100 en Chance et une Compétence en Domptage de Dragons – Tome 3 – Chapitre 59

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Chapitre 59 : Une audience avec la reine

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Chapitre 59 : Une audience avec la reine

Partie 1

***Point de vue d’Alkelios***

Trois jours… trois longs jours sans sommeil… C’était la période durant laquelle Seryanna m’avait gardé dans sa chambre.

Bien que je ne sois pas du genre à me plaindre de tous les tumultes passionnés que nous avons eus, j’étais heureux de savoir que l’un de nous connaissait un sort capable d’insonoriser la pièce. Ce n’était pas la même chose que la barrière autour de la forge ici, mais c’était suffisant. Le sort s’appelait silence et appartenait à l’élément ténèbres. Il absorbait tous les sons le touchant, mais, malheureusement, il recouvrait également toute la pièce d’un manteau noir, nous obligeant à utiliser un sort de lumière afin de voir les… euh détails.

Au cours de ces trois longs jours, nous ne nous étions pas contentés de copuler comme des lapins. Lorsque nous prenions une pause, nous parlions de ce qui nous était arrivé pendant le temps où ne nous étions pas vus, de ce que nous avons vécu, de ce que nous avons vu, de ce que nous avons entendu. J’avais raconté à Seryanna mes aventures dans la forêt Seculiar et le désert du Nord. Les moments amusants avaient été privilégiés par rapport à tout le reste parce que je voulais la voir sourire et rire, mais je n’avais pas laissé de côté les points négatifs. En dépit de ma chance, il y avait eu des moments où je m’étais retrouvé dans une situation difficile. Lorsque j’étais tombé pour la première fois dans la forêt. Non, j’étais tombé dans la forêt, plus d’une fois, et je m’étais retrouvé à courir en étant poursuivi par une foule de monstres. La seule chose qui manquait était une chanson de chasse.

Nous n’avions pas de problème avec la nourriture ou l’eau. J’avais beaucoup de fournitures dans mes bagues et ma compétence de Trou noir.

À la fin, Seryanna avait appris tout ce qui m’était arrivé et j’avais aussi découvert ce qui lui était arrivé. J’avais eu l’impression qu’elle s’était éveillée peu de temps après mon départ, puis elle avait subi son premier changement et avait atteint sa forme actuelle. Les écailles sur son corps, la queue, les ailes, les cornes étaient toutes nouvelles pour moi, mais elles lui allaient naturellement, presque comme si elle était née avec.

Ses yeux étaient d’un rouge vif, fendus comme ceux de tout autre dragon éveillé. De chaque côté de sa tête, juste au-dessus de ses oreilles, une paire de cornes ivoire incurvées s’étendait vers l’arrière sur environ six centimètres. Les écailles sur son dos descendaient maintenant jusqu’à sa queue. Une paire d’ailes était maintenant sur son dos, s’étendant avec une impressionnante envergure de 6,3 m, tandis que sa queue atteignait une longueur de 1,6 m. Quand nous dormions, elle avait tendance à nous envelopper de ses ailes et à enrouler sa queue autour de ma taille. Même si je le voulais, je ne pourrais pas m’éloigner d’elle.

J’avais peut-être tort, mais j’avais aussi le sentiment qu’elle était devenue beaucoup plus sensuelle et attrayante. Peut-être que c’était son éveil qui lui donnait cette soudaine confiance, mais elle n’avait aucun problème à utiliser sa beauté naturelle pour m’attirer. Diriger la danse n’était devenu possible que si elle me laissait faire, sinon le charme du moment serait brisé et c’était quelque chose que je voulais éviter.

Pour être honnête, ces trois jours avaient été à la fois longs et courts. La raison était parce que nous avions vraiment apprécié notre temps ensemble. Après avoir été amené dans ce monde, il y avait eu très peu de moments où je m’étais retrouvé dans un état calme et détendu. Tous étaient envolés dans les bras de ma dragonne. Juste en étant près d’elle, en sentant la chaleur de son étreinte, en étant attiré par son odeur, en étant piégée par son regard, je pourrais oublier la Terre, la vie que j’avais eue jusqu’à présent, le devoir que j’avais pour ma planète d’origine… je pourrais oublier tout ce qui me dérangeait là-bas et même ici, dans ce Nouveau Monde. Tout ce qui m’importait, c’était d’apprécier ce moment avec Seryanna.

Si quelqu’un me disait que je pouvais passer tous mes jours comme cela avec elle, j’aurai accepté sans poser de question, mais encore une fois… aucun de nous n’était un reclus.

« J’ai dit à Sa Majesté que je te garderais au plus deux jours, mais ça fait trois jours maintenant, » déclara Seryanna en mettant son armure.

« Je n’ai aucun regret, en plus, je reviens ce soir, » lui avais-je dit avec un sourire alors que je mettais un t-shirt en coton noir de ma propre création.

« Tu ne veux pas demander ta propre chambre ? » demanda-t-elle, un peu surprise.

« Non. Je veux dormir avec toi, pas seul. » Je haussai les épaules.

Seryanna m’avait fait un doux sourire et avait acquiescé. « Je souhaite aussi m’endormir avec toi dans mes bras. »

« À propos, tu ne m’as jamais parlé du système matriarcal de ce royaume, n’est-ce pas ? » demandai-je.

« Je pense que nous en avons parlé quelques fois, mais pour nous, c’est un peu explicite, » répondit-elle en se grattant la tête, essayant de se souvenir.

« Ce n’était pas le cas pour moi, bien que cela puisse expliquer la raison pour laquelle l’autorité de Kataryna est si élevée… Bien que je ne puisse trouver une explication quant à ton terrible traitement par le passé, » dis-je.

« Terrible ? Par qui ? » me demanda-t-elle en plissant les yeux.

« À l’époque où nous étions à Tomeron et à Andromède, les dragons qui s’y trouvaient te jetaient tous des regards méchants, » avais-je répondu.

« Oh ça ! Eh bien, c’était surtout parce que je n’étais pas éveillée. Comme je l’ai expliqué, les dragons éveillés sont traités comme des adultes dans la société humaine, alors que les autres sont plus ou moins des enfants. C’est… en quelque sorte instinctif pour nous, » avait-elle expliqué.

« Est-ce que c’est faux de penser que c’est mauvais ? » avais-je demandé.

« Non, la plupart des autres espèces le croient également, c’est simplement que nous ne pouvons rien y changer en une nuit. C’est une partie de notre nature. Quand je me suis éveillée, les dragons du palais ainsi que ceux de la ville ont commencé à me traiter différemment. Cela ne signifie pas que je leur ai pardonné, mais que je comprends en quelque sorte leur point de vue, » répondit-elle.

« Instinctivement, tu dis… eh bien, c’est vrai, je te trouve plus attirante maintenant, mais c’était déjà le cas à l’époque, aux yeux d’un humain, tu étais magnifiquement belle. » J’avais un peu ri.

« J’apprécie le compliment, mon amour, mais tu ne vas pas être en retard ? Tu ne devrais pas faire plus attendre Sa Majesté, » déclara-t-elle avec un sourire séduisant en s’approchant de moi.

Ses hanches se balançaient de manière tentatrice à chaque pas qu’elle faisait, et quand elle s’arrêta devant moi, elle enroula ses bras autour de mes épaules et m’entraîna dans un long baiser passionné. Quand nos lèvres s’étaient séparées, son regard fiévreux me disait qu’elle en voulait plus, mais c’est elle qui m’avait repoussé.

« Tu devrais y aller avant que trois jours ne deviennent quatre. » Elle rigola et se retourna.

« Je pense que je commence à comprendre pourquoi les dragons ont une société matriarcale. » Je clignai des yeux de surprise.

Avec un autre rire, elle me regarda par dessus son épaule et dit : « peut-être, mais si tu le demandes directement à Sa Majesté, tu recevras une meilleure réponse. »

Je secouai la tête et enfilai une veste brune foncée.

« Je te vois plus tard, Seryanna ! » Lui déclarai-je en me dirigeant vers la porte.

« Passe une bonne journée, Alkelios, » répondit-elle.

Avant de sortir, j’avais supprimé le sort de silence, ce qui avait ramené la pièce à la normale.

Aujourd’hui, je ne voyais aucune raison de porter mon armure lourde en plaques. Je portais donc une tenue décontractée : un pantalon en coton, un t-shirt noir, un gilet en cuir et une paire de bottes militaires en cuir.

Je m’étais dirigé directement vers la chambre du roi où les gardes m’avaient arrêté. Après une brève présentation, l’un d’entre eux avait frappé à la porte et avait dit à Sa Majesté que j’étais arrivé.

« Laissez-le passer, » vint la réponse d’un ton sévère.

« Oui, Votre Majesté ! » Répondit le garde en s’écartant.

J’avais ouvert la porte et étais entré.

La reine semblait être éveillée et lisait un livre à ses enfants, tandis que le roi… tricotait.

C’est un étrange passe-temps pour un roi redoutable, m’étais-je dit en essayant de ne pas regarder.

« Vous devez être l’Alkelios Yatagai des rumeurs. C’est un plaisir de vous rencontrer. Je suis la reine d’Albeyater, Elliessara Seyendraugher. La dernière fois, j’étais un peu fatiguée, alors veuillez m’excuser si je n’ai pas souvenir de vous, » me déclara-t-elle poliment avec un petit sourire.

« Non, c’est bon. Je suis content de voir que vous vous sentez mieux, Votre Majesté ! » Je lui rendis un sourire et acquiesçai.

« Hm ! Vous vous comportez vraiment comme un éveillé supérieur. » Remarqua-t-elle en tapotant sa joue droite avec son doigt deux fois.

J’avais cligné des yeux surpris et incliné la tête vers la gauche.

« Pourquoi dites-vous cela ? » avais-je demandé.

« Seul un éveillé supérieur oserait agir de manière… désinvolte devant moi. Tout autre dragon se serait agenouillé et n’aurait même pas osé lever la tête si je ne le lui ordonnai pas, » avait-elle expliqué.

J’avais haussé les épaules.

« Meh. Vous êtes mon amie, alors agir de la sorte serait considéré comme beaucoup plus irrespectueux, n’est-ce pas ? » demandai-je.

« Aïe ! » Le roi se piqua le doigt.

La reine cligna des yeux, surprise d’entendre mes mots, puis gloussa lorsqu’elle vit son mari essayer de se guérir.

« Vous êtes comme mon Feryumstark vous a décrit, sans peur, sans malice, et pourtant… très honnête. Des qualités que l’on ne trouve pas normalement chez les humains ou les dragons. Et surtout, vous n’êtes pas de ce monde, n’est-ce pas ? » Demanda-t-elle.

« Oui. » Je hochai la tête.

« Vous êtes un homme fascinant, Alkelios, mais où sont mes manières ? Asseyez-vous, s’il vous plaît. J’étais sur le point de terminer cette histoire. Une fois que j’aurais terminé, nous pourrons avoir une conversation amicale. » Répondit-elle avec un sourire.

« Maintenant, vous savez pourquoi je tricote, » déclara le roi.

« Chut, mon chéri, j’ai besoin de me concentrer. » Rigola-t-elle.

Feryumstark m’avait regardé puis avait haussé les épaules comme si de rien n’était et était retourné à son tricot. Il ne faisait rien, il perdait juste son temps, ou peut-être que j’étais celui qui n’arrivait pas à deviner ce qu’il faisait.

Comme je n’avais rien à faire, j’avais décidé de m’asseoir et d’écouter aussi l’histoire de la reine.

Avec une voix calme, elle avait commencé, tandis que les jumeaux l’écoutaient avec de grands yeux curieux.

« Et alors… la nuit est tombée sur les terres Varkminsha. Le prince, blessé lors de son combat précédent, a lutté entre la vie et la mort, mais il n’avait aucune envie d’abandonner. Son échec n’était pas une option, car s’il échouait, tout son royaume tomberait tôt ou tard en ruine et son peuple en souffrirait terriblement. Il craignait bien plus de perdre les habitants de son royaume que de perdre les trésors sacrés cachés dans l’Euphorium. Si le destin ne lui permettait, non… s’il n’abandonnait pas, il l’atteindrait certainement avant l’aube. Alors, d’une main pressant son côté blessé, il s’avança dans les ruelles de la capitale, ne laissant qu’une traînée de sang... »

La reine était une bonne conteuse. La façon dont elle prononçait ces mots nous amenait à l’écouter. Elle donnait vie aux personnages du récit, et même moi m’étais retrouvé à perdre la notion du temps en écoutant les aventures du prince et de son improbable allié. C’était un conte assez approprié pour un jeune prince et une jeune princesse. Il s’agissait d’honneur, de devoir, d’amour et du désir de sauver les personnes vivant dans un royaume condamné à la destruction.

Elle arrêta de lire bien avant la fin de l’histoire, mais il s’agissait d’un livre plutôt épais. Il était donc préférable de s’arrêter avant qu’elle atteigne un cliffhanger. Les jumeaux avaient également montré des signes de fatigue. Cependant, avant qu’ils ne partent, ils s’étaient tournés vers moi.

« Bonjour..., » dis-je un peu confus.

« Merci d’avoir sauvé notre mère, Grand Héros ! » Les deux firent un salut formel puis me firent un sourire radieux.

« Même si je n’ai pas encore terminé, je ferai de mon mieux. » Je leur fis un signe de tête puis souris.

Ils s’étaient regardés puis m’avaient regardé à nouveau. « Nous croyons en vous. » Ils acquiescèrent.

Après cela, ils avaient quitté la pièce.

***

Partie 2

En regardant en arrière, j’avais vu le roi et la reine me regarder avec de grands yeux.

« Quoi ? » avais-je demandé d’incompréhension.

« Eh bien… les jumeaux… c’était surprenant, » déclara Feryumstark.

« Qu’est-ce qu’il y a avec eux ? Ce ne sont que des enfants. » Je haussai les épaules.

« Ah, ça ne fait rien. » Il soupira et secoua la tête.

Étant donné que c’était la première fois que je rencontrais les deux enfants, je ne comprenais pas pourquoi c’était si choquant pour leurs parents qu’ils soient venus me remercier. De mon point de vue, il n’y avait rien de bizarre dans ce qu’il venait de se passer, peut-être juste pour le fait que je n’avais pas encore complètement guéri leur mère.

Maintenant que les récits de la reine étaient terminés, le roi posa ses aiguilles à tricoter et se dirigea vers son lit en s’asseyant sur une chaise proche.

« Comment te sens-tu, mon amour ? » lui demanda-t-il.

« Je me sens un peu fatiguée, mais je vais bien. Je veux passer le plus de temps possible avec les petits. » Répondit-elle d’un ton doux et calme tout en regardant dans les yeux du vieux dragon avec un regard plein d’amour.

Feryumstark acquiesça et embrassa sa main.

Après ce doux moment entre eux, il s’était retourné et m’avait dit de me rapprocher. Je m’approchai du lit et allais pour m’asseoir sur une chaise.

« Votre fiancée, vous a-t-elle parlé de la structure de notre politique ? » avait demandé Elliessara.

« Euh, ne devrions-nous pas d’abord parler de votre bien-être ? » demandai-je.

« Il a raison, » répliqua Feryumstark.

« Cela peut attendre quelques minutes de plus. Ce n’est pas comme s’il pouvait instantanément me préparer le traitement. Et autant que je le sache, il me reste encore quelques années avant que ce poison ne gagne si je ne fais rien, » déclara-t-elle avec un sourire.

« Eh bien… vrai, mais... » Le roi essaya de la convaincre, mais elle ne le permit pas.

Secouant la tête, elle déclina sa demande et revint à moi pour répondre à sa question initiale.

« Euh… pas grand-chose, seulement que vous alliez m’en dire plus à ce sujet. » Je haussai les épaules.

« Je vois. Votre fiancée est une dragonne intelligente, » déclara-t-elle.

« En effet, elle l’est... » Je hochai la tête. Bien que la raison pourquoi elle était arrivée à cette conclusion m’échappait.

« Maintenant qu’est-ce que vous comprenez quand je dis : société matriarcale ? » Demanda-t-elle.

« Euh… une société dirigée et dominée par les femmes et dans laquelle les hommes n’ont aucun droit ? » répondis-je.

« Mais, je suppose que je n’ai pas la bonne définition. » Je haussai les épaules.

« Effectivement. C’est un peu extrême. À quoi cela servirait dans une société discréditons et minimisons les hommes ? » avait-elle demandé.

« Euh… je ne sais pas, mais quelqu’un a dû penser que c’était une bonne idée, » répondis-je.

« C’était un groupe d’imbéciles, peut-être des femmes qui n’avaient aucune idée de ce dont une société avait besoin pour commencer. » Elle secoua la tête.

« Eh bien, quelle est la bonne définition d’une société matriarcale ? » avais-je demandé.

« Bon. Si vous me le permettez, je commencerai par expliquer pourquoi NOUS sommes une société matriarcale, » avait-elle déclaré.

« D’accord, je vous écoute... » Ce n’est pas comme si j’avais le choix maintenant, et mon avenir est aussi en jeu ici… Pensai-je.

« À une époque révolue, les dragons avaient une différence notable de taille entre les mâles et femelles. Ces premiers étant plus petits, mais plus forts, tandis que les derniers étaient plus grands et intelligents. Au fur et à mesure que nous évoluions et formions notre propre civilisation, cette différence a perdu son sens au cours des millénaires. Le fait que nous puissions devenir plus forts en absorbant l’énergie magique nous entourant était un facteur important de ce… changement, » expliqua-t-elle calmement, mais son talent de narrateur se reflétait dans chacun des mots qu’elle disait.

« S’agit-il uniquement de rumeurs ou de faits réels ? » avais-je demandé.

« Des faits. Maintenant, comme je le disais, au fil du temps, cette différence de taille et de force est devenue à peine perceptible chez certains d’entre nous. Vous l’avez clairement vu, Kataryna est beaucoup plus forte que la plupart des mâles de ce palais. La sœur de votre fiancée, Thraherkleyoseya, est également beaucoup plus forte que son fiancé, » expliqua-t-elle.

« Hm, c’est vrai... » Je hochai la tête.

« Cependant, la différence d’intelligence est restée. Plus souvent, vous remarquerez que les femmes sont beaucoup plus intuitives et intelligentes que les hommes. En tant que tel, il est devenu naturel pour nos ancêtres de laisser les dragonnes diriger, tandis que les dragons prenaient les armes et utilisaient leur force pour les protéger, » avait-elle expliqué.

« Attendez, alors vous me dites que vous êtes l’actuel souverain du royaume ? » demandai-je, un peu confus.

« Ce n’est pas si simple. Je suis la dirigeante politique. J’ai le pouvoir de déclarer contre qui prendre les armes, comment combattre et quelles lois suivre. Bien que cela soit vrai, mon mari, le roi, a le pouvoir de diriger les armées et d’agir comme un symbole de puissance de notre royaume. Sur le champ de bataille, il est le dirigeant absolu, alors que je suis sur le trône du royaume, » avait-elle ajouté.

« Mais attendez, si je ne me trompe pas, même vos trônes sont de hauteur différente. Celui du roi était plus grand, non ? » demandai-je.

« Oui, c’est pour montrer le fait que tout acte d’agression contre moi ou ce royaume devra d’abord passer par lui. Mais s’il agit comme mon bouclier et mon épée, je suis libre de donner les ordres que je désire, » répondit-elle.

« Donc, l’un gère la politique, et l’autre… le champ de bataille ? » demandai-je en me grattant l’arrière de la tête.

Elliessara hocha la tête.

« Cette ramification du pouvoir s’étend à d’autres tâches telles que la nomination de chevaliers et la gestion des insurrections, » avait-elle expliqué.

« C’est donc pourquoi Seryanna m’a dit qu’elle ne pouvait pas désobéir aux ordres du roi ? » demandai-je.

« Effectivement. L’autorité de Feryumstark sur les militaires dépasse de loin la mienne, mais je reste seconde. Bien que je pense que les ennuis que Draejan a causés à votre fiancée tiennent également du fait qu’elle n’était pas éveillée. Si je comparais la situation avec un règne humain, ce serait la même chose que d’avoir un enfant de 12 ans qui se déclare soudainement comme un chevalier. Personne ne le prendrait au sérieux, même si c’était la vérité. La confiance et l’autorité viendraient avec l’âge, » avait-elle expliqué.

« Mais elle ne ressemblait pas du tout à une enfant ! Je veux dire, sérieusement, elle était loin de tout ce que je pouvais considérer comme une enfant ! » Je secouai la tête.

« Je comprends comment cela peut être ainsi. Bien que physiquement, elle ait mûri… son côté draconique ne l’avait pas encore fait. Nous, dragons, ne prenons pas en compte le premier, mais le denier. Et techniquement, un dragon ne s’éveille jamais à un âge ou il pourrait être confondu avec un enfant, même par un humain, » expliqua-t-elle.

« Eh bien, c’est vrai que je la trouve plus attirante maintenant pour une raison quelconque..., » déclarai-je.

« C’est parce qu’elle s’est éveillée. Nul doute, que de nombreux dragons ont maintenant pris conscience de sa beauté, » fit remarquer Feryumstark.

« Dois-je m’inquiéter ? » Demanda la reine.

« Hm ? De quoi ? S’il y a un dragon qui essaie de la toucher, cette dragonne le frappera certainement ! Elle a la puissance de son grand-père ! » répondit le roi en rigolant.

« Eh bien... » Elle laissa échapper un soupir.

« Je pense que je comprends ce que vous entendez par différence d’intelligence, » déclarai-je.

« Hm ? Qu’est-ce qu’il y a ? » demanda le roi un peu confus.

« Il exagère juste. Il a compris ma petite blague, » Elliessara avait souri et tapota doucement sur la tête du dragon.

« Mais si ce royaume est matriarcal, pourquoi les nobles de la cour sont-ils tous des hommes ? » avais-je demandé.

« Tous ne sont pas mariés, Alkelios. Certains sont toujours célibataires parce qu’ils n’ont pas rencontré la bonne dragonne, ou qu’ils sont veufs à cause de la dernière guerre ou d’un accident, » avait-elle déclaré.

« Eh bien, certains d’entre eux ont dit qu’ils allaient retrouver leurs femmes, alors je suppose que certains d’entre eux n’étaient pas exactement… Seul, » dis-je.

« Je pense que je peux expliquer cette partie, » déclara Feryumstark.

« Fait donc. » Elliessara acquiesça une fois.

« Les dragonnes sont rusées et plus glissantes qu’une anguille. Bien que je ne détienne pas un pouvoir politique absolu comme ma femme, je suis juste après elle. En tant que tels, à ma convocation royale, les nobles ont été forcés d’envoyer un représentant. Les dragonnes, craignant que cela ne soit une sorte de piège, ont envoyé leurs maris et ceux sans femmes sont venus seuls. Faire parler un dragon est beaucoup plus simple qu’une dragonne. Après que leurs maris aient été déclarés traîtres, la plupart se sont enfuis du royaume, tandis que celles que nous avons capturées, ont déclaré qu’elles n’étaient pas en tord, jusqu’à ce qu’elles reçoivent un sort de vérité, » expliqua-t-il.

« En d’autres termes, elles ont sacrifié leurs maris afin de sauver leurs écailles ? » avais-je demandé.

« Précisément, » la reine hocha la tête.

« Mais l’autre jour, le roi a déclaré que les dragons de ce royaume étaient devenus un peu trop… audacieux ? » avais-je demandé.

« Vous parlez de l’augmentation de l’autorité des dragons au sein d’Albeyater, n’est-ce pas ? » avait demandé Elliessara.

« Oui. » Je hochai la tête.

« C’est un peu naturel d’en arriver là. En ce qui concerne le pouvoir politique au sein de la famille royale, il y a d’abord moi, puis mon mari, le Premier ministre, notre fils, Elovius. Après lui, les dragonnes sont les premières en ligne et seulement après viennent leurs frères. Les enfants adoptés ne pouvant revendiquer le trône et ils le savent très bien. Les dragons ont vu mon mari et mon fils jouer des rôles importants et ont cru par eux-mêmes qu’il y avait un changement de pouvoir. Bien qu’ils n’aient pas exprimé leurs opinions, leurs actions ont porté leurs fruits, » avait-elle expliqué.

« C’est aussi pourquoi Draejan a agi comme il l’a fait. Sa mère l’a beaucoup trop chouchouté, alors elle n’a pas essayé de le corriger, et son père ne pouvait pas outrepasser sa décision. Si vous me le demandez, ce dragon a toujours été un peu lâche, » elle laissa échapper un soupir et secoua la tête.

« Qu’est-ce qui lui est arrivé ? » avais-je demandé.

« Je pense qu’il récupère de votre duel, » déclara Feryumstark.

« Au moins, il n’est pas mort. C’est un bon début, » je haussai les épaules.

Je ne pouvais pas vraiment me soucier de ce qui lui était arrivé après avoir essayé de me voler Seryanna. Dire qu’il n’avait jamais eu une chance serait un peu faux. Si je n’avais pas été là, il aurait finalement pris le contrôle de l’armée de Brekkar et aurait été promu au rang de général. De ce fait, j’étais bien conscient.

« Alkelios, avez-vous maintenant une meilleure compréhension de comment nous, les dragons, fonctionnons en société matriarcale ? » demanda Feryumstark d’un ton sérieux.

« Oui, je le pense. Une dragonne régnera sur la scène politique, tandis que le dragon régnera sur la scène militaire. Cependant, à cause de l’empoisonnement de la reine, le roi fut contraint de prendre le contrôle des deux rôles, mais l’inquiétude pour la santé de sa femme l’empêcha de passer à l’action de manière appropriée, conduisant à une situation dans laquelle la société tendait davantage vers un système patriarcal ? » avais-je répondu.

« C’est correct. Bien que je doute fort que les nobles représentants du royaume permettent qu’une telle chose se produise. Alors que les ducs détiennent une puissance militaire ou économique impressionnante, ce sont eux qui gèrent toutes les questions importantes et critiques, » avait-il déclaré.

« Qu’en est-il des affaires familiales ? » demandai-je.

« Dans une famille de dragons typique, la dragonne prendra toute décision nécessitant une planification, tandis que le dragon s’occupera de toutes les tâches physiques si son corps le lui permet. Cela dépend toutefois beaucoup de la connaissance et de l’expérience de chacun dans leurs domaines respectifs. Il est déconseillé pour l’un d’entre eux de se faufiler en terrain inconnu à moins que l’expérience d’une telle chose soit ce qu’ils désirent, » avait expliqué la reine.

***

Partie 3

« En d’autres mots… c’est compliqué et dépend uniquement de la famille en question, mais la tendance est de laisser les femmes réfléchir, non ? » avais-je demandé.

« Oui. » Ils acquiescèrent tous deux en même temps.

« Très différent de ce à quoi je suis habitué. » Je m’étais gratté la tête.

« Les humains ont tendance à être patriarcaux. J’ai même entendu des récits sur la façon dont ils traitent leurs filles comme rien de plus que des pièces d’échecs afin d’obtenir plus de pouvoirs, » avait déclaré la reine.

« Mais n’avez-vous pas aussi fait épouser certaines de vos filles dans d’autres pays ? » demandai-je, curieux.

« Hahaha ! Alkelios, elles ont toutes épousé ces dragons parce qu’elles en sont tombées amoureuses. Mais ce qu’on craint le plus dans ma position, ce n’est pas de faire épouser mes filles dans des pays étrangers, mais bien d’avoir des princesses étrangères épousant mes fils ! » déclara le roi avec un grognement.

« Les humains croient souvent que ce sont les dragons qu’ils doivent surveiller, mais dans notre cas, ce sont les dragonnes, » avait déclaré Elliessara.

« Il n’y a rien de pire qu’une princesse rusée nous volant un fils ! » déclara le roi.

« Ne vous occupez pas de lui, Alkelios. Il est un peu… contrarié, car il a récemment découvert la cible de la première princesse d’Embryger, » rigola la reine.

« Oh… alors ce n’est pas une bonne chose, non ? » demandai-je en plissant les sourcils.

« Au contraire, ça l’est. La première princesse de cet empire n’est pas aussi rusée et insaisissable que certaines de ses plus jeunes sœurs, et celui qu’elle vise est en fait le second prince adoptif, Kryogan, qui y est ambassadeur. S’ils forment un couple, tout droit au trône lui sera automatiquement refusé, et elle n’aura pas beaucoup d’autorité au sein de l’empire. Les enfants adoptés n’ont aucun droit au trône, c’est donc comme épouser un noble d’un autre pays, » avait expliqué la reine.

« Eh bien, je crois que j’ai compris l’essentiel maintenant..., » dis-je.

« Ne vous inquiétez pas, jeune homme, avec le temps, vous apprendrez les tenants et aboutissants de notre royaume. Vous avez une fiancée et des amis puissants pour vous guider sur votre chemin, » déclara Feryumstark.

« En effet, y compris la reine Elliessara, mais en parlant de cela, devrais-je vérifier votre statut maintenant et voir ce dont nous avons besoin pour vous guérir ? » lui avais-je demandé.

« Eh bien, je suppose. S’il vous plaît, faites-le. » Elle acquiesça.

« Afficher le statut d’Elliessara Seyendraugher. » Dis-je, et la fenêtre que j’étais le seul à pouvoir voir apparu.

Nom : Elliessara Seyendraugher

Espèce : Dragonne supérieure de la haute lumière

Statut de l’éveil : 6 conditions achevées sur 6

Niveau : 1207

Force : 1245 (6556)

Vitesse : 540 (7868)

Dextérité : 2310 (9378)

Magie : 6540 (12 980)

Chance : 55

Excellence magique : 43 %

Bonus actuel : Dompteur de Dragon <multiplie par 5 l’absorption de force et énergie magique ainsi que la vitesse d’apprentissage>

Sagesse des anciens : Buff obtenu lors de l’éveil supérieur. Offre à l’individu une nouvelle vision du monde. Augmente l’intuition de la personne. Confère à la personne l’aura d’un sage.

Malus actuel : Poison de la mort de Dieu : Poison à action lente qui paralyse les canaux magiques de la victime, les amenant lentement à la mort par paralysie. Cela fonctionne particulièrement bien pour ceux ayant atteint l’éveil supérieur. À sa mort, le corps est imprégné de magie absorbée par le poison au fil des ans et en fait une sangsue ayant pour seul but d’éradiquer toute vie à moins de 600 km de son lieu de ponte. C’est l’unique poison connu qui affecte même les immortels dotés de puissantes capacités de régénération. On dit que c’est le poison utilisé pour tuer le dieu qui deviendra par la suite le premier dieu noir. Temps restant jusqu’à la transformation en sangsue : 4 ans 2 mois 9 jours 4 heures 20 minutes. Type de sangsue basé sur l’énergie magique absorbée : Sangsue suprême. Barman : nécessite un grand alchimiste divin pour le préparer. Cure : Potion aux larmes de Lumenos, Lumenya et Nocturnia.

Ingrédients : Une goutte de sang royal humain, des larmes de joie de la reine des elfes, une dent de lait de la royauté Relliar, de la poudre d’alliage Celestium-Zaradin infusée de magie naine ancienne, de la poudre d’os de la corne d’une wyrm squelettique, de la poudre d’écaille de dragon de la Haute flamme, de la Haute glace, de la Haute lumière, des Hauts ténèbres, de la Haute terre, de la Haute autorité, des feuilles d’une Plante Soigne-Tout, de l’eau enchantée, du jus d’orange.

Quand j’avais lu les ingrédients à haute voix, j’avais eu l’impression que le roi et la reine me regardaient avec des yeux de poisson morts.

« Et… jus d’orange… au moins, un ingrédient est facile à obtenir..., » avais-je souligné en faisant un sourire.

« Qu’est-ce qu’une orange ? » demanda le roi.

« Hein ? » Je clignai des yeux, surpris.

En cliquant sur l’ingrédient, les informations suivantes étaient apparues.

Jus d’orange : le jus extrait du fruit appelé douce orange. L’arbre qui le produit est un hybride entre un arbre Pomelo et d’un Mandarin. L’empire humain d’Akutan utilise les oranges comme plante sacrée pour déterminer le prochain souverain. Le rituel consiste à faire en sorte que les princes et princesses essaient de cultiver un oranger doux à partir du même Pomelo et Mandarin. La culture et la consommation d’orange hors du palais impérial et dans tout autre royaume humain sont considérées comme illégales et passibles de la peine de mort.

« Oh, pour l’amour de..., » j’avais presque fini ma phrase.

« Soupir… Bien que nous ayons la méthode, penser que c’était dans les endroits les plus inaccessibles de tous... » Le roi secoua la tête.

« Eh bien, cela dépend de la façon dont on le regarde. Honnêtement, je trouve que les autres ingrédients sont encore plus troublants à obtenir..., » soulignai-je.

« Un voleur doué pourrait voler quelques oranges. La seule chose dont nous aurions à nous préoccuper serait le contrecoup de l’empire. S’ils le découvraient, une invasion serait le moindre de nos soucis..., » suggéra la reine.

« Je pourrais aller là-bas et kidnapper le prince ou la princesse sachant comment en faire pousser, non ? » Demandai-je.

« Vous réalisez que c’est une terrible idée, non ? » me demanda-t-elle en plissant les yeux.

« Euh… en quelque sorte ? » Je penchai la tête vers la gauche.

Pour être honnête, j’avais trouvé cette idée comme étant la plus… intéressante et amusante de toutes.

« En effet, que ferons-nous avec le membre de la royauté après ? » Demanda Feryumstark.

« Je ne sais pas… je pense que faire l’échange contre un traité de paix ? » avais-je demandé.

« Cela pourrait fonctionner… je pense, mais rien ne les empêche de nous attaquer par la suite, » avait déclarer Elliessara.

« Eh bien, c’est compliqué... » Je hochai la tête et croisai les bras.

« Il y a aussi cette Plante Soigne-Tout… dont je n’ai jamais entendu parler… quant aux écailles de dragons, ces individus doivent être pleinement éveillés, » avait souligné Feryumstark.

« Ah, je pense que nous pourrons utiliser certaines de miennes au besoin. Vos Majestés ont à la fois les écailles de l’autorité et celle de la lumière, nous aurions juste besoin de trouver le reste, » suggérai-je.

« Vous savez, j’ai toujours pensé que les gens craignaient les dragons supérieurs d’un Haut élément en raison de leur capacité à contrôler les éléments, mais je commence à penser que c’est aussi parce que leurs écailles peuvent servir d’ingrédients pour ce genre de potions, » déclara Elliessara avec un soupir.

« Ne vous inquiétez pas, Votre Majesté. Nous serons sûrs de trouver le remède pour cela ! De plus, nous avons déjà l’un des ingrédients ! » déclarai-je en activant le trou noir.

De là, j’avais sorti la plante que j’avais découverte en rencontrant Seryanna. C’était la plante qui valait environ 30 pièces d’or. Sa rareté faisait monter son prix. Bien sûr, ce n’était pas la même plante, mais une autre que j’avais trouvée lors de mes voyages dans la forêt Seculiar. Celle que j’avais trouvée avec Seryanna avait été laissée avec Kataryna ou vendue, je ne me souvenais plus de ce qui lui était arrivé. Beaucoup de choses s’étaient passées depuis et j’avais en quelque sorte oublié.

« C’est une Plante Soigne-Tout, si je ne me trompe pas, on peut utiliser ses feuilles et ses pétales pour faire un thé spécial pour aider à ralentir les effets du poison. En fait, pourquoi n’utilisez-vous pas celle-là uniquement pour cela ? J’en ai plusieurs autres, et je pourrais probablement en trouver d’autres en le souhaitant. Si nous en donnons à un botaniste, peut-être qu’il trouvera un moyen de la cultiver ? » avais-je suggéré en plaçant la plante sur la table.

« Honnêtement, je ne sais pas quoi dire… Est-ce vraiment correct ? » demanda Elliessara.

« Oui. » Je hochai la tête.

« C’est une bonne nouvelle alors ! Hahaha ! Mais qu’en est-il de cette eau enchantée ? » Demanda le roi.

« C’est un type d’eau spéciale faite par un alchimiste. Je peux le faire, alors pas besoin de vous en soucier. Bien que je suppose que je devrai me faire quelques plans de voyage pour obtenir le reste, » déclarai-je en me grattant l’arrière de la tête.

« Je vais immédiatement envoyer mes meilleures dragonnes en tant qu’ambassadrice auprès des elfes, des relliars et des nains pour organiser une visite de votre part. Pour ce qui est des humains, je vais devoir consulter Brekkar et voir si nous pouvons obtenir des oranges sans déclencher une autre invasion… peut-être que Kataryna pourrait connaître quelqu’un, » avait déclaré Feryumstark alors qu’il faisait déjà des projets dans son esprit.

« Avec les événements récents, je vais une fois de plus prendre la direction des opérations et conseiller Elovius sur les problèmes à résoudre immédiatement, » avait déclaré Elliessara.

« Alors, que dois-je faire ? » demandai-je en clignant des yeux surpris.

« Préparez-vous pour le prochain tournoi ! Vous ne participerez pas, mais je vous ai organisé l’ouverture avec quelqu’un ! Je vous promets qu’il va certainement bien se battre ! » Feryumstark éclata de rire.

« Compris... Attendez, quoi ? » avais-je dit, puis j’avais penché la tête.

« Comme le tournoi avait été à l’origine créée pour rassembler des forces compétences au sein de l’armée de Brekkar, j’avais ordonné la veille que celui-ci devienne un tournoi destiné à repérer de puissants dragons aspirant à une carrière militaire. Les inscriptions ne sont plus limitées à l’armée de Brekkar. Toute personne avec une épée peut participer, mais ne doit pas être un criminel recherché ou d’une organisation suspecte. À cet égard, j’ai ordonné à Thraherkleyoseya Draketerus de s’occuper de tout ça habilement. » Expliqua la reine d’un ton doux.

« Euh… OK… je ferai de mon mieux alors, » déclarai-je avec un sourire forcé.

« Alkelios, » déclara Elliessara en me faisant un sourire chaleureux. « Merci de nous aider… je suis heureuse de savoir que tous les humains ne sont pas mauvais. Peut-être qu’avec le temps, nous pourrons mettre fin à ce conflit fatigant. C’est en quelque sorte un de mes rêves et vous… vous êtes la preuve vivante que je peux encore espérer que cela se réalise. »

« Pas de problème ! C’est ce que font les amis ! Ils s’entraident ! » Répondis-je d’un ton désinvolte en lui faisant un signe du pouce.

« Un ami… ça sonne bien..., » dit-elle avec un doux sourire.

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