Le Monde dans un Jeu Vidéo Otome est difficile pour la Populace – Tome 6

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Prologue

Partie 1

Les trahisons arrivent toujours soudainement.

Une trahison attendue n’est ni effrayante ni douloureuse.

Mais les traîtres cherchent généralement le meilleur moment pour vous trahir.

C’est ce qui se passe en ce moment !

« Léon, si tu n’expliques pas correctement, tu auras un “non”. »

Le coup d’Olivia était un peu penché, mais ses yeux étaient ouverts.

Ses yeux relâchaient une pression ne me permettant pas de mentir.

Devant ces yeux, moi, Léon Fou Baltfault, je tremblais.

J’avais ouvert la bouche pour donner une excuse, mais ma gorge était si sèche que je n’avais rien pu dire.

J’étais très nerveux.

« C-Calmez-vous, toutes les deux. Parlons-en. De cette façon, nous pourrons résoudre tout malentendu. »

De plus, il s’agissait d’un piège tendu par ce satané Luxon !

Inutile de dire que mes mots n’avaient aucun poids. Anjie, Anjelica Rafua Redgrave, regardait un lit de bébé qui se trouvait dans le coin de la pièce. Elle toucha le berceau avec ses mains et sourit. Mais ce sourire m’avait donné la chair de poule. Elle était en colère. Elle était furieuse.

Si je devais décrire les émotions d’Anjie en ce moment, l’analogie parfaite serait-elle celle d’un volcan avant son éruption ? Ou est-elle sur le point d’exploser en ce moment même ?

« Il vaudrait mieux que tu réfléchisses bien à tes prochains mots, afin de t’assurer que ton excuse soit fiable. Bien sûr, je veux parler de l’excuse que tu nous donneras sur la raison pour laquelle tu amènerais une autre femme dans cette maison préparée par la République pour tes études ici, et qui dispose même d’un lit pour bébé. »

« Laissez-moi vous expliquer ma situation actuelle. »

Comme je ne pouvais pas rester éternellement dans la maison de Marie, j’avais décidé de retourner dans la maison qu’ils avaient préparée pour moi.

En ce moment, nous avions la prêtresse choisie par le jeune arbre sacré, Noëlle Beltre, sous notre responsabilité. Son vrai nom est Noëlle Zel Lespinasse. En tant que gardien de la prêtresse, j’avais décidé de la ramener chez moi pour la protéger.

Je n’avais pas d’autres intentions, je le jure ! Je voulais juste la protéger des idiots de la République.

Noëlle, la nouvelle prêtresse, était maintenant quelqu’un de désiré — et pas pour de bonnes intentions — par tous les nobles de la République. C’est pourquoi, si je devais la garder en sécurité, le meilleur chemin à prendre était de la garder près de moi. Elle-même le comprenait et elle le désirait, donc jusqu’ici, il n’y avait pas de problème.

« Je ne cherche pas d’excuses. »

Noëlle avait baissé la tête.

Elle avait de beaux cheveux blonds, une coiffure avec une seule queue de côté avec des pointes roses. Elle avait un peu honte devant Livia et Anjie.

« Je m’excuse, tout est de ma faute. C’est ma faute pour avoir laissé cela se produire… »

Plus Noëlle devenait réservée, plus les regards de Livia et Anjie devenaient féroces. C’est pourquoi je devais arrêter Noëlle avant que les choses ne deviennent incontrôlables.

« C-Calmes-toi un peu Noëlle, OK ? Laisse-moi leur parler, je vais tout leur expliquer, » avais-je dit.

J’ai tellement peur de bégayer !

Je n’étais pas infidèle, j’avais été mis dans cette situation par accident ! Dans cette situation, il était vrai que c’était difficile de le nier !

Elles étaient venues chez moi au pire moment possible.

Les deux filles avaient vu le moment où je tenais Noëlle dans mes bras, et oui, en le regardant sans contexte, cela ressemblait sans aucun doute à de la triche. Sans parler du lit de bébé qui se trouve dans cette pièce.

Peu de temps après mon arrivée en République, j’avais rencontré un nouvel ami nommé Jean et, en raison de plusieurs circonstances, je m’étais retrouvé à m’occuper de son chien adoré pendant un certain temps.

Cependant, c’était un très vieux chien qui avait besoin de soins particuliers, alors j’avais acheté un lit de bébé pour qu’il puisse dormir. Le seul problème est… que le nom de ce chien était Noëlle.

Avoir le même nom que la fille à mes côtés rendait la situation encore plus compliquée. C’est pourquoi, aux yeux d’Anjie et de Livia, j’avais non seulement amené une fille dans ma maison de la République, mais je lui avais même préparé un berceau.

En supposant qu’il y ait 10 personnes qui regardent ça, le seul résultat possible serait que 10 de ces 10 personnes arrivent à la conclusion que je suis infidèle. En fait, si quelqu’un d’autre était à ma place, je penserais aussi la même chose.

Mais sérieusement, je n’étais pas un homme adultère.

La situation en était arrivée là à cause de la trahison de Luxon.

Normalement, dans ce genre de situation, ma fiancée ne devrait certainement pas être là pour assister à cette scène. Dans ce cas, pourquoi ça s’est terminé comme ça ?

Conclusion : C’est à cause de Luxon.

J’avais essayé d’utiliser 100 % de mon cerveau pour trouver la solution la plus optimale dans ce cas. OK, je n’avais pas à m’inquiéter pour ça. Je n’étais pas sûr de moi, mais si je parlais avec une expression sévère, j’étais sûr que les deux filles me comprendront.

« Les filles… réfléchissez bien à tout ça. Ce n’est pas vrai, mais en supposant que je sois vraiment infidèle, ne trouveriez-vous pas ce cadre vraiment bizarre ? » avais-je demandé.

Au moment où j’avais dit que « ce n’est pas vrai », j’avais eu l’impression que les yeux d’Anjie et de Livia dégageaient une aura encore plus froide qu’auparavant. Mon dos ne pouvait s’arrêter de transpirer et je ne pouvais m’empêcher de trembler.

« Bizarre ? Veux-tu bien arrêter d’essayer de changer de sujet ? »

La voix d’Anjie était cruellement froide. Je jure sur ma virilité qu’à partir de maintenant, quoi qu’il arrive, je ne la tromperai jamais. Je ne devais pas la mettre encore plus en colère. C’était ce que mon esprit, mon cœur… non, ce que mon âme elle-même avait compris en cette occasion.

« C’est certainement étrange. »

« Livia ? » Anjie avait cessé de me regarder et s’était tournée vers Livia. Il semblerait qu’elle ait réussi à comprendre ce que j’essayais de dire.

« Léon n’est même pas allé nous accueillir cette fois-ci lorsque nous sommes venues visiter à nouveau la République d’Alzer. La dernière fois, nous ne l’avons pas prévenu et il est quand même allé nous recevoir, non ? »

« Eh bien, c’est parce que Luxon aurait dû le prévenir, non ? … Ah, je comprends. » Apparemment, Anjie avait déjà compris. Finalement, elles avaient compris ce que je voulais dire.

« S’il avait quelque chose à cacher, il aurait eu le temps de cacher toutes les preuves, mais sinon, c’est parce que Luxon ne l’a pas prévenu, je vois. »

Luxon était habituellement précis et bruyant dans ses rapports, mais cette fois-ci, il n’avait rien dit. Au fond, il m’avait clairement trahi !

Livia avait hoché la tête et avait ensuite continué à parler de ce qui lui semblait étrange.

« De plus, Creare se comportait un peu bizarrement ces derniers temps. Si Léon avait quelque chose à cacher, il lui aurait dit de gagner du temps pour lui, tu ne crois pas ? S’il y a vraiment des preuves, je ne pense pas qu’il les aurait laissées en évidence. »

Oui, exactement ! Normalement, l’un de ces deux-là aurait dû m’en informer avant. Tous deux étaient extrêmement compétents, ils auraient donc dû m’aider à effacer les preuves de mon infidélité… évidemment, ce n’est pas comme si j’avais vraiment besoin de cacher quelque chose. Oui, je n’ai pas été infidèle !

« Vous ne voyez pas !? C’est clairement une trahison de ces deux foutues IA ! »

Il semblerait que le pire soit déjà passé après que les deux filles aient trouvé la réponse seule. C’est le pouvoir de l’amour !

Quand j’avais enfin eu le temps de respirer, la femme à lunettes qui voyait tout de dos sur la pièce avait murmuré. « … Mais cela ne change rien au fait que le Seigneur Léon jouait intimement dans cette pièce avec Lady Noëlle. »

« Cette femme est une… »

Elle s’appelait Cordélia Fou Easton. Une servante de confiance qu’Anjie avait envoyée pour m’aider dans mes tâches quotidiennes. En vérité, je croyais qu’elle était une femme de chambre raisonnable et cool, mais il semble qu’elle était une autre traîtresse.

Attends un peu. Est-ce juste moi, ou il y a beaucoup de traîtres autour de moi ? Anjie m’avait encore regardé fixement. Son regard, qui s’était un peu adouci auparavant, est redevenu froid.

« Dans ce cas, cela voudrait-il dire que Luxon a voulu donner une leçon à son maître condescendant ? »

Puis Livia avait soutenu la nouvelle théorie d’Anjie. « C’est possible. Je suppose qu’il voulait mettre Léon dans une situation de resserrement, pour que Léon cesse de s’amuser et de profiter de sa liberté. »

« Luxon est très filial. Léon, tu dois être heureux d’avoir un serviteur qui se soucie tant de redresser son maître dans le droit chemin… »

« C-Ce n’est pas tout à fait vrai… »

Cela ne se passait pas bien. J’avais pensé à plusieurs choses que je pourrais dire et qui pourraient changer le cours de ces événements, mais mon corps ne réagissait pas.

J’avais cherché partout quelqu’un qui serait prêt à m’aider, et finalement mes yeux avaient fini par tomber avec tous mes espoirs sur Yumeria.

Le remarquerait-elle ?

Peut-être que oui, car même au milieu de cette atmosphère lourde, Yumeria avait pris une respiration et s’était exclamée.

« Je… je pense que Sire Léon est aussi un homme, donc nous devrions lui pardonner, même s’il est tombé dans les tentations ! »

… et ses mots avaient jeté de l’huile sur le feu.

Si je devais décrire cette situation, elle serait représentée par une bombe sur le point de tomber dans le feu. Avec ça, il semblerait que j’avais vraiment été infidèle.

Yumeria l’avait remarqué et avait commencé à essayer de réparer son erreur.

« Ce n’est pas ce que je voulais dire ! Je veux dire qu’il a peut-être poussé ses plaisanteries un peu trop loin, mais… eh bien, je… Je veux dire que Sire Léon n’a d’yeux que pour vous deux ! Hmm ? … Ne devrait-il pas être réservé à une seule personne ?... »

Certes, si l’on parle de ce qui est normal et de ce qui ne l’est pas, avoir deux fiancées en même temps n’a rien de normal. Pendant que je pensais à cela, la situation avait empiré.

De plus, cette guerre était déjà une perte. Peu importe ce que moi ou Noëlle dirons, Livia et Anjie ne nous croiront pas.

De plus, Cordélia n’avait pas envie de se mêler de ce qui ne la regarde pas, manifestement elle n’avait pas pris la peine d’aider Yumeria à se clarifier. Sans compter que les intelligences artificielles qui devraient aider dans cette affaire, Luxon et Creare, avaient fui quelque part, il était très probable qu’ils m’aient piégé. Non, en fait, c’était déjà un fait qu’ils m’avaient trahi.

« Je le savais, les gens ne devraient pas faire confiance aux intelligences artificielles. »

Parmi toutes les choses que les êtres humains avaient construites, les intelligences artificielles étaient toujours les plus susceptibles de les trahir.

Apparemment, Luxon n’était pas l’exception. Il m’avait trahi ! Je ne te pardonnerai certainement pas, je ne pardonnerai à aucun des deux !

« Luxon, est-ce que tu m’écoutes ? Je sais que tu l’as fait. N’oublie pas que nous, les humains, finissons toujours par être au sommet ! Alors j’espère que tu es prêt ! »

Je l’avais dit à voix haute en riant à la fin de Luxon, qui regardait sûrement ça depuis un autre endroit.

Maintenant, la seule chose que je pouvais faire était de rire. Si je ne le faisais pas, je pourrais bien finir par pleurer. En me voyant rire pour rien, Noëlle avait été surprise tandis que Cordélia avait ressenti de la répulsion. Mais ce qui m’avait vraiment fait mal, c’était le visage de Yumeria qui était vraiment inquiète pour moi.

« Sire Léon, ne craquez pas, revenez à vous ! Tout ira bien, je suis sûre que tout sera résolu ! »

Qu’est-ce qui va bien se passer ? Ça n’a pas d’importance, merci quand même de t’en soucier. J’aime cette gentillesse que tu dégages. Après m’avoir vu rire sans contrôle, Livia et Anjie avaient pris chacune de mes bras et m’avaient agrippé.

Quiconque verrait cela sans contexte dirait que j’ai deux belles fleurs, une dans chaque main, mais en réalité, elles m’empêchaient de fuir. Les deux filles avaient des sourires vides sur leurs visages. Quant à mes bras, on pouvait entendre le bruit de mes fiancés qui les serraient.

« Léon, il est préférable de tout nous dire… sinon, tu seras traité comme un mauvais garçon. »

« Prêt à tout nous dire ? Il vaudrait mieux que tu t’accroches, nous avons tout le temps du monde alors je ne te laisserai pas dormir. »

Ce « je ne te laisserai pas dormir » m’aurait mis mal à l’aise et même excité si elle l’avait dit dans une autre situation.

Oui, si elle l’avait dit dans une situation normale !

Et donc, les deux filles m’avaient emmené hors de la pièce, en me tirant par les deux mains. Puis, Noëlle avait tendu la main vers moi. « Léon !? » J’avais tourné mon visage, oui, juste mon visage et j’avais essayé de sourire avec toutes les forces qui me restaient pour la rassurer.

« Ne t’inquiète pas, Noëlle, je suis sûr qu’elles vont me comprendre après avoir tout expliqué. »

Je suis innocent. Je n’ai pas été infidèle. C’est pourquoi Livia et Anjie me comprendront.

Oui, si elles me laissent juste parler…

« Léon, cette fois tu as été un mauvais garçon ! »

Elles vont sûrement…

« J’aurais dû te sermonner un peu plus sur les relations avec les filles avant de te laisser venir ici. Je ne te dirai pas de ne pas t’amuser, mais à partir de maintenant, tu devras le faire en sachant ce qui t’attendra. »

Est-ce que je vais revenir vivant ?

« Luxon, pourquoi m’as-tu trahi ? » Pendant que les deux me prenaient par le bras, je haussais les épaules et regardais le sol, comme si j’étais un criminel fraîchement arrêté. Mais je jure que je n’ai pas triché !

Je n’ai rien fait de mal !

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Partie 2

Dans l’Académie de la République d’Alzer, les vacances d’été avaient déjà commencé.

Il y avait une fille qui profitait de ces vacances pour entrer dans un donjon. Elle s’appelait Leila Beltre.

Elle avait des cheveux roses avec une coiffure similaire à celle de Noëlle, une queue à un seul côté, mais du côté opposé.

Toutes deux étaient jumelles, elles se ressemblaient donc beaucoup, mais elles présentaient cependant de nettes différences. L’une d’elles, et c’était bien la plus importante de tout, était que la jeune sœur de Noëlle, Leila, est une réincarnée.

« Ici, c’est juste là. Je sais, je l’ai déjà vu auparavant. »

En ce moment, elle avait un sac à dos sur le dos et ses vêtements étaient sales en raison de la poussière. Dans sa main, elle tenait un pic.

D’après son apparence, il est évident qu’elle avait traversé beaucoup d’épreuves pour arriver à cet endroit. Il semblerait qu’elle ait dû endurer plus que ce à quoi elle s’attendait, vu la rudesse de sa respiration.

En la voyant comme ça, son compagnon, Serge Sara Rault, s’était un peu inquiété.

« Hé, vas-tu bien ? Tu n’es pas habituée à ça, alors ne te surmène pas. »

« Ne t’inquiète pas. Tout ira bien une fois que nous serons arrivés… »

« Ummm… cependant, je suis surpris que tu connaisses ce genre d’endroit. »

Serge était un garçon à la peau légèrement bronzée, aux cheveux noirs peignés en arrière. Il était grand et en forme avec des muscles bien définis. En bref, quelqu’un de totalement opposé au fiancé de Leila, Émile Laz Pleven. Mais il y a une raison pour laquelle Leila avait décidé de chercher dans ce donjon avec Serge.

Serge scruta son environnement, tout était recouvert par les racines de l’arbre sacré. Les racines étaient collées et se répandaient contre toutes les parois métalliques.

Après cela, ils étaient arrivés à ce qui semblait être un passage, mais la porte placée derrière ne s’était pas ouverte. Premièrement, parce que la porte elle-même était cassée, et deuxièmement, parce que les racines de l’arbre sacré remplissaient la zone.

Serge avait pris une lanterne et avait commencé à regarder autour de lui.

« Je n’ai jamais pensé qu’il y avait un tel donjon sous l’arbre sacré. Leila, n’est-ce pas une grande découverte ? »

Ils étaient dans un donjon qui se trouvait très en dessous de l’arbre sacré. En bref, ils étaient sous terre. Leila but de l’eau dans sa bouteille, puis se nettoya la bouche avec sa manche. En ce moment, elle n’avait même pas le loisir de se soucier de son apparence.

« Ne le dis à personne, ce serait gênant si quelqu’un d’autre décidait de venir explorer. Et puis… Serge, tu m’écoutes ? » Leila avait jeté un regard furieux à Serge qui la regardait avec un sourire. Mais Serge s’était contenté de rire.

« Ne sois pas comme ça. Je pensais juste que tu es une femme fantastique. »

« Quoi ? »

Qu’est-ce qu’il raconte dans cette situation ?

Leila ne savait pas comment réagir, mais Serge avait fait un pas de plus. Il avait marché jusqu’à ce qu’il soit en face de Leila.

« Je veux dire que tu es fantastique comme tu es maintenant. »

« Je sais que je n’ai pas de bonnes manières, » déclara Leila agacée, pensant que Serge se moquait d’elle. Cependant, dans ses pensées intérieures, elle pensait déjà à la prochaine chose qu’elle devait faire.

Léon a trouvé le Luxon dans le royaume de Hohlfahrt, donc il devrait aussi y en avoir un ici.

Tout comme Léon avait trouvé le Luxon dans le royaume de Hohlfahrt, il devrait y avoir un autre objet puissant dans le deuxième jeu. Un objet payant égal à Luxon.

Il doit y en avoir un. S’il n’y en a pas, je vais avoir des problèmes…

Je n’aurai rien à opposer à Léon.

Leila avait peur de Léon, qui avait une arme puissante dans ses mains. Si Luxon attaquait sérieusement, s’il s’agit d’un ordre de Léon, il détruirait la République ainsi que tout le continent sans ménagement. Quand Leila avait appris cela, elle n’avait pas pu rester sans rien faire en attendant d’être massacrée.

C’est pourquoi elle avait décidé d’entrer dans ce donjon afin de trouver sa propre arme puissante. Mais, comme prévu, elle ne pouvait pas le faire seule. Cependant, elle avait pu arriver à ce point grâce à l’aide de Serge, qui n’était pas un simple noble, mais un aventurier.

Leila avait continué à marcher dans un couloir sombre. Plusieurs fois, elle avait failli tomber à cause de branches d’arbres, mais chaque fois, Serge l’avait rattrapée avant qu’elle n’atteigne le sol.

« Veux-tu te reposer ? » lui demanda-t-il.

« Je vais bien. Il ne reste plus grand-chose, continuons un peu plus. »

L’objet était juste en face d’elle. Petit à petit, elle s’était rappelé toutes les informations du deuxième jeu qu’elle possédait.

Un peu plus. Oui, ça devrait être juste derrière cette porte.

Tous deux étaient arrivés devant une énorme porte.

Leila s’en était approchée et avait entré un mot de passe sur le panneau de contrôle.

Heureusement, j’ai le mot de passe.

Après avoir entré les chiffres dont elle s’était souvenue après s’être creusé le cerveau, la porte avait réagi. La porte automatique s’était ouverte, et de l’autre côté se trouvait une pièce immensément spacieuse.

Serge regarda Leila avec surprise. « Comment as-tu su comment ouvrir cette porte ? »

« J’ai des secrets. Oublie ça, maintenant, marche. »

Leila avait pointé la lanterne vers la pièce qui était pleine de racines d’arbres.

Il est plus large que celui qui était montré dans le jeu d’après mes souvenirs.

Après cela, Leila avait commencé à chercher un dirigeable… Non, un vaisseau spatial. Cette immense pièce était en fait un dock. Dans le passé, c’était ici que l’ancienne civilisation humaine gardait ses armes.

En ce moment, la zone de stockage était déjà abandonnée et remplie de vaisseaux futuristes brisés. Mais Serge était devenu très excité.

« Leila, c’est génial ! Si on dit qu’on a trouvé ça, nos noms entreront dans l’histoire ! »

En plus de découvrir une nouvelle ruine, ils avaient également découvert des objets anciens. Serge était excité et heureux d’être l’aventurier qui avait réalisé cela. Mais pas Leila.

« Tu n’as encore rien vu. Suis-moi. »

Serge obéit et marcha vers Leila qui avançait devant lui, et, arrivant presque au bout du passage, elle remarqua soudain quelque chose. Elle dirigea la lanterne vers un coin de la pièce, et là, elle se rendit compte qu’une arme avait fini par être enterrée ici.

C’était quelque chose avec une silhouette humanoïde, fortement liée par des racines d’arbres.

« Est-ce que c’est… une armure ? » Elle n’avait pas vu cela dans le jeu.

Mais il pouvait s’agir d’un autre objet payant qu’elle ne se souvient pas avoir vu auparavant.

Bien sûr, Leila ne s’était pas trop intéressée aux armes du deuxième jeu. En fait, elle considérait que les aventuriers et les armes n’avaient pour but que de faire avancer l’intrigue. Et alors qu’elle était plongée dans ses pensées, Serge s’était approché de l’armure.

« Elle n’a pas l’air mauvaise. Ce qui est mauvais, c’est qu’elle a été parfaitement coupée. Le gars qui a piloté ça a dû mourir ipso facto. »

Leila avait eu peur dès qu’elle avait entendu cela.

L’âme du pilote errait peut-être encore dans les parages. En suivant ce raisonnement, elle avait l’impression que cet endroit était un cimetière.

« Arrête de faire l’idiot ! »

« Ça a l’air bien, peut-on l’emmener avec nous ? Bien qu’elle soit complètement noire et large. Je crois que les armures des temps anciens étaient toujours comme ça, bien que celle-ci soit aussi énorme. »

Elle était plus grande que les armures traditionnelles de ce monde.

Face à cette armure, Leila s’était immédiatement souvenue d’une autre assez similaire.

« … Hmm ? Celui-là et cet “Arroganz” se ressemblent beaucoup. »

« “Arroganz” ? Je crois que j’ai déjà entendu ce mot. Ça veut dire… Arrogance, non ? » demanda-t-il.

« Hein ? Tu plaisantes ? » En entendant la signification de « Arroganz », Leila ne savait pas quoi ressentir envers Léon.

Ce type est un chuuni ? Qui diable appellerait sa propre armure arrogance ?

Elle avait pensé à cela en regardant l’armure piégée au milieu des branches de l’arbre. Puis, Leila avait eu la chair de poule.

C’est quoi ce bordel ?

… Cette armure l’effrayait vraiment.

Elle était sur le point de faire un pas en arrière par peur, mais Serge en était devenu encore plus intrigué.

« Leila, laisse-moi prendre ce garçon. Je l’aurai comme souvenir si je ne suis pas capable de le réparer. » Mais Leila avait immédiatement rejeté les suggestions de Serge. Ce n’est pas qu’elle avait une raison particulière, mais son instinct lui criait qu’elle ne rentrerait pas dans cette armure.

« Bien sûr qu’on ne le fera pas ! Allez, marchons. »

« Attends, ne sois pas comme ça ! » Elle avait pris Serge par un bras et avait avancé. Serge avait voulu résister un instant, mais s’était immédiatement calmé. Ils étaient sortis tous les deux en se tenant la main.

Puis, ils avaient trouvé un énorme vaisseau spatial avec une présence inquiétante. Il avait une forme simple et un design géométrique, bien qu’une partie soit coincée entre les racines. La couleur, apparemment, était vert foncé. Contrairement aux autres vaisseaux spatiaux qui se trouvaient là, celui-ci avait été laissé intact et ne semblait pas une ruine. Serge regarda ce vaisseau spatial avec un visage abasourdi.

« Je ne pensais pas qu’il était possible pour un dirigeable d’être aussi grand, même dans les temps anciens. »

Alors qu’il était sidéré, Leila se désintéressa de lui et se plongea à nouveau dans ses propres pensées.

Non, c’est un navire… ou plutôt, un vaisseau spatial. Elle avait essayé de se souvenir un peu plus de ce qu’il fallait faire à partir de maintenant dans le jeu, mais ses souvenirs étaient encore vagues. Les vaisseaux spatiaux des temps anciens… c’était des avions très performants pour le ravitaillement et aussi parfaits pour les batailles. Leurs capacités étaient bien supérieures à celles des vaisseaux de l’ère actuelle, et à en juger par les dimensions de celui qui se trouvait devant elle, on pouvait dire qu’il était aussi exceptionnel que le Luxon.

Avec ça, je ne perdrai pas contre Léon.

Leila avait commencé à marcher, laissant derrière elle Serge qui était encore dans les vapes. Comme il avait réalisé qu’elle le laissait derrière elle, Serge l’avait poursuivie. Mais soudain, Serge avait couru vers elle et avait tiré une de ses mains pour la mettre derrière lui.

« Il y a quelque chose qui approche par-derrière ! »

« Hein ? Q-Quoi ? »

Tout était si rapide que Leila n’avait pas pu le comprendre.

En moins d’un instant, Serge combattait déjà de ses propres mains les monstres qui étaient apparus.

Les monstres avaient été écrasés sur le sol et s’étaient transformés en fumée noire avant de disparaître.

Ce type ne les massacre-t-il pas trop simplement ? N’est-ce pas un peu trop unilatéral ?

Serge tuait certains monstres avec sa main droite nue. Tandis que l’autre main tenait une lance, qui se balançait dans une forme circulaire parfaite, tuant les monstres autour de lui. Il semblait être très confiant face aux monstres.

« Donc neuf, je vois. Leila, tu restes en arrière. »

« Peux-tu les vaincre tous ? » Serge tenait sa lance dans une pose fantaisiste, voulant montrer son côté fiable à Leila.

« C’est du gâteau ! »

Puis il avait commencé un combat unilatéral. Serge balançait sa lance, et à chaque coup, un monstre tombait, vaincu.

Serge avait toujours admiré les aventuriers, c’est pourquoi il s’était beaucoup entraîné et était devenu un guerrier qui pouvait même se mesurer aux personnes avec les meilleures spécifications qu’il pouvait obtenir dans le jeu.

C’est pourquoi il pouvait facilement vaincre tous les monstres qui se présentaient. Leila s’était sentie un peu dégoûtée après avoir vu les têtes coupées des monstres que Serge avait vaincus avec sa lance. Cependant, pour elle, c’était plus que suffisant d’avoir Serge pour s’occuper de ces monstres semblables à des requins volants. Après tout, elle ne pouvait pas le faire seule.

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Partie 3

C’était une bonne idée d’amener Serge ici. Il est plus fort que je ne le pensais. Il pourrait même être plus fort que Léon et ces idiots.

Le royaume d’Hohlfahrt était le chef-lieu des aventuriers, pour cette raison, Léon et son groupe avaient un certain degré de compétence. Mais pour Leila, Serge ne s’était pas laissé distancer. De plus, il semblait si fiable en face d’elle.

Qui aurait pensé que Serge soit un combattant si habile ?

« Et c’est le dernier ! » déclara Serge après avoir vu tous les monstres se faire décapiter. Et après avoir vérifié qu’il n’y avait plus de monstres, il avait abaissé sa lance.

Leila avait remercié Serge en le regardant avec une grande surprise et un peu d’intérêt.

« Tu es fort, maintenant je te vois sous un nouveau jour ! »

« Eh bien, personne ne survivrait dans ce genre d’endroit sans être capable de faire au moins ça. Es-tu déjà tombée amoureuse de moi ? »

« Non, pas le moins du monde, mais au moins je te considère comme une personne complètement différente maintenant. Merci de m’avoir protégée, Serge. »

Tous deux avaient plaisanté, et peu à peu, l’environnement inconfortable avait commencé à s’estomper. Puis, Serge avait regardé le navire de ravitaillement et avait commencé à réfléchir en silence, alors Leila lui avait demandé.

« Y a-t-il un problème ? » demanda Leila.

« Eh bien, je pense que cette relique ancienne est incroyable, mais j’ai l’impression que c’était un peu trop facile jusqu’à présent. »

« Et que dire des combats qu’on a eus jusqu’ici ? Tu ne peux même pas imaginer combien de fois j’ai cru que j’allais mourir en venant ici ! » Pour Leila, qui n’était pas habituée aux aventures, cela pouvait même être considéré comme un grand exploit d’atteindre sa destination sans mourir de peur ou sans mourir tout court.

Mais pour Serge, qui était déjà habitué à cela, cela semblait trop peu.

« En fait, j’ai été surpris que nous soyons arrivés ici après avoir marché en ligne droite. Savais-tu déjà qu’il y avait un trésor par ici ? »

Si je réponds oui, il sera sûrement curieux de savoir comment je l’ai su. Après être arrivée à cette conclusion, Leila avait décidé de trouver une excuse.

« Je ne pensais pas qu’il y aurait vraiment quelque chose ici… J’ai juste entendu des rumeurs dans le passé. » Elle avait fait comme si elle était sincèrement surprise, puis elle s’était concentrée sur le vaisseau pour éviter le regard de Serge. À ce moment-là, la porte s’était ouverte d’elle-même.

Contrairement à la porte précédente, celle-ci s’était ouverte lentement et silencieusement.

Puis, de l’autre côté, avait émergé une sphère flottante aussi grande qu’une balle de softball, avec un seul œil rouge. L’objet était resté immobile à la même hauteur que les yeux de Leila et Serge. Tout était si inattendu que Serge n’avait pas eu besoin de réfléchir à deux fois pour relever sa lance et faire reculer Leila en même temps.

Sa lance à la main, il avait crié à Leila de rester en arrière.

« Leila, reste en arrière ! »

 

 

Cependant, Leila était soulagée. C’est parce que la sphère devant eux n’était pas Luxon… c’était un autre drone bleu.

« Serge, calme-toi. On va s’en sortir. »

« V-Vraiment ? »

Serge baissa un peu sa lance, fixant les mouvements du robot bleu. Leila était convaincue que la chose en face d’eux n’avait pas de mauvaises intentions. En effet, s’il s’agissait d’un compagnon du vieux Luxon, alors il ne pouvait pas se battre sous cette forme.

« Je veux avoir une conversation avec toi. » Elle lui avait parlé et alors le robot bleu avait répondu avec une voix vive.

« Cela fait un moment que je n’ai pas reçu de visites. » C’était une voix robotique, mais avec un certain côté masculin.

La différence avec Luxon était que ce robot semblait beaucoup plus humain que le premier.

Serge avait été surpris, mais Leila avait continué à parler.

« Je veux ce navire. Donne-moi les droits de propriété. » Elle avait dit cela avec une attitude hautaine et le robot avait répondu avec une pointe d’interrogation.

« Veux-tu être mon maître ? … Hmm, il y a plusieurs choses que je trouve louches à propos de toi et de ta demande, mais la vérité est que je ne supporte pas d’être en attente dans cet endroit depuis si longtemps, mais je ne peux pas bouger sans permission. Donc l’apparition d’un maître est une situation très tentante ! »

Pourquoi ce nouvel humain serait-il au courant de son existence et des droits du maître ? Le robot semblait intrigué par cette question, mais plus que cela, il voulait quitter cet endroit au plus vite, aussi avait-il accepté avec joie.

Pendant ce temps, Serge s’était vraiment inquiété de cette conversation.

« Leila, es-tu sûre de toi ? Pour commencer, quelle est cette chose ? »

Mais celui qui avait répondu à la question de Serge n’était pas Leila.

« — Oups, j’ai oublié de me présenter, je m’excuse pour mon impolitesse ! Je m’appelle “Ideal”, un vaisseau chargé de l’approvisionnement. » Leila avait lâché un petit soupir. Un soupir de soulagement.

Bien, il a le même nom que celui que j’ai acheté sur le jeu.

Le nom du puissant objet pay2win du deuxième jeu vidéo otome était Ideal. C’est pourquoi elle était convaincue que cette arme puissante était le même drone que celui qu’elle avait rencontré auparavant. Ainsi, Leila avait fait un pas en avant avec confiance.

« Dans ce cas, faisons-le immédiatement. »

« Comment connais-tu les privilèges de propriété ? La vérité, c’est que je suis vraiment intrigué et que quelque chose semble louche, mais ce n’est pas grave. Passons au sujet suivant pour le moment. »

Le drone bleu, Ideal, avait fait briller son œil rouge et les avait scannés tous les deux. Puis Ideal avait commencé à errer autour de Leila en faisant des cercles assez intrigués.

« Que s’est-il passé ? » demanda-t-elle.

« J’ai reçu des informations très choquantes. Il semble qu’aujourd’hui sera un grand jour, » répondit Ideal.

« Tu le crois vraiment ? »

En comparaison de Luxon, elle pensait que cette autre IA répondrait avec un manque d’émotions beaucoup plus important, mais pour le moment, elle était plutôt amicale.

En outre, son attitude envers Leila, qui sera enregistrée comme son maître, était adéquate.

« Il semble que vous soyez tous deux très fatigués. Je vais préparer une chambre, alors, allez-y. Vous pouvez entrer, » dit Ideal en entrant devant pour les guider, les laissant tous les deux sous le choc une fois à l’intérieur du vaisseau.

Il était dans un état assez propre. Serge fut surpris en passant une main sur le mur à côté de lui.

« C’est la première fois que je vois une relique perdue gardée aussi propre et bien conservée. »

Les paroles de Serge ayant suscité son intérêt, Ideal se tourna vers Leila et lui demanda.

« “Relique perdue” ? Eh bien, dans l’ère actuelle, la technologie qui a été utilisée pour me construire devrait avoir été perdue. Il semble qu’il sera amusant de faire une promenade. »

« Amusant ? Est-ce que tu peux même ressentir ça en étant une intelligence artificielle ? »

Leila était sidérée par le fait qu’Ideal était vraiment impatient de sortir.

« … Oui, vous êtes vraiment des personnes intrigantes, » déclara Ideal devant les deux humains, avant de revenir les guider.

Puis Serge avait dit. « Hé Leila… C’est quoi cette intelligence artificielle dont tu as parlé avant ? »

Leila avait juré dans son esprit après avoir entendu cette question.

Merde, j’ai baissé ma garde.

« Ce n’est rien. Nous devrions accepter l’offre de cette chose et nous reposer un peu ici. »

« Tu as raison. Mais j’étais un peu excité à l’idée d’explorer l’intérieur de ce vaisseau. »

Serge avait l’air sérieusement excité, son regard scrutant l’ensemble de l’endroit.

Puis, Leila avait regardé la sphère flottante qui se trouvait devant elle.

Je l’ai, j’ai finalement obtenu mon propre objet de triche. Avec ça, je n’aurai plus à craindre Léon.

C’est ce qui avait apporté le plus de bonheur à Leila, bien plus que d’avoir récupéré ce genre d’objet perdu.

« Attendez un moment s’il vous plaît. »

Ideal les avait emmenés dans la pièce, qui ressemblait plus à l’aire de repos d’une entreprise. Il y avait quelques meubles, des distributeurs automatiques et même des plantes de décoration. Serge s’était assis directement sur le canapé sans enlever la saleté de ses vêtements.

« Ce canapé est incroyable. Leila, viens t’asseoir. »

« Franchement, tu es comme un barbare. Mais oui, tu as raison. » Leila s’était assise et avait détendu ses épaules pour atténuer la fatigue refoulée.

Après ça, Ideal était allé ailleurs, les laissant tous les deux seuls dans la pièce.

« Veuillez m’excuser, je vais prendre congé. »

« Où dois-tu aller ? »

« Je vais faire quelques préparatifs pour aller dehors. Aussi, je vais vous apporter de la nourriture dans un moment. » Ideal était parti et Serge avait souri.

« Quel gars attentionné ! »

Mais, y a-t-il quelque chose à manger dans un endroit comme celui-ci qui a été abandonné il y a tant d’années ? Alors que Leila se demandait cela, son regard avait été obstrué par Serge. Puis, il avait rapproché son visage du sien.

« A-a-attends ! » Elle avait rapidement essayé de couvrir son visage avec ses deux mains, mais Serge en avait attrapé une. Le regard de Serge était sérieux.

« … Leila, pourquoi t’es-tu fiancée avec le faible de la famille Émile ? » Leila s’était sentie un peu mal à l’aise en l’entendant demander cela. C’est parce qu’elle savait que Serge était follement amoureux d’elle.

« Ça n’a rien à voir avec toi, tu n’étais jamais à l’école, donc on ne pouvait pas trop traîner ensemble. Cela te pose-t-il un problème ? »

Leila savait déjà ce que Serge voulait dire.

« Tu sais ce que je ressens pour toi, n’est-ce pas ? Leila… Je t’aime, tu es la seule femme que j’aime. »

C’était des mots directs venant de son cœur.

Cependant, Leila avait détourné le regard.

Je t’aime ? Il n’y a pas de phrase plus vide que celle-là, pensa Leila, rejetant la confession après s’être souvenue d’un peu de son passé.

« … Tu m’as fait trop attendre. Je suis déjà avec Émile. »

Elle s’était levée et s’était éloignée de Serge, mais il n’avait pas renoncé. Serge avait attrapé les épaules de Leila et les avait rapprochées de lui.

« Je te jure que je vais te rendre heureuse. Je veux que tu restes avec moi. »

Quand elle avait vu Serge si sérieux, elle avait douté un instant… mais finalement, elle l’avait repoussé de ses mains.

« Serge, arrête de plaisanter. De plus, tu es un fils de la maison Rault, tu comprends ? Nous ne sommes pas faits l’un pour l’autre. »

« Et qu’est-ce que ça peut faire ? C’est la même chose avec Émile. Je suis seulement… »

Malheureusement, la porte s’ouvrit à nouveau et Ideal entra, interrompant leur discussion, et d’une voix enjouée, il déclara. « Cela fait un moment que je n’ai pas préparé de repas. Mais ne vous inquiétez pas, j’ai fait en sorte de bien conserver les ingrédients, donc tout est en parfait état. Bien qu’en fait, je puisse produire beaucoup de choses à l’intérieur de ce vaisseau, donc il y a plus qu’assez d’ingrédients ! … Mmh ? Est-ce que je suis arrivé au mauvais moment ? »

Ideal était revenu juste après que Leila ait rejeté la confession de Serge, mais grâce à cela, Leila avait pu changer de sujet.

Leila s’était éloignée de Serge, puis elle avait croisé les bras.

« Il ne s’est rien passé. »

Je ne comprends pas. Une intelligence artificielle peut-elle avoir des émotions ? pensa Leila, après avoir vu Ideal incapable de lire l’atmosphère.

+++

Chapitre 1 : Déchets inutilisables

Partie 1

« C’est comme ça. Il est vrai que le Maître s’occupait d’une chienne nommée Noëlle et a ensuite sauvé Noëlle Beltre. Ne vous inquiétez pas, il n’a pas le courage de vous tromper. »

Nous étions chez moi.

Luxon était venu pour m’aider, moi qui étais interrogé par Anjie et Livia alors que je n’avais plus de lumière dans les yeux.

Elles m’avaient interrogé pendant plus d’une heure.

C’était la faute de Luxon.

Anjie avait posé sa main sur sa taille et avait soupiré. « On s’est précipitée vers une mauvaise conclusion. Léon, s’il te plaît, pardonne-nous. Nous avions tort. »

Livia m’avait serré dans ses bras. « Je suis désolée, Léon. Tu ne nous trompais pas. Je me sens mal d’avoir douté de toi. »

J’avais décidé d’accepter leurs excuses avec un grand cœur.

« C’est bon. C’est aussi de ma faute si j’ai éveillé les soupçons. Mais vous deux, je ne vous pardonnerai jamais. »

Luxon et Creare étaient dans ma ligne de mire.

Ils m’évitaient tous les deux.

Luxon était insouciant. « C’est très méchant de ta part, maître, de ne pas pardonner à tes disciples. »

Creare avait l’air plutôt heureuse. « C’est vrai ! C’est ta faute si tu as agi de façon si suspecte ! Si nous n’avions pas donné suite, le malentendu n’aurait pas pu être résolu. Malgré tout, c’est rancunier de ta part de ne jamais nous pardonner. »

Est-ce tout ce que ces putains de traîtres ont à dire ?

« Ne jouez pas avec moi. Si dès le début vous ne m’aviez pas trahi, Anjie et Livia n’auraient pas douté de moi en premier lieu ! »

« En te regardant de côté, je pense qu’il est inévitable que tes actions soient suspectes, Maître, » déclara Luxon.

Anjie était convaincue de l’opinion de Luxon. « C’est vrai. Si tu entends parler du fait que tu as volé une mariée à un mariage, on ne peut pas s’empêcher d’hésiter. »

« Non. Ce n’était pas du vol. J’ai juste arrêté un mariage malheureux, » répliquai-je.

En entendant mon excuse, Anjie avait essayé de dire quelque chose, mais elle n’avait pas son habituelle envie de répondre puisqu’elle ressentait une certaine faute pour m’avoir soupçonné.

« Je compatis au cas de Noëlle, donc je ne t’en veux pas de l’avoir sauvée… Mais qu’est-ce que tu vas faire ? Léon, est-ce que tu penses à l’avenir ? » me demanda Anjie.

Lorsque nous parlions du traitement de Noëlle, j’avais mis mon doigt sur ma joue.

Je n’y ai pas trop pensé et ce n’est pas quelque chose que je dois décider.

« C’est Noëlle qui doit décider, » répondis-je.

Il semblerait qu’Anjie n’ait pas été satisfaite de ma réponse.

« Si l’histoire de la prêtresse de l’arbre sacré est vraie, nous devrions la ramener chez nous, » déclara Anjie.

L’arbre sacré… c’était une existence qui fournissait de l’énergie à la population.

Est-il bon de dire que c’est une énergie propre et gratuite ?

Une grande plante qui résout les problèmes d’énergie.

Et dans ma main, il y avait un jeune arbre qui allait pousser pour devenir cet arbre sacré.

Heureusement, le jeune arbre avait choisi sa prêtresse.

Si nous retournions dans notre ville natale et que nous plantions le jeune arbre sacré, le royaume de Hohlfahrt ne souffrira plus de problèmes d’énergie à l’avenir.

Compte tenu de la position d’Anjie, il était inévitable de choisir de ramener Noëlle à la maison.

Cependant, Livia n’en était pas convaincue. « Attends ! Qu’est-ce qu’on va faire quant à la volonté de Noëlle ? Noëlle n’a pas encore donné de réponse, non ? Il y a des doutes, non ? »

Elle avait dit que la volonté de Noëlle devait être respectée.

Les opinions d’Anjie et de Livia étaient en conflit direct.

Anjie avait essayé de raisonner Livia. « Je suis désolée pour Noëlle, mais le problème d’énergie sera résolu à l’avenir. Ce n’est plus un problème individuel. Je sais que c’est malheureux pour Noëlle, mais à l’avenir, elle résoudra l’un des problèmes clés du royaume… Je suis désolée, mais je ne veux pas laisser le choix à Noëlle. »

Je pouvais comprendre le sentiment d’Anjie de vouloir la ramener chez elle.

Ne plus avoir de problèmes d’énergie est une bonne chose.

Cependant, Livia n’était pas convaincue.

Même quand on lui avait présenté les avantages, elle s’y était opposée émotionnellement.

« Ce n’est pas bon. Noëlle ne sera pas heureuse. Et est-ce que Noëlle a même le choix de rester ici ou de venir dans le royaume ? La faire venir de force est impardonnable, » déclara Livia.

« Je suis désolée si je l’ai mal dit. Alors nous traiterons Noëlle avec la plus grande considération. Si Noëlle le veut, nous la laisserons avoir une vie luxueuse. »

« Ce n’est pas ça ! Qu’est-ce qui t’arrive, Anjie ? Tu n’agis pas comme tu le fais habituellement. L’Anjie que je connais n’aurait jamais choisi d’utiliser Noëlle comme un sacrifice. »

Elles avaient toutes deux commencé à s’énerver progressivement.

Anjie était aussi émotive.

« Si un sacrifice permet d’en sauver beaucoup dans le futur… mon choix sera pour la majorité. Je n’ai jamais dit que nous ne rendrions pas Noëlle heureuse. »

Face à la plus haute considération qu’Anjie pouvait donner, Livia n’était toujours pas convaincue.

« Noëlle n’est pas un outil ! »

Anjie ne pouvait sûrement pas se pardonner de voir Noëlle comme un outil.

Anjie était un peu choquée.

Il semblerait qu’elle était consciente de ce qu’elle disait elle-même.

« Il est vrai que je la voyais comme un outil. Si ce n’était pas Léon qui avait apporté cette incroyable histoire alors même moi j’aurais douté… mais maintenant que je sais, je suis prête à ramener Noëlle au royaume. Léon, aide-moi aussi. »

Quand Anjie avait demandé mon consentement, Livia avait attrapé mon bras.

Elle m’avait fait un regard triste.

Ne me regarde pas comme ça.

« Léon, s’il te plaît, arrête Anjie. Ce n’est pas bon. Cela te rendra-t-il heureux si tu traites Noëlle comme un outil ? »

« E-Euh… »

Alors que je me déplaçais légèrement, Anjie avait attrapé mon autre bras.

« Léon, tu es un comte du royaume de Hohlfahrt. Tu as l’obligation de protéger ces citoyens. Je sais que tu ne veux pas en prendre la responsabilité, mais je ne te laisserai pas fuir. »

Livia se plaçait du point de vue de l’individu.

Et Anjie regardait l’ensemble.

Livia voulait le bonheur de Noëlle et Anjie voulait la sacrifier pour que beaucoup d’autres soient heureux.

Attends, je dois choisir ? Je dois décider quelque chose d’aussi important ?

C’est Luxon qui était venu à mon secours alors que j’étais en difficulté.

« Si le Maître accepte Noëlle, tout le problème sera résolu. »

Cette intelligence artificielle aime jeter de l’huile sur le feu.

« Je déteste cette partie de toi où tu ignores les sentiments, » répliquai-je.

« Oh ? Je ne veux pas entendre ça de mon Maître, qui a ignoré les sentiments de Noëlle. Si tu acceptes Noëlle, elle sera heureuse, Maître. De plus, le royaume de Hohlfahrt aura aussi l’arbre sacré et ils seront heureux. Tout s’accorde parfaitement. »

Où ? Où est mon bonheur dans tout ça !?

« Si je l’accepte, tout s’adaptera parfaitement, quoi… h-hein ? Anjie, qu’est-ce que c’est ? » demandai-je.

Anjie s’était arrêtée de tirer sur mon bras et elle se mit à réfléchir.

Elle avait lentement relevé son visage et m’avait regardé dans les yeux.

« Ce que Luxon a dit n’est pas une mauvaise suggestion. Léon… accepte Noëlle. »

Face à ce qu’Anjie avait dit, Livia avait secoué la tête. « Anjie, pourquoi ? Pourquoi dis-tu ça alors que tu étais contre le fait que Léon nous trompe. »

Voyant Livia afficher un regard disant qu’elle ne pouvait pas croire ce qu’elle entendait, Anjie avait détourné le regard.

« … C’est parce que ça en vaut la peine. Léon, tu peux rompre avec moi. Alors accepte Noëlle. »

En voyant Anjie marmonner ça pour me convaincre, je…

j’avais décidé de m’enfuir de cet endroit.

« Je ne veux pas. »

« Léon ? »

« Je ne veux absolument pas ! Je ne veux pas rompre avec toi, Anjie ! »

Quand j’avais crié cela et sauté hors de la pièce, j’avais entendu la voix de Livia.

« Léon !? »

♥♥♥

« N’était-ce pas terrible de les laisser toutes les deux dans la pièce ? »

J’avais quitté la maison et m’étais dirigé vers le manoir de Marie avec Luxon.

« Comme c’est ennuyeux. Et ça ne changera pas le fait que tu m’as trahi. Ah ~ ah, comme je le pensais, l’intelligence artificielle est une existence dangereuse qui va trahir l’humanité. »

« Je ne trahirai pas l’humanité. Cependant, la nouvelle humanité est une autre affaire. »

N’est-ce pas la même chose que de dire que tu vas nous trahir ?

« Foutu traître. »

« Si tu es inquiet pour Noëlle, tu devrais la mettre de ton côté. »

« Qu’est-ce que ça a à voir avec ta trahison ? »

Je ne veux pas faire l’expérience de leur méfiance à nouveau.

Quand même, le fait que ce type change de sujet cette fois-ci était trop suspect.

A-t-il vraiment pensé à me trahir ?

« Soyons sérieux… Luxon, pourquoi as-tu créé cette situation, y compris en dérangeant Creare ? »

« Tu as compris ça ? Tu es très perspicace, Maître. »

Comme toujours, tu es un type qui aime dire des choses ennuyeuses.

En écoutant cette fois, donne la priorité au thème principal.

« Ne détourne pas le sujet. »

« Malheureusement, Noëlle n’aura pas un avenir paisible. Nous devons donc choisir une voie qui nous est bénéfique tout en respectant tes souhaits. »

« On devrait, hein. »

« Si tu acceptes Noëlle, le royaume obtiendra l’Arbre sacré. Pour le moment, il n’est peut-être pas aussi puissant que l’Arbre sacré de la République, mais il résoudra le problème d’énergie dans le futur. C’est un énorme avantage ! »

« Pour ce qui est de l’avenir, les humains s’en occuperont. Dis-moi la vérité. »

« C’est vrai. En d’autres termes… Noëlle n’a aucune liberté. Si sa valeur est connue, non seulement le royaume va bouger, mais aussi les autres pays. Maître, tu ne seras pas en mesure de protéger Noëlle si elle n’est pas à tes côtés. »

Luxon listait les raisons, mais chacune sonnait comme un mensonge.

« Était-ce là tes véritables intentions ? »

« Doutes-tu encore de moi ? Alors, je voudrais le dire clairement. Si les autres pays poursuivent Noëlle, ils prendront toutes les mesures possibles. C’est la fin que tu regretteras, Maître. Ce serait encore heureux si c’est juste un mariage non désiré. Dans le pire des cas, ils lui feront subir un lavage de cerveau et la traiteront comme un outil. »

La jeune pousse de l’arbre sacré et la prêtresse Noëlle, d’autres pays souhaiteraient sûrement l’avoir entre leurs mains.

Je le comprends, mais as-tu besoin de le souligner ?

« N’est-il pas possible de protéger Noëlle dans la République ? Elle est leur prêtresse. »

« Oh ? Crois-tu toujours à la République, même si tu les as harcelés ? »

Depuis mon arrivée dans la République, j’avais harcelé les six grands nobles.

Pierre, qui avait utilisé le pouvoir des six principaux nobles et l’avait utilisé pour lui-même.

Loïc qui avait forcé Noëlle à l’épouser pour l’obtenir.

Ils étaient certainement des gens problématiques.

Ils s’étaient tous moqués de moi de bien des façons, mais comment feraient-ils si je n’étais pas là ?

« Elle a été sélectionnée comme prêtresse, mais c’est terrible qu’elle ne puisse pas être heureuse. Je croyais que le jeu avait une fin heureuse. »

Je m’étais plaint.

Dans ce jeu vidéo otome, Noëlle, qui avait été sélectionnée comme prêtresse, aurait dû être heureuse.

S’unir à un garçon qui aime et faire revivre sa maison qui était en ruine…

Et pourtant, qu’en est-il de Noëlle maintenant ?

Elle n’appartient à personne et elle n’est pas non plus heureuse.

« Luxon, qu’est-ce qui a mal tourné ? »

« Noëlle n’est-elle pas aussi heureuse que le dit l’histoire ? »

« … C’est nous. Non, est-ce ma faute ? »

Est-il possible qu’elle ne puisse pas être heureuse parce que nous sommes venus dans la République d’Alzer ? J’avais eu cette inquiétude.

« Comme toujours, tu es imbu de toi-même. N’es-tu pas en train de dire que tu as beaucoup d’influence sur le monde, Maître ? Penses-tu que le monde tourne autour de toi ? »

« Est-ce que tu me détestes ? Ne lâches-tu pas ces mots justes pour blesser mon cœur ? Je suis ton Maître, n’est-ce pas ? »

« C’est bon parce que ton cœur est aussi dur que l’acier. »

« C’est un cœur de cristal ! Il est délicat ! Fais plus attention ! »

« Tu devrais chercher le mot “délicat” dans un dictionnaire. Apparemment, tu te souviens du mot délicat dans un sens différent, Maître. »

Quel homme exaspérant !

Tu me parles mal et tu me trahis.

L’intelligence artificielle du monde de ce jeu vidéo otome est trop cruelle !

Quand j’étais arrivé au manoir de Marie en parlant à Luxon, l’entrée était bruyante.

« Que s’est-il passé ? »

J’avais regardé à l’intérieur et j’avais vu Marie se tenir la tête.

Je pouvais aussi voir Jilk en difficulté.

Lorsque Luxon avait confirmé la conversation, un fait surprenant avait été révélé.

« Oh, on dirait que Jilk a commencé à escroquer les gens. À en juger par le contenu de la conversation, il s’agit d’un événement datant du moment où ils ont été renvoyés par Marie. »

« Hé ! »

J’avais été surpris d’apprendre que Jilk était un escroc et qu’il gagnait de l’argent ainsi.

+++

Partie 2

Puis Marie, qui se tenait la tête à la porte d’entrée, avait couru vers nous.

« Onii-channnn ! »

En essayant de rattraper Marie, qui pleurait et me sautait dessus, j’avais ressenti un fort choc dans l’abdomen dû à l’impact.

« Argh !? »

Recevant un tacle de Marie, elle avait heurté mon ventre et m’avait fait tomber à genoux.

Marie, me serrant ainsi dans ses bras et pleurant, m’avait expliqué la situation.

H-Hey, tu devrais d’abord t’excuser auprès de moi pour tout à l’heure.

« Jilk… Jilk ! »

« Qu’est-il arrivé à ce bâtard d’escroc ? »

Quand j’avais réussi à me lever, Jilk était venu.

« Marie, s’il te plaît, écoute ! »

À ce moment-là, le visage de Marie s’était transformé en celui d’un démon.

« Tu veux que je t’écoute ? Sais-tu ce que tu as fait ? Qui a dit que tu pouvais gagner de l’argent en trompant les autres ! »

Pendant que je me frottais le ventre, j’avais entendu dire que Jilk avait arnaqué plusieurs personnes alors qu’il gagnait de l’argent en tant qu’antiquaire.

« Non, je ne l’ai pas fait ! Au début, j’ai essayé de faire mes affaires sérieusement, mais personne n’a essayé d’acheter les articles que j’essayais de vendre. Mais ensuite, j’ai commencé à préparer des articles pour qu’ils aient l’air plus attrayants, mais ensuite, l’article a été vendu instantanément. »

« Putain d’enfoiré ! Ça s’appelle tricher ! »

Marie avait attrapé la poitrine de Jilk et l’avait poussé violemment d’un côté à l’autre.

Je voudrais bien croire que je me trompe en voyant qu’un Jilk tremblant avait l’air un peu heureux.

Cependant, le problème actuel concernait la fraude qu’il avait commise.

Je pensais que ce type était une ordure dont je ne pouvais pas rire, mais était-il vraiment une ordure ?

Il semblait que Luxon considérait Jilk comme le pire parmi les idiots.

« Dans le passé, lors d’un duel contre toi, il a mis une bombe sur l’armure. Ce type a le plus grand grade de déchet par rapport aux autres, » annonça Luxon.

Les cinq idiots sont toujours des merdes, mais les quatre autres sont de meilleures merdes que toi.

J’avais eu envie de rire.

Cependant, Jilk seul ne pouvait pas me faire rire.

Marie avait expiré et avait relâché Jilk.

Marie était tombée à genoux, pleurant, les mains sur le sol.

Puis elle avait crié. « Auprès de combien de personnes dois-je excuser en m’agenouillant ? »

Les cris déchirants de Marie avaient résonné autour d’elle.

Quand j’avais vu Marie pleurer comme ça, j’avais, comme prévu, ressenti un peu de sympathie.

« Pourquoi n’attire-t-elle que des types inutiles ? »

Quand j’avais demandé ça à Luxon, la réponse que j’avais obtenue avait été épicée.

« Au lieu d’attirer des gars inutiles, n’est-ce pas à la place que tu rends les hommes inutiles ? Eh bien, les cinq idiots ils étaient inutiles à l’origine, donc je suppose que les deux sont vrais. »

« Tu n’as aucune pitié. »

« Est-ce ainsi ? »

Puis, en raison de l’agitation, les résidents du manoir étaient apparus.

C’était Julian qui arriva en premier, mais il portait un bandeau torsadé avec un tablier.

« Marie, que s’est-il passé ? »

Il avait bondi par ici après avoir entendu les pleurs de Marie, mais il était anormal pour l’ancien héritier, le prince, de porter un bandeau torsadé et un tablier.

Quand Julian avait pris Marie dans ses bras, celle-ci pleurait et riait en même temps.

Donc, Brad était sorti après.

Il s’était approché de nous en embrassant son ami colombe et son ami lapin.

« Que se passe-t-il ? Hey ? Pourquoi Baltfault est-il ici ? Oh, je vois. Il a dû se sentir seul sans moi. »

« Bien sûr que non. »

J’avais immédiatement rejeté les commentaires de ce narcissique. Le prochain à sortir était Chris avec un pagne tout en tenant une brosse.

« J’ai entendu Marie pleurer, mais que s’est-il passé ? Hmm ? Baltfault, pourquoi es-tu ici ? »

L’expliquer avait été difficile.

De plus, ces gars-là étaient devenus plus intenses récemment.

Ils avaient l’air de s’amuser, mais je doute qu’ils aillent vraiment bien.

Puis Greg, qui avait enlevé sa veste, était arrivé en sautillant.

« J’ai entendu la voix de Marie… Baltfault, pourquoi es-tu là ? »

Il semblerait que tout le monde s’intéresse à la raison de ma venue.

Cependant, cela n’était pas important maintenant, alors j’avais donc brièvement expliqué la situation actuelle.

« Il semble que Jilk ait commis une fraude. Marie a été mise dans cet état quand elle l’a découvert. »

Tous les quatre avaient vu Marie rire en pleurant, puis leurs yeux avaient dérivé vers Jilk.

Les yeux de Julian sur Jilk étaient méprisants. « Un homme comme toi qui a toujours dit qu’il voulait rivaliser avec moi travaille-t-il comme un escroc ? »

Les trois autres avaient agi de même.

Brad étreignait la colombe et le lapin avec des yeux froids sur Jilk. « C’est impossible. Un peu, non, normalement c’est mal. »

Les lunettes de Chris brillaient de façon suspecte.

« Cet homme, j’y ai déjà pensé, mais il y a des endroits où l’on peut choisir n’importe quelle méthode. »

Greg faisait de l’exercice, et ses muscles étaient gonflés. « — il est fragile et en ne faisant pas travailler ses muscles, sa personnalité a été déformée. »

Je ne pense pas que ça ait vraiment quelque chose à voir avec ça.

Julian m’avait confié Marie.

« Baltfault, je te confie Marie. »

« Hé ? Qu’est-ce que tu vas faire ? »

« Jilk est mon demi-frère. Nous avons grandi en prenant soin l’un de l’autre comme des frères et sœurs… C’est pourquoi je vais le soigner. »

L’attitude de Jilk !

Marie avait repris ses esprits quand elle avait vu Jilk être emporté par les quatre autres.

« Ha !? Jilk !? »

« Il a été pris par Julian et les autres. Ils vont sûrement lui faire un sermon ? »

Marie avait énormément baissé ses épaules.

Elle avait tenu son visage avec ses deux mains.

« Pourquoi as-tu fait de l’arnaque ? Il aurait été préférable que tu reviennes sans gagner d’argent comme avant. »

« Toi aussi, tu as traversé une période difficile. »

Marie rêvait d’un harem inversé et d’être cajolé par cinq nobles… pourquoi ? Elle n’avait pas l’air heureuse.

♥♥♥

La destination que je visais était la boulangerie d’un marchand qui avait acheté les œuvres d’art de Jilk.

C’était un grand marchand avec un manoir.

Jilk, qui avait escroqué cette personne, devait être un homme né avec un talent désagréable.

Une Marie tendue tremblait.

« C-C-C’est un bon jour. »

J’étais venu voir comment elle s’excuserait, mais Marie était nerveuse et inutile.

Comme c’était rendu ainsi… je l’avais accompagnée.

Au lieu de Marie, j’avais parlé au propriétaire de l’entreprise.

« Je suis vraiment désolé pour cette visite soudaine. »

« … Je pensais que vous viendriez un jour. »

Avez-vous réalisé que le produit que vous avez acheté était faux ?

Cependant, le propriétaire, mince et grand, semblait être nerveux en se tenant devant nous.

« Hum, en fait… »

« Je sais. »

« … Eh ? »

Lorsque le propriétaire avait donné des instructions à celui qui semblait être un majordome, celui-ci avait sorti le produit que Jilk avait vendu, peut-être parce qu’il l’avait préparé.

Cependant, ils étaient très polis.

J’avais volontairement mis des gants et j’avais délicatement posé la tasse de thé sur la table.

Ça semblait être un produit très cher, si on ne savait pas qu’il était en fait faux.

Dans ce cas, j’aurais pu moi aussi me faire avoir.

Cependant, l’histoire avait pris une direction inattendue.

« Est-ce le produit que vous avez acheté chez Jilk ? »

« … Oui. »

Les yeux du propriétaire regardant la tasse de thé semblaient indiquer qu’il était très triste.

Les majordomes et les serviteurs qui m’entourent nous regardent avec une certaine tension.

Il y a un problème.

Bien qu’il ait été trompé, il ne semblait pas être en colère.

Non, peut-être que vous n’avez pas réalisé que vous avez été trompé ?

Alors que j’avais remarqué une telle chose, il semblerait que Marie l’ait aussi devinée dans l’atmosphère ambiante.

Elle était un peu inquiète. Mais probablement, car elle n’était pas un aussi gros déchet que Jilk, Marie avait ouvert la bouche pour dire que c’était faux.

« E-Excusez-moi ! »

« Je sais ! vous… vous êtes venu chercher cet article ? C’est juste pour ça. Je ne pensais pas que vous pourriez l’obtenir à un tel prix. »

« O-Oui… Hein ? »

La réaction du propriétaire était étrange.

J’avais décidé d’enquêter.

« Non, je n’ai pas l’intention d’essayer de le récupérer. En fait, j’ai entendu dire qu’une connaissance est antiquaire, je n’en revenais pas et je suis venu le voir. »

« O-Oh ! Alors c’était donc ça ? »

Le propriétaire avait été visiblement libéré de la tension.

« Je ne suis pas familier avec l’art, mais cette tasse de thé est-elle un objet coûteux ? »

Quand j’avais regardé la tasse de thé, le propriétaire avait ouvert les yeux et m’avait expliqué.

« Bien sûr ! C’est un produit dont la tradition de fabrication s’est effondrée il y a quelques années. Cinq cents ans. J’en ai eu, mais aucun n’est resté en parfait état. C’est un chef-d’œuvre de l’époque et il n’y a que peu d’objets en parfait état ! J’en ai demandé à des personnes qui s’y connaissent, mais il était difficile pour quiconque de vouloir m’en vendre ! »

J’avais vu le propriétaire, qui était très heureux et fier de sa collection, et j’avais hoché la tête en souriant.

Marie m’avait regardé d’un air inquiet.

J’avais donc confirmé avec Luxon à voix basse.

« Est-ce le vrai ? »

« Oui. »

La courte réponse de Luxon m’avait désorienté en ne sachant pas ce qui se passait.

Je ne l’avais pas montré aux autres.

« Ahahaha, j’ai été surpris qu’il soit un bon antiquaire. D’ailleurs, connaissez-vous d’autres personnes avec qui Jilk a fait des affaires ? »

Est-ce une coïncidence ?

En écoutant le prochain client, nous parlions aussi de Jilk.

« Jilk est un grand connaisseur, même s’il est jeune. Non, je ne peux pas dire que c’est un connaisseur. Est-il préférable de dire qu’il a le talent de trouver l’authentique ? C’est un génie ! »

Vous faites l’éloge de Jilk, qui n’a pas un bon œil !?

A-t-il vraiment du talent ?

Le propriétaire avait apprécié la tasse de thé.

Puis il avait affiché un sourire devant moi.

« Pourtant, quand j’ai entendu que le comte de Hohlfahrt arrivait, je me suis demandé ce qui allait se passer. »

« Moi ? »

« Oui. Il y a tellement de rumeurs qui circulent, et certaines sont scandaleuses. J’étais vraiment anxieux intérieurement en pensant que vous allez reprendre le produit que j’ai acheté. »

Non, on dirait plutôt qu’il était impatient.

Plus important encore, quelles sont ces rumeurs à mon sujet ?

« Je suis intriguée par ces rumeurs. »

« Ça ne veut rien dire pour moi, car je vois bien que le comte est un véritable gentleman. »

Moi, un gentleman ? Bien que j’essaie d’être comme le Maître, je suis conscient que je suis immature.

Est-ce que j’ai l’air d’un gentleman ? Eh bien, quelle flatterie !

Cependant, j’étais content et j’étais heureux.

« Vous êtes douée pour la flatterie. »

« Ce n’est pas vrai. »

Le visage du propriétaire était devenu sérieux.

« … J’envie le royaume. »

Il n’avait rien dit de plus, mais j’avais eu l’impression qu’il semblait avoir des problèmes avec les nobles de la République.

♥♥♥

Après cela, des enquêtes de suivi avaient été menées, mais il n’avait pas été nécessaire de présenter des excuses.

Ils avaient tous dit ce qui suit.

« Jilk est un génie ! Non, il est aimé par le dieu de l’art ! »

« Quelle grande habileté, pour sauver un vrai trésor d’un tas d’ordures, il est le sauveur de l’art ! »

« J’aurais soutenu généreusement Jilk s’il était né dans la République. J’envie le royaume. »

Vous comprenez ?

Jilk était la seule personne qui croyait qu’il avait agi comme un escroc.

Nous, qui étions retournés au manoir, nous nous étions retenus.

« Mais qu’est-ce qui se passe ? Je ne pensais pas que tout le monde allait nous féliciter pour le sens esthétique de Jilk. »

Par conséquent, je n’avais pas eu à faire face à la fraude et Marie avait pu se sentir soulagée.

« Est-ce que ce type a vraiment un bon œil ? »

Inquiet pour le manoir, Jilk était arrivé avec le visage battu.

Malgré son apparence douloureuse, il avait souri fièrement.

« Oh, n’est-ce pas le comte, qui n’a pas un bon œil pour les choses, Baltfault ? »

« Tu es un sale type. »

« Vraiment ? Quand même, c’est troublant de voir que tout le monde tire des conclusions hâtives. J’ai trouvé les objets qu’ils voulaient et je les ai vendus à un prix raisonnable. Ce serait embarrassant qu’ils appellent ça un péché. »

Il a dit ça, mais ce qu’il a vendu… Je ne peux pas le considérer comme de l’art.

Cependant, tous les clients qui avaient acheté des produits avaient été satisfaits.

Je l’avais aussi confirmé avec Luxon, mais tout était vrai.

Je ne peux pas dire que c’est une coïncidence.

Jilk m’avait regardé.

« Oh ? Tu ne veux pas t’excuser ? »

« C’est Julian et les autres gars qui t’ont battu. Et aussi, je te pardonne d’avoir utilisé une bombe lors du duel, tu devrais être reconnaissant. »

« Eh bien, restons-en là. »

J’avais secoué la tête sur le côté et montré un état de déception.

C’est un sacré bâtard qui m’irrite.

Cependant, il semblerait que Marie ait remarqué quelque chose ici.

« Attends un peu… en d’autres termes, si Jilk prépare ce que les autres veulent, peut-il rassembler de l’argent ? »

En voyant les yeux de Marie pétiller, Jilk avait affiché un regard compliqué.

« Non… Marie ? D’habitude, je vois des choses réelles. Cependant, cette fois, je n’ai préparé que des articles adaptés aux personnes aveugles. »

« C’est bien ! Jilk, pourquoi n’as-tu pas fait ça jusqu’à maintenant ? »

« E-Eh bien… »

« Ce n’est pas une arnaque si tu vends quelque chose de réel ! En d’autres termes, en se fiant à ton sens esthétique, Jilk, tout ira bien à l’avenir ! »

Il est certain que si vous réussissez, vous pouvez gagner beaucoup d’argent.

En fait, Jilk avait gagné beaucoup d’argent en peu de temps.

Jilk avait l’air gêné, mais il n’avait pas pu refuser lorsque Marie lui avait fait part de sa demande.

Il avait accepté la suggestion de Marie.

« Je te comprends. Si c’est le cas, je vais choisir le produit approprié pour toi, Marie. »

« J’ai hâte d’y être, Jilk ! »

« Laisse-moi faire. Je vais te montrer à quel point je suis différent des quatre autres. »

Il avait progressé légèrement plus que les quatre autres.

Après tout, ce type a une mauvaise personnalité.

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