Le Monde dans un Jeu Vidéo Otome est difficile pour la Populace – Tome 1

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Prologue

Partie 1

La justice et le mal peuvent changer selon le point de vue de la personne présente.

J’étais tellement fatigué que des phrases philosophiques, auxquelles je n’aurais pas pensé normalement, m’étaient venues à l’esprit.

Ma volonté avait été diminuée au point que... j’affichais une expression vide depuis quelques heures maintenant.

Je voulais m’allonger sur mon lit et passer du temps libre sur un manga et un anime que j’aimais tant. Cela serait soit ça, soit j’aimerais jouer à des jeux qui étaient faits principalement pour un public masculin.

Avec des yeux comme ceux d’un poisson mort, moi, un adulte encore fonctionnel, je jouais... à un jeu vidéo Otome [1].

C’était l’un de ces soi-disant jeux de simulation d’amour qui fonctionnait de la même façon que les jeux vidéo Gal [2] qui s’adressaient aux hommes, mais ils étaient à l’autre extrémité du spectre.

La protagoniste était une fille. Comme il s’agissait d’un jeu vidéo Otome, les cibles de conquête romantique étaient des hommes. D’un autre côté, si le protagoniste était un garçon et que les cibles de conquête étaient des femmes, alors cela aurait été un jeu vidéo Gal.

C’est vrai, pendant mon temps libre, je ne jouais pas à un jeu propice pour les hommes.

Ce n’était pas comme si je détestais les jeux vidéo Otome, mais je préférais largement les jeux vidéo Gal.

« Pourquoi suis-je ce matin en train de gagner l’affection d’un type sympathique ? »

Je n’étais pas content de voir le personnage masculin à l’autre bout de l’écran rougir à la suite des interactions que j’avais faites.

Fondamentalement, chaque personnage « conquérable » qui apparaît dans le jeu était vraiment beau.

Ils étaient créés par des illustrateurs populaires et s’exprimaient avec des voix d’acteurs célèbres. Si c’était un jeu vidéo Gal... alors je serais heureux d’entendre les personnages féminins, mais la douce voix d’un homme ne me rendait pas heureux !

Avec une expression vide, je me concentrais sur l’écran de mon smartphone.

Comme je n’avais aucune motivation, je devais compter entièrement sur les solutions trouvables sur Internet afin d’y jouer.

Une fois que vous aurez sélectionné un choix sur l’écran clignotant, vous saurez si la jauge d’amour allait se remplir, accompagné d’un effet sonore et d’une pose variable que le personnage 3D allait faire.

Le personnage masculin avait pris une pose où sa main brossait ses cheveux et ses joues rougissaient légèrement.

« Vous êtes différentes des filles normales. Laissez-moi entendre votre nom, » déclara le personnage à l’écran.

Ce type était le prince héritier — un personnage cible de conquête qui apparaît dans le jeu, et qui était défini comme un personnage masculin très populaire sur le campus. Il s’agissait d’une scène où la protagoniste la croisait par hasard, et tout en ne sachant pas qu’il était le prince héritier, elle interagissait avec lui d’une manière normale.

J’avais largement dépassé ma deuxième traversée du jeu. Je ne pouvais donc que me plaindre de ces scènes de première rencontre que j’avais vues à de nombreuses reprises.

« C’est franchement une blague. C’est impossible qu’on ne sache pas qui est le prince héritier de son propre pays. Comme c’est rusé ! Quelle ruse impressionnante venant de la protagoniste ! » déclarai-je.

Il semblerait que le prince ne remarquait pas le comportement sournois de la protagoniste.

« ... Il rougit pendant qu’il est en extase. Il n’a pas l’œil vif et il n’est pas malin, » déclarai-je.

Je passais mon week-end tant attendu à jouer à un jeu vidéo Otome.

Actuellement, il était midi, le dimanche. Je jouais à ce jeu sans arrêt depuis samedi matin. J’avais été occupé récemment au travail et je n’avais pas eu de temps libre le week-end depuis un bon moment.

À ce moment-là, j’avais entendu un son électronique venant de mon smartphone.

Après vérification, il s’agissait d’un message avec une image de ma jeune sœur.

« Je profite des vacances avec mes amies ~ »

... Le fait de voir le sourire de ma sœur m’avait fait bouillir le sang.

Ma sœur s’amusait à la plage et à l’hôtel avec ses amies.

J’avais alors immédiatement répondu. « Arrête de te foutre de moi ! Ne m’as-tu pas mis ce jeu sur le dos parce que tu m’as dit que tu étais occupée sur quelque chose de vital !? »

En ce moment, je jouais avec le jeu de ma sœur.

Le samedi matin tôt, ma sœur, une étudiante vivant chez nos parents, contrairement à moi qui vivais seul, était venue me voir dans mon appartement.

J’avais pensé que c’était inhabituel qu’elle vienne avant qu’elle ne m’impose ce jeu.

Avec un sourire, elle m’avait déclaré. « Puisque tu as du temps libre, complète ce jeu pour moi, frangin. »

Et « complète » signifiait qu’il fallait vraiment le compléter à 100 %. Après avoir vu une image, une vidéo ou une scène au moins une fois dans le jeu, vous pouviez la rejouer à l’infini. Elle m’avait donc dit de tout compléter, et d’ainsi finir le jeu à 100 %.

« Arrête de déconner, fais-le toi-même ! » c’était ce que je lui avais aussi dit.

— J’avais alors reçu une réponse de ma sœur.

« Hein ? Est-ce que tu peux vraiment dire ça ? Je ne résoudrai pas le malentendu avec maman et les autres si c’est ainsi. Je t’achèterai un souvenir, alors, s’il te plaît, fini-le pour moi ~. Si tu ne le finis pas quand je reviendrai, je ferai des choses encore plus cruelles qui te garderont coincé dans cet appartement pendant longtemps. De la part de ta jolie petite sœur. »

En lisant le message qu’elle m’avait envoyé, j’avais crié tout en luttant contre l’envie d’écraser mon téléphone sur le sol.

« Merdeeeee !! » criai-je.

Je voulais refuser de faire tout ça.

Cependant, ma sœur qui vit à la maison ─ avait caché une grande partie de ses livres personnels dans ma chambre. Il s’agissait des livres qu’elle aimait et qui étaient pour les fujoshis [3]. Ma mère les avait trouvés quand elle faisait le ménage chez moi, et maintenant il y avait un malentendu sur le fait que j’étais supposé avoir ce genre de préférence.

J’avais essayé de résoudre le malentendu, mais plus j’essayais d’expliquer — et plus elle pensait que j’essayais de la tromper.

... C’était donc un cauchemar.

J’avais également appris que ma sœur était une fujoshi en raison de ce malentendu.

Et, peut-être pourriez-vous dire que c’est juste de la malchance, mais... les autres faisaient plus confiance à ma sœur qu’à moi. Même du point de vue de son frère, son apparence était dans une catégorie différente et ses notes étaient également supérieures. J’avais aussi entendu dire qu’elle avait une personnalité douce et amicale.

En vérité, elle était tout simplement douée pour feindre la gentillesse, et elle me mettait toujours dans le pétrin.

À en juger par cette affaire de jeu, je pouvais aussi dire qu’elle avait la pire des personnalités.

Elle cachait ses passe-temps, et même si j’essayais d’expliquer beaucoup de choses à mes parents, ils avaient plus confiance dans les paroles de ma sœur que dans les miennes.

Quand ma mère inquiète m’avait appelé, j’avais failli crier. C’était aussi le moment où, dans mon esprit, j’avais profondément gravé le désir de me venger de ma sœur.

Réfrénant l’envie de rage, j’avais ramené ma ligne de vue sur l’écran.

Une fois que j’avais repris la manette de jeu, je n’avais pensé qu’à finir à 100 % le jeu pour que ce malentendu puisse être résolu. C’était ennuyeux, mais mes parents faisaient toujours totalement confiance à ma sœur.

Ma sœur m’avait promis de dissiper le malentendu si je terminais le jeu.

... Il ne me reste rien d’autre à faire que de terminer ce jeu vidéo Otome.

C’était frustrant, mais ma sœur excellait dans la façon de se frayer un chemin à travers une situation. Samedi matin, elle avait réfuté mes objections face à son besoin d’argent liquide pour son voyage ─ et avait exigé que je lui donne de l’argent de poche. C’est pathétique, car j’avais eu peur si je ne lui donnais pas d’argent.

Cependant, j’allais certainement me venger. J’allais donc continuer mon intrigue en remplissant la jauge d’amour pour ce type de l’autre côté de l’écran.

« Tu regretteras d’avoir encouru ma colère, » murmurai-je.

Depuis longtemps, la sœur avait été intelligente dans sa façon de faire les choses.

Elle sait qu’elle était mignonne, et qu’elle était exactement le contraire de moi. Son seul point faible était probablement la façon dont elle cache ses passe-temps à son entourage.

J’avais plissé mes sourcils tout en continuant le jeu avec un sentiment de frustration.

« ... Je ne peux pas me faire bousculer à chaque fois, » murmurai-je.

Ma sœur m’avait forcé à jouer à un jeu vidéo Otome.

En visant à être un jeu vidéo Otome pour un large public et de grande ampleur, il possédait énormément d’atouts. Ma petite sœur était l’une de celles qui avaient immédiatement acheté l’édition collector pour les illustrations et les voix des acteurs.

Cependant, le problème était que bien qu’il s’agisse d’un jeu à part entière, il contenait des éléments de RPG et même des éléments de simulation et de stratégie.

Comme on pouvait s’y attendre, il s’agissait d’un changement de rythme étrange qui possédait plus de points communs avec les jeux réalisés par les sociétés de jeu vidéo à l’intention d’un public masculin.

Le contexte du jeu était un monde fantastique d’épées et de magie.

Il s’agissait d’un lieu où les personnes vivaient dans un monde magique qui se démarquait clairement de la Terre.

Je crois que c’était un monde avec des rois et des nobles, où le niveau de la société n’était pas si élevé, mais c’était également un monde où les dirigeables volaient dans le ciel et où les chevaliers pouvaient faire la guerre en portant des armures qui ressemblaient à des armures motorisées comme on pourrait en voir dans des animes pour garçon.

Dans ce monde, la protagoniste se retrouvait dans une académie exclusivement utilisée par les nobles.

La protagoniste elle-même semblait être une fille simple de la campagne. Il s’agissait d’une étudiante qui n’était pas une noble, mais une simple roturière, et pourtant, elle avait reçu une permission spéciale pour s’inscrire à l’école.

Comme sa position était spéciale, elle était harcelée par les filles de la haute noblesse. Dans cette école, elle rencontrait le prince et quelques fils nobles, mais en même temps, elle s’impliquait dans diverses affaires et même dans une guerre.

Quoi qu’il en soit, il s’agissait d’un jeu qui vous plaçait dans l’aventure et la guerre tout en étant dans un jeu d’amour en milieu scolaire.

De plus, il s’agissait d’« un monde très commode pour les femmes, » de bien des manières.

Au début, ma sœur avait aussi essayé d’y jouer elle-même, mais à la fin, il semblerait qu’elle ne connaissait pas bien les particularités des jeux pour garçons et qu’elle avait abandonné après de nombreux essais.

À cause de cela, j’avais fini par me retrouver coincé avec ce travail fastidieux. Elle m’avait dit. « Tu n’as qu’à jouer avec ce jeu simple. Facile, n’est-ce pas ? »

Eh bien, j’aime bien sûr les jeux, mais même moi, je pense que c’est un jeu vraiment difficile.

« En premier lieu, personne ne voudrait de ce genre de chose à l’intérieur d’un jeu vidéo Otome. »

Bien que je me sois plaint, j’avais regardé l’écran en actionnant la manette.

Sur l’écran, une unité de dirigeables était alignée.

La forme des dirigeables les faisait ressembler à un ballon de rugby. Divers autres dirigeables y faisaient face.

Il y avait des lignes de grille hexagonales sur l’écran. Il s’agissait d’un combat au tour par tour où vous déplaciez les navires volants alliés pour qu’ils attaquent en utilisant les canons présents sur leur côté, alors que des chevaliers en armure high-tech allaient s’abattre sur l’ennemi une fois à portée, mais ─.

« Merde ! Quel genre de compétence, l’ennemi vient-il d’activer là ? C’est étrangement difficile. Je dois essayer de clarifier ça plus efficacement. »

Les compétences et les techniques spéciales de l’ennemi s’activeraient prochainement, et donc, mes alliés attaquants allaient subir de gros dégâts.

Une fois que mon allié avait été attaqué, il avait encaissé l’attaque de l’adversaire et avait été abattu... bien que les compétences et les capacités puissent aider à gagner contre l’adversaire, il y avait un facteur aléatoire qui rendait la situation très difficile.

Ma sœur abandonnerait certainement dans cette phase de jeu.

« Ah, merde. »

Le dirigeable que je ne pouvais pas laisser abattre, celui qui transportait le prince, s’écrasa instantanément.

J’avais vu les lettres « Game Over » sur mon écran.

« C’est encore arrivé ! C’est impossible de jouer même en regardant la solution ! »

Oh, je voulais tellement dire à ma sœur que j’abandonnais. Je tiens à dire que je pourrais simplement télécharger un fichier de sauvegarde complet sur Internet, mais... ce jeu possède la caractéristique de nommer la protagoniste. Et bien entendu, ma sœur avait mis son nom.

Elle voulait que les célèbres acteurs murmurent son prénom, ou quelque chose comme ça...

En raison de cela, je ne pouvais pas résoudre ce problème en installant un fichier de sauvegarde à 100 %.

Je devais moi-même le finir.

« J’ai déjà fait ça tellement de fois ! Le prince s’avance bien trop ! Est-ce que c’est ça ? Veulent-ils que je succombe aux microtransactions ? Est-ce ainsi qu’ils voudraient que je dépense de l’argent pour des microtransactions ? »

Bien qu’il s’agisse d’un jeu hors ligne, il existait un contenu payant pour obtenir des augmentations en puissance. S’agissait-il d’une réponse aux cris des joueurs qui se lamentaient de ne pas pouvoir finir le jeu, ou s’agissait-il d’un calcul voulu... ? Ils distribuaient de nombreux articles qui facilitaient la partie guerre du jeu.

Je ne voulais pas cracher encore plus de dépenses pour ma sœur, mais ce qui me privait de temps, c’étaient certainement les parties bataille et guerre de ce jeu.

À part ça, il s’agissait de la même chose qu’un jeu vidéo Gal. Aucun problème ne se posait à moins que vous ne preniez le mauvais choix. J’avais ainsi mis le jeu en pause pour chercher du contenu payant.

Un grand nombre d’éléments étaient apparus à l’écran.

Leurs prix avoisinaient la centaine de yens, mais les choses qui étaient utiles pour la partie bataille, comme les dirigeables et les blindés, étaient étrangement chères.

Cela allait de trois cents à cinq cents yens. Il y avait même du contenu qui coûtait huit cents yens et même plus.

« ... Il s’agit de ce genre de système qui nuit à sa réputation. »

Au départ, ce jeu à accès anticipé à très grande échelle avait été critiqué sur Internet pour ne pas être surmontable complètement sans microtransactions.

En raison de ses coûts élevés, le prix avait été revu à la baisse un mois après sa sortie.

Et pourtant, je pense toujours que c’est cher. Avec ces pensées en tête, j’avais jeté un coup d’œil aux maillots de bain pour hommes à vendre dans le magasin du jeu.

« Je n’aime pas les maillots de bain pour hommes. »

Ce qui était en vente devant moi était des objets spéciaux qui faisaient apparaître les personnages masculins en maillot de bain.

Les voir m’avait franchement dégoûté.

Cependant, si c’était un jeu vidéo Gal et que cet objet mettait les personnages féminins en maillot de bain, ce serait complètement le genre de chose que j’achèterais à coup sûr.

« Ça ne marche probablement pas pour les femmes comme pour les hommes. »

J’avais effectué un faible sourire alors que j’étais épuisé émotionnellement.

Je n’aimais pas vraiment imaginer une joueuse en maillot de bain qui tentait de faire du charme à ces types.

« Je me demande si les femmes pensent la même chose des harems. Eh bien, peu importe. »

Un homme entouré de femmes est un harem, et une femme entourée d’hommes est un harem inversé. Un homme voyant un harem inversé se sentira mal à l’aise, et une femme voyant un harem se sentirait certainement indécise.

J’en ai marre de penser à de telles choses. Quoi qu’il en soit, je ne penserai qu’à terminer le jeu.

« Alors, qu’est-ce que j’achète pour finir rapidement le jeu ? »

Puisqu’il s’agit de contenu payant, tous ces objets devraient être puissants.

Des armes spéciales pour les personnages masculins, de l’équipement spécial pour la protagoniste, et d’autres choses de ce genre étaient également à vendre.

Tout ce que j’aimerais, c’est trouver quelque chose d’utile pour la guerre et l’acheter. Je voulais tout ce qui pouvait aider à progresser dans le jeu.

« ... Celui-là ? »

Ce qui était apparu à l’écran, c’était un cuirassé qui était l’article coûtant le plus cher du magasin.

Il ne tenait pas compte des effets d’état gênants et de la nécessité d’un réapprovisionnement, et dans tous les cas, il semblait être un dirigeable de grande puissance.

« Et plutôt que de le voir comme un dirigeable, ça ressemble plus à un vaisseau spatial. »

Son apparence était métallique et il ne ressemblait à aucun des autres dirigeables du jeu. Sa conception serait celle d’un cuirassé que l’on pourrait considérer comme un cuirassé spatial comme dans une certaine histoire avec un pirate de l’espace.

Et pour quelque chose qui coûtait mille yens, je n’avais rien à critiquer quant à ses performances.

En vérifiant sa description, j’avais vu qu’il s’agissait d’une relique ou quelque chose comme ça... en tout cas, s’était décrit comme étant un terrifiant vaisseau spatial.

« ... Est-ce vraiment un vaisseau spatial ? Ou peut-être, est-ce juste une coquille dans le texte ? »

Est-ce qu’ils l’ont écrit comme un vaisseau spatial dans la description par erreur ? Je le pensais vraiment, mais je m’en fiche tant que je pouvais finir à 100 % le jeu.

Ce qui était important, c’était que cet achat pourrait rendre le jeu plus facile.

Après ça, il faut vérifier l’armure.

Les tenues motorisées... elles prenaient la forme d’une armure, mais elles ne semblaient nullement faire preuve de réalisme. Elles possédaient des apparences qui ressemblaient plus à ce qu’on appellerait des robots.

Les individus qui portaient ce genre d’armure en pleine guerre étaient... ce qu’ils appelaient des Chevaliers.

Du point de vue des femmes, peut-être trouvaient-elles ça cool de voir un homme qui pouvait se battre pour elles jusqu’à la mort ?

Bref, avec un achat aussi important, j’avais l’impression de pouvoir compter dessus.

Si cela facilite la réalisation de la capture de la cible, alors je la considérerai comme une dépense bon marché.

L’armure noire en vue donnait vraiment une apparence un peu maléfique, mais cela n’était pas un problème en soi. Les héros en armures noirs sont cool..., en y repensant, c’était un très bon design pour quelque chose qui venait d’un jeu vidéo Otome.

Les armes à lames étaient puissantes, mais les maîtres épéistes n’avaient pas d’arme à projectiles. Leur faiblesse était donc leur dépendance aux armes, et si un gars portait un mauvais équipement... ils étaient finalement qu’un faible imbécile analphabète en magie qui allait être écrasé.

En raison des personnages inutiles pouvant être capturés dans le jeu, j’avais eu le game over qui s’était activé plus d’une fois...

« Je dois finir ça... et dans tous les cas, je veux le terminer facilement. »

Je vais perdre tout mon précieux temps libre en jouant à un jeu vidéo Otome.

Je n’avais pas la patience ici, donc en utilisant le contenu payant que j’avais décidé d’acheter, je pouvais continuer à progresser à travers ce jeu vidéo Otome.

Au fil de l’après-midi et de la soirée, j’avais réussi à débloquer plus de 90 % des événements et des scènes.

Il ne restait plus qu’à finir le harem inversé.

La fin restante était celle où tous les personnages masculins se mariaient avec la protagoniste.

C’était ce qu’on appelle la véritable fin du jeu ─ la fin appropriée, mais peu m’importe que ce soit vrai ou non.

Je ne jouais pas à ça avec l’idée de tous les conquérir.

Dans la vie quotidienne... J’avais pris les objets reçus par les gars quand leur jauge d’amour avait atteint un certain montant, et je les avais vendus pour de l’argent dans un magasin de seconde main le lendemain.

Néanmoins, la protagoniste était un compagnon pour les personnes en question.

Ce serait diabolique de les vendre sous leurs yeux, mais il s’agissait d’un jeu donc cela n’avait pas d’importance.

Si cela avait été un jeu vidéo Gal, il m’aurait été impossible de prendre une telle mesure. Même si c’était un jeu, je ne pouvais pas être si diabolique.

Bref, il s’agissait du jeu vidéo Otome de ma sœur. Rien n’avait d’importance tant que je pouvais le finir à 100 %.

J’avais continué à jouer en pensant ainsi... et puis j’avais réalisé qu’il faisait déjà nuit.

Puis, arrivant enfin au bout de la réalisation du harem inversé, la joie de la libération s’était accompagnée d’un sentiment de vide.

« ... Il a fallu deux jours entiers pour y parvenir. »

En voyant la fin, des sentiments de rage et de chagrin s’enflammèrent l’un après l’autre.

Pourquoi ai-je dû faire ça ?

J’avais ensuite sauvegardé les données, et après avoir tenu ma promesse avec ma sœur, je m’étais écroulé sur mon lit.

En regardant mon horloge, j’avais vu qu’il était encore un peu tôt pour dormir.

Je n’avais pas vraiment envie de bouger à cause de mon épuisement, mais le résultat d’être soulagé que tout soit fini avait été la sensation de mon estomac vide.

En plaçant ma main sur le ventre, je m’étais souvenu que j’avais un peu mangé le matin et que je n’avais rien pris après ça.

« Il n’y avait rien dans le réfrigérateur. »

J’avais l’intention de faire quelques courses pendant mon temps libre, mais j’avais donné la priorité à l’achèvement du jeu, donc je n’étais finalement pas sorti.

« J’irai peut-être au restaurant ? »

Alors que je vérifiais l’heure sur mon smartphone, j’avais reçu un message de ma sœur.

« Je suis épuisée en raison du nombre trop important de choses amusantes ici ~. Je reviendrai donc dans quelques jours, alors tu ferais mieux de finir le jeu d’ici là. Si tu ne prends pas ça au sérieux, tu resteras toujours un frère pervers et stupide... 🙂 »

« Cette fille est une peste ! »

Elle m’impose des exigences alors qu’elle s’amuse et me dit de travailler sérieusement. De plus, elle m’extorque de l’argent...

Cependant, une petite question s’était posée.

« Elle a pris un boulot à mi-temps ou quoi ? D’où vient son argent pour le voyage ? »

L’argent de poche que je lui avais donné ne suffirait pas à couvrir toutes ses dépenses.

Peut-être qu’elle essayait de ne pas le révéler à cause de sa grande fierté imprudente. Si elle travaillait pendant les heures de fermeture, elle n’aura de temps libre que tard le soir.

De plus, elle avait dit qu’elle ne voulait pas faire un travail à temps partiel parce qu’elle ne voulait pas travailler.

Maintenant que j’y pense, je m’étais souvenu que ma mère avait dit quelque chose un peu plus tôt.

« Elle a dit qu’il fallait de l’argent pour obtenir un permis, ou quelque chose comme ça. »

Il semblait que mes parents pensaient à lui faire obtenir un permis de conduire et ils avaient préparé de l’argent pour cela, mais peut-être que cela avait à voir avec son utilisation pour voyager.

J’avais sauvegardé pour garder une trace du message de ma sœur et de tout ce qui allait avec.

Je vais mettre de côté l’ensemble sur mon PC pour pouvoir l’envoyer à ma mère pour tard.

Bien sûr, ce qui l’accompagnait, c’était des captures de ses commentaires.

« ... Quelle idiote ! Elle se moque de son frère, alors je vais le faire. »

Elle m’avait ainsi menacé et était partie en voyage.

Si je montrais ça à nos parents, que penseraient-ils ?

Comme on pouvait s’y attendre, elle ne sera pas en mesure de trouver une excuse face à des preuves solides. Et finalement, le masque dissimulant son vrai caractère se brisera.

J’avais alors remarqué que je souriais en y pensant. Puis j’avais réalisé quelque chose.

« Hein ? Si je l’avais fait dès le début, je n’aurais pas eu à finir inutilement ce jeu... argh, ça ne sert à rien maintenant de pleurer sur le lait renversé. »

Tout en réalisant à quel point j’étais stupide, je m’étais levé et j’avais pris mon portefeuille dans la main, car j’avais faim.

J’avais décidé de mettre temporairement l’affaire de ma sœur en attente et d’aller manger.

Je ne voulais plus me creuser la tête avec ce jeu vidéo Otome.

En pensant ainsi, mes pas s’allégèrent.

C’était un sentiment étrangement duveteux, un peu comme le sentiment de joie après avoir été libéré du travail.

« Maintenant, je vais continuer à faire des folies aujourd’hui et même prendre quelque chose de plus cher au menu... »

J’avais franchi ma porte en attendant avec impatience mon magnifique dîner. J’avais traversé un passage vide entouré de lumières fluorescentes clignotantes, puis j’avais été frappé par un étourdissement soudain alors que je me tenais au sommet des escaliers.

Notes

  • 1 Otome : Un jeu vidéo Otome est fondamentalement un jeu romantique dirigé vers un public féminin. Le plus souvent, il s’agit d’un jeu de simulation de rendez-vous amoureux avec une protagoniste féminine.
  • 2 Gal : Les jeux vidéo Gal sont essentiellement des jeux romantiques destinés à un public masculin, à peu près l’opposé d’un jeu vidéo Otome.
  • 3 Fujoshis : Les Fujoshis sont des filles qui ont une passion très importante pour les relations yaoi/homosexuelles entre hommes dans les mangas/anime/romans.

♥♥♥

Partie 2

« ─ Ah, c’est plutôt mauvais. »

Mon corps avait perdu toute sa force telle une marionnette dont les ficelles avaient été coupées, et j’avais basculé sur place.

Mon corps ne faisait plus du tout ce que je voulais qu’il fasse, et c’était la pire des malchances que d’avoir ça juste avant que je descende des escaliers.

Ce que je voyais dans mon champ de vision changeait rapidement à mesure que mon corps approchait des marches des escaliers.

Je ne ressentais pas de douleur dans mon corps, mais j’avais tout de suite su que ma situation actuelle en train de dégringoler les marches était dangereuse.

« Je ne peux pas... mourir... comme ça. »

Ma sœur cadette avait brisé mon repos tant attendu, et au moment où je pensais être libre de faire ce que je voulais, j’allais maintenant subir de graves blessures. En vérité, il était tout à fait possible que ma vie soit en danger.

En pensant à ça, étrangement — j’étais devenu en colère.

Au fur et à mesure que le paysage autour de moi s’estompait et que je perdais mes sens, j’avais eu une pensée pendant mes dernières respirations — j’avais vu une scène qui normalement n’aurait pu être visible même si c’était dans mes derniers instants.

Il y avait une terre qui émergeait de la mer.

Et un dirigeable volait dans les airs un peu plus loin.

Au moment où j’avais tendu la main vers le soleil présent dans ce ciel bleu et ces nuages blancs, ma conscience s’était estompée jusqu’à disparaître totalement.

 

☆☆☆

 

Quand je m’étais réveillé, j’avais vu que je me trouvais sur la pente d’une petite colline, avec de l’herbe luxuriante tout autour de moi.

Il y avait le bruit des brins d’herbe qui se frottaient les uns contre les autres, et l’odeur de la végétation.

Allongé à un endroit où ma main semblait atteindre le soleil, moi, « Léon Fou Baltfault », j’avais été assailli par un violent pincement au niveau du cœur.

Je ne transpirais pas à cause de la chaleur du soleil, mais c’était plutôt une sueur froide qui ne s’arrêtait pas.

Il y avait une douleur palpitante dans ma poitrine, et une sensation désagréable m’assaillait pendant que je transpirais abondamment.

« Q-Qu’est-ce que c’était à l’instant ? »

Alors que je m’étais assis en pleine panique, une partie de l’herbe qui s’était accrochée à mes vêtements était tombée au sol. Et comme le vent soufflait en ce moment, les brins d’herbe s’éloignèrent de moi progressivement.

Alors que je pensais que c’était identique à l’effet d’un puissant vent, un dirigeable géant passa au-dessus de moi, bloquant le soleil avec son ombre massif.

Ce dirigeable, qui était en bois tel une boîte, arrivait périodiquement sur ce territoire.

D’habitude, je le regardais avec nonchalance, mais aujourd’hui, je n’avais pas pu éviter que mes yeux soient grands ouverts en raison de l’étonnement.

J’avais l’impression de voir ça pour la première fois.

Alors que je serrais mes mains contre ma poitrine, j’avais constaté que mon cœur battait encore à toute allure. Ma respiration ne semblait pas vouloir se calmer.

En me levant, j’avais regardé dans la direction vers laquelle se dirigeait le dirigeable, et là-bas, il y avait une mer qui s’étendait au-delà.

Cependant, j’avais l’impression que quelque chose n’allait pas, et la mer avait l’air différente aujourd’hui.

« Qu’est-ce que c’est que ça ? Pourquoi — ? » demandai-je à moi-même.

Je m’étais lentement avancé, puis j’étais tombé au sol.

En regardant mon corps, j’avais vu que mes mains et mes pieds me semblaient étrangement petits.

J’étais certain qu’il s’agissait de mon propre corps, et pourtant je me sentais étrangement petit.

Mais plutôt que de m’inquiéter de cela, je devais d’abord vérifier la situation.

Je m’étais donc relevé et j’avais marché, puis je m’étais graduellement déplacé en une course vers la mer.

J’avais cette prémonition inquiétante en moi.

J’avais l’impression qu’il m’avait fallu beaucoup de temps avec ces jambes d’enfant, mais j’étais finalement arrivé à destination.

L’endroit, qui possédait une clôture afin d’empêcher les gens de tomber, ressemblait au paysage habituel.

« C’est vrai. C’est comme d’habitude — une île flottante, » murmurai-je.

Il s’agissait d’une île flottant sur la mer.

L’île flottait toujours, mais je ne savais pas si je devais être heureux ou triste. J’avais fait apparaître dans ma tête une image d’une île flottant dans l’eau de mer.

Bien que je n’aurais pas dû en avoir besoin, je voulais de toute façon le confirmer.

Il y avait quelque chose d’étrange depuis un moment.

Au moment où j’avais tendu ma main vers le soleil, une image était apparue à l’intérieur de ma tête qui semblait être la vie de quelqu’un d’autre. Il s’agissait de l’intégralité de la vie d’un homme qui ne vivait pas ici.

Il n’y avait rien d’important chez lui, mais cela semblait quand même agréable. On pourrait le considérer comme un rêve ou une illusion, mais cela semblait vivant et étrangement réel.

Bien que j’avais vu la vie entière de cet homme, je ne me souvenais pas de son nom.

J’avais alors tenu ma tête avec mes deux mains.

Il s’agissait d’un souvenir si vif que j’avais vu à ce moment et pourtant, pourquoi je ne peux pas me rappeler son nom ?

J’avais l’impression de me souvenir instantanément des expériences d’une personne de plus de cinq ans.

Je m’étais alors assis, incapable de comprendre ce qui se passait. J’avais l’impression que mes souvenirs actuels et ceux dont je me souviens se fondaient dans un mélange indescriptible.

J’avais dirigé mon regard vers le ciel derrière la clôture.

« ... Qu’est-ce... qu’est-ce qui m’est arrivé ? » murmurai-je.

Même moi, je ne savais pas à qui cette question s’adressait.

 

☆☆☆

 

Comme le soleil se couchait, j’avais décidé de rentrer chez moi.

J’hésitais à revenir et je m’étais souvenu que j’étais venu m’enfuir dans cette zone, mais je voulais y retourner avant que le jour ne se transforme en nuit.

Je m’étais préparé mentalement en rentrant chez moi, et mon père m’attendait là-bas.

Il se tenait là devant l’entrée, dans une posture intimidante.

« Espèce de fils stupide ! » cria-t-il.

Il m’avait frappé à la tête avec son poing massive, et j’avais ouvert la porte d’entrée en retenant mes larmes.

Puis il y avait eu ma mère.

« Tu es enfin de retour. Pourquoi t’es-tu enfuie le jour où la femme est finalement venue ? » demanda ma mère.

Mon père, Barcus, était un seigneur féodal — un baron.

Et assez rapidement, les silhouettes de nobles avaient soudainement surgi devant moi, une apparence où ils portaient des vêtements propres, et laissaient une impression plus mesquine. Cependant, dans cette scène, ils étaient gros, alors que mon père était un géant musclé et avait laissé pousser ses poils sur le visage. Sa tenue vestimentaire était une chemise, un pantalon de couleur fauve et des bottes, ce qui ne lui donnait pas tout à fait l’air d’être un noble.

Ma mère était sa maîtresse nommée Luce — une femme d’une famille de chevaliers au service de la famille Baltfault.

Elle ne portait pas de robe, mais des vêtements qui seraient portés par une fille de la ville ou d’un village.

La « femme » dont parlait ma mère était l’épouse légale de mon père.

« Je suis, je suis... désolé, » déclarai-je.

En sentant peut-être que l’aura autour de moi était différente de la normale, mes parents avaient fait des expressions compliquées pendant qu’ils m’emmenaient là où je devais aller ─ qui n’était pas un manoir, mais une remise en dehors de la demeure principale.

Par la suite, une femme vêtue d’une robe avait regardé tout ça depuis la porte d’entrée ouverte.

Tous m’avaient fait des regards froids, car je n’étais pas censé quitter la résidence.

Avec des silhouettes en tenues brodées de joyaux, le fils aîné, Lutart, et la fille aînée, Merce, se retirèrent.

Seuls ces deux individus étaient les enfants légitimes de l’épouse ─, les enfants légitimes de l’épouse légitime.

Derrière eux se tenaient de grands hommes vêtus de costumes, à l’allure soignée et élégante. Ayant de longues oreilles, il s’agissait d’elfes mâles qui se moquaient de nous.

« Bon sang, cet enfant sans éducation n’est pas différent d’une bête, » déclara la femme.

Cette femme, qui plissait partiellement les yeux et dont les cheveux étaient rassemblés en un chignon, affichait l’image exacte d’une fille noble. Mon frère et ma sœur portaient des vêtements de valeur, contrairement à moi.

Ma mère s’excusa auprès d’eux et mon père m’emmena de force dans l’entrepôt.

Mon père affichait un visage de détermination jusqu’à ce que nous arrivions à l’entrepôt.

« ... Repense à tout ce que tu as fait en restant dans l’entrepôt. Tu pourras manger après ça, » déclara-t-il.

Quand j’avais acquiescé à ce qu’il m’avait dit, j’avais constaté qu’il y avait déjà un invité dans l’entrepôt.

Le deuxième fils, Nicks.

Il s’agissait de mon frère aîné qui portait des vêtements comme les miens et qui lisait un livre sous la lumière d’une lanterne. Mon père et moi l’avions regardé avec surprise.

« Toi aussi, tu es stupide. Il suffit de supporter ça et ces individus partiront, » déclara mon père.

Quand mon père avait vu mon frère regarder de nouveau le livre, il l’avait frappé à la tête.

« Nicks, aide Léon à étudier, » ordonna mon père.

Mon frère avait fait une grimace qui semblait fortement opposée à cela, mais il avait fait de la place sur le bureau.

Une fois assis, il m’avait fait un avertissement.

« Si tu t’endors, je te frappe, » déclara Nicks.

En voyant que je hochais la tête, mon père était parti pour retourner à la résidence principale.

Maintenant qu’il n’y avait que nous deux, mon frère me tendit un livre à lire.

J’avais ouvert le livre, qui avait été lu tellement de fois qu’il était en lambeaux et avait des gribouillis ici ou là.

J’étais dans l’entrepôt.

Tout en éloignant les insectes qui se rassemblaient autour de la lumière, j’avais lu.

J’avais alors eu un sentiment un peu étrange qui m’avait assailli.

Ma tête était remplie de ce langage que je ne reconnaissais pas. Il était évident que cette langue était différente de ce qui était écrit dans ce livre que j’avais entre les mains. En vérité, j’avais l’impression que ce langage était bien plus facile pour moi que l’ancien que je connaissais.

Alors que je m’inquiétais de telles choses, il me semblerait que mon frère pensait que je tombais sur des mots que j’avais du mal à lire.

« Réfléchis-y par toi-même un moment. Si tu ne le sais vraiment pas, alors je te dis ce que c’est, » déclara Nicks.

Le temps s’écoula tranquillement.

Les insectes persistants et ennuyeux se rassemblaient toujours autour de la lumière.

« ─ Hé, frère ? » demandai-je.

Mon frère était un peu surpris que j’aie parlé.

« Frère ? Ne m’as-tu pas appelé différemment ce matin ? » demanda-t-il.

J’avais essayé de me corriger en toute hâte, mais mon frère semblait avoir vu à travers moi.

« Es-tu à cette période où tu essayes d’agir comme si tu étais plus vieux ? Eh bien, ça ne m’importe pas particulièrement. En laissant cela de côté, y a-t-il quelque chose que tu ne comprends pas ? » demanda Nicks.

J’avais secoué la tête.

Ce qui m’intriguait le plus, c’était notre traitement.

Je n’étais pas dérangé par cela jusqu’à présent, mais des doutes surgissaient les uns après les autres.

Je comprenais que le fils aîné soit chéri, mais comment se fait-il qu’on soit les seuls à être emmenés dans un entrepôt ? Il y avait des sœurs plus âgées et plus jeunes en plus de nous.

Pourtant, ces sœurs n’étaient pas dans la réserve, même si elles étaient des enfants illégitimes comme nous.

« Pourquoi sommes-nous les seuls dans cet entrepôt ? » demandai-je.

Mon frère murmura à lui-même en disant : « Ils m’ont dit que ce ne serait qu’hier..., » puis il avait mis son livre de côté et avait regardé le plafond.

« C’est parce que la femme nous déteste, » déclara Nicks.

« Est-ce parce que nous sommes les enfants de notre mère ? » demandai-je.

Mon frère avait mis ses mains derrière la tête puis il avait appuyé son dos contre la chaise.

« Crois-tu qu’il y a une autre raison que ça ? » déclara-t-il. « Même si ce sont les filles d’une maîtresse, il semble qu’elle hésite à envoyer les filles à l’entrepôt, mais c’est ainsi que nous, les garçons, sommes traités. »

Après ça, mon frère avait expliqué la situation du ménage d’une manière désintéressée.

Plutôt que d’en parler avec moi, il me semblait plutôt qu’il s’en plaignait, à moi, le plus jeune frère de trois garçons.

Il semblerait que mon frère, qui avait sept ans, avait beaucoup à se plaindre.

La famille Baltfault était un ménage qui possédait une île flottante comme territoire.

Cependant, c’était auparavant une maison de chevaliers qui avait été classée comme une maison semi-baron. Ce n’était pas de vrais nobles, mais plus ou moins dans un statut social de seigneur féodal.

Il semblait qu’il s’agissait d’une famille qui vivait relativement paisiblement comme le ferait une famille de chevaliers.

Au fil des mois et des années, ils s’étaient rendu compte qu’ils devenaient un foyer avec des guerriers pour subordonnés. Des chevaliers s’étaient présentés, voulant les servir, ce qui avait fait que leur situation avait pris de l’ampleur.

Au fur et à mesure que leur territoire progressait, les champs et les besoins de travail augmentaient ─ et cela signifiait que la population qu’ils devaient soutenir augmentait. L’étendue de leur territoire leur avait permis d’atteindre à peine l’envergure d’une famille de barons.

... C’est comme ça qu’on en est arrivé là.

Des enquêteurs du Royaume d’Holfault étaient venus sur notre territoire.

Il semblerait que c’était quelque chose qui datait de l’époque de mon grand-père, mais il semblerait que les enquêteurs étaient déjà venus pour juger si l’étendue de notre territoire était digne d’être pour une famille baron. Puis ils se mirent à parler du processus d’ascension à un rang noble, mais mon grand-père l’avait, semble-t-il, balayé d’un geste de la main. Bref, le fait de devenir barons n’était pas intentionnel.

Là-bas, des souvenirs et des connaissances avaient fait surface dans ma tête.

L’ascension en rang ne devrait-elle pas valoir la peine d’être appréciée ? De plus, est-il vraiment aussi simple d’en décider en fonction de l’échelle du territoire ? Pour quelque chose comme une augmentation du statut, n’est-il pas nécessaire d’accomplir d’autres exploits, comme des exploits militaires ou quelque chose du genre, pour y parvenir ? Voilà les questions que je me posais.

« Est-ce mal de monter en rang ? » demandai-je.

Il semblerait que mon frère ne le sache pas, mais je sentais que son expression ne plaisait pas à son père.

« Il y a eu des plaintes sur la façon dont il serait troublé compte tenu de son court préavis, et aussi sur le fait que certains voulaient que cela soit une maison de baron par le biais de contributions appropriées. C’est la raison pour laquelle nous n’avons pas beaucoup d’argent, » déclara mon frère.

Le royaume voulait des revenus qui correspondaient à notre situation familiale.

Une partie des souvenirs me vient à l’esprit.

Une famille qui était à peine à la porte d’être une famille noble, et une famille noble avec beaucoup de marge de manœuvre.

La famille qui dispose d’une marge de manœuvre n’avait pas de problèmes, mais la famille qui n’avait pas de difficulté à verser des cotisations n’en avait pas. Donc, bien que notre territoire soit suffisant pour une famille de barons, il semblerait que nous soyons appelés une famille barbare de barons.

Quoi qu’il en soit, nous étions devenus une famille de barons qui étaient des seigneurs féodaux de la campagne se trouvant sur une île isolée.

Désireux de se comporter d’une manière qui corresponde au statut de sa famille, le père avait épousé une femme au statut élevé.

Cependant, la femme qu’il appelait comme étant sa femme ne vivait normalement pas dans ce territoire.

Le fils aîné et la fille aînée ne venaient ici qu’occasionnellement.

« ... Pèr ─ Papa et sa femme sont mariés, non ? Pourquoi n’est-elle pas là d’habitude ? » demandai-je.

« C’est normal pour les femmes des familles de barons et plus. C’est plutôt détestable. Si j’ai une femme, j’en veux une qui soit une semi-baronne ou moins. De toute façon, une femme de haut rang ne s’intéressera jamais à nous, » déclara mon frère.

« C’est normal, ça ? » demandai-je.

« Toi aussi, tu devrais commencer à étudier tout de suite, » déclara Nicks. « Sinon, tu ne te marieras pas à l’avenir, même quand tu auras vingt ans. Si tu ne réussis pas à te marier pendant que tu es à l’académie, tu seras probablement forcé de devenir le mari-reliquat d’une femme qui n’est plus dans la fleur de l’âge. Ce n’est pas bon, n’est-ce pas ? »

... Je ne pouvais pas cacher ma surprise.

Il y avait beaucoup de choses que je voulais lui demander, comme au sujet de l’académie et d’autres, mais... par-dessus tout, je voulais poser des questions sur ce mot, le mari-reliquat. N’est-ce pas souvent aux femmes de se marier avant un certain âge ?

« H-Hé, frangin ? » demandai-je.

« C’est bon si tu m’appelles frère. Bref, qu’est-ce que c’est ? » demanda-t-il.

« ... Les hommes sont généralement le centre de la maison, non ? Ou plutôt, que veux-tu dire par être forcer d’être avec une femme plus âgée ? » demandai-je.

Mon frère avait incliné la tête.

« C’est exactement ce que j’ai dit, » répondit-il. « Il y a des femmes qui ne sont pas mariées, dont l’homme s’est enfui ou qui n’ont pas de mari. Elles n’ont qu’un amant de nom pour ne pas perdre la face. Donc, il y a beaucoup de vieilles femmes et de femmes qui ont dépassé la fleur de l’âge et qui accueilleraient de jeunes hommes comme un mari reliquat. »

Mon frère avait répondu à ma question d’une manière terriblement ferme.

« D’habitude, ce sont les hommes qui sont en position haute, non ? » demandai-je.

D’après mes souvenirs, je me souvenais vaguement que c’étaient généralement les hommes qui s’occupaient de ce genre de situation. Cependant, il semblerait que ce ne soit pas le cas.

« Si tu regardes papa, tu sauras que ce sont les femmes qui dirigent, » répondit-il. « Tu sauras aussi qu’il ne peut pas s’opposer à la sal ─ sa femme. »

Voyant comment il s’était corrigé en disant « femme » au lieu de « salope », il semble que mon frère la considère comme désagréable.

J’avais laissé faire alors que j’avais entendu quelque chose d’outrageant.

« Il y a quelque chose d’étrange chez toi aujourd’hui, » déclara-t-il.

J’avais fait un sourire amer face aux soupçons de mon frère en tournant ma ligne de mire vers le livre, mais je transpirais bizarrement.

C’est étrange... ce monde est étrange.

En raison de cette étrange connaissance que j’avais acquise, je me sentais mal à l’aise.

J’avais ainsi lu mon livre en silence pendant un moment. Puis je m’étais remémoré des paroles de mon frère.

Ces souvenirs, d’où qu’ils viennent, avaient laissé une très forte impression en moi.

« Académie... Royaume d’Holfault ? Et puis, il y a les serviteurs de la femme, qui étaient des elfes ? Hein ? Se pourrait-il être... ? » alors que je murmurais ça à moi-même, mon frère s’était plaint du bruit.

« Que s’est-il passé ? » demanda-t-il.

« Hmm, euh, ces mecs en costume. Ces elfes étaient les amants de la femme, non ? » demandai-je.

Mon frère avait l’air indifférent, mais il était choqué. « Ne me pose pas cette question. Écoute, étudie simplement. »

Ces elfes, qui faisaient partie d’une sous-race, étaient les amants de la femme, ou plus exactement, des serviteurs proches qui s’occupaient d’elle... Je comprenais cela. Ou plutôt, je m’en souviens très bien.

Je m’étais alors effondré sur mon bureau.

« ... C’est l’univers de ce jeu vidéo Otome, » murmurai-je.

Les souvenirs brumeux devinrent peu à peu plus clairs.

Au fur et à mesure que cela arrivait, j’avais réalisé que ce décor terriblement frivole était de ce genre de jeu vidéo Otome.

Mon frère m’avait alors giflé sur le dessus de la tête.

« Ne t’endors pas ! Qu’est-ce qui t’arrive de sérieux aujourd’hui ? T’es-tu cogné la tête ? » demanda-t-il.

J’avais levé la tête et regardé mon frère.

J’avais fait apparaître un sourire raide, ce qui avait fait reculer mon frère un peu surpris.

« Q-Qu’est-ce qu’il y a ? » demanda-t-il.

« ... Frère, ce monde est scandaleux, n’est-ce pas ? » demandai-je.

« ... A-Ah, oui, il l’est, » répondit-il.

Mon frère, troublé dans ma réponse, tourna sa vue vers son livre, comme s’il voulait s’échapper de moi.

Je n’avais jamais pensé que je me réincarnerais dans un autre monde.

De plus, il s’agissait d’un monde d’épées et de magie... mais n’avais-je pas déjà entendu parler de ce monde de jeux vidéo Otome où les femmes étaient placées au-dessus des hommes, ou quelque chose comme ça ?

J’avais tenu ma tête contre mes deux mains.

« C’est horrible ! » criai-je.

Mon frère s’était plaint auprès de moi, qui s’était levé et avait crié.

« Qu’est-ce qui t’arrive ? Que quelqu’un le fasse taire ! » cria-t-il à son tour.

Moi, Léon Fou Baltfault, je suis un ancien Japonais qui s’est réincarné dans le monde d’un jeu vidéo Otome.

... Moi, je voulais me réincarner dans un monde plus normal.

Cela aurait été bien mieux qu’un jeu vidéo Otome... foutez-moi la paix !!

♥♥♥

Chapitre 1 : Raisons pour se battre

Partie 1

Dix ans s’étaient déjà écoulés depuis que j’avais retrouvé la mémoire.

Quand ce jeu vidéo Otome, qui présentait une ambiance frivole et bourrée d’incohérences, était devenu réel, cela m’avait fait bouillir de colère contre ce monde inesthétique au fur et à mesure que les jours passaient.

Et bien, je ne peux m’empêcher d’être en colère.

Bien qu’il s’agisse d’un autre monde, d’un monde de jeu vidéo, il s’agissait de l’existence à laquelle je devais faire face.

Bien que je sois un noble, j’étais un noble pauvre de la campagne. Comme je faisais généralement du travail agricole chez moi, je pouvais toujours aider.

J’avais forgé mon corps en travaillant dans une ferme, ce qui rendait mon expression plus rude qu’avant dans mon monde précédent.

J’avais des yeux noirs, des iris noirs, et je venais d’avoir quinze ans.

Mon visage n’était pas considéré comme étant très beau, mais je ne pense pas non plus qu’il soit inesthétique.

Cependant, ce monde était le monde non conventionnel d’un jeu vidéo Otome.

Ainsi, des gars qui avaient l’air en forme et qui était vraiment beau étaient quelque chose de banal.

Je suppose que je suis l’un des nombreux autres, un individu de la populace, un mob comme on dirait dans un jeu vidéo.

Mon frère, avec qui je croyais être en bons termes, était maintenant dans l’académie du royaume principale de ce continent, et il vivait dans leurs dortoirs.

Cette pièce exiguë que j’utilisais avec mon frère était maintenant occupé avec mon frère cadet qui avait six ans de moins que moi ─ Colin, il était le quatrième fils de la famille.

Je lisais en ce moment une lettre envoyée par mon frère.

Il avait écrit dans sa lettre que : « Trouver une partenaire de mariage est vraiment difficile ».

Dans ce monde de jeu vidéo Otome... c’était considéré comme un problème sérieux si un homme ne pouvait pas trouver une partenaire de mariage au moment où il quittait l’académie, et les hommes qui ne pouvaient pas en trouver une au moment où ils avaient vingt ans étaient considérés par tous comme des marchandises défectueuses.

Il s’agissait de quelque chose de particulièrement dur pour les garçons de familles nobles. Les roturiers pouvaient être pardonnés, mais les garçons nobles qui ne pouvaient pas trouver une partenaire avant l’âge de vingt ans avaient l’air d’avoir lamentablement échoué à honorer leur famille.

Ce monde était incroyablement hostile pour les hommes.

Je ne pouvais m’empêcher de prier pour que mon frère trouve une conjointe après avoir fini de lire cette lettre dans ma chambre exiguë.

Et pour couronner le tout, le fait de ne pas être marié aurait un effet majeur sur la recherche d’un emploi ou la réussite dans la vie.

Beaucoup d’entre eux seraient obligés d’être expulsés de leur famille à ce moment-là, et cela s’appliquait même pour le deuxième ou le troisième fils de nobles. Lorsque le fils aîné ne pouvait pas succéder à la lignée, il y aurait un remplaçant à sa place, et le fils aîné n’aurait ainsi plus besoin de donner naissance à un enfant qui serait le successeur.

Dans un tel cas de figure, nos professions seraient déjà prédéterminées. Il s’agirait principalement de celles de soldats ou de fonctionnaires du gouvernement. Plus il y en avait d’enfants, et plus ils pouvaient devenir des médecins ou d’autres métiers utiles. Quoi qu’il en soit, il était bon de viser une occupation qui profitait largement au pays et aux citoyens. S’il s’agissait de quelques choses jugées moins utiles, alors un accueil froid serait obtenu de la part des autres.

Après ça, les hommes qui ne pouvaient pas se marier étaient traités comme des serviteurs ou des employées de faibles rangs pour les armées ou les emplois gouvernementaux. Ils ne pouvaient pas espérer une carrière réussie et ne se verraient jamais confier d’importantes tâches.

Dans tous les cas, leur réputation sociale allait s’effondrer au plus bas niveau.

Il s’agissait d’un monde où le mariage était vital pour les hommes.

« Quoi qu’il en soit, c’est vraiment un monde difficile, » murmurai-je pour moi-même.

Guerres, escarmouches, pirates des cieux, monstres... il y avait beaucoup de conflits dans ce monde, ce qui augmentait le taux de mortalité des chevaliers et des soldats. Il y avait beaucoup d’enfants dans ma famille, mais la raison était que beaucoup d’entre eux allaient mourir d’une mort violente.

C’est le travail des hommes de se battre. Pour empirer les choses, la figure centrale de la famille n’allait pas changer de sitôt, alors je devrais travailler durement pour survivre. Malgré cela, il s’agissait des femmes qui détenaient toute l’autorité...

Les hommes se battraient avec leur vie en jeu et mourraient facilement, et en plus, la manière dont nous étions traités était extrêmement mauvaise.

« Ce monde est trop bon envers les femmes. »

Je sentais clairement que ce monde était distordu à cause du scénario présent dans ce jeu.

Cet endroit était tout simplement splendide pour les femmes et c’était encore plus le cas pour les nobles de rang de barons et supérieur.

« C’est peut-être parce que les cibles de conquête sont toutes issues de bonne famille riche ? » murmurai-je.

J’avais envie de crier que si les femmes dominaient les hommes, c’était à cause du jeu qui l’avait voulu ainsi.

Pourquoi me suis-je réincarné dans ce monde ? Il ne se passait pas un jour sans que cette pensée ne me vienne à l’esprit. Non, attends, il y en a beaucoup où c’est ainsi. Il y en a vraiment un bon nombre même. Tout d’abord, comme ma vie est surchargée du matin jusqu’au soir, et cela chaque jour, j’oublie souvent cela.

Cela faisait dix ans depuis que j’avais retrouvé la mémoire... et maintenant, je m’y étais habitué.

À l’intérieur de la chambre où je résidais, Colin était allongé sur le lit et dormait.

Il affichait un visage empli d’innocence.

Pour dire les choses crûment, les gens comme nous qui n’étaient pas des successeurs n’étaient que des pièces de rechange, jetable à souhait, et nous étions utilisables pour un oui ou pour un non.

Quand nous entrions dans une académie qui ressemblait à celui d’un jeu, nous n’étions que des individus lambda se trouvant en arrière-plan de l’histoire.

Nous serions ainsi comme beaucoup d’autres qui n’étaient là qu’avec un rôle de soutien.

Au mieux, nous pourrions dire un mot ou deux au cours du jeu se déroulant dans l’école.

Individu A ou Individu B, voici notre position.

En premier lieu, je n’avais jamais entendu parler de la famille du baron Baltfault ou de quoi que ce soit du genre dans le jeu alors que je l’avais intégralement complété.

« Un individu lambda... c’est donc de quoi j’ai l’air, » murmurai-je.

Je ne voulais pas l’admettre, mais j’étais le genre de personne qui faisait toujours face à la réalité. Pour commencer, je n’étais pas le genre d’individus qui possédait l’ambition de faire quelque chose de grand et d’avancer dans la vie jusqu’au sommet de la société. Si j’étais de la populace, alors qu’il en soit ainsi.

Mis à part ça, j’allais entrer à l’académie à partir de l’année prochaine.

L’un des rares avantages de ce monde était que les nobles pouvaient s’inscrire dans une académie.

Je me sentais un peu dépassé quand je pensais à la façon dont tout cela était le résultat de la mise en scène du jeu, mais j’étais reconnaissant de pouvoir devenir un représentant du gouvernement ou membre du personnel militaire.

Cela serait une occasion précieuse pour ainsi quitter ce territoire.

En plus, je pourrais chercher une partenaire de mariage au cours de la période où je serais à l’académie.

Si je ne quittais pas ce territoire, ce qui m’attendait, c’était un mariage forcé après des discussions à propos de mariage.

Ce serait un peu mieux si c’était avec quelqu’un de la même génération que moi, ou même quelqu’un de vingt ans, mais cela ne serait vraiment pas une blague si je devenais le mari-reliquat d’une femme de trente ou quarante ans, voir même bien plus.

« Quand j’y pense comme ça, je suis vraiment reconnaissant d’avoir pu entrer dans une académie. »

En regardant mon petit frère Colin dormir paisiblement, j’avais poussé un énième soupir de soulagement.

 

☆☆☆

 

« ... E-Entretien de mariage ? Qu’est-ce que tu veux dire par là ? » demandai-je.

Cela se passait après le petit déjeuner.

J’avais perdu mon sang-froid alors qu’on m’avait appelé dans le bureau de mon père ─ ou plutôt dans son atelier.

La raison en était que l’épouse, Zola Fia Baltfault, était assise sur le canapé et avait parlé d’un entretien de mariage.

Mon père, assis sur la chaise qu’il utilisait habituellement, faisait un visage sinistre.

Comme j’avais reçu des documents d’information personnels montrant la photo d’une partenaire d’entretien de mariage et d’autres choses, je n’avais pas eu d’autre choix que d’être stupéfaite.

Père faisait un visage troublé, mais après avoir regardé le visage de Zola, il s’était tourné vers moi.

« Zola a parlé d’une demande en mariage. Il semble que l’une de ses connaissances soit à la recherche d’un mari-reliquat, » déclara mon père.

Zola s’était plainte en buvant un thé particulièrement cher dans notre maison en disant. « Les articles bon marché ne conviennent pas à ma langue. »

J’avais soulevé mes objections en désapprobation leur demande. « Non, ce n’est pas juste ! »

La raison de ma protestation était qu’il s’agissait d’un choix cruel pour une partenaire.

Cette partenaire semblait être la fille d’une famille de barons ─, mais il était écrit dans ces documents de référence qu’elle avait plus de cinquante ans, qu’elle était passée sept fois par le mariage.

Elle avait également des enfants, mais tous étaient plus âgés que moi.

Zola posa sa tasse d’une manière un peu violente, puis me regarda fixement.

Je pouvais dire qu’elle était irritée.

« Il s’agit de quelque chose pour laquelle tu devrais normalement m’être redevable. Il s’agit d’une fille de nobles de la cour royale, et leur famille possède une longue histoire au service de la famille royale. De quoi es-tu insatisfait ? » demanda Zola.

De quoi suis-je insatisfait ? Au contraire, ce serait stupide de penser qu’il y a quelque chose dont je suis satisfait. Non, attends ! Peut-être qu’elle est vraiment stupide. En premier lieu, quel genre de fille à cinquante ans irait se marier avec un enfant !?

« Pourquoi vous évoquez le mariage alors que je ne suis même pas encore entré dans une académie ? » demandai-je.

Il s’agissait d’une règle tacite que les nobles se mariaient toujours après l’obtention de leur diplôme. J’avais toujours supposé que c’était dû à l’histoire globale définie dans le jeu, mais dans tous les cas, c’était une règle fixe.

C’était probablement ainsi parce que sinon, la moitié des nobles ne seraient pas capable d’être diplômée d’une académie.

L’exception à cela était le mariage pour des raisons politiques. Ou peut-être qu’il y avait une autre raison de se marier plus tôt. Néanmoins, la plupart se limitaient à de simples engagements qui n’étaient validés qu’une fois avec le diplôme en poche.

Le fait de parler du mariage ne constituait en soit pas une exception.

On l’appelait la fille d’une famille de barons, mais elle n’en possédait pas l’héritage. Pour le dire plus précisément, elle était une nièce de la famille principale, ce qui faisait d’elle une parente.

De plus, ce mariage avec moi serait son huitième... il était évident que ce discours sur le mariage ne pouvait que représenter un danger.

Zola s’était mise en colère, et son ton de voix était devenu plus fort.

« Je peux encore autoriser le deuxième fils à entrer dans une académie, » déclara Zola. « Cependant, il n’y a aucune raison d’envoyer le troisième fils dans l’une d’elles. Même s’il n’y avait pas de frais d’entrée, il y aurait encore d’autres choses pour lesquelles il aurait besoin d’argent. »

J’avais jeté un regard furieux sur Zola alors que mon père s’excusait.

« Je suis désolé que ça t’arrive à toi, » déclara mon père. « Cependant, la réalité est que notre famille a peu d’argent. Il y a encore des moyens de gagner de l’argent, que tu sois entré ou non dans une académie. »

Père jetait de temps en temps un coup d’œil à Zola. Peu importe ce qu’ils disent, je ne vais certainement pas m’y conformer.

Zola s’était replacée sur le canapé.

« Même si tu es diplômé de l’académie, tu ne trouveras pas de travail, » déclara-t-elle. « Le bon choix est de te marier pour le bien de la famille. Sois reconnaissant de pouvoir vivre paisiblement ton mariage. J’ai aussi fait les préparatifs pour que tu travailles comme soldat. Tâche de faire de ton mieux. »

C’est là que je l’avais remarqué.

... Cette personne a l’intention de me faire mourir dans une bataille.

Les nobles. Il s’agissait de la même chose pour les soldats, mais lorsqu’ils mouraient dans un combat pour le bien du pays, leur famille recevrait une compensation.

Pour les soldats, les paiements se faisaient d’un coup, mais c’était un peu différent pour les nobles.

Ils seraient honorés pour avoir combattu au nom du pays, et pour couronner le tout, ils recevraient une compensation importante annuellement.

La seule chose que je pouvais entendre dans le discours de Zola sur le mariage, c’était l’argent qu’elle voulait obtenir de ma mort et l’honneur qu’elle en retirerait. Jusqu’à présent, tous les maris de cette partenaire avaient été inscrits sur ce document de base comme « honorés par une mort au combat ».

Loin d’essayer de le cacher, c’était comme si c’était indiqué comme une vantardise.

« Non. Je refuse, » déclarai-je.

Zola avait tapé sur la table et s’était levé en réponse à mon refus.

« Silence ! C’est mon point de vue sur les merdeux de troisièmes fils comme toi ! Si tu es un garçon, travaille pour la famille ! » déclara Zola.

Cette femme, Zola... vivait essentiellement dans la capitale du royaume, la « capitale royale ». Contrairement aux nobles seigneurs féodaux, elle vivait avec des nobles de la cour royale qui recevaient du travail du palais royal.

Comme elle ne voulait pas quitter la capitale royale, mon père devait prendre des dispositions pour sa résidence et lui envoyer de l’argent pour ses frais de subsistance.

Nous devions donc lui envoyer de l’argent même si le moindre revenu pour la famille était très difficile à obtenir, et pourtant il s’agissait de l’attitude qu’elle adoptait. Cependant, mon père obtiendrait une mauvaise réputation s’il coupait ses liens avec cette femme.

S’il rejetait Zola à ce stade, sa famille pourrait ne pas l’accepter si facilement ─ et notre statut en souffrirait énormément.

Il ne pouvait pas divorcer pour cette raison.

En ce moment, je me creusais la tête en essayant de trouver un moyen de résoudre ce dilemme.

Puis je m’étais souvenu de quelque chose.

Je possédais la connaissance de ce jeu — la connaissance de ce monde.

J’en avais assez de ce style de vie coutumier à quinze ans, et je n’avais rien essayé en particulier, mais... n’était-ce pas le moment d’utiliser mes connaissances de ce jeu au mieux de mes capacités !?

Il n’y avait pas de futur pour moi si je ne faisais pas dès maintenant de mon mieux !

« ... Il n’y a donc pas de problème si nous avons de l’argent ? » demandai-je.

Zola avait ri avec mépris de mes paroles.

« Oh ? C’est bien l’attitude d’un bon à rien qui ne peut pas gagner d’argent, » déclara Zola.

Si tu veux trouver l’une des rares personnes à qui le dire, alors regarde-toi dans un miroir.

Je ne voulais pas être traité de bon à rien par Zola, un parasite de la maison Baltfault qui se complaisait dans la capitale royale.

« C’est impoli de refuser de parler de rapprochements officiels. S’il te plaît, arrête cela si tu penses que gagner assez pour couvrir les frais d’entrée fonctionnera. »

Ne sachant pas de quoi je parlais, mon père s’était plaint de mes paroles.

Cependant, mon père n’avait pas une attitude forte.

« Tu es encore jeune, Léon. Faire quelque chose comme ça si vite, c’est ─, » déclara-t-il.

« Silence ! Les hommes de plus de vingt ans ne trouveront pas de partenaire quoiqu’il arrive ! Tu ne me remercies pas de t’avoir trouvé une partenaire si vite, et maintenant tu deviens difficile en te plaignant... c’est pourquoi je déteste les gosses de la campagne, » déclara Zola.

C’est absurde de cracher sur la campagne pour tout.

Alors que j’étais sur le point de me plaindre, mon père était quand même intervenu en ma faveur.

« Pensez un peu aux sentiments de cet enfant, » déclara mon père. « Il ne peut s’empêcher de refuser quand son mariage est avec une femme d’une cinquantaine d’années. La différence d’âge est de presque quarante ans. »

Je serais le mari-reliquat d’une femme qui avait des enfants plus âgés que moi.

C’était tout à fait naturel que je déteste ça. Même dans un monde où les femmes dominaient sur les hommes, ce discours sur le mariage, qu’elle avait décidé comme quelque chose de non refusable, était une situation qui marchait sur un bien curieux terrain.

Une famille où ma femme avait presque quarante ans de plus que moi et dans laquelle même ses enfants étaient plus âgés que moi... cela me donnait des frissons rien que d’y penser.

Mon père avait poussé un soupir.

« ... S’il peut préparer de l’argent, est-ce possible de révoquer ces discussions sur le mariage ? » demanda-t-il.

Zola s’était assise avec violence et avait croisé les jambes en nous regardant.

« Oh ? C’est la première fois que j’entends dire que tu as les ressources pour le faire. Je préférerais que tu l’utilises pour augmenter le montant d’argent que tu m’envoies, » déclara Zola.

Je n’allais pas faire de fausses suppositions en disant que toutes les femmes dans ce monde étaient comme cette personne. Cependant, regarder cette femme me dégoûtait.

Dans ce monde, la réputation des femmes, en particulier des femmes nobles, était vraiment horrible.

Mon père s’était tenu la tête avec une main.

Il déplaça alors ses yeux vers le bas et déclara quelque chose comme s’il le serrait contre lui. « Donnez-moi un peu de temps. Je trouverai un moyen d’arranger quelque chose. »

Le fait de voir mon père avoir l’air découragé tout en faisant quelque chose pour moi qui pouvait sembler déraisonnable m’avait donné un fort sentiment de culpabilité.

Il s’agit vraiment d’un monde cruel.

♥♥♥

Partie 2

Après que Zola ait quitté la pièce, il ne restait plus que mon père et moi.

« Cette femme nous a fait préparer un navire juste pour l’occasion. En plus, nous avons également dû prendre des dispositions pour son séjour, j’hésite à penser aux coûts. Père, pourquoi l’as-tu épousée ? » demandai-je.

Comme elle vivait normalement dans la capitale royale, nous devions faire les préparatifs nécessaires lorsqu’elle venait ici.

Il y avait les coûts du service du dirigeable, mais nous devions aussi nous occuper des préparatifs pour sa chambre et de ses repas. Nous devions aussi couvrir ses frais de déplacement.

Mon père est un lâche.

Mais il y a des raisons à cela.

« Ne sois pas en colère, » déclara mon père. « Ce mariage était absolument nécessaire. Mon mariage avec Zola nous permet d’être traités comme une véritable famille de barons. Il n’y a pas le choix. »

Père devait penser qu’il devrait être reconnaissant à sa femme de venir sur cette île isolée d’une région éloignée. Il semblerait que les filles de nobles de l’extérieur de la capitale aimaient trouver des partenaires dans les villes où elles aspiraient à vivre.

Il y avait quelques bizarreries parmi elles, mais ce genre de femmes devaient se faire concurrence les unes contre les autres.

Je crois que ce père s’était marié en raison de ce que cela signifiait d’être marier à Zola.

Rien que cela faisait d’elle une partenaire de mariage important. Si une maison de barons ne prenait pas une épouse appropriée, alors ils déclaraient ouvertement qu’ils n’étaient pas une maison de ce rang. Ils seraient ainsi pris à la légère par les autres nobles, et certains les attaqueraient ─, ce qui déclencherait une guerre contre la famille.

Quoi qu’il en soit, ils seraient incapables de s’entendre avec d’autres familles et ne seraient pas traités comme des barons.

Il s’agissait d’un cas d’ostracisme.

« Alors, comment vas-tu préparer l’argent ? » demandai-je.

J’avais demandé confirmation, mais je pouvais déjà le deviner en vue de l’expression amère de mon père.

« Pour être honnête, ce sera dur. Notre maison est déjà endettée. Si on va plus loin que ça, on ne pourra pas s’en remettre. Même ainsi, pourquoi a-t-elle parlé de ce sujet de conversation tout d’un coup ? »

Père était aussi curieux à ce sujet.

« ... Pourquoi n’en a-t-elle pas parlé à mon frère aîné ? » demandai-je.

Père avait penché la tête après avoir entendu ce que j’avais dit.

« Même pour Nicks, il y aurait encore un trop grand écart d’âge, mais... c’est certainement étrange. Il semble qu’elle ne veuille pas que tu entres dans une académie, » répondit mon père.

J’avais une conversation sur ça à la maison, mais je me demandais si tout allait bien de l’autre côté.

Cependant, la réponse était au-delà de mon imagination.

 

☆☆☆

 

Nous nous trouvions maintenant une semaine plus tard — je me tenais dans le hangar de la maison.

Je récupérais en ce moment des armes qui étaient entreposées.

Comme les armes étaient la propriété de mes parents, mon père se fâcherait si je les utilisais sans permission. Cependant, personne ici n’allait m’arrêter pour le moment.

Il y avait un fusil d’un modèle ancien, le type qui ne pouvait contenir que cinq balles.

Il s’agissait de l’objet le plus approprié, alors je le démontais pour effectuer l’entretien.

J’avais posé une épée lourdement décorée sur la table et j’avais vérifié si elle était utilisable ou non. J’avais aussi rassemblé d’autres outils importants.

Mon père me regardait faire ça avec un certain malaise.

« H-Hé, qu’est-ce que tu comptes faire ? » demanda-t-il.

Quand j’avais lu une lettre de mon frère il y a quelque temps, je m’étais résolu à le faire.

J’avais bien réfléchi à la façon d’utiliser mes connaissances de jeu pour gagner de l’argent, mais maintenant j’avais réalisé que c’était plus facile à dire qu’à faire.

« J’ai besoin de gagner de l’argent à tout prix avant d’être vendue à une vieille perverse ! Je ne veux pas du tout que ça arrive ! » répondis-je.

Ma mère avait les larmes aux yeux alors qu’elle se tenait derrière mon père.

Il semblerait que la maison à laquelle j’étais potentiellement vendu possédait une mauvaise réputation.

Il y a, je crois, quelque chose comme cette congrégation de dames ? Il s’agit d’un rassemblement tel un club qui comprend aussi en son sein des hommes qui sont esclaves. Cela permet aux femmes de ce rassemblement de traiter ces hommes d’une manière ou d’une autre, selon ce que ces vieilles femmes ont souhaité.

Il semblerait que le traitement des esclaves soit encore pire que celui des serviteurs d’une sous-race.

Il s’agissait d’une meute de femmes qui aimaient se servir de manière abusive des hommes et les écraser.

Ce sont les pires.

De plus, il y avait des rumeurs selon lesquelles de vieilles femmes de haut rang s’y rassemblaient, et même des hommes qui n’étaient pas utiles étaient envoyés sur les champs de bataille pour y mourir. Elles pensaient probablement qu’il valait mieux s’en débarrasser avec des morts au combat.

Ce qui est cruel... c’est que Zola est l’une des personnes impliquées.

Ce n’était peut-être pas l’une des personnes qui s’y rassemblaient, mais l’une des femmes qui pensaient à faire du profit en nous vendant les pièces de rechange de l’aîné des fils.

Il s’agissait d’un groupe avec lequel aucune personne décente ne voulait s’engager, et même d’autres collègues féminines s’en éloigneraient.

Il y avait une raison pour laquelle elle n’avait pas mentionné le frère aîné dans ses discussions et pourquoi elle avait essayé d’empêcher d’autres discussions sur mon passage à l’académie de la capitale royale. Elles rassemblaient de jeunes hommes comme moi qui ne savaient rien, et elles en feraient ce qu’elles en veulent. C’était comme ça que fonctionnait la congrégation des dames.

Elles allaient mutuellement faire des plans pour ceux qui n’étaient pas étudiants à l’académie, donc, dans tous les cas, il semblerait que l’entrée dans une académie fonctionnait contre elles. En raison de cela, Zola avait présenté une demande en mariage avant que je puisse entrer dans une académie.

« Pourquoi un “mob” comme moi doit-il s’impliquer avec des perverses comme elles ? Je préférerais avoir une vie plus calme, sans montagnes ni vallées ! » déclarai-je.

Ma mère s’inquiétait de ce que je disais.

« Je ne comprends pas ce que Léon dit, » déclara ma mère.

« Je ne comprends pas non plus, » répondit mon père. « Qu’est-ce qu’il a l’intention de faire ? Sortir avec cette arme ? Ne me dis pas qu’il a l’intention d’entrer dans la capitale royale ? N-Ne ne fait pas ça ! »

En me regardant entretenir l’arme, mon père avait fait une tête inquiète.

Je veux y marcher et faire des ravages, mais c’est impossible pour moi.

Même si j’y entrais, j’allais me faire appréhender, car les serviteurs demi-humains auprès des femmes nobles avaient été entraînés pour devenir forts, alors les approcher n’était pas une mince affaire.

« ... Être un aventurier est la meilleure option pour obtenir de l’argent, » leur déclarai-je.

Mes deux parents avaient échangé des regards en entendant mes paroles.

Dans ce monde, un aventurier était une profession reconnue. On pourrait dire qu’il s’agissait d’un métier qu’il nous fallait bien reconnaître en vue du monde.

Quoi qu’il en soit, les nobles étaient pour la plupart les descendants d’aventuriers.

Dans le scénario défini de ce jeu, les nobles étaient des individus qui avaient obtenu des terres en les découvrant alors qu’ils étaient des aventuriers. De plus, les aventuriers qui avaient été capables de gagner d’énormes fortunes au cours de leurs aventures étaient devenus de puissants nobles.

Ainsi, c’était la raison dans le jeu pourquoi les nobles avaient besoin d’être des aventuriers quand ils devaient aller à l’académie.

Cela permettait également aux donjons de donner à la protagoniste un moyen d’augmenter les jauges d’amour avec ces cibles de conquête, mais je pouvais les utiliser ici pour sauver ma propre peau.

Mon père secoua la tête.

« Arrête ça. Aller seul dans un donjon ne servira à rien, et il te faudra du temps avant d’avoir de l’argent, » déclara mon père.

Ma mère pensait la même chose. « C-C’est exact. En plus, c’est dur de trouver une île flottante maintenant. Tu ne pourras pas gagner d’argent, » déclara ma mère.

Lorsqu’on découvrait des îles flottantes où les individus pouvaient vivre ou des îles flottantes avec des ressources, elles devenaient la propriété d’aventuriers. Si l’on en avait envie, ils pouvaient potentiellement posséder ce territoire indépendant, mais... il n’y a plus d’îles convenables autour de ce continent.

Il ne devrait pas en rester, mais j’en connais une.

« Désolé, mais j’ai pris ma décision. Je m’en vais, » déclarai-je.

Si j’avais été seul, j’aurais pu m’enfuir, mais mon jeune frère Colin avait encore neuf ans.

Je ne voulais pas voir mon petit frère vendu à des perverses, alors je devais tout faire pour le sauver aussi.

Sympathisant avec ma détermination, mon père avait ouvert la bouche.

« As-tu besoin de quelque chose d’autre ? » demanda mon père.

Je n’avais pas hésité à dire à mon père ce que je devais rassembler. C’était un peu déraisonnable de lui imposer cela, mais il s’agissait d’un moment critique qui déterminait ma vie ou ma mort.

Si je ne faisais rien, je finirais en jouet pour une vieille femme perverse. Il y avait également une possibilité que je meure à cause de ce que j’allais faire, mais je voulais tenter ma chance.

« Il me faut quelque chose comme un navire en état de marche. Un dirigeable de petite taille. Après ça, j’ai besoin de balles. Un genre spécialement conçu, » déclarai-je.

Mon père avait incliné la tête.

« Qu’est-ce que tu as l’intention de faire ? » demanda mon père. « Vas-tu contester un donjon quelque part ? Dans ce cas, un navire de passagers devrait faire l’affaire. »

« Cela se trouve à un endroit où les navires de passagers ne vont pas, » répondis-je.

J’étais maintenant en train d’assembler le fusil.

Les fusils faisaient un peu étranges dans un monde d’épées et de magie, mais il s’agissait après tout d’un monde où les dirigeables échangeaient des tirs avec des canons lors de batailles aériennes. Ainsi, les fusils avaient tout à fait leur place dans un tel contexte.

Au moment où j’avais appuyé sur la détente, le fusil avait fonctionné, et un déclic métallique avait retenti.

J’avais pu continuer à vivre d’une manière ou d’une autre après m’être réincarné dans ce monde. Comme j’étais satisfait de ma vie jour après jour, je n’avais jusqu’à maintenant rien fait de spécial.

Cependant, comme on pouvait s’y attendre, même les individus lambda devaient abandonner quelque chose s’ils voulaient survivre ainsi.

Je devais tout faire si je voulais refuser d’être un jouet.

C’était pour ça que j’allais désormais me battre.

Je vais leur montrer toute la volonté d’un individu au sein de la populace.

« Je comprends. Je les préparerai dès que possible. Cependant, il faut absolument que tu reviennes. Si tu ne peux pas me le promettre, je ne le ferai pas, » déclara mon père.

J’avais l’intention de revenir, mais je savais que les choses allaient évoluer vers une situation de vie ou de mort.

Alors, j’avais tout simplement menti.

« ... Je reviendrai, c’est sûr, » déclarai-je.

Je veux protéger ma vie, sauver celle de mon frère, et pendant que j’y suis, déjouer Zola. Un jour, je me vengerai de cette femme qui a essayé de me vendre.

Alors que mon cœur me donnait l’impression d’être si fort, j’avais repris mes préparatifs de départ.

 

☆☆☆

 

« C’est la première fois que ça fonctionne si bien, » murmurai-je.

Bien qu’il s’agisse d’un monde de jeu vidéo Otome, cela restait toujours un monde de jeu.

Cela ne faisait pas seulement une ou deux fois que j’avais eu l’idée d’utiliser les connaissances du jeu pour être sans égal.

Cependant, ma motivation pour cela avait disparu avec l’épuisement subit par ma vie de tous les jours.

Je mangeais un repas simple. Mon père m’entraînerait le matin, puis j’allais travailler à la ferme après ça jusqu’au soir.

Il faisait nuit noire quand cela finissait et le temps des études m’attendait une fois de retour à la maison.

Dans ce monde, les barons d’une île éloignée et isolée restaient pauvres.

Pour le dire simplement, beaucoup étaient pauvres par rapport à d’autres individus dans les villes du continent, mais dans des cas comme le nôtre, qui n’étaient pas si rares, ils étaient encore plus appauvris à cause de femmes comme Zola.

L’ascension dans les rangs ─ il y avait beaucoup de pères qui s’étaient plaints de la façon dont ils avaient l’habitude d’être riches en tant que semi-barons avant d’être promus.

Il y avait aussi des barons qui étaient riches depuis plusieurs générations, mais aussi des maisons de barons riches qui avaient une richesse absurde par rapport à leur génération précédente.

En ce qui concerne notre maison, si nous demeurions à la portée des semi-barons, alors les contributions que nous devrions donner seraient convenablement basses, et nous n’aurions pas à traiter avec une femme de haut rang comme Zola, alors nos dépenses diminueraient.

... Les choses seraient vraiment paisibles si nous n’avions pas gravi les échelons.

En me dirigeant vers le bord de l’île flottante, j’avais préparé le fusil à verrou et j’avais pointé la mire sur un poisson volant très étrange que j’avais trouvé.

Les existences appelées monstres étaient des êtres maléfiques du monde dans ce décor de jeu frivole. Puisqu’ils étaient mauvais, je ne ressentais pas de répulsion à les tuer au point que cela soit vraiment rafraîchissant de le faire.

Je pense que le fait qu’ils disparaissent quand vous les tuez est l’une des raisons pour cela.

Il valait mieux tuer ces choses, car elles allaient se précipiter pour attaquer un humain si elles en trouvaient une à portée de vue.

Cependant, ce que l’on gagnait en les tuant n’était bien entendu pas visible à l’œil nu, les « points d’expérience. »

« Bon sang ! Il a esquivé, » m’exclamai-je.

J’avais vite chargé la balle suivante dans le fusil, je l’avais mise en place et j’avais visé avec précaution.

Mon adversaire m’avait remarqué entre temps et il venait maintenant par ici.

Il mesurait à peu près un mètre.

Normalement, il valait mieux que la cible se rapproche pour tirer. Mais si elle esquivait et que la situation se transformait en combat au corps à corps, je pourrais mourir dans le pire des cas. Les monstres étaient trop dangereux comme adversaire quand ils étaient vivants.

Je pouvais me battre, car j’utilisais ce fusil, et non pas, car j’étais fort.

Cependant, les balles n’étaient pas quelques choses gratuites.

Cela coûterait très cher si je tirais à la chaîne sans vraiment visées.

Le monstre qui s’approchait avait ouvert sa grande bouche alors qu’il tentait de me mordre. Des dents pointues étaient présentes le long de sa bouche, et c’était vraiment effrayant à regarder.

« Si je fuis pour un si petit truc... alors ma vie sera finie ! » déclarai-je.

Jusqu’à présent, j’avais déjà pensé à essayer de gagner de l’expérience à plusieurs reprises. Je m’imaginais devenant un aventurier, avant de découvrir une île et de l’explorer. Je gagnerais ainsi de l’argent ─ d’accord, je le ferais « un jour ».

J’y avais pensé, mais je ne l’avais jamais fait jusqu’à maintenant.

Cependant, avec la situation actuelle où je manquais déjà de temps et où je ne pouvais pas non plus m’enfuir, cela m’avait finalement poussé à aller de l’avant.

Quand j’avais appuyé sur la détente, la balle était entrée dans la bouche du monstre et avait traversé jusqu’à l’arrière du corps.

Après avoir perdu toute sa vigueur, il s’était finalement effondré devant moi.

Alors que je regardais son état de santé, il avait été englouti par une fumée noire et il avait disparu avant que sa chute ne l’entraîne au fond de l’océan.

« ... Ai-je obtenu des points d’expérience grâce à cela ? » me demandai-je à voix haute.

J’avais regardé ma main gauche, mais je n’avais ressenti aucune sensation de ce genre. Peut-être que le jeu et la réalité sont vraiment différents ?

Cependant, ne pas gagner de points d’expérience n’était pas une raison pour s’arrêter. J’avais de toute façon besoin de perfectionner mes compétences de tir.

Même en mettant le fusil de côté, je ne pourrai pas atteindre ma destination sans avoir un navire, le genre qui était capable de voler dans les airs, et les connaissances pour l’utiliser efficacement.

Ce que j’avais pensé à le faire un jour, c’était de récupérer un objet du genre tricherie, comme on l’appellerait en termes de jeu. Pour ce qui était du contenu payant, si j’acquérais cette chose, les négociations se dérouleraient rapidement.

J’avais aussi réfléchi à la possibilité qu’il n’y en ait pas.

À l’origine, c’était un objet spécial, un trésor que la protagoniste était censée obtenir, entre autres choses, mais ma vie était en jeu ici. C’était peut-être rendre un mauvais service à la protagoniste, mais j’avais besoin de cette chose par-dessus tout.

Je tenais maintenant le fusil dans mes deux mains alors que je pensais à la suite.

« Je devrai sacrifier la protagoniste pour mon bonheur. Tout se passera bien. D’après mes calculs, je serai dans la même classe que la protagoniste. Je te rendrai la pareille un jour pour me racheter, » murmurai-je.

J’avais en moi des sentiments de culpabilité, mais un désir encore plus fort de ne pas être vendue à une vieille femme perverse était présent et surpassait tout.

Il s’agissait clairement d’une crise quant à la préservation de ma chasteté qui se déroulait en ce moment.

« Est-ce comme ça qu’une femme envoyée chez un homme pervers d’âge mûr se sent ? Merde ! Qu’est-ce qui se passe dans ce monde ? Y a-t-il quelque chose de pourri dans ce royaume ? » demandai-je.

J’avais encore un peu de temps à disposition.

« Cela aurait dû le faire plus tôt, » murmurai-je.

J’avais alors cherché des monstres dans les environs tout en regrettant de ne pas avoir agi plus tôt.

♥♥♥

Partie 3

Retrouvons-nous un mois plus tard.

Selon moi, ce petit navire était étonnamment bien construit.

Il y avait une hélice attachée au moteur et le tout était vraiment facile à manœuvrer en étant seul.

Je me tenais en ce moment sur le dessus du navire.

Je portais une robe qui cachait bien mon corps du soleil, et j’avais mis le capuchon. De l’eau, de la nourriture et quelques armes avaient été chargées à bord.

Ce montant était largement suffisant pour qu’une personne seule puisse vivre un moment.

« Il semblerait que j’ai vraiment demandé à mon père quelque chose qui fut déraisonnable, » murmurai-je pour moi-même.

Il ne m’avait pas seulement préparé un navire volant, mais également une épée et un fusil. Il y avait aussi beaucoup d’autres choses qu’il avait rassemblées pour moi.

Cela ne suffirait pas de simplement remercier mes parents pour tout ce qu’ils avaient fait pour moi.

Je leur avais probablement imposé quelque chose de très déraisonnable en leur demandant de rassembler autant d’objets pour mon seul usage.

Le navire en lui-même était essentiellement tel un petit moteur à hélice attaché à ce que je transportais, une simple embarcation en bois. Malgré tout, la préparation d’une telle quantité était une lourde dépense pour de pauvres nobles telle que ma famille.

« Tout bien considéré, je me demande quel genre de monde fantastique possède le gaz et l’électricité, » me demandai-je à voix haute.

Assis tout en tenant le fusil près de moi, je tenais des jumelles dans ma main tout en regardant les environs avec.

Puis, j’avais sorti une carte et pris une boussole.

« Je suppose que ce sont des choses comme ça qui en font un monde fantastique. »

La boussole indiquait la direction du nord ainsi que la direction à prendre. En plus d’une aiguille qui pointe vers le nord, il y avait aussi une deuxième aiguille qui savait où se trouvait ma destination.

Les boussoles à deux aiguilles étaient un objet commun dans ce monde.

En configurant l’emplacement à l’aide d’un cadran, il s’agissait d’un outil pratique qui pointait vers la destination.

Depuis leur venue, il y a dix ans, mes souvenirs du jeu et d’autres choses du genre se diluaient peu à peu. Mais juste après avoir récupéré ces souvenirs, j’avais noté les coordonnées ainsi que d’autres données à toutes fins utiles. Bien joué, félicitez-moi !

À cette époque, quand j’avais retrouvé mes souvenirs, j’avais seulement eu l’illusion de pouvoir agir comme un tricheur, mais je n’étais pas capable de commencer quoi que ce soit à cause des affaires liées à ma vie quotidienne.

« Je me trouverais dans une meilleure situation si j’avais commencé à travailler dur il y a longtemps. »

C’est humain d’avoir de telles pensées sans bouger. On ne peut dire que c’est le genre de personne que je suis. Je m’étais souvent plaint de ce genre de choses, regrettant de ne pas avoir agi plus tôt.

J’avais continué à tourner au ralenti jour après jour jusqu’à ce que je sois pressé par le temps.

Tout d’abord, ma vie ici était bien plus dure que la précédente.

Je me levais tôt le matin, j’étudiais la nuit... et le travail agricole était très dur. C’était normal pour moi d’aller au lit juste après que tout soit fini et de dormir ainsi.

J’étais épuisé tous les jours, sans jamais avoir un jour de congé. Je n’avais pas assez d’énergie pour m’autoformer et je n’avais pas non plus de connaissances ou de compétences particulières.

Étais-je vraiment un tricheur avec des avantages de la réincarnation ? Non. Si j’avais de telles choses, je ne connaîtrais pas de telles difficultés.

Étais-je vraiment un tricheur avec les connaissances de son ancien monde ? Non. Je n’avais pas de telles connaissances, et je ne saurais même pas comment les appliquer à ce monde.

Il y avait occasionnellement une vue qui s’offrait à moi avec l’océan et des rochers flottants ici et là.

« Il y a la mer et le ciel bleu... et aussi les nuages blancs, mais j’en ai assez de tout ça. »

J’avais saisi fermement le fusil tout en me contrôlant pour ne pas devenir fou.

Moi, qui avais déjà vécu dans mon monde précédent, je pensais que peut-être si je me suicidais avec ce fusil, une vie meilleure m’attendrait dans la prochaine — mais j’avais vigoureusement secoué la tête de côté.

« Même si je meurs seul, ça ne résoudrait rien. Au lieu que cela soit moi, c’est Colin qui serait victime de ses sales perverses. »

J’avais abandonné cette idée et j’avais levé la tête.

Le soleil était radieux.

J’avais souvent réfléchi au fait que je pourrais peut-être tout abandonner et m’enfuir dans un coin du monde.

Cependant, ce monde était bien plus dangereux que le Japon de ma vie antérieure. En tenant compte des monstres et des bandits, ma vie était toujours en danger, peu importe où je serais.

Dans ma situation actuelle, je m’envolais seul, sans même avoir un moyen de sécuriser des fonds, sans soutien. Le Japon de mon monde précédent me manque.

J’en avais marre de cette situation où je ne trouvais pas de refuge approprié.

« Ce monde est dur pour les mobs, » murmurai-je.

Je me parlais beaucoup au cours de ce voyage, mais je m’en fichais totalement.

Je serais vraiment foutu si je rencontrais des pirates des cieux dans un moment pareil.

Avec une telle pensée en tête, j’étais redevenu une fois de plus prudent vis-à-vis de mon environnement. Et c’est alors qu’un soudain vent avait soufflé fortement. La carte faisait un bruit de battement alors qu’elle était frappée par le vent.

La boussole avait été placée sur le dessus de la carte pour éviter que le vent ne la balaye, mais l’aiguille pointant vers la destination avait tourné sur elle-même.

« Quoi ? »

Alors que je me levais, le vent avait soufflé encore plus fort et j’avais dû y résister, sinon mon corps allait basculer sur le pont du navire, ou pire encore, directement dans le vide. Je m’étais ainsi agrippé à la main courante voisine et j’avais balayé mon environnement, mais la mer était calme.

Le mouvement des nuages était également normal.

On dirait qu’il n’y avait pas d’orage en préparation ou d’autre condition météo extrême.

Au fur et à mesure que le navire avançait, le soleil avait été bloqué par une ombre.

« ─ Quelque chose se trouve en dessus d’ici ? » demandai-je.

J’avais jeté un coup d’œil vers le haut, et j’avais vu qu’il y avait un gros nuage blanc dans le ciel.

C’était vraiment un énorme nuage.

Je l’avais regardé fixement et j’avais serré mon poing gauche très fortement.

Il y avait quelque chose un peu plus bas que le niveau du navire.

En regardant la mer, j’avais vu qu’une partie était d’un vert éclatant.

Je m’étais effondré et je m’étais frappé sur le front en souriant.

« C’est ça ! C’est ce truc — j’ai déjà vu cela ! Est-ce peut-être là à cause des microtransactions ? Ou peut-être que c’était ici depuis le début ? Eh bien ! De toute façon, ça n’a pas d’importance... Je l’ai trouvé. J’ai touché le jackpot ! » criai-je.

Je m’étais relevé, j’avais étendu mes deux mains et j’avais levé les yeux vers le ciel en poussant un cri.

Je suis vraiment reconnaissant que cette chose existe.

J’avais pensé que ce serait bien si elle existait. J’étais venu ici sans trop d’attentes pour pouvoir le confirmer, mais ─ j’avais clairement touché le jackpot.

« Oups, je n’ai toujours pas mis la main dessus. »

Me ressaisissant, je m’étais déplacé à l’arrière du bateau et j’avais actionné le mécanisme de l’hélice.

J’avais fait déplacer le bateau plus près de la mer. Puis, en me dirigeant vers l’endroit où il y avait de la lumière, le bateau avait commencé à grincer tout en tremblant.

Je m’étais baissé et je m’étais accroché au bateau qui secouait fortement.

« S’il te plaît, tiens le coup ! »

Bien que je ne conduisais pas le navire dans cette direction, il avait commencé à s’élever vigoureusement. La force était trop importante pour que je puisse me lever. Je ne pouvais le supporter qu’en restant à genoux.

Le bateau s’envolant avait été entièrement projeté dans un nuage, et mon environnement était devenu d’un blanc pur.

Mon corps était gelé

Mes vêtements étaient mouillés.

J’avais protégé mon fusil en le glissant sous ma robe, et j’avais déplacé le bateau tout en ne pouvant rien voir dans le nuage.

Il y avait quelque chose qui me poussait vers l’extérieur du nuage, et j’avais déplacé le bateau dans la direction opposée.

Je m’étais déplacé pour m’opposer à la poussée sans rien voir, mais j’avais l’impression de me déplacer le long d’un ruisseau déchaîné. Eh bien, je n’avais jamais connu de courant d’eau enragé, mais de toute façon, un vent violent soufflait à l’intérieur du nuage.

Le moteur avait alors fait entendre un bruit fort alors qu’il était poussé à ses limites. Cependant, même ce son était noyé dans le grondement du vent bien que je sois juste à côté.

Les deux aiguilles de la boussole tournaient en rond, ne servant à rien, et j’étais dans un état où je ne savais même pas où j’étais.

Pourtant, je n’avais pas d’autre choix que de continuer à aller à contre-courant, et au moment où je m’en étais rendu compte, mon corps était trempé par de l’eau. Il faisait encore plus froid.

Mes vêtements, imbibés d’eau, étaient lourds.

Le bateau fonctionnait d’une façon ou d’une autre à contre-courant, mais j’étais mal à l’aise à l’idée que cela puisse fonctionner. J’affrontais une tempête tout seul, sans soutien.

« Je vous en supplie ! Je vous demande encore et encore de m’accorder cette chance ─ ! »

Cela fait plusieurs dizaines de minutes, ou peut-être plusieurs heures que cela avait commencé ?

Ma perception du temps n’était pas précise en ce moment, et c’est alors que le moteur surchargé avait commencé à cracher des flammes.

« Attends ! Attends un peu ! Si je me fais jeter comme ça, ce sera un désastre pour ─, » commençai-je à dire.

Le pire scénario m’était instantanément venu à l’esprit. À l’instant suivant, le moteur avait explosé et l’hélice s’était détachée pendant l’incendie.

Le feu s’était propagé sur le bateau en bois, et il s’était soudain mis à trembler pendant que je pensais que je devais éteindre les flammes.

Le bateau avait été violemment secoué. Il avait traversé le nuage avant d’être projeté à l’extérieur de — et alors, juste là, une île flottante couverte par le nuage était apparue.

Alors que j’étais éjecté avec force hors du nuage, je m’étais résigné à mon funeste destin, mais mes yeux s’étaient ouverts en voyant l’île flottante. Il s’agissait de quelque chose que j’avais vu plusieurs fois dans le jeu, mais lorsque je l’avais vu en réalité, c’était vraiment formidable.

L’île était enchevêtrée avec les racines de grands arbres partout et elle était verte après avoir été ainsi enveloppée dans cette nature resplendissante.

En regardant la surface de terre, des racines plus petites en sortaient également, et il y avait de la végétation qui poussait partout.

« ─ Comme c’est incroyable. »

Je m’approchai peu à peu de l’île. En vérité, je pensais que c’était mon navire qui se dirigeait vers elle en raison des vents.

J’avais essayé de le déplacer en pleine panique, mais comme le moteur du navire avait été brisé, je n’avais plus la possibilité de le faire fonctionner. Il était en feu et très dangereux.

« Est-ce une plaisanterie ? »

En m’approchant de la surface de l’île flottante, je m’étais accroché à mes bagages et j’avais calculé le temps nécessaire pour sauter du bateau et m’échapper. Puis j’avais sauté.

Tout en lâchant les bagages que je tenais, je m’étais retourné pour amortir le choc et je m’étais arrêté quand mon dos avait heurté une grosse racine d’arbre.

Le bateau s’était brisé en morceaux lorsqu’il heurta la surface, et mes bagages restants s’étaient dispersés sous le choc.

Je m’étais ensuite levé alors que des douleurs m’assaillaient partout, tout en essuyant mes sueurs froides.

« Ah, c’était dangereux. C’était vraiment risqué de venir ici en bateau. »

Les choses auraient été plus faciles si le dirigeable avait été plus grand, mais nous n’avions pas assez d’argent pour en acheter un. En parlant de ça, nous n’avions plus d’argent pour nos prêts.

« Mais, j’ai réussi à arriver d’une façon ou d’une autre. »

Ma vision vacillait encore en raison de ce que je venais de subir. Je m’étais alors dépêché de ramasser mes bagages importants tout en tenant ma tête douloureuse.

Une partie des bagages avait été brûlée, mais je pensais pouvoir me débrouiller avec ce qui restait.

J’avais rassemblé les bagages au même endroit et j’avais ramassé le bois utilisable venant du bateau partiellement brûlé.

Je suis arrivé à destination, mais j’ai perdu mon bateau.

Ainsi, je ne peux vraiment plus m’échapper de là.

Il n’y aura pas de problème si je peux récupérer « Ça », la chose qui sommeille sur l’île, mais je ne pourrai pas partir si « Ça » n’est pas là.

Alors que je m’étais assis pour faire une pause et laisser passer la douleur, il semblerait que beaucoup de temps s’était écoulé avant que je sorte de cet état.

Les environs avaient commencé à s’assombrir.

J’avais sorti de la nourriture et de l’eau de mes bagages pour pouvoir ainsi prendre un repas.

J’avais mangé de la nourriture qui ressemblait à des craquelins et j’avais ajouté à ça de l’eau.

Il s’agissait clairement d’un aliment qui ne servait qu’à remplir l’estomac plutôt qu’à satisfaire ses papilles gustatives.

« S’il n’y a rien ici après avoir fait tout ce chemin, je ne pourrais qu’en rire. »

Mes journées seraient certainement chargées à partir de demain.

J’avais alors commencé mon séjour ici en préparant un feu de camp en utilisant les morceaux de bois brisés du bateau. Ainsi, j’avais pu réchauffer mon corps froid et mouillé.

Après ça, j’avais vérifié l’état de mon fusil et j’avais aussi cherché toute anomalie dans mon autre équipement.

« Ça a l’air d’aller. Tout bien considéré, c’est un soulagement que cette chose aille bien, » murmurai-je.

À la lumière du feu de camp, j’avais compté mes balles et je les avais placées dans des chargeurs.

Il s’agissait des balles que j’avais fait spécialement charger. Une marque de foudre avait été gravée sur la surface, indiquant qu’il s’agit de balles différentes des balles ordinaires.

En comparaison avec le yen japonais, une balle typique coûtait entre 3 000 et 5 000 yens.

Il s’agissait d’une balle spéciale — une balle magique qui pouvait donner lieu à des effets magiques. Il s’agissait de balles fantastiques qui pouvaient faire surgir des flammes lors d’un coup direct, ou avoir un effet de gel, ou d’autres choses du genre.

En raison de cela, le prix d’une balle dépassait sans problème les 10 000 yens.

Je ne ressentais que de la gratitude envers mes parents qui avaient pu rassembler ces balles en un si grand nombre.

« Si je reviens vivant, je vais devoir rendre hommage à mes parents... Maintenant que j’y pense, je n’ai pas rendu hommage à mes parents de mon monde précédent. »

Quand je pense à la façon dont je suis mort avant mes parents dans mon monde précédent, j’aurais l’air de quelqu’un qui ne respecte pas ses parents.

« Je me demande ce qui est arrivé à ma sœur. Je serais même content si elle était là pour m’insulter encore une fois. »

Je me souvenais encore du jour où je m’étais réveillé dans ce monde, ou plutôt, du jour où j’avais retrouvé mes souvenirs. Ça ne me dérange pas d’avoir dû faire le jeu vidéo Otome pour ma sœur.

Grâce à cela, j’avais pu obtenir des connaissances de ce jeu, donc je suppose qu’il vaudrait peut-être mieux que je lui montre de la gratitude ?

Mais si elle ne m’avait pas imposé ce jeu, j’étais presque sûr que je ne serais pas mort.

Manque-t-il quelque chose ?

Une fois après avoir fini de vérifier le fusil et les balles, je les avais placés à côté de moi alors que j’appuyais mon dos contre la grande racine de l’arbre.

Comme je vivais sur un bateau depuis un certain temps, il s’agissait de la première fois que je m’allongeais sur la terre depuis longtemps.

« ... Pourquoi me suis-je réincarné dans un monde d’un jeu vidéo Otome ? Normalement, je me serais réincarné dans le monde fantastique typique avec des épées et de la magie. Non, attends, je préférerais que ce soit mon monde précédent. Oui, il aurait été préférable de se réincarner au Japon si cela avait été possible. »

En y repensant, j’avais eu beaucoup de chance d’avoir été au Japon, où les monstres n’existaient pas et où les pirates du ciel n’étaient pas vraiment la même chose.

En pensant ainsi, j’avais fermé les yeux.

« ... Je devrai... travailler dur demain... »

Le plus gros pari de ma vie m’attend.

♥♥♥

Chapitre 2 : Relique perdue

Partie 1

Un monde de jeu vidéo Otome avec un environnement paisible.

Quoi qu’il en soit, lorsqu’un objet formidable faisait son apparition à notre époque, on l’appelait une « relique perdue », et il s’agissait d’objets impossibles à redécouvrir provenant directement des temps anciens.

Beaucoup d’entre eux avaient été fabriqués avec une technologie perdue depuis, et ils ne pouvaient pas être fabriqués à nouveau, donc leur rareté était élevée.

Parmi ces reliques du passé, il existait même un objet que seule la protagoniste pouvait équiper. Il s’agissait d’un contexte conçu pour que la protagoniste dégage une sensation spéciale, incomparable vis-à-vis des autres personnages du monde.

Cette île flottante sur laquelle j’étais arrivé était celle où se trouvait l’objet en question.

En avançant à travers la forêt qui n’avait pas subi de coupe afin d’entretenir ces chemins, j’essuyais la sueur qui dégoulinait de mon front. J’avais alors dégainé et préparé mon épée pour ce qui allait suivre. J’avais alors commencé à avancer en coupant l’herbe haute et les branches qui entravaient ma progression.

Le simple fait d’avancer était déjà pénible en soi étant donné la densité de la végétation qui m’entourait.

Le sol était assez meuble, et j’étais tombé plusieurs fois dans la terre qui présentait souvent des creux.

« J’aurais mieux fait d’avoir ma hachette, » me plaignais-je.

Alors que j’avançais dans les profondeurs de la forêt, j’avais progressé en coupant les herbes hautes et les branches tout en pensant à la manière dont cela aurait été plus facile si j’avais eu en ma possession une hachette ou une machette. J’en avais apporté une, mais au moment de mon soudain crash aérien, le manche s’était brisé et elle n’était donc plus utile.

« Franchement, je n’étais pas censé utiliser cette épée pour autre chose que m’entraîner ou me battre. »

C’était plus ou moins l’état d’esprit des nobles de penser ainsi.

Je me réveillais tôt le matin et j’entraînais les bases du combat à l’épée sous la direction de mon père. Les maisons de nobles riches emploieraient un mentor ou un tuteur, mais les nobles pauvres n’avaient pas vraiment la marge de manœuvre nécessaire pour embaucher quelqu’un.

J’avais regardé autour de moi.

Je visais à accéder au centre de l’île, mais cela prendrait du temps pour y arriver, contrairement à ce qui se passait dans le jeu. Comme prévu, il semblerait que le jeu et la réalité soient vraiment différents de bien des manières.

Pour commencer, il était difficile de suivre un chemin qui n’avait pas été entretenu depuis très longtemps.

De plus, je ne pouvais pas être négligent face aux serpents, aux insectes et aux autres créatures vivantes dans la zone, mais surtout, la chose la plus dangereuse était — .

« C’est encore là, » je me plaignais à voix basse tout en me cachant dans les buissons proches de là.

Je m’étais accroupi sur le sol et me cachais pendant que l’ennemi passait devant moi à quelques mètres.

Cette ennemie n’était pas un monstre comme on l’entendait dans le cadre du jeu.

Il s’agissait d’un robot rond couvert d’un lourd blindage fait de plaque d’acier qui voyageait en flottant dans les airs en utilisant le contrôle de la gravité. Il ne possédait pas de pieds, et il se déplaçait en flottant dans les airs d’une manière un peu hésitante.

C’était une machine qui se caractérisait par ses longs bras et son chapeau pointu sur la tête. Il s’agissait d’un robot qui était chargé de défendre sa base — l’île.

Il semblerait qu’il faisait périodiquement des rondes dans la forêt afin de déloger les intrus qui auraient pu arriver ici.

Tout en restant immobile et en retenant mon souffle, j’avais prié pour qu’il ne me découvre pas.

Après avoir confirmé que la machine était passée et qu’il était désormais loin, je m’étais levé et j’avais rapidement quitté les lieux.

« J’ai évité encore une fois d’être démoli par ce machin, » murmurai-je.

Puisque cette machine en fonction protégeait une base qui était déjà dépourvue de personnes, elle se trouvait dans un environnement étrangement vide d’autre présence, mais se faire prendre serait un désastre pour moi.

Le robot avait continué à fonctionner depuis les temps anciens afin de protéger l’île, et il montrait clairement des pièces cassées ou rouillées ici et là. Puisqu’il n’avait pas réussi à me détecter, je suppose qu’il était à moitié cassé avec plusieurs de ses systèmes hors fonction.

« Je veux me dépêcher d’aller jusqu’à cette base. »

Il y avait une base au centre de l’île flottante.

Il s’agissait de la base où résidait la relique perdue, mais des robots la gardaient en tout temps.

Le scénario dans le jeu n’expliquait pas en détail les raisons derrière tout ça.

Dans le jeu, il s’agissait d’un endroit pour rassembler des objets utiles de fin de partie. Bref, c’était le point où vous pouviez obtenir les objets de microtransaction que vous aviez achetée dans la boutique du jeu.

Bien qu’il y avait une chance pour la protagoniste et ses compagnons de se faire expulser de l’île, c’était le moment où l’on pouvait obtenir ces objets.

J’avais traversé la forêt tout en étant prudent, et j’étais alors tombé sur un bâtiment après avoir marché pendant plusieurs kilomètres.

Le bâtiment était enchevêtré dans le lierre, et des arbres poussaient à travers le toit, donnant l’impression qu’il était devenu une ruine depuis longtemps.

La bâtisse avait probablement été laissée quasi intacte pendant très longtemps.

C’était une scène bizarre qui ressemblait à ce que j’avais déjà vu dans le jeu, mais je trouvais que c’était rafraîchissant quand je la voyais en personne dans la vraie vie.

« ... Maintenant, j’ai bien la preuve que je me suis réincarné ici. »

J’avais pensé que peut-être ces souvenirs qui avaient surgi en moi n’étaient en vérité que des illusions... que j’avais seulement eu l’impression de me réincarner et que j’étais en réalité un peu fou. J’y avais pensé à de nombreuses reprises avant aujourd’hui. Il était également possible que je ne voie ce monde que comme le monde de ce jeu en me trompant sur toute la ligne.

Tout en étant soulagé de ne pas être devenu fou, j’étais entré dans la bâtisse avec prudence.

Les équipements défensifs du bâtiment étaient brisés et la plupart des objets étaient immobiles à cause des racines des arbres et du lierre qui régnait maintenant en maître des lieux.

C’était un bâtiment en béton et en acier.

Il y avait du matériel électrique implanté un peu partout dans les murs.

Tout cela ressemblait à des objets du monde que je connaissais, et je pouvais aussi ressentir un sentiment de familiarité dans tout cela.

« De vieux bâtiments comme celui-ci sont parfois traités comme des donjons, n’est-ce pas ? »

De ce que je savais, il y avait de vieux bâtiments comme celui-ci sur des îles flottantes, où les aventuriers y gagnaient des trésors et y accumulaient une fortune.

Les nobles cherchaient de nouvelles îles comme celle-ci et ainsi, ils pourraient être loués s’ils réussissaient à vaincre le donjon. Même encore aujourd’hui, ils étaient toujours fiers d’être les descendants de grands aventuriers qui avaient réalisé de tels exploits.

« On pourrait aussi dire qu’ils s’introduisent par effraction dans des sites historiques pour les piller sans vergogne. »

Les aventuriers pillaient les trésors de précieux sites historiques. Parfois, ils détruisaient nonchalamment des objets de valeur historique au nom de l’appât du gain.

Vus sous un autre angle, ils n’étaient que des ravageurs et des pillards.

« Eh bien, je ferais la même chose pour ne pas être vendu à de vieilles perverses avant de mourir sur les champs de bataille. Mais je ne dirais jamais ça devant ces individus. »

En continuant le long du sentier, j’avais découvert une porte ouverte.

Cependant, une machine flottante se trouvant dans le passage — un robot chargé de la défense s’était retourné et m’avait remarqué.

C’était un miracle que ces robots presque brisés puissent encore bouger, et j’avais alors versé une larme en pensant à la façon dont ils avaient gardé une base où personne ne reviendrait.

Cependant, j’avais un fusil.

« Désolé pour tout ça. »

Après m’être excusé auprès de la machine qui protégeait l’institution jusqu’à maintenant, j’avais appuyé sur la détente.

La balle avait touché le robot et elle avait libéré une décharge de foudre au point d’impact.

Un jaillissement de lumière avait instantanément surgi et le robot tomba sur le sol. La lumière vacillante dans ses yeux avait ensuite disparu.

J’étais resté en alerte tout en tenant le fusil, mais il ne semblerait pas se relever. Il n’y avait pas non plus d’autres ennemis sur les lieux.

Après avoir confirmé l’effet des balles, j’avais été soulagé que l’installation et les robots aient été partiellement brisés avant ma venue.

« C’est comme dans le jeu. C’est bien que je me souvienne de leurs points faibles. Maintenant, je me demande si c’est par là — . »

L’effet spécial de la foudre dans ces balles magiques faisait un énorme effet sur les robots. Puisqu’ils étaient chargés de la défense, ils auraient au moins dû avoir une résistance à la foudre installée, mais c’était un monde fantastique... utilisé dans un jeu vidéo Otome. Alors, inutile de parler de détails mineurs.

J’avais avancé, m’appuyant sur mes souvenirs, vers la porte ouverte.

Elle était à moitié remplie de racines d’arbre et de lierre.

« Était-ce comme ça dans mes souvenirs ? Eh bien, ça se passe bien comme dans le jeu. »

En entrant dans la pièce, j’avais vu le squelette d’un humain qui se trouvait au sol.

Il portait des tissus en lambeaux de ce qui était autrefois des vêtements, et mettait ses mains ensemble dans une pose de prière.

J’avais sorti une carte plate en provenance de sa poche.

Ce que j’avais pris, c’était une carte d’accès. Je me demande si c’était aussi une pièce d’identité, car le nom de quelqu’un était écrit ici avec un alphabet, du moins, c’était ce que je pensais. La photo avait disparu en raison de la détérioration, et il ne restait qu’une partie des lettres, donc je ne connaissais pas le nom complet de cette personne.

« Ce sont des lettres, non ? Je sens quelque chose d’étrange. »

Je ne m’attendais pas à voir l’alphabet venant de l’autre monde.

J’avais mis la carte d’accès dans ma poche et j’avais recommencé à me déplacer.

Il y avait un endroit dans le jeu où étaient stockés tous les objets de microtransaction. Je m’étais ainsi arrêté sur cette île à plusieurs reprises pour obtenir ces objets dans le but de terminer le jeu après chaque fois où j’avais eu recours au magasin du jeu.

Cependant, mes souvenirs d’il y a dix ans pourraient ne pas être totalement fiables. J’aurais peut-être oublié les coordonnées de cette île flottante si je ne les avais pas écrites juste après avoir retrouvé la mémoire.

C’était effrayant de penser que j’aurais dû me fier à ma mémoire floue si je n’avais rien écrit.

L’anxiété et la peur de partir seul dans le ciel... étaient quelque chose que je ne voulais pas ressentir deux fois.

J’avais alors cherché une pièce qui pouvait être ouverte avec la carte d’accès. J’avais trouvé un dispositif qui permettait d’ouvrir une porte. À cet endroit, il y avait ce qui ressemblait à une salle de repos.

Les distributeurs automatiques rouillés et usés se démarquaient clairement dans la pièce.

L’un d’eux s’était effondré, et les marchandises s’étaient répandues sur le sol.

En les ramassant à la main, elles s’étaient effondrées comme du sable.

Il y avait deux cadavres devenus des squelettes qui étaient assis sur un canapé.

« ... Je m’en fichais quand c’était un jeu, mais que s’est-il passé ici ? »

Une partie de la base en ruines fonctionnait encore. En imaginant à la façon dont une civilisation avec une telle force technologique aurait péri... cela m’avait rendu un peu mal à l’aise.

« Et bien, ma priorité est d’obtenir ce dont j’ai besoin. »

L’un des deux cadavres squelettiques avait sur lui la clé dont j’avais besoin pour aller de l’avant.

J’avais quitté la pièce après avoir pris la clé, et je m’étais dirigé vers ma destination. Ce qui nous attendait après cela, c’était des robots de défense d’un type différent.

« Maintenant que j’y pense, ce bidule était là aussi. »

Il s’agissait d’un robot à jambes multiples à qui il manquait quelques jambes, ce qui le rendait immobile. Cependant, il bloquait le passage, et il possédait aussi des armes pour se protéger face aux possibles intrus.

Alors que je me cachais dans le coin du couloir, j’avais tiré avec mon fusil, et l’impact de la balle s’était transformé en un éclair de lumière, mais — le robot de défense avait pris vie et avait commencé à contre-attaquer avec une gatling qu’il tenait dans ses mains.

Il n’y avait que la gatling qui bougeait. Cependant, cela suffisait à elle seule pour constituer une menace. Qu’il soit cassé ou non, c’était un soulagement que son système de visée ne soit pas verrouillé sur moi.

« Woah là ! »

Alors que je me cachais dans le coin, je chargeais la balle suivante avec le mécanisme d’action à verrou, et je tirais avec mon fusil tout en me cachant.

Afin de ne pas être une cible facile, j’avais utilisé un miroir pour regarder la situation en attaquant depuis ma cachette. C’était peut-être lâche, mais s’attaquer à ce problème, c’était comme si je m’attaquais à mains nues à un nid de guêpes.

Comme l’adversaire était cassé, il ne se défendait pas puisqu’il ne pouvait pas bouger, mais il avait fini par fixer sa vue sur moi. Si cette chose avait été entretenue et réapprovisionnée, je serais immédiatement sous l’assaut d’un véritable nid de guêpes.

Ce à quoi je pensais quand j’avais préparé plan après plan, c’était — .

« Mon Dieu ! C’est trop solide. Pour empirer les choses : — putain ! Je me suis encore trompé ! »

En calculant la consommation de balles dans ma tête, je trouvais que tout cela était une utilisation d’une somme d’argent scandaleuse.

Comme je tirais avec une mauvaise posture, les tirs ne frappaient pas toujours la cible, et pour ajouter une couche, quand les balles touchaient, le robot continuait toujours à fonctionner. Après de nombreux tirs, la chose avait finalement cessé d’agir, et une fois que j’avais vérifié mon stock, il s’était avéré que j’avais utilisé près de trente balles.

En pensant à la façon dont c’était dans le jeu, cela n’aurait dû prendre qu’une dizaine de munitions...

« Peut-être que les choses ont-elles vraiment changé maintenant que c’est dans la réalité ? »

Je m’étais reconcentré sur mon but et par la suite, je m’étais dirigé vers ma destination tout en gardant l’œil ouvert sur la venue possible de robots de défense supplémentaire. J’avais continué à aller de l’avant, en visant le cœur de la base.

Quand je m’en étais rendu compte de mon importante consommation de balles afin de tuer tous les robots qui m’assaillait au fur et à mesure de ma progression, il ne me restait plus que quelques balles.

Après avoir traversé un sombre passage, il ne me restait plus qu’un fragment de lumière devant moi, puis, finalement, j’avais atteint l’endroit où se trouvait mon objectif, du moins, l’étage supérieur avant ça.

J’avais utilisé la clé pour ouvrir une porte, ce qui m’avait conduit au cœur de la base.

J’avais poursuivi ma route en accédant à un escalier menant au sous-sol de la base.

Je ne voyais rien dans l’obscurité, alors j’étais allé chercher une lanterne et je l’avais allumé.

« S’il y a de l’électricité, j’aimerais au moins qu’il y ait des lampes de poche. »

Il s’agissait d’un monde où les ampoules existaient, mais étrangement, il n’y avait pas de lampes de poche, car les ampoules étaient vraiment grosses. C’est pourquoi ils utilisaient encore des lanternes à huile. J’étais descendu dans les escaliers en me plaignant de ce genre d’illogisme.

Dans ce passage obscur, il y avait parfois des os humains tombés au sol qui provoquaient un sentiment de peur.

Je ne savais pas ce qui s’était passé ici, mais si c’était possible, j’aimerais qu’on me ramène vite chez moi.

« Mais même ainsi... cela se passe vraiment comme selon mes souvenirs. »

Il s’agissait bien de l’endroit où se trouvait l’objet de microtransaction que j’avais acheté — dans ma mémoire, ce qui m’attendait, c’était une grande pièce entrelacée de racines d’arbres et de lierre.

Je m’étais alors retrouvé à l’entrée d’une grande pièce qui se trouvait être le quai pour des dirigeables.

Tout en tenant fermement le fusil de mes deux mains, je marchais en étant prudent. Beaucoup des emplacements pour accueillir des dirigeables étaient vides tandis que le lierre et les racines des arbres dépassaient et pendouillaient.

Même pour les dirigeables qui étaient encore ici, ils étaient empêtrés avec beaucoup de lierre et de racines d’arbres. De plus, une mousse collait sur leurs surfaces.

De plus, tous les dirigeables étaient clairement en panne, et pas quelque chose qui semble réparable dans un avenir proche.

Parmi eux, un espace remarquablement grand avait été préparé pour la chose pour laquelle j’étais venu ici avec peine et misère. C’était à un tout autre niveau de taille par rapport aux autres dirigeables.

« — Il n’y a pas d’erreur que c’est bien celui-ci. »

Il s’agissait du seul dirigeable qui avait conservé sa forme originale, et il était vert à cause du lierre et des branches qui l’enchevêtraient, ainsi que de la mousse qui poussait sur sa coque. Cependant, tout n’était pas couvert, et l’armure grise était visible à certains endroits.

J’avais frissonné face à cette vue.

« C’est vraiment là ! Il existe vraiment ! »

♥♥♥

Partie 2

J’avais lentement posé mon pied sur la rampe et je m’étais assuré qu’elle ne se briserait pas en m’approchant du dirigeable.

L’entrée ne montrait pas de signes de vouloir s’ouvrir avec le lierre qui s’y emmêlait un peu partout, alors j’avais dégainé mon épée et je les avais coupés. Puis, une fois que j’avais ouvert l’entrée avec la carte d’accès, j’étais entré dans les profondeurs du navire — non, à l’intérieur du navire de guerre.

Contrairement à l’extérieur, il était encore beau et il était immaculé, sans lierre ou mousse.

Il s’agissait d’un dirigeable qui pouvait devenir un navire du genre cuirassé volant. Non, c’était un vaisseau spatial, alors je suppose que c’était un cuirassé cosmique. ? Quoi qu’il en soit, la conception de l’intérieur du navire de guerre était très futuriste. Cela semblait provenir d’un univers totalement différent... surtout comparé au jeu dans lequel il apparaît.

« L’intérieur n’est pas visible dans le jeu, c’est donc la première fois que je le vois. Je me demande si c’était comme ça là-bas. »

J’avais estimé sa taille à environ sept cents mètres, ce qui en faisait un énorme cuirassé cosmique [1]. On peut se demander si quelque chose d’aussi grand peut voler, mais il s’agissait d’un monde où les îles et les continents pouvaient flotter.

Parmi elles, certaines des îles les plus petites avaient même été transformées en dirigeables. J’avais entendu dire que leur taille dépassait facilement les mille mètres et qu’elles étaient devenues l’équivalent d’une forteresse mobile.

Je ne pouvais pas vraiment faire une comparaison ici puisque je ne les avais pas vus, mais il s’agissait d’un monde où il n’était pas étrange que quelque chose de cette taille vole.

Il semblerait que dans ce monde, quelque chose d’une telle ampleur était en effet grand, mais ce n’était pas rare.

À l’extérieur, il était doté d’un moteur qui ressemblait à une boîte carrée se trouvant sur les deux côtés, à l’arrière de la machine. Son corps aérodynamique signifiait que l’avant était dirigé de l’autre côté, et donc quand on le regardait de haut dans le jeu — son graphisme ressemblait à un triangle isocèle avec des carrés fixés des deux côtés.

La forme elle-même était simple, sans hélices sur le pont ni voile. Il n’y avait rien de ce genre.

Les formes des dirigeables dans ce monde variaient énormément.

Une forme commune des dirigeables ressemblait à un ballon de rugby. Franchement, il semblerait qu’il n’y ait pas vraiment de normalisation quant à la forme, et c’était probablement parce que le niveau de difficulté pour fabriquer un dirigeable était réduit.

Dans ce monde, c’était facile de le faire flotter. Par conséquent, les individus avaient tendance à développer des dirigeables, puis à s’aventurer avec ou à faire autre chose.

... Alors que je me déplaçais à l’intérieur du navire de guerre, les lumières s’allumaient automatiquement, alors j’avais éteint ma lanterne.

Après être arrivé si loin, il ne restait plus qu’un seul obstacle.

J’avais l’intention de me rendre au centre du vaisseau spatial et de le faire se déplacer.

En avançant le long de ce passage incroyablement long, je n’entendais que le bruit de mes propres pas. Puis, une porte s’était ouverte vers mon but, et je m’étais arrêté en m’essuyant la sueur.

Bien que tendu, j’avais vérifié l’état de mon fusil et confirmé s’il y avait des balles chargées dans les chargeurs.

J’avais alors ajusté ma respiration.

« ... Il est temps de bouger. »

Je m’étais préparé à ce qui allait arriver, j’avais ouvert la porte et j’étais rentré dans la pièce.

Il s’agissait de l’installation centrale du vaisseau spatial — l’endroit depuis où tout était contrôlé, le noyau. Une zone très spacieuse avait été aménagée ici.

Au milieu de la pièce, un robot humanoïde, dont la moitié supérieure était levée, attendait.

Il possédait un grand corps.

Sa tête avait une forme simple et, à l’intérieur de sa visière, il y avait les objectifs de caméra qui brillaient en rouge.

Un son de démarrage avait alors retenti dans la pièce.

J’avais préparé mon fusil.

« ... Intrus détecté. Extermination... lancement de l’extermination..., » annonça le robot.

Le robot avait lentement pris vie, et sa taille était d’environ six mètres. Ses grandes mains avaient bougé pour essayer de m’attraper, alors j’avais appuyé sur la détente de mon fusil.

Cependant, l’impact de la balle n’avait produit qu’une petite explosion à la surface de son armure, émettant un éclair — c’est tout.

« Il est donc vraiment très solide, » dis-je.

Quand j’avais chargé la balle suivante, la cartouche éjectée avait fait un cliquetis métallique quand elle avait touché le sol.

« Ne me permettras-tu pas d’avoir le contrôle si je te montre une carte magnétique ? » déclarai-je.

Alors que je pensais déjà que cela ne m’arrêterait pas si j’avais la carte d’accès de l’un des membres de la base, le robot devant moi m’avait répondu d’un ton calme.

« La carte d’accès que vous possédez provient d’un membre du personnel de la base. Les caractéristiques de votre corps ne correspondent pas à celles du membre ni à celles des autres membres du personnel. De plus, il a été jugé que la survie du propriétaire et des habitants de cette base est impossible. Par conséquent, vous êtes un intrus — extermination en cours, » annonça le robot.

« Merci pour la réponse honnête ! » déclarai-je.

J’avais entendu une voix électronique synthétisée. Je ne m’attendais pas à ce qu’il soit capable de tenir une conversation. Je pensais aussi que c’était un peu surprenant à quel point la réponse avait été directe, mais je n’avais pas le loisir de m’en préoccuper pour l’instant.

Le tir suivant avait touché sa cible, mais cela n’avait pas fait autant de dégâts.

J’avais couru pour esquiver les bras qui s’étendaient vers moi.

Après avoir pris un objet cylindrique attaché à ma ceinture, j’avais arraché sa goupille, et après l’avoir jetée, l’adversaire avait essayé de le repousser avec une main.

Cependant, en essayant de le faire, cela avait explosé au moment du contact.

L’objet avait provoqué une onde électrique plus forte que ce que les balles pouvaient faire, et mon adversaire robotique s’était temporairement arrêté. De la fumée provenait de ses joints.

« Parfait ! » m’exclamai-je.

Alors que j’étais content de ne pas l’avoir manqué, la visière placée sur la tête du robot se mit à briller.

« Les attaques utilisant la “magie” ont atteint des niveaux critiques. Activation de la barrière anti-magique, » annonça le robot.

Une légère lumière avait jailli de son corps afin de l’envelopper, comme si elle le protégeait entièrement.

Même quand j’avais tiré coup après coup sur lui, ça avait complètement repoussé les attaques magiques électriques. L’électricité n’était même pas apparente à l’impact, et il n’y avait aucun dommage qui avait été provoqué.

« Quelle lâcheté ! » criai-je sur le robot.

Le robot avait répondu en réponse à mon cri. « Merci. »

Bien que j’avais été surpris qu’il me remercie, j’avais changé de chargeur et préparé mon fusil.

« Es-tu brisé ? Tu viens de me remercier, » lui demandai-je.

Pendant que je tirais balle après balle avec mon fusil, il semblait que les mouvements de l’adversaire s’émoussaient un petit peu.

« Combattre avec lâcheté est un compliment. C’est ce qu’on m’a appris, est-ce faux ? » demanda le robot.

« C’est une erreur ! Pourquoi as-tu des contre-mesures contre la magie ? » demandai-je.

Cette chose n’avait pas de barrières contre la magie dans le jeu. Je me suis fait avoir ici.

« Réponse simple. Je ne peux pas vraiment dire que je comprends la magie, mais analyser et préparer des contre-mesures est naturel, non ? » demanda le robot.

« Tu es vraiment brillant ! Et bavard ! » déclarai-je.

Tout en courant dans la pièce, j’avais continué à appuyer sur la détente pour attaquer consécutivement. J’avais cherché un point faible, mais je n’en voyais pas.

Si je demande, est-ce que ça me le dirait ?

« Cela fait très longtemps que je n’ai pas parlé comme ça, je suis peut-être dans un état d’excitation, » déclara le robot.

Je me demande de quoi parle cette machine, mais ce vaisseau est une relique perdue, pensai-je.

Il s’agissait du point culminant de la technologie ancienne, un objet de microtransaction que j’avais acheté pour mille yens... c’est un peu étrange que cela soit mille yens, mais de toute façon, il ne faisait aucun doute que c’était une arme puissante.

Il ne serait pas étrange qu’il y ait une IA, mais je ne pensais pas qu’elle puisse converser. C’était peut-être parce que cette partie de l’histoire du vaisseau n’avait pas été établie dans le jeu.

J’avais pris un autre cylindre à partir de la taille — une grenade à main.

« Est-ce que c’est peut-être une grenade à effet magique ? Elle n’aura pas d’effet sur moi dans mon état —, » déclara le robot.

« Idiot ! » criai-je.

Je l’avais jetée, j’avais pris de la distance et je m’étais abaissé sur le sol.

L’ennemi n’avait même pas essayé de se défendre.

Cependant, lorsque la grenade avait frappé le robot, elle avait fait une grosse explosion qui n’était pas comme la précédente. J’avais basculé jusqu’au coin de la pièce après l’explosion, mais je m’étais ensuite vite levé.

De la fumée noire s’était répandue dans la pièce, et la visibilité s’était rapidement détériorée.

« C’est juste une bombe ordinaire. Une puissance énorme, n’est-ce pas ? J’hésitais à l’utiliser parce qu’elle aurait pu détruire le vaisseau, » déclarai-je.

Je voulais utiliser ce vaisseau spatial plus tard alors il aurait mieux valu qu’il y ait le moins de rayures possible, et donc, je ne voulais pas me servir de cette bombe.

Dans la pièce enfumée, j’avais baissé mon fusil.

« Ce n’est qu’un fragment des atouts que j’ai. Même dans le jeu, mon pouvoir était tout à fait —, » commençai-je à parler.

Tout en pensant que c’était fini, une grande main s’était alors mise à sortir de la fumée noire et m’avait facilement attrapé.

Le choc m’avait fait lâcher mon fusil, alors j’avais dégainé mon épée et je l’avais plantée vers les doigts du robot. Cependant, la lame n’avait fait que s’ébrécher et elle n’avait pas causé de dommages.

C’est très douloureux d’être attrapé par la force.

« L-Lâche-moi..., » criai-je.

« — J’ai été surpris. Était-ce juste une puissante grenade ? Puisque vous êtes tous obsédés par la magie, je ne pensais pas que vous utiliseriez de telles armes. Quelle bataille intéressante ! » déclara le robot.

Une partie de l’armure du robot avait été arrachée, exposant ce qu’il contenait. L’infrastructure, le moteur et d’autres pièces de ce genre étaient visibles.

En me saisissant, il me rapprochait de son visage en me regardant.

« Ta façon de te battre est très différente de celle du passé. Ce fusil est surprenant, et ces balles m’intéressent. Leur incorporer de la magie est un concept fascinant, » déclara le robot.

À l’aide des objectifs de caméra présente à l’intérieur de sa visière, il n’arrêtait pas de changer leur point focal tout en regardant mon visage.

Je ne pouvais pas m’échapper, et la force de la main qu’il utilisait pour me saisir devenait de plus en plus importante.

Il m’avait posé une question pendant que je luttais.

« Question. En quelle année sommes-nous par rapport au calendrier solaire ? » demanda le robot.

« Argh ! Calendrier solaire ? Comme si je le savais ! En ce qui concerne le calendrier du Royaume de Holfault... Gaaaaah !! » criai-je.

De l’électricité s’était mise à jaillir de la main de mon adversaire, et mon corps s’était engourdi à cause de l’agonie produite alors que je hurlais de douleur.

Alors que je perdais le contrôle, j’avais agi violemment pour essayer de m’enfuir, mais il était peu probable que je m’échappe de toute façon.

« Cette réponse est suffisante. Nous avions posé la même question à plusieurs reprises... mais nous avons tout de même été vaincus, » déclara le robot.

J’étais épuisé lorsque le courant s’était arrêté et que le mouvement du robot s’était lui aussi arrêté. Je tremblais et je ne pouvais pas fermer la bouche, alors j’avais essuyé ma bave avec la main que j’utilisais pour tenir mon épée.

« V-Vaincu ? Nous ? Qu’est-ce que tu racontes ? » demandai-je.

Y avait-il des adversaires qui pouvaient vaincre un cuirassé tricherie ?

« ... Il s’agit de la nouvelle race humaine. L’ancienne civilisation a été détruite dans le passé avec l’avènement de la nouvelle race humaine qui possède un pouvoir magique écrasant, » expliqua le robot.

Une nouvelle race humaine ?

Est-ce que ça fait partie du décor du jeu ? Ce jeu vidéo Otome comprenait-il une telle histoire introduite ? Je suis un peu inquiet. Je voulais juste en prendre possession, je voulais être à l’abri de tout fait nouveau en venant ici.

Eh bien, une telle chose n’a rien à voir avec moi. J’ai besoin de sortir d’ici d’une façon ou d’une autre.

« Et tu es un descendant de la nouvelle race humaine. Tu es donc mon ennemi, » déclara le robot.

J’avais soudain entendu une voix grave qui ressemblait à un son électronique. C’était comme si la voix essayait de m’étiqueter comme un ennemi et de m’éliminer.

« C-C’était très émouvant. Parlons-en une seconde. Attends ! Argh ! » criai-je.

J’avais entendu un son que je n’aurais pas dû entendre venant de mon corps alors que la grande main continuait à me serrer. Le son s’était peu à peu renforcé.

« Extermination de l’ennemi... extermination..., » déclara le robot.

La situation n’était plus dans un état où nous pouvions parler.

Il semblait que le robot essayait de m’écraser aussitôt après avoir subi de gros dégâts. Mais au contraire, cela n’avait fait que prolonger mes souffrances.

Je ne savais pas si c’était de la chance ou de la malchance, mais j’avais décidé de ce que je devais faire.

« T-Toi... tu traînes juste une vieille querelle, » déclarai-je.

« Notre mission n’est pas terminée. Notre priorité absolue est d’exterminer la nouvelle race humaine. Les ordres étaient d’être en attente dans cette base, mais de tout exterminer si de nouveaux êtres de la race humaine venaient. À ce moment-là, beaucoup des personnes de la race nouvelle humaine sont venues à cette base. Et en te regardant maintenant, il est évident qu’ils s’affaiblissent... Je vais maintenant lancer une attaque pour détruire les nouveaux descendants de la nouvelle race humaine —, » déclara le robot.

Il y a eu des aventuriers qui sont déjà venus sur cette île ?

En laissant cela de côté, si cette chose se répand et se déchaîne, ma famille va être tuée.

N’est-ce pas moi qui ai réveillé cette chose ?

C’est bien si ce Zola est écrasé par cette chose, mais c’est à tous les coups répugnants si mes parents, mon frère aîné et mon jeune frère disparaissent.

J’avais mordu un bouton présent sur la poignée de l’épée de ma main droite, je l’avais sortie et j’avais pointé la lame vers le robot.

Et alors — .

« Va te faire foutre... morceau de ferraille, » criai-je.

Une fois que j’avais activé le mécanisme, la lame avait volé, s’était coincée dans la visière du robot, puis avait éclaté en un éclair. Comme l’électricité s’écoulait à l’intérieur du robot, les dommages étaient probablement énormes.

La tête du robot avait reculé en produisant une petite explosion, et la visière s’était brisée lorsqu’elle avait reculé. Ça ne me dérangeait pas qu’un morceau me touche la joue et fasse couler le sang.

La main avait perdu sa force et elle m’avait lâché tombée sur le sol. C’était douloureux de toucher le sol, mais le fait d’être libéré m’avait permis de mieux respirer et j’étais soulagé d’avoir pu échapper à ça. Je ne savais plus qui était quoi.

Tout en toussant violemment, je m’étais mis à genoux et sur mes mains pour récupérer mon fusil.

Le robot faisait des mouvements inquiétants, et son comportement devenait étrange.

En replaçant vers le haut mon fusil, j’avais ensuite placé le canon de l’arme vers la visière.

« Je n’ai pas besoin d’avoir de la sympathie pour toi. J’ai ma propre situation. Tais-toi, allonge-toi et accepte ce qui t’arrive, » déclarai-je.

J’avais appuyé sur la détente. Puis j’avais encore chargé une balle et j’avais appuyé sur la détente une fois de plus. Chaque fois que je répétais ça, le robot essayait de m’attraper avec sa main, mais — .

« — C’est fini, » déclarai-je.

Je l’avais répété plusieurs fois jusqu’à ce que mon chargeur soit vide et que le robot s’arrête de bouger.

Notes : 

  • 1 : À titre de comparaison, un porte-avions américain, c’est 350 mètres, et le vaisseau d’Albator, c’est selon le modèle 500 mètres.

♥♥♥

Partie 3

Une décharge électrique provenant de toutes sortes de pièces était visible en ce moment, révélant que le robot était dans un très mauvais état. Des vapeurs noires s’échappaient des brèches de l’armure.

Cependant, je pouvais entendre un son électronique — une voix robotique.

« ... Tu essaies de te servir de moi ? C’est impossible, » déclara la voix robotique.

Le robot ne bougeait plus, mais c’était le panneau de contrôle dans la pièce qui avait été démarré. Dans le jeu, il était possible de s’inscrire comme maître à travers cette chose.

« Comme c’est ennuyeux ! Je suis juste venu ici pour récupérer un objet de microtransaction. Tais-toi et respecte-moi, » déclarai-je.

Je ne sais pas si l’article de microtransaction que j’ai acheté est ici ou non. Cependant, il n’y a pas d’avenir pour moi ou ce monde si je ne l’obtiens pas.

« Je choisirai de m’autodétruire plutôt que de laisser la nouvelle race humaine s’emparer de tout ça, » déclara la voix robotique.

« Si tu veux t’autodétruire, je te prendrai avant ça sous mon contrôle. Une explosion serait aussi problématique pour moi. Car je ne suis pas ici pour mourir, » déclarai-je.

En effectuant les différentes opérations nécessaires, j’avais changé les lettres de l’alphabet à l’écran en japonais.

« Quelle belle commodité ! Cela rendra les choses plus faciles à utiliser. » Je parlais en japonais, la langue que je n’avais plus utilisée depuis longtemps.

Mon but était juste devant moi... la chose pour laquelle j’étais venu ici était devant moi, ce qui faisait monter ma tension à des niveaux inimaginables.

J’avais effectué les actions nécessaires sur l’ordinateur, puis ce qui s’était ouvert sur une partie du panneau de contrôle, c’était le système d’enregistrement du propriétaire du vaisseau spatial, le capitaine.

Des lignes directrices à l’écran m’indiquaient où mettre mes mains sur le panneau d’enregistrement.

« Japonais... ? Peux-tu le lire ? Tu ne devrais pas pouvoir utiliser le japonais, » déclara la voix robotique.

En écoutant attentivement ce qu’il disait, j’avais vu que le son venait du haut-parleur dans la pièce. Il semblerait que cela ne venait pas du robot.

Il semblerait que le système central du vaisseau s’intéressait à moi.

J’avais fait une blague pour plaisanter alors que je plaçais mes mains sur le panneau de contrôle.

« Mon âme est celle d’une véritable personne japonaise. La justice pour moi, c’est le riz et la soupe miso tous les matins. Je n’en ai jamais mangé ici. — En vérité, tu ne comprends peut-être pas ce que je viens de dire. »

Cette chose ne comprendra probablement pas même si je me présentais comme une personne réincarnée. Je pensais que si je disais une telle chose aux autres, ils ne feraient qu’un sourire amer en prenant de la distance par rapport à moi.

« Âme ? Est-ce le concept de transmigration ? » demanda le vaisseau.

« Donc tu comprends ce que je dis ? C’est vrai, c’est bien ça. Du moins, je le pense, » déclarai-je en japonais.

Je m’étais senti un peu heureux d’avoir une conversation en japonais après tant de temps.

Le panneau de contrôle avait vérifié mes informations génétiques à partir de mes paumes, et l’enregistrement en tant que maître avait ainsi été fini. Puis, cela avait commencé à numériser mon corps pendant que tout mon corps était enveloppé dans une lumière rouge.

Dès que l’analyse s’était terminée, le robot m’avait posé une autre question.

« Il est confirmé à partir de tes informations génétiques qu’il y a effectivement des traces d’un individu japonais. Cependant, tu fais partie des nouveaux humains. En même temps, tu as hérité des gènes des anciens humains. Quelle perplexité ! Ce n’est pas possible, » déclara-t-il.

« Vraiment ? Mais même ainsi, le vaisseau est à moi maintenant, non ? » demandai-je.

« En effet. À partir d’aujourd’hui, ce vaisseau spatial est ta propriété. Veux-tu lui donner un nom ? » demanda le robot.

J’avais donc réfléchi pendant un moment à quoi choisir.

Le nommer n’était pas quelque chose que je pouvais faire dans le jeu.

« Je n’arrive pas à trouver un bon nom. Dans le jeu, c’était “Luxon”, » déclarai-je.

« Luxon... ce nom a été inscrit, » déclara le robot.

« Donc tu ne vas pas t’autodétruire. C’est un soulagement ! » déclarai-je.

Comme j’étais vraiment épuisé, je m’étais assis sur place après que tout ait été terminé. J’avais pu voir vaguement la pièce à travers la fumée qui avait été produite pendant la bataille.

Je tenais le fusil dans mes mains, ainsi que sa crosse en bois — la crosse de l’arme s’était détachée.

Ainsi, je ne pouvais pas l’utiliser sans devoir la réparer avant ça.

« Le cadeau de mes parents est cassé, » déclarai-je.

J’avais soupiré en regardant le plafond.

« Si tu as l’âme d’un Japonais, cela veut-il dire que tu as des souvenirs de la guerre ? » demanda le robot.

« La guerre ? Je n’ai pas de souvenir de ça. Tout d’abord, je suis né pendant une période de paix et j’y étais employé de bureau. Je n’ai aucune expérience de la guerre... Maintenant que j’y pense, ma vie antérieure était une bénédiction, » déclarai-je.

Même aujourd’hui, mon monde précédent me manque... Je veux y retourner si je peux.

La fumée s’était progressivement dissipée, probablement grâce à la ventilation de la pièce.

Il semblerait que ce que je voulais, c’était quelqu’un à qui parler de mon histoire. J’avais raconté les détails de ma réincarnation à mon partenaire IA.

« Alors, tu comprends ? Ce monde de fous est le monde d’un jeu vidéo Otome, » déclarai-je.

« Un jeu vidéo Otome ? » demanda le robot.

« C’est comme un jeu de simulation d’amour, mais pour les filles, » répondis-je.

J’avais parlé de la façon dont cela avait commencé — la période de temps d’où je venais, et comment j’en étais venu à me réincarner. Puis, j’avais parlé de la façon dont ce monde était le monde d’un jeu vidéo Otome.

« Surpris ? » lui demandai-je.

« J’ai été impressionné par tes délires. Cependant, le Japonais n’est pas quelque chose qui peut être appris à la suite de rêves. Si je devais décrire mes pensées en un seul mot, ce mot serait... intéressant, » déclara le robot.

« Je suis aussi surpris. D’ailleurs, je pense que ton existence elle-même en est la preuve. Le fait que je sache à ton sujet et que j’ai pu te trouver ici est la preuve que ce monde est un jeu, non ? » demandai-je.

« J’entends des choses absurdes de ta bouche. Pour commencer, ne devrait-il pas y en avoir d’autres qui reconnaîtraient ce monde comme un jeu ? » demanda le robot.

« Laisse les petits détails en paix. Je n’aime pas gérer les choses gênantes. Quoi qu’il en soit, je ne peux pas vraiment penser à une réponse à cette question, alors c’est une perte de temps, » déclarai-je.

Alors que j’avais continué à parler tout en étant épuisé, j’avais commencé à tousser.

Au moment où j’avais couvert ma bouche avec ma main, j’avais remarqué qu’il y avait du sang sur mon gant.

« ... Suis-je blessé quelque part ? Ce n’est pas bon. Je dois y retourner, » déclarai-je.

Alors que mon corps s’effondrait lentement, j’avais entendu une voix.

« Léon Fou Baltfault — confirmation : la vie du capitaine est dans un état critique. Transfert immédiat au cabinet médical —, » déclara la voix.

 

♥♥♥

 

Trois mois s’étaient écoulés depuis le départ de Léon.

Zola était arrivé chez les Baltfault et avait parlé de choses désagréables.

Elle entra dans l’atelier de Barcus, et dès le matin, elle les fit s’asseoir, lui et même Luce, pendant qu’elle les critiquait.

« Cette demande en mariage que j’ai pris grand soin d’arranger est ruinée, cet enfant est vraiment un idiot. Il est sorti seul et s’est fait tuer égoïstement, » déclara Zola.

Elle serra la main de Barcus en raison de sa frustration.

Lorsque l’on avait dit à Luce que son fils était peut-être mort, son humeur s’était clairement assombrie. Pour cette raison, Zola n’avait pas cessé de la tourmenter.

Elle savait ce que cela faisait à Luce et continuait ainsi à le faire.

« À ce rythme, nous devrons nous contenter du prochain fils. Même à un tel âge, il devrait être capable de rentrer dans un ménage, » déclara Zola.

Barcus l’avait alors interrompu.

« Colin ? Cet enfant n’a même pas dix ans. En plus, il est possible que Léon revienne, » déclara Barcus.

Zola avait alors ri avec mépris.

« Es-tu sérieux quand tu dis ça ? Ça fait trois mois qu’il est parti, trois mois. Ce serait étrange qu’il soit encore en vie. Oh, c’est vrai. Il est possible qu’il se soit enfui tout seul. Bon sang, c’est pour ça que les enfants nobles des campagnes sont des nuisances. Ne sait-il pas que je suis la chef des chevaliers ici ? » demanda Zola.

Les chevaliers d’Holfault juraient fidélité à une figure de proue qui leur servait de leader.

Pour les chevaliers classiques, cela serait le chef du pays.

Pour les chevaliers de service, ils juraient de son allégeance à un seigneur féodal ou au chef de leur maison, et on leur apprenait à vivre noblement et avec droiture.

L’entraînement quotidien et une vie modeste et frugale étaient considérés comme des vertus.

Il s’agissait des chevaliers honorables qui risqueraient certainement leur vie au nom de leur loyauté.

Se battre pour le bien du pays était un honneur... pour le chevalier idéal.

En termes simples, les chevaliers étaient des groupes de subordonnés commodes pour les dirigeants.

Ces dernières années, il y avait eu aussi des ordres chevaleresques avec des chevaliers qui protégeaient les femmes et mettent leur vie en danger pour elles. À l’origine, les épées et les boucliers pour protéger les citoyens impuissants étaient les chevaliers, mais la situation avait changé au fil du temps.

En voyant le visage en pleurs de Luce, Barcus s’approcha d’elle et posa une main sur son épaule. Les deux ressemblaient à un couple marié.

Cela avait irrité Zola.

Quelle insolence ! C’est moi qui ai épousé ce seigneur féodal rural ! Je ne peux pas permettre qu’un tel spectacle d’intimité se produise sous mes yeux, pensa-t-elle.

La présence de Luce, la maîtresse, la contraria profondément.

En raison de cela, elle avait été frappée par l’idée de vendre les fils et les filles de Luce à des individus de la capitale royale qui n’avaient pas de partenaire.

En premier lieu, celui qui succédera à cette maison de baron est mon fils, Lutart. Les autres enfants sont inutiles. Tous les autres peuvent être vendus pour faire place à Lutart et Merce, pensa-t-elle.

Sur quoi, une voix frénétique s’était fait entendre dans la salle.

Colin, encore immature, avait ouvert la porte de toutes ses forces et essaya de dire quelque chose à bout de souffle.

« Colin, tu devrais rester dans ta chambre. Tu n’as même pas frappé à la —, » commença son père.

Pendant que Barcus lui donnait un avertissement, Colin n’arrêtait pas d’ouvrir et de fermer la bouche en montrant la fenêtre du doigt.

Tout le monde regarda alors par la fenêtre pour voir une ombre qui pouvait bloquer le soleil.

Quand Barcus avait ouvert la fenêtre pour regarder dehors avec inquiétude — .

« Quel genre de vaisseau est-ce ? » demanda Barcus.

Il y avait un dirigeable géant qui s’était arrêté au-dessus de la résidence.

Zola avait reculé.

« Pourquoi ? Quel genre de vaisseau !? » s’écria Zola.

Il y avait une panique quant à savoir si c’était un pirate des cieux, d’un fief, ou un dirigeable d’un autre royaume venant pour attaquer. Cependant, si c’était le cas, il y avait quelque chose de bizarre dans cette situation.

D’un grand dirigeable, un plus petit, d’une vingtaine de mètres, était descendu.

La silhouette de Léon y était visible.

Le dirigeable transportait une montagne de trésors d’or et d’argent, une quantité incroyable même à une certaine distance.

Léon s’était posé dans le jardin de la résidence et avait agité la main.

 

 

« Père ! Je suis revenu comme promis. Jette donc un coup d’œil à ce trésor ! » déclara Léon.

Léon éclata de rire devant la montagne contenant de l’or, de l’argent et des bijoux. La valeur exacte ne pourrait pas être calculée, mais si c’était la totalité de ce qu’il avait, alors ce serait certainement déjà une somme d’argent impensable.

Luce s’était effondrée en pleurant sur place.

« Mon enfant, qui revient soudainement après n’avoir eu aucun contact avec nous... quel soulagement ! » Elle souriait en étant heureuse ou triste.

Barcus se précipita hors de la pièce dans la confusion et se dirigea vers Léon.

Zola avait gardé un œil depuis la fenêtre sur le trésor que Léon avait.

Sur quoi Léon affichait un sourire triomphant. Il avait fait face à Zola et avait prononcé les mots. « J’ai gagné. »

Zola avait fait une expression de désagrément tout en s’agrippant fortement au rebord de la fenêtre.

« C-Ce stupide morveux... ! » déclara Zola.

Une fois que Barcus avait atteint Léon, il l’embrassa en pleurant. Il pleurait de joie en le traitant d’idiot.

Zola s’irrita et sortit de la pièce.

Eh bien, c’est très bien. Ce n’est pas mal si je pense que ce trésor deviendra le mien. Je vais le faire travailler pour moi à partir de maintenant. Je prendrai tous ces gains. C’est moi qui aurai le dernier mot, pensa Zola.

Quand Zola avait quitté le couloir, elle avait rencontré un serviteur elfe qui l’attendait et elle était partie avec lui

 

♥♥♥

 

J’avais fait apparaître un sourire devant Zola pendant qu’elle faisait une tête amère.

Non seulement j’avais apporté un trésor, mais un vaisseau spatial — euh, un dirigeable. Quand elle s’était rendu compte que c’était le mien, elle était vite venue pour essayer de me le prendre, mais avant cela, j’avais donné un argument solide pour la faire taire.

« Le contrat entre vous et mon père n’a aucun rapport avec moi. Depuis que j’ai quinze ans, et donc un adulte, j’ai complété mon inscription en tant qu’aventurier. Voyez-vous où je veux en venir ? Le trésor que je trouve est ma propriété, et non celle de mon père, » déclarai-je.

Mon père allait dire quelque chose, mais ma mère l’avait arrêté.

Zola avait néanmoins répondu. « C’est le trésor que tu as gagné avec l’argent de tes parents ! Qu’est-ce que tu fais à la montrer comme si c’était le tien !? »

J’avais répondu calmement.

La connaissant, j’avais eu l’intuition qu’elle dirait quelque chose comme ça.

Dans le Royaume de Holfault, il existait une loi très stricte sur la propriété des trésors obtenus par les aventuriers.

C’était dû au fait que ce pays avait été fondé par des aventuriers.

« Je suis d’accord pour être insulté par mes parents, mais pas par vous. Oh, vous pouvez prendre ça, » déclarai-je.

Je lui avais donné une valise de lingots d’or en souriant.

J’avais un énorme trésor derrière moi, mais ce que j’avais donné à Zola n’était en vérité qu’une infime partie de ce qui était visible. Dans tous les cas, obtenir ces lingots d’or, c’était déjà beaucoup d’argent en soi, mais elle n’en était pas du tout reconnaissante.

Sachant cela, j’avais consciemment mis les trésors à l’arrière.

Zola n’avait pas abandonné.

« C-Comment une telle logique bâclée comme ça va suffire !? Ce trésor sera sous le contrôle de Barcus de toute façon, non ? Dans ce cas, c’est la propriété de la famille Baltfault. J’ai le droit de le posséder ! » déclara Zola.

J’avais haussé les épaules.

Puis j’avais parlé d’une chose dont j’avais déjà parlé avec Luxon.

« Vous parlez de devenir la propriété de cette maison, n’est-ce pas ? Comme je suis déjà un adulte, je suis un aventurier indépendant. Vous ne savez peut-être pas que je peux gérer ma propre propriété maintenant ? Bien que, il est vrai, j’ai besoin de contribuer à ma maison, n’est-ce pas ? Donc, j’ai pensé à investir des actifs dans le territoire. Ne pensez-vous pas que ce serait une bonne cause pour l’entretien du port ou quelque chose du genre ? »

C’était agréable de voir Zola plisser ses sourcils et me regarder de travers.

Si je transférais simplement de l’argent ou un bien à ma famille, Zola aurait certainement le droit de la prendre. Cependant, si c’était moi qui contrôlais l’argent et que je l’investis — un investissement dans le développement du territoire, ce n’était pas quelque chose qu’elle pouvait prendre.

Elle ne pouvait pas arracher une partie d’une route ou d’un port construit et l’emporter avec elle.

Comprenant peut-être qu’elle était désavantagée, Zola se retira.

Elle avait pris son amant elfe et retourna dans sa chambre dans le manoir.

J’avais rugi de rire en la regardant de dos.

Mon père m’avait frappé dans le dos.

« Idiot. Tu es allé trop loin. Qu’essayes-tu de faire en la provoquant ? » demanda mon père.

« Cette femme essayait de me vendre à une vieille perverse. Je pense que je devrais être excusé pour tout ça. Bref, que pensez-vous de cette montagne de trésors ? Incroyable, n’est-ce pas ? » demandai-je.

Mes parents étaient certainement étonnés de voir tout le trésor que j’avais accumulé.

« Eh bien, c’est vraiment incroyable. Cependant, l’as-tu signalé à la guilde ? » demanda mon père.

J’avais hoché la tête et j’expliquais ce que j’avais fait.

La Guilde des Aventuriers était un établissement officiel du pays, donc bien qu’on l’appelle une guilde, ce n’était pas vraiment une organisation indépendante.

Il semblerait qu’ils avaient décidé d’appeler ça une guilde dans le passé. Ce terme classique était troublant dans un tel contexte.

« Bien sûr que oui. Mais à cause de cela, le pays en a pris une partie, » déclarai-je.

Sur les vingt pour cent de la fortune que je leur avais présentée, le pays en avait pris trente pour cent.

Cependant, le trésor restant était totalement à moi.

« Je te rachèterai un nouveau bateau à la place de celui que j’ai cassé. Je pourrais peut-être t’envoyer un dirigeable en cadeau, » déclarai-je.

Ma mère était un peu étonnée devant ma somptueuse attitude.

« Toi, ne songes-tu pas à en garder pour l’avenir ? Avec ça, tu peux être indépendant, » déclara ma mère.

Après qu’elle m’ait dit cela, je m’étais redressé et j’avais regardé mes deux parents.

« En fait, il y a quelque chose dont je dois vous parler, » déclarai-je.

J’avais après ça parlé avec mes parents de ce qui se passerait par la suite.

♥♥♥

Chapitre 3 : Enrôlement

Partie 1

J’avais découvert une île flottante. Il n’y avait rien de particulièrement important sur cette petite île.

Il y avait une petite montagne, ainsi qu’une forêt et une rivière sur le terrain plat qui était assez spacieux.

Quand je l’avais trouvée, il s’agissait d’une île flottante sans caractéristiques particulières, mais c’était là que j’avais décidé de mettre en place mon territoire indépendant.

L’une des raisons pour lesquelles j’avais choisi cette île, c’est que, peu importe son développement, elle ne sera qu’à l’échelle d’un semi-baron, mais surtout, il s’agissait d’une île inhabitée où personne ne vivait, alors je l’avais faite mienne.

Ne serait-ce pas ce qu’il y a de mieux pour l’avenir, ou plutôt pour le reste de ma vie ?

Je serai diplômé de l’académie, je deviendrai seigneur féodal, puis je serai enfermé sous le prétexte de développer la terre.

Je pouvais aussi laisser les domestiques s’occuper de ma famille pendant que je me détendais ici.

Sur la partie inférieure de l’île se trouvait un quai où je pouvais cacher mon dirigeable.

C’était là que je plaçais Luxon.

Du papier mâché avait été fortement plâtré sur Luxon, ce qui serait utilisé pour commencer la modélisation en vue de la construction d’un nouveau dirigeable.

Ceux qui le fabriquaient étaient des robots construits spécialement pour des tâches de fabrication, de construction ou d’aménagement de terrain.

Un globe borgne rouge avec un corps métallique flottait près de moi.

C’était à peu près la taille d’une balle de softball.

« Est-il vraiment nécessaire d’en faire un faux ? » lui demandai-je.

« Toute cette préparation est nécessaire. De plus, je ne peux nier la possibilité que la femme nommée Zola puisse faire quelque chose, » déclara Luxon.

Luxon avait dit qu’il allait s’autodétruire avant que cela se produise, mais quand il avait réalisé que je parlais japonais, il avait commencé à me suivre avec intérêt.

Il s’agissait d’un individu très simple.

« À part ça, quelle est la situation de l’île ? » lui demandai-je.

« Il y a un minéral rempli de chaleur dans cette île flottante. Il est possible de faire une source d’eau chaude en y pompant de l’eau. Il semble que l’on puisse en tirer un revenu en en faisant une attraction touristique dans l’avenir, » répondit Luxon.

« Je ne suis pas intéressé par les attractions touristiques, mais une source chaude, c’est bien, » répondis-je.

Mes parents avaient semblé surpris quand j’avais dit que je vivrais de façon indépendante sur une île vide. L’aménagement du territoire était un travail simple, mais difficile.

Ils m’avaient demandé à maintes reprises si je savais ce que je faisais, mais je n’avais pas abandonné l’idée de devenir indépendant. À la fin, ils m’avaient dit de leur dire si quelque chose de troublant se passait, mais... en premier lieu, avec Luxon ici, le développement n’était pas un problème.

Il s’agissait vraiment d’un individu polyvalent et compétent.

Ce qui était étonnant, c’était que dans l’histoire frivole du jeu, c’était un objet qui devait « rendre le réapprovisionnement inutile », Luxon pouvait préparer toutes les ressources maintenant que c’était devenu la réalité.

Il ne pouvait pas créer quelque chose à partir de rien, mais il semblerait que cette chose pouvait même transformer les roches environnantes en or.

Avec une telle capacité de triche, je n’arrivais pas à comprendre comment ils avaient perdu face aux nouveaux humains.

Cependant, après avoir écouté son histoire, il semble que Luxon ait redémarré alors que les fonctionnements de la base étaient presque à zéro. Il attendait les ordres, mais il semblerait qu’il essayait de recueillir des informations lorsque les descendants des nouveaux humains, les aventuriers, arrivaient occasionnellement.

Il s’agissait de la raison pour laquelle il comprenait notre langue.

Mais ça n’avait plus d’importance maintenant.

Avec tout le talent de Luxon, je m’acheminais en douceur vers l’indépendance sans être vendu à de vieilles femmes perverses. Il s’agissait d’une question de résultats.

« Nous avons commencé la construction du domaine et nous avons avancé dans l’aménagement d’un port. La surface devrait également être confortable dans un an environ, » répondit Luxon.

Ce serait terrible de laisser ce territoire sans entretien. Le sol était accidenté, il était recouvert de végétation et ce n’était pas quelque chose que je qualifierais de confortable.

Le fait de pouvoir le rendre habitable en un an était l’une des nombreuses capacités de Luxon.

Sa performance était quelque chose que je ne pouvais pas imaginer et c’était juste mille yens dans ma vie précédente.

Je regrettais de ne pas avoir passé plus de temps sur le jeu, mais le fait d’avoir seulement Luxon en lui-même était toujours très satisfaisant.

« J’ai une requête. J’ai encore une mauvaise expérience quant à l’aventure. J’ai dû sauver ma peau plusieurs fois rien qu’en te cherchant en tant que Mobs. Je veux maintenant juste vivre une vie paisible sans ses hauts et ses bas, » déclarai-je.

« Je respecterai mon maître qui a obtenu mes capacités et décide de tout cœur d’être un enfermé. Pas d’ambitions, et d’égoïsme. Un humain admirable, » déclara Luxon.

« Était-ce du sarcasme ? » lui demandai-je.

« Cynisme, » répondit Luxon.

J’avais tapé du doigt sur Luxon.

Il semblerait que son extérieur solide soit recouvert d’un matériau relativement doux, car cela n’avait pas fait très mal. Il était revenu à sa position initiale.

« À part ça, as-tu pu préparer ton entrée à l’académie ? » demanda Luxon.

J’avais haussé les épaules en répondant à la question de Luxon.

« C’est fait. Les commerçants m’ont énormément félicité pour ma participation, donc je n’avais pas besoin de préparer quoi que ce soit. Mon père a été très surpris de voir à quel point ils sont devenus amicaux, » répondis-je avec un sourire amer.

« C’est parce que l’activité économique du territoire a augmenté. Peut-être que les nouveaux humains sont les mêmes en ce sens que les marchands sont honnêtes avec l’argent..., » répondit Luxon.

J’avais réparti des fonds de mon trésor que j’avais obtenus pour développer un port et améliorer le territoire de la famille.

J’avais commencé par rembourser la dette de la maison, et l’île était devenue plus vivante une fois que j’avais investi dans ce territoire stagnant. L’activité économique allait bien, alors les marchands s’étaient rassemblés et avaient remis des cadeaux à ma famille.

Le territoire était devenu très prospère en quelques mois.

« Tout bien considéré, y a-t-il un sens à aller à l’académie ? » lui demandai-je.

« En apparence, cela signifie que les qualités des jeunes nobles vont s’améliorer au cours de leurs études. Il y a beaucoup de jeunes nobles partout qui ne peuvent pas être enfermés sur leur territoire comme toi, maître. Par conséquent, il y a beaucoup de nobles dans le monde et dans la communauté aristocratique qui manquent généralement de bon sens. Ils veulent tous les rassembler en un seul endroit et les éduquer. En outre, les nobles fiers veulent montrer la grandeur du royaume et réduire l’esprit rebelle. Cela désavantage également les nobles des campagnes, mais s’ils envoient des enfants vers la capitale royale, cela propagera leur fierté, les poussera à s’efforcer d’approfondir leurs connaissances, et accueillera aussi de nouvelles connaissances. Les deux ont leurs mérites et leurs démérites, mais je crois qu’il y a une grande importance dans son existence, » déclara Luxon.

« ... C’était assez long, » commentai-je.

« Je crois que la raison principale de l’existence de l’académie est de créer un sentiment d’appartenance au même pays. Une forte unification en cas d’urgence. Il semble qu’il y ait d’autres nations continentales qui existent, d’après ce que tu m’as dit, maître, » continua Luxon.

Si c’était ça la raison de l’académie, est-ce que cela signifie que c’est à cause de tout ça et pas d’autre chose ?

Je ne pouvais que penser qu’une académie existait parce qu’elle avait existé dans le jeu vidéo Otome. Ce que Luxon avait dit pourrait être la raison.

« J’ai aussi entendu dire que les individus cherchent des partenaires de mariage dans une académie. C’est un lieu de socialisation pour les jeunes nobles. S’il te plaît, sois prudent, maître. Si tu es imprudent, tu seras exposé à la honte, » déclara Luxon.

Qu’est-ce que cette chose pense de moi ?

« Comme si les Mobs pouvaient se démarquer à ce point. Ils sont traités comme faisant partie de l’arrière-plan. De toute façon, ma vie ne va pas s’améliorer à l’académie, » répondis-je.

« Mobs, tu dis ? Je comprends ce que tu veux dire, mais ce jugement est —, » commença Luxon.

J’avais interrompu Luxon.

« Et bien, je trouverai un partenaire approprié. Plutôt que d’aller vers le but inatteignable de la fille d’un noble, je trouverai la fille d’une famille de chevalier qui sera indépendante dans l’avenir. Ce serait sympa, » répondis-je.

Je voulais juste une vie en douceur.

Je n’allais pas bêtement m’attacher à une femme de haut statut, surtout que le simple fait de regarder Zola me répugnait au plus haut point.

Ma vie ne s’améliorera probablement pas à partir de maintenant... mais quand même, je pense qu’une vie heureuse m’attend.

 

♥♥♥

 

« ... Hein ? » m’exclamai-je.

J’avais été appelé dans l’atelier de mon père, mais ce qui m’attendait, c’était un incident au-delà de mon imagination.

« Pourquoi es-tu surpris ? Tu as découvert et conquis un donjon inexploré. En plus de découvrir un artefact perdu, tu as trouvé une nouvelle île flottante, » déclara mon père.

Il y avait une lettre qui m’était adressée et qui provenait du palais royal.

Il avait été écrit que mes exploits réalisés jusqu’à présent en tant qu’aventurier m’avaient provisoirement accordé le statut de baron.

Plutôt que d’être un chevalier indépendant à l’avenir, on m’avait donné le statut de baron.

« P-Pourquoi !? » demandai-je.

« Ce n’est qu’une supposition, mais tu seras le chef de famille d’une maison de baron après l’obtention de ton diplôme, de sorte que tu ne seras pas sous tutelle, » répondit-il.

Ma maison était celle d’un baron. Les familles de barons pouvaient devenir les protecteurs de maisons de chevaliers jusqu’à celle de demi-barons, de sorte que les règles du Royaume d’Holfault stipulent que moi, qui allais maintenant être d’un rang égal, je ne pouvais pas être sous tutelle.

« Mon territoire n’est pas à l’échelle d’un baron ! » m’écriai-je.

« Crois-tu que je ne le sais pas !? » s’écria mon père.

Il semblerait que mon père aussi avait été étonné.

Au mieux, je pensais que mon indépendance serait reconnue et que je serais au rang de chevalier, ou de semi-baron si j’avais de la chance.

« C’est peut-être l’académie..., » murmurai-je.

« C’est peut-être pour entrer dans la classe des héritiers des familles de barons et supérieure, » répondit mon père.

La majorité des nobles qui allaient à l’académie était des jeunes des maisons de chevaliers. Le rang de chevalier et le rang de demi-baron étaient considérés comme des maisons de chevalier, et ceux qui étaient considérés comme nobles appartenaient à des maisons de baron et au-dessus.

À l’académie, il y a deux types de classes préparées, une classe pour les futurs successeurs des nobles, et une classe pour les nombreux autres.

Les maisons de chevaliers assistaient à la classe régulière et les nobles à la classe avancée.

Mon frère aîné était dans la classe régulière.

Normalement, comme le deuxième et le troisième fils ne succéderaient pas à l’avenir à la maison, ils suivraient donc la classe ordinaire. Les maisons de haut rang ou avec un revenu élevées auraient leurs deuxième et troisième fils dans la classe avancée, mais les nobles de la campagne n’avaient pas cette marge de manœuvre, alors ils allaient normalement dans les classes ordinaires.

Cependant, il y avait une exception pour les filles. S’ils faisaient partie d’une famille de barons ou plus, ils pouvaient entrer dans la classe avancée, que leur maison soit riche ou humble.

... Comme j’avais prévu d’être indépendant, j’avais pensé que j’allais entrer dans la classe régulière à l’académie.

Cependant, maintenant qu’il avait été décidé que je serai baron... J’allais être placé en classe avancée.

« J’étais bien moi avec la classe régulière, » déclarai-je.

« C’est impossible. Tu vas être chef de famille. Une éducation appropriée est nécessaire, donc même si tu ne l’aimes pas, tu suivras le cours avancé, » répliqua mon père.

« Et ma fiancée !? » m’écriai-je.

« ... Bien sûr, il te faudra être avec une jeune femme d’origine respectable, » répondit mon père.

Je m’étais écroulé à genoux à cause du désespoir.

« Je ne veux pas de ça ! » déclarai-je en pleurant.

« Idiot, arrête de pleurer ! Peu de femmes sont comme Zola. En plus, il y aura une femme qui pensera du bien de toi à l’académie... du moins, probablement, » déclara mon père.

Mon père avait dit le mot « probablement ». Il semble qu’il n’y croit pas lui-même, n’est-ce pas ?

« Une fille d’une famille d’un baron jusqu’à celle de comte n’est-elle pas le plus grand piège ? Je n’en veux pas. Je n’en veux absolument pas ! » déclarai-je.

Mon père avait paniqué.

« Toi, arrête de traiter les filles de nobles de pièges ! Si quelqu’un t’entend, ça va devenir un incident majeur. Je veux dire, tes sœurs aînées et plus jeunes sont aussi les filles d’une famille de noble. Les vois-tu comme des individus si cruels ? » demanda mon père.

« C’est bien ce que j’ai dit, et je le confirme ! C’est vraiment les pires ! Si tu les regardes et que tu penses que ce sont de bonnes personnes, alors, va directement à l’hôpital te faire scruter ! » criai-je.

« Toi, en disant ça à tes sœurs..., » commença mon père.

Si possible, je préfère la fille d’un chevalier.

« Je ne le ferai pas ! Je préfère une femme douce et gentille. Une fille d’une maison de baron et plus est impossible ! » répliquai-je.

Mon père se couvrait le visage de ses deux mains. Je suppose qu’il était d’accord avec une partie de l’affaire en cours.

En fait, même si c’était des nobles de la campagne, même quand je regardais mes sœurs aînées et plus jeunes, j’avais un sentiment qui me faisait dire « Eh !? »

Je m’étais éloigné d’elles après qu’elles eurent fait une expression calme en disant. « Les hommes sont débrouillards, n’est-ce pas ? Je vais chercher un autre homme avec un beau visage. Ou peut-être un esclave ! Hey, Papa ~, je veux aussi un amant elfe ─ sans attendre, un serviteur exclusif. Je veux un esclave. »

Il semble qu’en utilisant mon argent, la deuxième fille ait acheté un esclave, puis elle s’en était vantée et était devenue la cible de l’envie de tous.

Ma mère avait paniqué après avoir vu ses filles comme ça, et mon père, mon frère aîné qui venait de rentrer, et moi, nous avions regardé ce spectacle avec calme.

Qu’il s’agisse d’une sœur aînée ou d’une jeune sœur, elles ne peuvent que faire du mal.

« Bref, le cours auquel tu vas, c’est le cours avancé, » déclara mon père.

J’avais l’impression que mes plans de bonheur m’avaient été enlevés, et je m’étais assis là en tenant mes genoux en place.

Mon père m’avait regardé d’un air choqué, et il semblait qu’il essayait alors de me remonter le moral.

« Selon moi, ce ne sera pas si mal. En entrant à l’académie, tu seras avec les héritiers de nobles prestigieux, dont Son Altesse, le prince-héritier. Si tu peux établir des liens, ton avenir sera paisible, » déclara-t-il.

« Non, ils ne vont pas prendre en compte les individus comme nous. »

Le prince dans le jeu vidéo Otome aimait les individus à l’air simple, et probablement n’aimait pas les nobles qui se rassemblaient autour de lui. Je vois le prince et les autres cibles de capture avec une vue étroite de ce genre.

« ... Je comprends, mais il semble que je n’ai pas parlé clairement. Grâce à toi, le territoire s’est un peu amélioré. Encore deux mois, et nous serons tiré d’affaire, » déclara-t-il.

Comme mon père s’était excusé alors qu’il était de mauvaise humeur, je m’étais senti mal à l’aise d’avoir à penser à ce qui arrivera dans l’avenir.

♥♥♥

Partie 2

La capitale royale du Royaume d’Holfault avait été placée au centre du continent.

Cet endroit abritait un donjon depuis les temps anciens, ce qui avait fait jaillir des monstres dans cette zone restreinte. Mais en même temps, ce donjon était une mine d’or de ressources quant à sa production de pierres démoniaques et de métaux.

C’était devenu une source de revenus et de matériaux pour le royaume, et c’était le principal facteur qui expliquait pourquoi c’était devenu un pays puissant.

Le continent était très vaste et ne disposait pas que d’un ou deux sites de pompage de l’eau de mer. Il y a de nombreux endroits où l’eau était puisée, et le sol était riche.

L’île flottante aspirait l’eau de mer et la répandait dans toute la terre. Je ne savais pas trop comment cela filtrait l’eau salée, mais comme cela faisait partie du décor médiocre du jeu, et cela ne servait à rien d’y prêter attention.

Il était reconnu comme étant un beau continent qui s’harmonisait parfaitement avec la nature.

La taille de la capitale royale était très importante.

Je crois que la population du seul district urbain atteignait un million de personnes.

Il s’agissait d’une ville moderne avec des choses comme un système d’égouts et l’électricité.

C’était là que les nobles fréquentaient l’académie.

Une petite île flottante située légèrement à l’écart de la zone urbaine était devenue un port pour les dirigeables, et c’était là que les dirigeables entrants s’ancraient.

J’étais à bord d’un dirigeable que ma famille avait acheté, le type qui faisait cinquante mètres de large.

Les derniers modèles de dirigeables avaient un pont disposé en haut, mais le reste était couvert d’un blindage. Sa forme ressemblait à celle d’un sous-marin.

Mon frère aîné bâillait en portant des sacs de voyage.

« C’est agréable de venir ici directement de chez nous. Nous n’avons pas besoin de faire des transférés comme sur les vols réguliers, » déclara mon frère.

Auparavant, il devait transférer sur plusieurs vols entre son domicile et l’académie.

Mon frère aîné, le deuxième fils était un étudiant de troisième année à l’académie. Ma sœur aînée, la deuxième fille, Jenna, était étudiante en deuxième année. C’était une sœur citadine qui suivait la mode, se teintait les cheveux en brun et achetait un esclave après s’être rendu compte que la famille avait de l’argent.

Il s’agissait un homme-bête, un demi-humain maigre, mais musclé, avec des oreilles de chat, et il portait un costume plus élégant que ce que j’avais.

« J’aurais préféré un dirigeable plus extravagant. Je déteste la façon dont mes amies ont un paquebot de luxe, et pourtant je n’ai que ce truc de bon marché, » déclara Jenna.

Je voulais dire que ce n’était pas son dirigeable, et que si elle ne l’aimait pas, elle n’avait pas besoin d’y monter.

Mon frère aîné détourna les yeux, semblant avoir les mêmes pensées.

« Même si notre mère est intègre, quand il s’agit de ces filles, c’est une autre histoire, » déclarai-je.

Mon frère aîné et moi portions nos sacs de voyage et nous nous étions dirigés vers le terminal d’embarquement pour un dirigeable du service aérien régulier, puis ma sœur aînée nous avait ensuite suivis avec son esclave portant ses bagages.

« Un instant, avez-vous entendu ce que j’ai dit ? Léon, si tu as encore de l’argent, donne-m’en. Les frais de divertissement de ta sœur aînée ne sont pas une raison pour rire, » déclara Jenna.

Ignorant l’animal bruyant qu’était ma sœur, j’avais parlé à mon frère aîné.

« Frère, es-tu insatisfait que je sois le seul à aller en classe avancée ? Si tu le veux, je pourrais dire que c’est toi qui as fait ce que j’ai fait ? » demandai-je.

« Je ne m’abaisserais pas à m’attribuer le mérite de tes réalisations, mon frère. De toute façon, je ne veux pas aller au cours avancé. Comme tu le sais, il n’y a que CE genre de femmes, » répondit mon frère.

Tous les deux, nous avions regardé derrière nous pour voir notre sœur marmonner encore des plaintes.

« ... Elle a eu le culot d’acheter un esclave cher avec mon propre argent. Comme c’est scandaleux, » murmurai-je.

Quand j’avais murmuré cela, l’esclave de ma sœur m’avait regardé avec irritation.

Il semblait que ses oreilles de chat tremblaient et qu’il avait entendu ce que j’avais dit.

Mon frère avait posé sa main sur mon épaule.

« Tu as été accablé d’aller en classe avancée. Tu as toute ma sympathie, » déclara-t-il.

Aller en classe avancée, c’était être du statut où l’on recevait une éducation adaptée ou avoir des esclaves. Par conséquent, les ménages riches se mettaient en valeur en faisant accompagner leurs filles par des esclaves fantaisistes.

D’un autre côté, si un garçon essayait inutilement de marcher avec une femme esclave qui l’accompagnait, il recevrait des regards froids de tous.

... Quel monde cruel c’est !

Mon frère m’avait exprimé sa gratitude tout en étant un peu gêné.

« Grâce à toi, je peux étudier sans travailler à mi-temps. Si seulement je pouvais trouver une partenaire, je t’en serais reconnaissant, » déclara-t-il.

« Alors, je pense que je peux t’aider avec —, » commençai-je.

« Je ne demanderai rien de déraisonnable. Oups, c’est facile de se perdre au terminal, il faut donc mémoriser le plan, » déclara-t-il.

Guidé par mon frère, je m’étais déplacé jusqu’à l’aérogare du service aérien régulier, et j’avais confirmé qu’il y avait beaucoup d’autres étudiants qui allaient à l’académie.

La plupart des individus qui utilisaient le port de dirigeable allaient du chevalier jusqu’aux ménages de vicomtes. Il semblerait que les familles de comtes et au-dessus aient des ports exclusifs préparés pour eux par la ville, et c’était là qu’ils montaient et descendaient.

Pour ce qui était de mon monde précédent, il serait plus proche de l’appeler une gare routière ou une gare ferroviaire plutôt qu’un port pour dirigeables. Elle donnait une impression plus proche de celle-là que d’un port.

Il fallait donc maintenant attendre l’arrivée du service aérien régulier.

Quand notre sœur boudeuse derrière nous avait paniqué pour une raison étrange, mon frère avait mis sa main sur son revers.

« Qu’est-ce qu’il y a ? » demandai-je.

Mon frère montra du doigt une foule d’individus.

« Ce sont les partisans des maisons ducales, » répondit-il.

En regardant, un grand groupe de personnes faisant la queue avait attiré mon attention. Il y avait un groupe de femmes suivies de beaux esclaves derrière elles. Puis il y avait des garçons après eux.

Ma sœur avait fait une expression de déplaisir.

« Il semble qu’un grand nombre de nobles prestigieux aillent s’inscrire, et leurs partisans forment également un grand groupe, » déclara-t-elle.

L’héritier et les filles des foyers ducaux appelaient leurs disciples qui étaient des personnes sous la tutelle de leur maison ou des camarades de classe impliqués et tout ce beau monde les attendaient. Ils étaient là pour protéger les héritiers et les aider.

À l’avenir, ces partisans seraient des individus qui soutiendraient des nobles de haut rang. Bien qu’on suppose que l’académie traitait les étudiants de la même façon... la réalité était que rien d’autre que l’influence comptait.

« Je vois... alors ce sont des sbires qui deviennent arrogants parce qu’il y a un boss en ville ? » demandai-je.

Mon frère et ma sœur avaient paniqué après que j’ai dit ça.

« Toi, espèce d’idiot ! » s’écria mon frère.

« Es-tu un idiot !? Hé, t’es vraiment un idiot !? » s’écria ma sœur.

Les deux s’inquiétaient de savoir si les partisans avaient entendu ce que j’avais dit. Puis, ils avaient été heureux après que les partisans n’aient pas tourné leur attention vers nous.

« Cependant, ces demi-hommes avec de bonnes oreilles l’ont peut-être entendu. Tu devrais être plus en alerte. Les choses seraient devenues sérieuses s’ils t’avaient entendu, » déclara mon frère.

Je m’étais excusé après avoir entendu l’avertissement de mon frère.

« Je ferai attention à l’avenir, » déclarai-je.

Ma sœur s’énervait.

« Tu dois vraiment faire attention. Je ne te pardonnerai pas si tu me causes des ennuis, » cria ma sœur.

... Cet animal ne peut-il penser que pour elle-même ?

Puis, un dirigeable qui ressemblait à un petit bus était arrivé, et s’était arrêté à notre quai.

 

♥♥♥

 

L’académie se situait dans la capitale royale.

Elle avait pu réserver une grande parcelle de terrain dans un endroit à forte densité de population, ce qui avait permis d’agrandir les bâtiments scolaires et l’ampleur des dortoirs des élèves.

Mon frère s’était dirigé vers les dortoirs de la classe régulière, mais je m’étais dirigé vers les dortoirs utilisés pour la classe avancée.

... Je me sens déprimé.

Les dortoirs des étudiants étaient incroyablement extravagants, l’entrée ressemblait à un hall d’hôtel.

Il y avait même quelqu’un à la réception, et les personnes qui travaillaient ici donnaient un peu l’impression d’être des employés d’hôtel. Ils portaient des uniformes, étaient bien entraînés et agissaient à toute allure.

« Wôw, on dirait que c’est comme dans le jeu, » murmurai-je.

Il s’agissait d’un magnifique dortoir d’étudiants. C’était l’impression que j’avais eue en le voyant. Bien que certains diraient qu’il s’agit de leur académie tant attendue, cela ne changeait rien au fait que c’était une prison pour moi.

Dans le jeu, l’intérieur du dortoir apparaissait comme un arrière-plan.

Je n’étais pas si excité que ça.

J’étais allé à la réception pour savoir quelle chambre j’allais utiliser.

« Il semble que vous soyez Léon Fou Baltfault. Votre chambre sera par là, » déclara l’homme.

Le membre du personnel m’expliqua ça sur une carte des dortoirs avant de me remettre une clé.

« N’oubliez pas de lire les règles régissant l’intérieur de votre dortoir. Par la suite, si vous avez des questions, parlez-en à l’un des responsables, » déclara-t-il.

La façon dont cela avait été expliqué d’une manière désintéressée avait fait suinter le sentiment que ce n’était qu’un travail pour la personne.

Sur quoi, j’avais été poussé à l’écart par un étudiant qui était arrivé par derrière et qui voulait parler à la réception.

« Hé ! Guide-moi dans ma chambre, » déclara l’étudiant.

Autour de l’élève qui agissait avec une attitude imposante, il y avait des garçons qui semblaient être des suiveurs. Il semblerait que la personne provenait d’une riche famille de vicomte.

Le membre du personnel, entendant le nom de la personne, hocha la tête en silence.

« Bienvenue ! Je vais vous montrer le chemin tout de suite. Maintenant, je peux porter vos bagages, » déclara l’homme du personnel.

C’était clairement différent de la façon dont j’avais été traité.

Quelle académie c’est ! C’était peut-être parce qu’il s’agissait du monde d’un jeu vidéo Otome, ou peut-être était-ce parce que c’était une société de nobles... mais il y a un véritable traitement préférentiel ici. Elle était également influencée par la popularité d’une personne dans la classe, mais l’échelle de son ménage et son influence avait un grand impact sur la question. Malgré les louanges de l’académie au sujet de l’égalité, il y avait clairement une différence dans la façon dont les individus étaient traités.

« Je veux déjà rentrer chez moi, » murmurai-je.

Je m’étais dirigé vers le couloir de mon dortoir en me plaignant et j’étais arrivé vers la chambre que j’allais utiliser pendant trois ans.

J’avais déverrouillé la porte et j’étais entré dans la chambre pour un, mais elle n’était pas si large.

La chambre avait été nettoyée, et mes bagages avaient déjà été envoyés et placés ici.

Quand j’avais ouvert une boîte et que je l’avais déposée dans la pièce, j’avais remarqué qu’il y avait des choses comme des cahiers et des manuels scolaires pour l’académie, alors je les avais placés sur mon bureau.

« C’est donc ici que je vais habiter pendant trois ans..., » murmurai-je.

J’avais feuilleté un manuel. Les manuels de magie étaient difficiles à lire, alors en ce moment, je ne comprenais pas ce qui était écrit dedans.

C’est le monde d’un jeu, et pourtant j’en ai marre de ce genre de choses. Je voulais un monde plus sympathique.

« Comme tu es arrivé, j’aimerais que tu me libères rapidement. »

Une voix s’était fait entendre depuis l’intérieur du sac que j’avais apporté. En ouvrant le sac et en sortant ce qu’il y avait à l’intérieur, Luxon était apparu et avait inspecté la pièce.

« Ah ~ ~, c’est de ma faute. Je t’avais oublié, » déclarai-je.

« ... Comme je m’y attendais de mon maître. Ta capacité à te souvenir est quelque chose de louable, » déclara Luxon.

J’avais continué à ranger les objets en écoutant le sarcasme de cette chose.

« Alors, comment était ta croisière ? » demandai-je.

« Toutes les surfaces de mon unité principale sont en excellent état. Je n’ai aucune impression de la croisière. Bien que ma seule surprise soit la technologie magique, elle est toujours à un niveau reproductible par la science... Je continuerai à étudier la technologie magique à l’avenir, » déclara Luxon.

En d’autres termes, il y avait quelque chose de remarquable à ce sujet.

« Donc tu es une IA qui ne peut pas être honnête. Es-tu un tsundere ? » demandai-je.

« Oh ? Essaies-tu de chercher un côté féminin en moi ? Malheureusement, le concept de genre ne s’applique pas à moi, donc je ne peux pas répondre à tes sentiments, maître, » déclara Luxon.

Je ne devais pas m’énerver contre cette chose.

J’étais prêt à le frapper, mais j’avais pris de la distance et j’étais retourné tout ranger.

À ce moment-là, j’avais entendu un cliquetis.

♥♥♥

Partie 3

Après avoir quitté le dortoir des étudiants — ou plutôt, après avoir été emmené à l’extérieur par des étudiants de première année, je m’étais retrouvé dans un bar élégant à l’extérieur de l’académie.

« Eh, je suis très heureux de pouvoir rencontrer des étudiants de première année du même rang cette année, » déclara l’un d’eux.

Celui qui faisait cette salutation était quelqu’un d’une famille de baron qui en serait le successeur.

Des hommes de classe supérieure moins riches de la campagne avaient invité des étudiants de première année dans la même situation que moi à une fête de bienvenue qu’ils avaient faite.

J’avais parlé à un étudiant de première année, Daniel Fou Darland.

Daniel était un garçon en bonne santé avec la peau bronzée. Il avait l’air d’un jeune homme agréable, aux cheveux courts, de grande taille et un peu musclé.

« Pourquoi est-ce que tu fais une fête de bienvenue comme ça ? » demandai-je.

« Tu ne le sais pas ? Les membres d’un même groupe se réunissent pour parler de leurs problèmes et échanger des informations. On parle de choses comme le mariage ou d’autres sujets importants, tu comprends ? »

C’était certainement agréable d’être avec un groupe de personnes semblables, mais je pensais que cela allait se transformer en une mêlée générale lorsqu’une femme favorable allait se présenter.

Inclinant la tête, un garçon portant des lunettes assis en face de moi, Raymond Fou Arkin, avait relevé ses lunettes en m’expliquant.

Contrairement à Daniel, il semblait avoir une personnalité un peu rebelle avec ses lunettes d’intellectuel.

« Même si cela se transforme en brouille pour une femme, nous nous entendrions bien en tant que groupe de personnes semblables, de sorte que nous ne ferions rien d’absurde. S’il y a un différend, nous le négocierons au sein de notre groupe. Eh bien, les moments où nous serions en compétition l’un contre l’autre seront probablement rares, » continua Raymond.

Après être parvenues à cette compréhension, les salutations de nos camarades de la classe supérieure s’étaient terminées et la fête avait ainsi pu commencer.

Il semblerait que cette fête de bienvenue avait été un payé par nos camarades de classe supérieure.

Puis l’année prochaine, il semblerait que ce soit à notre tour de le faire.

L’un de mes camarades de classe supérieure était venu me voir.

« Eh bien ! Comme nous avons un aventurier qui a beaucoup de succès cette année, j’ai hâte de voir ce que cela va donner. Ah oui, je suis Rukul. Enchanté, étudiant prometteur de première année, » déclara Rukul.

Rukul semblait être en troisième année.

Il avait déjà trouvé une conjointe, et je voyais qu’il était très content de ça, puisqu’il ne lui restait plus qu’à rentrer chez lui.

« Un étudiant de première année prometteur ? » demandai-je.

Quand j’avais penché ma tête, Raymond avait fait claquer sa langue.

« Je préfère que tu ne joues pas les idiots. Tu es le troisième fils d’une famille de barons et tu as eu beaucoup de succès comme aventurier avant d’entrer à l’école, n’est-ce pas ? Les discussions à ce sujet ont atteint non seulement la capitale royale, mais même chez moi, » déclara Raymond.

Daniel avait été surpris.

« Alors, celui dont parlaient les rumeurs, c’était toi !? » s’écria Daniel.

J’avais mis ma main sur mon visage.

« Je n’avais pas le choix. Si je n’avais pas obtenu d’argent, je serais sur la voie d’un entretien de mariage avec une vieille femme perverse, » répliquai-je.

Peut-être en sympathisant avec ce que j’avais dit, tout le monde avait arrêté de parler de ça. Il semblerait qu’il soit vraiment facile de parler avec eux puisque nous avions des problèmes similaires.

Rukul parlait de l’académie en souriant. Il avait aussi écouté les inquiétudes de Daniel et de Raymond, mais ce n’étaient en fait que des questions zélées sur le mariage plutôt que sur les études.

Si nous, les garçons, n’étions pas mariés avant l’âge de vingt ans, nous serions traités comme une honte, alors nous devions nous marier frénétiquement tout en fréquentant l’école.

J’avais aussi demandé des choses qui m’inquiétaient.

« Maintenant que j’y pense, mon frère aîné est celui qui va succéder à ma maison, mais peut-être faisait-il partie de ton groupe ? Ah, son nom est Lutart, » déclarai-je.

Rukul et mon deuxième frère aîné étaient tous deux en troisième année.

Je pensais qu’il le connaissait peut-être, mais — .

« Lutart, l’élève de la classe supérieure qui a eu son diplôme l’année dernière ? Il n’était pas dans notre groupe. Il a dit qu’il ne serait pas regroupé avec les rangs les plus bas, » répondit Rukul.

Lutart... tu fais aussi partie du rang le plus bas.

Rukul avait parlé de ce qui s’était passé à l’époque.

« Il s’est mêlé à un groupe riche de personnes issues de familles de vicomte et plus. Bien qu’il semblait s’être imposé dans le groupe, on ne pouvait rien y faire parce que c’est ce qu’il voulait. Étais-tu proche de lui ? » demanda Rukul.

Quand j’avais secoué la tête, Rukul avait dit : « Comme je le pensais » et il avait placé un apéritif vers sa bouche.

Rukul nous avait ensuite parlé.

« Comme nous avons quelques jours avant la cérémonie de rentrée, je vais vous faire visiter la capitale royale en attendant. Alors, ne faites pas trop de bêtises au point de mettre votre corps dans un état lamentable, » déclara Rukul.

Nous trois, nous hochâmes la tête, et un Rukul souriant avait alors fait une expression quelque peu sérieuse.

« De plus, il semble qu’il y ait une étudiante d’honneur qui se soit inscrite dans votre année. J’ai entendu dire qu’ils laissaient entrer quelqu’un, même si elle n’est pas une noble, pour le plaisir d’aller chercher cette personne talentueuse, » déclara Rukul.

Raymond avait fait une expression un peu désagréable quand il avait entendu ça.

Daniel n’avait pas l’air intéressé.

Je suppose que cette réaction est normale chez les jeunes nobles.

« Une étudiante d’honneur ? Pour la classe régulière, c’est ça ? » demanda Raymond.

Rukul secoua la tête en réponse à la question de Raymond.

« Le cours avancé. C’est assez troublant, surtout quand Son Altesse le prince héritier entre aussi dans cette classe, n’est-ce pas ? J’ai aussi entendu dire que cette fille est une roturière sans aucun lien, mais... Je ne sais pas si c’est vraiment le cas. Si vous savez quelque chose, pourriez-vous nous le dire ? » demanda Rukul.

... Cette fille roturière sera le centre de l’académie dans le futur, la protagoniste.

Je n’avais pas été surpris, vu que je savais déjà que l’élève d’honneur était une roturière, mais les deux autres étaient stupéfaits. Ils avaient été choqués qu’elle n’ait pas de relations.

Je suppose qu’ils pensaient qu’elle serait la fille d’un marchand ou d’une autre sorte de fille ayant des antécédents similaires.

J’avais aussi fait semblant d’être surpris.

Allait-elle devenir une Sainte dans le futur ? Quoi qu’il en soit, je devrais probablement garder le silence sur la façon dont elle allait établir une très grande lignée et comment les nobles finiront par changer leur attitude à son égard.

Même si je le disais, personne ne me croirait, et je n’avais pas l’intention de faire participer qui que ce soit.

J’allais la laisser profiter de sa jeunesse avec le prince héritier et les autres individus de haut rang.

Après tout, c’était aussi pour mon bien.

 

♥♥♥

 

Il s’agissait maintenant du jour de la cérémonie de rentrée.

C’est tout un auditorium, n’est-ce pas ?

Quoi qu’il en soit, la cérémonie de rentrée avait commencé dans un lieu qui ressemblait à un grand théâtre.

Il y avait un nombre surprenant d’étudiants nobles présents, dont certains bâillaient.

La combinaison des senteurs de parfums féminins avait créé une odeur dominatrice.

Je suppose qu’il n’y a aucun espoir à moins de s’habituer à cette odeur.

Parmi la foule, le prince héritier, Julian Rafua Holfault, aux cheveux courts bleu marine, avait salué les étudiants de première année.

Le prince-héritier était le premier dans la ligne de succession du trône, mais dans le jeu, il était le seul prince qui soit apparu. Il était donc à peu près certain que cela soit le prince qui allait régner sur ce bas monde.

Il possédait une belle apparence. Il était grand, maigre et avait un bel équilibre corporel.

Ses yeux bleu-marine sur sa peau claire semblaient scintillants.

Les écolières environnantes soupirèrent d’affection, ce qui était compréhensible.

— Mais c’était une autre histoire pour les autres.

Daniel et Raymond étaient assis à côté de moi, mais comme prévu, il ne semblait pas qu’ils allaient exprimer leurs plaintes. J’écoutais en silence leur conversation.

Et à ce propos, par-derrière —

« C’est enfin arrivé. J’attendais le prince depuis déjà dix ans, » déclara une voix féminine.

J’avais tourné la tête vers une voix que j’avais entendue, mais je ne savais pas qui avait dit cela. Il y avait plusieurs filles qui murmuraient à propos de la beauté du prince héritier, alors je ne pouvais pas savoir celle qui l’avait fait.

Ce n’était pas une voix particulièrement forte, mais elle avait étrangement atteint mon oreille... puis mon regard vagabond s’était arrêté quand j’étais arrivé sur une certaine fille.

Des cheveux blonds et des yeux bleus.

Elle avait les cheveux longs et soyeux, et était une petite fille qui regardait le prince d’un regard étincelant.

Elle ressemblait plus à une jolie fille qu’à une belle femme. Cependant, c’était son regard qui me mettait mal à l’aise. Dans les regards de convoitise ou de sympathie qui l’entouraient, il était évident que les yeux de la petite fille ressemblaient à ceux d’un animal qui ciblait sa proie.

Son corps délicat semblait enfantin à certains égards. Elle avait l’air plus jeune que les autres du même âge, mais l’éclat dans ses yeux était la seule chose qui était nette... mon impression était qu’elle était très déséquilibrée.

Daniel m’avait regardé.

« As-tu déjà trouvé ta partenaire ? Oh, elle a l’air mignonne. Aimes-tu bien cette fille ? » demanda Daniel.

Je secouai calmement la tête vers Daniel, qui me taquinait.

« Non, si je devais dire, alors... Je ne l’aime pas du tout, » déclarai-je.

Je m’étais retourné pour regarder à nouveau le prince. J’avais réajusté ma posture, mais ce sentiment étrange ne voulut pas disparaître.

« Je..., c’est ainsi. Mais je la trouve mignonne, » déclarai-je.

Ce que j’avais ressenti quand j’avais vu la fille pour la première fois, c’était de la colère. Je ne savais pas pourquoi j’étais en colère, mais elle était quelque chose d’irritant selon moi.

Ce n’était pas de la haine. C’était quelque chose de plus complexe... et dans tous les cas, je ne pensais pas qu’elle soit quelqu’un que je considérerais comme un partenaire du sexe opposé.

♥♥♥

Chapitre 4 : La Protagoniste et la Malveillante

Partie 1

Plusieurs semaines s’étaient écoulées depuis la cérémonie de rentrée.

Il n’y avait pas eu d’événements notables pour un Mob comme moi, et je m’habituais enfin à cette vie peu familière à l’académie.

Pour ce qui était du jeu, c’était à peu près à l’époque où la protagoniste finissait de rencontrer les cibles masculines de conquête. Maintenant qu’elle avait terminé de lever les drapeaux en une succession rapide, je suppose que c’était la période où elle se familiarisait avec ses cibles de conquête.

Peut-être que puisque la vraie protagoniste était rusée, c’était le moment où elle pensait à réduire le nombre de personnes à poursuivre ?

Alors, je suppose que c’était à peu près au moment où la méchante se montrait et disait « Apprends à connaître ta position ». Je ne me souvenais pas très bien des détails, car j’avais joué plusieurs fois au jeu et j’avais fini par utiliser la fonction de saut pour ne pas devoir lire le texte.

Eh bien, je vais laisser l’histoire de la protagoniste et de sa rivale en paix sans m’en mêler.

Maintenant que j’avais commencé à m’habituer à la vie dans les résidences étudiantes, j’étais en train de décider avec quels amis m’associer.

Je parle de Daniel et Raymond.

C’était aussi dû au fait que les deux étaient placés près de moi, mais l’environnement dans lequel nous avions été élevés était pratiquement le même. Grâce à cela, les conversations entre nous se déroulaient bien.

Nous étions à un banc dans la cour de l’académie.

Nous trois, nous étions assis alors que nous étions en train de parler des plans pour une cérémonie du thé au début du mois de mai.

« Alors, que faire pour une cérémonie du thé ? Nous devrions probablement choisir qui nous devrions inviter, non ? » demanda Daniel.

Pendant la pause de mai, les filles avaient du temps libre, mais c’était différent pour les garçons. C’était le moment où ils pouvaient inviter les filles aux cérémonies du thé pour réduire la distance qui les séparait.

Ce n’était pas un événement où n’importe qui pouvait envoyer une invitation à n’importe qui comme le ferait un play-boy. Il fallait choisir une partenaire appropriée dans un ménage du même rang pour que cela soit acceptable de l’inviter.

Ensuite, ils devaient effectuer correctement une cérémonie du thé et ne pas être impolis envers leur partenaire.

Les cérémonies du thé étaient devenues un événement non officiel dans l’académie... Eh bien, ils préparaient des leçons pour les garçons sur la façon d’accueillir les femmes comme un gentleman, et c’était ainsi pour qu’ils puissent le mettre en œuvre pendant la pause de mai.

Raymond baissa les yeux vers le sol, alors qu’il comprenait les inquiétudes de Daniel.

« Nous avons nos allocations venant de chez nous, mais nous ne pouvons pas faire une cérémonie du thé luxueuse. N’importe quelle fille serait appropriée tant qu’elle accepte de participer à ma cérémonie du thé, » déclara Raymond.

L’académie coûtait beaucoup de l’argent. Même si nous n’avions pas à payer les frais de subsistance comme les frais de scolarité ou les repas. Les garçons, en particulier, devaient débourser beaucoup d’argent, et c’était quelque chose qu’ils ne pouvaient pas contourner.

Même si j’avais de l’argent en réserve, ce n’était pas une raison pour le dépenser, et je ne voulais pas m’en servir.

Comment se fait-il qu’on doive dépenser beaucoup d’argent pour faire plaisir à une fille ?

Le problème avec cette cérémonie du thé... c’était que si quelqu’un évitait de le faire ou n’en organisait pas, les filles allaient commencer à répandre des rumeurs à leur sujet dans leur réseau. Elles allaient répandre des discussions sur le fait que cette personne n’avait pas effectué une cérémonie du thé, ce qui la désavantagerait lorsqu’il s’agirait du mariage.

Même s’ils n’étaient pas intéressés par une partenaire, ils avaient quand même besoin de faire une cérémonie du thé de bonne qualité.

De la même façon dont nous, les garçons, partageons nos informations, les filles partageaient aussi leurs informations. Le fait de devenir l’ennemi des filles, c’était les faire répandre de mauvaises rumeurs, ce qui rendait la situation problématique.

C’était encore un autre aspect où les garçons étaient clairement désavantagés. Tout d’abord, comme les filles occupaient une position forte dans les mariages, les garçons se retrouvaient finalement avec une position faible.

Alors, il y avait un problème.

Mes mérites m’avaient permis d’exercer mon indépendance après l’obtention de mon diplôme, et j’étais considéré comme une personne riche par mon entourage. Ils savaient que j’avais mis la main sur des montagnes d’or et d’argent.

« Est-ce que ça veut dire que je dois faire une cérémonie officielle du thé ? Il semble que oui. Pour le dire franchement, ça me déprime, » déclarai-je.

Alors que nous nous sentions déprimés avant la cérémonie du thé de mai, nous avions vu Julian, que l’on pourrait qualifier de gagnant, marcher avec ses sympathisants et les femmes qui l’accompagnaient.

Près de lui se trouvait l’un de ses amis proches et gardes du corps qui était l’héritier d’une famille vicomte — frère adoptif, Jilk Fier Memoria.

Il avait les cheveux longs et vert foncé, ce qui soulevait une question, à savoir si c’était vraiment ses cheveux naturels. Il avait des yeux verts et tombants qui contrastent avec l’éclat vif du prince.

Bien qu’il soit issu d’une famille vicomte de la cour royale, il était aussi un ami proche du prince au point d’être un frère adoptif. Il était évident qu’il se verrait attribuer un poste important à l’avenir.

Les filles qui lui parlaient avaient des cœurs dans leurs yeux, et il y avait des garçons de familles de comtes toujours près de lui qui le suivaient et le servaient avec fierté.

« Allez-vous effectuer une cérémonie du thé en mai, Votre Altesse ? »

« Je veux aussi participer. »

« M-Moi aussi ! »

En regardant les filles qui voulaient être invitées à la cérémonie du thé du prince comme des chiens remuant la queue, nous avions dû faire face à la réalité.

Raymond s’était couvert le visage des deux mains.

« ... Puisque Son Altesse et d’autres familles nobles sont ici, ça va être un gros obstacle, » déclara Raymond.

Daniel avait affaissé ses épaules.

« Quelle comparaison à faire entre lui et nous ! Pardonnez-moi pour ma franchise, » déclara Daniel.

En regardant la scène envieuse du prince et des autres, une fille était arrivée. Elle était entourée de ses partisans. Il était vite devenu évident qu’elle était d’un statut social élevé...

Cette personne était la fille d’une famille ducale — Anjelica Rafua Redgrave. C’était une fille aux cheveux blonds qui semblait briller alors qu’elle maintenant une coiffure montante.

Sa peau blanche était belle et ses yeux rouges étaient féroces.

Ses yeux laissaient une forte impression et allaient vite faire comprendre aux autres qu’elle avait quelque chose de différent de vous.

Il semblait qu’elle et le prince étaient tous les deux des personnes qui avaient naturellement des caractéristiques qui leur étaient propres.

Je crois qu’à l’intérieur, la protagoniste avait certainement quelque chose de grand en son sein. Sans aucun doute, il y avait quelque chose en elle qui faisait reconnaître d’un coup d’œil qu’elle avait une aura différente de celui des individus normaux.

Sinon, j’étais presque sûr que le prince-héritier et les autres cibles de conquête ne se seraient jamais dirigés vers elle.

Bien qu’elle puisse paraître normale, elle, la protagoniste, avait certainement une aura unique qui l’entourait.

« Est-ce la fiancée de Son Altesse, le prince héritier ? »

Les filles entourant le prince et Jilk avaient pris de la distance plus vite que je ne pouvais le dire. Il semblait qu’elles n’étaient pas idiotes pour essayer d’être invitées juste devant la fiancée du prince.

Aucune d’elles n’avait même voulu dire un mot.

Les yeux d’Anjelica étaient un peu acérés.

« Prince héritier, Votre Altesse, j’ai quelque chose à vous dire au sujet de la cérémonie du thé en mai. Est-ce d’accord qu’on y aille ensemble ? » demanda Anjelica.

Au sein de l’académie, on disait qu’il ne fallait pas abuser de l’autorité de leur position ni du pouvoir de leurs parents, mais une telle chose n’était pas possible à arrêter dans le monde réel.

Julian poussa un petit soupir.

« Anjelica, tu agis avec force avec les personnes qui t’entourent. Ici, c’est l’académie., » déclara Julian.

« C’est vrai, je le sais. Cependant... les individus autour de vous sont assez bruyants, Votre Altesse, » déclara Anjelica.

Il n’y avait pas d’imbécile dans l’académie qui irait à l’encontre de la fille d’une famille ducale.

Les filles détournèrent maladroitement leur regard d’Anjelica.

« Je suppose que c’est la rivale de la protagoniste. J’ai l’impression que c’est une ennemie redoutable, » comme je marmonnais ça à moi-même, il restait une fille à l’endroit où la foule s’était dispersée.

J’avais plissé mes yeux en la voyant.

Si Anjelica était décrite comme une femme magnifique, alors cette fille donnait l’impression d’être une petite et mignonne personne.

C’était une fille aux cheveux blonds, aux yeux bleus, une fille d’une famille de vicomte.

Elle s’appelait Marie Fou Lafuan.

C’est quelqu’un que je n’aime pas du tout.

Je m’énervais simplement en la regardant. Pourtant, ce n’était pas un sentiment de haine, c’était quelque chose de plus complexe... Je ne pouvais pas l’exprimer en mots.

Jilk remarqua qu’elle regardait dans sa direction avec ses yeux bleus et il avertit le prince.

« Votre Altesse, » déclara-t-il.

« Hmm ? Aah, c’est Marie. Parfait, je te cherchais. Peux-tu venir par ici ? » demanda Julian.

Le prince avait souri en regardant Marie.

Les sourcils d’Anjelica bougèrent comme si elle avait eu un tic.

Quand l’un de ses partisans lui chuchota quelque chose à l’oreille, elle plissa ses sourcils avec envie.

Marie s’approcha de lui comme elle avait été appelée, et un sentiment de tension s’éleva dans l’endroit.

Il semblait que Daniel, les mains sur le ventre, voulait s’enfuir sur-le-champ.

« Ne puis-je pas rentrer chez moi ? » murmura Daniel.

Une querelle surgissait près du banc, mais nous nous démarquerions si nous nous levions et nous échappions. Raymond secoua la tête.

« Non. Il vaut mieux ne pas bouger tant que ce n’est pas fini. Tout bien considéré, c’est peut-être celle dont parlent les rumeurs, » déclara Raymond.

Des rumeurs ?

« Raymond, sais-tu qui c’est ? » demandai-je.

Comme j’étais toujours mal à l’aise avec Marie, j’avais posé des questions sur elle, et il s’était avéré qu’elle était relativement célèbre.

« Tu ne sais pas, Léon ? On a parlé d’elle. Elle, Marie avait giflé Son Altesse Julian, » déclara Raymond.

Daniel avait été surpris de l’entendre dire cela.

« ... Ça doit être un mensonge, non ? J’ai entendu dire que lorsqu’elle dînait avec un noble prestigieux, elle a commandé un steak et elle l’a mangé avec vigueur. C’est la rumeur que j’ai entendue, » déclara Daniel.

Cette fois, c’était Raymond qui avait été surpris.

« Hein ? Vraiment ? Je n’ai pas entendu parler d’une rumeur comme ça. Mais, il semblait que Julian lui avait pardonné la gifle en souriant, » déclara Raymond.

Cela s’était transformé en une conversation sur la clémence de Julian, mais cette fille Marie ne connaît-elle pas son entourage ? Et elle mange un steak comme un homme le ferait... Hmm ?

« Gifler... un steak ? » murmurai-je.

Il y avait quelque chose à ce sujet dans mes souvenirs, mais je ne m’en souvenais pas clairement.

Après ça, Marie s’adressa à Julian d’une belle voix.

« Pourriez-vous m’inviter, Votre Altesse ? » demanda Marie.

« En vérité, les garçons ont prévu d’organiser des cérémonies de thé en mai. Comme je n’ai pas vraiment envie d’en tenir une, tape-à-l’œil, j’ai prévu de n’inviter que des gens que je connaissais. Alors, je voulais aussi t’inviter, » déclara Julian.

En entendant cela, Anjelica s’y était opposée.

« Prince héritier, Votre Altesse, il y a aussi des règles pour les cérémonies du thé. Je ne dirai pas qu’il faut qu’il soit voyant, mais qu’elle ait une échelle appropriée —, » déclara Anjelica.

Cependant, Julian n’avait pas cessé.

Puis je m’étais souvenu de cette scène.

— N’était-ce pas l’événement de coercition du jeu ?

Cependant, il ne semblerait pas que la protagoniste soit ici. Quand j’essayais de trouver son visage alors que j’étais mal à l’aise, Raymond semblait s’en être rendu compte.

« Qu’est-ce que tu fais ? » demanda Raymond.

« Eh bien, il y a quelqu’un que je cherche... Est-ce que l’étudiante d’honneur est ici ? » demandai-je.

Raymond regarda de la même façon les environs, mais secoua la tête.

« Elle n’est pas là. Pour commencer, l’étudiante d’honneur ne se mélangerait pas ici. Écoute, reste calme. Tu dois réfréner à ce que tu ressens jusqu’à ce que la tempête passe, » déclara Raymond.

On ne peut pas s’échapper.

Il y avait parfois des étudiants qui essayaient d’entrer dans la cour, mais qui s’enfuyaient après avoir remarqué l’ambiance étrange. J’étais envieux envers ceux qui avaient pu s’échapper.

Le prince semblait un peu agacé en se disputant avec Anjelica.

« Ça suffit, Anjelica. Ici, c’est l’académie. Je ne suis qu’un étudiant. Tu es ma fiancée, mais ce n’est pas une raison pour que tu t’en mêles autant, » déclara Julian.

Anjelica avait reculé après avoir entendu ça.

« ... Excusez-moi pour mon manque de courtoisie, » déclara Anjelica.

En disant cela et en s’éloignant, Anjelica avait fini par regarder Marie en face avant de partir.

Les personnes qui l’entouraient se tournèrent aussi vers Marie avec un regard dur.

« Toutes mes excuses, Marie. Je t’ai fait te sentir mal, » déclara Julian.

« N-Non, je vais bien. Cependant, est-ce que je peux vraiment y participer ? » demanda Marie.

Jilk haussa les épaules en souriant.

« Son Altesse n’aime pas les formalités. Il espère une cérémonie du thé dans une ambiance légère. Il veut que tu y participes, Marie. De plus, Son Altesse n’a jamais été aussi impatiente d’inviter une femme jusqu’à maintenant, » déclara Jilk.

Jilk gloussa pendant que le prince détournait son regard dans l’embarras.

« D-De toute façon, je veux que tu participes. Bon, allons-y, Jilk, » déclara Julian.

Quand le prince et Jilk avaient commencé à bouger, leurs suiveurs étaient aussi partis. Mais eux aussi regardaient Marie avec un regard compliqué.

Daniel et Raymond avaient semblé revivre après avoir finalement été libérés de la tension, mais j’avais regardé le visage de Marie.

Ne pensant peut-être pas que quelqu’un la regardait, Marie avait négligemment laissé échapper quelque chose pendant un instant. C’était juste un moment, mais elle avait fait un petit sourire.

Après m’être détourné de Marie après avoir vu ça, je m’étais joint aux deux hommes pour quitter les lieux le plus vite possible.

 

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