Kujibiki Tokushou: Musou Haremu ken – Tome 7

***

Le Livre du Royaume de Aegina (suite)

Chapitre 180 : Entracte

Dans la banlieue de Malonei, dans le salon de ma maisonnette magique que j’avais enveloppé d’une aura de camouflage.

Hélèna et moi étions là.

« Cela signifie-t-il que ce sera notre base pendant un moment ? »

« Oui. Je suis impliqué, Delphina a déménagé. En raison de ces deux points, à la fois ma maison et la Compagnie marchande de Delphina ne peuvent plus être utilisées. »

C’est pourquoi nous avions déménagé ici.

La maisonnette magique qui pouvait être retirée librement l’aura de camouflage d’invisibilité qui ne pouvait pas être vu à moins d’avoir des pouvoirs supérieurs à l’Épée Démoniaque Éléonore.

Avec cette combinaison, on pouvait dire que c’est un endroit absolument sûr.

« Kakeru. »

« Quoi ? »

« Ce serait dangereux s’ils activaient un cercle magique de classe stratégique sur une zone approximative à l’endroit où ils pensent que nous sommes. »

« ... Je vois. Ce n’était pas parfait, hein. »

J’avais hoché la tête. C’était exactement comme Hélèna l’avait souligné.

Cette maisonnette avait la capacité d’être facilement déplaçable et d’être invisible, mais sa capacité défensive était tout juste décente.

Tout comme Hélèna l’avait dit, s’ils activaient une magie à large portée qui nous toucherait, ce serait efficace.

{Tu laisses tomber ta garde.}

« Je ferai attention... merci. »

« Tu es la bienvenue. »

Hélèna avait souri.

Et alors que je l’avais tirée vers moi et l’embrassais, la porte s’était ouverte et Sélène était entrée.

« Ah... ! »

Sélène avait été la témoin de mon amour pour Hélèna et avait rougi.

Quand j’avais libéré Hélèna, Sélène avait déclaré avec un visage rouge.

« Merci, Shou, d’avoir protégé mon père »

« Ça ne me dérange pas. Ça va être gênant s’il meurt avant que tu ne le surpasses. »

Il y avait le roi d’Aegina endormi dans la pièce d’où Sélène était sortie.

Comme Delphina était devenue une cible, il ne pouvait plus être laissé chez elle, donc je l’avais amené ici.

Je n’avais aucun intérêt avec les hommes âgés, mais le roi d’Aegina devait vivre pour accorder le souhait de Sélène, donc je l’avais amené à cet endroit qui était l’endroit le plus sûr pour le moment.

« Eh bien, nous devrions décider de ce que nous allons faire à partir de maintenant », dis-je en regardant Hélèna.

Du visage de l’une des deux fleurs jumelles de Théresia, elle était redevenue la princesse Hélèna, qui était la meilleure dans la guerre, et avait ouvert la bouche.

« Après que le Duc Therios, le Duc Annis, le Duc Gate, les soi-disant Trois Seigneurs, ont acquis une juste cause, ils ont divisé Aegina en trois parties, ont posté des soldats sur chacune d’elles, et ont établi leurs dominations »

« C’est un contrôle efficace, hein. »

« Oui. »

« Que ferons-nous avec ça ? »

« Il y a deux choses nécessaires. L’une est la force militaire. Tant que tout est essentiellement sous leurs dominations, les batailles ne peuvent être évitées. Peu importe ce que nous ferons, il faut les battre. »

« Je le sais. L’autre est ? »

Hélèna avait sorti son éventail pliant sans rien dire. C’est le nouvel éventail que je lui avais offert en cadeau il y avait un moment.

Elle avait utilisé cela et avait élégamment pointé en direction d’une pièce.

C’est la pièce d’où était venue Sélène.

« Père ? »

« Plus précisément, une cause légitime. »

« Une cause légitime ? »

Sélène avait renversé sa tête. Elle avait l’air de ne pas comprendre du tout.

« ... Quelque chose comme ça ? »

J’avais saisi légèrement Éléonore, et j’avais libéré une aura qui avait enveloppé mon corps.

J’avais imaginé l’apparence du roi Aegina au moment où je l’avais sauvé et emmené.

Et alors.

« Père !? Non, c’est Shou... pourquoi as-tu pris l’apparence de Père ? »

« Que dois-je faire avec cette apparence ? »

J’avais demandé cela à Hélèna, pas à Sélène.

« Tu as seulement besoin d’apparaître sur le champ de bataille. La Régence des Trois Seigneurs n’a de légitimité que lorsque le Roi ne peut pas appliquer sa loi. Tant que le roi agira, cette légitimité sera dissoute. »

« Je vois. »

« Cependant... tu pourrais seulement être le roi d’Aegina. Ainsi, Kakeru, tu ne peux pas te battre pendant ce temps. Il n’y a pas d’autre choix que de te laisser au quartier général. »

« ... Je vois. »

Hélèna et moi nous regardâmes, et inclinâmes la tête l’un vers l’autre.

Il n’y avait pas vraiment besoin de faire ça.

J’étais capable d’utiliser mon aura sur une autre personne. Et en fait, je l’avais aussi utilisée sur Hélèna quand nous nous étions infiltrés pour trouver des informations.

Après l’avoir utilisé pour quelqu’un d’autre, j’étais capable de maintenir leur apparence même si je m’étais éloigné d’eux.

Cela voulait dire que si je faisais cela, cela me rendait dans l’incapacité de me battre.

Mais même ainsi, la raison pour laquelle Hélèna l’avait dit était qu’elle voulait faire en sorte que Sélène se batte.

Naturellement, puisque j’étais incapable de le faire... Sélène ne pouvait que s’y préparer.

« Cela impliquait que si on le faisait ainsi, que le roi irait sur un palanquin, et que la princesse se battrait en première ligne. »

« Ce sera le meilleur moyen de gagner en légitimité, et après la bataille, Sélène obtiendrait l’autorité... sous la forme d’une Première ministre Princesse. »

« Je vois. »

Je hochai la tête et le confirmai avec Sélène.

« Es-tu d’accord avec ça ? »

« Hmm, je pense que oui. »

Sélène répondit rapidement.

Elle avait répondu brillamment, sans hésitation.

De la façon dont elle plissa les sourcils jusqu’à ce que je lui parle, il était facile de dire qu’elle n’avait rien compris la plupart du temps, mais même ainsi, elle avait dit que tout lui semblait bon.

Laissant les choses qu’elle ne comprenait pas à ceux qui le pouvaient, demandant leur aide.

Elle essayait de mettre cela en action.

C’est bon pour le moment, pensais-je, et j’avais demandé à Hélèna.

« Avec Malonei comme point de départ, où devrions-nous attaquer en premier ? »

« Hanya. »

« Tu as répondu instantanément. Pourquoi donc ? »

« Parce que c’est le champ de bataille où l’on teste la force de celui qui mène l’armée et sa force de percée, l’endroit ayant le plus de restrictions sur le terrain, en partant de Malonei. »

Elle tenait son éventail des deux mains et regarda Sélène.

C’était bien, Hélèna.

On dirait qu’elle projetait de générer de la confiance en Sélène en utilisant la première bataille.

***

Chapitre 181 : Le mouvement idéal dans la faiblesse

Il y avait une centaine d’années, il y avait eu un événement qui s’appelait la bataille de Hanya.

Il s’agissait d’une bataille qui s’était produite pendant une guerre d’invasion.

Le royaume d’Aegina à cette époque avait été envahi par d’autres royaumes, avait perdu bataille sur bataille, et il avait été susceptible d’être vaincu.

« Le Royaume tombera si cela continue », jugea le Roi de l’époque et il entama des négociations de cessez-le-feu à condition de céder la moitié du territoire du royaume.

Mais même ainsi, l’invasion de l’ennemi devait encore s’arrêter, alors le roi continua les négociations de cessez-le-feu en montrant une attitude soumise et obéissante.

Mais le Premier Prince à l’époque avait à la place refusé cela.

Affirmant qu’il n’y avait pas de raison de négocier un cessez-le-feu dans une situation où ils avaient continuellement perdu, il avait plaidé en faveur d’offrir une nouvelle résistance.

Le roi n’avait pas donné son approbation.

L’opinion du Prince fut rejetée et finalement, il fut privé de toute autorité militaire.

Le prince obéit du moins..., en surface.

Il avait obéi aux ordres du roi et fit reculer l’armée, mais d’un autre côté, il partit en « promenade », emmenant deux cents de ses subalternes directs.

L’endroit où il allait se promener était Hanya. C’était l’endroit où un million de soldats ennemis approchaient.

Hanya possédait une topographie complexe, coincé entre la route montagneuse et le lac, ce qui ne convenait pas au déploiement d’une grande armée.

En utilisant cette topographie à son maximum, le Prince annihila un million de soldats ennemis !

Ce combat où deux cents hommes avaient anéanti un million d’ennemis avait été appelé la « Bataille de Hanya », et avait été enregistré dans les annales de l’histoire.

Et à cause de cette bataille d’Hanya, le royaume ennemi avait perdu une grande partie de sa force militaire, et pour cette raison, le Prince avait fait revenir Aegina à la vie, et avait finalement gagné la guerre.

Depuis lors, la « bataille de Hanya » était devenue synonyme de bataille qui avait renversé l’infériorité numérique.

C’était l’idée d’Hélèna d’utiliser la première bataille à cet endroit, où la force individuelle affecterait fortement la bataille et donnerait confiance à Sélène.

☆☆☆

Sélène Mi Aegina avait continuellement déplacé son épée.

« Menant » 200 soldats, elle avait chargé tout en balançant son épée.

Elle ne les commandait pas. Elle les menait vers l’avant.

Elle n’avait pas la capacité de diriger d’autres personnes. La seule chose qu’elle pouvait faire était de charger en utilisant ses prouesses individuelles.

C’est pourquoi, plutôt que de dire qu’elle dirigeait 200 soldats, il était préférable de dire qu’elle était le fer de lance de 201 soldats.

La force ennemie qui était venue les intercepter comprenait un millier de soldats. C’était cinq fois plus que ceux de Sélène. Sélène n’avait pas hésité face à ce désavantage. Elle avait seulement continué à charger.

Après la légendaire « Bataille de Hanya », les mêmes 200 soldats n’étaient, bien sûr, pas la raison.

Sélène était toujours dans le royaume de l’ignorance. Il n’y avait aucun moyen pour elle de connaître la « Bataille de Hanya », la plus grande et la plus honorable bataille de ce royaume.

Ce qui donnait à Sélène de l’assurance, c’était cette existence derrière elle.

Et derrière ces 200 soldats, un homme était placé sur un palanquin.

Ce vieil homme dont l’apparence avait été soulignée jusqu’au moindre détail, avec le drapeau du Royaume d’Aegina qui s’était levé dans l’air.

Bien sûr, ce n’était pas le roi Aegina lui-même.

C’était le porteur de l’Épée Démoniaque qu’elle continuait d’appeler « Shou », c’était Kakeru Yuuki.

Il était là, à la regarder.

Ce fait avait donné du courage à Sélène, la protégeant de toutes sortes de peurs.

Elle était toujours dans le royaume de l’ignorance.

Elle ne connaissait pas l’identité du sentiment qui la faisait avancer. Elle ne savait pas que ce sentiment était communément appelé « amour ».

Elle ne le savait pas, mais ses effets avaient été fortement affichés.

Sélène avait chargé. Elle chargea plus audacieusement et plus courageusement que n’importe lequel des 201 soldats. Elle trancha plus de soldats que quiconque.

Sélène répéta les frappes hautes, les basses et les balayages qu’elle avait appris à plusieurs reprises de Nana pour vaincre l’ennemi.

Au début, elle répétait fidèlement les mouvements qu’elle avait appris, mais au fur et à mesure que la fatigue s’accumulait, ses mouvements commençaient à s’émousser, faisant s’effondrer sa forme.

Et après avoir dépassé une certaine limite, ses mouvements avaient changé.

Les humains, quand ils atteignaient un certain niveau d’épuisement, voyaient leur corps bouger de la manière la plus naturelle et la plus optimale possible.

Ce mouvement était le mouvement de « ce » qui persistait dans son esprit.

Ces mouvements qui étaient même apparus dans ses rêves.

Et ainsi, elle avait changé ses mouvements.

Des nuages ​​de sang commencèrent à danser tout autour d’elle.

☆☆☆

Je regardais le champ de bataille depuis le palanquin.

Sélène se battait vigoureusement. Bien que ce soit 200 contre 1000, avec une différence de cinq contre un, le nombre qui se faisait réellement face était exactement le même.

Hélèna avait parfaitement raison de choisir cet endroit.

Elle avait vraiment raison, mais...

« Ces mouvements... c’est un peu... »

{Kuku, tu es très aimé, hein.}

« Ah, après tout, elle copie mes mouvements. »

{Bien que sa vitesse et sa puissance manquent toutes les deux, seuls ses mouvements semblent être complètement identiques.}

Éléanore le garantissait.

C’est vrai. Sélène bougeait raidement au début, mais à mi-chemin, ses mouvements devinrent ceux qui étaient exactement les mêmes que les miens.

La façon dont elle se battait avec son épée me ressemblait vraiment. Même si c’était un peu compliqué de voir les mouvements exacts que je faisais, elle l’avait fait.

Il aurait été impossible de le copier à ce niveau si elle ne ressentait pas une forte émotion, en pensant à ça, je m’étais dit que c’était devenu intéressant.

***

Chapitre 182 : Éléanore en mode bélier

La puissance destructrice de Sélène augmentait de plus en plus après qu’elle fut devenue capable de bouger comme Kakeru, mais de l’autre côté, les soldats qu’elle dirigeait ne pouvaient pas la suivre.

Certains furent blessés, certains s’étaient mis à terre. Sur les 200 soldats de départ, ceux qui pouvaient encore se battre correctement ne représentaient que la moitié.

« Princesse, les soldats sont fatigués. Nous devrions battre en retraite temporairement. »

Un jeune soldat, un homme qui était un commandant avait conseillé ça à Sélène.

Sélène répondit sans délai.

« Compris ! Que devrais-je faire ? »

« Eh ? »

« Je ne connais pas le moyen de battre en retraite. Qu’est-ce que je dois faire ? »

Sélène s’était contentée de charger et de frapper les soldats face à elle en avançant.

Le soldat qui l’avait conseillé avait été surpris. Il était l’un des rares hommes parmi les 200 qui connaissait la Sélène du passé.

Il ne pensait pas que sa suggestion serait approuvée, ni n’imaginait qu’on lui demanderait plutôt conseil.

« Quoi ? Devrais-je continuer à avancer comme ça ? »

« Eh ? Non ! Sonnez le gong pour le retrait. Leur camp a le plus de victimes, alors ils devraient se retirer si nous nous retirons. »

« Alors, je vous laisse vous en occuper. »

« D’accord ! »

Le soldat avait transmis l’ordre de Sélène.

Le gong pour le retrait avait été sonné bruyamment et les deux armées s’étaient retirées.

☆☆☆

La nuit, dans le camp de la périphérie de Hanya, à l’intérieur de la Maisonnette Magique gardée par les soldats.

Je faisais face à Sélène.

« C-Comment c’était ? »

« Pour ta première bataille... non, tu étais plutôt bonne. »

« Vraiment !? »

« Leurs soldats étaient plus que qualifiés, mais ils ont plus de victimes. Ta percée centrale a rendu cela possible. »

« E-est-ce vrai ? »

{Le moment du repli était aussi très bon. La rapidité de la prise de décision de la retraite au moment où l’élan de la bataille a commencé à changer était brillante. La décision de se retirer immédiatement avec cet avantage n’existe pas beaucoup dans mes souvenirs.}

« ... voilà ce qu’elle a dit. »

L’évaluation d’Éléanore était assez élevée, alors je l’avais répété exactement à Sélène.

« C’est parce que je ne le savais pas. »

« Hein ? »

« Quelqu’un m’a dit qu’il valait mieux se retirer parce que les soldats étaient fatigués, mais je ne savais pas s’ils étaient fatigués ou pas. Je ne savais pas, alors j’avais juste suivi le conseil. Tout comme Shou m’avait dit. »

« Je vois. »

{Cette fille, elle pousse tout aux extrêmes. Intéressant.}

Je pouvais sentir qu’Éléanore l’appréciait vraiment.

J’étais d’accord. Elle était intéressante, Sélène.

« Une personne change vraiment quand elle le désire. »

« Eh ? Q-Quoi ? »

« Ce n’est rien. »

« Eh bien, que dois-je faire à partir de maintenant ? »

À l’intérieur du Maisonnette Magique, devant la table avec du sable placée dans le salon.

J’avais placé du pouvoir magique en eux, et cela avait fini par montrer les environs autour d’Hanya et montrait la force militaire des deux camps en même temps.

L’ennemi avait été réduit à un certain niveau avec l’avantage d’aujourd’hui, mais si cela continue, il faudrait du temps pour les vaincre.

{Kakeru~}

Passant à travers le plafond, les servantes fantômes Tania et Peggy étaient arrivées.

Après que Sélène se soit retirée, je les avais envoyées pour la reconnaissance.

« Comment était-ce ? »

{Comme Kakeru l’a dit, ils prévoient de se maintenir à Hanya}

« Comme je l’avais pensé, hein. »

{Qu’est ce que tu vas faire ? Si cela se transforme en une bataille à long terme, les renforts viendront et notre camp sera attaqué des deux côtés. Si nous recevons une attaque en tenaille dans ce terrain étroit, ce serait dévastateur.}

« Nous devrions juste y mettre fin avant que cela n’arrive. »

{Vas-tu sur les lignes de front à la place ?}

« Je ne voulais pas dire ça. »

C’était une bataille permettant à Sélène d’engranger de la confiance. Il n’y aura aucun sens si j’entrais dans la mêlée.

Et aussi, je pensais maintenant que je voulais en voir plus.

Je voulais voir Sélène se battre instinctivement comme je le faisais encore une fois.

{Que feras-tu, alors ?}

« Sélène »

« Hmm, quoi ? »

« Tu vas réattaquer demain, d’accord. »

« Hmm ! Devrais-je le faire comme je l’ai fait aujourd’hui ? »

« Non. »

J’avais soulevé le coin de mes lèvres.

« Tu chargeras après que j’aie lancé la première attaque. »

☆☆☆

Le lendemain, avec Sélène et les soldats marchaient.

Après une nuit de repos et les premiers secours, 90 % des soldats avaient pu se battre à nouveau.

Mais, l’ennemi ne sortait pas.

Après la « bataille de Hanya », Hanya avait été transformée en forteresse.

Cela avait été transformé en une forteresse afin que, tout comme le prince à l’époque, un héros conduise ses camarades à contre-attaquer avec cet endroit comme point de départ.

Hélèna avait dit que c’était une sorte de propagande.

Peu importe ce qui arriverait au royaume, tant que cet endroit était tenu, les habitants du royaume qui croyaient en la légende continueront à avoir de l’espoir.

Afin de maintenir cela, ils l’avaient transformé en forteresse.

Les soldats qui étaient sortis hier se cachaient dans la forteresse aujourd’hui.

{Kuku, ça ressemble vraiment à une forteresse bien fortifiée, voilà à quoi cela ressemble.}

« Oui. »

{Et donc ? Qu’est ce que tu comptes faire ?}

« Je vais te jeter. »

{... Euh ?}

Était-ce inattendu ? Éléanore avait fait entendre une voix stupéfaite.

« Ne m’as-tu pas dit il y a quelques jours de ne pas te jeter ? Mais je devrais te lancer à pleine puissance si j’insiste vraiment. »

{O-Oui.}

« Mais je vais te jetter avec toute ma force. »

J’avais envoyé le signal.

J’avais fait ouvrir un chemin à Sélène et les soldats.

Il n’y avait plus d’obstacle entre moi et la forteresse de Hanya.

J’avais tenu Éléanore avec une prise inverse et j’avais pris la posture d’un lanceur.

J’avais pris une profonde respiration... et j’avais expiré.

« Haaaaaaaaaa !! »

J’avais libéré une aura, enveloppant Éléanore.

L’apparence de l’Épée Démoniaque avait changé, devenant d’une énorme épée plus longue que la taille d’un homme à dix fois la taille d’un homme.

{H-Hey, toi, ne me dis pas...}

Avec un cri, j’avais lancé Éléanore qui était devenue aussi grosse qu’un camion.

L’Éléonore géante avait volé en faisant rugir le vent.

Et... elle avait percé à travers la forteresse.

Des sons d’explosions assourdissants avaient été créés et le sol avait tremblé, ce qui avait fait que les soldats avaient à peine pu se tenir debout.

Après que tout se fut calmé, il était visible qu’un trou avait été créé dans la forteresse.

Un trou géant, comme s’il avait été touché par un missile.

« O-Oh mon dieu... ! »

« Quel monstre... ! »

« I-incroyable ! »

Les soldats avaient été étonnés. Ils m’avaient regardé et leurs mâchoires semblaient vouloir tomber.

Et en leur sein, une seule personne n’avait pas été surprise et avait immédiatement bougé.

Sélène Mi Aegina.

Et elle seule ne s’était pas arrêtée, et comme nous l’avions prévu, elle avait chargé dès que j’avais terminé mon attaque.

Quelle fille intéressante !

***

Chapitre 183 : La bataille d’Hanya, second volet

Après plusieurs assauts, Hanya était tombée.

Hanya avait perdu sa fonction de forteresse avec l’attaque d’Éléanore et la bataille s’était transformée en une mêlée.

Il y avait toujours une différence entre le nombre de soldats, mais les attaques lors de la charge de Sélène avaient permis de surmonter ce problème.

Leur camp avait complètement perdu la volonté de se battre après que nos soldats aient surgi dans le trou ouvert de Hanya et ils étaient tombés dans une déroute totale.

Mis à part les quelques soldats qui s’étaient rendus, les autres s’étaient retirés de Hanya.

Et Sélène avait également essayé de poursuivre les fugitifs.

Charger, charger et charger.

Comme si c’était la seule chose qu’elle pouvait faire, Sélène avait essayé d’exécuter fidèlement cette action.

« Ne les poursuis pas, Sélène ! »

J’avais crié et l’avais arrêtée.

Ma voix multipliée par 777x traversa le champ de bataille et atteignit ses oreilles.

Sélène s’arrêta d’un seul coup.

J’étais sorti du palanquin et je m’étais tenu devant elle.

J’avais enlevé l’aura avec laquelle je m’étais vêtu et j’étais revenu à mon apparence du roi d’Aegina.

« Bon travail. Cela suffit. »

« N’avais-je pas besoin de courir après eux ? »

« Certains devraient être laissés en tant que messager. Afin qu’ils sachent exactement ce qui s’est passé, que nos troupes sont menées par le roi d’Aegina. »

« D’accord, j’ai compris. »

Sélène hocha docilement la tête. C’était exactement le contraire de tout à l’heure.

Elle rengaina son épée et soupira.

Était-ce de la fatigue physique ou sa tension qui s’était relâchée, car Sélène tituba.

Je l’avais attrapée dans mes bras alors qu’elle était sur le point de tomber.

« Merci... ah ! »

Sélène dans la panique m’avait repoussée.

Elle était sortie de mon étreinte en un coup, mais elle tituba et tomba dans mes bras à la fin.

« Quel est le problème ? »

« Parce que, Shou est, euh... cette personne... »

« Hein ? »

Cette personne ? Qui ?

... Ahh, Hélèna, hein.

Sélène m’appelait toujours Shou.

C’était parce que je m’étais déguisé en utilisant mon aura quand j’étais apparu pour la première fois devant elle.

À ce moment-là, je portais Hélèna à mes côtés et j’avais balancé l’Épée Démoniaque.

Je vois, Sélène avait été charmée par ça.

Je l’avais tenu dans mes bras avec plus de force.

« Bon travail. »

« ... oui »

Les joues de Sélène rougirent et elle me regarda timidement.

Et, elle avait placé son front contre ma poitrine.

Comme c’est mignon ! Peut-être que je devrais la récompenser un peu plus... mais alors que je pensais à ça.

Le corps de Sélène l’avait trahie.

Elle s’effondra comme une marionnette dont les ficelles avaient été coupées.

Je l’avais attrapée dans mes bras et avais jeté un coup d’œil à son visage.

Ses yeux étaient fermés, elle semblait endormie.

« Tu es épuisée, hein... bon travail. »

Il semblerait que ma récompense sera pour la prochaine fois.

Je l’avais portée et j’avais fait surgir la Maisonnette Magique.

Je la laissais se reposer à l’intérieur.

Quand j’étais sorti, un soldat attendait.

C’était un soldat, mais il m’était familier.

J’avais enlevé l’aura que je lui avais appliquée.

Le soldat s’était alors transformé en une femme.

De ma troupe d’esclaves, elle était la deuxième chef de peloton, Neora Comenena.

J’avais utilisé mon aura pour changer son apparence et je l’avais fait se mêler aux soldats de Sélène.

« Bon travail. Tu as été excellente. »

« Est-ce que c’était bien ? »

« Je regardais de loin. Bon travail pour avoir rassemblé les soldats devant Sélène comme je te l’avais demandé »

« D’accord... »

Neora baissait un peu les yeux, mais elle avait l’air heureuse.

Afin de laisser Sélène prendre confiance, il était nécessaire de faire un mur aussi épais que possible pour qu’elle puisse le percer.

En plus de cela, un mur qui ne serait pas affaibli.

C’était très facile pour moi ou pour Nana, et pour mes autres femmes capables de faire aligner des soldats affaiblis devant Sélène. C’était assez facile de les contenir tant que les adversaires étaient seulement de simples soldats.

Cependant, même si c’était comme ça, cela n’aurait pas de sens. Il était important d’aligner autant que possible des soldats ennemis non blessés devant elle.

C’était la tâche de Neora. Elle avait une compétence mystérieuse. Elle pouvait utiliser une technique qui renvoyait la force de son adversaire contre eux et la guidera dans la direction qu’elle souhaitait.

Même moi j’avais perdu mon équilibre quand je l’avais vu pour la première fois.

J’avais utilisé ça.

J’avais déguisé Neora et la fis passer aux côtés de Sélène.

Et en utilisant cette compétence, elle avait guidé les soldats vers Sélène sans se blesser.

Elle avait envoyé soldats après soldats sans s’arrêter vers elle.

Elle avait continué à guider les soldats ennemis afin que Sélène ait besoin de se battre contre eux sans arrêt.

Et Sélène avait tué tous ces soldats ennemis.

Elle avait traversé un épais mur de soldats ennemis, qui était bien plus épais que la normale en utilisant seulement ses propres compétences.

Je ne lui avais pas donné un seul coup de main. Cela m’avait fait vraiment plaisir.

Ce bonheur s’était complètement transformé en exaltation.

J’avais donné des ordres au soldat voisin.

Ce n’était pas l’un de mes soldats esclaves ni l’une de mes femmes. J’avais ordonné à ce soldat ordinaire de contacter Delphina pour lui dire d’occuper Hanya.

Et, je m’étais tourné vers Neora.

« Neora, es-tu fatiguée ? »

« Pas du tout. Je vais bien. »

« Je vois. Alors, j’ai un autre travail pour toi. »

« Oui ! S’il vous plaît, demandez-moi n’importe quoi ! »

Neora avait répondu avec un salut de soldat, exactement comme les autres soldates d’esclave.

« Pas ça. Accompagne-moi. »

« Seigneur Kakeru... ah... ! »

Neora réalisait le sens de ce que je disais et rougit.

« Quelle fille mignonne ! »

J’enroulai mes bras autour du dos et des genoux de Neora et la portais dans une autre pièce à l’intérieur de la maisonnette magique.

Je l’avais aimée sur le lit afin de faire du mieux possible mon travail.

La nuit, à la périphérie de Hanya.

J’avais sorti Éléanore qui avait été enterrée dans le sol.

J’étais à un kilomètre de Hanya. Après que l’attaque de javelot ait percé la forteresse, elle avait continué à voler sur un autre kilomètre.

{Tu es en retard. Que faisais-tu en me laissant ici ?}

« J’ai fait l’amour avec Neora. »

{Je ne sais pas si tu es surprotecteur ou un éducateur spartiate.}

« Qui sait ? Mais, il n’y a qu’une seule chose que je peux dire. »

{Quoi ?}

« Est-ce que Sélène est devenue une femme plus capable ? »

{Je ferai aussi une prédiction.}

« Hum ? »

{Après que toi et tes femmes serez partis, ce monde sera en enfer. Les rebondissements surviennent toujours après une période dorée.}

C’est comme ça, hein.

« Eh bien, ça n’a pas d’importance maintenant. Occupons-nous seulement de ce qui est en face de moi. »

{Je vois, qu’est-ce qu’il y a devant toi, hein.}

J’avais regardé loin devant.

À l’horizon dans l’obscurité de la nuit. Je pouvais voir une légère fumée de sable.

« Comme je l’avais pensé. Ils avaient lancé une attaque de nuit, hein. »

{Bien sûr qu’ils le feraient. Si tu regardes nos chiffres, il est normal qu’ils contre-attaquent pendant que nous reconstruisons notre force.}

« Combien y en a-t-il ? »

{Plus ou moins, aux environs 3000. Ahh, je vais aussi ajouter ceci. Je pense que cette attaque de nuit inclut aussi une attaque de poursuite.}

« Je vois. »

J’avais brandi Éléanore.

C’est intéressant, une force ennemie bien préparée de 3000 soldats venait. C’était normal de reprendre immédiatement ce qui vous avait été volé.

Mais tant pis, vous ne passerez pas ici.

{Hmm. Je comprends maintenant. Après tout, tu es surprotecteur.}

« ... »

{Après tout, tu irais seul contre une armée de 3000 soldats juste pour la sécurité de deux femmes.}

J’avais donné un léger coup avec un doigt à Éléanore qui avait dit cela avec plaisir.

C’était exactement comme elle l’avait dit, mais c’était toujours ennuyant de l’entendre d’elle.

« Tu ne veux pas ? »

{Pas du tout ? Je n’ai pas de plaintes tant que tu m’utilises avec toute ta force.}

« Quelle femme simple, tu es »

{Kukuku, c’est exactement ça. Je ne suis rien d’autre qu’une simple femme pour toi.}

Éléanore riait encore plus joyeusement.

Cette fille, elle était aussi une femme capable. Cependant, je ne le lui dirais pas.

J’avais saisi fermement sa poignée et pris une profonde inspiration.

J’avais aiguisé mes yeux et je regardais l’ennemi en face de moi.

« Allons-y. »

{Hmm}

La bataille d’Hanya, deuxième partie.

La bataille qui avait rendu Éléonore satisfaite s’était terminée pendant la nuit sans qu’on le sache.

Pas même Sélène ni Neora ne l’avait su à ce moment-là.

Elles avaient ainsi pu se reposer en paix, pour se préparer au prochain combat.

***

Chapitre 184 : Crois en moi

Dans l’armée du royaume d’Égine, les troupes de Sélène. Ce qui était à l’origine 200 hommes était devenu 500 après avoir pris les soldats qui pouvaient se déplacer à Hanya.

Sélène était sortie avec ces 500 soldats.

Son adversaire se trouvait être une armée de 2000 hommes sous les bannières de l’un des trois ducs, le Duc Therios.

Avec une telle différence de nombre, il suffisait de capturer la forteresse par le trou béant à l’entrée.

Mais Sélène les avait interceptés de front.

Avec Neora que j’avais placée à côté d’elle, contrôlant les vagues de soldats ennemis vers Sélène qui menait son armée depuis l’avant, il était naturel qu’une montagne de cadavres se soit accumulée devant elle.

Et je regardais ça de mon palanquin.

{Elle est sur le point de changer.}

« ... »

Peu de temps après Éléanore ait dit cela, les actions de Sélène avaient changé.

Elle était passée des mouvements qu’elle avait appris lors de ces nombreux entraînements, aux mouvements les plus idéaux pour elle-même.

Et cela ressemblait beaucoup à la façon dont je bougeais.

En regardant d’ici, j’avais presque senti qu’il y avait un autre moi qui bougeait là-bas.

Et après un moment après que les mouvements de Sélène aient changé...

{Le moral s’est renforcé.}

« Oui. »

À cause du changement dans les mouvements de leur commandant, le moral des soldats était en plein essor.

Les autres soldats avaient commencé à submerger l’ennemi, et ce n’était pas seulement ceux se trouvant à côté de Sélène.

Éléanore et moi étions complètement dans une ambiance alors que nous observions tout ça.

{Au fait.}

« Hein ? »

{Sais-tu la manière dont certains soldats capturés l’appellent ?}

« Sélène ? Qu’est-ce que c’est ? »

{Ils l’appellent la Servante du Roi des Démons}, Éléanore riait avec joie dans ma tête.

« La Servante du Roi des Démons ? Qu’est ce que c’est que ce truc ? »

{Il semblerait que cela avait été commencé par quelqu’un qui t’a rencontré sur le champ de bataille.}

« Servante du Roi des Démons parce qu’elle se déplace presque de la même manière que moi hein... et je suis le roi des démons ? »

{Kuku, tu n’aimes pas ?}

« Vraiment ? Roi des Démons ? Quand est-ce que j’avais commencé à évoluer vers quelque chose comme ça ? »

{C’est un nom infâme qui convient bien à un humain qui a exterminé une armée de 3000 soldats sans en laisser un seul vivant. Et c’est d’autant plus vrai, puisque tu manies une Épée Démoniaque}

« Amusant »

{Eh bien, le porteur d’Épée Démoniaque est plus célèbre, donc ça ne changera peut-être pas. Mais... kukuku, pauvre fille. Il n’y a probablement aucun doute que son nom infâme serait celui de Servante du Roi des Démons.}

« Je devrais le lui dire plus tard. Elle pourrait aimer. »

{Cependant... on la changerait vraiment si on le fait, hein.}

« Hein ? »

{Cette jeune fille, elle était juste une fille arrogante et égoïste il y a peu de temps, mais elle est maintenant une épéiste décente.}

« Elle avait le talent pour ça. »

{Et la chance aussi.}

« Sa volonté est aussi assez forte. C’est la chose la plus importante. »

{La seule chose qui reste est d’élever sa confiance.}

J’étais d’accord avec Éléanore.

En regardant, j’avais vu que l’armée de Therios avait commencé à battre en retraite avec un nombre incroyable de victimes.

 

☆☆☆

 

À l’intérieur du cottage magique. Je me trouvais avec Hélèna et Sélène.

Hélèna faisait un regard gracieux, mais calme.

Comparée à cela, Sélène affichait une expression timide et nerveuse.

C’est bien qu’elle ne soit pas aussi arrogante et égoïste qu’avant, mais c’était aussi troublant qu’elle soit aussi timide.

J’avais écouté Hélèna en pensant à un moyen de m’en occuper.

« Le roi d’Aegina s’est levé pour vaincre les rebelles et celui qui dirige son armée est la princesse Sélène. Ces deux rumeurs se sont répandues dans tout le royaume d’Aegina et avec la famille royale légitime comme adversaire, la régence des Trois Seigneurs a perdu sa juste cause, et leurs soldats sont très inquiets. »

« Cela signifie que cette guerre est sur le point de se terminer. »

« Non, il semblerait que les trois ducs prétendent que le roi et la princesse sont des imposteurs. »

« Ils prévoient de résister jusqu’à la fin, hein. »

« Après tout, ils sont sûrs que Père est un imposteur. »

« Hmm. »

Bien que le roi d’Aegina soit vivant, il n’était pas différent d’un mort.

Non seulement il n’y avait aucun moyen de le guérir, mais il n’y avait aucun signe de réveil.

Selon Althea, une telle maladie ne pouvait être guérie par personne.

Les trois ducs le savaient, c’était pourquoi ils savaient aussi que le roi apparu sur le champ de bataille était un imposteur.

« Peu importe ce qu’ils prétendent, quand le roi... »

Hélèna m’avait jeté un coup d’œil.

« ... retournera à la capitale royale, et se montre aux gens, et tout finira. »

« Je suis d’accord... Hm, la capitale royale ? »

« Qu’est-ce qu’il y a, Kakeru ? »

« ... »

Il y avait quelque chose, quelque chose qui était juste présent sur le bout de ma langue.

En entendant le mot « capitale royale », j’avais l’impression de pouvoir me rappeler de quelque chose.

J’y avais profondément réfléchi, à cette chose qui était juste au bout de ma langue.

{As-tu besoin de mon aide ?}

« Comment une Épée Démoniaque m’aiderait-elle à me souvenir d’une Épée Démoniaque ? »

« Kakeru ? »

« Hélèna, tu te souviens de l’affaire avec Iris ? »

« Iris ? »

« L’Épée Démoniaque Xiphos »

« Oui, cette Épée Démoniaque que les légendes décrivent comme étant à l’origine une épée unique. C’était tout simplement dû au fait que Mercury et Aegina en avaient une chacun, n’est-ce pas ? »

« Où est-elle ? »

« Si j’ai raison, elle est dans le harem du roi. »

« Où est le harem du roi ? », demandais-je à Sélène cette fois.

« Je le sais ! Le harem de père, n’est-ce pas ? Il est dans le palais d’été. »

« Cet endroit. Hmm... »

J’étais passé par là avant.

Très bien, je devrais y aller.

Je devrais aller chercher Xiphos dans le Palais d’Été.

« Que comptes-tu faire avec Xiphos ? »

« Je vais aller la chercher et la donner à Sélène. Ce serait maintenant le meilleur pour elle. »

Un éclair illumina les yeux d’Hélèna. Elle avait réagi comme si elle connaissait le nom infâme, Servante du Roi des Démons.

Et puis, elle ajouta avec un visage sérieux.

« Je suis complètement d’accord. Bien qu’il s’agisse d’une Épée Démoniaque, Xiphos est le trésor national d’Aegina. Avec une princesse qui mène une armée la portant sur le champ de bataille, ce serait un très grand symbole. »

« Je vois. Je ne pensais pas aussi loin. »

Tout ce à quoi je pensais, c’était d’élever la confiance de Sélène, c’est pourquoi je m’étais demandé quelle serait la meilleure façon de lui donner le nom tristement célèbre de Servante du Roi des Démons.

Maintenant que c’était mentionné, c’était aussi un bon symbole. En raison de cela, cela devenait très important pour moi d’aller la prendre.

« Euh... Shou ? »

« Oui ? »

« Même une personne stupide comme moi le sait. Xiphos est dangereux non ? J’ai entendu dire qu’elle possédait le cœur des gens. Est-ce bon pour une personne telle que moi ? ... »

« Tu le peux, si c’est le toi actuel. »

« Mais... »

« Sélène »

J’avais appelé son nom et l’avais regardé droit dans les yeux.

Sélène haleta et fit paraître son corps plus petit.

Je lui avais dit tout en la regardant, avec une voix forte et claire.

« Crois-moi, à moi qui crois en toi. »

Les yeux de Sélène s’élargirent, et lentement, elle hocha la tête.

***

Chapitre 185 : Lavage de cerveau

J’avais regardé Sélène quitter avec son armée le sommet d’une colline.

Ils avaient quitté Hanya, marchant vers une ville appelée Amphis.

Il s’agissait d’une ville qui fournissait des provisions et des marchandises à la forteresse d’Hanya. Bien que la ville elle-même n’avait pas de spécialités, on pouvait clairement voir comment elle construisait et entretenait ses routes menant à Hanya.

« Partons-nous d’ici ? »

{Hmm.}

J’avais sorti ma plume de téléportation et je m’étais téléporté dans un endroit que j’avais déjà visité.

Il s’agissait de la capitale royale Rethim, le palais d’été.

Il s’agissait de l’un des endroits où j’avais rendu visite à Sélène et Hélèna.

« Hya ! Q-Qui... »

J’avais croisé la femme de chambre que j’avais rencontrée immédiatement après être apparu dans le jardin du palais et lui posais mon épée à son cou.

La femme de chambre s’était évanouie et s’était effondrée sur le sol. Je l’avais serrée dans mes bras, avant de la cacher dans les buissons.

{Pourquoi la caches-tu là ? Envisages-tu de la ramener à la maison pour plus tard ?}

« Il y aurait de l’agitation si quelqu’un la trouvait étendue par terre, n’est-ce pas ? Je n’aime pas causer des troubles avant d’avoir Xiphos. »

{Je vois.}

Éléanore était convaincue.

J’avais libéré mon aura et je m’en étais enveloppé.

C’était une aura qui me rendait invisible aux autres.

Tant que j’en étais enveloppé, personne ne pouvait me voir à moins d’avoir le même niveau de pouvoir qu’Éléanore..., bref, c’était presque impossible de me voir.

« Je pensais à quelque chose à l’instant »

{Umu?}

« Par rapport à ça, Hikari peut-elle voir à travers ? »

{Oh chéri, tu t’inquiètes pour la fille qui se marie maintenant ?}

J’avais donné un léger coup à Éléanore qui faisait des blagues imprudentes.

« Je ne parle pas de ça maintenant. »

{Kuku. Ne t’inquiète pas. Il faudrait à Hikari cent ans avant qu’elle atteigne un niveau plus proche du mien.}

Ce n’est pas comme si j’étais inquiet, mais... je vois.

Eh bien, je devrais commencer à agir maintenant.

« Éléanore, où est Xiphos ? Peux-tu sentir où elle se trouve ? »

{J’essaie depuis notre arrivée, mais je ne peux pas la trouver. C’est soit scellé, soit elle n’est plus là}

« Peux-tu vérifier lequel c’est ? »

{ ... Prête-moi ton pouvoir.}

« Mon pouvoir ? »

{Je parle de ce pouvoir, cette capacité de prêt de tes capacités.}

« Ahh ! Ça, oui. D’accord, que dois-je te prêter ? »

{Ta vision.}

« Tu vas la chercher littéralement ? »

Je l’avais trouvée un peu surprenante et drôle.

« Prêt de ma vision à Éléanore. »

Vision accrue sera prêtée à l’épée démonique Éléanore. Temps restant : 4 minutes 59 secondes.

Au moment où je la lui avais prêtée, je pouvais sentir un changement évident dans ma vue.

J’avais l’impression que le monde avait l’air aussi mauvais que dans mon monde précédent.

{Je l’ai trouvée}

« C’est rapide. Où est-ce ? »

Une carte était apparue dans ma tête après que je lui avais demandé.

Il s’agissait de la carte de l’intérieur du palais. On dirait que c’est un peu éloigné d’ici, au fond du palais.

Je m’étais dirigé dans cette direction.

Enveloppé de l’aura d’invisibilité, en passant par des gardes et des servantes, j’étais allé tout droit vers la destination.

{Toutefois.}

« Hein ? »

{En incluant cet épisode à Siracuza, tu as vraiment une telle façon de faire les choses. Si tu m’utilises... si tu m’utilises avec Hikari, tu peux tout finir en quelques instants juste en frappant avec tes épées.}

« Si je fais ça, ça n’aidera pas Sélène, correct ? »

{C’est pourquoi je dis que c’est un moyen détourné.}

Je le pense aussi.

J’avais continué à avancer en discutant de choses sans importance avec Éléanore. Au fond du Palais d’Été. Je m’étais avancé assez profondément pour que les bruits ne puissent pas être entendus à l’extérieur même s’il y avait de l’agitation.

J’avais cessé de croiser qui que ce soit et l’air autour de moi avait commencé à me faire sentir frigorifier avant que je ne m’immobilise pendant un moment.

{Cela ressemble plus à une prison qu’à un quartier de palais.}

« Dieu merci, je n’avais pas laissé Iris se marier ici. »

{Je suis d’accord. Cet endroit ne correspond pas à cette fille}

Puis, avançant plus profondément, j’étais arrivé devant une énorme porte.

C’était une porte massive avec l’emblème du royaume d’Aegina.

« C’est ici, hein... »

J’avais touché la porte, et des étincelles se dispersèrent.

{Je t’ai dit que c’était scellé.}

« C’est de ma faute, j’avais oublié. Que devrais-je faire ? »

{Tu as seulement besoin de m’utiliser et de le frapper, mais avec toute ta force}

Comme je le pensais, le sceau était très puissant, mais j’avais remarqué que ce n’était plus comme avant. Depuis que je m’étais connecté à Éléanore, je pouvais sentir ses émotions. Cette fille, elle voulait seulement être utilisée à pleine puissance rien que pour briser le sceau.

Depuis cette nuit, quand nous avions regardé le ciel étoilé pendant la guerre à Siracuza, elle avait commencé à souhaiter en avoir plus de ces choses-là. Et bien sûr, il n’y a aucune raison pour moi de le lui refuser. J’avais dégainé Éléanore et pris position.

« Allons-y. »

{Hmm.}

Je m’étais avancé et j’avais fait basculer Éléanore.

Alors que je faisais ça, j’avais ressenti une petite résistance de la barrière, mais elle avait facilement disparu avec Éléanore et toute ma puissance.

Un trou avait été créé qui permettait à une seule personne sur le mur.

J’étais entré et j’avais vu un autel.

Il s’agissait d’un autel qui ressemblait à celui que j’avais vu dans Mercury.

Une épée avait été placée sur cet autel.

L’Épée Démoniaque pour laquelle j’étais venu, Xiphos.

« Nous l’avons trouvé. »

{Que vas-tu faire ensuite ?}

« Avant ça, il y a quelque chose que je dois faire. »

J’avais trouvé une statue de pierre derrière l’autel où se trouvait Xiphos.

C’était une statue de pierre deux fois plus grande qu’un homme adulte, et elle portait une épée qui ressemblait à Xiphos.

Il avait commencé à bouger. Ses yeux me regardaient avec une lumière rouge qui brillait.

... un gardien.

« Je vais l’attaquer à pleine puissance. »

La lame d’Éléanore avait été traversée par des vagues de lumières.

Je pensais avoir entendu des mots comme « est-ce un adversaire digne de moi ? »

Ce n’était pas comme si j’avais entendu une voix ou écouté de tels mots. C’était juste ce que je ressentais plus tôt.

Le fait de connaître les émotions sans paroles d’Éléanore me faisait me sentir un peu bizarre alors que j’avais chargé la statue de pierre.

Je l’avais frappée avec Éléanore !

J’avais divisé la statue de pierre en deux.

« Juste ça ? »

{On dirait que ce n’est pas fini.}

« Elle se régénère, hein. »

La statue de pierre qui avait été coupée en deux se leva. L’endroit où je l’avais coupé se recollait.

Et enfin, elle était revenue à la normale, comme si rien ne lui était arrivé.

{Kuku, c’est une capacité de régénération formidable.}

*Zut !*

La statue de pierre avait frappé avec son épée de pierre. Le sol s’était fendu et avait explosé.

« Ça avait l’air assez puissant. »

{C’est vraiment formidable !}

« Ça avait l’air formidable. »

Cependant, je ne le pensais pas du tout. C’était uniquement une simple conversation avec Éléanore.

Cette fois, j’avais libéré une rafale d’attaques et hachais la statue de pierre en morceaux. Cela l’avait réduit en poudre qui s’était répandue dans le sol.

Cependant, elle avait immédiatement commencé à bouger, se rassemblant et revenant à la normale.

« Qu’est-ce que c’est ça ? Je pense que j’ai rencontré ce type d’ennemis avant. »

{Tu veux parler de ce seigneur de la vallée ?}

« Ahh, Orycuto. Oui, cette chose lui ressemble. »

Orycuto, le monstre de pierre qui vivait dans la vallée Orycudite. Sa caractéristique était qu’il était probablement immortel. Il se régénérerait, peu importe combien de fois il était détruit et réduit en poussière.

J’avais continué mes attaques avec Éléanore. Cette fois, je l’avais coupée en quatre avec une frappe multiple.

La statue de pierre se régénérait. Il avait combiné ses quatre parties coupées.

Il s’était régénéré normalement, mais...

« La vitesse de régénération est plus lente qu’avant. »

{Ce n’est pas aussi fort que Orycuto, hein}

« Comme c’est comme ça, ce que je dois faire est évident. »

J’avais cassé la statue de pierre.

Elle s’était régénérée, mais je l’avais cassé de nouveau.

Après la régénération, je l’avais complètement écrasée.

La vitesse de régénération de la statue de pierre diminuait chaque fois que je la détruisais.

Au début, elle se régénérait complètement au bout de dix secondes. Cela lui avait pris ensuite une minute, puis cinq minutes.

Et finalement, elle avait cessé de se régénérer même après que nous ayons attendu dix minutes.

J’avais regardé la statue de pierre, non, le tas de pierres, avec Éléanore dans ma main.

Le gardien était vaincu. C’était au tour de Xiphos.

Xiphos rayonnait. Elle rayonnait comme Mercury.

{Et alors ? Qu’est ce que tu vas faire ?}

« Te rappelles-tu ce que nous avons fait quand nous avons quitté Rethim avant ? »

{Au moment où nous avons pris le roi d’ici ?}

« C’est vrai. Je vais faire la même chose qu’à ce moment-là. »

{À ce moment-là ? ... ah !}

Elle s’était finalement souvenue.

C’était vrai. À ce moment-là, j’avais libéré plus de pouvoirs que ma limite alors que j’avais fait surgir l’aura d’Éléanore et je l’avais répandue dans la capitale royale.

L’effet secondaire était qu’à ce moment-là cela avait fait rajeunir Éléanore.

{C’était...}

« Je ferai ça avec Xiphos. Je vais le subjuguer en utilisant tes pouvoirs. »

{ ... Hou}

Éléanore qui semblait rougir tout en étant énervé. Elle commençait à avoir l’air de s’amuser.

{Tu es en train de vouloir laver le cerveau de Xiphos, et non celui du roi}

« C’est vrai. »

{Bien. Essaye de le faire.}

J’avais approché Xiphos en tenant Éléanore.

Elle avait rayonné avec plus de force. La lumière qu’elle dégageait de sa lame commençait à paraître plus sinistre.

C’était exactement comme toutes les Épées Démoniaques.

Cependant... de son côté, c’était beaucoup plus faible qu’Éléanore.

J’avais libéré l’aura et enveloppais Xiphos.

J’avais ressenti de la résistance, mais je m’en fichais et j’avais tout simplement étouffé ce qui était devant moi.

C’était comme l’élimination d’un chien enragé en écrasant sa tête contre le sol.

J’avais corrompu cette épée Démoniaque Xiphos enragée avec l’aura d’Éléanore.

Et ce qui en était né, c’était une personnalité pure, honnête et enfantine.

***

Chapitre 186 : L’Épée Sainte et la Princesse

J’avais attrapé Xiphos.

* Dokun ! ... *

Bien qu’elle soit incomparablement plus faible que ce que je ressentais auparavant, il avait certainement des pulsations.

Elle ressemblait à une enfant effrayée qui venait d’être punie.

Il ne devrait pas y avoir de problème même si je la donnais à Sélène.

{C’est trop absurde que je ne puisse même pas en rire...}

« Quoi ? »

{Bien qu’elle soit inférieure à moi, je n’aurais jamais pensé que tu réduirais quelque chose du niveau d’une Épée Démoniaque vers un tel état.}

« Est-ce que quelqu’un avait déjà fait quelque chose comme ça avant ? »

{Absolument pas}

« Et toi ? N’as-tu jamais essayé auparavant ? »

{Il n’y a aucun humain qui ait pu m’utiliser auparavant.}

Ça veut dire que tout le monde avait été manipulé par Éléanore, hein.

{Je ne m’ennuie jamais vraiment avec toi. Tu me fais voir de nouvelles choses les unes après les autres.}

« Je te montrerais bientôt d’autre chose. »

{Hmm ? Ahh, la loterie à temps limité.}

J’avais hoché la tête.

Je parlais des billets de la loterie à durée limitée qui apparaissaient chaque fois qu’une chose significative était atteinte.

Je devrais obtenir quelque chose de nouveau à partir de là.

Je pouvais sentir l’impatience Éléanore.

Et j’avais aussi commencé à l’attendre avec impatience.

 

☆☆☆

 

J’étais retourné à Hanya une nouvelle fois et étais allé à Amphis.

J’avais suivi les marques de pas innombrables de l’armée, et j’étais arrivé au moment où les deux armées entrèrent en collision.

« Hein ? Ils sont repoussés ? »

Ma vue était toujours prêtée à Éléanore, alors j’avais inconsciemment placé une main au-dessus de mes sourcils pour essayer de regarder autour de moi.

{Les deux camps se sont retirés. On dirait qu’ils ont eu des dommages collatéraux.}

« Je vois. »

J’étais simplement resté là où j’étais à observer.

Après un moment, l’avant-garde de l’armée du royaume qui s’était retirée était venue et s’arrêtait devant moi.

« Shou ! »

C’était Sélène qui était revenue.

Il n’y avait pas beaucoup de sang sur elle, et elle n’avait pas non plus l’air fatiguée.

Je lui avais demandé des explications sur ce qui s’était passé.

« Tu t’es retirée rapidement »

« Hmm, cette personne... »

Sélène désigna le soldat à côté d’elle.

Je le savais avec un regard. Elle désignait Neora, à qui j’avais demandé de rester avec Sélène, et sur qui j’avais utilisé mon aura afin de la déguiser.

« ... Elle avait dit qu’il n’était pas bon de s’avancer trop loin, et que nous devrions nous retirer temporairement. »

« Es-tu blessée ? »

« Je ne le suis pas. »

« Mais tu as reculé si facilement. »

« Après tout, je ne peux pas juger de ce que je dois faire, » déclara franchement Sélène.

C’était comme si elle avait dit que c’était naturel de manger quand on avait faim.

Je jetai un coup d’œil à Neora.

« C’était une retraite brillante. »

Cela signifiait qu’elle s’était vraiment retirée dès qu’on lui avait dit de le faire.

{Comme elle est obéissante !!}

« Elle est tellement obéissante que ça en est effrayant »

« Effrayant ? »

Sélène pencha la tête avec un air désemparé.

Elle-même ne comprenait pas, mais je pensais que c’est bien pour l’instant.

Au lieu de penser à ça... j’avais sorti Xiphos et l’avais tendue à Sélène.

« C’est... la Sainte Épée de la Pacification, Xiphos. »

« L’Épée Sacrée ? »

{Pour Aegina, cela l’est.}

« Je vois. »

« Qu’est-ce que c’est ? »

« Je suis allé la chercher. Utilise-la. »

« Hmm, j’ai compris. »

Sélène avait reçu Xiphos sans crainte.

Elle se sentait déçue, mais, Ahh... c’était la nouvelle Sélène, hein.

{Kuku, je suis impatiente de voir son avenir.}

J’avais donné une petite frappe du doigt à Éléanore qui semblait se moquer de ça plutôt que de l’attendre avec impatience.

Et à ce moment-là, j’avais dit à Sélène.

« Continue à utiliser ça à partir de maintenant. Nous avons le roi et une princesse brandissant l’Épée Sacrée de la pacification. Avec cela, la juste cause est de notre côté. »

C’était l’excuse que je gardais auparavant au cas où Sélène ne voulait pas la recevoir. Et bien que cela ne soit plus nécessaire, je lui avais quand même dit ça pour être sûr.

« C’est donc ça, hein ! Bien, je l’accepte ! Merci, Shou ! »

Sélène agrippa Xiphos et la regarda fixement.

La lame de Xiphos avait pulsé avec une lumière rouge.

Les soldats environnants autres que Neora avaient élevé leurs voix avec crainte.

Les soldats étaient aussi des humains alors Xiphos était probablement une entité spéciale pour eux.

« Hmm, ça va, je ne vais pas t’intimider »

« Tu parles à Xiphos ? »

« Elle dit “je serai gentille, alors ne me harcèle plus.” »

« Et tu l’as facilement dit, tu ne l’écraseras pas... »

J’avais réfléchi une seconde et je déclarai ça à Sélène.

« Sélène, je pense que tu dois le savoir, mais Xiphos est en ce moment juste une enfant. »

« Hein. »

« Puisque c’est une enfant, tu dois la gronder quand elle n’écoute pas ce qu’on lui dit. »

« J’ai besoin de le gronder ? »

Sélène avait regardé moi et Xiphos alternativement.

Son visage semblait ne pas pouvoir décider laquelle des deux opinions elle devait écouter.

Elle hésita un moment, mais elle leva finalement la tête et me regarda droit dans les yeux.

« Je sais. Je vais écouter ce qu’a dit Shou. »

La lame de Xiphos avait libéré une impulsion.

On dirait que cela l’avait fait paniquer.

« Shou est vraiment incroyable. Xiphos est une épée incroyable que je connaissais, et elle était aussi protégée par un excellent sceau. Il l’a récupéré si facilement. »

D’autre part, Sélène qui tenait Xiphos avait commencé à me regarder avec un regard de plus en plus passionné.

 

☆☆☆

 

J’avais suggéré à Sélène qui avait acquis Xiphos à la sortir encore une fois.

Sélène avait dégainé Xiphos avec vaillance lors de leur deuxième attaque.

La plupart des soldats ennemis que Neora avait rassemblés pour elle avaient été stupéfaits de voir Xiphos et avaient été vaincus peu de temps après.

La princesse Sélène était apparue maniant Xiphos.

Cette information s’était rapidement répandue au sein de l’armée ennemie et leur moral s’était effondré tout aussi rapidement.

Ils étaient tombés dans un effondrement total dans la première heure de la bataille et ils avaient commencé à tourner la bride.

{Kuku, dommage, hein. Tout s’est terminé avant que cette fille ne soit fatiguée. J’aimerais vraiment voir ces mouvements en maniant Xiphos.}

Je donnais un léger coup avec un doigt à Éléanore pour avoir été bavarde.

Sélène et Xiphos.

Le pouvoir que je lui avais donné lui avait accordé une victoire étonnamment facile. Et ce fut le début de l’avance régulière, mais avec force de son armée.

***

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