À la recherche sérieusement d'une sœur ! La Princesse Vampire Ultime – Tome 01 – Épisode 1 – Partie 1

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Épisode 1 : La fille normale autoproclamée se réveille de son profond sommeil

Partie 1

« J’avais de l’espoir parce que j’ai entendu dire que c’était des ruines anciennes, mais qu’est-ce que c’est que ça !? Pas un seul meuble, et ne parlons même pas des trésors qui n’existent même pas ! »

Un homme d’âge moyen vêtu d’une tenue d’épéiste crachait du vitriol alors qu’il traversait la partie la plus profonde du donjon. Il s’appelait Gawain, un membre de l’équipe de reconnaissance envoyée pour enquêter sur ce donjon.

« S-s’il vous plaît, calmez-vous, Monsieur Gawain. Nous n’avons pas encore fouillé toute la zone, il y a peut-être quelque chose de caché quelque part. »

« Dans ce cas, tu vas le trouver ! Petite stagiaire insolente, n’oublie pas que je t’ai laissée participer à cette expédition par pitié ! » déclara Gawain.

« Argh ! Je-Je suis désolée…, » la personne qui tremblait parce que Gawain lui avait crié dessus était Nanami, une frêle fille vêtue d’une robe de sorcier.

Nanami était jeune, et elle était à l’âge tendre de quinze ans, une aventurière néophyte. Bien que la raison pour laquelle elle avait été choisie pour faire partie de cette équipe de reconnaissance soit parce qu’ils avaient reconnu ses compétences et non parce qu’on lui avait permis d’y participer par pitié, mais… en raison de sa personnalité fragile, elle ne pouvait trouver en elle-même le moyen de s’opposer à la déclaration de Gawain. Elle faisait partie de l’équipe de reconnaissance tout comme Gawain, mais l’équipe elle-même était un méli-mélo formé dans toute la guilde, et donc le sens de la camaraderie faisait défaut. Pour couronner le tout, ils avaient finalement atteint le niveau le plus bas du donjon. Ils avaient été attaqués par le dragon qui habitait à l’étage, anéantissant le reste des membres. Gawain et Nanami étaient les deux seuls à avoir réussi à entrer dans cette pièce. Pour empirer les choses, le dragon leur bloquait le chemin, il n’y avait donc pas de retour en arrière possible. Malgré sa personnalité grossière, Gawain avait des compétences et une technique supérieures, de sorte qu’il n’y avait aucune chance que Nanami puisse s’y opposer. De plus, Gawain avait essayé de se maintenir en vie, abandonnant même ses camarades pour le faire.

Si je ne gère pas cette situation, il va m’utiliser comme appât et me laisser mourir pour y échapper, pensa Nanami, ayant ses doutes. Nanami fouilla la pièce à la recherche de tout ce qu’elle pouvait utiliser pour renverser la situation. Et ainsi, elle avait traversé dans l’arrière-salle attenante — c’est là qu’elle l’avait trouvée.

En plein milieu de la pièce relativement vide se trouvait une cage transparente reflétant toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. La cage, éclairée par une source de lumière inconnue, semblait extrêmement précieuse, ne serait-ce que par sa beauté, mais l’aspect le plus choquant de la cage était sans doute ce qu’elle contenait. Ses longs cheveux noir de jais, sa peau blanche effervescente — et pendant que ses yeux étaient fermés, son nez était mince, et ses lèvres étaient belles et décorées avec ce qui semblait être du rouge à lèvres rose. Puisqu’elle semblait trop préparée, il y avait un sentiment d’incomplétude en tant qu’œuvre d’art. C’était la beauté du mannequin contenu dans la cage transparente.

« Qu’est-ce que… c’est… ? ? » Nanami s’était trouvée captivée par sa beauté malgré le fait d’être du même sexe. Et alors que Nanami restait stupéfaite, Gawain la remarqua.

« Quoi ? As-tu trouvé quelque chose ? » demanda Gawain.

« Dans la pièce à côté…, » commença Nanami.

« — Dégage le passage ! » Gawain repoussa Nanami et se précipita dans la pièce voisine. Nanami avait chuté en conséquence. Se relevant après ça, comme si elle allait pleurer, elle poursuivit Gawain.

« … Qu’est-ce que c’est que ça ? » demanda Gawain.

Tout comme Nanami il y a quelques secondes, Gawain s’était trouvé captivé par la jeune fille dans la cage.

« Je ne sais pas, Monsieur. Mais je pense que c’est une sorte d’artefact, » déclara Nanami.

« Un artefact !? » demanda-t-il.

« Je n’en suis pas certaine, mais… Je sens une sorte de mana, » répondit-elle.

« Artefact » faisait référence à des reliques des temps anciens, comme leur nom l’indiquait. Plus précisément, ils se référaient à des objets magiques créés par d’anciennes civilisations et enchantés d’une multitude de capacités magiques différentes. Bien que leurs capacités soient vastes et variées, on disait qu’il y avait des artefacts qui pouvaient réduire toute une région en cendres. C’est pourquoi les yeux de Gawain s’étaient illuminés lorsque Nanami lui avait dit que c’était peut-être un artefact.

« D’accord, je sors cette poupée ! » Gawain avait commencé à toucher la cage transparente pour tenter de l’ouvrir, mais il n’y avait pas une seule marque dessus, et encore moins une entrée ou une ouverture.

« Grk, qu’est-ce qui se passe ici !? » s’exclama Gawain, irrité en frappant la cage avec son épée. Le claquement strident de son épée contre la cage résonna dans toute la pièce.

« Comment avez-vous pu penser à faire ça !? » demanda Nanami.

« Quoiiii !? » Gawain la regarda avec dédain, mais c’était quelque chose que même le Nanami, normalement introverti, ne pouvait regarder sans rien dire.

« Que feriez-vous si vous mettiez trop de force dans votre élan et endommagiez la poupée à l’intérieur ? » demanda Nanami.

« Si la poupée est un artefact, alors pourquoi un simple coup d’épée l’aurait-il cassée ? » demanda Gawain.

« Malgré tout, il n’y a aucune garantie absolue qu’elle ne se briserait pas, n’est-ce pas ? » demanda Nanami.

« Putain de merde, tu me tapes sur les nerfs. Pour commencer, je n’ai même pas fait une égratignure sur cette foutue cage ! » Comme Gawain l’avait dit, il n’y avait pas une éraflure sur la cage — pas un millimètre. Cependant, en y pensant, c’était de la sagesse… Non, ce que Gawain avait dit était peut-être vrai. Il aurait en premier lieu très bien pu se retenir sur sa frappe pour ne pas endommager la poupée. Néanmoins, Nanami s’inquiétait pour la poupée à l’intérieur de la cage.

… Attends, ma vie est en danger en ce moment, et là, je m’inquiète pour cette chose ? Qu’est-ce qui ne va pas chez moi ? Nanami s’était cogné la tête, revenant à la raison.

« Hey, toi, » déclara Gawain.

« Oh, hein ? O-oui ? » demanda Nanami.

« Tu es un peu sorcier, alors utilises ta magie et fais quelque chose contre cette cage débile ! » ordonna Nanami.

« Ce n’est pas possible, Monsieur, » c’est vrai que Nanami avait été saluée comme une personne talentueuse. Cependant, même les génies modernes n’étaient pas comparables aux sorciers des temps anciens. Nanami était dans une classe supérieure pour un mage novice, mais elle n’avait aucune chance.

« Peu importe, fais ce que je t’ai dit ! Si tu ne sers à rien, je peux te jeter devant le dragon comme appât ! » déclara Gawain.

Nanami était restée sans voix. C’était peut-être une option répréhensible, mais il n’y aurait pas de salut pour eux deux à ce rythme. En pensant à cela, les menaces n’avaient pas de sens. Nanami savait que si les choses continuaient comme ça, elle serait forcément utilisée comme appât, vu sa faiblesse. Cependant, même s’il n’y avait pas d’autre option, la question de savoir si elle accepterait ou non était différente. Je ne veux pas être dévorée par ce monstre, pensa Nanami en tremblant.

« S’il vous plaît. S’il vous plaît, tout sauf ça, » déclara Nanami.

« Tais-toi ! On s’en fout de ça maintenant !? Je te dis que si tu ne veux pas finir en nourriture du dragon, tu vas faire quelque chose pour cette foutue cage ! » déclara Gawain.

« D’accord, » déclara Nanami.

Si Nanami n’avait pas accepté ce travail, comme son frère aîné le lui avait dit, elle ne serait pas dans ce pétrin. Cette pensée lui traversait l’esprit, mais le fait de regretter ses décisions maintenant n’allait pas l’aider dans sa situation. Je dois juste me concentrer pour sortir d’ici vivante, pensa Nanami en décidant d’inspecter la cage.

« … Hein ? » s’exclama Nanami.

« Quoi ? As-tu trouvé quelque chose ? » demanda Gawain.

« Il y a un texte écrit ici. » C’était aussi écrit dans un langage standard. C’était la langue que les tribus, y compris les humains, utilisaient depuis toujours, de sorte que Nanami était capable de le lire sans aucun problème, étant donné le temps qu’elle avait étudié. Cela dit, Nanami avait lu l’inscription à haute voix. « Il est écrit ici : “La seule qui puisse briser ce sceau, c’est une petite sœur”. »

« Petite sœur ? Si je me souviens bien, tu es la petite sœur de Rick, n’est-ce pas ? Dans ce cas, tu devrais pouvoir l’ouvrir. Essaye de toucher la cage, » ordonna Gawain.

« … D’accord, je le ferai, » déclara Nanami.

Rick était le demi-frère de Nanami qui s’occupait d’elle, pas son vrai frère. Peu importe cela, en y réfléchissant rationnellement, cette inscription avait dû être destinée à un parent consanguin de celui qui l’avait écrite. Il n’y avait pas moyen que ça s’applique à n’importe quelle petite sœur.

C’est ce qu’elle pensait, mais elle avait peur de mettre Gawain en colère, alors elle avait fait ce qu’on lui avait dit. Effectivement, c’était finalement la bonne réponse, car dès que Nanami avait effleuré la cage avec sa main, la belle cage de cristal s’était brisée en un million de petits morceaux.

« — Eeek !? » cria Nanami.

« C’est quoi ce bordel !? » s’exclama Gawain.

Là, devant les yeux choqués de la paire, la belle poupée, libérée des contraintes de la cage, s’était assise sur le sol lentement, mais avec élégance, comme si elle ignorait les lois de la gravité.

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