100 en Chance et une Compétence en Domptage de Dragons – Tome 2 – Chapitre 31

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Chapitre 31 : La promesse impossible

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Chapitre 31 : La promesse impossible

Partie 1

***Point de vue d’Alkelios***

Nous étions retournés à la surface sans aucun problème, Iolaus et Kléo étaient tous deux en sécurité, bien que j’avais découvert que le grand Paladin s’était évanoui quelque part en chemin. Je devinais qu’il avait probablement vu une araignée, avait crié comme une petite fille, puis s’était écrasé dans un mur en la fuyant !

Pendant que je parcourais les couloirs sombres et humides, les monstres ici nous permettaient de passer sans problème, alors qu’aucun piège ne s’activait. Le donjon tenait apparemment sa parole, mais une fois que nous serions sortis de cet endroit, j’étais sûr à 100 % que nous redeviendrons ennemis. Les donjons de ce monde n’étaient pas vivants, ils étaient des constructions magiques conçues pour aider les aventuriers à grandir ou simplement les écraser. En tant que tels, ils n’avaient que des fonctions cognitives de base.

Ce qui m’inquiétait n’était pas le donjon, mais l’humain pouvant se téléporter. Ce qui lui était arrivé avait fait de lui un monstre, même selon mes critères. Sa haine déraisonnable envers les dragons était probablement due au fait qu’il soit arrivé dans un champ de bataille, mais cela n’expliquait pas pourquoi il était là, sur le continent des dragons. S’il voulait se battre contre les dragons, alors il aurait mieux valu se joindre aux humains et prendre d’assaut leurs forteresses et leurs châteaux, en prenant leur territoire morceau par morceau.

La façon dont il faisait les choses s’apparentait à un enfant voulant ennuyer les autres. Malheureusement, il s’agissait d’un enfant puissant qui avait la capacité se téléporter quand et où il le voulait. Pour autant que je puisse dire, il n’avait pas de limites, ou plutôt, je ne pouvais les déterminer pour le moment.

« Ça va être gênant..., » me plaignis-je en sortant du donjon.

Dehors, le ciel était vraiment nuageux, annonçant une tempête. Quant à l’heure qu’il était, je n’en avais aucune idée, peut-être tôt le matin ? À l’intérieur du donjon, j’avais perdu la trace du nombre d’heures passées.

Hélas, il était temps pour nous de revenir vers nos amis et de ramener à la maison de bonnes nouvelles.

« Nous sommes finalement sortis… Je pensais mourir là-bas ! » Kléo était soulagée de revoir le ciel.

« Si tu étais morte, ta sœur m’aurait fait te faire sortir de là avec une pioche. Considérant les chances, je t’aurais trouvé… finalement, » déclarai-je en faisant un sourire ironique, et elle avait ri.

« Oui, ce serait tout à fait vrai ! Hahaha ! » ria-t-elle de plus belle.

« Bien, rejoignons-les… elles doivent être en train de se reposer après la longue bataille, » avais-je souri.

Portant le paladin inconscient, nous étions retournés au village. Les signes d’une grande bataille étaient présents partout. Le sol était carbonisé, marqué et retourné. C’était comme si un monstre déchaîné avait été lâché ici, ou des dragons en furie.

Nous n’avions pas vu de morts-vivants sur notre chemin vers le village. Avec le camarade humain parti, le donjon avait probablement repris ses occupations normales et avait rappelé toutes ses forces. Nous étions passés devant un certain nombre d’entre eux en sortant, mais aucun ne nous avait attaqués.

En arrivant au village, nous avions été accueillis par une dragonne rousse inquiète. Elle s’était précipitée en nous voyant.

« Alkelios ! Kléo ! » avait-elle appelé.

« Nous sommes de retour ! » avais-je répondu en agitant la main.

S’arrêtant devant nous, Seryanna déclara : « Je suis contente de vous voir tous deux sains et saufs. Que s’est-il passé ? » elle regarda derrière nous et vit le paladin assommé et puis elle regarda de nouveau vers moi. « Est-ce qu’il va bien ? »

« Euh, beaucoup de choses… Quant à ce type, eh bien… je ne sais pas, » déclarai-je en haussant les épaules et regardant Kléo. « Apparemment, il a sauvé Kléo..., » ajoutai-je, et la dragonne confirma avec un hochement de tête.

« Ce gars ? » demanda Seryanna incrédule.

« Eh bien, c’est bon pour l’instant. Rentrons au village et prenons quelque chose à manger… je meurs de faim ! » déclarai-je en tapotant mon ventre pour l’empêcher de grogner.

« Nous sommes un peu affamés et fatigués..., » déclara Kléo en souriant faiblement.

« Je comprends, » Seryanna acquiesça puis m’embrassa. « Je suis heureuse que vous soyez vivants, tous les deux, » ajouta-t-elle.

Après avoir déposé notre « bagage supplémentaire », aux paladins les plus proches, nous avions été conduits à l’une des maisons qui nous avaient été fournies comme abris temporaires. Apparemment, les habitants étaient très heureux que nous ayons sauvé leurs écailles de la menace de l’invasion de morts-vivants.

Une fois que nous avions mangé un repas revigorant, à la fois moi et Kléo avions raconté nos parties individuelles de l’histoire. Je n’épargnais aucun détail et expliquais en détail ce que j’avais découvert à propos de ce camarade terrien.

« Si tous les humains venant de ton monde sont aussi puissants, alors… nous pourrions être confrontés à une crise, » déclara Kataryna en se frottant le menton.

Elle et Seryanna avaient écouté avec une expression sérieuse, mais c’était la première fois que l’une d’elles disait quelque chose.

« Nous ne savons pas avec certitude. Je sais que j’ai eu une croissance énorme grâce à la compétence Dompteur de Dragon, » déclarai-je en acquiesçant.

« Pourquoi crois-tu cela ? » Demanda Seryanna en fronçant les sourcils.

« Ces compétences sont dites uniques. Étant donné que leurs noms sont ridicules, quelqu’un de rationnel et calme essayerait de trouver un motif ou quelque chose pour obtenir de meilleures compétences. Pour être honnêtes, la plupart de mes compétences n’ont été obtenues que grâce à ma chance ! » déclarai-je en laissant échapper un long soupir alors que je me rappelais à quel point la première fois avait été confuse pour moi.

« Pourquoi penses-tu ça ? » demanda Kataryna.

« J’ai une compétence Poulet Éclair ! Qui me permet d’invoquer un Phœnix de niveau 999 ou supérieur. » J’avais répondu en plissant les yeux vers elle.

« Tu marques un point… J’aurais pensé que tu pourrais invoquer un animal de compagnie avec elle..., » avait déclaré Kataryna.

« Ah ! En parlant d’animaux de compagnie, je me demande où est ton écureuil. Je n’ai toujours pas eu l’occasion de le voir, » avais-je dit en changeant de sujet.

« Il est passé quand tu expérimentais dans ton laboratoire. Il est resté au manoir quelques jours. Grand-père s’en occupe, mais compte tenu de la saison, il est probablement à la recherche d’une compagne, » déclara-t-elle en haussant les épaules.

« Je vois… dommage. J’étais curieux de voir à quoi il ressemblait, » avais-je dit.

« Quand nous arriverons à la capitale, nous pourrons passer par une animalerie, et je t’en montrerais un, » sourit-elle.

« Haaa… Je n’ai jamais eu d’animal de compagnie, » Kataryna secoua la tête.

« Pas assez de temps pour en avoir un ? » lui avais-je demandé.

« Non… je n’ai jamais trouvé un que j’appréciais. Je ne veux pas avoir un animal de compagnie qui… eh bien… ne me va pas, » elle haussa les épaules, car elle avait du mal à expliquer la raison.

« Je vois. Et toi, Kléo ? » demandai-je en la regardant.

« J’ai passé un contrat avec un habitant des enfers. Un gars mignon, de longues dents, qui se cache dans l’ombre, et qui écoute mes ordres tant que je lui fournis de la magie. » Elle avait décrit quelque chose d’effrayant.

« C’est un larbin, pas un animal de compagnie, » déclarai-je en plissant les yeux vers elle.

« Eh bien, si tu demandes si j’ai quelque chose de VIVANT et de CE monde, la réponse est non… je n’en ai pas. Comme Kataryna, je n’en ai jamais trouvé un… me convenant, » déclara-t-elle en me faisant un sourire ironique.

« Veux-tu un animal de compagnie ? » me demanda Kataryna.

« Ouais…, » avais-je répondu en haussant les épaules.

« Eh bien, si tu trouves un jeune monstre ou un œuf, tu peux essayer de l’apprivoiser comme animal de compagnie. Si c’en est un de combat, c’est encore mieux, » déclara Seryanna en hochant la tête.

« Est-ce que ton écureuil est un animal de combat ? » demandai-je en plissant les sourcils.

« Non. C’est un animal sauvage, » elle secoua la tête.

« Hein ? » Je fronçais encore plus les sourcils face à sa réponse.

« Il y a des animaux de compagnie doux que l’on garde pour les caresser. Ils ont tendance à passer beaucoup de temps autour de toi, apprécient les câlins et sont mignons. Il y a les animaux de compagnie que l’on peut utiliser comme des khosinnis. Il y a les animaux de compagnie sauvage, que l’on garde quelques semaines, puis que l’on relâche. Ils viennent régulièrement vérifier que l’on va bien parce qu’ils nous considèrent comme un membre de sa famille ou meute. Ensuite, il y a les animaux de compagnies de combat, qui vous suivent partout et au lieu de les caresser, ils sont plus habitués à se battre à tes côtés, » avait expliqué Kléo.

« Oh ! Et les animaux sauvages peuvent également être utilisés pour établir des terrains de chasse pour éloigner les braconniers. En tant que membre de sa famille ou meute, tu serais autorisé à chasser dans leur territoire, mais il va attaquer ou venir t’avertir s’il voit un braconnier ou un dangereux prédateur, » ajouta Seryanna.

« Je vois… et je pensais que tous étaient des animaux de compagnie que l’on pouvait caresser, » déclarai-je me grattant l’arrière de la tête.

« Non. Ce ne sont que les animaux de compagnie doux. Innocent et très savoureux comme nourriture d’urgence ! » avait souligné Kataryna.

« Euh... » Je plissai les yeux vers elle.

« Quoi ? » Elle cligna des yeux de surprise.

« Rien, » avais-je secoué la tête.

Un moment de silence s’abattit sur nous, puis Kléo et moi avions commencé à bâiller. En nous regardant, nous avions commencé à rire.

« Nous devrions aller nous coucher, » avait déclaré Seryanna.

« Effectivement, les derniers jours ont été… fatigants, » Soupira Kataryna.

Avec tout le monde d’accord, nous avions pris un bain rapide. Les dragonnes en premières, puis moi. Pour être honnête, j’avais essayé de regarder, mais je m’étais arrêté en entendant la menace suivante :

« Cela ne me dérange pas que tu me regardes, Alkelios, mais si tu regardes Kataryna ou Kléo, tu dormiras dans le donjon. »

Et avant que j’aie eu l’occasion de le faire, je m’étais arrêté et étais parti.

Cette nuit-là, Kléo et Kataryna avaient dormi dans une pièce, tandis que Seryanna et moi dormions dans l’autre. Bien que nous nous soyons embrassé et étreint comme des amoureux, nous n’avions pas procédé à l’étape suivante. J’étais trop fatigué et j’avais l’impression que c’était trop tôt. Mon instinct d’adolescent me criait toujours de ne pas être idiot, car j’avais le temps… Ce n’était pas comme si Seryanna allait partir quelque part.

Le lendemain matin, je m’étais réveillé vers midi. J’étais seul dans le lit.

Avec les yeux à peine ouverts, j’avais un peu étiré mes muscles et étais sorti de la pièce. J’avais été accueilli par Kataryna.

« Bonjour, dormeur, » déclara-t-elle en souriant.

« Huh? Bonjour… quelle heure est-il ? » avais-je demandé.

« Une heure de l’après-midi. Tu as dormi pendant presque 48 heures, » rigola-t-elle.

« Hein ? Autant ?! Je n’ai rien senti..., » clignai-je des yeux de surprise.

« Ni Kléo. Fufufu ! » Elle ria à nouveau.

« Hein ? » clignai-je des yeux.

« Vous étiez tous les deux beaucoup plus fatigués que vous ne le pensiez. Franchement, nous commencions à nous en inquiéter, jusqu’à ce que Kléo se mette à ronfler, et tu marmonnais quelque chose à propos des seins de Seryanna dans ton sommeil, » ria-t-elle une fois de plus.

« Quoi ? J’ai fait quoi ? » clignai-je des yeux de surprise.

« Tu as dit qu’ils étaient rebondis et bons à tâtonner… et que ça ne te dérangeait pas de l’avoir comme femme pour le restant de tes jours, de la gâter, de l’aimer, de la caresser et de faire toutes sortes de choses avec elle. » Sourit-elle.

« Hein ? » J’étais confus et j’avais un peu peur en même temps.

Quel genre de choses ai-je dites pendant que je dormais ? Me demandai-je.

« Tu l’aurais vu rougir ! Elle t’a même giflé pour te réveiller, mais tu n’as pas eu de réaction. » Kataryna se mit à rire.

« Arg... » Je devenais gêné.

« Eh bien, de toute façon, change-toi et rejoins-nous dans la cuisine. Nous allons prendre un petit-déjeuner léger et ensuite partir, » m’avait-elle ensuite dit.

« Est-ce que tout est sûr dans la région ? » demandai-je.

Elle hocha la tête puis répondit. « Oui. Après votre retour, les morts-vivants ont cessé de sortir du donjon et celui-ci est revenu à la normale. Le ciel s’est éclairci, donc nous pouvons voyager à l’aise. »

« Je vois… eh bien, j’arrive, » avais-je dit en retournant dans la chambre.

Ai-je vraiment dit toutes ces choses dans mon sommeil ? Ou bien, est-ce qu’elle se fiche de moi ? Me demandais-je en me changeant.

Une fois que j’étais entré dans la cuisine, Seryanna se mit à rougir comme une dame innocente et détourna les yeux.

« B-bonjour, Alkelios. » Dit-elle.

Oh merde… Me dis-je en comprenant avec sa réaction que c’était vrai.

Kléo appréciait son steak. J’avais mangé tranquillement le mien. Pas un mot n’était prononcé, mais Kataryna essayait de ne pas rire de nous.

Quand ce fut fini, Seryanna s’était approchée de moi. Pendant que les deux autres quittaient les pièces, elle tira doucement sur la manche de ma chemise et baissa les yeux en rougissant.

« T-Tu… Est-ce que tu aimes vraiment autant ma p-poitrine ? » Demanda-t-elle.

« Euh… je t’aime tout entière… Poitrine incluse... » Souris-je.

Sauf pour le fait que cette fille soit une dragonne. Une pensée sauvage était apparue.

Je l’avais ignoré. Ignorer était efficace. Cette pensée avait alors disparu.

« Je t’aime, Seryanna, » déclarai-je, en l’entourant de mes bras.

Nos lèvres s’étaient touchées, et je lui avais offert un doux baiser. Elle avait répondu avec un gémissement mignon et s’était approchée.

« Voilà, cinq pièces d’argent, » déclara Kataryna depuis la fenêtre.

« Arg… voilà. J’étais sûre qu’elle ne dirait rien à ce sujet. Je suppose que ma sœur est plus audacieuse que je ne le pensais, » répondit Kléo en lui donnant les pièces.

En regardant par-dessus, nous pouvions voir les deux dragonnes curieuses bouger leur queue.

« Vous deux..., » murmurai-je.

Pendant ce temps, Seryanna essayait de cacher son expression embarrassée.

Mignonne… Pensais-je.

« N-nous devrions y aller maintenant..., » déclarai-je avec un sourire forcé tout en étant moi-même très embarrassé.

« Mhm… » Seryanna hocha la tête.

Après cet étrange moment, nous avions emballé nos affaires et nous étions dirigés vers nos khosinnis.

***

Partie 2

Ma suggestion d’utiliser le Coq Rapide avait été une fois de plus confrontée à une forte opposition par les dragonnes.

Sur notre chemin, les villageois nous avaient remerciés et même quelques paladins nous avaient accueillis. Maintenant, ils étaient neutres ou nous admiraient. Ce fut une tournure plutôt étrange, mais ce que je ne savais pas, c’était que pendant la plus grande partie de la bataille, Seryanna et Kataryna avaient agi comme la force principale repoussant les morts-vivants. Elles avaient même aidé les paladins à prendre un moment de repos lorsqu’ils étaient épuisés.

En d’autres termes, nous étions des héros locaux, et même Kléo avait sa petite renommée. De toute façon, avec le village sécurisé, nous n’avions aucune raison de rester, mais au moment où nous étions sur le point d’arriver à notre Khosinni, Iolaus s’était avancé vers nous.

« Je suppose que les vieilles rancunes ne peuvent pas si facilement être guéries..., » avait déclaré Kataryna.

Les paladins à proximité l’observaient tous, tandis que Seryanna jetait un regard sur le grand paladin Baltros. Le dragon haussa les épaules, même s’il ne savait pas de quoi il s’agissait.

« Qu’est-ce que tu veux, Iolaus ? » demanda Kléo d’un ton dur alors qu’elle s’avançait vers lui en le dévisageant.

Cette fois, elle ne voulait plus se cacher.

Le dragon baissa les yeux et serra les poings un moment. Il était clair qu’il allait faire un choix difficile.

En faisant quelques pas en avant, il plaça la main sur son épée et la dégaina. Seryanna fit un pas en avant et plaça sa main sur la poignée, et même les paladins avaient commencé à murmurer entre eux.

« Oi! Oi! Est-il sérieux ? » déclara l’un d’eux.

« Laisse tomber, Iolaus..., » l’exhorta un autre, mais le regard dans ses yeux était resté ferme.

Après ça, il laissa tomber l’épée à côté de lui. Il avait également laissé tomber son bouclier. Ceux-ci représentaient à la fois son orgueil et sa force, mais il les avait jetés comme s’ils n’étaient rien.

« Q-Qu’est-ce que tu fais ? Q-Que veux-tu de moi ? N’en as-tu pas déjà assez fait ? » cria Kléo.

Cette fois, elle était à la limite.

« Fufu ! C’est amusant ! » Kataryna était ravie pour une raison inconnue.

Et alors, devant tout le monde, Iolaus se laissa tomber à genoux et s’inclina devant elle.

« S’il te plaît, pardonne-moi, Thraherkleyoseya Draketerus » cria-t-il aussi fort qu’il le pouvait.

« Q-Quoi ? » déclara-t-elle en étant surprise.

« Iolaus ! Quoi qu’il en soit, se prosterner devant une nécromancienne est inacceptable pour un paladin ! » cria Baltros.

« Je m’en fiche ! Je ne suis pas ici en tant que Paladin ni en tant que disciple du temple de la lumière ! Je suis ici comme Iolaus von Striggnyark ! Un dragon tombé follement amoureux de Thraherkleyoseya Draketerus ! » avait-il alors crié.

« T-Toi... que dis-tu ? » demanda Kléo alors que ses joues rougissaient.

« Ton ami, Alkelios m’a dit qu’aimer, c’était accepter tout le monde ! Et que si je t’aimais vraiment, je me ficherais de ton élément s’il était même opposé au mien ! Que si je t’aime, je devrais entièrement t’accepter ! » Il avait crié les mots que je lui avais dits.

Apparemment, ils avaient eu un peu d’impact sur lui, plus que je ne le croyais.

« Dis-tu que tu m’aimes toujours... même si je suis... même si je suis une nécromancienne ? » demanda Kléo alors que quelques larmes coulaient sur ses joues.

« Oui ! »

« Même si nous sommes d’élément opposé l’un à l’autre ? » avait-elle demandé.

« Oui ! »

« Même si nous prions différents Dieux ? » demanda-t-elle.

« Oui ! Ni nos Dieux, ni nos éléments, ni même nos statuts sociaux ne peuvent dicter un véritable amour ! Je suis un disciple de la lumière, des Dieux Lumenya et Lumenos, et cela en soi me donne le droit de t’aimer encore plus que jamais ! » déclara-t-il d’une voix inébranlable.

« Qu’est-ce que tu dis, imbécile ? Le temple de la lumière interdit une telle chose ! » avait alors crié Baltros.

« Pff, enfoiré bruyant, » grognai-je.

« Oui ! Le temple ! Les prêtres ! Même les Dieux eux-mêmes ! Dans toutes les légendes, dans toutes les histoires, nous apprenons que Lumenos n’est pas seulement le mari de Lumenya, mais aussi celui de Nocturnia ! Mon Dieu se permet à la fois d’aimer la lumière et les ténèbres, donc, moi aussi, son disciple je peux le faire ! C’est pourquoi je m’engage ici à vraiment aimer Thraherkleyoseya Draketerus ! » déclara-t-il à pleins poumons.

« Wôw ! » déclarai-je, surpris.

« Je ne le permettrai pas ! Tu vas perdre à la fois ton rang et ton statut, Iolaus ! » cria Baltros.

« Je m’en fous ! Ce n’est pas le temple qui dictera mon destin, c’est mon Dieu ! » répondit-il. Il était clair qu’il se débattait terriblement avec sa décision.

Pour le dire autrement, il marchait sur tout ce sur quoi il avait travaillé jusqu’alors pour être avec Kléo. Il pourrait même ainsi perdre sa vie.

« Toi, imbécile... Pourquoi ? Après tant d’années... Pourquoi ? » demanda Kléo en pleurant.

« Parce que je t’aime, ma douce Kléo... Et j’étais stupide de croire que quelque chose comme des éléments pouvaient nous barrer la route, » lui répondit-il en souriant alors qu’il avait les larmes aux yeux.

Jusque-là, il avait la tête baissée, mais maintenant, nous pouvions tous voir que cette fière dragonne pleurait.

« Je n’ai jamais cessé de t’aimer... idiot, » répondit Kléo, et profitant de l’instant, je lui avais fait une légère tape dans le dos.

Iolaus l’avait pris dans ses bras, et les deux dragons avaient partagé leur premier baiser pour la première fois depuis qu’ils s’étaient séparés.

« Ce traître ! » avait crié l’un des paladins indignés.

« Oh, ferme-la ! »

Celle qui l’avait repris était Kataryna. Elle avait envoyé un petit morceau de glace froide et avait instantanément gelé le dragon.

« Il est toujours vivant, mais si quelqu’un veut le même traitement, j’ai assez de magie pour vous tous ! » les avait avertis Kataryna.

Les paladins secouèrent vigoureusement la tête et reculèrent légèrement. Après la bataille, ils étaient tous trop conscients de nos prouesses au combat. Et en plus, ils seraient même confrontés à Seryanna et moi. Ils n’avaient donc aucune chance de gagner.

« Pourtant, je ne peux toujours pas permettre cela, » déclara Seryanna en s’avançant.

« Quoi ? » avais-je dit surpris en la regardant.

« Reste tranquille un instant, Alkelios, » elle me lança un regard noir.

J’avais dégluti.

« Grande sœur, de quoi parles-tu, n’est-ce pas fini ? » demanda Kléo, surprise.

« Non, » Seryanna secoua la tête. « Il t’a blessée. Il t’a chassée. Il a nié ton droit d’être heureuse. Je n’ai pas de problème avec lui s’excusant, mais j’ai une question. Penses-tu être assez fort pour la protéger et te protéger ? » Elle pointa alors son épée vers lui.

Iolaus avait alors fait une expression compliquée, mais en me regardant, il avait répondu. « Non. »

« Je le pensais aussi..., » Seryanna rengaina son épée et laissa échapper un soupir.

« Toutefois ! Je vais le protéger ! » avait déclaré Kléo.

« Ce n’est pas le problème, » elle regarda alors droit dans les yeux d’Iolaus.

« Eh bien ! Si j’étais toi, laisse-moi parler un peu avec lui, » suggérais-je.

Seryanna me regarda, puis Iolaus.

« Très bien..., » déclara-t-elle.

« Je ne comprends pas, » déclara Kléo, confuse.

J’avais souri et m’étais approché de lui.

« Viens, » lui ai-je dit en tendant ma main.

« Je reviens tout de suite, mon amour..., » déclara Iolaus à Kléo en l’embrassant sur le front.

Puis, après avoir pris ma main, j’avais fait un puissant saut, qui nous avait envoyés au bord du village.

« Ah ! Merde ! J’ai oublié l’atterrissage ! »

J’avais glissé, trébuché et étais tombé comme un lemming suicidaire. Le fait d’avoir un dragon en armure complète tombant sur moi n’était pas non plus amusant.

« Arg... vas-tu bien ? » lui demandai-je.

« Oui... Qu’est-ce qui se passe ? » demanda-t-il en se frottant les épaules.

« Une erreur stupide... De toute façon, comprends-tu ce que Seryanna voulait te dire ? » lui avais-je demandé.

« Oui... Je ne suis même pas assez fort pour me protéger. Mais maintenant, je dois également la protéger. » Il serra le poing.

« Bien ! » avais-je souri.

« Mais même ainsi, ce n’est pas la fin, » lui avais-je tapoté l’épaule.

« Mais, que puis-je faire ? » m’avait-il demandé.

« Je sais ! Que dirais-tu d’aller à Tomeron et de demander à Brekkar d’être ton maître ? Je suis sûr que le vieux général sera plus que ravi d’avoir quelqu’un pour se battre ! » lui déclarai-je en hochant la tête.

Je pouvais sentir la peur dans les yeux d’Iolaus.

« Après ce que tu as dit là, je doute que les paladins te laissent facilement tranquille. Eh bien, au moment où ils parviendront à sortir l’idiot de la prison de glace de Kataryna, nous serons déjà partis depuis longtemps. Pendant ce temps, tu te dirigeras vers Tomeron. » J’avais hoché la tête.

Iolaus plissait les yeux.

« Cela pourrait fonctionner, mais à quel point dois-je devenir fort ? » avait-il demandé.

« Hm... » Je m’étais frotté le menton. « Que dirais-tu jusqu’à ce que tu atteignes l’éveil supérieur ? »

« QUOI !? » cria-t-il.

« Du calme ! Avec Brekkar et mon aide, cela sera facile. Ensuite, tu pourras protéger Kléo ! » J’avais hoché la tête, satisfait de moi-même.

« C’est vrai, mais... même en une vie, je ne serai jamais capable d’atteindre un tel niveau de puissance, » déclara-t-il, déprimé.

« Eh bien, c’est ce que cela signifie lutter contre toute attente. À quel point aimes-tu Kléo ? » demandai-je.

« J’ai pratiquement abandonné mon avenir pour elle... Je n’ai plus rien... y a-t-il autre chose que je puisse donner ? » me demanda-t-il avec un sourire ironique.

« Ta vie... » avais-je répondu.

« V-Veux-tu que je meure ? » me demanda-t-il, surpris.

« Non ! » déclarai-je en lui tapant sur la tête.

« Oh ! » Gémit-il.

« Donne-lui ta vie... et peut-être qu’elle te donnera la sienne, » je lui avais fait un clin d’œil.

« Hein !? » Il cligna des yeux confus.

« Es-tu sérieux ? Réfléchis à ce que je viens de dire, » déclarai-je en plissant les yeux.

Il ne peut pas être si dense ? Me demandai-je.

Cinq minutes plus tard.

« Euh… Veux-tu que je fasse un contrat maître esclave ? » me demanda-t-il.

J’avais abandonné.

« Non ! MARIE-LA ! » lui avais-je dit en donnant un autre coup sur la tête.

« Oh ! » Gémit-il.

Laissant échapper un soupir, je ne pouvais pas croire à quel point il était dense... j’avais vraiment envie d’éclater de rire en ce moment.

« Vas-y et déclare-lui ça. Ces paladins idiots penseront que tu es fou, et que tu ne réussiras jamais et te laisseront tranquille. Une fois que les choses se seront calmées, et que tu auras atteint ton éveil supérieur. Tu pourras ranimer tes sentiments pour Kléo. C’est probablement la seule façon que tu as pour être avec Kléo ! Problème résolu, non ? » déclarai-je en souriant.

« Vrai... ça pourrait fonctionner..., » il hocha la tête.

« Tu auras toujours besoin de demander de l’aide à Brekkar, » lui déclarai-je.

« Je comprends. » Il hocha la tête.

« Bien, revenons alors... mais nous marcherons cette fois. Je ne veux pas sauter et atterrir accidentellement dans un tas de fumier ! » J’avais frémi à la pensée d’un tel événement.

Inutile de dire que j’aurais pu souhaiter que cela ne se produise pas, mais ça m’avait un peu échappé.

« Merci, Alkelios, » m’avait-il dit.

« Quand tu veux ! » avais-je ri.

Nous étions tous deux retournés sur les lieux, où Kataryna avait pris une nouvelle position assise sur la tête de la sculpture de glace.

Là encore, Kléo se tenait devant Iolaus, mais cette fois, nous avions encore plus de spectateurs.

« La foule s’est agrandie, non ? » demandai-je à Seryanna.

« Oui. » Elle avait répondu puis m’avait demandé. « Qu’est-ce que tu lui as dit ? »

« Oh, tu verras ! » Avais-je dit en souriant.

« Thraherkleyoseya Draketerus..., » commença-t-il.

« O-Oui ? » Elle cligna des yeux emplis de surprise.

Le dragon s’était ensuite à nouveau laissé tomber sur un genou.

« Qu’est-ce que cet imbécile fait ? » demanda un paladin, mais le regard de Kataryna l’empêcha de commenter davantage.

« Thraherkleyoseya Draketerus, je prévois d’atteindre l’éveil supérieur. Une fois que je l’aurais atteint, je reviendrais te voir et ensuite... Je veux t’épouser, » déclara-t-il.

« Oh, mon Dieu ! » Kataryna gloussait.

« Il ne l’a pas fait, n’est-ce pas ? » Les paladins avaient commencé à murmurer entre eux.

« Si jeune... pour dire qu’il souhaite se marier si jeune. Quel imbécile ! » L’un d’eux avait commenté, mais je n’avais pu trouver qui.

« Je vais prier pour son âme. »

« Voilà où partent nos soirées à boire ! »

« Merci, j’ai raté mon coup ! »

Qu’est-ce que c’était que ce dernier ? Je voulais pleurer.

« Oui... je t’attendrai, mais si je l’atteins en première, je serai celle qui fera de toi mon mari ! » déclara-t-elle en souriant.

« Alors c’est une compétition ! » avait répliqué Iolaus.

C’est quoi ça maintenant ? ai-je pensé.

« Oui..., » avait-elle ri.

Les deux avaient alors partagé un tendre moment, tandis que le reste d’entre nous avait l’impression que nous étions témoins d’un moment incroyable. Quant à la dragonne à écailles argentées, elle était tout à fait heureuse à ce sujet.

Je me demandais ce qui se passait dans sa tête ? Peut-être qu’elle aimait tout simplement les moments comme celui-ci ?

De toute façon, l’affaire était réglée. Kléo et Iolaus étaient redevenus un couple.

« J’espère qu’il ne la trahira pas à nouveau, » murmura Seryanna.

« S’il le fait, je suis sûr que Kataryna aura son mot à dire, et nous aussi, » je l’ai embrassée sur la joue et lui avais tenu la main.

Après avoir fini cela, nous avions préparé notre Khosinni et avions décidé de nous séparer. Iolaus allait se rendre à Tomeron, tandis que nous quatre irions vers Drakaria, la capitale du royaume d’Albeyater.

Avant de partir, j’avais serré la main d’Iolaus et lui avais demandé : « Veux-tu devenir mon ami ? »

« Hein ? Quelle étrange demande... ? Qu’est-ce que c’est ? » Il fut surpris par l’apparition de la fenêtre.

« Ton choix ? » avais-je dit.

« Oui. » Il hocha la tête.

« Avec cela, tu devrais pouvoir progresser beaucoup plus vite. Donne mes salutations au vieux Brekkar ! » Lui dis-je.

« Ce sera fait, mon ami ! Et s’il te plaît, protège Kléo pour moi, » répondit-il en souriant.

« Je le ferai... le problème est de savoir qui va nous protéger de ses farces, » avais-je soupiré.

« Hahaha ! » Il était parti en riant.

« Il est bizarre..., » murmurai-je en rejoignant le groupe.

« Tu sais, tu aurais pu rester avec lui, » déclara Seryanna à Kléo.

« Non... » Elle secoua la tête. « J’aurais plus été une distraction pour lui qu’une aide, » avait-elle dit.

« En effet, » nous l’avions tous dit en même temps.

« Hey ! C’était méchant ! » bouda la dragonne aux écailles noires.

***

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Un commentaire

  1. Merci pour le chapitre ^^

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