyage”, » déclarai-je rapidement.

J’avais alors utilisé sur la fille une magie qui m’avait souvent aidé. Je me demande pourquoi son visage devient rouge comme une tomate.

« Pouvez-vous vous lever ? Je vais vaincre ces Loups, » déclarai-je.

« Eh ? »

Les Loups Crocs avaient été intrigués par mon apparition si soudaine et n’attaquaient pas ce moment, mais ils bloquaient constamment notre environnement alors qu’ils nous tournaient autour et donc je n’avais pas vraiment beaucoup de marge de manœuvre face à eux.

Je l’avais mise par terre. Elle ne m’avait pas dit qu’elle pouvait se lever, donc je ne pensais pas qu’elle puisse le faire maintenant. Pendant que je soutenais la fille avec un bras, j’avais pris un morceau d’étoffe de ma poche de poitrine et je l’avais étendu sur le sol. Puis j’avais fait asseoir la fille dessus.

« Asseyez-vous ici, s’il vous plaît. Tout ira bien, je ne les laisserai certainement pas s’approcher de vous, » déclarai-je.

« O-Okay... »

Puis, après avoir dit ça, j’avais dégainé mon épée et mon bouclier depuis ma zone de stockage et je m’étais préparé. Ces Loups Crocs qui avaient l’air d’attendre que je sois prêt m’avaient sauté dessus. Il y en avait une vingtaine. Les vaincre n’était pas difficile pour celui que j’étais devenu. Mais cela pourrait être très difficile à faire tout en protégeant quelqu’un.

Cependant, ma tâche était de protéger. On ne peut vraiment pas s’attendre à ce que quelqu’un protège ses compagnons s’ils ne pouvaient même pas protéger une fille de ce genre d’adversaires.

« Haah ! »

J’avais bloqué le Loup Croc qui m’avait sauté dessus avec mon bouclier et je l’avais envoyé voler. Je m’étais assuré qu’aucun des Loups Crocs ne tente de m’éviter avant de se diriger vers la fille. L’un de ceux qui avaient fait ça avait mangé un coup de pied.

« Un de moins ! »

Parce que j’avais habilement choisi le bon moment, j’avais été capable de tuer le premier. Ils s’en prendraient certainement à la fille si j’allais trop loin d’elle, alors je m’étais concentré sur la défense jusqu’à la fin et n’attaquerai que lorsqu’il y aura une marge de manœuvre pour le faire.

« Hmph ! »

J’avais à nouveau envoyé l’un des Loups Crocs voler à la suite d’une attaque de mon bouclier. Cependant, de plus en plus de loups commençaient à nous approcher de très près. Si cela continuait ainsi, ce ne serait qu’une question de temps avant qu’ils n’arrivent à franchir ma défense. Mais je n’avais pas la moindre inquiétude à ce sujet.

« Merci d’avoir attendu, » déclara une voix féminine.

J’avais des compagnons fiables. Je n’étais pas seul.

Sicily qui venait d’arriver avec un peu retard enfonça sa lance. Avec ce seul acte, elle embrocha plusieurs Loups Crocs Loups d’un coup.

« Je la défends, alors je te laisse t’occuper de l’extermination ! » déclarai-je.

« Laisse-moi m’en occuper ~, » répondit-elle.

À partir de ce moment-là, tout s’était déroulé en un instant. La situation où j’étais sur le point d’avoir du mal à me concentrer sur la défense avait disparu très facilement en raison de la participation de Sicily. C’était devenu à un tel point que j’avais moi-même une marge de manœuvre pour participer à l’attaque.

« Pouvez-vous vous lever ? Je pense à me diriger vers le chariot, mais..., » commençai-je à dire en me tournant vers la fille.

Après l’anéantissement des Loups Crocs, je m’étais approché de la fille qui était assise sur le tissu. Elle avait de beaux cheveux bleus qui lui arrivaient à longueur des épaules. Ses yeux bleus étaient aussi beaux comme des pierres précieuses et elle portait des vêtements semblables à une robe. Elle devait être un peu plus âgée que moi. J’avais inspecté à ce moment-là la silhouette de la fille même si c’était un peu tard et j’avais alors pensé à des choses sans importance comme le fait qu’elle soit une noble. Je m’étais alors souvenu que le Maître nous avait toujours dit de ne pas trop m’impliquer avec ce genre de personnes, n’est-ce pas ?

« Merci, je vous suis vraiment reconnaissante pour m’avoir sauvée ! » elle m’avait remercié tout en restant assise. On dirait qu’elle ne pouvait toujours pas se lever.

« Ce n’est pas nécessaire, vous n’avez pas à vous en soucier, » je lui avais répondu avec le plus beau sourire que je puisse faire. Le visage de la fille redevient rouge vif. S’est-il passé quelque chose ? « Il y a un problème ? »

« N-Non, je vais bien... Mais il semblerait qu’il me soit toujours impossible de me lever..., » répondit-elle.

« Je vois. Alors, excusez-moi, » déclarai-je.

« Kya ! »

Après avoir dit ça, je la soulève en la tenant par le dos et les jambes. Son visage devient plus rouge que jamais.

« Oh, donc vous n’aimez pas ça. Je suis désolé. Sicily, pourrais-tu le faire ma place ? » demandai-je.

« Fufu~, je ne pense pas que ce soit nécessaire, tu sais~, » Sicily avait répondu, mais il semblerait qu’il y avait un sens caché qui s’y était ajouté. Quand j’avais regardé vers la fille, elle acquiesça vigoureusement tandis que son visage devient encore plus rouge.

« Est-ce que cela vous convient ? » demandai-je à la fille afin de le confirmer.

« Oui-oui, cela me va..., » répondit-elle.

« Je ne comprends pas vraiment, mais si vous n’avez pas de problèmes avec cela, je vais aller là-bas, est-ce que cela vous convient ? » demandai-je.

« Oui, s’il vous plaît, faites-le..., » déclara-t-elle.

***

Partie 8

Comme Sicily était allé s’occuper du ramassage des cadavres des Loups Crocs, j’avais décidé d’aller avant elle et de ramener cette fille jusqu’au chariot. Quand je lui avais dit ça, pour une raison inconnue, j’avais vu un sourire sur le visage de Sicily. Est-ce qu’il s’est passé quelque chose ?

« E-Err ! Je m’appelle Cheria. Serait-il acceptable que vous me disiez votre nom ? » demanda la jeune femme.

« Je m’appelle Cloud. Je suis un aventurier, » déclarai-je.

« Cloud-sama... C’est un nom merveilleux, ne trouvez-vous pas ? » demanda Cheria.

« Je ne suis pas assez digne d’avoir un “-sama” ajouté à mon nom, Cheria-san, » déclarai-je.

Je m’étais senti un peu irrité quand le « -sama » avait été ajouté à mon nom, parce que je n’étais qu’un esclave ordinaire. Il ne serait pas étrange que je meure si le Maître l’apprenait.

« Appelez-moi Cheria. Il est naturel pour moi de rendre hommage à la personne qui m’a sauvé la vie. Alors, laissez-moi vous appeler Cloud-sama ! » déclara Cheria.

« Eh bien ! Si vous voulez m’appeler comme ça quoiqu’il arrive, alors je ne dirai pas que c’est déraisonnable..., » déclarai-je.

« Tout à fait ! Cloud-sama ! » déclara-t-elle.

Il semblerait qu’elle avait décidé de m’appeler Cloud-sama. Alors que nous parlions de ces choses, nous étions arrivés au chariot.

Les Loups Crocs ici avaient déjà été exterminés et le ramassage des cadavres ainsi que le traitement des blessés étaient en cours.

« Franchement, encore une fois..., » murmura Knot.

« Eh bien, c’est de Cloud dont on parle..., » répliqua Adel.

Knot et Adel s’étaient plaints quand ils m’avaient vu porter Cheria dans mes bras. Mais pourquoi ? Il y avait des moments où ces deux individus m’avaient montré un sourire forcé comme ça en me regardant. N’était-ce pas la fois où j’avais sauvé la réceptionniste de la guilde — ou c’était quelqu’un d’autre à l’époque ?

« O-Ojou-sama ! C’est bien que vous soyez en sécurité ! » L’homme en armure qui était en train d’être guéri par Yuria s’était soudainement levé et avait commencé à parler avec Cheria.

« Gamin ! Combien de temps avez-vous l’intention de porter Ojou-sama !? » L’homme m’avait crié dessus avec une attitude très menaçante. C’est troublant, je l’abattrais si je le pouvais, mais...

« Guto ! Ce monsieur m’a sauvé la vie ! Qu’est-ce que vous racontez donc ? » déclara Cheria.

« Cependant..., » commença Guto.

« Cheria, est-ce d’accord pour que je vous pose au sol ? » demandai-je.

« Gamin ! Quelles sont vos intentions en vous adressant à Ojou-sama sans distinction honorifique ! » cria Guto.

« Guto ! » cria Cheria.

L’homme appelé Guto me regardait beaucoup, mais il ne semblait pas en dire plus parce que Cheria avait haussé la voix.

« Mes excuses Cloud-sama. Mais il semblerait que je ne puisse pas encore me lever. Si cela ne vous dérange, pourrais-je encore rester comme ça quelques instants ? » demanda Cheria.

« Eh bien, ça ne me dérange pas, » répondis-je.

« *Grognement en colère*. » Guto grinçait des dents. Vos vaisseaux sanguins étaient devenus visibles.

Allez-vous vraiment bien ?

D’ailleurs, le fait de porter Cheria en soi n’était vraiment pas un problème. Elle était très légère et avant que je ne le remarque, j’avais acquis une certaine force physique après ces combats continus.

« Encore une fois, enchantée de vous rencontrer. Je m’appelle Cheria Hardner. Je vous suis vraiment reconnaissante de nous avoir aidés dans cette situation dangereuse, » déclara Cheria.

Avec un acte qui semblait avoir été pratiqué à mainte reprise, Cheria avait tenu l’ourlet de sa jupe alors qu’elle faisait une révérence. Comme nous avions terminé le traitement après la bataille, nous avions décidé de leur demander d’expliquer leur situation. Sicily et Kuuga étaient aussi revenus avec nous.

En parlant de ça, Cheria avait l’air terriblement déçue quand je l’avais posé au sol tout à l’heure. Je me demande bien pourquoi.

« Alors, pourquoi avez-vous été attaqué par Loups Crocs dans un endroit comme celui-ci ? » demanda Knot d’une manière amicale.

Guto haussa la voix comme si c’était une évidence. « Gamin... »

« Guto ! » déclara Cheria.

« ... »

« ... »

Il avait fait une erreur. Il avait essayé de hausser la voix, mais Cheria l’avait arrêté.

« Être attaqué par les Loups Crocs en soi n’était pas le problème pour être exact, » déclara Cheria.

« Qu’entendez-vous par là ? » C’était Coco qui demanda cette fois-ci.

« D’accord. Avant d’être attaqués par les Loups Crocs, nous avons été attaqués par un faucon brillant, un monstre de Rang A. À ce moment-là, les chevaliers..., les gardes se sont sacrifiés pour nous laisser nous échapper, mais plusieurs des personnes restantes ont été blessées. Nous ne pouvions pas faire face à la meute de Loups Crocs qui s’approchait en raison de l’odeur de leur sang et cela a conduit à la situation que vous avez vue..., » déclara Cheria.

Ouais, deux mots qui m’inquiétaient me venaient à l’esprit. Cheria avait certainement mentionné que les chevaliers l’avaient fait. Elle avait paniqué et avait changé ça pour dire des gardes, mais elle avait dit Chevalier. Elle était donc une noble, c’était confirmé.

Et aussi, ce faucon brillant dont elle avait parlé était sans aucun doute celui que nous avions vaincu, n’est-ce pas ? Si ce genre de chose se trouvait partout, ce serait insupportable, non ?

« Le faucon brillant est peut-être encore à proximité. Je suggère que nous devrions quitter cet endroit aussi vite que possible, » déclara Cheria.

« Oh, à propos de ce faucon brillant. Nous l’avons déjà vaincu, alors, il n’y a aucun risque, » déclara Knot.

« Hein ? » s’exclama Guto.

« Pardon ? » s’exclama Cheria.

Cheria et Guto semblaient ne pas comprendre l’explication de Knot. Les autres avaient une expression d’étonnement très proche des leurs.

« Nous sommes en train de faire l’examen de promotion des aventuriers. Nous sommes maintenant sur le chemin du retour après l’assujettissement, » déclarai-je.

« Cloud-sama, allez-vous devenir un aventurier de Rang A ? » demanda Cheria.

« Non, nous devenons des aventuriers de Rang B, » répondis-je.

« Hein ? »

« Hein ? »

Il avait fallu un certain temps pour expliquer notre situation à Cheria et à son groupe. Il était peut-être juste de dire qu’il leur avait fallu du temps pour croire que nous étions des aventuriers qui avions tué un monstre de Rang A au milieu de notre examen de Rang B...

« Je comprends. Je comprends maintenant très bien que nous avons eu de la chance à propos de beaucoup de choses, » déclara Cheria.

« Je vois..., » répondit Guto.

Je suis plus que content que Cheria et Guto comprennent.

« Je voudrais vous demander quelque chose. Quelle sorte de dame êtes-vous ? Vous n’êtes pas un voyageur ordinaire, n’est-ce pas ? Je pense que vous êtes au moins une noble, n’est-ce pas ? Je veux dire, vous avez dit “chevalier” avant, n’est-ce pas ? En étant capable d’avoir des chevaliers comme gardes, vous êtes soit un noble, soit un membre de la royauté, non ? Il n’y a qu’une seule personne de la royauté dans ce pays, alors je me demande si vous êtes soit un noble de ce pays, soit un noble ou un membre de la royauté d’un autre pays. Vous êtes probablement de l’Union d’Atto, vu la direction d’où vous venez, n’est-ce pas ? » Iris avait parlé sans même prendre le temps de respirer. Elle avait posé les questions qui nous préoccupaient.

« Euh, oui, oui. Comme vous l’avez devinée, je viens de l’un des membres de l’Union d’Atto. Je suis la douzième princesse du royaume de Gachus. Nous sommes venus dans ce pays pour des négociations commerciales, » répondit-elle.

L’Union d’Atto est située à l’est de Kastal et c’est un pays avec plusieurs petits pays unis comme une nation alliée. C’était un pays qui possédait une autorité rivalisant avec les grandes puissances à cause de cette unité. Cheria semble être la princesse de l’un des nombreux pays qui s’y trouvaient. Euh, j’appelle Cheria sans aucun honorifique...

« Ah, Cloud-sama. Ça ne me dérange pas que vous m’appeliez Cheria... Ça ne me dérange pas que vous agissiez comme vous l’avez fait jusqu’à présent, » déclara Cheria qui semblait avoir compris ce à quoi je pensais.

« Ojou-sama, dans ce cas la discipline sera..., » commença Guto.

« Guto ! » réprimanda-t-elle immédiatement.

« Oui madame..., » déclara Guto.

« De plus, je suis la douzième princesse d’un petit pays. Je n’ai pas l’intention de succéder au trône et pendant que je suis dans ce pays pour négocier un accord commercial, je suis ici pour épouser un noble convenable et renforcer les relations entre les deux pays..., » expliqua-t-elle.

Elle n’avait pas de chance avec la façon dont les choses s’étaient passées dans ce voyage...

« C’est peut-être une demande impudente de ma part, mais pourrais-je vous demander de nous escorter jusqu’à la capitale ? Nous paierons la rémunération, donc si vous voulez..., » déclara-t-elle.

« Je ne pense pas que ce soit un problème pour moi, mais..., Kuuga-san, qu’en pensez-vous ? » demandai-je.

Nous étions plus ou moins au milieu de notre examen de Rang B, alors je devais demander à notre examinateur Kuuga, n’est-ce pas ?

« Ça ne me dérange pas particulièrement. Je ne peux pas vous escorter personnellement, juste pour que vous le sachiez, » déclara Kuuga.

Si vous engagez un aventurier de Rang A comme Kuuga, vous deviez payer un peu plus. De plus, l’examinateur ne pouvait pas être employé arbitrairement pendant l’examen, donc je suppose qu’il était naturel qu’il ne participe pas à l’escorte.

« Je comprends. Cheria, nous vous escorterons jusqu’à la capitale royale, » déclarai-je.

« Je serai à votre charge, » déclara-t-elle alors que son visage devint rouge.

« Oh, elle est totalement tombée amoureuse de lui. »

« C’est vrai, je vous l’avais dit. »

« C’est vraiment incroyable. Combien de personnes cela fait-il maintenant... ? »

« D’après ce que Roro sait, c’est la cinquième personne. »

« Est-ce un idiot... ? »

Les filles regardaient Cheria en souriant et en parlant de différentes choses, mais de quoi pourraient-elles parler ? Il y avait des moments où elles me cachaient leurs conversations, alors je me sentais un peu triste.

Par la suite, nous étions partis après avoir convenu de notre rémunération.

Nous avions décidé de faire un camp après avoir avancé à une certaine distance de là, parce que nous arriverions demain à la capitale royale.

« Pourquoi la nourriture du camp est si délicieuse ? » à l’heure du dîner, les cris de Cheria résonnaient dans la nuit de Kastal alors qu’elle s’exclamait de surprise.

On dirait que vous n’avez jamais mangé de la véritable nourriture délicieuse ? Me demandai-je avec un sourire en pensant à ce que nous avions déjà mangé auprès du maître.

***

Partie 9

C’était un peu après le cri de Cheria. Elle avait d’abord été surprise, mais assez rapidement, elle était devenue accro à notre cuisine et avait continué à manger en silence sans rien dire. Mes yeux rencontraient souvent les siens, cependant, chaque fois que cela se produisait, son visage devenait rouge et elle ne pouvait pas toucher son repas pendant un moment. Elle recommençait à manger après que j’aie détourné les yeux depuis un moment.

« Il s’agit vraiment d’un repas délicieux, » avait dit Cheria.

Nous avions terminé notre repas par notre phrase habituelle enseignée par le Maître, puis nous avions commencé à nettoyer la vaisselle.

Bien qu’on se soit installé pour la nuit, peu de temps s’était écoulé depuis le combat et je le savais, car le soleil ne s’était pas encore couché. Cheria et son groupe étaient totalement épuisés avec tout ce qu’ils avaient vécu aujourd’hui, alors nous avions campé plus tôt que prévu.

« Cloud-sama, puis-je vous parler un instant ? » demanda-t-elle.

Cheria m’avait rendu visite alors que je faisais mon quart de nuit et elle avait commencé une conversation avec moi.

« Oh, ça ne me dérange pas. Y a-t-il quelque chose que vous avez en tête ? » demandai-je.

« Non. Ça peut paraître trivial, mais je veux vous parler..., » répondit-elle.

Je ne pensais pas qu’il y avait quelque chose d’intéressant à parler avec moi... Cheria s’était assise juste à côté de moi.

« Je vous suis vraiment reconnaissante de nous avoir aidés aujourd’hui, » déclara Cheria.

« Franchement, vous n’avez vraiment pas à vous en faire pour ça, » déclarai-je.

« Mais j’ai entendu dire qu’il n’est pas inhabituel pour un aventurier ordinaire d’abandonner même des étrangers qui sont attaqués par une meute aussi grande. Pourquoi étiez-vous prêt à risquer votre vie pour nous aider ? » demanda-t-elle.

Je pense qu’il y aura beaucoup d’aventuriers qui les abandonneraient dans ce genre de situation. Les Loups Crocs eux-mêmes n’étaient pas un monstre si dur, mais c’était après une histoire différente quand ils venaient en meute.

« Eh bien, nous ne l’avons pas fait pour une bonne raison, » répondis-je.

« Puis-je entendre la raison ? » demanda-t-elle.

« Bien sûr, c’est parce que vous, Cheria, vous avez souhaité avec sincérité de l’aide. Et parce que nous étions assez forts pour exterminer facilement la meute de Loups Crocs, » répondis-je.

« Euh ? Qu’est-ce que vous voulez dire par là ? » demanda-t-elle.

Il s’agissait d’un avis de seconde main du Maître, ou plutôt de la politique fondamentale que nous avions décidée après avoir écouté le Maître.

« Tout d’abord, nous sommes des aventuriers, donc nous recevons des demandes et aidons les personnes, » déclarai-je.

« Eh bien, c’est comme ça que ça marche, n’est-ce pas..., » répondit-elle.

« Naturellement, il peut aussi y avoir des moments où les personnes n’ont pas le temps de faire une demande. Comme dans votre cas, il y a peu de temps..., » continuai-je.

« Tout à fait, » répondit-elle.

Cheria acquiesça. Comme on peut s’y attendre, il était impossible de négocier les récompenses dans cette situation.

« Nous gardons aussi ce genre de situation à l’esprit et décidons si nous devons ou non les aider en jugeant s’ils crient sincèrement ou non, » continuai-je

« Des cris sincères, n’est-ce pas ? » demanda-t-elle, intriguée.

« Oui. À ce moment-là, pensiez-vous nous utiliser Cheria ? » demandai-je.

« Non, j’ai pensé à vouloir vivre. Je ne pouvais penser à autre chose qu’à vouloir être sauvée, » répondit-elle.

« Exactement. Nous aiderons si nous jugeons que le souhait est vraiment bon. Nous n’aiderons absolument pas la personne si elle est mauvaise, si elle veut nous utiliser ou si elle cache une mauvaise volonté, » répondis-je.

Au cours de nos activités d’aventurier, j’avais appris à reconnaître la mauvaise volonté d’une personne. Lorsque j’avais essayé de le comparer avec la politique du Maître à l’époque, il y avait étonnamment beaucoup de choses avec lesquelles j’étais d’accord.

« Et c’est malheureux, mais nous ne les aiderons pas non plus si le problème est quelque chose que nous ne pouvons pas résoudre, » continuai-je.

« Cela signifie-t-il que dans mon cas, vous m’avez aidé parce que vous pouviez faire quelque chose face aux Loups Crocs ? » demanda-t-elle.

« Tout à fait. C’est vraiment difficile de risquer sa propre vie pour aider un étranger. Mais si nous avons assez de force et de temps pour pouvoir aider quelqu’un, je pense que nous devrions le faire, » répondis-je.

C’était vraiment difficile d’aider les autres. Même si vous pensiez que c’était pour le bien de quelqu’un, la personne elle-même pourrait nous dire que cela ne nous regardait pas et que la situation pourrait plutôt aller dans la mauvaise direction.

Par conséquent, nous avions décidé d’aider les gens avec les normes que nous avions préparées au lieu de faire l’impossible et d’aider quelqu’un de façon imprudente et confuse.

« Alors, c’est ainsi. Chacun d’entre vous a bien réfléchi à diverses choses, même s’il est plus jeune que moi, n’est-ce pas ? » demanda-t-elle.

Elle nous admirait beaucoup, mais la moitié était une opinion situationnelle, donc c’était un peu embarrassant.

« Oui. Après tout, j’ai décidé. Cloud-sama, vous me convenez, » déclara-t-elle.

« Il y a quelque chose qui ne va pas ? » demandai-je.

Cheria acquiesça comme si elle s’était résolue à propos de quelque chose. Quand j’avais posé la question, Cheria rapprocha soudainement son visage du mien.

« Il y a quelque chose que j’aimerais vous demander ! » déclara-t-elle.

« Q-Qu’est-ce que c’est ? » demandai-je en réponse.

J’avais l’impression que le visage de Cheria était rempli de détermination.

« Cloud-sama ! Avez-vous déjà choisi une partenaire ? » demanda-t-elle.

« Euh, qu’est-ce que vous voulez dire par là ? » demandai-je.

Je ne comprenais pas ce que Cheria voulait dire, alors j’avais demandé une explication.

« Ce que je demande, c’est : Avez-vous une dame pour qui vous avez des sentiments ou avez promis un avenir ? » demanda Cheria.

Ooh. En d’autres termes, il s’agit de savoir si j’ai quelqu’un que j’aime bien ou une fiancée. Je ne comprends pas pourquoi elle me le demande... me demandai-je.

« Non, en fait, je n’ai pas ce genre de personne dans ma vie, » répondis-je.

« Vraiment ? Cependant, vous avez beaucoup de belles et adorables dames dans votre groupe..., » commença-t-elle.

Certes, on m’avait souvent dit que toutes les filles de mon groupe étaient belles ou mignonnes, mais je ne les voyais pas comme ça.

« Les filles sont mes compagnons et ma famille. Bien sûr, je les aime sans aucun doute, mais je n’entrerai pas dans quelque chose comme une relation avec elles, » répondis-je.

Nous sommes devenus trop proches l’un de l’autre parce que nous étions des compagnons qui étions ensemble pendant le temps où nous étions avec le marchand d’esclaves, pendant le temps où nous étions pris par des voleurs et au moment où nous avions été récupérés par le Maître.

« Est-ce que c’est le cas ? Je suis contente..., » répondit-elle.

Cheria avait alors souri comme si elle était soulagée.

« Y a-t-il quelque chose pour laquelle vous êtes contente ? » demandai-je.

« Non, ce n’est rien. Ça n’a pas encore d’importance pour l’instant, » répondit-elle.

« ... ? »

« Laissons ça de côté et parlons d’autre chose, d’accord ? Quel genre d’aventures avez-vous vécues jusqu’à présent ? » demanda Cheria.

« Euh ! Eh bien ! Alors, je vais vous parler du temps où nous avons sauvé un esprit du vent..., » commençai-je à lui narrer nos aventures.

Et ainsi nous avions continué notre conversation oisive pendant un certain temps, puis nous avions décidé de mettre fin à notre conversation parce que Guto s’est pointé avec un regard surprenant.

« Merci pour la conversation. Il est temps pour moi que je prenne congé. Passez une bonne nuit, » déclara-t-elle.

« Bonne nuit, » lui dis-je.

Cheria était ainsi partie plus loin et j’avais commencé à réfléchir un peu pendant ma garde de nuit. J’avais dit à Cheria : « Je n’ai personne que j’aime », mais ce n’était peut-être pas tout à fait exact. « Je ne vais pas avoir une personne que j’aime » devrait être plus précis.

Normalement, les esclaves ne peuvent pas se marier. C’est naturel parce qu’ils n’avaient pas le droit de se marier alors qu’ils étaient traités comme des possessions. Dans le cas où un esclave voulait se marier, il devait être libéré de son contact d’esclave. Eh bien, c’était si l’intention de l’esclave ne changeait pas après que vous les ayez relâchés. Mais...

Je... nous avions peut-être cessé d’être des esclaves à l’extérieur, mais nous étions des esclaves du Maître jusqu’au bout. Nous ne pouvions pas ignorer l’intention du Maître en ce qui concerne nos mariages. Au moins si le Maître s’y opposait vraiment, alors nous ne pouvions rien dire à ce sujet.

Je pense que ce serait douloureux si nous en étions arrivés à aimer quelqu’un dans ce genre de situation. C’est pour ça que je n’avais pas l’intention d’aimer quelqu’un. Je n’avais même pas l’intention d’accepter une affection amoureuse, à l’exception de celle d’un membre de ma famille.

C’est pourquoi je n’avais pas d’autre choix que d’agir comme si je ne pouvais pas et surtout, comme si je ne le voyais pas quand cela venait d’une personne extérieure.

***

Partie 10

Le lendemain, nous étions arrivés à la capitale royale sans aucun incident en cours de route. Cheria avait été surprise par la capitale royale qu’elle visitait pour la première fois, mais quand elle remarqua que je la regardais, elle redressa son dos et commença à marcher avec grâce. Mais la direction vers laquelle Cheria se dirigeait était en fait l’opposé du château royal, qui était sa destination...

Cheria regardait vers le sol avec son visage rouge vif d’une oreille à l’autre lorsque Guto l’avait ramenée dans la bonne direction. Elle ne devait pas avoir le sens de l’orientation, hein ?

« Eh bien, la demande s’achève avec ça. Je vais demander à l’un de mes assistants d’écrire une demande, alors acceptez la récompense dans la guilde, » déclara Cheria.

« D’accord. C’est bien compris, » répondis-je.

Nous étions arrivés au château royal après une petite promenade dans la capitale royale. La demande allait jusqu’à arriver à cet endroit, alors les personnes de l’escorte de Cheria avaient décidé de rajouter une commission dans le rapport d’après événement.

« Cloud-sama ! N’oubliez pas notre promesse ! » déclara Cheria.

« D’accord, je ne le ferai pas. Revoyons-nous une prochaine fois, » répondis-je.

« C’est une promesse, d’accord !? » s’exclama Cheria.

Nous nous étions promis de nous revoir après quelques jours après la demande obstinée de Cheria.

La conversation portait sur le fait que Cheria se rendait à sa discussion avec la reine au sujet du commerce dès son arrivée et qu’elle restait dans la capitale pendant un certain temps après cela. Ainsi, Guto avait expliqué qu’elle avait l’intention de faire avancer les demandes en mariage pendant cette période et de se marier à Kastal.

Guto ne semblait pas vraiment en accord avec moi, mais à la fin, il avait dit. « Je ne vous permettrai pas de devenir trop familier avec Mademoiselle, mais grâce à vous, Mademoiselle est redevenue très vivante. C’est seulement pour cela que je vous remercie. » Qu’est-ce qu’il veut dire par là ?

Je ne savais pas si Cheria aurait le temps de me voir, mais nous avions fait une promesse. Je ne ferai pas non plus quelque chose comme briser une promesse.

Nous nous étions dirigés ensuite tout droit vers la Guilde des Aventuriers. J’avais salué la réceptionniste et lui avais dit que nous avions terminé en toute sécurité l’asservissement de la tortue métallique. Nous avions également effectué le rapport concernant les événements liés à l’escorte de Cheria. Le chef de guilde était arrivé un peu plus tard.

« On dirait que vous avez réussi à le maîtriser sans problème, » déclara le chef.

« Ouais, ces enfants sont tous de Rang B sans aucun doute possible. Ils devraient plutôt passer plus rapidement au Rang A, » déclara Kuuga avec un sourire forcé.

« Qu’est-il passé ? » demanda le chef.

« Ces enfants ont tué un faucon brillant sans aides extérieurs, » expliqua Kuuga.

« Qu’est-ce que tu viens de dire !? » s’écria le chef.

Tout le monde autour de nous avait été surpris de la conversation que nous faisions près de la réception de la guilde.

« Mais euh, laissez-moi entendre toute l’histoire à l’intérieur, » déclara le chef.

Après avoir dit ça, le chef de guilde se retourna pour rentrer dans sa pièce.

« He ! Je vous en prie, ne nous empêchez pas d’apprendre ce genre de grande nouvelle. »

« C’est vrai. On veut aussi entendre les histoires d’héroïsme de Cloud-kun. »

« Tout à fait ! C’est injuste de vouloir en entendre parler en premier. »

Mais il semblerait que les personnes dans l’entourage ne le permettraient pas. De plus, il était à noter que nous recevrions un déluge de questions de leur part après que nous l’ayons expliqué au chef de guilde.

« Mmhh, alors on ne peut pas faire autrement... Kuuga, peux-tu tout raconter ? » demanda le chef de la guilde.

Le chef de guilde désigna Kuuga, ce qui déplaça toute l’attention vers lui.

« Bon, d’accord. Puisque vous attendez tous cela, que tout le monde m’écoute ! Ces enfants se dirigeaient vers la tortue métallique pour la vaincre quand..., » commença Kuuga.

Un peu plus tard, Kuuga avait fini de parler de notre bataille. Les personnes dans les environs devaient être stupéfaites alors qu’elles absorbaient l’information puis elles avaient toutes l’air agitées par ce qu’elles avaient entendu.

« Comme on s’y attendait des recrues prometteuses de la capitale royale. Quelle belle performance ! »

« Bien sûr ! C’est notre Cloud-kun ! »

« Depuis quand Cloud est devenu le vôtre... »

Chacune de nos connaissances avait fait des cris de joie en disant ces choses.

Quant aux cadavres du faucon brillant et de la tortue métallique, la guilde m’avait consulté sur leur achat par la guilde, mais j’avais refusé parce qu’on m’avait dit de ramener à la maison des cadavres de monstres rares.

« Et il semble que vous ayez aussi vaincu la tortue métallique pendant que vous y étiez, alors vous êtes vraiment des aventuriers de Rang B. Nous mettrons à jour vos cartes, donc nous les conserverons jusqu’à demain, d’accord ? » déclara le chef de guilde.

« D’accord, fait, » répondis-je.

Le chef de guilde nous avait promus au Rang B. Nous avions donné notre carte afin qu’ils les mettent au Rang B. On m’avait dit que nous pourrions recevoir notre récompense demain.

Ainsi, demain, nous deviendrons aussi des aventuriers de Rang B en nom.

Tous les membres de la guilde nous félicitaient avant que nous retournions au manoir.

« Félicitations pour avoir réussi l’examen du Rang B, » déclara Mio.

« Merci beaucoup, » répondis-je.

Immédiatement après notre retour, Mio nous avait félicités.

« Aujourd’hui, c’est le repas préféré de vous tous, le napolitain spécialement fait par Mio. Et bien sûr, il y a aussi le sorbet, » déclara-t-elle.

Il s’agissait des deux plats que le Maître nous avait laissés manger au début après que nous soyons devenus ses esclaves et ils étaient devenus nos aliments préférés même maintenant.

Je ne savais pas si c’était le maître qui l’avait dit ou si c’était Mio, mais je pensais que c’était une nourriture qui convenait pour marquer le pas pour avoir atteint le Rang B.

« Cela fait longtemps qu’on n’a pas eu quelque chose comme le napolitain de Mio-senpai ! »

« Je sais bien... C’est parce que le nombre de personnes a augmenté récemment et que Mio-senpai ne pouvait pas cuisiner autant que le Chef... »

« Même si Roro suit la recette, Roro ne pouvait pas la rendre aussi délicieuse que Mio-senpai. »

« Eh bien, il est difficile de rattraper les compétences de Mio-senpai, » déclara Roro.

Tout le monde s’excitait aussi à cette annonce.

« Alors, tout le monde, allons vite nous nettoyer et prenons notre repas, » déclara Yuria.

« C’est vrai, » déclarai-je.

« Fufu~, notre estomac est en train de grogner, n’est-ce pas ~ ? »

À la suite de l’ordre de Yuria, nous avions changé nos vêtements, puis nous avions lavé nos mains avant d’aller nous asseoir à table.

« J’en ai fait beaucoup, alors mangez sans vous soucier de quelque chose ! » déclara Mio.

« Merci pour le repas ! » x 8

Eh bien, c’était délicieux. Le napolitain de Mio était vraiment notre numéro 1. Depuis, nous avions également eu l’occasion de manger de la cuisine variée et de qualité, mais je n’avais jamais rencontré un plat qui dépassait ce napolitain, et cela même aujourd’hui. En parlant de ça, que signifiait napolitain ? Nous n’avions jamais entendu parler de ce genre de plat par les autres, n’est-ce pas ?

« Ah, hey Iris ! N’en prends pas trop !? »

« Oh, tais-toi ! Premier arrivé, premier servi, » répliqua Iris.

« Fufu~. »

« Ah, Sicily, si tu veux dormir, alors va te coucher ! Si tu es sur le point de tombée face contre la table, va vite dormir ! » déclara Coco.

« Coco-chan..., c’est bien si tu prêtes attention à Sicily-chan, mais ne fais pas voler ta salive partout..., » déclara Adel.

« Oh, désolée. Mais Adel, si tu fais tout un plat avec ce genre de petits détails, alors tu ne grandiras pas, tu sais ! »

« Comme c’est cruel..., même si je suis ici pour faire une remarque, on me parle mal à la place... » déclara Adel.

Nous étions heureux d’avoir réussi l’examen du Rang B et le dîner de ce jour-là était devenu plus joyeux que d’habitude. Nous avions demandé des assiettes pleines au moins trois fois, sauf pour Roro qui s’inquiétait pour sa silhouette. Nous avions fini par manger un peu trop et nous avions mal à l’estomac.

Après ça, je m’étais dirigé vers la cour pour me dépenser un peu et faire quelques exercices pour aider à la digestion. À ce moment-là, j’avais rencontré le Maître en cours de route.

« Cloud, j’ai quelque chose à dire, » déclara le Maître.

« D-D’accord. Qu’est-ce que c’est ? » demandai-je.

Quelque chose dont le Maître voulait parler avec moi... Qu’est-ce que ça peut bien être ? Récemment, je m’étais senti mieux en sa présence, mais je m’étais toujours senti nerveux quand j’avais une conversation avec le Maître, même maintenant. En ce qui me concerne, le Maître était une existence divine. En tant que personne ayant une écrasante supériorité, il s’agissait d’un adversaire auquel je ne devrais absolument pas m’opposer. Ce n’était pas au niveau d’Iris, mais nous étions tous d’accord sur ce point.

« Assieds-toi, » déclara-t-il.

« Oui, Monsieur, » répondis-je.

J’avais suivi le Maître et je m’étais assis sur une chaise dans la cour.

« Cloud, j’ai deux questions à te poser, » déclara le Maître.

« D-D’accord, » déclarai-je.

« Voici la première question. Cloud, que penses-tu de ta situation actuelle ? » demanda-t-il.

« Ma situation actuelle comme dans..., » commençai-je.

« Ta situation actuelle où tu agis en tant qu’esclave et en tant qu’aventurier. Je t’écouterai si tu as des plaintes à formuler, d’accord ? » demanda-t-il.

Ce que j’étais devenu maintenant, c’était grâce au Maître. Je n’étais pas du tout insatisfait d’être son esclave. Si je n’avais pas pu devenir l’esclave du Maître, je serais mort quelque part et je n’aurais pas pu réaliser mon rêve de devenir un aventurier. Je n’aurais pas pu non plus passer du temps avec mes compagnons.

En ce sens, je devrais pouvoir dire que le moi actuel s’était amélioré. Au point que ne pas être capable de faire quelque chose comme tomber amoureux d’une personne semblait trivial...

« Eh bien, je suis assez heureux de la situation actuelle. J’ai également des compagnons. J’ai aussi réalisé mon rêve. Alors je n’ai pas de plainte à formuler, » répondis-je.

« Vraiment ? Je suis content que tu aies dit ça. Alors, la question suivante. Que penses-tu du fait que je t’ai donné cette capacité ? » demanda-t-il.

Il parlait en ce moment du fait qu’il m’avait donné la capacité de donner du pouvoir à d’autres personnes. Nous l’avions vu utiliser cette capacité devant nous, de sorte que nous n’avions aucun doute à ce sujet.

On pourrait dire que notre pouvoir était quelque chose que nous avions emprunté au Maître. Je pouvais difficilement dire que c’était notre propre force, donc en premier lieu, il n’y avait pas de place pour l’arrogance.

« Pour le dire franchement, mes pouvoirs sont injustes. Ressens-tu quelque chose comme une réticence à devenir plus fort grâce à ces pouvoirs ? » demanda-t-il.

J’étais conscient que les pouvoirs du Maître étaient largement injustes. C’était une évidence. Ce que j’entendais par là, c’était que j’étais un esclave mourant il y a un mois, mais j’étais devenu un aventurier de Rang B en un clin d’œil. Ce n’était pas grand-chose, mais je ne pouvais pas dire que j’avais fait ça en toute honnêteté. Mais...

« Je..., je ne pense pas que ce soit injuste. Le pouvoir est le pouvoir. Le plus important, c’est la façon dont vous l’utilisez, du moins, c’est ce que je pense. Si c’est pour protéger tout le monde, je n’hésiterai pas à utiliser le pouvoir emprunté qui m’a été donné, même si on me dit que c’est injuste, » répondis-je.

Tout d’abord, si le pouvoir qui m’avait été donné était considéré comme injuste, alors que dire des différences de circonstances avec lesquelles vous êtes né ou la différence de talent ? Ne s’agit-il pas, dans un certain sens, du pouvoir qui vous a été donné ? Peu importe comment on le dit...

Qu’il s’agisse du talent, de la chance ou du résultat de l’effort, le pouvoir n’avait pas de sens en soi. Quel que soit le type de pouvoir, j’utiliserai ce pouvoir pour protéger ma famille.

« Je vois. Si tu maintiens fermement ton opinion sur ce point, je suppose qu’il n’y aura pas de problèmes..., » déclara le Maître.

Le Maître avait légèrement souri. Et après ça, il s’était levé de son siège et se dirigea vers le bâtiment principal.

Je me demande si c’est la réponse que le Maître attend. Je ne peux pas voir à travers ses vraies intentions.

« Cela va me servir comme référence. Oups..., c’est vrai. Je ne l’ai pas encore dit. Félicitations pour avoir réussi l’examen d’aventurier de Rang B, » déclara le Maître.

« Merci beaucoup ! » déclarai-je.

Je m’appelle Cloud. Je suis un esclave, mais en ce moment je suis un aventurier.

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