100 en Chance et une Compétence en Domptage de Dragons – Tome 2 – Chapitre 35

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Chapitre 35 : Puis-je sacrifier… ?

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Chapitre 35 : Puis-je sacrifier… ?

Partie 1

Marook était une ville intéressante remplie de toutes sortes de personnes et même un petit lac se trouvant dans ses murs. Quand nous étions arrivés ici, je n’avais aucune idée que quelque chose comme ça existait. J’avais dû me renseigner à ce sujet l’autre jour quand nous étions en train de faire les courses. Mon cerveau pensait que ce serait une bonne idée de gifler le derrière de Seryanna. Son coup de poing à mon visage m’avait fait changé d’avis... La vue du ciel était plutôt belle, et j’avais appris que je pouvais supporter des dégâts de niveau surhumain. J’avais atterri au beau milieu du lac, effrayant un couple de tourtereaux qui s’embrassait dans un bateau.

Plus tard dans la soirée, la dragonne rousse m’avait regardé durement, mais à la fin de la journée, elle se calma et me permit de l’embrasser à nouveau. C’était une leçon que je n’oublierais jamais.

Le lendemain, je m’étais réveillé tôt le matin et j’avais reçu une leçon de maniement de l’épée par Kataryna. Elle était également très désireuse de me planter avec son épée. Le moins que l’on puisse dire, c’était que je ne pouvais même pas donner un seul coup à la dragonne. Elle était beaucoup trop agile et forte, mais le plus important, c’était que je manquais de la capacité à contrôler correctement mon corps amélioré. Sans compter sur aucune de mes capacités, ou améliorations, je me sentais léthargique et maladroit, mais je m’améliorais. Donc c’était une bonne chose.

Puis, après le déjeuner, nous avions rassemblé nos affaires et avions quitté l’auberge. Il était temps de quitter Marook et de nous diriger vers la ville voisine. Les khosinnis étaient déjà préparés par Seryanna, donc tout ce que nous avions à faire était de les monter et de partir. Comme d’habitude, j’avais utilisé le même que ma copine.

Environ cinq minutes après que nous ayons quitté Marook, je leur avais demandé. « Donc, nous nous dirigeons vers Toros, n’est-ce pas ? »

« Hm, pas vraiment, c’est juste une ville moyenne au bord du Grand Gouffre ou de la Cicatrice Sombre comme beaucoup l’appellent, » répondit-elle.

« Cicatrice Sombre ? Ne me dis pas que des démons y apparaissent ou des monstres effrayants ? » demandai-je.

« Rien de la sorte, bien que les monstres volants et les monstres d’ombres aient tendance à faire leur nid là-bas. Malgré cela, la région autour de Toros est utilisée par les aventuriers pour chasser et augmenter leur force. Ils sont environ deux fois moins forts que ceux de la forêt Seculiar. »

« N’est-ce pas très fort ? De plus, le danger des monstres ne devrait pas diminuer en nous approchant de la capitale ? » demandai-je en plissant les sourcils.

« Pourquoi cela serait ainsi ? » demanda-t-elle en penchant la tête comme si je venais de dire quelque chose de bizarre.

« Eh bien, la capitale est censée être la zone la plus calme de toutes les villes, il serait donc naturel que les nids de monstres aux alentours soient détruits, n’est-ce pas ? » j’avais expliqué mon point de vue.

« Ce n’est certainement pas le cas, » elle secoua la tête.

« Alors ? » Je fronçai les sourcils.

« Les monstres font leurs nids dans les zones remplies de magie et obtiennent ainsi les meilleures conditions pour les jeunes. Comme certains d’entre eux peuvent passer de bébé à adulte en quelques jours, ils peuvent s’emparer de la région environnante en peu de temps. Nous avons également remarqué que même si nous ne les traquons pas, leur nombre n’atteint pas de valeurs ingérables. Tout au plus, ils ne se sépareront pas en deux groupes en cherchant un autre emplacement pour un nid. Cependant, si nous les traquons trop, ils pourraient finir par apparaître plus fréquemment et montrer des signes de comportements beaucoup plus violents que leurs générations précédentes, » avait-elle expliqué.

« Euh, donc en d’autres termes, l’écosystème de la région est équilibré aux habitudes de chasses des dragons ? » demandai-je en plissant les sourcils.

Cependant, cela avait du sens. Les dragons et toutes les autres espèces humanoïdes dans ce monde n’étaient pas nés hier, ils avaient des histoires s’étalant sur des milliers d’années. Dans une si longue période de temps, il était hautement improbable que des chasseurs trop zélés ou des croisades contre des monstres n’arrivent pas. En conséquence, leur nombre aurait chuté de manière drastique et ils auraient fini par s’éteindre, mais cela ne semblait pas être le cas.

J’avais eu le sentiment que le taux de natalité élevé s’était développé au fil du temps, peut-être en raison de la chasse accrue des espèces humanoïdes. Ensuite, il y avait les autres monstres qui étaient chargés de magie et corrompus d’une manière ou d’une autre. Si les dragons et les monstres corrompus commençaient à chasser les monstres normaux, leur extinction serait arrivée en quelques années.

Euh, j’ai l’impression d’avoir mal à la tête d’y avoir trop réfléchi..., pensais-je en me frottant les tempes.

« Est-ce que tu vas bien ? » Seryanna m’avait demandé ça quand elle avait vu mon expression troublée.

« Oui, je pense que mon cerveau a juste eu un court-circuit, » avais-je répondu en souriant.

« Un quoi ? » elle fronça les sourcils.

« Cela signifie que j’ai mal à la tête... argh... quoi qu’il en soit, les monstres font leurs nids dans les zones les plus appropriées pour leurs espèces en utilisant la magie pour grandir, non ? » avais-je demandé.

« Oui, » elle hocha la tête.

« Bon..., » j’avais hoché la tête.

Poussant un soupir, je m’étais appuyé sur son dos et avais enterré mon visage dans sa nuque.

« A-Alkelios ? » Elle était un peu troublée.

« C’est confortable... ton parfum aussi... Je t’aime, Seryanna..., » marmonnai-je.

« Mes sentiments sont réciproques..., » elle laissa échapper un soupir et garda les yeux sur la route.

Nous avions campé cette nuit dans la nature, et comme d’habitude, je m’étais entraîné avec Kataryna jusqu’à ce que je tombe de fatigue. Et une douche plus tard avec l’aide d’un sort d’eau, ainsi que plusieurs bouchées de viande cuite dans mon estomac, j’étais prêt à me coucher, mais juste au moment où j’allais entrer dans ma tente, Seryanna m’avait appelé.

« Alkelios, as-tu un moment ? »

En la regardant et en voyant son charmant sourire, même si mon corps était sur le point de s’écrouler comme un château de sable, je trouvais tout de même de l’énergie pour sourire et dire « bien sûr ! »

« Très bien, suis-moi..., » elle se leva et commença à s’éloigner du camp et des deux dragonnes fouineuses. « Vous deux, restez assises ! » leur ordonna-t-elle au moment où elles avaient essayé de nous suivre.

« Tch ! » Kataryna avait fait claquer sa langue et était retournée au camp traînant par la queue Kléo.

« Mais je ne veux pas ! » Se plaignit la dragonne à écailles noires.

Avec les deux fauteurs de troubles à distances, nous avions marché à travers les plaines épaisses, en regardant les étoiles. Seryanna était juste à côté de moi, et je pouvais sentir mon cœur battre très fort, et monter en rythme, plus le silence entre nous se prolongeait. Même si le ciel n’était pas parfaitement dégagé, il faisait bon pour une nuit.

« Awoooo ! » Hurla un loup quelque part au loin.

« Euh..., » j’avais tressailli en l’entendant.

« Détends-toi, ce n’est probablement qu’un mouton... » Gloussa Seryanna.

Un quoi ? pensais-je confus.

« Les loups et Dayuks ne sont-ils pas censés hurler ? » avais-je demandé.

« Ils le font, mais le hurlement du mouton est un peu différent. Si tu écoutes attentivement, ce n’est pas aussi féroce, » elle plaça ses paumes derrière ses oreilles et ferma les yeux.

« Awoooo ! » Hurla à nouveau le ‘mouton’.

« Ce monde à des animaux étranges..., » grognai-je en me demandant comment les moutons avaient fini par devenir plus vicieux et dangereux que les loups ou les Dayuks.

« Ne t’inquiète pas, si l’un d’eux essaie de te mordre, je te protégerai ! » déclara-t-elle en me tenant la main en souriant.

Ses joues étaient rouge vif, et j’étais certain que les miennes l’étaient aussi. Mon pouls était assez élevé pour commencer, et maintenant je lui tenais la main, je pouvais sentir mon cœur battre encore plus vite.

Être avec elle comme ça, juste nous deux, était... sympa. Je n’avais pas eu la chance de l’être avec quelqu’un sur terre, mais jusqu’à présent, je croyais avoir fait du bon travail en tant que petit-ami. Ça ou j’étais embarrassant au point ou même Seryanna ne pouvait me le dire.

D’un autre côté, bien que je sois un jeune adulte, fraîchement arraché à l’adolescence, j’avais un remarquable contrôle de moi. Je ne pensais pas constamment à des façons d’aller de l’avant et récemment, j’avais commencé à réfléchir plus avant d’agir. Peut-être que c’était le résultat de mon entraînement, ou peut-être que le changement soudain dans mon mode de vie avait donné un coup à mon cerveau dans le bon sens. De toute façon, j’étais content de ne pas agir de manière idiote avec Seryanna. La dernière chose que je voulais, c’était qu’elle en vienne à me détester.

Bien sûr, il y avait une grande part de moi qui voulait faire ces bêtises, et amener la belle dragonne dans ma chambre pour un moment intime entre nous deux.

« Tu sais, je pensais..., » déclara-t-elle en levant les yeux vers le ciel, le dos tourné vers moi.

Mes yeux s’étaient directement dirigés vers ses fesses.

Meh, je suis un humain. Je vais excuser mes mauvais instincts. Pensais-je calmement.

« À propos de quoi ? » Demandai-je.

« À notre propos... » M’a-t-elle dit.

Oh, mon Dieu, s’il te plaît, ne me dit pas que c’est l’une des discussions avant de rompre ! avais-je paniqué.

« Est-ce bon ou mauvais ? » demandai-je timidement.

« Je ne sais pas..., » elle inclina la tête vers la gauche, mais ne se retourna pas pour me regarder.

« Eh bien, dis-le..., » je laissai échapper un soupir en priant que je ne me fasse pas jeter.

« Quand j’ai vu Kléo et Iolaus, ça m’a fait penser au futur..., » elle me regarda, mais évita mon regard.

« Le futur ? » Demandai-je en levant un sourcil.

« Oui... tu es humain et même pas de ce monde, alors que je suis une dragonne et une chevalière. Les choses pourraient devenir compliquées pour nous deux. Ta durée de vie, ton espèce, ta lignée... alors qu’ils ne m’intéressent pas, pour d’autres... cela pourrait être vu de manières défavorables, » expliqua-t-elle.

Je pense qu’elle a dit un mot qui ne s’est pas traduit correctement..., pensais-je en secouant la tête. « Ça arriverait... même si j’étais un dragon, il y aurait toujours des gens qui seraient contre nous. Tu as une bonne position politique, donc du point de vue noble, tu es un ticket pour plus de pouvoir. Cela signifie que beaucoup voudraient te courtiser ou te faire porter leurs enfants afin d’utiliser ton influence, » avais-je dit en soupirant.

« Cependant, je ne pense pas que j’aie autant d’influence et de pouvoir, » elle fronça les sourcils de désapprobation.

« Toi, peut-être, mais ces idiots, qui sait ? » J’avais haussé les épaules.

« ... Vrai. De telles choses sont après tout arrivées par le passé, » elle se retourna à nouveau.

« Donc, est-ce que cela te dérange ? » demandai-je.

« Oui..., » elle laissa échapper un soupir.

« Ne me dis pas que tu as un fiancé ! » avais-je dit en état de choc.

« NON ! » avait-elle rétorqué avec ses joues rougies.

« ... C’est bon ! » j’avais laissé échapper un soupir de soulagement.

« Mais avec grand-père récupérant sa force et moi était la chevalière d’une princesse... ce n’est pas tout à fait improbable que j’en aie un rapidement, surtout une fois éveillée, » déclara-t-elle en serrant fortement sa poitrine.

« Je vois... que se passerait-il alors ? » demandai-je.

« Si... » Elle prit une profonde inspiration et me regarda dans les yeux. « Si le roi est celui qui l’ordonne, je ne peux le refuser. Mais si un duc ou un marquis le décide, j’aurai encore une chance de refuser si la princesse l’annule. »

« Je ne comprends pas. Ne devrais-tu pas être celle décidant qui épouser ? » demandai-je en fronçant les sourcils.

Après tout, Cela semblait ridicule.

***

Partie 2

« Si je devais avoir un fiancé, alors ils ne peuvent décider égoïstement pour moi. Mon mariage serait aussi vu comme un moyen de me garder dans le royaume ou un moyen de me retenir. Annuler un engagement existant ne peut être fait que si le roi approuve. Mais tout ce gâchis pourrait arriver seulement parce que je suis une chevalière et la petite-fille d’un puissant général. C’est pourquoi je suis désolée..., » elle secoua la tête.

« Hey, il n’y a pas besoin de s’excuser, » j’ai souri et enroulé mes bras autour d’elle. « Ce n’est pas écrit dans la pierre que ça va arriver comme ça, et d’ailleurs, tout ce que j’ai à faire est de prouver ma valeur devant le roi, n’est-ce pas ? » demandai-je.

« En effet, » elle hocha la tête.

« Alors, il n’y a rien à craindre ! » J’ai souri.

« Est-ce que cela signifie que tu es prêt à demander ma main quand nous arriverons à la capitale ? » me demanda-t-elle.

Mon esprit s’était arrêté pendant quelques secondes alors qu’il tentait de traiter la logique derrière ce qu’il venait de se passer.

Ai-je juste ? Qu’est-ce que… Je ne comprends pas… Comment ? HEIN ?! avais-je pensé pendant que les pièces du puzzle s’assemblaient.

Donc, la conversation avait commencé comme ceci : Seryanna avait dit qu’elle avait quelque chose à me dire, puis nous avions fini par parler de la façon dont je ne serais pas approuvé par le roi à cause d’un possible mariage, mais alors… Pourquoi et quand la conversation avait-elle fini sur ça ?!

« Euh…, » j’avais cligné des yeux en raison de la surprise.

« Je suis désolée… C’est..., » elle baissa les yeux quand elle me vit hésiter et se retourna.

Ah merde ! Je l’ai maintenant fait ! J’avais reculé.

Les chances qu’elle commence à pleurer en ce moment étaient assez élevées…

La seule chose qui n’entrait pas dans mon crâne était le fait que c’était une société différente, une civilisation différente et une espèce différente. L’idée du mariage, des relations et d’autres choses semblables étaient assez différentes de ce que je connaissais sur terre. Notre société nous permettait d’être détendus quand il s’agissait de ce genre de choses. La première petite amie ne voulait pas toujours avoir la bague à son doigt. Mais ici, peut-être que les choses étaient différentes ?

« Seryanna… j’ai..., » j’étais arrêté et j’avais dégluti.

Je dois penser à cela… qu’est-ce que le mariage signifie pour elle dans cette vie ? Qu’est-ce que cela signifie pour moi ? Moi, je n’ai que dix-huit ans ! Je suis trop jeune pour mourir ! Euh… je veux dire me marier… Suis-je en proie aux idées fausses de la terre concernant le mariage ? pensais-je et j’avais du mal à trouver une réponse, mais pendant que j’étais comme ça, le dos de Seryanna semblait terriblement isolé.

En déglutissant et en prenant une profonde respiration, j’avais enlacé la dragonne par-derrière.

Maintenant quoi ? pensais-je tout en écoutant les battements de son cœur.

« Alkelios ? » avait-elle demandé après un moment, voyant que je ne parlais pas.

« C’est trop dur pour moi de répondre maintenant… je ne peux pas… Sur Terre les choses ne sont pas aussi… strictes qu’elles le sont ici. Je suis désolé..., » déclarai-je.

« Non, je devais être celle s’excusant… pas même une fois, j’ai pensé au fait que tu ne savais peut-être pas comment cela fonctionnait ici. Même sur le continent humain, ces choses sont assez similaires. Ici, les membres de la famille royale et les nobles agissent souvent comme des entremetteurs pour ceux de rang inférieur, » répondit-elle en me touchant la main.

À ce moment, j’avais vu une larme couler sur sa joue.

Je l’ai fait pleurer… super ! avais-je pensé.

« D’où je viens, les choses ne fonctionnent certainement pas comme ça… Est-ce trop pour moi de te demander d’attendre jusqu’à ce que nous arrivions à la capitale pour te donner ma réponse ? » lui demandai-je en lui faisant un baiser sur la joue.

« Non, c’est parfaitement normal… à moins qu’un ordre ne vienne du Roi ou que les nobles me harcèlent à ce sujet, il nous reste encore du temps pour décider, » répondit-elle d’un ton doux.

« Je comprends, merci, » je l’ai libérée de mon étreinte, et elle s’était tournée vers moi.

« Je t’aime, Alkelios… C’est pourquoi pour moi, il n’y a aucune hésitation dans mon cœur, » déclara-t-elle avec un sourire alors qu’elle pleurait.

« Je t’aime aussi… et je sais que normalement, je ne devrais même pas avoir à y penser à deux fois, » je secouai la tête. « Mais je suis qu’un stupide humain… Notre esprit travaille de manière stupide… Oui, nos esprits travaillent de manière stupide et à moins que je ne me débarrasse du doute, je n’aurais pas la paix. Je t’aime, mais l’idée de t’épouser est étrange. Je t’aime, mais quand je pense à toi comme ma femme, les rouages arrêtent de tourner dans ma tête…, » je secouai la tête et montrai que je n’étais pas du tout à l’aise avec l’idée.

« En effet, tu es un humain stupide. Si tu m’aimes, si tu veux me donner quelque chose et être avec moi, alors pourquoi hésiter ? » demanda-t-elle.

« Je ne sais pas..., » j’avais baissé les yeux.

« Je vois… peut-être que tu ne... » Je ne la laissai pas finir ces mots et lui volai les lèvres d’un baiser.

« Ne dis pas ça ! Ce doute est seulement présent parce que je suis encore jeune et peu sûr, quand il s’agit de choses comme ça. Sur Terre, les gens se marient après avant d’avoir dépassé les 20 ans, certains même après 30 ans. Tu es déjà une adulte à mes yeux, mais je suis encore un enfant. C’est pourquoi… donne-moi juste le temps de remettre en ordre mes pensées. Si, quelque chose, ici… je voudrais avoir tout le temps dont j’ai besoin pour prendre la bonne décision quant à savoir si nous devions ou non nous marier ! » avais-je déclaré.

De cette façon, même si j’étais un imbécile, je serais capable de prendre la meilleure décision pour nous. Même si j’avais attendu jusqu’à la dernière seconde, grâce à ma chance, ça devrait aller. J’espérais et pariais sur cela.

« Très bien. Mais, tu sais… je ne vais pas te laisser t’échapper pour m’avoir fait pleurer, » elle avait un doux sourire puis elle m’embrassa à nouveau.

« Je suis désolé… Comment puis-je me faire pardonner ? » lui demandai-je.

« Tu auras une séance d’entraînement avec moi maintenant, et n’utilises pas ta chance ! De plus, tu me laisseras te frapper quelques fois. »

Son doux sourire m’avait fait froid dans le dos.

« Euh… on ne peut pas en parler ? » demandai-je.

« Tu as fait pleurer une jeune fille ce soir, alors non ! » gloussa-t-elle en essuyant sa dernière larme.

J’avais laissé échapper un gémissement, mais elle m’avait ensuite fait un autre baiser. Celui-ci était très long et était profond.

Quand nous nous séparâmes les lèvres, elle avait rougi.

« Ne fuis pas… quelles que soient les adversités que nous puissions affronter, nous les traverserons ensemble..., » me déclara-t-elle avant de m’embrasser à nouveau.

Je n’avais pas le droit de me défendre contre ça, et ses mots étaient une sorte d’encouragement dans la bataille avec mes propres doutes et craintes. Ils avaient été très bien accueillis.

Cette nuit-là, après m’être littéralement détruit, je commençai à me demander si je ne deviendrais pas masochiste à cause d’elle. Nous étions allés nous coucher dans la même tente. Seryanna s’était endormie dans mes bras avec un sourire heureux sur les lèvres, alors que je repensais à tout ce que je disais aujourd’hui, sous les gémissements et les supplications pendant les séances d’entraînement. Je me souvenais aussi de ce que j’avais dit à Iolaus et de ce qui s’était passé pendant cette nuit où j’avais pour la première fois embrassé Seryanna.

En effet, pour moi, toute cette expérience avait été extrêmement précipitée. C’était comme si quelqu’un avait sauté dans une voiture de sport en appuyant sur l’accélérateur et conduisait comme un fou à l’heure de pointe. Ils ne s’arrêtaient pas pour la grand-mère traversant la rue ou bien pour les feux rouges. Ils n’avaient même pas arrêté quand le signal rouge était apparu. En dépit de tout cela, j’avais dû prendre des notes et absorber toutes les informations autour de moi.

C’était trop rapide pour un humain normal, mais… j’avais la capacité Héros passive. Peu importe combien je me plaignais, j’étais conscient de ma croissance rapide, sans parler du fait où il y a des moments où j’avais l’impression d’être dans un jeu en réalité virtuelle. Même ainsi, ces sentiments que j’avais avec Seryanna étaient la vraie affaire. Je l’aimais vraiment de tout mon cœur.

Peut-être que c’était parce qu’elle m’avait sauvé ? Peut-être que c’était parce que je l’avais dans mes bras tout ce temps ? Peut-être que c’était parce qu’elle était belle, forte volontaire, rousse ? Il y avait beaucoup de peut-être qui aurait pu être l’étincelle qui aurait enflammé cet amour, mais à la fin… ce qui importait était le résultat.

J’aime cette femme… j’aime Seryanna, mais… pensais-je en regardant son visage endormi. Mais tu es une dragonne…

À la fin… la raison pour laquelle j’avais tellement peur de ce mariage n’était pas parce que les coutumes étaient différentes… C’était juste moi qui étais différent et qui la regardais avec des yeux différents juste parce qu’elle n’était pas de la même espèce. C’était une peur biologique et instinctive qui me disait que je ne pouvais pas être avec elle en tant qu’humain, mais abandonner mon humanité était quelque chose que je craignais encore plus.

Je me demande… Puis-je sacrifier ma connexion avec la Terre, le sang de mes parents coulant dans ses veines, mon espèce et tout ce que je suis ou pourrais être en tant qu’humain ? Puis-je sacrifier tout cela pour la femme que j’aime ? m’étais-je demandé en caressant doucement sa joue.

Pour certains, c’était une question à laquelle ils auraient répondu sans sourciller, mais pour moi c’était une question à laquelle je ne pouvais répondre. En fin de compte, était-ce moi qui avais tort de penser comme ça, ou était-ce quelque chose de normal pour un être humain ?

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