100 en Chance et une Compétence en Domptage de Dragons – Tome 4 – Chapitre 108 – Partie 3

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Chapitre 108 : Orphelins

Partie 3

Après la Potion Rotiqus, je lui ai donné la Potion Soigne-Tout, qui avait un meilleur goût que la première. Son visage affichait un sourire joyeux après avoir tout bu, et elle avait même laissé échapper un joli rot, que j’avais trouvé assez mignon en somme.

En tapotant doucement la tête de Drumora, elle m’avait fait un sourire heureux et je pouvais voir de mes propres yeux que sa couleur lui revenait et qu’elle commençait à se sentir beaucoup mieux. En quelques instants, elle ressemblait à une petite fille en bonne santé, âgée de douze ans, prête à se remettre à l’action et à s’amuser à l’extérieur.

« Alors, comment te sens-tu ? » lui avais-je demandé.

« Mieux ! » Répondit-elle avec un grand sourire.

« D’accord ! Je pense que notre travail est terminé ! » Avais-je déclaré aux autres.

Quand je m’étais retourné, j’avais vu plusieurs personnes bouche bée qui me regardaient. Un chat dansait avec une araignée dans un coin de la pièce.

Que fait Tamara là-bas ? J’espère qu’elle ne se fera pas mordre… Et cette araignée… la courtise ou la menace ? Je me l’étais demandé, puis quand j’avais regardé le groupe, je leur avais demandé « Qu’est-ce qui ne va pas ? Pourquoi me regardez-vous tous comme ça ? »

À ce moment précis, Kalderan était revenu.

« Alors, Coshun agit comme un écureuil hyperactif… » Il pointa la porte.

« HUO !!! ENTRAÎNEMENT ! ENTRAÎNEMENT ! ENTRAÎNEMENT !!! » Cria Coshun de l’extérieur.

« Est-ce qu’il…. Va bien ? » Demandai-je en fronçant les sourcils.

« Et bien, oui… la potion l’a guéri assez bien, mais cela l’a également beaucoup stimulé. Il a immédiatement commencé à s’entraîner comme un fou… comme tu peux l’entendre. »

« Ah, c’est bon… ça me rappelle Brekkar, » avais-je dit.

« Alors… que se passe-t-il ici ? » Demanda-t-il en agitant la main devant Ildea, l’air abasourdi.

Elle avait giflé sa main. Elle toussa une fois puis se redressa.

« Il semblerait que vous ayez raison de voir Alkelios briser le sens commun. Quant à Coshun, je vais veiller sur lui… et veiller à ce qu’il ne démolisse pas les taudis. » Dit-elle avant de sortir avec précaution.

« Drumora... ? Est-ce que tu te sens bien ? » Demanda Amadeus en s’approchant d’un pas à la fois.

Des larmes avaient commencé à se former dans les coins de ses yeux pour montrer à quel point ses émotions l’avaient submergé. Tout ce qui se passait à l’heure actuelle était bien au-delà de ce à quoi il s’attendait quand il nous avait appelés, une bande d’étrangers, chez lui. Sa petite sœur, qui, pensait-il, allait mourir, qu’il pensait perdre définitivement, avait maintenant l’air en bonne santé et forte, probablement plus qu’elle ne l’avait jamais était auparavant.

Cela m’avait fait chaud au cœur de voir ces deux-là sourire si joyeusement et s’embrasser comme ça. Ils pleuraient tous les deux et savaient qu’ils avaient encore beaucoup plus de temps pour vivre ensemble dans ce monde. L’un pour l’autre, ils étaient une famille irremplaçable, et c’était la chose la plus importante de toutes.

Je m’éloignai des deux et m’alignai avec mes compagnons. Kalderan souriait aussi, c’était une scène émouvante après tout.

« Tu es une bonne personne, Alkelios. » Risha me dit dans un murmure.

« Je me considère juste assez chanceux pour avoir les moyens d’aider ceux qui m’entourent, » avais-je dit.

« As-tu compris pourquoi elle était malade ? » Demanda Kalderan.

« Elle était maudite et malade en même temps. J’ai enlevé la malédiction avec Purifier puis je l’ai guérie avec mon autre sort. La potion Rotiqus a été utilisée pour lui redonner de la force, et la potion Soigne-Tout a été utilisée pour s’assurer qu’il ne restait aucune maladie dans son corps. C’était une bonne chose qu’elle n’a pas de condition magique comme le Berserk, bien que pour celui-là, cela aurait signifié qu’elle avait au moins atteint le niveau 200 à un moment donné, » avais-je expliqué.

« Donc, en plus des conditions médicales normales, nous devons aussi nous préoccuper des conditions magiques ? » Demanda Kalderan en fronçant les sourcils et en regardant le sol.

« Les maladies que nous avons connues dans notre monde sont assez faciles à soigner avec la magie et les potions de ce monde. Ici, le cancer et le sida peuvent se guérir, mais certaines conditions sont beaucoup plus dangereuses qu’eux. Berserk n’est qu’un exemple parmi d’autres. Certains peuvent être guéris avec une bonne potion, d’autres par un traitement magique, mais je suis assez certain qu’il existe certaines conditions que même moi, avec toutes mes compétences et connaissances ne pourrai pas guérir. » Je lui ai dit.

« Je vois… » Kalderan ne déclara rien après cela.

Nous avions attendu patiemment jusqu’à ce que le frère et la sœur cessent de pleurer après cet instant accablant. Puis, en essuyant ses larmes, Amadeus s’était approché de moi et avait fait une révérence devant moi.

« Je ne pense pas pouvoir vous remercier pour ce que vous avez fait ! S’il y a quelque chose que je puisse faire… » m’a-t-il dit.

« Eh bien, ce n’est pas un si gros problème, d’ailleurs, ce dont j’ai besoin en ce moment ne sera peut-être pas si facile à acquérir, même pour moi. » Dis-je et baissai les yeux alors que je me souvenais de l’état de la reine.

Je me demande ce que je peux faire à ce sujet ? Mes amis ont-ils réussi à obtenir tous les autres ingrédients nécessaires à sa guérison ? Je suis inquiet… Et si je ne l’atteins pas à temps ? Je ne veux pas perdre un ami à cause de ça… Elleyzabelle sera triste. Feryumstark sera probablement dévasté… J’avais pensé cela et pendant un moment, je m’étais perdu dans mon sentiment d’inquiétude.

Amadeus avait remarqué cela, il était un enfant intelligent, puis avec une détermination dans les yeux, il m’avait dit « Monsieur, que ce soit, absurde ou pas, peut-être… peut-être que je connais un moyen de l’acquérir ou d’avoir entendu de cela. J’ai peut-être l’air de rien, mais je sais beaucoup de choses… Au cours de mes voyages, j’ai entendu beaucoup d’histoires et rencontré beaucoup de gens. » M’avait-il dit, même si j’avais l’impression que la source de ses informations était complètement différente.

« Monsieur, merci de m’avoir guérir et vous avez ma parole que vous pouvez faire confiance à mon frère. » Me dit Drumara.

« Au fait, où sont vos parents ? » Demanda tout à coup Kalderan.

« Nous sommes orphelins. » Lui répondit-elle avec un doux sourire qui cachait beaucoup de douleur derrière.

Les circonstances dans lesquelles les deux enfants avaient perdu leurs parents n’étaient probablement pas le type de sujet sensible qui doit être discuté à l’heure actuelle. Kalderan comprit l’allusion de la petite fille et s’excusa simplement en hochant la tête.

« Bien… » Je m’étais gratté la tête, mais je ne savais pas comment le dire.

« S’il vous plaît monsieur… Permettez-moi de vous rendre au moins la dixième partie de cette faveur que vous m’avez donnée ! » Me dit Amadeus avec une détermination inébranlable dans les yeux.

« Soupir… Je suppose que je ne peux pas demander d’argent à toi, ce serait ridicule, alors peut-être… qui sait ? Peut-être que tu sais vraiment quelque chose ? » J’avais haussé les épaules.

« Oui monsieur ! » Il acquiesça puis un sourire éclatant apparut sur son visage.

« Je suis en quête, voyez-vous, et ce dont j’ai besoin pour trouver afin de soigner un individu très important pour moi, c’est bien… une Orange. Tu sais ? C’est un… eh bien… une orange a la taille d’une pomme, elle a un goût citrique sucré. » Je lui avais dit et ensuite essayé d’expliquer du mieux que je pouvais.

Pourtant, comment pourriez-vous décrire un fruit qu’ils n’avaient probablement jamais vu auparavant ? Après tout, les oranges n’étaient pas des fruits qui poussaient naturellement dans la nature. Ils étaient un fruit hybride d’un pomelo et d’un mandarin, et pour autant que je sache, seule la famille impériale Akutan savait comment les fabriquer. Peut-être que si j’en mettais la main sur quelques-uns, je pourrais expérimenter et comprendre comment faire pousser des arbres à partir de ses graines, mais si cela était impossible, la seule option était d’essayer moi-même l’hybridation, mais qui aurait le temps pour un projet énorme ? La vie de la reine, la vie de mon amie était en jeu ici.

Quand j’avais dit ce que je cherchais, Amadeus avait eu un certain changement dans les yeux, il comprit de quoi je parlais. Il savait ce qu’était une orange, mais s’il venait de l’empire Akutan, ce n’était pas aussi improbable qu’il le sache. Après tout, c’était leur secret national, une des nombreuses choses dont la famille impériale se targuait.

Peut-être a-t-il réalisé à quel point il est impossible de trouver ce que je cherche ? J’avais réfléchi puis j’avais laissé échapper un soupir triste.

Je ne pouvais pas forcer un enfant comme lui à me dire où trouver l’orange ou comment pénétrer dans le palais impérial, après tout.

« Frère… » l’appela Drumora et Amadeus la regarda.

La petite fille lui fit un sourire puis acquiesça une fois.

Amadeus me regarda alors avec la même détermination qu’auparavant et, serrant les poings, il me dit : « Vous m’avez suivi quand je vous ai demandé de l’aide, même si vous ne saviez rien de moi. Vous avez soigné ma petite sœur avec des potions coûteuses alors que vous n’aviez aucune raison d’utiliser de tels trésors sur nous. Et j’ai promis de vous aider si je savais quoi que ce soit de ce que vous recherchez. » Il baissa les yeux. « Les oranges… je les connais. » Il a dit.

« Hein ? Quoi ? » Dis-je en rendant mes yeux aussi grands que des oignons.

J’avais été surpris… dans le bon sens. Il me semblait que ma chance ait encore frappé.

« Patientez, s’il vous plait. » Dit le garçon et se dirigea vers la table de la cuisine.

Il s’était arrêté et nous avait regardés un instant, vérifiant sa détermination, s’assurant s’il voulait vraiment faire ce qu’il voulait. Ensuite, il s’était retourné et s’était agenouillé sur le sol. De ses deux mains, il tira une des planches lâches sur le sol et découvrit un compartiment caché. Il avait fouillé dans son contenu et quand il avait trouvé ce qu’il cherchait, il l’avait ramassé.

Avec l’objet dans ses mains, il était retourné vers moi et me l’avait ensuite montré.

C’était une boîte noire avec un tas de symboles rouges gravés pour la décoration. C’était une écriture que je ne connaissais pas, mais qui, au dire de tous, me rappelait le mandarin de la Terre. Peut-être que je m’étais trompé et qu’ils ressemblaient davantage à l’écriture coréenne ? Ou peut-être était-ce japonais ? Je ne pouvais pas dire, cela fait tellement d’années que je n’avais pas regardé ces caractères pour la dernière fois.

« Voilà. » M’avait dit le garçon.

J’avais pris la boîte et l’avais inspectée soigneusement de tous les côtés avant de comprendre comment l’ouvrir. Quand j’avais vu le contenu, j’avais fini par être celui avec les larmes aux yeux.

À l’intérieur… se trouvait une véritable Orange.

« M-Mais comment ? » Demandai-je en regardant le garçon.

Amadeus avait regardé sa sœur une dernière fois, puis vers moi.

« S’il vous plaît, permettez-nous de nous présenter. Je suis le prince Amadeus Akutan et voici ma petite sœur, la princesse Drumora Akutan. Nous sommes les enfants de la quatrième Princesse de l’empire Akutan, de son estimée Altesse Miskara Akutan et du duc Manimersa Wazui de l’empire Akutan. » Il s’était présenté avec le ton de la voix et le maniérisme dignes d’un jeune prince.

À ce moment-là, Kalderan n’avait qu’une chose à dire :

« Ça doit être une blague ! »

« Mais ce n’est pas le cas. » Répondit Amadeus d’un ton grave.

« Non c’est… euh… Oublie ça. » Il gémit et secoua la tête.

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4 commentaires

  1. Merci pour le chapitre!

    A ce train-là, il va réunir tout les princes et princesses déchus du continent :p

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