Kujibiki Tokushou: Musou Haremu ken – Tome 7

Table des matières

    Le Livre du Royaume de Aegina (suite)

    Le Livre d’Éléanore

    ***

    Le Livre du Royaume de Aegina (suite)

    Chapitre 180 : Entracte

    Dans la banlieue de Malonei, dans le salon de ma maisonnette magique que j’avais enveloppé d’une aura de camouflage.

    Hélèna et moi étions là.

    « Cela signifie-t-il que ce sera notre base pendant un moment ? »

    « Oui. Je suis impliqué, Delphina a déménagé. En raison de ces deux points, à la fois ma maison et la Compagnie marchande de Delphina ne peuvent plus être utilisées. »

    C’est pourquoi nous avions déménagé ici.

    La maisonnette magique qui pouvait être retirée librement l’aura de camouflage d’invisibilité qui ne pouvait pas être vu à moins d’avoir des pouvoirs supérieurs à l’Épée Démoniaque Éléonore.

    Avec cette combinaison, on pouvait dire que c’est un endroit absolument sûr.

    « Kakeru. »

    « Quoi ? »

    « Ce serait dangereux s’ils activaient un cercle magique de classe stratégique sur une zone approximative à l’endroit où ils pensent que nous sommes. »

    « ... Je vois. Ce n’était pas parfait, hein. »

    J’avais hoché la tête. C’était exactement comme Hélèna l’avait souligné.

    Cette maisonnette avait la capacité d’être facilement déplaçable et d’être invisible, mais sa capacité défensive était tout juste décente.

    Tout comme Hélèna l’avait dit, s’ils activaient une magie à large portée qui nous toucherait, ce serait efficace.

    {Tu laisses tomber ta garde.}

    « Je ferai attention... merci. »

    « Tu es la bienvenue. »

    Hélèna avait souri.

    Et alors que je l’avais tirée vers moi et l’embrassais, la porte s’était ouverte et Sélène était entrée.

    « Ah... ! »

    Sélène avait été la témoin de mon amour pour Hélèna et avait rougi.

    Quand j’avais libéré Hélèna, Sélène avait déclaré avec un visage rouge.

    « Merci, Shou, d’avoir protégé mon père »

    « Ça ne me dérange pas. Ça va être gênant s’il meurt avant que tu ne le surpasses. »

    Il y avait le roi d’Aegina endormi dans la pièce d’où Sélène était sortie.

    Comme Delphina était devenue une cible, il ne pouvait plus être laissé chez elle, donc je l’avais amené ici.

    Je n’avais aucun intérêt avec les hommes âgés, mais le roi d’Aegina devait vivre pour accorder le souhait de Sélène, donc je l’avais amené à cet endroit qui était l’endroit le plus sûr pour le moment.

    « Eh bien, nous devrions décider de ce que nous allons faire à partir de maintenant », dis-je en regardant Hélèna.

    Du visage de l’une des deux fleurs jumelles de Théresia, elle était redevenue la princesse Hélèna, qui était la meilleure dans la guerre, et avait ouvert la bouche.

    « Après que le Duc Therios, le Duc Annis, le Duc Gate, les soi-disant Trois Seigneurs, ont acquis une juste cause, ils ont divisé Aegina en trois parties, ont posté des soldats sur chacune d’elles, et ont établi leurs dominations »

    « C’est un contrôle efficace, hein. »

    « Oui. »

    « Que ferons-nous avec ça ? »

    « Il y a deux choses nécessaires. L’une est la force militaire. Tant que tout est essentiellement sous leurs dominations, les batailles ne peuvent être évitées. Peu importe ce que nous ferons, il faut les battre. »

    « Je le sais. L’autre est ? »

    Hélèna avait sorti son éventail pliant sans rien dire. C’est le nouvel éventail que je lui avais offert en cadeau il y avait un moment.

    Elle avait utilisé cela et avait élégamment pointé en direction d’une pièce.

    C’est la pièce d’où était venue Sélène.

    « Père ? »

    « Plus précisément, une cause légitime. »

    « Une cause légitime ? »

    Sélène avait renversé sa tête. Elle avait l’air de ne pas comprendre du tout.

    « ... Quelque chose comme ça ? »

    J’avais saisi légèrement Éléonore, et j’avais libéré une aura qui avait enveloppé mon corps.

    J’avais imaginé l’apparence du roi Aegina au moment où je l’avais sauvé et emmené.

    Et alors.

    « Père !? Non, c’est Shou... pourquoi as-tu pris l’apparence de Père ? »

    « Que dois-je faire avec cette apparence ? »

    J’avais demandé cela à Hélèna, pas à Sélène.

    « Tu as seulement besoin d’apparaître sur le champ de bataille. La Régence des Trois Seigneurs n’a de légitimité que lorsque le Roi ne peut pas appliquer sa loi. Tant que le roi agira, cette légitimité sera dissoute. »

    « Je vois. »

    « Cependant... tu pourrais seulement être le roi d’Aegina. Ainsi, Kakeru, tu ne peux pas te battre pendant ce temps. Il n’y a pas d’autre choix que de te laisser au quartier général. »

    « ... Je vois. »

    Hélèna et moi nous regardâmes, et inclinâmes la tête l’un vers l’autre.

    Il n’y avait pas vraiment besoin de faire ça.

    J’étais capable d’utiliser mon aura sur une autre personne. Et en fait, je l’avais aussi utilisée sur Hélèna quand nous nous étions infiltrés pour trouver des informations.

    Après l’avoir utilisé pour quelqu’un d’autre, j’étais capable de maintenir leur apparence même si je m’étais éloigné d’eux.

    Cela voulait dire que si je faisais cela, cela me rendait dans l’incapacité de me battre.

    Mais même ainsi, la raison pour laquelle Hélèna l’avait dit était qu’elle voulait faire en sorte que Sélène se batte.

    Naturellement, puisque j’étais incapable de le faire... Sélène ne pouvait que s’y préparer.

    « Cela impliquait que si on le faisait ainsi, que le roi irait sur un palanquin, et que la princesse se battrait en première ligne. »

    « Ce sera le meilleur moyen de gagner en légitimité, et après la bataille, Sélène obtiendrait l’autorité... sous la forme d’une Première ministre Princesse. »

    « Je vois. »

    Je hochai la tête et le confirmai avec Sélène.

    « Es-tu d’accord avec ça ? »

    « Hmm, je pense que oui. »

    Sélène répondit rapidement.

    Elle avait répondu brillamment, sans hésitation.

    De la façon dont elle plissa les sourcils jusqu’à ce que je lui parle, il était facile de dire qu’elle n’avait rien compris la plupart du temps, mais même ainsi, elle avait dit que tout lui semblait bon.

    Laissant les choses qu’elle ne comprenait pas à ceux qui le pouvaient, demandant leur aide.

    Elle essayait de mettre cela en action.

    C’est bon pour le moment, pensais-je, et j’avais demandé à Hélèna.

    « Avec Malonei comme point de départ, où devrions-nous attaquer en premier ? »

    « Hanya. »

    « Tu as répondu instantanément. Pourquoi donc ? »

    « Parce que c’est le champ de bataille où l’on teste la force de celui qui mène l’armée et sa force de percée, l’endroit ayant le plus de restrictions sur le terrain, en partant de Malonei. »

    Elle tenait son éventail des deux mains et regarda Sélène.

    C’était bien, Hélèna.

    On dirait qu’elle projetait de générer de la confiance en Sélène en utilisant la première bataille.

    ***

    Chapitre 181 : Le mouvement idéal dans la faiblesse

    Il y avait une centaine d’années, il y avait eu un événement qui s’appelait la bataille de Hanya.

    Il s’agissait d’une bataille qui s’était produite pendant une guerre d’invasion.

    Le royaume d’Aegina à cette époque avait été envahi par d’autres royaumes, avait perdu bataille sur bataille, et il avait été susceptible d’être vaincu.

    « Le Royaume tombera si cela continue », jugea le Roi de l’époque et il entama des négociations de cessez-le-feu à condition de céder la moitié du territoire du royaume.

    Mais même ainsi, l’invasion de l’ennemi devait encore s’arrêter, alors le roi continua les négociations de cessez-le-feu en montrant une attitude soumise et obéissante.

    Mais le Premier Prince à l’époque avait à la place refusé cela.

    Affirmant qu’il n’y avait pas de raison de négocier un cessez-le-feu dans une situation où ils avaient continuellement perdu, il avait plaidé en faveur d’offrir une nouvelle résistance.

    Le roi n’avait pas donné son approbation.

    L’opinion du Prince fut rejetée et finalement, il fut privé de toute autorité militaire.

    Le prince obéit du moins..., en surface.

    Il avait obéi aux ordres du roi et fit reculer l’armée, mais d’un autre côté, il partit en « promenade », emmenant deux cents de ses subalternes directs.

    L’endroit où il allait se promener était Hanya. C’était l’endroit où un million de soldats ennemis approchaient.

    Hanya possédait une topographie complexe, coincé entre la route montagneuse et le lac, ce qui ne convenait pas au déploiement d’une grande armée.

    En utilisant cette topographie à son maximum, le Prince annihila un million de soldats ennemis !

    Ce combat où deux cents hommes avaient anéanti un million d’ennemis avait été appelé la « Bataille de Hanya », et avait été enregistré dans les annales de l’histoire.

    Et à cause de cette bataille d’Hanya, le royaume ennemi avait perdu une grande partie de sa force militaire, et pour cette raison, le Prince avait fait revenir Aegina à la vie, et avait finalement gagné la guerre.

    Depuis lors, la « bataille de Hanya » était devenue synonyme de bataille qui avait renversé l’infériorité numérique.

    C’était l’idée d’Hélèna d’utiliser la première bataille à cet endroit, où la force individuelle affecterait fortement la bataille et donnerait confiance à Sélène.

    ☆☆☆

    Sélène Mi Aegina avait continuellement déplacé son épée.

    « Menant » 200 soldats, elle avait chargé tout en balançant son épée.

    Elle ne les commandait pas. Elle les menait vers l’avant.

    Elle n’avait pas la capacité de diriger d’autres personnes. La seule chose qu’elle pouvait faire était de charger en utilisant ses prouesses individuelles.

    C’est pourquoi, plutôt que de dire qu’elle dirigeait 200 soldats, il était préférable de dire qu’elle était le fer de lance de 201 soldats.

    La force ennemie qui était venue les intercepter comprenait un millier de soldats. C’était cinq fois plus que ceux de Sélène. Sélène n’avait pas hésité face à ce désavantage. Elle avait seulement continué à charger.

    Après la légendaire « Bataille de Hanya », les mêmes 200 soldats n’étaient, bien sûr, pas la raison.

    Sélène était toujours dans le royaume de l’ignorance. Il n’y avait aucun moyen pour elle de connaître la « Bataille de Hanya », la plus grande et la plus honorable bataille de ce royaume.

    Ce qui donnait à Sélène de l’assurance, c’était cette existence derrière elle.

    Et derrière ces 200 soldats, un homme était placé sur un palanquin.

    Ce vieil homme dont l’apparence avait été soulignée jusqu’au moindre détail, avec le drapeau du Royaume d’Aegina qui s’était levé dans l’air.

    Bien sûr, ce n’était pas le roi Aegina lui-même.

    C’était le porteur de l’Épée Démoniaque qu’elle continuait d’appeler « Shou », c’était Kakeru Yuuki.

    Il était là, à la regarder.

    Ce fait avait donné du courage à Sélène, la protégeant de toutes sortes de peurs.

    Elle était toujours dans le royaume de l’ignorance.

    Elle ne connaissait pas l’identité du sentiment qui la faisait avancer. Elle ne savait pas que ce sentiment était communément appelé « amour ».

    Elle ne le savait pas, mais ses effets avaient été fortement affichés.

    Sélène avait chargé. Elle chargea plus audacieusement et plus courageusement que n’importe lequel des 201 soldats. Elle trancha plus de soldats que quiconque.

    Sélène répéta les frappes hautes, les basses et les balayages qu’elle avait appris à plusieurs reprises de Nana pour vaincre l’ennemi.

    Au début, elle répétait fidèlement les mouvements qu’elle avait appris, mais au fur et à mesure que la fatigue s’accumulait, ses mouvements commençaient à s’émousser, faisant s’effondrer sa forme.

    Et après avoir dépassé une certaine limite, ses mouvements avaient changé.

    Les humains, quand ils atteignaient un certain niveau d’épuisement, voyaient leur corps bouger de la manière la plus naturelle et la plus optimale possible.

    Ce mouvement était le mouvement de « ce » qui persistait dans son esprit.

    Ces mouvements qui étaient même apparus dans ses rêves.

    Et ainsi, elle avait changé ses mouvements.

    Des nuages ​​de sang commencèrent à danser tout autour d’elle.

    ☆☆☆

    Je regardais le champ de bataille depuis le palanquin.

    Sélène se battait vigoureusement. Bien que ce soit 200 contre 1000, avec une différence de cinq contre un, le nombre qui se faisait réellement face était exactement le même.

    Hélèna avait parfaitement raison de choisir cet endroit.

    Elle avait vraiment raison, mais...

    « Ces mouvements... c’est un peu... »

    {Kuku, tu es très aimé, hein.}

    « Ah, après tout, elle copie mes mouvements. »

    {Bien que sa vitesse et sa puissance manquent toutes les deux, seuls ses mouvements semblent être complètement identiques.}

    Éléanore le garantissait.

    C’est vrai. Sélène bougeait raidement au début, mais à mi-chemin, ses mouvements devinrent ceux qui étaient exactement les mêmes que les miens.

    La façon dont elle se battait avec son épée me ressemblait vraiment. Même si c’était un peu compliqué de voir les mouvements exacts que je faisais, elle l’avait fait.

    Il aurait été impossible de le copier à ce niveau si elle ne ressentait pas une forte émotion, en pensant à ça, je m’étais dit que c’était devenu intéressant.

    ***

    Chapitre 182 : Éléanore en mode bélier

    La puissance destructrice de Sélène augmentait de plus en plus après qu’elle fut devenue capable de bouger comme Kakeru, mais de l’autre côté, les soldats qu’elle dirigeait ne pouvaient pas la suivre.

    Certains furent blessés, certains s’étaient mis à terre. Sur les 200 soldats de départ, ceux qui pouvaient encore se battre correctement ne représentaient que la moitié.

    « Princesse, les soldats sont fatigués. Nous devrions battre en retraite temporairement. »

    Un jeune soldat, un homme qui était un commandant avait conseillé ça à Sélène.

    Sélène répondit sans délai.

    « Compris ! Que devrais-je faire ? »

    « Eh ? »

    « Je ne connais pas le moyen de battre en retraite. Qu’est-ce que je dois faire ? »

    Sélène s’était contentée de charger et de frapper les soldats face à elle en avançant.

    Le soldat qui l’avait conseillé avait été surpris. Il était l’un des rares hommes parmi les 200 qui connaissait la Sélène du passé.

    Il ne pensait pas que sa suggestion serait approuvée, ni n’imaginait qu’on lui demanderait plutôt conseil.

    « Quoi ? Devrais-je continuer à avancer comme ça ? »

    « Eh ? Non ! Sonnez le gong pour le retrait. Leur camp a le plus de victimes, alors ils devraient se retirer si nous nous retirons. »

    « Alors, je vous laisse vous en occuper. »

    « D’accord ! »

    Le soldat avait transmis l’ordre de Sélène.

    Le gong pour le retrait avait été sonné bruyamment et les deux armées s’étaient retirées.

    ☆☆☆

    La nuit, dans le camp de la périphérie de Hanya, à l’intérieur de la Maisonnette Magique gardée par les soldats.

    Je faisais face à Sélène.

    « C-Comment c’était ? »

    « Pour ta première bataille... non, tu étais plutôt bonne. »

    « Vraiment !? »

    « Leurs soldats étaient plus que qualifiés, mais ils ont plus de victimes. Ta percée centrale a rendu cela possible. »

    « E-est-ce vrai ? »

    {Le moment du repli était aussi très bon. La rapidité de la prise de décision de la retraite au moment où l’élan de la bataille a commencé à changer était brillante. La décision de se retirer immédiatement avec cet avantage n’existe pas beaucoup dans mes souvenirs.}

    « ... voilà ce qu’elle a dit. »

    L’évaluation d’Éléanore était assez élevée, alors je l’avais répété exactement à Sélène.

    « C’est parce que je ne le savais pas. »

    « Hein ? »

    « Quelqu’un m’a dit qu’il valait mieux se retirer parce que les soldats étaient fatigués, mais je ne savais pas s’ils étaient fatigués ou pas. Je ne savais pas, alors j’avais juste suivi le conseil. Tout comme Shou m’avait dit. »

    « Je vois. »

    {Cette fille, elle pousse tout aux extrêmes. Intéressant.}

    Je pouvais sentir qu’Éléanore l’appréciait vraiment.

    J’étais d’accord. Elle était intéressante, Sélène.

    « Une personne change vraiment quand elle le désire. »

    « Eh ? Q-Quoi ? »

    « Ce n’est rien. »

    « Eh bien, que dois-je faire à partir de maintenant ? »

    À l’intérieur du Maisonnette Magique, devant la table avec du sable placée dans le salon.

    J’avais placé du pouvoir magique en eux, et cela avait fini par montrer les environs autour d’Hanya et montrait la force militaire des deux camps en même temps.

    L’ennemi avait été réduit à un certain niveau avec l’avantage d’aujourd’hui, mais si cela continue, il faudrait du temps pour les vaincre.

    {Kakeru~}

    Passant à travers le plafond, les servantes fantômes Tania et Peggy étaient arrivées.

    Après que Sélène se soit retirée, je les avais envoyées pour la reconnaissance.

    « Comment était-ce ? »

    {Comme Kakeru l’a dit, ils prévoient de se maintenir à Hanya}

    « Comme je l’avais pensé, hein. »

    {Qu’est ce que tu vas faire ? Si cela se transforme en une bataille à long terme, les renforts viendront et notre camp sera attaqué des deux côtés. Si nous recevons une attaque en tenaille dans ce terrain étroit, ce serait dévastateur.}

    « Nous devrions juste y mettre fin avant que cela n’arrive. »

    {Vas-tu sur les lignes de front à la place ?}

    « Je ne voulais pas dire ça. »

    C’était une bataille permettant à Sélène d’engranger de la confiance. Il n’y aura aucun sens si j’entrais dans la mêlée.

    Et aussi, je pensais maintenant que je voulais en voir plus.

    Je voulais voir Sélène se battre instinctivement comme je le faisais encore une fois.

    {Que feras-tu, alors ?}

    « Sélène »

    « Hmm, quoi ? »

    « Tu vas réattaquer demain, d’accord. »

    « Hmm ! Devrais-je le faire comme je l’ai fait aujourd’hui ? »

    « Non. »

    J’avais soulevé le coin de mes lèvres.

    « Tu chargeras après que j’aie lancé la première attaque. »

    ☆☆☆

    Le lendemain, avec Sélène et les soldats marchaient.

    Après une nuit de repos et les premiers secours, 90 % des soldats avaient pu se battre à nouveau.

    Mais, l’ennemi ne sortait pas.

    Après la « bataille de Hanya », Hanya avait été transformée en forteresse.

    Cela avait été transformé en une forteresse afin que, tout comme le prince à l’époque, un héros conduise ses camarades à contre-attaquer avec cet endroit comme point de départ.

    Hélèna avait dit que c’était une sorte de propagande.

    Peu importe ce qui arriverait au royaume, tant que cet endroit était tenu, les habitants du royaume qui croyaient en la légende continueront à avoir de l’espoir.

    Afin de maintenir cela, ils l’avaient transformé en forteresse.

    Les soldats qui étaient sortis hier se cachaient dans la forteresse aujourd’hui.

    {Kuku, ça ressemble vraiment à une forteresse bien fortifiée, voilà à quoi cela ressemble.}

    « Oui. »

    {Et donc ? Qu’est ce que tu comptes faire ?}

    « Je vais te jeter. »

    {... Euh ?}

    Était-ce inattendu ? Éléanore avait fait entendre une voix stupéfaite.

    « Ne m’as-tu pas dit il y a quelques jours de ne pas te jeter ? Mais je devrais te lancer à pleine puissance si j’insiste vraiment. »

    {O-Oui.}

    « Mais je vais te jetter avec toute ma force. »

    J’avais envoyé le signal.

    J’avais fait ouvrir un chemin à Sélène et les soldats.

    Il n’y avait plus d’obstacle entre moi et la forteresse de Hanya.

    J’avais tenu Éléanore avec une prise inverse et j’avais pris la posture d’un lanceur.

    J’avais pris une profonde respiration... et j’avais expiré.

    « Haaaaaaaaaa !! »

    J’avais libéré une aura, enveloppant Éléanore.

    L’apparence de l’Épée Démoniaque avait changé, devenant d’une énorme épée plus longue que la taille d’un homme à dix fois la taille d’un homme.

    {H-Hey, toi, ne me dis pas...}

    Avec un cri, j’avais lancé Éléanore qui était devenue aussi grosse qu’un camion.

    L’Éléonore géante avait volé en faisant rugir le vent.

    Et... elle avait percé à travers la forteresse.

    Des sons d’explosions assourdissants avaient été créés et le sol avait tremblé, ce qui avait fait que les soldats avaient à peine pu se tenir debout.

    Après que tout se fut calmé, il était visible qu’un trou avait été créé dans la forteresse.

    Un trou géant, comme s’il avait été touché par un missile.

    « O-Oh mon dieu... ! »

    « Quel monstre... ! »

    « I-incroyable ! »

    Les soldats avaient été étonnés. Ils m’avaient regardé et leurs mâchoires semblaient vouloir tomber.

    Et en leur sein, une seule personne n’avait pas été surprise et avait immédiatement bougé.

    Sélène Mi Aegina.

    Et elle seule ne s’était pas arrêtée, et comme nous l’avions prévu, elle avait chargé dès que j’avais terminé mon attaque.

    Quelle fille intéressante !

    ***

    Chapitre 183 : La bataille d’Hanya, second volet

    Après plusieurs assauts, Hanya était tombée.

    Hanya avait perdu sa fonction de forteresse avec l’attaque d’Éléanore et la bataille s’était transformée en une mêlée.

    Il y avait toujours une différence entre le nombre de soldats, mais les attaques lors de la charge de Sélène avaient permis de surmonter ce problème.

    Leur camp avait complètement perdu la volonté de se battre après que nos soldats aient surgi dans le trou ouvert de Hanya et ils étaient tombés dans une déroute totale.

    Mis à part les quelques soldats qui s’étaient rendus, les autres s’étaient retirés de Hanya.

    Et Sélène avait également essayé de poursuivre les fugitifs.

    Charger, charger et charger.

    Comme si c’était la seule chose qu’elle pouvait faire, Sélène avait essayé d’exécuter fidèlement cette action.

    « Ne les poursuis pas, Sélène ! »

    J’avais crié et l’avais arrêtée.

    Ma voix multipliée par 777x traversa le champ de bataille et atteignit ses oreilles.

    Sélène s’arrêta d’un seul coup.

    J’étais sorti du palanquin et je m’étais tenu devant elle.

    J’avais enlevé l’aura avec laquelle je m’étais vêtu et j’étais revenu à mon apparence du roi d’Aegina.

    « Bon travail. Cela suffit. »

    « N’avais-je pas besoin de courir après eux ? »

    « Certains devraient être laissés en tant que messager. Afin qu’ils sachent exactement ce qui s’est passé, que nos troupes sont menées par le roi d’Aegina. »

    « D’accord, j’ai compris. »

    Sélène hocha docilement la tête. C’était exactement le contraire de tout à l’heure.

    Elle rengaina son épée et soupira.

    Était-ce de la fatigue physique ou sa tension qui s’était relâchée, car Sélène tituba.

    Je l’avais attrapée dans mes bras alors qu’elle était sur le point de tomber.

    « Merci... ah ! »

    Sélène dans la panique m’avait repoussée.

    Elle était sortie de mon étreinte en un coup, mais elle tituba et tomba dans mes bras à la fin.

    « Quel est le problème ? »

    « Parce que, Shou est, euh... cette personne... »

    « Hein ? »

    Cette personne ? Qui ?

    ... Ahh, Hélèna, hein.

    Sélène m’appelait toujours Shou.

    C’était parce que je m’étais déguisé en utilisant mon aura quand j’étais apparu pour la première fois devant elle.

    À ce moment-là, je portais Hélèna à mes côtés et j’avais balancé l’Épée Démoniaque.

    Je vois, Sélène avait été charmée par ça.

    Je l’avais tenu dans mes bras avec plus de force.

    « Bon travail. »

    « ... oui »

    Les joues de Sélène rougirent et elle me regarda timidement.

    Et, elle avait placé son front contre ma poitrine.

    Comme c’est mignon ! Peut-être que je devrais la récompenser un peu plus... mais alors que je pensais à ça.

    Le corps de Sélène l’avait trahie.

    Elle s’effondra comme une marionnette dont les ficelles avaient été coupées.

    Je l’avais attrapée dans mes bras et avais jeté un coup d’œil à son visage.

    Ses yeux étaient fermés, elle semblait endormie.

    « Tu es épuisée, hein... bon travail. »

    Il semblerait que ma récompense sera pour la prochaine fois.

    Je l’avais portée et j’avais fait surgir la Maisonnette Magique.

    Je la laissais se reposer à l’intérieur.

    Quand j’étais sorti, un soldat attendait.

    C’était un soldat, mais il m’était familier.

    J’avais enlevé l’aura que je lui avais appliquée.

    Le soldat s’était alors transformé en une femme.

    De ma troupe d’esclaves, elle était la deuxième chef de peloton, Neora Comenena.

    J’avais utilisé mon aura pour changer son apparence et je l’avais fait se mêler aux soldats de Sélène.

    « Bon travail. Tu as été excellente. »

    « Est-ce que c’était bien ? »

    « Je regardais de loin. Bon travail pour avoir rassemblé les soldats devant Sélène comme je te l’avais demandé »

    « D’accord... »

    Neora baissait un peu les yeux, mais elle avait l’air heureuse.

    Afin de laisser Sélène prendre confiance, il était nécessaire de faire un mur aussi épais que possible pour qu’elle puisse le percer.

    En plus de cela, un mur qui ne serait pas affaibli.

    C’était très facile pour moi ou pour Nana, et pour mes autres femmes capables de faire aligner des soldats affaiblis devant Sélène. C’était assez facile de les contenir tant que les adversaires étaient seulement de simples soldats.

    Cependant, même si c’était comme ça, cela n’aurait pas de sens. Il était important d’aligner autant que possible des soldats ennemis non blessés devant elle.

    C’était la tâche de Neora. Elle avait une compétence mystérieuse. Elle pouvait utiliser une technique qui renvoyait la force de son adversaire contre eux et la guidera dans la direction qu’elle souhaitait.

    Même moi j’avais perdu mon équilibre quand je l’avais vu pour la première fois.

    J’avais utilisé ça.

    J’avais déguisé Neora et la fis passer aux côtés de Sélène.

    Et en utilisant cette compétence, elle avait guidé les soldats vers Sélène sans se blesser.

    Elle avait envoyé soldats après soldats sans s’arrêter vers elle.

    Elle avait continué à guider les soldats ennemis afin que Sélène ait besoin de se battre contre eux sans arrêt.

    Et Sélène avait tué tous ces soldats ennemis.

    Elle avait traversé un épais mur de soldats ennemis, qui était bien plus épais que la normale en utilisant seulement ses propres compétences.

    Je ne lui avais pas donné un seul coup de main. Cela m’avait fait vraiment plaisir.

    Ce bonheur s’était complètement transformé en exaltation.

    J’avais donné des ordres au soldat voisin.

    Ce n’était pas l’un de mes soldats esclaves ni l’une de mes femmes. J’avais ordonné à ce soldat ordinaire de contacter Delphina pour lui dire d’occuper Hanya.

    Et, je m’étais tourné vers Neora.

    « Neora, es-tu fatiguée ? »

    « Pas du tout. Je vais bien. »

    « Je vois. Alors, j’ai un autre travail pour toi. »

    « Oui ! S’il vous plaît, demandez-moi n’importe quoi ! »

    Neora avait répondu avec un salut de soldat, exactement comme les autres soldates d’esclave.

    « Pas ça. Accompagne-moi. »

    « Seigneur Kakeru... ah... ! »

    Neora réalisait le sens de ce que je disais et rougit.

    « Quelle fille mignonne ! »

    J’enroulai mes bras autour du dos et des genoux de Neora et la portais dans une autre pièce à l’intérieur de la maisonnette magique.

    Je l’avais aimée sur le lit afin de faire du mieux possible mon travail.

    La nuit, à la périphérie de Hanya.

    J’avais sorti Éléanore qui avait été enterrée dans le sol.

    J’étais à un kilomètre de Hanya. Après que l’attaque de javelot ait percé la forteresse, elle avait continué à voler sur un autre kilomètre.

    {Tu es en retard. Que faisais-tu en me laissant ici ?}

    « J’ai fait l’amour avec Neora. »

    {Je ne sais pas si tu es surprotecteur ou un éducateur spartiate.}

    « Qui sait ? Mais, il n’y a qu’une seule chose que je peux dire. »

    {Quoi ?}

    « Est-ce que Sélène est devenue une femme plus capable ? »

    {Je ferai aussi une prédiction.}

    « Hum ? »

    {Après que toi et tes femmes serez partis, ce monde sera en enfer. Les rebondissements surviennent toujours après une période dorée.}

    C’est comme ça, hein.

    « Eh bien, ça n’a pas d’importance maintenant. Occupons-nous seulement de ce qui est en face de moi. »

    {Je vois, qu’est-ce qu’il y a devant toi, hein.}

    J’avais regardé loin devant.

    À l’horizon dans l’obscurité de la nuit. Je pouvais voir une légère fumée de sable.

    « Comme je l’avais pensé. Ils avaient lancé une attaque de nuit, hein. »

    {Bien sûr qu’ils le feraient. Si tu regardes nos chiffres, il est normal qu’ils contre-attaquent pendant que nous reconstruisons notre force.}

    « Combien y en a-t-il ? »

    {Plus ou moins, aux environs 3000. Ahh, je vais aussi ajouter ceci. Je pense que cette attaque de nuit inclut aussi une attaque de poursuite.}

    « Je vois. »

    J’avais brandi Éléanore.

    C’est intéressant, une force ennemie bien préparée de 3000 soldats venait. C’était normal de reprendre immédiatement ce qui vous avait été volé.

    Mais tant pis, vous ne passerez pas ici.

    {Hmm. Je comprends maintenant. Après tout, tu es surprotecteur.}

    « ... »

    {Après tout, tu irais seul contre une armée de 3000 soldats juste pour la sécurité de deux femmes.}

    J’avais donné un léger coup avec un doigt à Éléanore qui avait dit cela avec plaisir.

    C’était exactement comme elle l’avait dit, mais c’était toujours ennuyant de l’entendre d’elle.

    « Tu ne veux pas ? »

    {Pas du tout ? Je n’ai pas de plaintes tant que tu m’utilises avec toute ta force.}

    « Quelle femme simple, tu es »

    {Kukuku, c’est exactement ça. Je ne suis rien d’autre qu’une simple femme pour toi.}

    Éléanore riait encore plus joyeusement.

    Cette fille, elle était aussi une femme capable. Cependant, je ne le lui dirais pas.

    J’avais saisi fermement sa poignée et pris une profonde inspiration.

    J’avais aiguisé mes yeux et je regardais l’ennemi en face de moi.

    « Allons-y. »

    {Hmm}

    La bataille d’Hanya, deuxième partie.

    La bataille qui avait rendu Éléonore satisfaite s’était terminée pendant la nuit sans qu’on le sache.

    Pas même Sélène ni Neora ne l’avait su à ce moment-là.

    Elles avaient ainsi pu se reposer en paix, pour se préparer au prochain combat.

    ***

    Chapitre 184 : Crois en moi

    Dans l’armée du royaume d’Égine, les troupes de Sélène. Ce qui était à l’origine 200 hommes était devenu 500 après avoir pris les soldats qui pouvaient se déplacer à Hanya.

    Sélène était sortie avec ces 500 soldats.

    Son adversaire se trouvait être une armée de 2000 hommes sous les bannières de l’un des trois ducs, le Duc Therios.

    Avec une telle différence de nombre, il suffisait de capturer la forteresse par le trou béant à l’entrée.

    Mais Sélène les avait interceptés de front.

    Avec Neora que j’avais placée à côté d’elle, contrôlant les vagues de soldats ennemis vers Sélène qui menait son armée depuis l’avant, il était naturel qu’une montagne de cadavres se soit accumulée devant elle.

    Et je regardais ça de mon palanquin.

    {Elle est sur le point de changer.}

    « ... »

    Peu de temps après Éléanore ait dit cela, les actions de Sélène avaient changé.

    Elle était passée des mouvements qu’elle avait appris lors de ces nombreux entraînements, aux mouvements les plus idéaux pour elle-même.

    Et cela ressemblait beaucoup à la façon dont je bougeais.

    En regardant d’ici, j’avais presque senti qu’il y avait un autre moi qui bougeait là-bas.

    Et après un moment après que les mouvements de Sélène aient changé...

    {Le moral s’est renforcé.}

    « Oui. »

    À cause du changement dans les mouvements de leur commandant, le moral des soldats était en plein essor.

    Les autres soldats avaient commencé à submerger l’ennemi, et ce n’était pas seulement ceux se trouvant à côté de Sélène.

    Éléanore et moi étions complètement dans une ambiance alors que nous observions tout ça.

    {Au fait.}

    « Hein ? »

    {Sais-tu la manière dont certains soldats capturés l’appellent ?}

    « Sélène ? Qu’est-ce que c’est ? »

    {Ils l’appellent la Servante du Roi des Démons}, Éléanore riait avec joie dans ma tête.

    « La Servante du Roi des Démons ? Qu’est ce que c’est que ce truc ? »

    {Il semblerait que cela avait été commencé par quelqu’un qui t’a rencontré sur le champ de bataille.}

    « Servante du Roi des Démons parce qu’elle se déplace presque de la même manière que moi hein... et je suis le roi des démons ? »

    {Kuku, tu n’aimes pas ?}

    « Vraiment ? Roi des Démons ? Quand est-ce que j’avais commencé à évoluer vers quelque chose comme ça ? »

    {C’est un nom infâme qui convient bien à un humain qui a exterminé une armée de 3000 soldats sans en laisser un seul vivant. Et c’est d’autant plus vrai, puisque tu manies une Épée Démoniaque}

    « Amusant »

    {Eh bien, le porteur d’Épée Démoniaque est plus célèbre, donc ça ne changera peut-être pas. Mais... kukuku, pauvre fille. Il n’y a probablement aucun doute que son nom infâme serait celui de Servante du Roi des Démons.}

    « Je devrais le lui dire plus tard. Elle pourrait aimer. »

    {Cependant... on la changerait vraiment si on le fait, hein.}

    « Hein ? »

    {Cette jeune fille, elle était juste une fille arrogante et égoïste il y a peu de temps, mais elle est maintenant une épéiste décente.}

    « Elle avait le talent pour ça. »

    {Et la chance aussi.}

    « Sa volonté est aussi assez forte. C’est la chose la plus importante. »

    {La seule chose qui reste est d’élever sa confiance.}

    J’étais d’accord avec Éléanore.

    En regardant, j’avais vu que l’armée de Therios avait commencé à battre en retraite avec un nombre incroyable de victimes.

     

    ☆☆☆

     

    À l’intérieur du cottage magique. Je me trouvais avec Hélèna et Sélène.

    Hélèna faisait un regard gracieux, mais calme.

    Comparée à cela, Sélène affichait une expression timide et nerveuse.

    C’est bien qu’elle ne soit pas aussi arrogante et égoïste qu’avant, mais c’était aussi troublant qu’elle soit aussi timide.

    J’avais écouté Hélèna en pensant à un moyen de m’en occuper.

    « Le roi d’Aegina s’est levé pour vaincre les rebelles et celui qui dirige son armée est la princesse Sélène. Ces deux rumeurs se sont répandues dans tout le royaume d’Aegina et avec la famille royale légitime comme adversaire, la régence des Trois Seigneurs a perdu sa juste cause, et leurs soldats sont très inquiets. »

    « Cela signifie que cette guerre est sur le point de se terminer. »

    « Non, il semblerait que les trois ducs prétendent que le roi et la princesse sont des imposteurs. »

    « Ils prévoient de résister jusqu’à la fin, hein. »

    « Après tout, ils sont sûrs que Père est un imposteur. »

    « Hmm. »

    Bien que le roi d’Aegina soit vivant, il n’était pas différent d’un mort.

    Non seulement il n’y avait aucun moyen de le guérir, mais il n’y avait aucun signe de réveil.

    Selon Althea, une telle maladie ne pouvait être guérie par personne.

    Les trois ducs le savaient, c’était pourquoi ils savaient aussi que le roi apparu sur le champ de bataille était un imposteur.

    « Peu importe ce qu’ils prétendent, quand le roi... »

    Hélèna m’avait jeté un coup d’œil.

    « ... retournera à la capitale royale, et se montre aux gens, et tout finira. »

    « Je suis d’accord... Hm, la capitale royale ? »

    « Qu’est-ce qu’il y a, Kakeru ? »

    « ... »

    Il y avait quelque chose, quelque chose qui était juste présent sur le bout de ma langue.

    En entendant le mot « capitale royale », j’avais l’impression de pouvoir me rappeler de quelque chose.

    J’y avais profondément réfléchi, à cette chose qui était juste au bout de ma langue.

    {As-tu besoin de mon aide ?}

    « Comment une Épée Démoniaque m’aiderait-elle à me souvenir d’une Épée Démoniaque ? »

    « Kakeru ? »

    « Hélèna, tu te souviens de l’affaire avec Iris ? »

    « Iris ? »

    « L’Épée Démoniaque Xiphos »

    « Oui, cette Épée Démoniaque que les légendes décrivent comme étant à l’origine une épée unique. C’était tout simplement dû au fait que Mercury et Aegina en avaient une chacun, n’est-ce pas ? »

    « Où est-elle ? »

    « Si j’ai raison, elle est dans le harem du roi. »

    « Où est le harem du roi ? », demandais-je à Sélène cette fois.

    « Je le sais ! Le harem de père, n’est-ce pas ? Il est dans le palais d’été. »

    « Cet endroit. Hmm... »

    J’étais passé par là avant.

    Très bien, je devrais y aller.

    Je devrais aller chercher Xiphos dans le Palais d’Été.

    « Que comptes-tu faire avec Xiphos ? »

    « Je vais aller la chercher et la donner à Sélène. Ce serait maintenant le meilleur pour elle. »

    Un éclair illumina les yeux d’Hélèna. Elle avait réagi comme si elle connaissait le nom infâme, Servante du Roi des Démons.

    Et puis, elle ajouta avec un visage sérieux.

    « Je suis complètement d’accord. Bien qu’il s’agisse d’une Épée Démoniaque, Xiphos est le trésor national d’Aegina. Avec une princesse qui mène une armée la portant sur le champ de bataille, ce serait un très grand symbole. »

    « Je vois. Je ne pensais pas aussi loin. »

    Tout ce à quoi je pensais, c’était d’élever la confiance de Sélène, c’est pourquoi je m’étais demandé quelle serait la meilleure façon de lui donner le nom tristement célèbre de Servante du Roi des Démons.

    Maintenant que c’était mentionné, c’était aussi un bon symbole. En raison de cela, cela devenait très important pour moi d’aller la prendre.

    « Euh... Shou ? »

    « Oui ? »

    « Même une personne stupide comme moi le sait. Xiphos est dangereux non ? J’ai entendu dire qu’elle possédait le cœur des gens. Est-ce bon pour une personne telle que moi ? ... »

    « Tu le peux, si c’est le toi actuel. »

    « Mais... »

    « Sélène »

    J’avais appelé son nom et l’avais regardé droit dans les yeux.

    Sélène haleta et fit paraître son corps plus petit.

    Je lui avais dit tout en la regardant, avec une voix forte et claire.

    « Crois-moi, à moi qui crois en toi. »

    Les yeux de Sélène s’élargirent, et lentement, elle hocha la tête.

    ***

    Chapitre 185 : Lavage de cerveau

    J’avais regardé Sélène quitter avec son armée le sommet d’une colline.

    Ils avaient quitté Hanya, marchant vers une ville appelée Amphis.

    Il s’agissait d’une ville qui fournissait des provisions et des marchandises à la forteresse d’Hanya. Bien que la ville elle-même n’avait pas de spécialités, on pouvait clairement voir comment elle construisait et entretenait ses routes menant à Hanya.

    « Partons-nous d’ici ? »

    {Hmm.}

    J’avais sorti ma plume de téléportation et je m’étais téléporté dans un endroit que j’avais déjà visité.

    Il s’agissait de la capitale royale Rethim, le palais d’été.

    Il s’agissait de l’un des endroits où j’avais rendu visite à Sélène et Hélèna.

    « Hya ! Q-Qui... »

    J’avais croisé la femme de chambre que j’avais rencontrée immédiatement après être apparu dans le jardin du palais et lui posais mon épée à son cou.

    La femme de chambre s’était évanouie et s’était effondrée sur le sol. Je l’avais serrée dans mes bras, avant de la cacher dans les buissons.

    {Pourquoi la caches-tu là ? Envisages-tu de la ramener à la maison pour plus tard ?}

    « Il y aurait de l’agitation si quelqu’un la trouvait étendue par terre, n’est-ce pas ? Je n’aime pas causer des troubles avant d’avoir Xiphos. »

    {Je vois.}

    Éléanore était convaincue.

    J’avais libéré mon aura et je m’en étais enveloppé.

    C’était une aura qui me rendait invisible aux autres.

    Tant que j’en étais enveloppé, personne ne pouvait me voir à moins d’avoir le même niveau de pouvoir qu’Éléanore..., bref, c’était presque impossible de me voir.

    « Je pensais à quelque chose à l’instant »

    {Umu?}

    « Par rapport à ça, Hikari peut-elle voir à travers ? »

    {Oh chéri, tu t’inquiètes pour la fille qui se marie maintenant ?}

    J’avais donné un léger coup à Éléanore qui faisait des blagues imprudentes.

    « Je ne parle pas de ça maintenant. »

    {Kuku. Ne t’inquiète pas. Il faudrait à Hikari cent ans avant qu’elle atteigne un niveau plus proche du mien.}

    Ce n’est pas comme si j’étais inquiet, mais... je vois.

    Eh bien, je devrais commencer à agir maintenant.

    « Éléanore, où est Xiphos ? Peux-tu sentir où elle se trouve ? »

    {J’essaie depuis notre arrivée, mais je ne peux pas la trouver. C’est soit scellé, soit elle n’est plus là}

    « Peux-tu vérifier lequel c’est ? »

    { ... Prête-moi ton pouvoir.}

    « Mon pouvoir ? »

    {Je parle de ce pouvoir, cette capacité de prêt de tes capacités.}

    « Ahh ! Ça, oui. D’accord, que dois-je te prêter ? »

    {Ta vision.}

    « Tu vas la chercher littéralement ? »

    Je l’avais trouvée un peu surprenante et drôle.

    « Prêt de ma vision à Éléanore. »

    Vision accrue sera prêtée à l’épée démonique Éléanore. Temps restant : 4 minutes 59 secondes.

    Au moment où je la lui avais prêtée, je pouvais sentir un changement évident dans ma vue.

    J’avais l’impression que le monde avait l’air aussi mauvais que dans mon monde précédent.

    {Je l’ai trouvée}

    « C’est rapide. Où est-ce ? »

    Une carte était apparue dans ma tête après que je lui avais demandé.

    Il s’agissait de la carte de l’intérieur du palais. On dirait que c’est un peu éloigné d’ici, au fond du palais.

    Je m’étais dirigé dans cette direction.

    Enveloppé de l’aura d’invisibilité, en passant par des gardes et des servantes, j’étais allé tout droit vers la destination.

    {Toutefois.}

    « Hein ? »

    {En incluant cet épisode à Siracuza, tu as vraiment une telle façon de faire les choses. Si tu m’utilises... si tu m’utilises avec Hikari, tu peux tout finir en quelques instants juste en frappant avec tes épées.}

    « Si je fais ça, ça n’aidera pas Sélène, correct ? »

    {C’est pourquoi je dis que c’est un moyen détourné.}

    Je le pense aussi.

    J’avais continué à avancer en discutant de choses sans importance avec Éléanore. Au fond du Palais d’Été. Je m’étais avancé assez profondément pour que les bruits ne puissent pas être entendus à l’extérieur même s’il y avait de l’agitation.

    J’avais cessé de croiser qui que ce soit et l’air autour de moi avait commencé à me faire sentir frigorifier avant que je ne m’immobilise pendant un moment.

    {Cela ressemble plus à une prison qu’à un quartier de palais.}

    « Dieu merci, je n’avais pas laissé Iris se marier ici. »

    {Je suis d’accord. Cet endroit ne correspond pas à cette fille}

    Puis, avançant plus profondément, j’étais arrivé devant une énorme porte.

    C’était une porte massive avec l’emblème du royaume d’Aegina.

    « C’est ici, hein... »

    J’avais touché la porte, et des étincelles se dispersèrent.

    {Je t’ai dit que c’était scellé.}

    « C’est de ma faute, j’avais oublié. Que devrais-je faire ? »

    {Tu as seulement besoin de m’utiliser et de le frapper, mais avec toute ta force}

    Comme je le pensais, le sceau était très puissant, mais j’avais remarqué que ce n’était plus comme avant. Depuis que je m’étais connecté à Éléanore, je pouvais sentir ses émotions. Cette fille, elle voulait seulement être utilisée à pleine puissance rien que pour briser le sceau.

    Depuis cette nuit, quand nous avions regardé le ciel étoilé pendant la guerre à Siracuza, elle avait commencé à souhaiter en avoir plus de ces choses-là. Et bien sûr, il n’y a aucune raison pour moi de le lui refuser. J’avais dégainé Éléanore et pris position.

    « Allons-y. »

    {Hmm.}

    Je m’étais avancé et j’avais fait basculer Éléanore.

    Alors que je faisais ça, j’avais ressenti une petite résistance de la barrière, mais elle avait facilement disparu avec Éléanore et toute ma puissance.

    Un trou avait été créé qui permettait à une seule personne sur le mur.

    J’étais entré et j’avais vu un autel.

    Il s’agissait d’un autel qui ressemblait à celui que j’avais vu dans Mercury.

    Une épée avait été placée sur cet autel.

    L’Épée Démoniaque pour laquelle j’étais venu, Xiphos.

    « Nous l’avons trouvé. »

    {Que vas-tu faire ensuite ?}

    « Avant ça, il y a quelque chose que je dois faire. »

    J’avais trouvé une statue de pierre derrière l’autel où se trouvait Xiphos.

    C’était une statue de pierre deux fois plus grande qu’un homme adulte, et elle portait une épée qui ressemblait à Xiphos.

    Il avait commencé à bouger. Ses yeux me regardaient avec une lumière rouge qui brillait.

    ... un gardien.

    « Je vais l’attaquer à pleine puissance. »

    La lame d’Éléanore avait été traversée par des vagues de lumières.

    Je pensais avoir entendu des mots comme « est-ce un adversaire digne de moi ? »

    Ce n’était pas comme si j’avais entendu une voix ou écouté de tels mots. C’était juste ce que je ressentais plus tôt.

    Le fait de connaître les émotions sans paroles d’Éléanore me faisait me sentir un peu bizarre alors que j’avais chargé la statue de pierre.

    Je l’avais frappée avec Éléanore !

    J’avais divisé la statue de pierre en deux.

    « Juste ça ? »

    {On dirait que ce n’est pas fini.}

    « Elle se régénère, hein. »

    La statue de pierre qui avait été coupée en deux se leva. L’endroit où je l’avais coupé se recollait.

    Et enfin, elle était revenue à la normale, comme si rien ne lui était arrivé.

    {Kuku, c’est une capacité de régénération formidable.}

    *Zut !*

    La statue de pierre avait frappé avec son épée de pierre. Le sol s’était fendu et avait explosé.

    « Ça avait l’air assez puissant. »

    {C’est vraiment formidable !}

    « Ça avait l’air formidable. »

    Cependant, je ne le pensais pas du tout. C’était uniquement une simple conversation avec Éléanore.

    Cette fois, j’avais libéré une rafale d’attaques et hachais la statue de pierre en morceaux. Cela l’avait réduit en poudre qui s’était répandue dans le sol.

    Cependant, elle avait immédiatement commencé à bouger, se rassemblant et revenant à la normale.

    « Qu’est-ce que c’est ça ? Je pense que j’ai rencontré ce type d’ennemis avant. »

    {Tu veux parler de ce seigneur de la vallée ?}

    « Ahh, Orycuto. Oui, cette chose lui ressemble. »

    Orycuto, le monstre de pierre qui vivait dans la vallée Orycudite. Sa caractéristique était qu’il était probablement immortel. Il se régénérerait, peu importe combien de fois il était détruit et réduit en poussière.

    J’avais continué mes attaques avec Éléanore. Cette fois, je l’avais coupée en quatre avec une frappe multiple.

    La statue de pierre se régénérait. Il avait combiné ses quatre parties coupées.

    Il s’était régénéré normalement, mais...

    « La vitesse de régénération est plus lente qu’avant. »

    {Ce n’est pas aussi fort que Orycuto, hein}

    « Comme c’est comme ça, ce que je dois faire est évident. »

    J’avais cassé la statue de pierre.

    Elle s’était régénérée, mais je l’avais cassé de nouveau.

    Après la régénération, je l’avais complètement écrasée.

    La vitesse de régénération de la statue de pierre diminuait chaque fois que je la détruisais.

    Au début, elle se régénérait complètement au bout de dix secondes. Cela lui avait pris ensuite une minute, puis cinq minutes.

    Et finalement, elle avait cessé de se régénérer même après que nous ayons attendu dix minutes.

    J’avais regardé la statue de pierre, non, le tas de pierres, avec Éléanore dans ma main.

    Le gardien était vaincu. C’était au tour de Xiphos.

    Xiphos rayonnait. Elle rayonnait comme Mercury.

    {Et alors ? Qu’est ce que tu vas faire ?}

    « Te rappelles-tu ce que nous avons fait quand nous avons quitté Rethim avant ? »

    {Au moment où nous avons pris le roi d’ici ?}

    « C’est vrai. Je vais faire la même chose qu’à ce moment-là. »

    {À ce moment-là ? ... ah !}

    Elle s’était finalement souvenue.

    C’était vrai. À ce moment-là, j’avais libéré plus de pouvoirs que ma limite alors que j’avais fait surgir l’aura d’Éléanore et je l’avais répandue dans la capitale royale.

    L’effet secondaire était qu’à ce moment-là cela avait fait rajeunir Éléanore.

    {C’était...}

    « Je ferai ça avec Xiphos. Je vais le subjuguer en utilisant tes pouvoirs. »

    { ... Hou}

    Éléanore qui semblait rougir tout en étant énervé. Elle commençait à avoir l’air de s’amuser.

    {Tu es en train de vouloir laver le cerveau de Xiphos, et non celui du roi}

    « C’est vrai. »

    {Bien. Essaye de le faire.}

    J’avais approché Xiphos en tenant Éléanore.

    Elle avait rayonné avec plus de force. La lumière qu’elle dégageait de sa lame commençait à paraître plus sinistre.

    C’était exactement comme toutes les Épées Démoniaques.

    Cependant... de son côté, c’était beaucoup plus faible qu’Éléanore.

    J’avais libéré l’aura et enveloppais Xiphos.

    J’avais ressenti de la résistance, mais je m’en fichais et j’avais tout simplement étouffé ce qui était devant moi.

    C’était comme l’élimination d’un chien enragé en écrasant sa tête contre le sol.

    J’avais corrompu cette épée Démoniaque Xiphos enragée avec l’aura d’Éléanore.

    Et ce qui en était né, c’était une personnalité pure, honnête et enfantine.

    ***

    Chapitre 186 : L’Épée Sainte et la Princesse

    J’avais attrapé Xiphos.

    * Dokun ! ... *

    Bien qu’elle soit incomparablement plus faible que ce que je ressentais auparavant, il avait certainement des pulsations.

    Elle ressemblait à une enfant effrayée qui venait d’être punie.

    Il ne devrait pas y avoir de problème même si je la donnais à Sélène.

    {C’est trop absurde que je ne puisse même pas en rire...}

    « Quoi ? »

    {Bien qu’elle soit inférieure à moi, je n’aurais jamais pensé que tu réduirais quelque chose du niveau d’une Épée Démoniaque vers un tel état.}

    « Est-ce que quelqu’un avait déjà fait quelque chose comme ça avant ? »

    {Absolument pas}

    « Et toi ? N’as-tu jamais essayé auparavant ? »

    {Il n’y a aucun humain qui ait pu m’utiliser auparavant.}

    Ça veut dire que tout le monde avait été manipulé par Éléanore, hein.

    {Je ne m’ennuie jamais vraiment avec toi. Tu me fais voir de nouvelles choses les unes après les autres.}

    « Je te montrerais bientôt d’autre chose. »

    {Hmm ? Ahh, la loterie à temps limité.}

    J’avais hoché la tête.

    Je parlais des billets de la loterie à durée limitée qui apparaissaient chaque fois qu’une chose significative était atteinte.

    Je devrais obtenir quelque chose de nouveau à partir de là.

    Je pouvais sentir l’impatience Éléanore.

    Et j’avais aussi commencé à l’attendre avec impatience.

     

    ☆☆☆

     

    J’étais retourné à Hanya une nouvelle fois et étais allé à Amphis.

    J’avais suivi les marques de pas innombrables de l’armée, et j’étais arrivé au moment où les deux armées entrèrent en collision.

    « Hein ? Ils sont repoussés ? »

    Ma vue était toujours prêtée à Éléanore, alors j’avais inconsciemment placé une main au-dessus de mes sourcils pour essayer de regarder autour de moi.

    {Les deux camps se sont retirés. On dirait qu’ils ont eu des dommages collatéraux.}

    « Je vois. »

    J’étais simplement resté là où j’étais à observer.

    Après un moment, l’avant-garde de l’armée du royaume qui s’était retirée était venue et s’arrêtait devant moi.

    « Shou ! »

    C’était Sélène qui était revenue.

    Il n’y avait pas beaucoup de sang sur elle, et elle n’avait pas non plus l’air fatiguée.

    Je lui avais demandé des explications sur ce qui s’était passé.

    « Tu t’es retirée rapidement »

    « Hmm, cette personne... »

    Sélène désigna le soldat à côté d’elle.

    Je le savais avec un regard. Elle désignait Neora, à qui j’avais demandé de rester avec Sélène, et sur qui j’avais utilisé mon aura afin de la déguiser.

    « ... Elle avait dit qu’il n’était pas bon de s’avancer trop loin, et que nous devrions nous retirer temporairement. »

    « Es-tu blessée ? »

    « Je ne le suis pas. »

    « Mais tu as reculé si facilement. »

    « Après tout, je ne peux pas juger de ce que je dois faire, » déclara franchement Sélène.

    C’était comme si elle avait dit que c’était naturel de manger quand on avait faim.

    Je jetai un coup d’œil à Neora.

    « C’était une retraite brillante. »

    Cela signifiait qu’elle s’était vraiment retirée dès qu’on lui avait dit de le faire.

    {Comme elle est obéissante !!}

    « Elle est tellement obéissante que ça en est effrayant »

    « Effrayant ? »

    Sélène pencha la tête avec un air désemparé.

    Elle-même ne comprenait pas, mais je pensais que c’est bien pour l’instant.

    Au lieu de penser à ça... j’avais sorti Xiphos et l’avais tendue à Sélène.

    « C’est... la Sainte Épée de la Pacification, Xiphos. »

    « L’Épée Sacrée ? »

    {Pour Aegina, cela l’est.}

    « Je vois. »

    « Qu’est-ce que c’est ? »

    « Je suis allé la chercher. Utilise-la. »

    « Hmm, j’ai compris. »

    Sélène avait reçu Xiphos sans crainte.

    Elle se sentait déçue, mais, Ahh... c’était la nouvelle Sélène, hein.

    {Kuku, je suis impatiente de voir son avenir.}

    J’avais donné une petite frappe du doigt à Éléanore qui semblait se moquer de ça plutôt que de l’attendre avec impatience.

    Et à ce moment-là, j’avais dit à Sélène.

    « Continue à utiliser ça à partir de maintenant. Nous avons le roi et une princesse brandissant l’Épée Sacrée de la pacification. Avec cela, la juste cause est de notre côté. »

    C’était l’excuse que je gardais auparavant au cas où Sélène ne voulait pas la recevoir. Et bien que cela ne soit plus nécessaire, je lui avais quand même dit ça pour être sûr.

    « C’est donc ça, hein ! Bien, je l’accepte ! Merci, Shou ! »

    Sélène agrippa Xiphos et la regarda fixement.

    La lame de Xiphos avait pulsé avec une lumière rouge.

    Les soldats environnants autres que Neora avaient élevé leurs voix avec crainte.

    Les soldats étaient aussi des humains alors Xiphos était probablement une entité spéciale pour eux.

    « Hmm, ça va, je ne vais pas t’intimider »

    « Tu parles à Xiphos ? »

    « Elle dit “je serai gentille, alors ne me harcèle plus.” »

    « Et tu l’as facilement dit, tu ne l’écraseras pas... »

    J’avais réfléchi une seconde et je déclarai ça à Sélène.

    « Sélène, je pense que tu dois le savoir, mais Xiphos est en ce moment juste une enfant. »

    « Hein. »

    « Puisque c’est une enfant, tu dois la gronder quand elle n’écoute pas ce qu’on lui dit. »

    « J’ai besoin de le gronder ? »

    Sélène avait regardé moi et Xiphos alternativement.

    Son visage semblait ne pas pouvoir décider laquelle des deux opinions elle devait écouter.

    Elle hésita un moment, mais elle leva finalement la tête et me regarda droit dans les yeux.

    « Je sais. Je vais écouter ce qu’a dit Shou. »

    La lame de Xiphos avait libéré une impulsion.

    On dirait que cela l’avait fait paniquer.

    « Shou est vraiment incroyable. Xiphos est une épée incroyable que je connaissais, et elle était aussi protégée par un excellent sceau. Il l’a récupéré si facilement. »

    D’autre part, Sélène qui tenait Xiphos avait commencé à me regarder avec un regard de plus en plus passionné.

     

    ☆☆☆

     

    J’avais suggéré à Sélène qui avait acquis Xiphos à la sortir encore une fois.

    Sélène avait dégainé Xiphos avec vaillance lors de leur deuxième attaque.

    La plupart des soldats ennemis que Neora avait rassemblés pour elle avaient été stupéfaits de voir Xiphos et avaient été vaincus peu de temps après.

    La princesse Sélène était apparue maniant Xiphos.

    Cette information s’était rapidement répandue au sein de l’armée ennemie et leur moral s’était effondré tout aussi rapidement.

    Ils étaient tombés dans un effondrement total dans la première heure de la bataille et ils avaient commencé à tourner la bride.

    {Kuku, dommage, hein. Tout s’est terminé avant que cette fille ne soit fatiguée. J’aimerais vraiment voir ces mouvements en maniant Xiphos.}

    Je donnais un léger coup avec un doigt à Éléanore pour avoir été bavarde.

    Sélène et Xiphos.

    Le pouvoir que je lui avais donné lui avait accordé une victoire étonnamment facile. Et ce fut le début de l’avance régulière, mais avec force de son armée.

    ***

    Chapitre 187 : Le chien dans le jardin

    Avant de tout démêler, j’avais aidé Sélène à s’entraîner.

    Je l’avais aidé à modifier ses déplacements devant les yeux des soldats.

    Je ne m’arrêtais que lorsque la respiration de Sélène devint rude et que ses mouvements étaient clairement hors de sa portée.

    « C’est bon. Arrêtons maintenant. Tu devrais te reposer avant ta prochaine sortie. »

    « Haa... haa... compris »

    Sélène tituba et partit, soutenue par Neora qui était transformée.

    Après les avoir vus s’en aller, Hélèna s’était silencieusement approchée de moi.

    « Est-ce que ça suffisait ? » demandai-je à Hélèna.

    « Oui. Je t’ai fait modérément réduire son endurance juste avant de tout démêler. Comme prévu de toi. »

    « Quel est le but derrière le fait de réduire l’endurance de Sélène ? »

    « Son Altesse Sélène est devenue célèbre. »

    Tout en soulevant son éventail, Hélèna regarda Sélène et parla calmement.

    « La servante du roi des démons, la princesse de guerre à l’épée sacrée. Peu importe le nom qu’on lui donne, elle est devenue célèbre. Et pour que ces gens apparaissent sur le champ de bataille, il y aurait généralement deux sortes de réactions. »

    « La première est ? »

    « La crainte et la peur. Je crois que c’est une réaction que tu connais très bien, Kakeru. »

    J’avais hoché la tête. C’était vrai que beaucoup de gens me regardaient avec de tels yeux.

    « La deuxième est ? »

    « L’ambition de la célébrité. C’est de vouloir devenir célèbre pour avoir vaincu quelqu’un avec un nom infâme. J’ai entendu dire que le Général Gardien de Ropogis, Toto Caisalis est un homme avec une forte ambition, et on dit qu’il a aussi confiance en son talent d’escrimeur. »

    « Cela ressemble au type de personne qui chargerait Sélène sans aucune crainte. N’est-ce pas dangereux de réduire son endurance ? »

    Hélèna tendit la main calmement, pointant au loin avec son éventail.

    « Il y a un endroit appelé la vallée de Yakore. Des troupes de mages nouvellement acquis au sein des soldats attendent, là-bas. Je voudrais demander à Son Altesse Sélène d’engager les troupes ennemies pour une bataille la prochaine fois, puis de feindre une retraite, et de les attirer à la vallée de Yakore. »

    « Alors, tu vas les attaquer avec un feu concentré, hein. »

    Hélèna hocha la tête.

    « Son Altesse Sélène est une personne maladroite. Bien qu’elle se retire docilement quand on lui conseille de le faire, cela serait suspect si elle se retire avec plein de vigueur. »

    « C’est pour ça que tu m’as demandé de lui faire perdre de l’endurance, hein. »

    « Selon les rapports, le style de combat de Son Altesse se répand largement avec son nom. Ils disent “ses mouvements changeraient quand elle est fatiguée”. »

    « C’est facile de prévoir quand elle sera déjà fatiguée, hein... je vois. »

    « Après les avoir attirés aux troupes de mages, cela sera suivi d’une attaque concentrée, Son Altesse aura récupéré avec la boule magique que tu possèdes, et lanceras une contre-attaque. »

    « Je vois »

    J’avais appelé Neora.

    Je lui avais raconté tout ce que j’avais entendu d’Hélèna, et tout en lui disant de ne pas le dire à Sélène, je lui avais donné une boule magique de mon Entrepôt de dimensions parallèles.

    J’avais regardé Neora courir vers Sélène.

    Il était très rare d’avoir ce genre de stratégie. Jusqu’à présent, il suffisait que je sois l’attaquant principal et que je perçais en utilisant la force brute.

    Puisque l’attaquant principal était Sélène, il y avait un besoin de faire beaucoup de choses.

    Car tout cela était fait pour faire grandir la confiance de Sélène,

    De manière inattendue, je pouvais voir grandir l’une des fleurs jumelles de Teresa, j’étais impressionné par la stratège Hélèna.

    C’était ce qu’on appelait une erreur de calcul.

     

     

    Et, Hélèna avait continué en me disant.

    « Une autre chose. Je voulais te demander quelque chose que toi seul peux faire. »

    « Dis-moi »

    Hélèna qui souriait gracieusement en tenant son éventail des deux mains paraissait de plus en plus éblouissante.

     

    ☆☆☆

     

    Les deux armées étaient entrées en collision.

    Les troupes que la princesse de la guerre à l’épée sacrée Sélène menait, et l’armée de Therios que le général gardien de Ropogis, le subordonné du duc Therios, Toto Caisalis dirigeait.

    La différence entre les deux armées était de 1 contre 3. Comme d’habitude, Sélène se battait avec moins de soldats.

    Dès le début, Sélène, qui avait été soutenue par Neora, montrait sa capacité de percée à pleine puissance, en annulant les désavantages numériques et en les combattant à égalité.

    Bien que ce ne soit égal que jusqu’à ce que Toto apparaisse.

    Dès qu’il était apparu sur les lignes de front, il avait rapidement trouvé Xiphos, et avait foncé directement vers Sélène.

    Les mouvements de Sélène avaient rapidement changé en raison de l’entraînement avec Kakeru plus tôt et de l’endurance qu’elle avait perdus pendant la bataille.

    Ses mouvements avaient changé des positions qu’elle tenait à l’entraînement, pour ressembler à l’image fracassante des mouvements de Kakeru.

    Toto avait révélé un sourire. Il savait déjà que les informations sur les mouvements de Sélène changeaient quand elle était fatiguée.

    Neora suggéra une retraite, et Sélène accepta rapidement sa suggestion, et commença à battre en retraite.

    Toto les poursuivait avec bonheur.

    Toto et l’armée de Therios avait été attirés dans la vallée de Yakore comme prévu et avait été exposés aux attaques des troupes de mages positionnées au sommet de la falaise.

    Il pleuvait des boules de feu du ciel.

    Bien qu’il s’agisse d’une magie débutante, elle pouvait être utilisée pour disperser et pouvait être lancée à plusieurs reprises. C’était donc la magie la plus populaire dans les troupes de mages.

    Souffrant de telles attaques, l’armée de Therios était tombée dans la confusion et Toto avait été forcé de reprendre le contrôle de ce chaos.

    Et là, la contre-attaque de l’armée de Sélène avait commencé.

    Sélène qui avait récupéré en utilisant la boule magique, tout comme Neora l’avait suggéré... et tout comme Hélèna l’avait prévu, avait attaqué l’armée Therios.

    L’élan était complètement dans le camp de l’armée de Sélène, l’armée de Therios était tombée dans la confusion, et avait commencé à s’effondrer.

    Ils avaient désespérément fui la vallée de Yakore, essayant de s’échapper.

    Le porteur de l’épée démoniaque les regardait pendant que tout cela se produisait.

     

    ☆☆☆

     

    « Faisons-le. »

    {Encore une fois, huh}

    « Quoi ? Tu ne veux pas ? »

    {Je ne vais pas me plaindre si c’est à pleine puissance.}

    « Je vois. »

    J’avais tenu Éléanore avec une prise inversée, abaissant mon corps, et tout comme une corde d’arc tirée. Je rassemblais l’aura dans ma main droite.

    Puis j’avais jeté Éléanore. Je l’avais lancée vers l’entrée de la vallée de Yakore, que l’armée Therios tentait de fuir.

    La montagne avait tremblé, et tous avaient pu entendre des cris venant de l’ennemi et des alliés.

    Un cratère, non, une falaise avait été faite à l’entrée de la vallée.

    Éléanore que j’avais jetée à pleine puissance arracha le sol, créant une falaise qui possédait un fond qu’on ne pouvait pas voir.

    En regardant ça, je m’étais souvenu des paroles d’Hélèna.

    « S’il y avait un pont, j’aurais aimé laisser tomber ce pont, mais une telle chose n’existe pas dans cet endroit, alors je veux te demander d’en faire un. Bien qu’il soit également bon de créer simplement un glissement de terrain qui bloquerait le chemin. »

    « Je vois. Entendu. »

    Un trou apparemment sans fond était apparu soudainement à l’entrée de la vallée. En voyant cela, j’étais satisfait, faisant ce qu’Hélèna m’avait demandé.

    Et pendant que cela arrivait, le champ de bataille s’était arrêté.

    L’ennemi et les alliés étaient stupéfaits de la destruction soudaine du terrain, ce qui avait presque suspendu le combat.

    Mais il y en avait encore une qui n’avait pas encore arrêté.

    Une personne qui ne faisait que ce qu’on lui disait et qui pensait faire tout ce qu’elle pouvait. C’était Sélène.

    Elle avait continué à charger. Elle chargeait seule dans le champ de bataille où les ennemis et les alliés s’étaient mélangés.

    Et, Éléanore que j’avais récupérée en temps m’avait déclaré avec plaisir.

    {Comme je le pensais, cette fille va devenir très puissante}, dit-elle en riant.

    Et, l’armée de Therios qui avait été piégée avait pour la plupart été vaincue, et certains avaient même été capturés.

    Sélène était devenue de plus en plus célèbre.

    ***

    Chapitre 188 : Balle super rapide et boule magique

    La capitale royale du Royaume de Calamba, Météores. La reine était assise sur son trône dans la salle d’audience du palais.

    Devant elle se tenait un homme d’âge moyen. C’était un homme qui portait d’excellents vêtements tout en présentant une allure noble.

    Après avoir lu une lettre contenant le filigrane d’un certain symbole de famille, Rica avait parlé à l’homme.

    « En résumé, le duc Annis souhaite emprunter des soldats. »

    « Pour le dire brièvement, oui. »

    « Je vois. Au fait, je voudrais vous demander une chose. »

    Rica avait déclaré hautainement depuis son trône.

    Elle était gracieuse et belle, tout en affichant de l’intelligence, et avec des yeux rayonnant de sagesse.

    Elle les avait possédés depuis longtemps, mais récemment, on lui disait qu’elle possédait maintenant également la dignité d’une dirigeante.

    L’homme qui était venu en tant qu’émissaire d’Annis, un duc du royaume d’Aegina, avait été légèrement submergé par sa présence.

    Il s’appelait Morris. C’était un vétéran qui avait vécu de nombreuses négociations en tant que subordonné d’Annis. Cependant, il était encore un peu dépassé par Rica.

    « J’ai entendu que celui qui dirige l’armée ennemie est le roi en personne ? »

    « Nous croyons que cette personne est un imposteur. Le roi, Sa Majesté, est alité avec une maladie incurable. Bien que Sa Majesté ait réussi à survivre grâce au miracle de Salomon, l’archevêque dit qu’il n’y a aucun espoir pour que Sa Majesté puisse récupérer assez pour être consciente. Nous ne savons pas qui est cette personne, mais c’est un imposteur. »

    « Je vois. Est-ce que les gens croient cela ? »

    « Uu ...! »

    Morris ne savait plus quoi dire.

    Bien que les mots de Rica soient courts, c’était une attaque critique.

    « Vous n’avez jamais parlé aux autres de la maladie du roi jusqu’à maintenant. »

    « Tout est dans l’intérêt de la stabilité du Royaume... »

    « Vous avez annoncé que “c’est comme ça” seulement après l’apparition du roi. Croyez-vous vraiment que les gens auraient confiance en cela ? »

    « C’est... »

    « De plus. »

    Rica avait continué avec un visage sérieux.

    Sa dignité... la pression venant d’elle se renforça.

    « J’ai entendu dire que c’est la princesse Sélène qui mène cette armée à travers les champs de bataille. Dans les mains de la princesse se trouve le trésor du royaume d’Aegina, l’épée pacificatrice, qui était à l’origine des titres de noblesse, l’épée sainte Xiphos. Sont-ils deux faux également ? »

    « C’est... »

    « Il y a beaucoup de gens qui connaissent la Sainte Épée d’Aegina. Xiphos elle-même a une présence que l’on pourrait croire comme authentique si cette dernière la montrait d’elle-même. La vraie princesse manie la vraie Épée Sacrée. Si c’est le cas, alors le roi qu’elle protège pourrait aussi être le vrai. »

    Rica n’avait pas ajouté « selon le peuple » intentionnellement.

    Il y avait une manière de procédé qui passait pour inélégante, dans le cas où les deux parties connaissaient la vérité à propos du sujet de la discussion.

    En outre, il y avait des cas où l’absence de certains mots les rendrait plus forts.

    Rica le savait très bien, c’est pourquoi elle l’avait fait.

    Morris était incapable de trouver quoi que ce soit à répondre.

    C’est Rica qui avait pris l’initiative.

    « Bien que ce soit la Régence des Trois Seigneurs, j’ai entendu dire que tout avait commencé avec le Duc Therios. Il y a aussi des rumeurs sur le fait qu’il trompait les deux autres ducs. »

    « ... hein ? »

    Morris était si surpris que ses yeux semblèrent presque sortir de ses orbites.

    Ce n’était pas vrai. Il était un subordonné loyal d’Annis. La Régence des Trois Seigneurs était coordonnée par les trois ducs, Therios, Annis et Gate. Cela n’avait pas été mis en place uniquement par Therios.

    « Et, en ce moment, j’ai aussi entendu que c’est seulement le Duc Therios qui est en guerre avec l’armée du Royaume. »

    « C’est... exact »

    « Le peuple serait du côté de l’armée du royaume tant que le roi serait “réel”. Si vous avez été “trompé”, n’est-il pas encore possible pour lui de faire machine arrière ? »

    « ... Ce n’est pas quelque chose que je peux moi-même décider. »

    « Bien sûr que non. Vous devriez le mentionner au duc Annis. Je donnerais même un coup de main si nécessaire. »

    « Sa Majesté le fera ? »

    « J’ai une relation personnelle avec la princesse Sélène. Oui, une relation “personnelle”. »

    Rica déclara ça tandis que l’expression de Morris devint grave.

    Rica déclarait indirectement ceci : « Je sais tout parce que j’ai des relations avec Sélène ».

    Et aussi, « je vous aiderai si vous voulez faire maintenant machine arrière ».

    « ... Je voudrais vous demander un instant de réflexion. Je transmettrai cela à mon maître. »

    « Vous devrez vous dépêcher. Si cela devenait vraiment désavantageux, il ne serait plus que le général d’une armée vaincue. Vous devriez capituler pendant que vous avez l’avantage ou, au pire, l’égalité. »

    « Je comprends, mais... »

    « Au fait. »

    Rica interrompit l’excuse de Morris.

    « Si vous le faites maintenant, j’ai entendu que le titre de Duc d’Annis serait garanti, et que son deuxième fils recevrait un titre de Baron. »

    « Nous ne demandons pas... ah non, s’il vous plaît excusez-moi »

    Une voix semblable à un cri était sortie de la bouche de Morris.

    « J’ai compris. Je transmettrai immédiatement ceci à mon Maître. »

    « Aussi. »

    « Eh ? »

    Morris avait un visage disant « il y a encore plus !? »

    Rica avait légèrement adouci son ton.

    « À propos de ceci, j’ai eu l’approbation de la princesse Sélène pour cela. J’ai entendu dire que la troisième fille du duc Annis nommée Alice est une fille très intelligente. »

    « H-Haa... »

    « Cette fille, j’aimerais l’avoir ici. Ce n’est pas un otage. Le jardin des roses. En avez-vous déjà entendu parler ? »

    « Oh... »

    Morris en avait perdu ses mots.

    Donner et prendre des filles entre les familles royales et la noblesse était soit une forme de prise d’otage, ou alors une alliance qui renforcerait leurs familles.

    S’il était vrai qu’il ne s’agissait pas de donner un otage, alors la maison du duc Annis posséderait un lien avec le royaume de Calamba.

    À l’origine, cela aurait été très difficile pour Annis, un noble d’Aegina, d’être directement lié à Calamba, mais ce problème n’existait plus si les échelons supérieurs, la reine et la princesse étaient d’accord.

    Et, le « Jardin des Roses » de Rica, le Harem de la Reine était très célèbre parmi les nobles.

    C’était une rumeur bien connue que Rica rassemblait des femmes intelligentes.

    Cela garantissait beaucoup de choses, dont un titre de noblesse supplémentaire, et une connexion avec la reine.

    Pour Annis, plutôt qu’une guerre incertaine qu’il pourrait gagner, il était évident que n’importe qui choisirait cette option.

    Elle avait utilisé la carotte et le bâton, ce qui faisait qu’il n’y avait pratiquement qu’un seul choix.

    C’était la reine de Calamba, Rica Calamba, qui avait fait un tel exploit.

     

    ☆☆☆

     

    La capitale royale du Royaume de Siracuza, Adoria.

    Dans la maison d’hôtes dans la cour du palais royal, le Dîner de Purosu.

    C’était un bâtiment qui n’avait pas sa place dans ce magnifique palais.

    Et dans ce restaurant plein de sièges vides, l’émissaire de Duc Gate, Carisal occupait une chaise.

    Et là, vêtue d’un tablier et d’un mouchoir, dans sa tenue du restaurant, Fiona lui apporta sa nourriture.

    « Je suis désolée de vous avoir fait attendre. Voici votre riz frit de vache de montagne. C’est le plat le plus populaire. »

    « ... Quel genre de blague est-ce ? »

    « Quoi ? Détestez-vous les vaches de montagne ? Aimez-vous plus les légumes ? »

    « Non, je ne parle pas de ça. Je demande pourquoi diable ai-je été amené dans cet endroit. On m’a dit que je vais prendre un repas avec Son Altesse la reine après m’être reposé un moment dans la maison d’hôtes. »

    « C’est vrai. Cet endroit est cette maison d’hôtes. Ça s’appelle le Dîner de Purosu. »

    « Quel genre de blague est-ce ? Et pourquoi des roturières sont... »

    « Hahaha »

    Fiona avait souri innocemment.

    « Cher client, pour quoi êtes-vous venu ? »

    « Ce n’est pas quelque chose que je peux dire à une morveuse comme toi. »

    « Ça ne va pas ? Ah ! Cher client, aimez-vous l’alcool ? Je vais vous servir du bon si vous me le dites ? »

    « Bon alcool ? »

    « Oui. Bien que cela ressemble à ça, c’est une bonne maison d’hôtes. C’est la nourriture que Sa Majesté la reine mangerait, donc de bons ingrédients sont utilisés ici. Et bien sûr, les boissons le sont aussi. Par exemple, celle-là... qu’est-ce que c’était encore ? L’alcool qui a été fermenté et distillé quatre fois ? »

    « Quatre fois !? »

    « Ils disent que c’est délicieux, vous savez ? En outre, c’est seulement servi aux invités d’État. Êtes-vous intéressé ? »

    « ... Eh bien, juste un peu devrait suffire. »

    « D’accord~ ! Marie, occupe-toi de “ça” »

    Marie était apparue à l’arrière du magasin.

    Tenant une bouteille qui avait l’air chère, elle posa un verre à liqueur et versa le contenu de la bouteille.

    Le riche parfum de l’alcool avait instantanément rempli l’intérieur du restaurant.

    C’était un parfum riche qui rendrait n’importe quel amateur d’alcool presque ivre même à ce stade.

    « Cher client, voici votre boisson. »

    « U-Umu »

    Carisal s’éclaircit légèrement la gorge, puis il but l’alcool avec un visage de « on ne peut rien y faire ».

    « Comment était-ce ? »

    « C’est assez décent. »

    Bien que Carisal avait dit cela, son visage était honnête.

    Son esprit et son corps étaient ivres de ce délicieux alcool, et le coin de ses yeux était déjà tombant.

    « Alors, dites-nous s’il vous plaît. Juste un tout petit peu, d’accord ? »

    « Eh bien, laissez-moi voir... Hm, tout ça devrait bien aller. Mon Maître, le Duc Gate souhaite prendre contact avec Sa Majesté le roi. »

    « Eh ? Pourquoi ? »

    « C’est pour finir la guerre en douceur. Puisque Sa Majesté le roi est de l’autre côté, le peuple ne nous soutiendrait pas. C’est impossible de gagner. »

    « Je vois. Mais pourquoi voudrait-il le dire à la reine de Siracuza ? »

    « Je ne peux pas vous le dire. »

    « Je sais ! Puisque nous y sommes, buvez-en un peu plus. »

    Fiona versa plus d’alcool dans son verre.

    Le service d’une fille d’affiche et un alcool délicieux avait fonctionné particulièrement bien pour les invités d’État.

    C’en était assez pour que Carisal ouvre la bouche.

    Carisal l’avait bu d’un trait, et était devenu fougueux avec le goût du bon alcool, avant de dire.

    « Les reines de ce Royaume sont connectées au porteur de l’Épée Démoniaque, n’est-ce pas ? Gardez cela entre nous, mais il est dit que le Roi n’est qu’un imposteur que le porteur de l’Épée Démoniaque contrôle dans l’ombre. Il a récupéré le vrai après tout. Et la Princesse Son Altesse utilise une technique à l’épée qui est identique à celle du porteur de l’Épée Démoniaque. »

    « Fumu, fumu. »

    « C’est pourquoi nous voulons obtenir une audience avec Sa Majesté la reine et demander d’entrer en contact avec le porteur de l’Épée Démoniaque »

    « Je vois. Mais pourquoi à Siracuza ? Uhmm... »

    À l’intérieur de la tête de Fiona, elle avait réorganisé les relations humaines en un instant.

    Les relations humaines qui apparaissaient clairement à la surface.

    « Sa Majesté le roi de Mercury n’est-il pas une bonne option également ? Récemment, le visage du porteur de l’Épée Démoniaque était utilisé sur la nouvelle monnaie de Mercury. »

    « Le roi de Mercury, c’est impossible. C’est un souverain parfait. Il n’y a pas de lacunes qui peuvent être utilisées. »

    « Il n’y en a pas ? »

    « À ce stade, les reines de Siracuza sont des enfants illégitimes, nées et élevées par des roturiers. Il n’y a aucun doute que cela sera plus facile. »

    « Vraiment ? »

    Fiona sourit chaleureusement.

    De l’autre côté, Marie avait fait un léger sourire ironique.

    « Eh bien, c’est à peu près tout. Allez, donnez-moi en plus. »

    « OK OK »

    « Ah, vous pouvez y aller maintenant. Toi, la fille là-bas. Tu remplis ma coupe. »

    « Moi ? »

    « Ouais. »

    « C-compris »

    Marie avait pris la bouteille et la versa dans le verre de Carisal... à cet instant, son poignet fut saisi par lui.

    « Tu n’es pas trop mal en tant que fille ? »

    « M-Merci beaucoup. »

    « Es-tu libre ce soir ? »

    « Euh, euh, euh... »

    « Fufufu, ta main est petite et lisse. »

    Carisal brossa le dos de la main de Marie.

    Soudainement, il avait senti une bosse dure.

    Il toucha la bague que Marie portait sur son pouce.

    « Qu’est-ce que c’est ça ? Pourquoi y a-t-il une bague sur le pouce... pouce !? »

    Étonné, Carisal était devenu plus pâle que blanc.

    L’anneau sur le pouce symbolisait l’autorité et il avait le symbole de Siracuza gravé dessus.

    Marie portait ça, ainsi que Fiona.

    Carisal remarqua l’anneau sur les deux femmes... et confirma leur identité.

    Le sang avait jailli de sa tête et il s’était évanoui avec de la mousse qui sortait de sa bouche.

     

    ☆☆☆

     

    La nuit, dans la maisonnette magique, dans la chambre du maître.

    Il y avait trois femmes sur le lit.

    Fiona et Marie qui avaient placé leurs anneaux du pouce à l’annulaire dormaient ensemble en se tenant par la main.

    Et, l’autre était Rica.

    Elle était toujours éveillée, se faisant gâter dans mes bras.

    Rica, Fiona et Marie.

    Ces reines avaient pratiquement immobilisé deux des trois ducs, alors je leur avais fait l’amour en récompense.

    « Désolée, Kakeru. »

    « De quoi ? »

    « J’ai placé une fille dans ton harem sans ta permission. »

    « C’est ton harem, alors ne t’en fais pas. En premier lieu, tu la voulais depuis que tu l’as découvert non ? »

    « Oui, sa troisième fille, Alice Annis. Elle est un peu volontaire, alors elle ne s’entend pas bien avec son père, mais j’ai entendu dire que c’est une fille intelligente. Je comptais te demander de la sauver au cas où tu te battrais contre lui. »

    « Il n’y a pas besoin de s’excuser si c’est une fille sur laquelle tu as jeté ton dévolu. »

    « Hmm. Je vais vérifier si c’est une fille digne de toi, Kakeru. »

    « Ah, fais de ton mieux. »

    Tout en répondant comme ça, j’avais réfléchi.

    Non seulement le problème avait été résolu par la politique et une diplomatie appropriées, mais elle avait également obtenu ce qu’elle désirait.

    Je pensais qu’elle était une fille intelligente depuis notre première rencontre, mais récemment, je pensais qu’elle le devenait encore davantage.

    Fiona et Marie étaient aussi incroyables.

    Les choses qu’elles possédaient, elles l’avaient aussi utilisée de la façon la plus absolue, gagnant un avantage contre l’émissaire.

    Ces trois femmes sont toutes des femmes capables.

    Et pendant que j’y pensais, Fiona et Marie s’étaient soudainement réveillées et étaient venues vers moi.

    « Kakeru... nous... »

    « Étions-nous utiles, Kakeru ? »

    J’avais pensé : « peu importe qu’elles le soient ou non », mais j’avais aussi pensé qu’il était inutile de le dire à haute voix.

    « Oui, vous m’avez beaucoup aidé. »

    Au moment où j’avais dit ça, Fiona et Marie, même Rica s’était tournée vers moi avec un sourire.

    Elles avaient un beau sourire, comme si des fleurs venaient d’éclore.

    Vous trois, il y avait une limite à être mignonne !

    ***

    Chapitre 189 : Dégager le chemin

    Melina vi Therios.

    C’était l’actuel chef de la Maison des Therios qui avait été impliqué dans la fondation du Royaume d’Aegina.

    Cette maison de Therios avait dans son histoire connue une fois la possibilité d’extinction, et avait survécu grâce à l’adoption de la famille royale.

    En raison de cela, Melina croyait qu’il était membre de la famille royale, étant dans la lignée de la famille royale d’Aegina.

    En possédant le sang de la famille royale, et ainsi que le titre de Duc, cela faisait de Therios une existence supérieure dans le Royaume d’Aegina. Il avait un désir anormalement fort pour l’autorité, il était incapable de se contenter de son statut actuel.

    Les endroits que pouvait viser une telle personne qui ne se contentait pas du titre du duc étaient limités.

    L’ambition de Melina s’était naturellement tournée vers le trône d’Aegina.

    La bête appelée ambition avait été complètement libérée de sa cage après l’effondrement du roi et la mort du prince héritier.

    Melina avait attiré Annis et Gate, apportant l’ancien système, la Régence des Trois Seigneurs, et avait tenté de s’emparer du pouvoir.

    Après s’être emparé de ce pouvoir, il avait déjà prévu d’effacer les deux autres ducs, à savoir Annis et Gate.

    Avec une préparation minutieuse, son coup d’État aurait dû réussir.

    Si seulement le porteur de l’Épée Démoniaque n’existait pas.

     

    ☆☆☆

     

    « Allez au diable ! Annis et Gate ! Merde, vous me prenez pour un imbécile ! »

    Dans la capitale royale, Rethim.

    Dans la meilleure salle du Palais d’Hiver, le palais du roi, le centre de l’autorité, Melina lança à terre les deux lettres qu’il avait fini de lire.

    Incapable de se contenir, il avait piétiné ces lettres plusieurs fois.

    Son visage était devenu rouge, son corps obèse qui avait été rendu ainsi par le pouvoir et l’argent était déjà à bout de souffle juste en faisant cela, avec d’énormes gouttes de sueur dégoulinant de lui.

    * Gacha *

    La porte s’ouvrit, un homme vint à Melina.

    C’était un homme qui avait une fois aidé Sélène, Abraham.

    À l’heure actuelle, il travaillait pour Melina qui occupait la première place du Royaume par une voie légitime appelée Régence des Trois Seigneurs.

    « Que s’est-il passé, Seigneur Duc ? »

    « Lis ces lettres ! Ces deux-là... ils se moquent de moi ! »

    Abraham prit tranquillement les lettres et les lut l’une après l’autre.

    Bien que son expression soit devenue solennelle au milieu de leur lecture, il était encore capable de les finir en gardant la tête froide.

    « Le Duc Gate récupère des suites de sa maladie, et le duc Annis va transférer la direction de leur famille à son fils aîné, hein »

    « Quelle chose absurde à faire à ce moment ! Quelle maladie ! Quel transfert de chef de famille ! Comme tu es fou de grimacer pour une petite chose ! »

    « S’il vous plaît, excusez-moi de dire cela, mais Sa Majesté est de leur côté. »

    « C’est un imposteur ! »

    « Cependant, le peuple... »

    « Un imposteur est un imposteur ! »

    « ... Son Altesse Sélène est avec eux. »

    « La Régence des Trois Seigneurs a plus de légitimité qu’une seule princesse ! »

    « ... Xiphos est aussi avec eux. »

    « C’est juste un morceau de fer moisi ! »

    « ... »

    Abraham avait fermé sa bouche.

    Il avait compris qu’il n’y aurait aucun sens à tout ce qu’il dirait à Melina.

    Non, il serait peut-être plus exact de dire qu’il avait été déçu et qu’il avait abandonné.

    Il avait abandonné l’homme en face de lui qui avait illogiquement nié tout comme un imbécile.

    Cependant, il avait toujours l’esprit clair pour ne pas le montrer sur son visage. Sans montrer la déception qu’il avait à l’égard Melina, Abraham avait écouté ce qu’il disait.

    « C’est exactement comme le dit le Seigneur Duc. Avec seulement un imposteur, une princesse et une ancienne relique, la légitimité est entre les mains du Seigneur Duc. Si oui, alors il n’y a qu’un seul problème. »

    « Quel ! Quel est le problème. »

    « C’est l’armée ennemie. C’est le seul et le plus gros problème. Comme les tournures des événements prennent la forme d’une guerre totale, rien ne finira tant qu’ils ne sont pas anéantis. »

    « Seulement ça !? Rassemblez des soldats, faites aussi enrôler les civils. »

    « C’est malheureux, mais... »

    Abraham avait choisi ses mots avec soin.

    Abraham avait utilisé les mots que Melina aimait et les mots qu’il était capable d’accepter.

    « Les gens sont stupides. Ils croient seulement ce qu’ils voient de leurs yeux. Peu importe si c’est un imposteur, juste une princesse, ou une relique ancienne, ces combinaisons ressembleraient à la réalité aux yeux de cette masse idiote. Je crois qu’il est très difficile de rassembler des soldats à partir de maintenant. »

    « Peu importe ! Il suffit de les rassembler, rassembler tout ce que vous pouvez ! »

    « ... D’accord. »

    Melina était plus en colère que ce qu’attendait Abraham, tellement qu’on ne pouvait pas avoir une conversation avec lui.

    Abraham devint de plus en plus déçu.

    Il avait essayé de trouver quelque chose, tout en se lamentant sur sa chance de choisir ses mots.

    « C’est vrai, il y a un moyen ! »

    « Seigneur duc ? »

    « Connais-tu Shinai ? »

    « Oui... c’est un élément clé dans les frontières, depuis de nombreuses années, elle s’était défendue contre Comotoria... attends !? »

    « Emprunter des soldats de Comotoria si on leur donnait cela en échange. »

    « Seigneur Duc, s’il vous plaît réfléchissez ! Si Shinai leur est donné, la deuxième plus grande ville de notre royaume, Tabol sera complètement non défendue. De plus... »

    « Si cela continue, ce royaume sera volé par un imposteur. Cela ou Tabol, c’est bon marché tant que je peux protéger mon Royaume. »

    « Quoi...! »

    Abraham ne put s’empêcher de perdre ses mots avec ça.

    Tabol n’est pas quelque chose qu’ils pourraient se permettre de donner à un ennemi.

    Tabol n’était pas une simple ville.

    C’était en fait un lieu de repli dans le cas où il y eut une urgence, comme un lieu d’évasion pour la famille royale. Les routes menant de la capitale royale Rethim et Tabol étaient bien entretenues, en plus de cela, il y avait aussi des forteresses le long des routes.

    Il était presque impossible de capturer Tabol de Rethim, c’était fait de telle manière.

    Si Shinai était donné, alors Tabol tomberait aussi. Et si Tabol avait été retiré du royaume, alors c’était la même chose que de donner la moitié de ce Royaume.

    C’était quelque chose qu’un souverain d’Aegina ne devait jamais faire.

    C’est pourquoi il avait désespérément résisté et avait essayé d’objecter.

    L’énervé Melina avait ainsi fait appeler les soldats, avait fait capturer Abraham et puis il l’avait fait garder dans une cellule.

    Ce cas avec Abraham n’était qu’une partie de l’iceberg.

    Suite à l’avance de l’armée du Royaume, les individus qui étaient dans le camp de Melina avaient disparu un par un.

     

    ☆☆☆

     

    Dans la capitale royale du royaume de Comotoria, Krades.

    Je suis nu, assis sur un tabouret au milieu de l’élégante salle de bain principale, tout en laissant Aura qui portait un uniforme de femme de ménage me laver.

    Il y avait aussi plusieurs autres servantes, cependant, elles n’allaient pas directement me servir, tout au plus, elles aideraient Aura à me laver.

    Aura me lava mon corps avec ferveur.

    « Comment est-ce ? Kakeru »

    « Ça fait du bien. Tu es bonne pour cela, hein. »

    « D’habitude, mes servantes me lavent, et cela fait du bien, alors je l’ai appris pour que je puisse te laver, Kakeru. »

    « Je vois. Je t’en remercie. »

    Je me tournais vers Aura, lui tins le menton et l’embrassais.

    Bien que rougissant, Aura continuait de me laver.

    Je l’avais laissée faire ce qu’elle voulait, et avais commencé à parler de la raison pour laquelle j’étais venu ici.

    « Je veux te demander quelque chose. »

    « Autre chose que d’éduquer Sélène ? »

    « C’est bien ça. »

    « Entendu. Dis-moi. »

    « Bientôt, un émissaire du Duc Therios viendra dans ce Royaume »

    « Comment sais-tu qu’il va venir ici ? »

    « Par un processus d’élimination. Le roi de Mercury utilise une nouvelle monnaie, cela prouve mon implication avec eux. Siracuza et Calamba ont déjà été contactés par les deux autres, donc ils seraient également évités. Si c’est le cas, c’est le seul endroit où Therios pourrait venir. »

    « Je vois. »

    « Il y a 90 % de chance que ce type te demande d’emprunter des soldats à la condition de céder du territoire. Les autres possibilités seraient de l’argent ou des femmes. »

    « N’est-ce pas...? »

    Aura l’avait dit avec plaisir en me frottant le dos.

    « C’est parce que tu l’as fait que c’est tout ce qu’il peut faire, Kakeru. »

    « C’est un peu faux. C’est Hélèna qui a fait ça. Je viens de deviner à partir de la situation actuelle que c’est la chose la plus probable qui se passerait. »

    « Je vois. »

    « Selon Hélèna, ils emprunteraient probablement des soldats avec Shinai comme condition. »

    « ... Si c’est vrai, alors quelle offre incroyable cela serait. »

    Les mains d’Aura s’arrêtèrent un instant et elle le dit d’un ton sérieux.

    Était-ce vraiment incroyable ? Donner Shinai.

    « Tu veux le prendre ? Shinai »

    « Kakeru, as-tu l’intention d’ajouter Sélène à ton harem ? »

    « Oui, c’est pourquoi je fais toutes ces choses »

    « Si c’est le cas, même si Comotoria l’obtient, c’est exactement pareil pour Aegina »

    « Je vois. Si c’est le cas, je vais te le demander à nouveau. Fais juste en sorte d’allonger les négociations comme il convient. Après tout, je veux laisser Sélène tuer Therios. »

    « J’ai compris. Laisse-le-moi. »

    Tout en acceptant facilement, Aura avait continué à me laver.

    Au bout d’un moment, une autre servante entra, courut et chuchota à Aura.

    Je l’avais entendu avec mon audition 777x.

    « Une personne qui se nomme l’émissaire du duc Therios d’Aegina a demandé une audience. »

    Aura hocha la tête et fit revenir la femme de chambre.

    « C’est comme ce que tu as prévu, Kakeru. »

    « Alors, puis-je te le laisser ? »

    « Si tu écoutes l’une de mes demandes. »

    « Laquelle ? Dis-le-moi. »

    « Les servantes là-bas, ce sont des filles qui travaillent très dur. »

    En entendant Aura les mentionner, j’avais regardé les servantes autour de nous.

    « ... Si tu prends soin d’elles après moi. »

    « Tu m’utilises comme récompense ? »

    « Après tout, c’est la plus belle récompense que je puisse leur donner. Je parle du fait de pouvoir te rencontrer, et de se sentir spéciale, Kakeru. »

    « Je vois. »

    Après avoir entendu ça, je ne pouvais pas refuser.

    Après avoir fait l’amour avec Aura, j’avais fait en sorte que toutes les servantes me laissaient écouter leur cœur.

    J’avais accordé à toutes la première fois qu’elles souhaitaient ardemment.

     

    ☆☆☆

     

    De cette manière, Therios avait été complètement enterré par ses proches.

    La fin de la guerre était proche.

    ***

    Chapitre 190 : Évolution Future

    L’armée du Royaume avait continué sa progression, continuant à grossir tout en absorbant davantage de soldats capturés.

    Ils étaient tous à l’origine des citoyens du même Royaume, et cette armée était créée en raison de sa noble cause, le Roi et l’Épée Sacrée que Kakeru avait acquis.

    La plupart des soldats n’avaient pas montré beaucoup de résistance et avaient rapidement rejoint l’armée du Royaume.

    Il y en avait aussi qui agitaient leurs drapeaux blancs avant même d’engager une bataille.

    Peu à peu, le rapport de force des deux camps avait été inversé. L’armée du Royaume avait dépassé le nombre de soldats de l’armée du duc.

    Atteignant ce point, avec l’ampleur des batailles, la victoire penchait de plus en plus vers les troupes de Sélène.

    De son côté, Sélène avait continué à montrer ses prouesses au combat, et rien de plus.

    La situation de la guerre changea plus vite que la croissance de Sélène, augmentant sa grandeur comme si une boule de neige descendait d’une pente, avançant vers son point culminant.

    ☆☆☆

    « Shou, as-tu du temps maintenant ? »

    Dans le campement, dans ma maisonnette magique, Sélène était venue me rendre visite alors que j’écoutais la stratégie d’Hélèna pour la prochaine bataille.

    Elle était entrée par la porte, mais... elle avait l’air un peu étrange. Elle affichait une expression plus sombre que d’habitude.

    « Quel est le problème ? »

    « Hum... tu sais... »

    « Ne te retiens pas si tu veux dire quelque chose. Je te dirai si c’est quelque chose que je ne peux pas accepter. »

    « O-OK. Hum, tu sais, Shou. La balle de guérison que tu utilises pour soigner mes blessures. »

    « Tu parles de la boule magique ? »

    « Hmm, c’est ça. Je me demande si je pourrais en avoir une. »

    « C’est bon, mais... es-tu blessée ? »

    J’avais regardé Sélène. Elle n’avait pas l’air d’être blessée. Ou plutôt, j’avais demandé à Neora de toujours avoir des boules magiques, alors elle aurait dû les utiliser si Sélène était blessée.

    Ce n’était pas le cas, mais elle me le demandait directement, quelque chose a dû arriver.

    « I-Il y a une personne sur qui je veux l’utiliser. Une personne que je veux sauver ! »

    « Hmm »

    {Qu’est ce que tu vas faire ?}, avait demandé Éléanore tandis que j’y pensais.

    Il n’y avait aucun problème à donner à Sélène quelque chose comme une boule magique, et même autant qu’elle en voulait, mais je m’intéressais à la raison pour laquelle elle s’était trouvée dans une situation où elle me le demanderait comme ça.

    « D’accord. Est-ce suffisant ? »

    « Oui ! Merci, Shou ! »

    Sélène était devenue ravie... avait reçu la boule magique avec un visage de soulagement, et avait quitté la maisonnette.

    Pendant ce temps, j’avais demandé à Hélèna d’attendre là. Puis je m’étais caché en utilisant mon aura et j’avais suivi Sélène.

    Sélène avait traversé le campement où le nombre de soldats avait beaucoup augmenté. Elle tenait sa boule magique avec les deux mains très soigneusement.

    « Princesse ! Où allez-vous ? Je vous accompagnerai comme garde. »

    « Princesse, il fait froid ce soir, merci de porter ce manteau. »

    « Princesse... »

    Sélène continua à avancer avec des soldats qui l’appelaient d’un à côté de l’autre.

    Tous semblaient très amicaux et l’appelaient clairement avec respect et admiration.

    {Elle est très populaire}

    « C’est une bonne chose. En pensant à l’avenir, il vaut mieux qu’elle soit respectée par les soldats et les habitants. »

    {Ne te sens-tu pas jaloux ?}

    « Pourquoi serais-je jaloux de ça ? »

    {Hmm. À propos, un garçon qui habite près du manoir semble lancer des regards enflammés à Hikari.}

    « ... Dis-moi son nom et à quoi ressemble son visage plus tard. »

    « Kukuku », Éléanore avait ri.

    J’avais continué à suivre Sélène et j’étais arrivé à une tente.

    J’étais entré dans la tente où était Sélène.

    Il y avait quelques soldats blessés à l’intérieur. La plupart d’entre eux présentaient des blessures légères, et Sélène les ignorait, allant directement au fond de la pièce.

    Il y avait un soldat lourdement blessé là-bas.

    Il était allongé sur le sol avec sa poitrine qui bougeait de façon erratique et respirait rudement.

    Un médecin militaire était venu aux côtés de Sélène pendant qu’elle regardait ce soldat.

    « Princesse. »

    « Que va-t-il lui arriver ? »

    « ... »

    Le médecin militaire secoua la tête. On dirait que son état n’était pas bon.

    « Il m’a sauvée, une princesse. Il doit être honoré comme ayant risqué sa vie pour mon sauvetage. »

    {Hmm, on dirait que c’est un soldat qui a été blessé en la protégeant.}

    « En y repensant, les troupes de Sélène avaient été un peu lentes à se replier aujourd’hui. »

    {Ils avaient trop profondément pénétré à l’intérieur des lignes ennemies en raison de la charge habituelle, ils s’étaient donc isolés.}

    « Ce soldat a probablement été blessé quand il a protégé Sélène à ce moment-là. »

    {Il est probablement temps de changer ses actions.}

    « Je suppose. »

    Sélène s’agenouilla vers le soldat blessé et poussa la boule magique qu’elle tenait comme si c’était un trésor protégeant le monde contre la poitrine de cet homme.

    « Princesse ! Vous serez maculée de sang... »

    Le médecin militaire avait essayé de l’arrêter, mais la boule magique s’était activée.

    La lumière de guérison enveloppa le soldat lourdement blessé, éclairant toute la tente.

    J’étais vraiment satisfait de l’expression de Sélène changeant en bien contrairement au moment où je l’avais rencontré plus tôt.

    Je m’étais détourné du soldat guéri, quittant secrètement la tente avec mon apparence cachée.

    ☆☆☆

    Le jour suivant, l’armée du Royaume était sortie après avoir changé sa formation.

    Elle avait été changée en une formation qui ne laisserait pas les troupes de Sélène isolées dans les lignes ennemies, tout en permettant aux deux armées s’affrontant de voir la « princesse et l’épée sainte » quand elles s’étaient rencontrées.

    Après avoir changé la formation dans ce sens, l’armée avait marché vers la prochaine ville.

    Mais soudainement, les éclaireurs qui devaient repérer le chemin étaient retournés dans les troupes de Sélène dans la panique.

    « C’est mauvais, princesse ! »

    « Qu’est-il arrivé ? »

    « Ebal! Ebal brûle ! »

    « Quoi !? »

    Sélène était stupéfaite. Elle prit rapidement le cheval utilisé pour la reconnaissance et se précipita vers Ebal.

    Sélène avait forcé le cheval à courir même si elle n’était pas bonne cavalière.

    Bien que le cheval se soit presque transformé en un cheval enragé, bien qu’elle fut presque jetée au sol, Sélène s’accrocha désespérément au cheval et le fit avancer.

    Et le spectacle qu’elle eut en arrivant, c’était la ville d’Ebal qui avait complètement changé.

    La ville avait été incendiée.

    « Non, pourquoi !? »

    « Princesse ! »

    Neora la rattrapa avec les troupes de Sélène.

    Sélène ne leur jeta pas un coup d’œil, courant rapidement vers la ville.

    Il y avait un nombre incroyable de victimes comparé à la taille de la ville.

    Mais sans comprendre ce que cela indiquait, Sélène courut désespérément.

    Et finalement, elle vit un homme.

    Un homme mourant avec une épée terrible et des brûlures sur tout le corps.

    « Est-ce que ça va !? Attendez ! »

    « Gaha ...! »

    « Qu’est-il arrivé ? Hey, dis-moi ce qui est arrivé ! Qu’est-il arrivé à Ebal ? »

    « T-Te, ri, os... »

    « Duc Therios ? »

    « Force... tout le monde... pour, les faire, des soldats... »

    « Pourquoi ! Pourquoi faire une telle chose ! »

    « S’il vous plaît... s’il vous plaît, sauvez... chaque... un... s’il vous plaît »

    L’homme avait tendu la main vers Sélène, mais elle n’avait pas réussi à la saisir.

    L’homme avait perdu ses forces à mi-chemin, pour ne plus jamais lever la main.

    Sélène regarda le cadavre de l’homme à terre. Elle regarda sa main avec ses yeux rougis.

    Et là, Neora l’avait rattrapée avec les troupes de Sélène.

    « ... Et c’est parti »

    « Eh ? »

    « Allons-y. Nous allons après eux. Quelqu’un qui... quelqu’un qui trahit le Royaume comme cela... »

    « ... S’il vous plaît, calmez-vous, Princesse Sélène. »

    Neora regarda l’homme, regarda les alentours et regarda Sélène. Elle comprenait clairement comment elle se sentait maintenant.

    Cependant, Neora avait reçu des ordres de Kakeru, le commandement de maintenir fermement les rênes de Sélène.

    « Nous sortons trop de la formation. C’est dangereux de courir après eux comme ça. Il y a la possibilité que nous soyons vaincus ou même éliminés. La possibilité que tous les soldats vous suivant meurent »

    « Hmm ! »

    Sélène gémit.

    Elle vacilla entre sa colère et le conseil de Neora, finalement ce dernier avait gagné.

    Après avoir été emmenée aux côtés de Kakeru, Sélène avait reçu divers types d’éducation, ce qui l’avait amenée à sous-estimer ses capacités et avait commencé à écouter les conseils des autres. Elle comprenait qu’ils étaient trop en avance sur l’armée et elle comprenait aussi que c’était dangereux pour eux-mêmes.

    Une scène était apparue dans son esprit, une scène de soldat. Un jeune soldat qui avait été lourdement blessé pour la protéger hier.

    Cette scène... pourrait arriver à tout le monde ici.

    La scène où tout le monde ici était gravement blessé... non, ils pourraient même mourir.

    Sélène était incapable de mener à bien sa colère.

    « J’ai compris... rejoignons Shou »

    Sélène pressa la voix, comme si elle vomissait du sang.

    Neora sentit sa poitrine se serrer.

    Sélène se força à être convaincue, tandis qu’elle se mordait fortement les lèvres et que le sang coulait de là.

    Mais, Neora ne pouvait pas lui permettre de courir après eux.

    Pour elle, les ordres de Kakeru étaient absolus.

    Si elle laissait Sélène les suivre, il n’y avait aucun doute qu’elle serait mise en danger. Ils entreraient dans un combat où Neora ne pourrait pas garantir qu’elle pourrait protéger Sélène.

    Neora ne pouvait pas lui permettre de faire une telle chose.

    Et juste comme ça, l’ordre de retraite et de rejoindre l’armée principale avait été donné.

    Mais, l’ordre n’avait pas été complètement suivi.

    « Princesse, chassons-les ! »

    Celui qui avait levé cette objection n’était autre que le soldat qui avait été lourdement blessé hier.

    « N-Non ! N’avez-vous pas entendu ce que nous avons dit ? Ça va être dangereux... »

    « Si nous ne les poursuivons pas maintenant, il y aura plus de victimes ! Et pour nous, si c’est pour la “Princesse Sélène” actuelle, cela ne nous dérangerait pas. En avant, vous tous les gars ! »

    « « « « « Ouais ! »» »» »

    Les soldats avaient élevé leur voix.

    Leurs cœurs ne faisaient qu’un, avec un rugissement qui avait secoué le sol.

    « Vous tous... »

    « C’est pourquoi, s’il vous plaît, ordonnez-nous, Princesse. Afin de protéger notre Royaume. »

    Sélène les regarda en état de choc, alors qu’elle réfléchissait à la raison pourquoi ils iraient si loin pour elle.

    La façon négative de penser qu’elle avait acquis après être restée au côté de Kakeru...

    Elle l’avait arrêté.

    Sélène regarda Neora avec un regard d’excuse.

    Et, ayant rapidement frotté ses larmes... les larmes de colère et les larmes de dépit, elle déclara aux soldats.

    « Tout le monde, suivez-moi ! »

    « « «« OHHHHHH ! »» » »

    Le moral qui était aussi haut que les cieux agissait comme s’il célébrait la sortie du cocon de la princesse de la Sainte Épée.

    ***

    Chapitre 191 : Parce que je suis une idiote

    Après l’incident à Ebal, l’armée de Therios avait accéléré sa retraite.

    L’acte de violence consistant à incendier complètement une ville et à forcer les habitants à s’enfuir à toute vitesse se répandit rapidement sur tout le territoire d’Aegina, faisant se détacher complètement les cœurs déjà éloignés des Aegineens.

    L’armée du roi avait été bien accueillie partout où elle allait, leur permettant d’éviter des batailles inutiles.

    Et ce n’était pas tout.

    « Je veux me battre pour le roi et la princesse. »

    « Je veux me battre avec la Sainte Épée Xiphos. »

    « Je veux vaincre le méchant haineux Therios. »

    Les gens qui avaient eu ces diverses pensées s’étaient rassemblés et la taille de l’armée du roi avait connu un effet boule de neige

    Quand ils arrivèrent à la capitale royale Rethim, l’armée du roi était déjà forte de cinquante mille hommes et de l’autre côté, l’armée de Therios n’avait plus que trois mille hommes.

    Le résultat de la bataille était déjà clair pour tout le monde. Mais c’était seulement si une bataille réglerait tout.

    Avec le retour du dirigeant légitime du Royaume d’Aegina, il y en avait beaucoup qui avaient changé de camp dans l’armée de trois mille hommes. Les portes de Rethim qui auraient dû leur permettre de proteger le château pendant plus d’un an s’ouvrirent facilement et l’armée du roi se précipita dans Rethim.

    ☆☆☆

    « Therios ! »

    « Tu es venue, morveuse. »

    Dans la salle du trône du Palais d’Eté, Therios qui était assis sur le trône affichait une apparence différente de celle où Sélène l’avait rencontré pour la dernière fois.

    Il portait une couronne et une cape.

    Il s’était vêtu avec une tenue qui n’était permise que pour le roi, et il était assis sur le trône du roi.

    « Éloigne-toi de ce trône ! Cet endroit n’est pas quelque chose sur lequel tu peux t’asseoir ! »

    « Qui mérite de s’asseoir ici ? Ne me dis pas que c’est cet imposteur ? »

    « Hmm ! »

    Sélène gémit.

    Il était vrai que si l’on demandait si ce faux roi... Kakeru méritait ce trône, elle ne pourrait que répondre non.

    Sélène admirait Kakeru. Non, vous pourriez même dire qu’elle l’adorait.

    De l’autre côté, elle était incapable de nier les mots qui lui étaient jetés, car elle était quelqu’un qui aimait Aegina et souhaite rendre son royaume plus grand.

    Mais là encore, elle n’avait pas besoin d’hésiter.

    « Même ainsi, il n’est toujours pas à toi. », se dit Sélène silencieusement.

    C’était vrai. Ce trône n’était pas à lui. Il était impossible qu’il soit à Melina.

    « Tu ne le mérites pas non plus, en tant que personne qui brûle une ville juste pour sa propre sécurité et ses désirs. »

    « Si c’est vrai, alors qui mérite d’être le roi, hein ? Ne me dis pas que c’est toi ? Tu es une princesse acariâtre et égoïste. »

    « Hmm. Je le serai. »

    « Quoi...! »

    « Je serai... la Première ministre Princesse. »

    « C’est impossible pour toi. »

    « Si c’est le cas, alors je demanderai à tout le monde de m’aider. »

    « Quoi ? »

    « Je ferai de mon mieux pour étudier les choses que je ne comprends pas. Si je ne comprends toujours pas, je vais demander à quelqu’un d’autre qui m’aidera. Je suis, juste... »

    Sélène regarda Melina d’un air décidé.

    ☆☆☆

    « ... Tu n’as besoin que d’être hésitante. »

    Pendant une nuit où il n’y avait pas de lune, de nuage ou de vent. À l’intérieur de la maisonnette magique, au cours de la journée avant d’attaquer Rethim, j’avais dit ça à Sélène qui avait l’air inquiète.

    « Hésitante ? »

    « Je te l’ai déjà dit. Si tu n’as pas les capacités, tu n’as qu’à demander aux gens autour de toi de t’aider. »

    « Hmm. »

    « En d’autres termes, il y aura beaucoup de gens qui travailleront pour toi. M’entends-tu ? Il y aura beaucoup de personnes. Avec autant de personnes qui travailleront pour toi, que penses-tu qu’il se passerait si la personne au sommet était hésitante et semblait toujours perdue ? »

    « Euh... »

    « Penses-y comme une personne. Son pied gauche avance, mais son pied droit recule. »

    « A-Alors, il va faire un faux pas. »

    « Exactement. Tu dois seulement être sans hésitation et toujours montrer la direction vers laquelle tu te diriges. C’est tout ce dont tu as besoin. »

    « Est-ce suffisant avec ça ? »

    « C’est assez bien. »

    « Mais... »

    Sélène baissa les yeux. Elle faisait un visage inquiet.

    « Je comprends, mais, encore... », était écrit sur son visage.

    « Je suis une idiote, après tout. »

    « Hmm. Alors, je vais te donner une sorte de porte-bonheur. »

    « Un porte-bonheur ? »

    « Connais-tu Hélèna et Iris ? »

    « Hum. »

    « Et à propos de Rica et Aura ? »

    « Je les connais. »

    « Et Althea et Delphina ? »

    « Ce sont des filles incroyables. »

    Les noms que j’avais évoqués étaient les tutrices que j’avais données à Sélène. La couleur de l’admiration s’approfondissait dans les yeux de Sélène avec chaque nom mentionné.

    « Toutes ont une chose en commun. »

    « Eh ? Qu’est-ce que c’est ? »

    Sélène se pencha en avant, pleine de curiosité. J’avais mis mon bras autour d’elle et scellé ses lèvres.

    J’avais embrassé ses lèvres avec force.

    Elle avait été surprise et son corps s’était raidi.

    « Toutes sont mes femmes. »

    « U-Un. Je sais que... »

    « À partir de maintenant, tu es aussi ma femme. »

    « Ehhhhh !? Mais, je suis... »

    « Sont-elles d’excellentes femmes parce qu’elles sont à moi ? Ou sont-elles à moi parce qu’elles sont d’excellentes femmes ? Laquelle de ces propositions est exacte ? »

    « C’est... c’est parce que ce sont d’excellentes femmes ? »

    « Ce sont les deux. »

    « Eh. »

    « Ce sont les deux. Bref, tu es déjà une excellente femme. Je dis que tu vas grandir encore plus maintenant que tu es à moi, et tu vas devenir une femme excellente. »

    « ... »

    « Penses-tu toujours que tu es inutile malgré cela ? Ne peux-tu pas croire en moi ? »

    Sélène secoua rapidement la tête.

    « Je te crois ! Je crois en Shou. Je croirais en Shou et deviendra une femme excellente et non hésitante ! »

    « Brave fille. »

    Je l’avais tirée vers moi et lui avais donné un autre baiser.

    Cette fois, c’était comme si elle perdait sa force, s’appuyant de tout son corps.

    « Commençons demain. Je te surveillerai alors fais de ton mieux. »

    « Hum ! »

    Un puissant baiser et des mots étaient encore plus puissants.

    En pensant à ce que Kakeru lui avait dit et fait, Sélène lança un regard furieux à Therios.

    Elle dégaina Xiphos et pointa sa lame qui pulsait avec une lumière rouge vers lui.

    « Hésitante ? Ha ! Des mots ridicules. »

    « Si c’est le cas, je ne dirai plus rien. Je vais te tuer ici. Alors ce sera la fin. »

    « Idiote. Comme tu le souhaites, je vais te montrer la technique de l’épée de quelqu’un qui a vaincu l’instructeur d’escrime de la famille royale. »

    Melina dégaina l’épée sous sa cape.

    Les deux s’étaient affrontés.

    Le premier qui avait dégainé était Sélène.

    ... la seule qui pouvait se déplacer était Sélène.

    Le style de mouvement et les coups qui avaient été enseignés directement par Nana Kanou dépassaient de loin ceux de Melina et après un échange rapide, il fut tranché en deux horizontalement.

    « Que... c’est... ridicule... ! »

    « Eh ? »

    Melina était stupéfait. Et même Sélène qui l’avait vaincu était aussi stupéfaite.

    « S-si faible... »

    Sélène marmonna.

    Elle devait encore le réaliser.

    En tant que personne qui avait été reconnue par Nana Kanou, elle était déjà entrée dans le royaume des maîtres épéiste.

    Nana ne bougeait que sous les ordres de Kakeru. Elle n’utilisait pas des mots tels que lèche-bottes et flatterie.

    Elle ne disait que ce qu’elle pensait.

    D’un autre côté, Melina était un duc. Bien que l’on puisse dire qu’il avait été reconnu par l’instructeur à l’épée de la famille royale, cette personne s’était probablement retenue contre lui.

    Melina était une personne qui était seulement flattée.

    Juste un maître et une personne normale. Le résultat de la bataille était seulement logique.

    Melina qui avait été coupé en deux avait rampé sur le sol, puis était mort en jurant.

    « Avec ça, je pense que tout est fini. »

    Poussant un soupir, Sélène rengaina Xiphos.

    Melina était mort et les autres soldats avaient commencé à se rendre les uns après les autres.

    Avec son retour au Palais d’Été, Sélène sentit que cette guerre était finie.

    « La seule chose qui reste est... Shou... »

    Elle avait pensé à la nuit dernière et aux noms que Kakeru avait mentionnés en sa présence.

    Elle pensait, si seulement... juste comme elles...

    Son cœur battait rapidement, plus vite que jamais.

    « C’est vrai, je devrais aller rencontrer Kakeru ! »

    Elle le pensait.

    ... une magie avait soudainement été tournée contre elle !!

    Elle se dépêcha de dégainer Xiphos et la balaya avec une frappe pour bloquer cette magie utilisée pour la capture.

    Les soldats se précipitèrent dans la salle du trône et Sélène fut rapidement encerclée.

    « Q-quoi ? Que se passe-t-il ? »

    Sélène paniqua. Elle ne pouvait pas faire face au changement soudain des événements.

    Et à l’entrée d’où venaient les soldats... un homme était apparu.

    Il portait des vêtements en lambeaux et ses joues étaient creuses.

    Les marques rouges que l’on pouvait voir à ses poignets montraient qu’il avait été enchaîné il y a peu de temps.

    Cet homme...

    « Ça fait un moment, Votre Altesse. »

    « Abraham ! Où étiez-vous ? »

    « Ça ne fait rien. Je suis ici parce que... uu ! »

    Abraham avait chancelé. Le soldat à côté de lui le soutint rapidement. Les autres soldats le regardaient aussi avec une expression inquiète. On dirait qu’ils étaient des soldats qui l’admiraient en tant qu’individus.

    Abraham leva la main et fit reculer le soldat. Il se tenait sur ses propres pieds, bien qu’il chancelait, il regardait Sélène avec un regard fort.

    « Je suis ici parce que je veux demander une chose à Votre Altesse. Que fait Votre Altesse ? ... »

    « Je suis désolée ! »

    « ... pour ce royaume... hein ? »

    Sélène inclina la tête. Elle baissa la tête profondément.

    Abraham laissa échapper un son ridicule à cause de son action soudaine.

    Les soldats environnants avaient aussi des visages qui semblaient avoir vu quelque chose d’incroyable.

    « V-Votre Altesse ? »

    « Je suis vraiment désolée ! Je suis désolée de vous avoir maltraité dans le passé. Je suis désolée d’avoir dit des choses égoïstes. À ce moment-là, j’étais juste une idiote qui ne savait rien. Non, je suis toujours une idiote qui ne sait rien maintenant, mais... ah, non, c’est juste, je suis vraiment désolée pour ça ! »

    « Euh... euh... »

    Abraham était à court de mots. Il ne savait pas quoi faire. Au même moment où l’armée du roi était entrée dans le château, ses subordonnés l’avaient sauvé de l’endroit où Melina l’avait emprisonné.

    Après avoir été sauvé, il avait découvert que Sélène était de retour.

    Il avait rapidement pensé. Si Sélène était encore la Sélène de l’époque, si elle était encore cette princesse égoïste.

    Même s’il devait utiliser sa vie en échange... il devait la tuer à tout prix.

    Et cherchant une occasion, il avait pu encercler Sélène. Tout se passait comme prévu jusqu’à ce moment-là. Cependant, sa réaction était complètement inattendue. Pendant une seconde, Abraham pensait même qu’elle pouvait être une autre personne déguisée.

    « Je suis vraiment désolée ! »

    « ... Votre Altesse. S’il vous plaît, laissez-moi vous demander une chose. »

    Abraham qui s’était un peu repris s’est demandé.

    « Que compte faire Votre Altesse à partir de maintenant ? »

    « Je deviendrai la Première ministre Princesse ! »

    C’était les mots qu’Abraham lui avait dits quand elle avait demandé conseil à l’époque.

    Et, elle avait également dit à Abraham les mots qu’elle n’utilisait pas à l’époque.

    « Je deviendrai la Première ministre Princesse et je ferai de ce Royaume un royaume encore plus grand ! »

    « Est-ce vrai... »

    Abraham sourit.

    Il avait fait un pas en arrière et s’agenouilla devant Sélène.

    « S’il vous plaît, pardonnez à Abraham ces impolitesses jusqu’à présent. Je souhaite accepter toute forme de punition. »

    « Si c’est le cas, alors vous devrez me pardonner. Et si ça va, coopérez avec moi. Je suis une idiote, donc je ne sais pas quoi faire même s’il y a des choses que je veux faire. »

    « J’ai compris. Je servirai Votre Altesse avec tout ce que j’ai. »

    Abraham inclina la tête. Et en même temps, les soldats qui l’admiraient avaient aussi baissé leurs armes.

    Cette fois, à coup sûr, la guerre était terminée.

    ***

    Chapitre 192 :………. Juste moi

    Je me reposais en ce moment dans le Palais d’été de la capitale royale Rethim.

    Le jardin de nuit qui pouvait être vu depuis ma chambre possédait un air magique. J’avais visité de nombreux palais depuis ma venue dans ce monde, mais cet endroit était le plus beau.

    « C’est comme si c’était un jardin du ciel. »

    {Le roi a utilisé beaucoup de ses richesses comme si elle poussait dans les arbres.}

    « Poussait dans les arbres ? Combien a-t-il dépensé ? »

    {Environ la moitié du budget national}

    « C’est incroyable. Je n’aurais jamais pensé que quelqu’un irait aussi loin. Il a été fait pour la reine à ce moment-là, si j’ai raison ? »

    {Oui. C’était une belle femme, mais elle portait toujours un visage inexpressif. Ce roi avait fait beaucoup de choses pour elle juste pour la voir sourire. Donc, il a fait cet endroit. Et pour la première fois depuis que cette reine s’était mariée avec lui, elle avait souri après avoir vu ce paysage.}

    « Le sourire de la reine vaut une demi-année de budget national, hein. Tout à fait incroyable »

    {C’est ce que font les hommes de pouvoir.}

    « Je vois. »

    Récemment, j’avais l’impression que le contenu des histoires que j’avais entendues par Éléanore avait changé.

    Quand nous venions de nous rencontrer, elle parlait habituellement des héros ou des suzerains, des hommes qu’elle « avait l’habitude de tuer », et elle en parlait mal.

    Ce n’était plus le cas récemment. Elle avait commencé à parler de choses intéressantes sur des événements passés, des choses qui n’avaient pas été écrites dans l’histoire.

    Et son ton quand elle parlait d’eux avait commencé à ressembler à « quel groupe sans défense » !

    {...}

    Éléanore s’était tue. Est-ce qu’elle se souvenait du passé ?

    Je voulais apprendre un peu de ce passé, pensai-je.

    Mais, ce n’était pas le moment pour ça.

    J’avais un engagement à m’occuper avant ça.

    « Shou... »

    J’avais entendu une voix par-derrière.

    C’est la voix de Sélène.

    J’attendais ici.

    Elle était retournée à Rethim et avait repris le royaume d’Aegina.

    La guerre était terminée. Bien sûr, il y avait des choses qui attendaient d’être faites, mais l’affaire était réglée pour l’instant.

    Et là, j’étais venu la prendre.

    J’avais décidé de faire d’elle ma femme.

    Quand je lui avais dit ça, elle m’avait dit d’attendre dans le Palais d’Été, alors je l’attendais.

    Je m’étais tourné vers Sélène qui était venue me voir.

    Elle portait une robe.

    C’était une robe adaptée à une princesse, à la fois élégante et sexy.

    Une robe qui montrait juste assez de peau, affichant les endroits qu’elle voulait montrer, mais cachant les endroits qui ne devaient pas être vus.

    Une robe qui allait forcément faire réagir n’importe quel homme.

    Bien sûr, Sélène était aussi très belle, élevant les pouvoirs destructeurs de la robe.

    ... c’était bien, mais.

    « Pourquoi Hélèna est-elle avec toi ? »

    Hélèna était à côté de Sélène.

    Elle avait l’air comme d’habitude, mais elle avait un sourire ironique tout en tenant l’éventail que je lui avais donné.

    « H-hum, tu sais. Je-je vais faire... l’a-amour avec Shou en ce moment, mais ! »

    Sélène bégaya à cause de l’embarras et éleva inconsciemment sa voix.

    Je le comprenais, mais le problème était de savoir pourquoi Hélèna était là.

    « Je veux, je veux rendre Shou heureux. Mais, je ne sais pas comment rendre Shou heureux. Je suis une idiote, donc je ne m’en souviendrais probablement pas même si on me le dit. C’est pourquoi... »

    Sélène prit la main d’Hélèna et l’attira à elle.

    « Je pensais que je devrais demander de l’aide à Hélèna ! »

    « Je... »

    Hélèna avait augmenté son sourire ironique.

    « ... Elle m’a dit que c’était sa première fois, alors c’est mieux pour vous deux, mais... »

    « Mais plus que ça, je veux rendre Shou heureux ! »

    « C’est ce qu’elle a dit. »

    Je ne pouvais pas fermer ma bouche qui avait été ouverte par surprise.

    C’était moi qui avais rendu Sélène comme ça. C’était moi qui lui avais dit de demander aux autres s’il y avait quelque chose qu’elle ne pouvait pas faire. Mais je ne m’attendais pas à ce qu’elle le fasse maintenant.

    Hélèna lui avait aussi dit qu’il valait mieux passer sa précieuse première fois avec nous deux uniquement.

    C’était normalement comme ça. Mais, plus que ça, Sélène voulait le soutien de quelqu’un juste pour moi.

    Je me sentis heureux à ce sujet. Je ne pouvais pas m’empêcher d’adorer Sélène qui pensait de manière négative, mais insistait fermement.

    C’était pourquoi ...

    « Hélèna. »

    « Oui. »

    « Peux-tu partir s’il te plaît ? »

    « Oui. »

    C’était la même réponse. Cependant, Hélèna avait semblé très heureuse de son deuxième « oui ».

    Elle avait dit à Sélène qui voulait qu’elle reste « fais de ton mieux » et avait quitté la pièce.

    Je m’approchai de Sélène et l’attirais vers moi.

    « Shou... nn ! »

    Je l’avais embrassée en premier.

    Je l’avais embrassé fortement et suçais fortement ses lèvres qui me semblaient un peu douces.

    « Shou... hum, si c’est juste... »

    « Sélène. »

    Suite à cela, je l’avais regardée droit dans les yeux. Je l’avais rapprochée de moi et je l’avais regardée à une distance qui permit à nos lèvres de se toucher presque.

    « Ne pense à rien d’autre. Il n’y a qu’une chose à laquelle tu dois penser. »

    « Q-Qu’est-ce que c’est ? »

    « C’est moi. »

    « Shou ? ... nn ! »

    Je l’avais à nouveau embrassée.

    Cette fois, j’avais glissé ma langue entre ses lèvres.

    Pendant que je faisais ça, je l’avais déshabillée et j’avais caressé son corps.

    Un gémissement captivant fit écho dans le Palais d’Été.

    « Attends, nn...! Je suis... pour Shou... ahn...! »

    Sélène était têtue de façon inattendue. Elle prétendait toujours qu’elle voulait que je sois heureux au lieu de penser à elle-même. Mais,

    Je l’avais complètement ignorée et je l’avais juste prise.

    Je lui avais fait l’amour dans le lit pendant toute la nuit, lui apprenant le plaisir.

    « Shou ! Shou ! Shou !! »

    J’avais fait en sorte qu’elle ne puisse penser qu’à moi

     

    ☆☆☆

     

    Et ainsi, Sélène, la Princesse du Royaume d’Aegina, était devenue ma femme.

    Et j’avais gagné un nouveau ticket de loterie en or.

    ***

    Le Livre d’Éléanore

    Chapitre 193 : Une merveilleuse aventure

    Au commencement, ce n’était qu’un billet de loterie de mon centre commercial.

    J’avais à ce moment-là gagné le jackpot, et c’était ainsi que j’avais eu le droit d’aller dans un autre monde.

    En outre, j’avais décroché un autre jackpot, obtenant des habilités multipliées par 777, et j’étais venu dans ce monde.

    Beaucoup de choses s’étaient déroulées depuis et il y avait eu de nombreux incidents à régler.

    Et à chaque fois que j’en résolvais une, j’avais été en mesure d’obtenir un tirage dans la loterie dans ce monde, et j’avais acquis beaucoup plus de compétences.

    Et parmi elles, j’étais en mesure de participer à une loterie spéciale lorsque de grands événements avaient été résolus ou réalisés.

    Les prix étaient différents de la loterie habituelle et ils avaient tous d’excellents effets, alors franchement, je les attendais avec impatience.

    Et, après avoir résolu l’incident à Aegina, j’avais gagné un billet de loterie en or, alors j’étais venu à la loterie avec Éléanore et Hikari.

    Éléanore qui était une Épée Démoniaque se transformait en humaine pour une raison inconnue quand elle était là.

    C’était le seul endroit où elle pourrait serrer dans ses bras sa fille Hikari.

    « Maman, Papa. Regardez, Hikari est devenue un peu plus grande. »

    « Hou, laisse-moi voir... Hmm, c’est vrai, tu sembles un peu plus grande. »

    « N’est-ce pas~. Si cela continue, je serai bientôt plus grande que Maman. »

    « Hum, fais de ton mieux et essaie de me dépasser. »

    À l’intérieur du lieu de loterie, la mère et la fille qui s’étaient transformées dans leurs formes humaines bavardaient avec harmonie.

    Hikari qui était innocente et pure agissait comme d’habitude, mais Éléanore ne pouvait s’empêcher de paraître heureuse devant sa fille.

    Personne ne va croire que cette fille était l’Épée Démoniaque Éléonore dont toute l’humanité avait peur.

    « Hum... ce sera la énième fois, mais s’il vous plaît n’apportez pas vos touchantes scènes familiales ici »

    J’avais entendu la voix d’une femme par-derrière pendant que je regardais Éléanore et Hikari.

    C’était la femme du personnel de cette loterie, et j’étais pris en charge par elle depuis un bon moment.

    Je m’étais retourné et avais répondu à elle qui avait l’air troublé.

    « Est-ce étrange ? C’est tout à fait normal cette fois-ci ? »

    « Quelle partie est normale, regardez... »

    Alors qu’elle l’avait dit, elle avait pointé Éléanore et Hikari.

    « À votre vitesse de croissance, vous devriez me dépasser dans environ une centaine d’années. »

    « Yay~, c’est bientôt ça ! »

    « La mère et la fille normales ne parlez pas des choses qui doivent se produire dans cent ans »

    « Haha »

    « Eh bien, êtes-vous venu aujourd’hui pour jouer à la loterie ? Nous avons une loterie spéciale aujourd’hui. »

    « Il y en avait vraiment une. »

    « Oui. Après tout, une certaine personne a conquis beaucoup de reines et de princesses. »

    « Est-ce la raison ? »

    J’avais sorti le ticket de loterie en or et je l’avais regardé fixement. Je pensais que c’était parce que l’incident d’Aegina était résolu, mais j’avais un peu tort, hein.

    « Oui. Voulez-vous jouer ? »

    Le personnel avait fini de préparer la machine à loterie pendant que je regardais le billet de loterie.

    C’était une machine à loterie qui avait l’air magnifique.

    « Éléanore, Hikari. Tirons au sort. »

    « Hum, compris. »

    « Yeah~. Maman, allons-y. »

    Hikari tira Éléanore par la main et vint l’entraîner ici.

    Bien que le personnel dise ne pas apporter ces rapports familiaux ici, ils avaient préparé comme d’habitude un escabeau.

    Cette femme, elle pourrait être un peu tsundere.1

    Éléanore et Hikari grimpèrent sur cette échelle et posèrent leurs mains sur la machine à loterie.

    « Papa, combien de fois est-ce aujourd’hui ? »

    « Juste une fois. »

    « Quel est le prix ? » avait demandée Éléanore à la femme du personnel.

    Contrairement à son visage de mère faible et stupide qu’elle montrait à Hikari, son attitude faisait maintenant ressentir la sagesse qu’elle possédait à travers toutes ces années.

    « Tout est un jackpot. Tous sont incroyables et n’apparaissent pas habituellement. »

    « Fumu. Le prix est... secret comme d’habitude, hein. »

    « Oui. Je suis désolée. »

    « Eh bien, nous le verrons si nous jouons »

    Éléanore tourna la machine à loterie avec Hikari.

    * GaraGaraGara *... * Poton ! *

    Ce qui sortit était une boule d’or. * KaranKaranKaran *, la femme avait fait sonner sa clochette.

    « Félicitations, c’est un jackpot »

    « Quel est le prix ? »

    « C’est une paire de tickets pour une merveilleuse aventure. »

    « Merveilleuse aventure ? Comme c’est ambigu. »

    « C’est une paire de tickets. Nous avons vraiment l’impression que c’est un lot de loteries. »

    J’avais reçu les tickets que la femme m’avait apportés.

    « Une merveilleuse aventure, hein... »

    J’avais pensé à ce que je devrais faire pendant que je regardais le billet.

     

    ☆☆☆

     

    Nous étions retournés au manoir depuis la salle de loterie et étions allés à la Guilde des Aventuriers dans la ville.

    J’avais ouvert la porte et j’étais entré dans la bâtisse. Il y avait plusieurs aventuriers. Au moment de ma venue, tous avaient regardé vers moi. Certains m’avaient regardé avec crainte et respect, il y avait aussi ceux qui montraient une attitude de rivalité.

    J’avais ignoré tout cela et je cherchais la personne pour laquelle j’étais venu.

    « Kakeru ! »

    Elle m’avait appelé avant que je la trouve.

    C’était une femme qui tenait un bâton et portait un chapeau de sorcière.

    Io Akos.

    C’était une personne célèbre qui était une apprentie lors de notre première rencontre, mais maintenant, elle était une aventurière de Rang S, qui attirerait l’attention partout.

    « Cela fait longtemps, Kakeru. »

    « Oui. »

    « J’avais entendu parler de ce qui s’était passé »

    Io murmura à côté de moi.

    Je ne montrais pas que je m’étais activement impliqué dans l’affaire à Aegina, alors elle avait réagi comme ça.

    « Pour quoi es-tu venu aujourd’hui ? »

    « Je suis venu t’inviter. »

    « M’inviter... ? »

    « Je te l’avais promis pendant mon mariage avec Fiona, n’est-ce pas ? »

    « Ah... ! »

    On dirait qu’Io s’en souvenait maintenant.

    À ce moment-là, j’avais demandé à Io si elle aimerait avoir une cérémonie de mariage avec moi. Io ne se souciait pas beaucoup de la cérémonie de mariage, mais elle m’avait dit qu’elle voulait partir à l’aventure avec moi.

    Je lui avais promis que je partirais à l’aventure avec elle quelque part.

    « Tu t’en es souvenu. »

    « C’est une promesse après tout. »

    « Kakeru... »

    Les yeux d’Io se remplirent de larmes.

    J’avais décidé que je l’emmènerais avec la « paire de tickets pour une merveilleuse aventure » que j’avais reçus de la loterie.

     

    ☆☆☆

     

    J’étais retourné au manoir avec Io. J’avais appelé à Hikari qui se tenait dans le jardin.

    « Hikari, transforme-toi en Épée Démoniaque. »

    « D’accord ! »

    Hikari retourna docilement vers sa forme d’Épée Démoniaque.

    Éléanore et Hikari, les deux Épées Démoniaques.

    « Vas-tu aussi emmener Hikari ? », m’avait demandé Io.

    J’avais répondu en lui montrant ma paire de billets.

    « Ces billets sont valables pour 2 personnes, mais je pensais que peut-être que ça serait bien d’amener Éléanore et Hikari. »

    « Est-ce vrai ? »

    « Alors, allons-y »

    J’avais utilisé ma paire de tickets.

    Soudainement, les billets avaient libéré une lumière brillante.

    Une lumière qui se répandait sur la quasi-totalité de mon jardin avait été libérée de la paire de billets.

    En même temps, j’avais entendu une voix dans ma tête.

    Un type de voix différent d’Éléanore.

    La voix m’avait demandé de lui dire le nom de la personne qui utilisera le ticket.

    « C’est Kakeru Yuuki et Io Akos. »

    Après avoir répondu, la lumière enveloppa Io et moi.

    Sa lumière augmentait dans sa densité faisant ainsi que je ne pouvais plus voir l’environnement.

     

    ☆☆☆

     

    Quand j’étais revenu à moi, j’étais dans un endroit que je n’avais jamais vu auparavant.

    J’avais regardé autour de moi. Je pouvais voir la mer en dessous de moi. J’étais au sommet d’une falaise, près d’une mer en furie, un endroit que vous voyez habituellement comme étant le point culminant du scénario d’un bon thriller.

    « Kakeru. »

    Io était à côté de moi.

    « On dirait que nous ne sommes pas séparés. »

    « Oui ! On dirait qu’Éléanore et Hikari sont là également. »

    « Tu as aussi ton équipement magique »

    C’était comme je l’avais prévu jusqu’à maintenant. Je pensais que les « armes » ne seraient pas comptées dans la paire, alors j’avais demandé à Hikari de se transformer en Épée Démoniaque afin de l’amener aussi.

    Le résultat était exactement ce que je pensais. J’avais aussi pu emmener Hikari sans problème.

    Tout se passait bien, mais...

    « Où sommes-nous ? »

    « Qui sait ? »

    « On dit que ce serait une belle aventure, mais je ne vois rien de merveilleux. »

    « Marchons là-bas, nous pourrions peut-être trouver quelque chose. »

    « Je suis d’accord... »

    {Papa !}

    L’avertissement de Hikari avait fait écho dans ma tête. Et je pouvais sentir une intention meurtrière.

    J’avais instinctivement dégainé Éléanore pour intercepter ce qui arrivait.

    * Gakiii... n ! *

    Le son métallique se réverbéra et une onde de choc se propagea.

    « Kyaa! » Hurla Io alors qu’elle tomba sur ses fesses.

    « Qu’est-ce que c’est si soudainement ? », murmurai-je. Cependant, je doutais que mes yeux voient correctement celui qui avait attaqué.

    Non, plus exactement, je doutais que mes yeux voient l’arme de la personne qui avait attaqué.

    « ... Éléanore ? »

    C’était la longue épée sombre que tenait le jeune homme. C’était complètement identique avec celle que je maniais.

    Cela ne se ressemblait pas uniquement. La présence qu’elle dégageait était même celle d’Éléanore.

    Il n’y avait pas de doute. C’était aussi Éléanore.

    ... que se passait-il ?

    {Rodotos ...}

    C’était Éléanore qui avait répondu à ma question.

    Rodotos.

    C’est le nom du suzerain qui portait autrefois Éléanore, un nom que j’avais entendu plusieurs fois de sa part.

    Et ce que ce suzerain tenait, c’était sans aucun doute Éléanore.

    En regardant la situation, il n’y avait qu’une seule possibilité.

    « Le passé, hein. »

    Tout comme la publicité le disait, je pouvais sentir que ce serait une belle aventure.

    Notes

    • 1Tsundere (ツンデレTsundere ?) est un terme japonais utilisé pour définir une personnalité qui est au premier abord distante, hautaine, voire pimbêche, et qui devient affectueuse et tendre par la suite. Tsundere est une combinaison de deux mots, tsuntsun (ツンツンTsuntsun ?) et deredere (デレデレDeredere ?), qui veulent respectivement dire « distant, morose, mordant1 » et « amoureux, tendre2 »

    ***

    Chapitre 194 : Rencontre avec un héros

    Rodotos chargea et attaqua. J’avais paré l’Éléanore qui était en train d’attaquer mon Éléanore.

    « Toi... qui es-tu ? »

    « Quelle drôle de façon de parler pour un seigneur. »

    J’avais poussé Rodotos avec cette Éléanore... cependant, il avait donné un coup de pied en l’air et était revenu.

    Rodotos qui chargeait et attaquait à nouveau soudainement changea de direction et libéra une attaque vers mon angle mort.

    J’avais bloqué en utilisant Éléanore. Ma main s’était un peu engourdie.

    J’avais fait un tour après avoir paré son attaque en ripostant avec une attaque circulaire.

    L’Éléanore de Rodotos avait reçu mon attaque de front.

    Les Éléanores étaient entrées en collision en produisant des étincelles noires éparpillées et brûlant le sol.

    « Quelle puissance ! Comme prévu ! »

    {C’était mon summum. C’est juste normal que ce soit si fort.}

    Éléanore avait parlé avec un ton un peu sérieux.

    Je m’étais concentré et combattais Rodotos sérieusement.

    L’Éléanore de l’autre côté était très puissante.

    Selon ce qu’elle avait dit, c’était sa force à son maximum, et sa force en tant qu’Épée Démoniaque était 30 % plus grande que maintenant.

    Rodotos lui-même était fort.

    Il avait beaucoup de maîtrise et ses techniques d’épée étaient pointues.

    Il devrait être aussi fort que Nana même s’il utilisait simplement une épée normale.

    Et un gars comme ça utilisait Éléanore. C’était un ennemi difficile.

    Alors que nous continuions à nous battre, nos épées s’élevaient.

    Il m’avait attaqué par-derrière après avoir laissé une image rémanente, mais j’avais augmenté ma vitesse en réponse, en repoussant simplement son attaque.

    Parfois, je lâchais une attaque puissante qui le faisait tomber au sol, parfois je le lançais en l’air, le suivais et l’écrasais vers le sol.

    Alors que je faisais ça, cela avait grandement changé le terrain environnant.

    Des rochers avaient été écrasés, des arbres avaient été brûlés par des flammes noires et des cratères en forme de vallée avaient été creusés dans la plaine.

    Le paysage qui semblait agréable aux yeux s’était lentement transformé en un horrible enfer.

    « Haha... »

    « Qu’est-ce qui est drôle ? »

    « Non, rien. Je pensais juste que je ne me suis jamais battu comme ça depuis la bataille avec Olivia. »

    « ... »

    J’avais arrêté d’attaquer. Rodotos qui maniait Éléanore était fort, sans aucun doute. Il était plus fort que tous ceux que j’avais combattus jusqu’à maintenant. Plus fort que n’importe quelle armée, plus fort que n’importe quel monstre, plus fort que n’importe quel humain que j’avais combattu.

    Et... il était plus fort qu’un Dragon rouge.

    Avec ce combat qui avait détruit les environs, on pouvait dire que nous étions juste égaux.

    « Place cette chose par terre. Je dois savoir ce qui se passe. »

    « Ha ! Prends-la de moi si tu le peux ! »

     

     

    Je voulais aussi savoir ce que l’Éléanore de l’autre côté disait.

    Mais c’était pour satisfaire ma curiosité.

    Et pour faire ça...

    « Hikari, allons-y ! »

    {Oui ! Hikari attendait. Je ferai de mon mieux d’accord !}

    J’avais dégainé Hikari.

    La fille que j’avais eue d’Éléanore, Yuuki Hikari.

    L’autre Épée Démoniaque qui ressemblait exactement à sa mère, l’Épée Démoniaque Hikari.

    Je l’avais dégainée et je l’avais tenue dans mes mains en même temps qu’Éléanore.

    Avec les deux Épées Démoniaques, j’avais pris position à pleine puissance.

    Rodotos qui avait vu ce que je faisais avait changé son expression.

    « Qu’est ce que c’est ? »

    « Tu le sauras bientôt. »

    Dans le second round, j’avais chargé vers Rodotos et attaquais en utilisant la mère et la fille Épées Démoniaques.

    Nous étions presque égaux quand il n’y avait que nos Éléanores, mais l’équilibre avait été détruit parce que j’avais dégainé Hikari.

    Rodotos avait été progressivement repoussé.

    Ma force, ma vitesse et mes réactions dépassaient les siennes. Pour chaque échange que nous avions eu, je lui avais infligé un coup net.

    Cela s’était répété plusieurs fois, accumulant des dommages, et la différence entre nos pouvoirs ne faisait que croître.

    Si cela continuait, alors j’allais...

    « UOOOOOOO !! »

    Rodotos avait fait un énorme bond en arrière et avec un cri, il fit percer Éléanore dans sa paume, laissant Éléanore boire son sang.

    L’instant d’après, une énorme boule noire était apparue chez Éléanore.

    Elle était apparue au-dessus de la tête de Rodotos et avait un diamètre de vingt mètres.

    Rodotos raffermit son emprise sur son Éléanore et l’abaissa.

    Le projectile noir avait volé vers moi.

    « Juste ça ! »

    {Attends !}

    {Papa ! Grande soeur Io !}

    « ... !! »

    J’avais entendu la voix des deux épées.

    C’était vrai. J’avais amené Io lors de ce voyage.

    Cependant, je ne l’avais pas vue depuis un moment... mais elle était là !

    À cet endroit qui s’était transformé en enfer avec mon combat contre Rodotos, Io était toujours assise par terre.

    Je m’étais précipité vers Io et je m’étais tenu devant elle pour la protéger.

    Le projectile noir avait volé vers nous. J’avais serré fermement Éléanore et Hikari.

    « Pouvons-nous le faire ? »

    {Cela ne dépend que de toi}

    « Je suppose que je dois vous remercier pour cela ! »

    J’avais libéré l’aura de l’Épée Démoniaque et m’en étais enveloppé, y compris Io.

    J’avais défendu la zone de toutes mes forces.

    Le projectile noir frappa et j’avais senti ma vision devenir sombre.

    À l’instant suivant, un fort impact que je n’avais jamais ressenti auparavant me frappa.

    Je ressentis l’impact qui traversa le cœur même de mon corps.

    Après avoir enduré cela, cette fois-ci, l’air autour de moi s’était comprimé, et j’avais eu un sentiment d’oppression qui semblait vouloir écraser mon corps.

    J’avais l’impression de m’écraser avec mon aura.

    « Quelque chose comme ça ! »

    J’avais chargé le pouvoir dans le cœur de mon corps, puis l’avais relâché en une seule fois.

    Boom ! Le projectile noir avait éclaté en libérant une forte détonation.

    Elle se répandit autour de nous et fit fondre les arbres, les rochers et même le sol.

    Ma vision se dégagea et ce que j’avais vu devant moi n’était pas Rodotos, mais une énorme armée de squelettes et de zombies.

    « L’armée des morts-vivants. »

    {Cela me rend nostalgique.}

    Était-ce pour gagner du temps ? Ou bien était-ce pour s’occuper de moi après cette attaque ?

    Je ne savais pas lequel c’était, mais il ne faisait aucun doute que Rodotos les avait laissés derrière.

    Il y en avait environ 200, mais il ne m’avait pas fallu une minute pour les tuer.

    Après m’être chargé de l’armée des morts-vivants, je m’étais tourné vers Io.

    J’avais tendu la main vers elle qui était toujours assise par terre.

    « Est-ce que ça va ? »

    « O-Oui... »

    « On dirait que tu n’as pas de blessures. »

    J’étais soulagé.

    C’était complètement ma faute d’avoir oublié Io durant le combat.

    Je devrais réfléchir à cela.

    Et ladite Io se leva après m’avoir pris la main, mais son corps tremblait.

    « Quel est le problème ? Es-tu finalement blessée ? »

    « N-Non. Ce-ce n’est pas, ce n’est pas ça... »

    Io avait continué à trembler pendant qu’elle parlait.

    Ses yeux scrutaient les environs et tressaillirent quand elle vit Éléanore.

    {Hmm. Elle réagit simplement en me voyant. Elle doit avoir peur de Rodotos.}

    « Tu as peur de ce type ? »

    « ... oui. »

    « Je vois. »

    J’avais embrassé Io qui avait peur de Rodotos.

    Je lui avais doucement tenu le menton, l’avais levé et l’avais embrassée.

    Un baiser qui ne toucha que nos lèvres. Un petit baiser qui n’avait pas duré trois secondes.

    « Kakeru ? »

    « As-tu encore peur ? »

    « Eh, ah... je vois. Tu es avec moi, Kakeru. »

    Io s’accrocha à moi.

    En faisant cela, elle fit un petit signe de tête puis ferma et ouvrit sa main.

    Et enfin, elle leva ses yeux vers moi.

    Son visage redevint normal, avec son sourire éclatant habituel.

    « Merci Kakeru. Je vais mieux maintenant. »

    « Je vois. »

    « Mais, je me demande ce que cette personne était dans le monde ? Il brandit Éléanore... ou quelque chose de similaire. »

    « C’était aussi Éléanore. En fait, il s’appelle Rodotos. On dirait qu’il était un souverain. »

    « Ah ! C’était Rodotos, hein. Kakeru, tu es vraiment fort après tout, aussi fort que Rodo... tos... hein, ehhhhhh ? !! »

    Après un seul souffle, Io remarqua enfin l’étrangeté et leva la voix.

    Ce visage qu’elle me fit était aussi très mignon, alors je lui avais donné un autre baiser avant d’expliquer.

    ***

    Chapitre 195 : La promesse d’un futur

    J’avais interrogé Éléanore à propos de Rodotos.

    « Ce type était-il le vrai Rodotos ? »

    {Hum. C’est sans aucun doute la vraie personne.}

    « Alors l’Éléanore était-elle aussi la vraie ? »

    {Oui, c’était moi à mon apogée. De la façon dont Rodotos avait l’air, il est « tombé », alors on doit se trouver après que je lui ai laissé conquérir le monde.}, déclara joyeusement Éléanore.

    Cela signifiait que les deux étaient les vrais individus, hein.

    « Alors, cet endroit se trouve être il y a... combien d’années ? »

    {Qui sait.}

    « Quand ? »

    {J’ai vécu si longtemps que j’ai arrêté de me souvenir des choses futiles comme ça.}

    Cette fille...

    « Hmm, si je me souviens bien, Rodotos était une personne ayant vécu il y a quatre cents ans. »

    Io avait répondu à la place.

    « Est-ce vrai ? »

    « C’est écrit dans les livres d’histoire, donc c’est ce que je pense. »

    « Je vois, il y a quatre cents ans, hein... »

    « Hum, Kakeru... que fait ici Rodotos ? Est-il... »

    « Oui, c’est le vrai »

    « Ehhhhhhh? !! »

    Io était très surprise.

    « Le véritable héros ? Qu’est-ce que ça veut dire ? »

    « On dirait que nous sommes revenus il y a 400 ans dans le passé pour cette aventure. »

    « Aventure... ah ! »

    « C’est vrai. »

    Nous avions été envoyés il y a quatre cents ans dans le passé avec une paire de tickets pour une merveilleuse aventure que j’avais gagnée avec le billet de loterie d’or.

    Et ainsi, on dirait que l’on allait vivre une merveilleuse aventure.

    ☆☆☆

    J’avais vérifié les objets que je possédais tout en faisant retourner Hikari à sa forme humaine.

    J’avais l’Épée Démoniaque Éléanore, l’Épée Démoniaque Hikari, et elle pouvait revenir à sa forme humaine.

    Je pouvais également ouvrir mon entrepôt de dimension différente et pouvais prendre ma maisonnette magique.

    Parmi les objets que je possédais, le seul qui avait un problème est ma plume de téléportation.

    « Je ne peux pas nous téléporter. »

    « Tu ne peux pas ? »

    « Oui, je ne peux pas me diriger vers Roizen, ni Meteora, ni Rethim. Je ne peux pas me diriger vers un endroit où j’étais auparavant. »

    « Est-ce que la plume de Papa s’est brisée ? »

    « Cela ne semble pas être le cas. »

    J’avais mis de la distance avec Hikari et Io, puis j’utilisais la plume.

    Je m’étais téléporté devant les deux filles en un instant.

    Ma plume me permettait de me téléporter à n’importe quel endroit que j’avais visité une fois.

    On dirait qu’à cause du voyage dans le temps, les endroits où j’avais été avant avaient disparu.

    On dirait que la plume elle-même n’était pas cassée.

    « Oh, c’est une bonne chose que ce ne soit pas cassé. »

    « Ouais... eh bien alors. »

    J’avais réfléchi à ce que nous devions faire maintenant en tapotant la tête de Hikari.

    « Hm »

    « Kakeru ? »

    « Non, je me rappelle tout simplement de quelque chose. »

    Je m’étais souvenu du moment où j’avais été envoyé dans ce monde après avoir gagné à la loterie. J’avais sauvé Hélèna, j’étais allé dans une ville, et avais fait tout ce que je désirais.

    Et donc, comme à cette époque, je recommençais une nouvelle partie de zéro.

    Cependant, ce n’était pas non plus un reformatage intégral. J’avais les Épées Démoniaques, j’avais aussi mes objets, et j’avais même un membre de mon groupe.

    C’est comme si j’étais dans une phase de bonus dans un jeu où je gardais mes pouvoirs, mais tout cela me semblait nouveau.

    Nous avions ainsi commencé à marcher pour trouver une ville.

    « En y réfléchissant, pourquoi ce type nous a-t-il attaqués ? »

    {Parles-tu de Rodotos ? Je ne sais pas non plus.}

    « N’étais-tu pas aussi de son côté ? »

    {Je n’ai aucun souvenir de t’avoir rencontré à cette époque. En premier lieu, il n’y a aucune chance d’oublier Hikari.}

    « Hmm ! »

    Cela semblait convaincant.

    Éléanore était très surprise quand Hikari fut née.

    Si dans le passé... elle avait rencontré Hikari dans le combat plus tôt, elle ne serait pas si surprise.

    « En premier lieu, tu devrais te souvenir de cet événement. »

    {Hum}

    « Je suppose qu’il y a un autre mystère. »

    {Toutes les femmes sont naturellement mystérieuses.}

    J’avais fait un léger coup avec mon doigt à Éléanore parce qu’elle m’avait dit des choses effrontées.

    ☆☆☆

    Nous avions marché pendant environ deux heures et étions arrivés finalement dans un petit village.

    Nous avions traversé les champs et nous arrivions dans un petit, mais paisible village de fermier.

    « Il n’y a personne ici. »

    « Non, il y en a. On dirait qu’ils se sont rassemblés à l’intérieur du village. »

    « Tous les villageois se rassemblent ? Ah ! Je me demande si c’est un festival ou quelques autres événements. »

    « Allons là-bas. Nous le découvrirons à ce moment-là. »

    J’étais entré dans le village avec Io et Hikari et j’avais marché vers l’endroit où je pouvais sentir la présence du villageois.

    Nous étions arrivés à la place du village et avions vu beaucoup de gens rassemblés là.

    Au centre de tous ces villageois était une vieille femme. Cette vieille femme était assise par terre et tenait dans ses mains une boule de cristal placée devant elle.

    De l’autre côté de cette boule de cristal, un homme aux allures de villageois regardait la vieille femme et la boule de cristal avec à la fois la peur et les espérances.

    « Après dix jours, voyage vers le sud »

    « Au sud après dix jours ? »

    « Exact. La rencontre que tu auras là changera ta vie. C’est sept parties bonnes et trois parties mauvaises. As-tu compris ? Sept parties bonnes et trois parties mauvaises »

    « Merci beaucoup ! »

    L’homme s’agenouilla devant la vieille femme et inclina la tête.

    « Ne~, ne~, Papa, c’était quoi ? »

    « On dirait une diseuse de bonne aventure »

    Je m’étais tourné vers Io et la vis faire un petit signe de tête.

    En tant qu’aventurière, elle aurait dû voir des gens comme elle.

    « Est-elle une véritable ? »

    « Je ne sais pas. Mais un point en sa faveur, elle ne demande pas d’argent, donc je pense que ce n’est pas une fraude. »

    « Eh bien, c’est vrai. »

    Nous étions restés là pendant un moment, les observant de l’extérieur de la foule. J’avais aiguisé mon ouïe et écouté leurs conversations.

    « Je ne peux pas croire qu’Akansa viendrait ici. »

    « C’est bien pour vous, vous avez lu votre avenir. »

    « Dix jours plus tard hein... je ferais de mon mieux »

    On dirait qu’elle lisait la destinée de tout le monde.

    Pour preuve, ce n’était pas les villageois qui marchaient vers elle, mais c’était la vieille femme qui regardait autour d’elle et désignait quelqu’un à venir, dans l’atmosphère d’une foule remplie d’admiration et de vénération.

    Et juste comme ça, après avoir lu la fortune de quelques personnes.

    « Toi. Tu es la dernière, » déclara-t-elle en montrant une fille.

    Les villageois soupiraient et envoyèrent à cette fille des yeux remplis d’envie.

    La fille avait l’air paniquée et s’était dépêchée de se tenir devant la vieille dame.

    La vieille femme fixa profondément la jeune fille et lui tint la main par-dessus la boule de cristal.

    « Un événement douloureux et angoissant..., une souffrance comme si tu étais dans un enfer éternel t’attend. »

    « Eh...? »

    La fille ne pouvait pas croire ce qu’elle avait entendu.

    Bien que je ne sache pas la raison, j’avais senti dans ce court laps de temps que les villageois possédaient une croyance semblable à la foi envers cette vieille femme.

    Si cette vieille femme le lui avait dit, ce serait l’équivalent d’une peine de mort pour elle.

    « Surmontez ça. Car au-delà, ce sera votre seul rayon de lumière. Une partie bien et neuf parties mauvaises. C’est une partie bonne et neuf parties mauvaises. »

    « En aucune façon... »

    La fille était à court de mots.

    « Vous vous trompez. »

    Je l’avais interrompue.

    Les yeux des villageois s’étaient rassemblés vers moi d’un coup.

    Confusion et... surtout la colère.

    Des yeux comme ça étaient pointés vers moi.

    Pendant qu’Io et Hikari hésitaient, cela ne me dérangeait pas et je passais devant la foule, vers la fille et la vieille femme.

    « Que voulez-vous dire ? »

    « La première moitié est correcte, mais la seconde moitié est fausse. »

    « Hou...? »

    « Un événement douloureux et agonisant, une souffrance comme si tu étais dans l’enfer éternel. Bien sûr que c’est vrai. Au-delà, c’est un seul rayon de lumière. C’est vrai également. », avais-je dit à la vieille femme tout en regardant la fille.

    C’était un visage que je connaissais.

    C’était un visage que je ne pensais pas voir ici.

    « C’est dix bonnes parties avec zéro mauvaise. Son destin est déjà décidé. »

    Ce que j’avais vu là-bas, c’était le joli visage d’une petite fille.

    Tania Chichiakis.

    C’était le nom de la fille qui possédera à l’avenir le droit de devenir lié à Éléanore en étant à la place de son armée des morts-vivants.

    ***

    Chapitre 196 : L’Image de ton futur

    « Qui diable êtes-vous ? »

    « Comment osez-vous parler ainsi envers Madame Akansa ! »

    « Excuse-toi... !! »

    Après un moment de silence, les villageois avaient crié en même temps.

    On dirait qu’ils respectaient vraiment cette vieille femme appelée Akansa.

    Toutes sortes de malédictions avaient été dites et Io et Hikari en avaient eu peur, saisissant mes vêtements. Éléanore n’avait rien dit, mais je sentais qu’elle appréciait la situation.

    L’une des personnes concernées, la Tania qui était en vie ne pouvait que regarder autour d’elle et paniquer.

    Akansa leva lentement la main. Instantanément, les cris du villageois s’arrêtèrent.

    C’est impressionnant, pensai-je, puis j’avais remarqué que la vieille femme me regardait.

    Elle avait des pupilles profondes, de celles qui ne montraient pas le fond.

    Elle m’avait regardé avec de tels yeux.

    « Soyez prudent, étranger. »

    Après qu’Akansa eu dit cela, les villageois avaient protesté.

    D’après ce que j’avais vu plus tôt, cette vieille femme était une diseuse de bonne aventure, et les villageois lui faisaient beaucoup confiance.

    En plus de ça, ce n’était pas comme si elle lisait la fortune de tout le monde, mais elle lisait le mien.

    Pour les villageois, ils l’avaient probablement vu comme si l’on avait lu les fortunes d’un inconnu, et il avait même été averti.

    Ils ne pouvaient pas être blâmés pour avoir fait de telles clameurs.

    Je les avais tous ignorés et j’avais demandé à Akansa de revenir.

    Je m’étais un peu intéressé parce qu’elle m’avait appelé « étranger ».

    « Faire attention ? De quoi ? »

    « Je ne peux pas lire votre futur. »

    « Hee? »

    « Vous êtes enveloppé par une obscurité massive sans fond. »

    {Kuku, je t’ai possédé après tout}

    Éléanore sentait que cela devenait de plus en plus intéressant.

    Une obscurité massive... enfin, c’était probablement elle.

    « Mais, tout de même... »

    « Hein ? »

    « Il s’agit de dix parts bonnes avec aucune mauvaise. Aucun mal, tout est bon... une telle chose est impossible. »

    Les clameurs étaient devenues de plus en plus grandes.

    Et Akansa qui avait dit ça avait secoué la tête.

    Elle avait l’air de sentir que c’était absurde, niant ce qu’elle avait vu.

    On dirait que je l’avais rendue confuse à cause d’Éléanore. Je me sentais un peu mal pour elle.

    ☆☆☆

    Après que la vieille femme soit partie, les villageois qui s’étaient rassemblés sur la place étaient repartis et avaient repris leurs activités.

    Les seuls qui restaient étaient nous et Tania que j’avais rencontrés en ce moment.

    « Hmm... »

    « Oui ? »

    « Merci de m’avoir consolée. Grâce à ça, je me sens un peu mieux. »

    Tania avait dit cela et avait baissé la tête.

    Son expression semblait toujours triste et déchirante.

    « Je n’ai pas dit ça pour te consoler. Je viens de te dire la vérité. »

    « Eh ? La vérité... ? »

    « Toi, tu es bien Tania ? »

    « Oui... je m’appelle Tania... »

    « Tania Chichiakis. Tu peux utiliser la magie de glace, non ? »

    « Eh ? J-Juste un peu. Comment le savais-tu ? Je ne peux que congeler une ou deux gouttes d’eau, donc je ne l’ai même pas dit à une autre personne... »

    Tania me regardait comme si elle voyait quelque chose d’incroyable.

    En la regardant, je m’étais souvenu du moment où nous nous étions rencontrés.

    Tania Chichiakis.

    Nous nous étions rencontrés dans mon manoir.

    Le manoir que j’avais acheté bon marché était un manoir hanté avec un esprit maléfique qui le possédait.

    Cet esprit maléfique attaquait les vivants, utilisant principalement la magie de glace pour attaquer.

    J’avais une fois vaincu cet esprit maléfique et j’avais pensé qu’il avait disparu pour de bon.

    Cependant, après avoir obtenu Éléanore, et après avoir chassé l’armée des morts-vivants au sein d’Éléanore, elle était entrée à la place.

    C’était un joli fantôme portant un uniforme de domestique. Elle, qui était liée à la maison, avait gagné un nouveau réceptacle appelé Éléanore.

    Et, elle s’était retrouvée, devenant un fantôme avec une personnalité joyeuse et bavarde.

    Après cela, en utilisant sa capacité d’être incapable d’être vu ou touché par des humains normaux, elle était devenue une très bonne éclaireuse qui m’avait aidé dans de nombreuses batailles.

    Ainsi, d’avoir la possibilité de la rencontrer en vraie était encore plus surprenant que de rencontrer Éléanore.

    ☆☆☆

    Tania nous avait invités chez elle.

    ... Mais, en la suivant, nous avions quitté le village pour une raison inconnue.

    Nous avions marché sur les sentiers à travers les rizières et étions même allés si loin jusqu’à ce que nous ne puissions plus être vus du village.

    « Tania, où allons-nous ? »

    « Ma maison est juste là »

    « Tu ne vis pas à l’intérieur du village ? »

    « ... Tout à fait. »

    Tania acquiesça.

    {Elle s’arrête un instant. On dirait qu’elle a des choses à faire}

    Cela semblait être le cas.

    Mais quand j’étais sur le point de lui demander à ce sujet.

    « Papa, quelque chose arrive. »

    « Kakeru, regarde ça. »

    J’avais regardé où Io avait pointé.

    Dans la périphérie où il ne semblait y avoir personne, une vache géante des montagnes était apparue de nulle part.

    Bien qu’elle ressemblait à une vache à cette distance, elle avait développé des crocs acérés, ressemblant à une bête violente mangeuse de viande.

    « A-Allons-y ! »

    Tania avait essayé de revenir d’où nous venions.

    J’avais attrapé sa main et l’avais arrêtée.

    « C’est correct. »

    « Mais ! C’est une vache des montagnes ! C’est une bête très forte, et si elle vous voit... »

    « C’est bon. Il suffit de regarder. »

    J’avais posé ma main sur Éléanore. Je n’avais pas croisé de vache des montagnes depuis un moment... on dirait que le dîner était décidé.

    « Kakeru. »

    « Oui ? »

    « Laisse-la-moi. »

    « Je vois. »

    J’avais retiré ma main d’Éléanore et l’avais laissée à Io.

    Elle s’avançait en tenant son bâton.

    Elle était belle avec le vent qui l’entourait alors qu’elle marchait.

    Elle avait soulevé son bâton et avait chanté son sortilège.

    Et peu de temps après, des nuages ​​noirs apparurent au-dessus de la vache des montagnes, et l’éclair tomba en même temps que le tonnerre.

    Io avait vaincu la vache de montagne avec une attaque.

    Quelle apparence galante... ! Et quand je pensais à ça, elle me jeta un coup d’œil.

    {Comme c’est aimable !}

    « Hein ? »

    {Cette fille, elle essaye probablement de retrouver son courage devant toi. Elle avait eu tellement peur de Rodotos avant, donc elle veut probablement te montrer ses bons côtés ici}

    « Je vois. »

    Elle n’avait pas besoin de faire ça... mais, puisque c’était comme ça.

    « Bon travail, Io. Comme toujours, voir tes éclairs me fait tomber plus amoureux de toi. »

    « ...! C-Ce n’est pas vrai du tout. »

    Son visage rougissait et montrait un visage heureux.

    {Qu’y a-t-il avec cette façon de faire l’éloge ? Sale coureur de jupons !}

    « Je lui ai juste dit ce que je pensais. »

    {Kukuku !}

    Éléanore avait ri et Io avait souri pour avoir été félicitée.

    D’un autre côté, Tania était sans voix. Elle regarda Io et la vache des montagnes qu’elle avait tuées d’un coup.

    Au début, son expression avait montré qu’elle doutait de la scène qu’elle avait en face d’elle, mais cela avait graduellement tournée vers de l’admiration pour Io.

    Elle regarda Io avec un visage rougissant.

    C’était comme si je regardais Julia et Agnes. Franchement, une autre fille avait-elle craqué pour elle ?

    « Incroyable... si je pouvais être comme ça... »

    « Tu peux l’être. »

    « Eh ? »

    « Tu peux devenir comme ça. »

    « Pas possible... pas quelqu’un comme moi... »

    « Tu le peux. »

    Je lui avais dit avec un ton fort.

    « Tania, tu peux aussi devenir comme ça. Je te le garantis. »

    « ... Je peux ? »

    « C’est vrai. »

    Je hochai fortement la tête à Tania et son visage devint plus rouge que quand elle regardait Io et elle se détourna de moi.

    ***

    Chapitre 197 : L’existence la plus diabolique

    Après que la vache de montagnes ait été vaincue, nous avions continué notre chemin vers la maison de Tania.

    Tania était en tête, tandis qu’Io et Hikari marchaient à ses côtés.

    J’étais derrière elles, portant la vache de la montagne.

    La raison pour laquelle je la portais était que ce serait un gaspillage de le laisser là, donc ce sera le dîner pour ce soir.

    Je pensais faire le riz frit à la vache de montagnes de Fiona.

    Les joues de Tania étaient toujours aussi rouges que plus tôt alors qu’elle montrait le chemin et me faisait des regards de temps en temps.

    Et pendant qu’elle était comme ça, j’avais appelé Tania et je lui avais parlé.

    « Cette fille, c’est toi ? »

    {Je ne sais pas. Probablement ? Je pense.}

    Le fantôme de la servante Tania avait une personnalité brillante comparée à la vie de Tania.

    Elle était brillante et adorable, et sa différence avec Tania, timide, était évidente.

    Mais, leurs visages se ressemblaient.

    Elles n’étaient pas seulement similaires, mais les deux étaient la vraie Tania, mais différente.

    Les deux Tania étaient comme ça, mais elle-même disait qu’elle ne savait pas.

    « Probablement ? »

    {Je ne peux pas penser qu’elle n’est pas liée à moi. Je pense qu’elle est moi, mais je me souvenais de peu de choses de mon vivant. Voilà pourquoi je ne sais pas.}

    « Est-ce le cas ? »

    {Oui, après tout, quand je l’avais remarqué, j’avais été sauvé par toi. Je ne pouvais que m’en rappeler partiellement de quand j’étais dans le manoir.}

    « Je vois. C’est pareil pour toi, hein. »

    Éléanore et Tania, dans ce monde d’autrefois, disaient qu’elles n’avaient aucun souvenir de m’avoir rencontré.

    Je me demandais vraiment ce qui se passait en ce moment.

    J’avais fait un léger coup avec mon doigt à Éléanore et haussais les épaules.

    « Eh bien, on ne peut rien y faire puisque cette fille est déjà si vieille. »

    {Ne me traite pas comme si j’étais une vieille femme sénile.}

    « Mais tu ne te souviens de rien, n’est-ce pas ? »

    {...}

    Je la sentais bouder.

    On dirait qu’elle ne pouvait pas répliquer, car je lui avais dit qu’elle ne s’en souvenait de rien.

    « Au fait, qu’en penses-tu ? Est-ce que cette fille-là est la vraie Tania ? »

    {La couleur de leurs âmes est la même.}

    « He~ ? »

    {En ce sens, cette fille-là est sans aucun doute la vraie Tania.}

    « Ça devient de plus en plus mystérieux. »

    Il aurait été facile de dire si elle était une seule et unique existence telle qu’Éléanore.

    J’avais suivi Tania pendant que j’y pensais.

    ☆☆☆

    La maison de Tania où elle nous conduisait se trouvait au milieu de la montagne.

    C’était sur une montagne qui était assez éloignée du village.

    C’était une maison d’une facture simple se situant dans un endroit éloigné.

    Non seulement c’était une structure construite simplement, mais c’était aussi pauvre à l’intérieur.

    Il n’y avait pas d’objets qui pouvaient vraiment être appelés meubles, vous faisant imaginer que la personne qui vit ici menait vraiment une vie pauvre.

    La vache de montagne était un vrai festin.

    Elle avait été délicieusement cuisinée par Io qui avait une longue histoire d’aventurière, si bien qu’à l’exception d’Éléanore, nous l’avions tous mangée avec délice.

    Après avoir mangé, Hikari avait commencé à avoir sommeil, alors Io l’avait accompagnée pour dormir.

    Après qu’elles eurent dormi toutes les deux, Tania commença timidement à parler.

    « Hmm... Hikari, est-ce votre fille, Kakeru... hein ? »

    « C’est vrai. N’est-elle pas mignonne ? »

    {Arrête de faire ton papa poule, imbécile de père}

    Hikari est mignonne. Il n’y avait pas d’objection.

    « O-Oui. Elle est très mignonne. »

    « Oui, oui. »

    « Hmm... alors, Mademosielle Io est-elle votre... épouse ? »

    « Hum ? Non, elle n’est pas. »

    « Eh ? Mais... »

    Tania me regarda, puis regarda Io et Hikari.

    Je vois. Elle avait mal compris les choses. Elle pensait que Io et moi étions un couple marié, et qu’Hikari était notre fille bien-aimée. Elle avait probablement tiré ces conclusions avec sa propre vision des choses.

    « Non, je ne suis pas sa femme. »

    « Eh ? Alors... ? »

    Eh bien, je me demandais aussi quel genre de relation j’avais avec Io.

    Un jour, elle m’avait soudainement demandé d’entrer dans mon groupe, et depuis lors, nous allions ensemble dans les aventures et les champs de bataille.

    « Camarades, ou membre d’un groupe pourraient être le plus proches. »

    « Camarade... »

    Elle avait dit ces mots, puis avait regardé moi et Io dans tous les sens.

    « ... J’ai alors une chance. »

    Murmura Tania d’une petite voix.

    Elle avait demandé à cause de cela, n’est-ce pas ?

    Je voulais répondre. « Oui, bien sûr que tu en as, » mais.

    J’avais regardé à mes côtés.

    J’avais regardé le fantôme Tania qui flottait à côté de moi.

    En la regardant, les mots que je voulais dire apparurent naturellement dans mon esprit.

    J’avais regardé droit devant l’humaine Tania, puis j’avais dit.

    « Je voulais te rencontrer. »

    « ... hein ? »

    « J’ai toujours voulu faire ça. »

    J’avais attrapé sa main et l’avais tirée vers moi.

    Tania avait perdu son équilibre et était tombée sur ma poitrine.

    « Ah... ! »

    Bien qu’elle laissa échapper un petit cri, et Tania ne résista pas.

    Elle se tenait à ma poitrine, et elle agrippait fermement mes vêtements.

    Le fantôme Tania était venu à mes côtés.

    Elle flotta à côté de Tania et me dévisagea.

    Son visage brillant et gai était douloureusement aspiré.

    En voyant le fantôme Tania, j’avais tapoté la tête de Tania, lui avait tenu le menton et j’avais embrassé ses lèvres.

    Tania n’avait pas résisté. Elle était seulement restée paralysée pendant un instant, après avoir reçu mon baiser.

    « ... J’avais abandonné depuis longtemps. »

    « Abandonner ? Pourquoi ? »

    « Quand je suis née, ma mère avait vu un rêve. On lui avait dit dans ce rêve : “Votre fille est maudite. Elle recevra 499 calamités sur sa personne, elle sera incapable d’aller au paradis après la mort, et elle sera prise par l’existence la plus maléfique dans ce monde”. »

    La mère de Tania était-elle un prophète ou quelque chose comme ça ?

    Bien que je ne connaissais pas les 499 calamités, le fait d’être capturé par l’existence la plus mauvaise après la mort était correct.

    Oui, tu as tout à fait raison.

    « En fait, j’avais été confronté à de nombreux types de calamités, alors même mes parents m’ont abandonné, et j’ai commencé à vivre ici par moi-même. »

    « Je vois. »

    « C’est pourquoi j’avais abandonné depuis longtemps... Kakeru, Kakeru, tu pourrais te sentir étrange après avoir entendu ça, mais, même ainsi, je... »

    « Ne t’inquiète pas pour ça. »

    « Eh ? »

    « En ce qui concerne cette existence la plus vile qui existe, je ferais quelque chose à ce sujet. Si tu veux, je lui botterais même le cul pour toi. »

    Éléanore avait lu l’atmosphère et avait ri.

    « Kakeru...! »

    En entendant mes mots, Tania avait été émue, m’avait enlacé plus fermement, et avait commencé à pleurer.

    ☆☆☆

    « Je suis tellement désolée, j’ai montré un côté si pathétique de moi. »

    « Ça ne fait rien. »

    Il avait dû y avoir beaucoup de choses qui lui étaient arrivées jusqu’à maintenant. Tania pleura bruyamment contre ma poitrine.

    Pour qu’elle ne réveille pas Io et Hikari, j’avais emmené Tania dehors tout en l’enlaçant pour qu’elle puisse pleurer autant qu’elle le voulait.

    Après que Tania ait cessé de pleurer, elle avait remarqué que nous étions à l’extérieur et elle était plutôt surprise.

    « Depuis quand est-on ici ? »

    « Vas-tu bien maintenant ? »

    « Oui, merci beaucoup. En entendant vos mots Kakeru, je... »

    « Je vais le dire d’avance, je ne le lance jamais des paroles en l’air »

    « Eh ? »

    « Crois en moi. Pour le truc le plus maléfique, je ferai quelque chose à ce sujet. »

    « ... Oui, je vous crois. »

    « Bonne fille. »

    Je l’avais ramenée à moi et l’avais embrassée.

    Tania appuya son corps contre le mien.

    J’avais sorti ma maison magique, et j’allais rentrer... mais quand je pensais à faire ça.

    « Il y a une maison là-bas »

    « Allons et demandons. »

    Quelqu’un s’était approché.

    Le corps de Tania se raidit et s’éloigna.

    De l’obscurité de la montagne, une paire de personnes était apparue et nous avait approchés.

    Bien que Tania avait pris ses distances avec embarras, elle me regardait de temps en temps.

    Je devrais me dépêcher et me débarrasser de ce duo, et encore une fois, avec elle...

    « Excusez-nous, nous voulons juste demander quelque chose. »

    « On avait entendu dire que la source de Maraton était ici, savez-vous où c’est ? »

    C’était un homme et une femme.

    Les deux étaient jeunes et leurs visages étaient similaires.

    « Si c’est la source de Maraton, elle devrait être de l’autre côté de la montagne. »

    Tania qui vivant sur cette montagne avait répondu à ma place.

    « Le côté opposé ? »

    « Ça veut dire qu’on doit tourner autour de cette montagne une fois, hein. »

    « Hum, qu’est-ce que vous prévoyez de faire à la source de Maraton ? Cet endroit, c’est un lieu saint où ni les animaux ni les monstres ne s’approchent, mais c’est un endroit très dangereux. »

    Demanda Tania avec une expression inquiète.

    He ~, c’est donc ce genre d’endroit, hein.

    Le duo qui avait entendu cela n’avait pas seulement eu peur, ils avaient même montré des expressions d’excitation.

    « Nous le savons, c’est pourquoi nous y allons. »

    « Oui. Nous irons à la source de Maraton, pour détruire le dieu maléfique Rodotos, et... »

    « Détruire l’Épée Démoniaque Éléanore. »

    {Quoi ?}

    Des mots que je ne pouvais pas ignorer étaient sortis de l’homme et de la femme.

    ***

    Chapitre 198 : Le choc des volontés se produit seulement au même niveau

    J’avais parlé à Tania et lui avais demandé de guider ces deux-là à cette source de Maraton.

    Tania était en train de marcher à travers le chemin sombre de la montagne, tenant une torche dans sa main.

    L’homme et la femme la suivaient.

    Et je me trouvais derrière eux.

    Ces deux camarades avaient pour but d’effacer l’existence d’Éléanore, mais j’avais caché l’aura d’Éléanore après avoir lutté contre Rodotos.

    Cette époque semblait être une époque où les possesseurs de l’Épée Démoniaque les affichait toujours, alors j’avais caché l’aura d’Éléanore pour éviter tout conflit inutile.

    C’est pourquoi ils n’avaient pas réussi à détecter Éléanore de mon côté.

    Et alors que nous marchions ainsi, Éléanore m’avait soudainement parlé.

    {Vas-tu les aider ?}

    « Je veux savoir ce qui va se passer. »

    {Bien sûr, mais rien ne va arriver, puisque j’ai été capable de venir ici et d’exister dans le futur. Cela signifie seulement que ce duo a été incapable de réaliser quoi que ce soit.}

    «...»

    {Qu’est-ce qu’il y a avec ce silence ?}

    Éléanore m’avait donné l’impression d’être mal à l’aise tout en étant emplie de doute.

    Je comprenais ce qu’elle essayait de dire, alors cela devrait être le cas à l’origine.

    Puisque Éléonore était capable d’être dans le futur, le fait que son existence avait été effacée ne devrait pas être possible donc il n’y avait pas besoin de s’occuper de ces deux-là.

    Cela devrait vraiment être le cas.

    Cependant, deux choses irrégulières s’étaient déjà produites l’une à côté de l’autre.

    Je parlais de ma rencontre et mon combat avec Rodotos et ma rencontre avec Tania quand elle était encore en vie.

    Je m’étais battu contre Rodotos qui maniait Éléanore, mais Éléanore disait qu’à ce moment-là qu’elle n’en avait aucun souvenir.

    Et bien que ma servante Tania avait la même couleur d’âme que la Tania vivante, elle m’avait dit qu’elle ne se souvenait de pas grand-chose des moments où elle était encore en vie.

    Même si c’était les deux mêmes personnes, elle avait témoigné comme si elles n’étaient pas connectées.

    Alors j’avais pensé à une autre possibilité.

    « Un monde parallèle. »

    {Quoi ? Un monde parallèle ?}

    « Il s’agit d’un concept basé sur le fait qu’il existe plusieurs mondes, et une simple différence pourrait bouleverser le futur. »

    {Hmm ?}

    « En d’autres termes, il pourrait y avoir une importance que je te rencontre ou non. Dans le cas où je ne t’aurais pas rencontré, quel sera le plus grand changement dans le futur ? »

    { ... Hikari ne serait pas née.}

    Les paroles d’Éléanore avaient été remplies d’un sérieux que je n’avais pas ressenti depuis un moment. C’était vrai. Si Éléanore et moi ne nous rencontrions pas, alors Hikari ne naîtrait pas.

    Marie avait enlevé le sceau d’Éléanore par hasard, j’avais alors sauvé Marie et j’avais commencé à manier Éléanore.

    Peu de temps après, Hikari était née.

    Elle était comme ma fille et celle d’Éléanore.

    « Il existe une telle possibilité, n’est-ce pas ? Si simplement tu avais dormi pendant des dizaines d’années, il y aura un avenir où il n’y aura pas de Hikari. »

    {Je vois... en d’autres termes, en fonction des actions de ces gars, tu dis que mon avenir et mon existence seront affectés, exacts ?}

    « Qu’est-ce que tu en penses ? »

    { ... Je ne peux pas le dire avec certitude. Je ne suis pas un dieu omnipotent. Alors que je suis sans âge, je ne suis pas une immortelle. Ce « jour » arrivera finalement}

    « Je vois. »

    Eh bien, c’était probablement vrai.

    Mais je pensais aussi qu’Éléanore qui avait admis tout ceci franchement et calmement était vraiment Éléanore. J’avais continué.

    « C’est bien si c’est un monde parallèle. Le problème est, dans le cas où il n’y a qu’un seul monde. »

    {Je vois. Tu dis que s’il n’y a qu’un seul monde, alors si j’étais détruite ici, mon futur me serait également enlevé ?}

    Comme prévu d’Éléanore, elle l’avait rapidement compris.

    « Je dis juste qu’il y a une telle possibilité, du moins, je le pense. »

    {Je vois. J’ai compris ce que tu essaies de dire.}

    Éléanore était convaincue.

    {J’ai une bonne idée.}

    « Laquelle ? »

    {Toi, tu vas vaincre Rodotos. Tu bats Rodotos, alors tu... non, tu devras faire un sceau que seule cette fille Marie peut enlever. En faisant cela, bien que certaines choses puissent se passer différemment, elles atteindront toujours cet avenir.}

    « Tu veux que je te batte lors de ton apogée et tu veux même que je te scelle, hein »

    {Si c’est toi, alors ça devrait être possible. Après tout, tu es le meilleur porteur.}

    « Je garderai ça à l’esprit. »

    {Bien, de toute façon, je ne devrais absolument pas être détruite.}

    « Oui, je ne laisserai pas ça t’arriver. »

    {Je compte sur toi pour le bien d’Hikari.}

    * Chirin *

    J’avais fait un léger coup à Éléonore avec un doigt presque inconsciemment.

    Mon doigt la poussa et fit claquer un son de cloche.

    Je venais de m’impliquer instinctivement. J’avais bougé avant même d’exprimer mes mots.

    J’étais un peu gêné de lui dire que c’était pour elle, et pas pour Hikari.

    Je devais pouvoir dire la même chose à mes autres femmes, mais en ce qui concerne Éléanore, je ne pouvais pas le faire pour une raison inconnue.

    Je ne pouvais m’empêcher de m’obstiner quand on parlait d’elle.

    ... Comme c’était étrange.

    « ... Oui, pour le bien d’Hikari »

    {Je compte sur toi, Papa d’Hikari.}

    « La même chose pour toi, Maman d’Hikari. »

    Je ne pouvais pas dire les mots que je voulais dire, alors je ne pouvais que plaisanter.

    Ceci, franchement, qu’est-ce que c’est ?

    Comme c’est étrange.

    ***

    Chapitre 199 : Dépasser la limite

    Nous avions continué à gravir la montagne sous la direction de Tania.

    Il n’y avait pas de véritable chemin de montagne, juste des sentiers d’animaux, avançant comme un labyrinthe.

    « Oh, la source de Maraton est-elle vraiment là ? »

    « Connais-tu vraiment le chemin ? »

    Le jeune homme et la femme avaient montré leur mécontentement.

    Ils étaient irrités et l’avaient fait comprendre à Tania.

    « C-C’est la vérité. C’est par ici. »

    « Cela vaut mieux pour toi que cela soit vrai. »

    Tous deux acceptèrent à contrecœur les paroles de Tania.

    Mais peu de temps après, nous avions marché sur une piste d’animaux qui se trouvait clairement hors du bon chemin de montagne, ce qui les avait encore plus irrités.

    {Eh bien, c’est la limite pour les humains normaux.}

    « Ce n’était pas seulement mon imagination, hein. »

    {Tu oses le dire comme si tu étais déjà sûr de toi.}

    Éléanore gloussa, puis continua avec un ton sérieux.

    {Nous approchons sans aucun doute. Il y a un pouvoir à l’opposé du mien... Je peux sentir que nous approchons de pouvoirs saints.}

    « Ils parlaient d’un moyen de t’effacer, était-ce donc vrai ? »

    {Au moins, ils vont dans la bonne direction.}

    Eh bien, c’est vrai, pensais-je.

    Je ressentais aussi les pouvoirs qu’Éléanore avait sentis.

    En avant, dans la direction que Tania nous montrait, je pouvais sentir des pouvoirs saints. Des pouvoirs opposés aux pouvoirs d’Éléanore, l’aura sombre que j’utilisais.

    Et je pouvais sentir que ça devenait de plus en plus fort, non, ça devenait de plus en plus épais.

    J’étais immédiatement devenu prudent. Si de tels pouvoirs existaient vraiment, alors...

    « Oh, regarde ça ! »

    « C’est le Seigneur Opis ! Le Messager Divin Opis ! »

    Le duo poussa des cris de joie.

    Regardant là-bas, j’avais vu un serpent géant.

    Là-bas, dans la montagne profonde, où il était devenu presque impossible d’éclairer le chemin avec une torche, se trouvait un serpent dont le corps entier était blanc, tout en libérant une faible lumière qui éclairait les environs.

    Son pouvoir sacré, je pouvais le sentir en approchant de là.

    « H-Hey. Mettez “cette chose” à bas. »

    « Oh, Messager Divin Opis, laissez-nous... »

    ... !!

    Mon corps avait bougé. Je frappais le sol et chargeais, attrapant Tania puis bondissant sur le côté.

    J’avais senti le vent se précipiter et passer derrière moi.

    Sans avertissement, le serpent blanc... Opis avait attaqué. Quand je m’étais retourné après avoir sauvé Tania, le duo avait leurs têtes coupées loin de leurs corps.

    Ils n’avaient même pas compris ce qui s’était passé jusqu’à la fin, et leurs corps décapités s’étaient effondrés.

    Le serpent blanc avait continué à attaquer.

    Il avait ouvert son énorme mâchoire qui pourrait nous engloutir tous les deux à la fois et avait mordu dans notre direction.

    « Kyaaaaaa! »

    J’avais sauté en arrière en portant Tania et j’avais pris mes distances.

    « C-C-C-Courons ! Kakeru ! »

    « Il ne me semble pas qu’il nous laissera nous échapper. »

    « Ah... ! Il nous suit. »

    « Vu la manière dont les choses se passent, il nous poursuivra probablement même si nous essayons de nous échapper. »

    Je ressentais une forte inimitié venant du serpent blanc. Une inimitié mêlée de vengeance, comme si elle nous poursuivrait jusqu’à la fin du monde.

    « Oh, non... »

    « Ne t’inquiète pas. Je vais le vaincre. »

    « Eh !? Mais, c’est... »

    « Ne bouge pas d’ici. Je vais m’occuper de tout. »

    Je regardais droit dans ses yeux. Tania hocha la tête avec hésitation.

    Je la reposai et j’avançai en dégainant l’Éléonore.

    « Allons-y. »

    {Il semblerait que ce soir un adversaire coriace. Prépare-toi}

    À propos d’Opis, Éléanore semblait le connaître, mais je n’avais pas eu le temps de lui demander des détails.

    Le serpent blanc avait chargé vers moi avec une vitesse effrayante.

    Cette fois, il avait fouetté sa queue vers moi.

    « Haaaa ! »

    J’avais balancé Éléanore et j’avais frappé le serpent. Ses écailles étaient très résistantes, si dures que même mes mains étaient engourdies.

    Le serpent blanc avait roulé sur le sol après avoir été coupé en deux.

    « Ça avait seulement l’air fort, hein. »

    {Cela ne fait que commencer là.}

    « Mu !? »

    Le serpent blanc avait régénéré. Les sections coupées s’étaient soudainement renfermées et avaient commencé à se régénérer.

    Après un moment, il y avait deux serpents qui étaient exactement identiques.

    « Il régénère ? »

    {C’est sa capacité. Même s’ils sont vaincus par nous, les Épées Démoniaques, ils se diviseront avec leurs capacités intactes et ils seront aussi forts qu’avant.}

    « Ils sont aussi forts ? »

    {Hum. Bien qu’ils aient reçu des dommages de ta frappe que tu as envoyés sur eux, ils se diviseraient tout en conservant leurs forces intactes, en faisant un clone de lui-même.}, avait expliqué Éléanore.

    On dirait qu’elle le connaissait vraiment.

    « Tu le connais assez bien, hein. »

    {Bien que je ne le sache pas à ce moment-là, je connaissais son existence.}

    « Je suppose que j’avais besoin que tu me parles de tout ça. »

    {Tant que tu peux franchir ça.}

    Les deux serpents avaient chargé en même temps.

    Je balançai Éléanore et coupais les deux serpents en deux.

    Ensuite, les deux serpents s’étaient transformés en quatre.

    Il semblerait qu’ils étaient exactement identiques. Ils avaient les mêmes mouvements, et le pouvoir qui était à l’intérieur d’eux était strictement identique.

    Le serpent initial était devenu quatre serpents ayant exactement les mêmes pouvoirs.

    « Comme c’est gênant. »

    {C’est ton ennemi naturel.}

    « C’est “le tien”, n’est-ce pas ? Es-tu sûr que son endurance ne diminue pas vraiment ? »

    {Seulement au moment où tu l’as coupé en deux.}

    « Si c’est le cas ! »

    J’avais abattu les quatre serpents qui attaquaient d’en haut et d’en bas, à gauche et à droite.

    J’avais lancé cinq coups sur chacun d’eux, les coupants en morceaux avec Éléanore. Les monstres normaux auraient été morts plusieurs fois après avoir été coupés en morceaux, mais ce serpent s’était régénéré à partir de chaque partie coupée, augmentant son nombre à 30.

    Les serpents blancs couvraient la montagne. La faible lumière blanche qu’ils dégageaient illuminait l’environnement comme si c’était le matin.

    Intéressant. Maintenant, cela devenait intéressant.

    J’étais impatient d’y être.

    Je saisissais fermement Éléonore et m’enveloppais de son aura.

    J’avais ensuite chargé vers les serpents blancs.

    « UOOOO! »

    J’avais coupé, ce qui les avait divisés.

    J’avais encore coupé, ça divisait toujours.

    Je l’avais tailladé, entaillé, coupé, et cela se divisait encore.

    Le nombre de serpents avait rapidement dépassé les trois chiffres.

    J’avais bloqué, ou esquivé leurs attaques et les avais également attaquées.

    Les arbres avaient été renversés et la forme de la montagne avait changé.

    Alors que nous nous étions battus, un serpent chargea en direction de Tania.

    « Hii ! », Tania était tombée sur ses fesses.

    « Qui t’a dit que tu pouvais le faire. »

    J’avais attrapé la queue de ce serpent qui se faufilait vers elle après l’avoir arrêté.

    Je l’avais coupé en morceaux, en me basant sur le fait qu’il ne ressemblerait plus à un serpent.

    Et, il n’avait pas régénéré.

    {Il a dépassé les limites de son endurance.}

    « Il ne se régénérera pas si sa force vitale est épuisée, hein. »

    Et moi qui pensais que ça se régénérerait infiniment. Je m’étais tourné vers la horde de serpents blancs pour qui même le terme « beaucoup » ne suffisait pas à les décrire.

    Quelle vue ! Ils étaient tellement nombreux qu’ils en couvraient la montagne.

    Et vers eux, j’avais chargé avec Éléanore en ma main.

    Les serpents qui avaient atteint les limites de leur division avaient été tués par moi l’un après l’autre.

    C’était déjà l’aube quand j’avais fini d’anéantir cette horde de serpents nés d’un seul.

    ***

    Chapitre 200 : Les deux Tania

    « Tu sembles être de bonne humeur. »

    {J’ai l’impression d’avoir rencontré un vieil ami.}

    « N’as-tu pas rencontré quelque chose comme ça pendant longtemps ? »

    {Hmm. À un moment donné, j’avais remarqué qu’ils avaient tous disparu. Moi et un possesseur les avons probablement tous éradiqués.}

    « Vraiment ? »

    {C’est toujours mon ennemi naturel après tout. Il n’y en avait qu’un cette fois, mais imagine s’il y en a dix ou même une centaines apparaissant en même temps.}

    « Cela semblait gênant. »

    Je m’étais senti un peu fatigué juste à y penser.

    J’avais après tout seulement une augmentation à trois chiffres.

    « ... Tu ne sembles pas les détester. »

    {Bien qu’ils soient mes ennemis naturels, leur division ne s’activerait qu’avec moi comme adversaire}

    « Cela signifie... »

    {Veux-tu que Io se batte contre l’un d’eux ?}

    « Elle pourrait probablement vaincre même dix exemplaires. »

    J’avais essayé d’évaluer la force du serpent blanc et de Io. Si c’était la Io de ce moment, qui avait connu une croissance rapide de ses pouvoirs magiques, en plus de son expérience et du courage qu’elle avait reçu avec eux, elle pourrait probablement en vaincre dix.

    Et selon Éléanore, ils ne se diviseront pas à moins d’être l’ennemie.

    « J’ai juste besoin de le laisser aux autres, hein. »

    {C’est le résultat d’être trop spécialisé contre moi. Et aussi...}

    « Aussi ? »

    {Il y a toi.}

    « Hmm. »

    J’avais eu l’impression d’être frappé par une attaque-surprise.

    {Si c’est toi, tu devrais être capable de vaincre au moins dix individus sans problème.}

    Cela serait alors beaucoup de dizaines, pensais-je.

    Après avoir rengainé Éléanore, j’avais remarqué que Tania me regardait avec une expression choquée.

    « Quel est le problème, Tania ? »

    « ... »

    « Tania ? »

    Il n’y avait pas eu de réponse.

    Elle avait complètement paralysé. Qu’est-ce qu’il lui est arrivé ?

    Je devrais essayer de l’appeler plus fortement cette fois-ci.

    « Tania ! »

    « ... Ha ! »

    « Qu’est-ce qui t’est arrivé ? »

    « U-Uhm... Monsieur Kakeru... non, hum. »

    « Hein ? »

    « Rodotos... ? »

    « ... Ahh »

    J’avais regardé Éléanore.

    Depuis que je m’étais battu contre Rodotos, j’avais caché Éléanore avec son aura de camouflage, mais il semblerait que je me sois un petit peu relâché avec la bataille plus tôt quand elle avait été dégainée.

    C’est vrai. Éléanore n’était pas enveloppée par l’aura de camouflage, alors n’importe qui pouvait la voir.

    Et, à cette époque.

    « L’épée divine du Seigneur Rodotos... je l’avais vue une fois de loin, mais elle avait l’air exactement identique à celle-là. »

    « Quoi ? Toi, tu t’es fait appeler une épée divine ? »

    {Je ne l’ai pas fait. Les gens ont juste commencé à m’appeler comme cela alors que la conquête progressait.}

    « Ça ne te va pas du tout ça. »

    {Kuku, je le pensais aussi de mon côté.}

    J’avais regardé Tania. Elle avait l’air très effrayée... ou plutôt, elle était désorientée. Eh bien, le Rodotos de cette époque était le suzerain qui avait unifié le monde dans son intégralité.

    Si un gars comme ça apparaissait devant une villageoise, c’était normal qu’elle soit comme ça.

    Eh bien, que devais-je faire maintenant ?

    {Kakeru.}

    Tania... le fantôme de bonne Tania m’avait appelé.

    Habituellement, je n’entendais pas les voix des fantômes à l’intérieur d’Éléanore, mais ils pouvaient aussi m’appeler.

    « Quoi ? »

    {Peux-tu me laisser lui parler ?}

    « Vas-tu la convaincre ? »

    {Je vais m’expliquer à elle aussi pendant que j’y suis.}

    « ... D’accord, je vais te la confier. »

    J’avais touché Éléanore et convoquais Tania. Un fantôme de servante transparent était apparu et avait flotté devant Tania. Elle ne pourra pas la voir comme ça, alors j’avais inséré mes pouvoirs sur elle, afin qu’elle puisse être vue.

    En faisant cela, bien que je ne sache pas si elle ressemblait toujours à un fantôme transparent, les individus normaux devraient pouvoir la voir.

    Et Tania était ainsi tombée sur ses fesses.

    « Kyaa ! »

    {Ravi de te rencontrer~ ! Je suis Tania Chichiakis ~}

    « Eh, mon nom... mon visage... »

    « Tania, je te laisse le reste. »

    {D’accord. Laisse-la-moi !}

    J’avais relevé Tania qui était tombée et les avais laissés être seules.

    Et avec Éléanore, j’étais allé vers la Source de Maraton en suivant le flot de pouvoirs sacrés pour voir s’il fallait s’occuper des conséquences.

    ☆☆☆

    Le fantôme de la servante et la fille du village avaient été laissés derrière.

    L’une d’entre elles souriait gaiement et l’autre était dans la confusion.

    Elles avaient l’air complètement identiques, cependant, l’impression qu’elles m’avaient donnée était inverse. La demoiselle servante avait l’air brillante et gaie, et même si elle était morte. Son attitude ferait que n’importe qui apprécierait sa compagnie.

    La fille du village était au mieux timide et on pouvait dire qu’elle était toujours nerveuse. Bien qu’elle vive, l’image qu’elle donnait était le contraire.

    Les deux se faisaient face, laissant passer le temps.

    « Pourquoi, tu me ressembles ? Tu as mon nom aussi. »

    {Je ne sais pas non plus, mais on dirait que je suis toi.}

    « Eh ? Q-Qu’est-ce que cela signifie ? »

    {Tu sais, je viens du futur. Eh bien, Kakeru m’a juste emmené lors de son voyage.}

    « F-Futur ? »

    {Dans ton futur, je deviendrais un esprit maléfique qui était limité à un manoir, mais Kakeru m’a sauvé. Je pense que j’ai souffert pendant très longtemps en tant qu’esprit maléfique.}

    « Très longtemps... l’esprit diabolique... Ah ! »

    La fille du village avait soudain réalisé quelque chose. Elle se tourna rapidement dans la direction du village dont elle se souvenait.

    {Oui, c’est vrai. L’oracle que cette personne Akansa vous a dit est probablement correct}

    « Un bon, neuf mauvais... »

    {Et, ce que Kakeru a dit est également vrai. C’est quelque chose qu’il a personnellement réalisé, donc c’est vrai. J’ai été sauvée par Kakeru et je suis très heureuse maintenant. C’est dix bon.}

    « C’est... donc comme ça. Mais..., l’avenir ? »

    Elle avait l’air de comprendre certaines choses, mais elle ne pouvait fondamentalement pas comprendre ou être convaincue par le concept de venir du futur.

    {Tu sais, c’est peut-être parce que je suis un fantôme maintenant, donc je peux te le dire.}

    « Q-quoi ? »

    {Je sais que je suis toi.}

    « Cette... »

    {Eii!}

    La servante fantôme avait étreint la fille du village.

    Une fois invoquée par son maître, elle était maintenant capable de la toucher.

    Alors elle l’avait enlacé.

    À l’instant d’après, leurs corps avaient pulsé.

    Au moment où elles s’étaient touchées, elles s’étaient mises à clignoter faiblement.

    * Ba-dump *

    Leurs impulsions se chevauchèrent... bien que l’une d’entre elles ne devrait pas en avoir pour très longtemps, elles se chevauchèrent encore, faisant écho dans leurs oreilles.

    {Haha, je sais que je sais. Je sais aussi que tu sais.}

    « Oui... Je comprends maintenant. Tu es moi. »

    {Je suis toi.}

    Elles avaient alors cessé de se serrer dans leurs bras. Elles s’étaient éloignées l’une de l’autre et s’étaient serré la main.

    {Je suis contente de t’avoir rencontrée.}

    « Moi aussi. Je me sens vraiment étrange en ce moment. Et... »

    {Un peu heureuse ?}

    Souriant, la servante fantôme souriait malicieusement.

    La fille du village acquiesça timidement.

    Dépassant le temps et l’espace, la même âme se rencontrait et se comprenait.

    {Pendant que nous y sommes, je vais t’apprendre quelque chose qui te rendra encore plus heureuse.}

    « Heureuse ? »

    La fille du village avait été tentée.

    Son atmosphère sombre avait disparu et ses yeux étaient maintenant remplis de la lumière de l’anticipation.

    {Oui ! La plus heureuse du monde.}

    ☆☆☆

    Il y avait un autre serpent blanc à la source de Maraton.

    Comme d’habitude, c’est un gars gênant qui se divisait chaque fois que je le hachais, mais quand même, je les avais tous tués, même si ça m’avait pris du temps.

    À l’instant où le serpent était mort, la source s’était transformée en une source normale.

    La puissance sainte qui donnait tout son sens aux paroles d’Éléanore avait disparu sans laisser de trace à l’instant où le serpent était mort.

    Je m’étais alors promené pour voir s’il y avait quelque chose de semblable, puis j’étais revenu.

    Les deux Tania étaient là.

    La Tania vivante agissait avec timidité et baissait les yeux, et le fantôme Tania flottait à ses côtés, lui tenant la main avec un visage souriant.

    « Avez-vous fini de parler ? »

    {Oui ! Je l’ai déjà convaincue que j’étais bien là. Après tout, nous sommes comme ça.}

    La bonne demoiselle Tania leva la main. J’avais vu leurs mains qui se tenaient l’une l’autre clignoter d’une lumière faible.

    {Nous savons toutes les deux que nous sommes la même personne ~}

    « Je vois. À propos de vous deux, vous avez la même âme, hein. »

    {Oui !}

    « ... »

    « Et alors ? Pourquoi est-elle face vers le bas ? »

    {Elle est juste un peu timide. Donc, puisqu’elle ne peut pas parler pour elle-même, je le dirai. Ou plutôt, eh bien, c’est à propos de moi.}

    Après avoir dit cela, la servante fantôme Tania me regarda droit dans les yeux et continua.

    {Kakeru, fais-le-moi}

    « D’accord. »

    « R-Réponse immédiate... »

    « Tu ne veux pas ? »

    « S-Suis-je, d’accord... ? »

    « Bien sûr. »

    Après avoir dit cela, j’avais marché vers elle, puis je l’avais prise dans une étreinte et j’avais essayé de l’embrasser, mais...

    La servante fantôme Tania était entre nous.

    {Attends, Kakeru}

    « Quoi ? »

    {Laissez-moi aussi vous rejoindre.}

    La servante demoiselle souriante déclara timidement cela.

    {Laisse-moi être avec toi aussi}

    « N-Nous sommes les mêmes, alors, euh... »

    {Fais-le.}

    L’humaine Tania était tellement embarrassée qu’elle ne pouvait même pas dire les mots, et la Tania fantôme était très agressive.

    Bien que leurs réactions soient différentes, on dirait qu’elles ressentaient la même chose.

    Je les avais regardées toutes les deux. Bien sûr, il n’y avait probablement pas de différence entre elles.

    J’avais donc porté la vivante comme on porterait une princesse, et j’avais le fantôme par sa main.

    J’avais ensuite sorti ma maisonnette magique, je les avais conduites à l’intérieur et je les avais fait s’allonger sur le lit. Une humaine et un fantôme, toutes deux avec le même visage, toutes deux avec la même âme.

    Unies comme jamais, je les avais enlacées toutes les deux dans un premier temps, les aimant tout au long de la nuit.

    ***

    Chapitre 201 : Je ne peux toujours pas l’utiliser

    Je m’étais réveillé le matin enveloppé de chaleur.

    Quand j’avais ouvert les yeux, deux filles étaient blotties contre moi tout en me regardant. C’était Tania et Tania. Elles avaient exactement le même visage.

    Même leurs expressions avaient commencé à être identiques, si bien que je commençais déjà à avoir du mal à distinguer qui était qui.

    ... Du moins, c’était ce que je pensais, mais je pouvais le dire après tout.

    Mes yeux s’étaient adaptés à la lumière du matin.

    La Tania du futur possédait un corps transparent et la Tania du présent était tangible.

    C’était devenu le seul moyen de distinguer qui était qui, sous la lumière du soleil.

    {Bonjour, Kakeru.}

    « Bonjour, Kakeru. »

    « Bonjour. Avez-vous bien dormi toutes les deux ? »

    {C’est impossible, je suis si heureuse que mon cœur bat si fort.}

    « Oui... ça martèle tellement... »

    La différence entre elles était visible dès qu’elles avaient commencé à parler. La servante fantôme était joyeuse et l’humaine était timide.

    Mais même si j’avais dit cela, la différence entre elles avait diminué par rapport à hier.

    L’humaine commençait à voir son moral s’améliorer.

    « Pas mal, » dis-je.

    {Oh c’est vrai. Kakeru, tu ne peux pas dire qui est qui de cette manière.}

    « Non, pas vraiment…, » dis-je.

    « S’il te plaît, attends un moment »

    Les deux Tania s’étaient rapprochées et avaient attaché leurs cheveux en utilisant un ruban qu’elles avaient apporté de quelque part.

    La transparente Tania lia ses cheveux à droite et l’autre Tania s’attacha les cheveux à gauche.

    Bien qu’elles attachaient leurs cheveux aux côtés opposés, la longueur et l’épaisseur des cheveux qu’elles avaient attachés étaient les mêmes.

    Les regarder côte à côte, c’était comme si je regardais un miroir avec son reflet.

     

    « Et ainsi ? »

    {Avec ceci, tu peux maintenant dire qui est qui, correct?}

    « De quoi a-t-on l’air ? »

    « Vous êtes toutes les deux charmantes. »

    {Nous ne voulions pas dire ça comme ça, eh bien, c’est bon également.}

    « Fufu... »

    Bien qu’elles disaient cela, les deux montraient toujours leurs charmants sourires.

    Maintenant, bien que j’aimerais faire un autre round en voyant à quel point ces deux-là étaient mignonnes, j’étais un peu inquiet pour Io et Hikari que nous avions laissées chez Tania.

    Io était déjà une aventurière de Rang A, et elle s’appelait même la Grande Sorcière ou les Cents Éclairs. Et Hikari n’était même pas une humaine, mais une Épée Démoniaque. C’était pourquoi je ne craignais pas qu’elles soient en danger. J’espérais juste qu’elles ne se faisaient pas de soucis pour nous.

    « Retournons », dis-je alors aux deux.

    Elles hochaient la tête et s’entraidaient afin de mettre leurs vêtements.

    En les voyant, j’étais sur le point de porter mes vêtements, mais...

    {Attends !}

    « Nous le ferons. »

    Après que les Tania se soient habillées, elles m’avaient aidé à porter mes vêtements. Le fantôme Tania portait les vêtements de femme de chambre qu’elle avait quand je l’avais rencontrée, donc je n’avais rien senti de déplacé.

    Après nous être habillés, nous avions tous les trois quitté la maisonnette magique.

    Je l’avais rendu plus petite et l’avais placé dans mon entrepôt de dimension différente, puis j’avais sorti ma plume de téléportation.

    « Quoi~... »

    Tania qui avait vu ma série de mouvements que je faisais avait laissé sortir une voix remplie d’admiration.

    {Ah ! Nous nous téléportons, hehe !}

    « Vraiment ? Que veux-tu dire par “téléportons” ? »

    « Il suffit de regarder. »

    J’avais levé la plume de téléportation et nous nous étions tous les trois retrouvés à la maison de Tania.

    Avec cela, je devrais la voir à nouveau surprise, mais quand je pensais à ça.

    La foudre était tombée du ciel !!

    « Hmph ! »

    J’avais instinctivement dégainé Éléanore et je m’étais placé en position défensive.

    Les deux Tania étaient à mes côtés alors j’avais libéré mon aura pour les protéger.

    Les impacts avaient continué à venir.

    Une fois, deux fois, trois fois...

    Ceci... Je le savais.

    C’était l’attaque ultime de Io qui faisait tomber une centaine d’éclairs consécutivement. Un par un, je m’étais protégé contre les éclairs qui tombaient.

    * Grips *

    L’humaine Tania avait attrapé mes vêtements.

    Elle tremblait. On dirait qu’elle était effrayée par cet événement soudain.

    Je lui avais tenu le menton et l’avais embrassée pendant que je me protégeais contre la foudre.

    « Ne t’inquiète pas. »

    « ... d’accord. »

    Tania hocha la tête avec une expression stupéfaite.

    Elle avait arrêté de trembler. Quelle fille mignonne !

    Puis j’avais continué d’attendre jusqu’à ce que la foudre cesse de tomber.

    Après que la pluie de la foudre se soit terminée.

    « C’est décidé avec ça... Ah ! Kakeru !? »

    « Bonjour. »

    Io avait été surprise de me voir apparaître sous la fumée croissante.

    « P-Pourquoi es-tu là !? »

    « Je suis revenu en me téléportant. Plutôt que cela, pourquoi as-tu utilisé ton cent... ahh, ce mec, hein. »

    Je n’avais même pas fini quand j’avais ressenti une intention de tuer par-derrière.

    Je m’étais retourné et j’avais vu un serpent blanc.

    C’était la même chose qu’hier. Il y en avait un autre ici, hein.

    Io avait libéré son attaque finale pour résister contre ceci.

    « Kakeru ! Est-ce que tu vas bien !? »

    « Aucun problème. »

    Avant cela, je devrais m’occuper de ce serpent.

    En sentant mon intention de combattre, Hikari était venue à moi.

    « Papa. »

    « Ouais. »

    J’avais attrapé Hikari qui était retournée à sa forme d’Épée Démoniaque et j’avais immédiatement tué le serpent blanc en utilisant la mère et la fille Épées Démoniaques.

    Il s’était divisé en plusieurs serpents comme hier, mais Hikari était avec moi maintenant, alors il m’avait seulement fallu la moitié du temps pour les tuer.

    Après m’être assuré que je l’avais tué complètement, j’avais vu l’humaine Tania abasourdie.

    « Quelle foudre incroyable... ! Une fille se transformant en une Épée Démoniaque... ? Deux Éléanore... ? Eh ? Eh ? Ehhhhhhh !? »

    Tania était complètement désorientée par la scène qui se déroulait devant elle, tandis que le fantôme Tania la regardait avec des yeux chaleureux.

    ***

    Chapitre 202 : La prochaine cible

    « Je suis désolée, Kakeru ! Est-ce que ça va !? »

    Io s’était excusée dans un mouvement de panique.

    « Ça ne me dérange pas. C’est juste un accident, et nous sommes ceux qui avons été dans le chemin. Mais à la place de parler de ça, que s’est-il passé ici ? » lui avais-je demandé en regardant les cadavres du serpent.

    Il s’était beaucoup divisé alors qu’elle était en train de le tuer, et cet endroit était maintenant infesté de serpents.

    « Je ne sais pas. Il a soudainement attaqué après que je me sois réveillée. »

    « Je vois. »

    « Mais, penser que c’était un monstre qui se divisait... Dieu merci, Kakeru, tu es revenu. Je n’aurais rien pu faire si j’étais seule. »

    « Ce n’est peut-être pas le cas. Ça devrait être une victoire facile même si c’est juste toi. »

    « Ce n’est pas vrai du tout. »

    « Tu peux le faire. »

    « D’accord... »

    Io baissa les yeux joyeusement, mais en même temps d’une manière embarrassée. Probablement, elle avait vu en ma présence une source de réconfort, mais c’était bien comme ça en ce moment. Elle devrait comprendre si je la laissais le vaincre la prochaine fois.

    Plutôt que cela, la chose gênante était les cadavres de ces serpents.

    « Je suppose que je devrais les abattre. »

    « Ah ! Si c’est ça, alors s’il te plaît, laisse-moi ça ! »

    « D’accord, je vais te laisser ça. »

    Io avait l’air très gonflée à bloc, alors je l’avais laissée faire. Elle avait replacé son chapeau et avait soulevé son bâton magique avec un sourire. L’instant d’après, j’avais senti ses pouvoirs magiques s’élever.

    {Hou ?}

    Une quantité énorme de pouvoirs magiques avait jailli, faisant même réagir Éléanore.

    La lumière de la magie s’éleva et enveloppa Io. Ses vêtements de sorcière flottaient dans l’air sans qu’il y ait de vent. Les pouvoirs magiques s’étaient alors rassemblés au bout de son bâton, créant une petite balle.

    C’était une balle de la taille d’une balle de ping-pong, et assez petite pour être tenue par les mains d’un enfant comme Hikari.

    Cependant, elle était entourée d’éclairs et d’étincelles.

    « C’est ? »

    « Je la jetais habituellement sur un ennemi, mais cette fois, je vais le faire comme ça. »

    Io avait déplacé son bâton magique. La boule de foudre bougea également, comme si elle était connectée à la pointe de son bâton.

    La balle toucha le cadavre du serpent... et elle avait disparu sans bruit.

     

     

    Comme si un nettoyant très puissant était utilisé pour nettoyer la saleté, la boule de foudre avait effacé le cadavre, le transformant en cendres en un instant.

    « C’est incroyable. Tu aurais normalement dû la jeter, exact. »

    « Oui ! La boule de foudre comprimée changerait tout ce qu’elle touche en cendres. J’ai eu un indice dans la conversation d’Agnes et Julia, et je l’avais juste réussie il y a peu de temps. »

    « He~, c’est impressionnant. »

    « Ce n’est pas vrai du tout... »

    Io utilisa timidement la boule de foudre et nettoya les cadavres.

    Tout ce qui avait touché la balle s’était transformée en cendres, montrant à quel point les pouvoirs magiques d’Io étaient énormes.

    L’Aventurière de Rang A, la Grande Sorcière, Io, celle aux cent éclairs.

    « Elle a tellement grandi depuis que je l’ai rencontrée », murmurai-je.

    Soudainement, j’avais regardé Tania qui semblait sans voix.

    « Tania, quel est le problème ? »

    « Incroyable... c’était donc une magicienne. Je veux être comme ça aussi... »

    {Tu le peux, tu sais ~}

    « Eh ? Je-je peux ? »

    {Oui ! Tu es moi après tout, tu seras capable de faire au moins ça !}

    Le fantôme Tania avait dit cela de bonne humeur et posséda la maison de Tania.

    Au moment où elle avait possédé la maison, elle avait immédiatement changé l’atmosphère autour d’elle. Peu de temps après, elle avait tiré des flèches de glace vers le ciel.

    D’innombrables flèches avaient été tirées, comme si une forteresse armée se défendait contre son ennemi.

    C’est une capacité unique que Tania avait. Elle avait probablement acquis la capacité de transformer des structures en forteresses par le fait qu’elle était un esprit maléfique qui avait été lié à mon manoir pendant de nombreuses années.

    C’était juste que mon attaque était beaucoup plus grande, donc Tania était incapable d’utiliser cette capacité quand nous nous étions rencontrés.

    Après un moment, Tania avait quitté la maison et était revenue.

    {Juste comme ça~}

    « Incroyable... tu étais aussi une personne incroyable... »

    {Je suis toi, tu sais. C’est pourquoi tu devrais devenir comme ça aussi. Ne t’inquiète pas.}

    « Vraiment... ? »

    « Oui~~ »

    Hikari qui était revenue à sa forme humaine s’était tenue devant Tania et l’avait regardée vers le haut.

    « Q-Quoi ? »

    « Onee-chan, es-tu devenue la femme de Papa ? »

    « Eh ? »

    Le visage de Tania devint instantanément rouge, alors qu’elle éboutait la question franche d’Hikari.

    « C’est bien ainsi, hein ! »

    « C-c’est... »

    Tania me regarda et hocha timidement la tête. Après cela, elle baissa les yeux timidement.

    « Si c’est le cas, alors ça va. Tout le monde dit que la femme de Papa deviendra une “bonne femme”. »

    « E-est-ce vrai ? »

    « Oui ! Tout le monde est comme ça. N’est-ce pas Maman ? »

    {J’étais incroyable dès le début}

    « Même Grande Soeur Delphina a dit que Maman est devenue douce. »

    {Quoi ...!}

    Éléanore en avait perdu ses mots.

    « Hahaha. Comme prévu de Delphina. Les gens qui ont eu du mal à te tenir doivent avoir quelque chose à dire. »

    {... Hikari, la prochaine fois que tu rencontreras cette femme, appelez-la Tante Delphina.}

    « Arrête ça. »

    J’avais donné un léger coup à l’Éléonore enfantine avec un doigt.

    Et pendant que nous bavardions comme ça, Io nettoyait les cadavres du serpent.

    J’étais retourné au village avec tout le monde.

    Bien que le duo homme femme avait échoué, j’étais curieux au sujet des mots « détruire Éléanore » dont ils parlaient.

    J’étais retourné au village pour rencontrer cette diseuse de bonne aventure appelée Akansa et lui demander de lire la fortune d’Éléanore ou de poser des questions sur Éléanore.

    « Ne~, ne~, Papa. C’est assez bruyant. »

    « On dirait que les villageois se sont réunis au même endroit. Est-ce que leur fortune va être relue ? »

    « Ce n’est pas. Cet endroit est où les avis sont mis en place quand il y en a. »

    « Des avis ? »

    « Oui. »

    Tania avait dit qu’elle était une membre de ce village.

    Nous nous étions approchés, et comme l’avait dit Tania, il y avait eu un avis à l’endroit où de nombreux villageois s’étaient rassemblés.

    Les villageois avaient vu cela et en avaient parlé entre eux.

    Tania me jeta un coup d’œil et courut avec enthousiasme.

    Elle avait appelé à une femme d’âge moyen qui regardait l’avis.

    « Hum, que s’est-il passé ? »

    « Tania, hein. Eh bien, c’est juste que le Seigneur Rodotos recueille des soldats. »

    « Soldats ? Le Seigneur Rodotos n’a-t-il pas déjà unifié le monde ? »

    « On dirait que l’adversaire n’est pas humain cette fois »

    « Que va-t-il battre ? »

    « Euh, qu’est-ce que c’était encore... Ahh, c’est vrai. »

    La femme d’âge moyen avait regardé à nouveau l’avis, puis avait dit.

    « Le Roi Dragon, l’assujettissement d’Olivia. C’est ce qui était écrit. »

    « ... ! »

    Le Roi Dragon Olivia ?

    Dragon... Olivia...

    Ça, ne me dites pas...

    « O-chan ? »

    Les marmonnements d’Hikari me firent tressaillir.

    ***

    Chapitre 203 : Les enfants surpassent-ils les parents ?

    Olivia.

    Ce dragon était un adversaire que j’avais déjà combattu une fois. Delphina m’avait expliqué cela il y avait un moment.

    Les dragons étaient des super-êtres qui possédaient une importante force et des pouvoirs magiques, ainsi qu’une grande intelligence. C’était pourquoi tous les dragons possédaient une grande fierté, agissant consciemment comme des « êtres puissants ».

    De l’autre côté, au moment de la mort d’un dragon, c’était comme s’ils se transformaient en une bougie qui montrait ses derniers crépitements, leur force explosait comme une supernova. Quand cela arrivait, ils perdaient toute leur raison et leur intelligence, se dégradant en une existence qui n’apportait que la destruction.

    La couleur de leurs corps changeait, et ils étaient redoutés en tant que dragons rouges.

    Parce que les dragons possédaient une grande fierté, ils méprisaient de devenir une existence qui n’apportait que la destruction, alors beaucoup d’eux mettaient fin à leurs jours avant que cela n’arrive.

    Cependant, il y avait aussi des dragons qui continuaient à avoir un attachement à leur vie, et à cause de leur lutte pour vivre, ils devenaient des dragons rouges après avoir été engloutis par leurs propres pouvoirs.

    Olivia était un exemple de cela. Elle était devenue un dragon rouge dans le territoire du Royaume, de Mercury, causant des milliers de victimes.

    Et après ça, je l’avais vaincue. Ce dragon rouge géant était l’un des ennemis les plus forts que j’avais jamais rencontrés.

    J’avais regardé l’avis.

    Je vois. Rodotos rassemblait des soldats pour vaincre Olivia, hein.

    {Penser qu’un autre nom que nous connaissons apparaîtrait à nouveau.}

    « De mon point de vue, vous et Olivia êtes des existences similaires. Toutes les deux, vous dépassez de loin la longévité d’un humain. Je ne suis pas surpris de l’existence d’Olivia après t’avoir rencontrée. »

    {Hmm, je suppose que l’on n’y pouvait rien}

    « Cependant, Rodotos et Olivia, hein... Je ne suis pas très intéressé par ces deux-là. »

    Je murmurai en regardant l’avis.

    Il n’y avait qu’une seule chose qui m’intéressait dans ce monde du passé. C’étaient les puissances qui agissaient pour effacer l’existence d’Éléanore.

    Si ce passé était lié à notre présent, alors je devrais vérifier ces pouvoirs, et peut-être les écraser dans certains cas.

    C’était pourquoi le plan de Rodotos d’attaquer Olivia ne me concernait pas.

    C’était ce que je pensais. Mais.

    « Je veux rencontrer O-chan. »

    « Dans ce cas, allons la rencontrer. »

    {Attends une seconde ! Toi, tu es toujours aussi bon que ça !?}

    Éléanore était devenue immédiatement irritée.

    Normalement, Éléanore pouvait savoir la plupart des choses que je pensais.

    Selon le moment, elle pouvait ne pas connaître les détails mineurs, mais la plupart de mes plans et émotions lui étaient accessibles.

    Bien sûr, j’étais sûr qu’Éléanore connaissait mon plan pour écraser ces puissances qui voulaient effacer son existence.

    C’était pourquoi elle avait crié comme ça.

    « Hikari dit qu’elle veut rencontrer Olivia. »

    {Ku ! Ce parent adorable !}

    « Alors, vas-tu l’arrêter ? »

    {Hmm !?}

    « Hikari, tu dois parler avec ta Maman. »

    « Maman, je ne peux pas rencontrer O-chan ? »

    Hikari fixa attentivement Éléanore. Elle regardait Éléanore avec ses beaux yeux, uniques à ces jeunes filles.

    {Ggu ...}

    Éléanore avait été écrasée par la demande mignonne d’Hikari.

    Cette fille, elle m’appelait toujours comme un parent aimant, mais elle l’était encore plus que moi.

    Si Hikari le demandait...

    {L-Laisse-moi voir. Eh bien, il serait peut-être mieux de voir quel genre de personne était l’Olivia dans le passé}

    ... bien sûr, elle ne pouvait pas refuser. Cette manière de faire des choses pour cacher son embarras était tellement mignonne aussi.

    Eh bien, maintenant c’était décidé.

    Nous devrions aller voir Olivia pour Hikari.

    Les choses en rapport avec Éléanore viendront après ça.

    « ... et alors ? Où est Olivia ? »

    J’avais demandé à la personne près de moi où l’on devait aller.

    « Je suis désolée, je ne sais pas. »

    {Moi aussi}

    {Je viens aussi de découvrir qu’Olivia était aussi dans cette ère}

    Les trois personnes qui pouvaient avoir une idée me répondirent en même temps qu’elles ne savaient pas.

    Bien qu’elle soit aussi une Épée Démoniaque, Hikari n’était pas sûre. Io n’était pas encore née à cette époque, donc bien sûr elle ne le savait pas.

    C’était ce que je pensais, mais.

    « Moi, je pourrais savoir où elle est. »

    De façon inattendue, Io avait dit quelque chose comme ça.

    « Que veux-tu dire par : tu pourrais le savoir ? »

    « J’avais reçu une quête de la Guilde auparavant. C’était pour enquêter sur d’autres dragons, s’il y avait le risque que plus de dragons rouges apparaissent. »

    {C’est un travail énorme. Après tout, pour les dragons, c’est comme si on leur disait « tu n’as pas nettoyé tes dégâts »}

    « C’est probablement pourquoi ils ont donné la quête à Io. Après tout, Io est actuellement l’aventurière la plus puissante de la Guilde. »

    « Tu me surpasses... »

    Io regarda timidement.

    « Et donc, j’avais enquêté sur beaucoup de choses à propos d’Olivia. On dirait qu’elle a vécu toute sa vie dans un endroit appelé Edassa avant de devenir un dragon rouge. »

    {C’est une information impressionnante.}

    « Oui. Bon travail, Io »

    « Oui. Uhm... Kakeru... »

    Io avait commencé à gigoter, me regardant comme si elle voulait quelque chose.

    J’avais immédiatement compris. J’avais tiré Io dans une étreinte et l’avais embrassée.

    Io qui avait reçu sa « récompense » avait penché son corps vers le mien avec des yeux torrides.

    L’humaine Tania retint soudainement son souffle. Elle l’avait regardée avec des yeux envieux.

    D’un autre côté, les villageois qui étaient en face de l’avis nous avaient regardés avec des yeux disant « que diable sont ces gars-là ». Je les avais ignorés.

    « Maintenant que c’est décidé, partons vers Edassa. Mais en passant, où est Edassa ? »

    « Je suis désolée, je n’ai jamais été si loin. »

    Io l’avait dit avec une expression pleine d’excuses.

    « Et à propos de ça, Tania ? »

    « Je suis désolée, je n’ai jamais entendu auparavant ce nom... »

    « Qu’en est-il d’Éléanore ? »

    {Je ne sais pas.}

    « Hikari... eh bien, elle ne sait probablement pas »

    Parce qu’il y avait le cas de Io, j’avais demandé à Hikari d’être sûre, mais elle avait seulement secoué la tête.

    « Je saurai quand nous serons plus proches. Après tout, je suis toujours avec O-chan. »

    « Je vois. Eh bien, que devrions-nous faire maintenant ? »

    « ... ! S’il vous plaît, attendez un moment. »

    Après avoir dit cela, Tania avait demandé aux villageois.

    Après un moment, elle était revenue déçue.

    « Personne ne savait... »

    Dit-elle avec ses épaules tombantes.

    Elle voulait probablement m’aider et obtenir une récompense tout comme Io. Elle avait l’air si triste. Je devrais inventer une raison plus tard pour l’embrasser.

    Eh bien, en laissant ça sur le côté.

    Que devrions-nous faire ?

    {Ne devrais-tu pas devenir un soldat ? Rodotos va subjuguer Olivia. Si tu suis le rassemblement des soldats, tu devrais pouvoir la rencontrer. Une autre possibilité est que nous pourrions obtenir des informations en cours de route.}

    « Eh bien, c’est vrai. »

    En fin de compte, nous avions répondu au recrutement de soldats.

    Nous étions partis du village et nous étions arrivés à une ville appelée Faara. Contrairement au village rural calme, il semblerait que c’était une ville bondée.

    D’après ce que j’avait entendu de Tania, il semblerait que cette ville soit la plus grande de la région, il n’était donc pas rare que les villageois viennent ici pour gagner leur vie. Nous étions allés au lieu de rassemblement pour le recrutement des soldats.

    Des hommes robustes et forts, et des magiciens composaient leur personnel.

    Les gens qui avaient clairement l’air de « pouvoir se battre » pouvaient être vus ici et là.

    Afin que nous puissions nous mêler aux soldats, et pour qu’elles ne soient pas vues avec des yeux lubriques, j’avais utilisé mon aura de camouflage sur Io, Tania et Hikari, pour qu’elles ressemblent à des hommes normaux.

    L’aura de camouflage ne pouvait être perçue que par ceux qui avaient des pouvoirs égaux ou supérieurs à ceux d’Éléanore, donc il ne devrait pas y avoir de problème.

    « Après cela, nous devons seulement nous assurer qu’Olivia ne soit pas vaincue. Nous allons sur une subjugation. Ce combat ne peut être évité. »

    {Ça devrait aller. Tu pourrais la vaincre même après qu’elle se soit transformée en Dragon Rouge.}

    « Je suppose que oui. »

    J’avais regardé autour. Le recrutement des soldats avait rassemblé beaucoup de gens, mais... il ne semblait pas y avoir de personne forte.

    « Peu importe le nombre de gars qu’ils rassemblent, ce ne sera pas un combat pour Olivia, n’est-ce pas ? »

    {Ils vont probablement être utilisés comme chair à canon}

    « Tu le penses ainsi ? Où est ce Rodotos ? »

    Eh bien, je pense que tous les deux essaieraient de le faire.

    {Qui sait ?}

    Éléanore avait esquivé la question.

    Bien, peu importe.

    Maintenant, je me demandais combien de temps nous devrions rester ici...

    « Hikari ? »

    J’avais remarqué qu’Hikari fixait intensément un homme.

    C’était un jeune homme. Celui qui avait un visage commun dont vous ne vous souviendrez pas en passant.

    Eh bien, il avait une bonne carrure... ne me dites pas, qu’Hikari est !?

    Je ne te donnerai pas ma fille... ces mots apparurent instantanément dans ma tête.

    ... mais.

    « O-chan »

    « Eh ? »

    Hikari avait couru et avait enlacé l’homme.

    « Oui, c’est vraiment O-chan. »

    « Hein ? Tu... n’es pas humain ? »

    L’homme murmura dans le doute, mais ce n’était clairement pas la voix d’un homme, mais celle d’une femme.

    Ne me dis pas... que c’était Olivia ?

    Mais pourquoi ? Aussi, comment ?

    {Kukuku, tu as été battu par Hikari.}

    Éléanore avait dit quelque chose d’intéressant pendant que je réfléchissais.

    Pour commencer, je lui avais donné un léger coup avec mon doigt.

    ***

    Chapitre 204 : Dresser l’animal de compagnie de ma fille

    « Tu es... Olivia... ? »

    J’avais regardé l’homme devant moi.

    Peu importe comment je le regardais, il ressemblait à un humain, à un homme même.

    Du nom d’Olivia, de ce que j’avais entendu d’Althea, et de ce que j’avais entendu d’Hikari...

    J’avais conclu qu’elle était une femme... une femme.

    Mais maintenant, un homme... ?

    « Quelqu’un a dit Olivia ? »

    « Où est-ce ? »

    « Ça se trouve entre nous ! »

    Mon chuchotement s’étendit comme les ondulations d’un rocher. Les soldats s’étaient immédiatement rassemblés et avaient entouré ce type. Peu après, les soldats l’avaient attaqué sans aucun avertissement.

    J’avais instinctivement attiré Hikari derrière moi.

    Les soldats avaient immédiatement saisi l’homme.

    Cependant, il n’avait montré aucun signe de panique.

    {Le vrai, hein}

    « ... Oui. »

    J’étais d’accord avec Éléanore. Il n’y avait aucun moyen qu’il était quelqu’un de simple, ne pas paniquer même dans cette situation.

    « Oro oro~, j’ai été trouvé, hue~. U~n, je pensais que mon déguisement était parfait. »

    « Laisse tomber, Olivia ! »

    « Que quelqu’un aille prévenir le général ! Demandez-lui d’apporter la Lance Tueuse de Dragons ! »

    Les soldats avaient bougé en même temps.

    À l’instant suivant... la couleur du monde avait changé.

    La couleur du ciel, la couleur du sol, la couleur des bâtiments.

    Toutes les couleurs étaient inversées.

    « Q-Qu’est-ce qui se passe !? »

    « Faites attention ! Il a prévu de faire quelque chose ! »

    « Eiii! Tuez-le avant qu’il ne nous tue ! »

    Les soldats avaient attaqué bien qu’ils soient confus.

    Des lances, des flèches et de la magie avaient été lancées vers cet homme qui avait été saisi par terre.

    Mais tout ça... c’était réfléchi.

    Les soldats avaient été emportés par une fumée explosive. Dans cette fumée, un dragon géant avait montré son visage. Bien qu’il soit grand, il était un peu plus petit que le Dragon Rouge que je connaissais.

    Mais en contrepartie, ses yeux faisaient preuve d’intelligence et libéraient une forte pression.

    Dragon... le Roi Dragon Olivia.

    J’étais sûr maintenant que celui en face de moi était la vraie.

    Olivia s’était déchaînée dans le monde ayant des couleurs inversées.

    Il avait fauché les soldats avec sa queue, les avait saisis avec ses pattes avant et avait écrasé leurs os.

    Elle avait même craché du feu vers le groupe de soldats chargeant vers elle, les brûlant jusqu’à devenir calciné.

    Soudainement, un phénomène étrange s’était produit.

    Les soldats qui avaient été vaincu par Olivia étaient restés dans leur état, mais les bâtiments de la ville qui avaient été brûlés et détruits avaient été automatiquement réparés.

    Tout était revenu à son état d’origine comme si je regardais une vidéo allant en arrière.

    Il tuait les humains. Cependant, il réparait la ville.

    Je vois. C’était l’effet de ce monde inversé, hein.

    Après avoir tué les soldats, Olivia s’était tournée vers nous.

    Ça arrive..., c’est ce que je pensais, mais.

    « Magies des cent éclairs. »

    Io avait libéré sa grande magie.

    C’était son attaque ultime qui libérait les éclairs dans le même espace, avec une centaine de coups en même temps.

    C’était une magie puissante qui écraserait facilement une forteresse blindée.

    Tous les éclairs avaient frappé Olivia, chacun d’entre eux lâchant un rugissement de tonnerre.

    « L’ai-je vaincu ? »

    Les éclairs s’arrêtèrent. Et après ça, Io murmura.

    Une queue était sortie de la fumée.

    Io avait réagi et elle s’était protégée avec un cercle magique, mais il avait été détruit et elle avait été emportée.

    Je l’avais rattrapé et l’avais attrapée. J’avais rapidement sorti une boule magique de récupération de mon entrepôt de dimension différente et l’avais guérie.

    « Je suis désolé, Kakeru. »

    « Ça ne fait rien. »

    J’avais posé Io et je m’étais tenu devant elle.

    « Oro, oro, j’avais été surpris, je ne pensais pas qu’un humain capable d’utiliser une si puissante magie était mêlé à l’intérieur. Oh ! Il y en a un encore plus incroyable, hehe ~ »

    « Tu es Olivia ? »

    « Oui. Qui es-tu ? »

    « Juste un homme sans nom. »

    {À cette époque, c’est le cas.}

    « Oro~ ? Oro, oro~? »

    La fumée s’était complètement dissipée et Olivia n’était pas du tout blessée.

    Le dragon avait incliné sa tête énorme de gauche à droite et m’avait regardé fixement.

    « En te regardant très attentivement... tu caches quelque chose ? Qu’est-ce que c’est ça ? »

    « ... Hmph ! »

    Je dégainai Éléanore et me faufilai vers lui.

    Même s’il était incapable de voir à travers, il savait qu’il y avait quelque chose.

    L’aura de camouflage d’Éléanore, celle qui la cachait. C’était une aura qui ne pouvait être vue à moins d’avoir des pouvoirs égaux à elle, et Olivia s’en aperçut.

    C’était dangereux d’être sur la défensive. Je devrais attaquer ! J’avais frappé en utilisant Éléanore et Olivia bloqua en utilisant ses griffes de dragon.

    Une explosion avait été créée.

    Une explosion qui avait dépassé celle des éclairs que Io avait été faite.

    J’avais soulevé mon équipement.

    Avec cette Olivia en tant qu’adversaire, ce serait dangereux dès le moment où je me retenais, alors je devais prendre l’avantage.

    C’est pourquoi j’avais tailladé avec Éléanore avec force dès le premier échange.

    Parce que je l’avais frappé avec force, j’étais incapable de maintenir l’aura de camouflage. Éléanore pouvait être vue maintenant.

    « Rodotos lui-même était mélangé au sein des soldats, hein. »

    « Tu connais Éléanore, hein. »

    « Orororo~ ? Ceci, ce n’est pas comme ça ? Qui es-tu ? As-tu volé Éléonore ou quelque chose du genre ? »

    « Ne le dis pas comme si j’avais volé l’amant de quelqu’un. »

    « Bien, peu importe. Je devrais le découvrir après t’avoir battu. »

    Le combat avec Olivia était féroce. Quand je l’avais blessée en utilisant Éléanore, elle avait guéri instantanément, puis elle avait contre-attaqué avec un balancement de sa queue.

    Après avoir détruit les bâtiments, j’avais sauté pour attraper sa queue et la jeter dans les autres bâtiments.

    La ville avait été détruite, puis réparée, puis détruite à nouveau.

    Le combat avec Olivia était féroce.

    Nous nous étions battus l’un contre l’autre à force égale. Mais quand j’avais pensé à ce que je devais faire ensuite.

    « Ororo, il n’y aura pas de fin avec cette manière de faire. »

    « Vas-tu abandonner maintenant ? »

    « Pas question, c’est juste... que maintenant, plus~~~~ de puissance~ ! »

    Avec sa voix étrangement plate, Olivia avait fait quelque chose comme une pose arrogante, levant ses pattes avant vers le ciel.

    « Qu’est-ce que c’est ? », avais-je murmuré.

    Bien qu’il avait dit pouvoir, je ne le sentais pas devenir plus fort.

    « Un bluff ? »

    {Ça arrive !}

    « Mu !? »

    Des flammes tourbillonnantes venaient soudainement de ma droite. J’avais bloqué avec Éléanore, mais cette fois, d’innombrables lances de glace volaient vers moi de la gauche.

    Mais même après que tout se soit enfoncé, le sol en dessous de moi s’était soudainement fissuré, et des éclairs plus de dix fois plus gros que ceux d’Io étaient tombés du ciel.

    Et alors que je traitais tout cela, bloquant et parant

    « Tu es vraiment incroyable. »

    J’avais entendu la voix d’Olivia par-derrière.

    Il était rapidement passé derrière moi avec une vitesse qui ne correspondait pas au corps géant d’un dragon. Il m’avait griffé avec sa patte avant.

    Un énorme trou de vingt mètres de profondeur avait été fait avec moi sur le fond.

    « Ça devrait suffire... hein, hein ? »

    Olivia qui avait retiré sa patte avait été stupéfaite. On aurait dit qu’il ne pouvait pas croire ce qu’il avait vu.

    « Deux... Éléanore ? »

    J’avais bloqué l’attaque d’Olivia en utilisant Éléanore et Hikari qui l’avaient rejoint juste avant.

    La mère et la fille Épées Démoniaques, les deux Épées Démoniaques avaient parfaitement bloqué l’attaque d’Olivia.

    J’avais sauté hors du trou profond de vingt mètres. Dans le monde où les couleurs étaient inversées, le trou avait été réparé automatiquement.

    « C’est fort. »

    {Umu, il pourrait même être plus fort que « sa » Olivia}

    {Encore plus que O-chan ?}

    « Sa puissance est un peu plus faible, mais sa tactique... non, son sens de combat est bien meilleur. »

    {C’est ce que fait l’intelligence}

    {Oh~, comme attendu d’O-chan, hehe}

    La bataille avait continué.

    J’avais lancé un assaut féroce sur Olivia qui était confuse par l’augmentation du nombre d’épées démoniques.

    J’avais attaqué avec tout ce que j’avais... 120 % de ma force.

    Pas seulement avec Éléanore, mais aussi avec Hikari.

    J’avais coupé sa queue et l’une de ses pattes avant qui avaient des griffes acérées.

    J’avais ensuite donné un coup de pied dans les airs à Olivia, puis je l’avais fait tomber par terre.

    Son corps énorme avait créé un énorme cratère.

    Le dragon était sorti en rampant hors de ce cratère.

    Je lui avais cogné la tête alors qu’elle était sur le point de se lever, la faisant s’écraser sur le sol.

    La bataille était terminée.

    J’avais martelé à plusieurs reprises Olivia qui avait continué à essayer de contre-attaquer, lui faisant faire la même pose.

    Je l’avais accablée comme ça. Et à la fin, j’avais même eu l’impression que j’étais en train de former un chien.

    ***

    Chapitre 205 : La raison qui l’a fait devenir un dragon rouge

    Après avoir vaincu Olivia, le monde inversé était revenu à la normale.

    Bien que les humains qu’elle avait vaincus ne soient pas revenus, les bâtiments et le sol... tout ce qui n’avait pas de vie était revenu.

    Après avoir vu ça, j’avais emmené les filles et Olivia pour m’enfuir en utilisant ma plume de téléportation.

    Nous étions arrivés à la source de Maraton, l’endroit où j’avais combattu le serpent blanc.

    Je n’avais pas de base à cette époque, donc j’avais choisi cet endroit qui m’avait fait une certaine impression. Je l’avais aussi choisi, parce qu’il n’y avait personne qui viendra nous déranger.

    Après avoir protégé les filles, j’avais fait face à Olivia.

    Elle était passée d’une forme humanoïde depuis celle d’un dragon.

    Elle avait des cornes qui poussaient de sa tête et des ailes dans son dos.

    Elle ressemblait exactement à un dragonkin.

    D’un autre côté, elle était aussi une très belle fille sous sa forme humaine.

    Ses yeux montraient une certaine fierté, et pourtant ils semblaient profonds.

    Elle était le genre de femme que j’aime.

    « Ouch~... de penser que je perdrais face à un humain »

    « N’as-tu pas été vaincu jusqu’à maintenant ? »

    « Jamais, eh bien ! Du moins contre les humains. Et alors ? Qui es-tu ? Tu n’es pas ce type, Rodotos, non ? Il n’est pas si fort. »

    Olivia était assise par terre, les pieds croisés. Elle levait les yeux vers moi.

    Je la regardais, observant ses yeux qui avaient la lumière de l’intelligence qui était unique aux dragons.

    Pour une raison quelconque, j’avais senti que c’était bien de lui dire la vérité.

    « Je suis Kakeru Yuuki, je viens du futur. »

    « Hein ~ ? »

    « L’Éléanore que tu vois là, elle n’est pas l’Éléonore que tu connais, mais l’Éléanore de mon époque, que j’ai amenée ici. »

    « Oro, oro~, je vois. C’est pourquoi elle est un peu différente d’Éléanore, hein. »

    « Tu peux dire ? »

    « Elle est après tout célèbre. »

    {Kuku}

    Éléanore laissa échapper un rire joyeux.

    « Je vois, je vois. Du futur, hehe ~. C’est intéressant. »

    « Tu me crois si facilement. Connais-tu d’autres cas de mouvement dans le temps et dans l’espace ? »

    Je m’attendais à ce qu’elle m’apprenne quelque chose.

    C’était une bonne chose de venir ici en traversant le temps et l’espace, en utilisant la « merveilleuse aventure » que j’avais eue à la loterie, mais j’étais un peu troublé par Éléanore et Tania.

    Ce serait utile si Olivia savait quelque chose.

    C’était ce à quoi je m’attendais, mais...

    « Non~, je ne sais pas »

    « Tu ne le sais pas !? »

    « Mais j’ai juste senti qu’il y avait probablement quelque chose comme ça. Se déplacer dans le temps et l’espace, ce n’est pas si étrange de le mettre en mots. »

    « ... Tu as une personnalité bien à toi. »

    « Merci. »

    Olivia avait souri.

    {Quelle sagesse ! Comme attendu d’un dragon}

    « Éléanore t’a félicité dès maintenant. »

    « C’est bien. »

    Après avoir dit cela, elle m’avait regardé avec un visage sérieux et m’avait demandé.

    « Et alors ? Humain, me connais-tu dans le futur ? »

    « Oui, je t’ai combattue une fois. Tu étais plus forte dans le futur. »

    « Hoho ? J’aurais ainsi pu dépasser ma force maximale. »

    « Dragon Rouge. »

    « Arya~, suis-je devenue comme ça ? »

    Olivia avait affiché un visage de surprise.

    « Oui, tu l’as fait. »

    Je lui avais parlé de ce qui était arrivé. Je l’avais combattue quand elle était devenue un dragon rouge et l’avais vaincue. Après cela, elle était devenue un dragon Chibi, devenant ainsi la meilleure amie d’Hikari.

    « Je me suis réincarnée, hehe ~. Qui est Hikari ? Ne me dis pas que... »

    « Oui. »

    J’avais hoché la tête et j’avais fait revenir Hikari. Elle avait repris une forme humaine. Et, elle avait étreint Olivia.

    « O-chan ! »

    « Ororo, on dirait qu’on s’entend très bien. »

    « Oui. O-chan et Hikari, elles sont les meilleures amies. »

    « Je vois, je vois. Il semblerait que ma prochaine vie ne soit pas si mauvaise. Penser que je serai amie avec une Épée Démoniaque. Petite fille Épée Démoniaque, quel est ton nom ? »

    « Je m’appelle Yuuki Hikari. »

    « Heh~... ah, Yuuki ? »

    Olivia m’avait regardé ainsi qu’Hikari avec un visage étrange.

    « Hikari est la fille de Papa et de Maman, tu sais ? »

    « Papa ? »

    Olivia m’avait pointé du doigt. J’avais hoché la tête.

    « Maman ? »

    Cette fois, elle désigna Éléanore. Je hochais la tête à la place d’Éléanore.

    « Tu as mis une Épée Démoniaque enceinte !? Tellement incroyable ! »

    « Ne le dis pas bizarrement. »

    « Bien sûr que c’est bizarre ! Cela ne signifie-t-il pas que tu as mis une Épée Démoniaque enceinte ? Et c’est même Éléanore ! Il est évident que c’est une chose “incroyable !” »

    Olivia l’avait rapidement dit.

    « Haa~... Éléanore, hein... »

    « Eh bien, c’est... »

    J’avais répondu sans réfléchir, mais... j’avais soudainement senti une intention de tuer.

    L’intention de tuer, ça venait de... Olivia !

    Elle avait soudainement bondi sur moi et griffé vers moi dans sa forme humaine tout en libérant la magie.

    Qu’est-ce qui se passe si soudainement !?, pensai-je alors que je me gardais de sa magie et lâchai un contrecoup sur son visage.

    Oh merde, elle était si forte que je ne pouvais pas la retenir, utilisant toutes mes forces pour la frapper.

    Olivia avait été emportée dans la direction opposée, comme si elle avait été renversée par un camion. Des dizaines d’arbres s’étaient effondrés pour amortir sa chute et seulement après cela elle s’était arrêtée.

    « O-chan ! »

    Hikari se précipita vers elle. J’avais aussi marché vers elle rapidement.

    Dans le nuage de poussière, Olivia touchait son visage... la partie où mon poing avait atterri.

    « Comme attendu de toi, humain. »

    « Que viens-tu de faire si soudainement ? »

    « Non, je viens de vérifier quelque chose. »

    « Vérifier ? Quoi ? »

    « Moi, je sais maintenant pourquoi je suis devenu un dragon rouge. »

    « Eh ? »

    La raison pour laquelle Olivia était devenue un dragon rouge. Cela m’intéressait un peu. La plupart du temps, la raison pour laquelle les dragons qui possédaient une fierté et une intelligence fortes se transformaient en Dragon Rouge était à cause de leurs regrets.

    On pourrait aussi l’appeler un attachement trop important.

    Je m’intéressais un peu à ce à quoi elle était attachée, et pourquoi elle l’avait fait. Elle ne pouvait pas parler correctement après qu’elle se soit réincarnée en Chibi Dragon, alors j’avais pensé ne plus m’en soucier.

    Mais Olivia avait soudainement dit cela elle-même.

    « Pourquoi ? »

    « C’est... »

    Après m’avoir regardé... Olivia embrassa Hikari.

    « C’est pour rencontrer Hikari-chan~ ! »

    « O-chan, tu me chatouilles. »

    « O~ri, guriguriguriguri~~ »

    « Ahahahaha »

    Olivia avait joué avec Hikari.

    ... Je vois ?

    Après avoir connu l’existence d’Hikari, elle deviendra un dragon rouge, me fera l’arrêter et rencontrer Hikari après s’être réincarnée ?

    A-t-elle pensé à cela et s’était-elle ainsi transformée en un dragon rouge ?

    Cette théorie colle bien au fait.

    Si elle connaissait l’avenir, alors cela devrait être aussi possible.

    Et surtout, Hikari et Olivia... Chibi Dragon, elles avaient vraiment une bonne relation.

    Je m’en étais souvenu et j’étais convaincu.

    ... mais.

    « Mais, O-chan aime vraiment Papa, n’est-ce pas ? »

    « ... h-hein ? »

    J’avais involontairement laissé sortir une voix de stupéfaction. Je ne pouvais pas m’en empêcher à cause de ce qu’Hikari avait soudainement dit.

    « Que dis-tu, Hikari ? »

    « Hoho, tu m’as comprise. »

    « Quoi ? Comprise... »

    Olivia avait bondi vers moi à nouveau.

    Il n’y avait pas d’intention de tuer cette fois, donc j’étais en retard pour réagir. Et parce que j’avais réagi un instant en retard, Olivia m’avait pris au dépourvu et m’avait embrassé.

    C’était un baiser qui n’était qu’un baiser... et elle l’avait fait avec force. Après qu’elle m’ait embrassé, j’avais vu son visage de draconien très proche qui me fixait.

    Ses yeux étaient à la fois humides et chauds.

    « Ceci est mon attachement. »

    « On ne va pas trop vite ? Nous venons juste de nous rencontrer. »

    « Tu m’as battu deux fois. C’est assez pour un dragon. Et aussi, c’est déjà de l’amour pour au moins des centaines d’années. »

    « Ce nombre ne semble pas possible. »

    Je n’avais pas continué à dire à quel point c’était bizarre.

    « Humain, je suis vraiment tombée sous ton charme. Prends donc tes responsabilités. »

    « Si tu parles de ça, je l’ai déjà fait. »

    Après tout, je l’avais déjà arrêtée après qu’elle se soit transformée en un dragon rouge.

    « Je demande plus. »

    « Entendu. »

    J’avais ramassé Olivia avec une prise de princesse et j’avais sorti ma maisonnette magique.

    « Hikari, va jouer avec Io et les autres. »

    « Oui ! C’est une bonne chose pour toi, O-chan. »

    Hikari donna ses bénédictions à sa future partenaire avec un visage souriant, trottinant vers Io et Tania qui regardaient de loin.

    Après avoir vu Hikari, j’avais emmené Olivia dans ma maisonnette magique et je l’avais poussée sur le lit. La dragonne qui était subjuguée par la force était très obéissante, et... assez masochiste.

    ***

    Chapitre 206 : Les deux hommes à la recherche de mon corps

    Olivia se blottissait contre moi sur le lit.

    Elle avait la résistance d’un dragon, alors même si c’était la première fois, elle avait encore de la marge de manœuvre, bien que je l’avais aimée toute la nuit.

    Elle est aussi résistante que Mélissa, pensais-je.

    « Au fait, pourquoi étais-tu là, parmi les soldats que Rodotos avait rassemblés pour te subjuguer ? »

    « Je me faufilais parfois et je jouais... Toux, Toux, je m’infiltrais pour recueillir des informations. Les humains voulaient me tuer, alors naturellement, j’ai besoin de savoir ce qui se passe. »

    Olivia changea brusquement les mots alors qu’elle me répondait.

    J’avais compris d’une manière ou d’une autre que 70 % de sa motivation était parce qu’elle pensait que c’était intéressant de se mêler à eux, mais je ne l’avais pas dit à haute voix.

    « Parfois ? Tu veux dire que tu t’es infiltrée plusieurs fois, hein. As-tu trouvé quelque chose d’intéressant ? »

    « Je l’ai fait. Pour commencer, on m’a dit que Rodotos veut mon corps. »

    {Ce type ne devrait pas avoir d’intérêt pour les femmes.}

    « ... Voilà ce qu’elle m’a dit. »

    « Hoho, il est donc gay, hein ? Non, eh bien, je ne le pensais pas comme ça. Mais là, c’est différent. Tu sais, on dit que manger la chair d’un Roi Dragon rendrait les humains immortels ? »

    « Vraiment ? »

    Je ne savais pas.

    « Oui, c’est vrai. Après tout, le corps de Rodotos est déjà dans un état déplorable. »

    « Pourquoi est-il ainsi ? »

    {C’est à cause du contrat entre nous. En échange de lui avoir donné le monde, il m’a laissé utiliser son corps comme je le voulais. Je crois que cela faisait cinq ans que je pouvais en profiter.}

    « En d’autres termes, son corps s’était détérioré à cause d’Éléanore, et il te visait afin de gagner un corps immortel. »

    « Oui. »

    Je vois.

    C’était la première fois que j’entendais que manger la chair du Roi Dragon rendait quelqu’un d’immortel. Si c’était vrai, alors ce n’était pas si étrange.

    Éléonore m’avait dit qu’elle avait beaucoup joué avec Rodotos à plusieurs reprises, je le lui avais demandé pour comprendre pourquoi Rodotos visait Olivia.

    « Cependant, c’était inutile. »

    « C’était ? »

    « Ohoh, ne l’as-tu pas entendu d’Éléanore ? Il n’y avait qu’un porteur d’Éléanore dans mon existence, mais à la fin, il a fini possédé, eh bien, son esprit a été contrôlé. »

    Quoi ?

    L’existence d’Olivia ? Dragons ?

    Éléanore, elle...

    {Je n’ai pas entendu parler d’une personne dont le cœur n’a pas été contrôlé par Éléanore. Il n’y en a même pas dans l’histoire. Même le Seigneur Rodotos et le Dragonkin Olga ne faisaient pas exception. Si tel est le cas, c’est la preuve convaincante que c’est un faux parce que vous la tenez dans votre main.}

    Le sourire confiant de Delphina était apparu dans ma tête alors que je me remémorais de ça.

    « Orga, hein ? »

    « Oui »

    Je m’en souvenais et Olivia hocha la tête. Je ne l’avais pas entendu directement d’Éléanore. Je l’avais entendu de Delphina.

    C’est au moment où j’avais rencontré Delphina pour la première fois. Elle doutait de l’authenticité d’Éléanore, alors je l’avais laissée la prendre.

    Après cela, j’avais dû prendre Delphina pour la sauver des séquelles de la possession d’Éléanore.

    C’était la première nuit que j’avais passée avec Delphina.

    C’est vrai. Delphina l’avait dit à ce moment-là.

    Le Seigneur Rodotos et le Dragonkin Orga.

    « Je vois. Cette personne, Orga, est aussi ta victime, hein. »

    {Il était solide comparé aux humains.}

    « Ne parle pas de lui comme d’un jouet. »

    « Non, c’est vrai, Orga. C’est pourquoi ça ne sert à rien même si Rodotos consomme la chair du Roi Dragon. Bien que sa durée de vie serait prolongée, ça ne sert à rien face à Éléanore. »

    « Je vois. »

    Bref, tout était fini pour Rodotos.

    Eh bien, on ne pouvait plus rien faire pour Rodotos et l’Éléanore que j’avais combattus peu après mon arrivée à cette époque.

    Cette Éléonore était encore plus forte que celle qui était avec moi dans le futur.

    Les pouvoirs de l’Épée Démoniaque étaient plus forts à cette époque, alors je pouvais facilement imaginer qu’il était déjà trop tard pour Rodotos.

    En pensant à ça, je me sentais un peu mal pour lui.

    « Aussi, j’ai découvert une autre chose intéressante. »

    « Laquelle ? »

    « Je parle des pouvoirs qui agissent pour effacer l’existence d’Éléanore. Ils sont en vérité contrôlés par Rodotos. »

    « Hmm ? »

    « Il a secrètement usé de ses subalternes, alors même que leur but déclaré est de vaincre Rodotos et Éléanore, la vérité est que seule Éléanore devait être effacée de ce monde. »

    {Kukuku. Je vois, il a l’intention de m’utiliser puis de me jeter après que son but soit atteint.}

    Éléanore avait ri de manière très intéressante.

    Je vois. Obtenir un corps capable de contrôler Éléanore pour ensuite détruire Éléanore.

    Rodotos prenait des mesures par les deux bouts.

    On dirait qu’il n’était pas un mec si simple.

    Même si Olivia agissait calmement, elle se sentait étrange à l’intérieur.

    Elle était prête à lui offrir son propre corps.

    Elle l’avait déjà fait sexuellement, alors elle était prête à le faire physiquement.

    Bien que devenir immortel soit une exagération, si les humains devaient manger sa chair, la chair du Roi Dragon, ils gagneraient immédiatement la même durée de vie et un corps aussi puissant que les dragons.

    Du point de vue des humains, c’était presque la même chose que de devenir immortel

    Et tous les humains qui avaient entendu cela avaient montré ce désir dans leurs yeux sans exception. Il n’y avait pas d’humains qui ne souhaitent pas l’immortalité. C’était ce que croyait Olivia.

    Olivia avait également pensé que Kakeru était identique. Après avoir abordé ce sujet, elle était résolue à remettre son propre corps et à lui faire consommer sa chair.

    Cependant, Kakeru n’avait rien dit.

    Il n’avait montré aucun signe d’intérêt pour l’immortalité.

    Au lieu de cela, il avait de nouveau couché avec Olivia.

    Il avait doucement utilisé ses mains pour caresser son corps, demandant une action plus passionnée.

    Il avait cherché Olivia pour sa féminité, plutôt que pour l’immortalité.

    Profondément dans le corps de femme d’Olivia qui était plein de plaisirs, elle se sentait de plus en plus amoureuse de Kakeru.

    Elle devint profondément passionnée par Kakeru, tellement qu’elle s’accrocherait à la vie, ne se souciant plus de devenir une bête laide appelée Dragon rouge.

    Kakeru ne savait rien à ce sujet.

    Il ne faisait qu’agir, comme d’habitude, coucher avec une femme capable et l’embrasser avec passion.

    Il était complètement indifférent à la simple immortalité.

    ***

    Chapitre 207 : Toutes les connaissances réunies ensemble

    J’avais quitté la maisonnette magique et j’avais jeté un coup d’œil à Olivia que je laissais dedans.

    « ... »

    {Quel est le problème ?}

    « Non, j’ai juste senti que je devais me souvenir de quelque chose. »

    {En la regardant ? Le Roi Dragon Olivia, si je pouvais choisir quelqu’un qui a un lien avec elle dans tes souvenirs, je pense que c’est cette Sainte qui est aussi solide qu’elle ?}

    « Mélissa ? Oui, n’est-ce pas Mélissa ? »

    J’avais à nouveau penché la tête et je réfléchissais.

    « Quelque chose me dérange. C’est probablement quelque chose concernant Rodotos. »

    {Rodotos ? Eh bien, après tout elle et Rodotos sont des ennemis.}

    « Oui. »

    J’y avais pensé, mais je n’avais pas pu le savoir à la fin.

    {Cela signifie seulement que c’est quelque chose qui ne vaut pas la peine que tu t’en souviennes.}

    « Je suppose que oui. »

    J’avais décidé de le prendre comme ça.

    Cela me dérangeait un peu, mais je suppose que peu importe comment j’y réfléchissais sur ce sujet, je ne m’en souviendrais pas.

    Les Déjà Vu étaient aussi comme ça, la plupart du temps c’était juste votre imagination.

    Eh bien, puisque Olivia se reposait, il y avait la présence de Io et de Tania aussi à l’intérieur de la maisonnette magique.

    Pour Olivia, il fallait peut-être mieux qu’elle se repose ici aujourd’hui.

    Mais quand je pensais à cela, une présence m’avait attaqué.

    C’était une présence sainte, à l’opposé de celle d’Éléanore.

    Je m’étais retourné et j’avais vu un serpent blanc.

    Il était complètement similaire à ceux que j’avais vaincus auparavant, mais il y en avait cinq.

    « Encore ces choses... pourquoi apparaissent-elles encore ici ? »

    {Qu’est ce que tu vas faire ?}

    « Kakeru ! »

    Io était sortie de la maisonnette magique avec son bâton.

    Tania était également sortie. Elle avait l’air un peu mal à l’aise.

    Olivia était également sortie. Bien que ses hanches tremblaient un peu, elle était pleine de vie.

    Mes trois femmes. Elles avaient l’air magnifique debout côte à côte.

    « Regardez en restant là. »

    « Eh ? Ah d’accord. »

    Io avait abaissé son bâton.

    « Mademoiselle Io, ça va ? »

    « Oui, on peut les laisser à Kakeru. »

    « Humaine, c’est l’ennemi naturel d’Éléanore. N’est-ce pas mieux si nous te donnions un coup de main ? »

    « C’est bon... ou plutôt, cela va être gênant pour plus tard. »

    « Eh ? »

    « Que veux-tu dire par plus tard ? »

    Laissant de côté les femmes qui parlaient, je transformais Hikari en une Épée Démoniaque, et chargeais les serpents.

    Comme d’habitude, ils étaient très agaçants.

    Ils étaient puissants, solides, se divisaient en deux tout en se régénérant.

    Quand je l’avais remarqué, les cinq serpents s’étaient rapidement transformés en une centaine de serpents.

    Certains avaient essayé d’attaquer mes femmes, mais je les avais saisies en utilisant mon aura, les avais tirées vers moi et les avais coupées en deux.

    Et à mi-chemin.

    {Un deux~}

    {Mu~, seul le compteur d’Hikari augmente. Oh, utilise-moi plus}

    Les serpents blancs avaient finalement atteint les limites de leur division, et la mère et la fille Épées Démoniaques avaient commencé à compter comme autrefois.

    Et pendant qu’elles faisaient cela, j’avais tué les serpents un par un.

    Les trois femmes regardaient Kakeru se battre courageusement devant la maisonnette magique.

    Kakeru était comme un typhon. Sa façon de se battre avait même rendu admirative le roi-dragon Olivia.

    Il avait utilisé Éléanore pour vaincre l’ennemi naturel d’Éléanore.

    Logiquement, c’était une chose incroyable.

    La femme le regardait se battre. Soudainement, Io murmura.

    « Je me demande, si mon corps va l’endurer... »

    Io murmura quelque chose qui semblait n’avoir aucun rapport avec la scène devant eux.

    Tania lui demanda des explications en penchant la tête.

    « Qu’est-ce que tu veux dire par là, Mademoiselle Io ? »

    « Tu sais, Kakeru, il est très fort au lit après avoir combattu. Comme il est, je pense que ce sera le double de l’habitude une fois qu’il les aura tous vaincus. »

    « Quoi... d-double ? »

    « Oui, le double »

    Io regarda Olivia avec une expression solennelle et hocha la tête.

    Olivia avait encore ses hanches tremblantes après avoir été ravagée par Kakeru.

    Il était donc naturel qu’elle fût surprise que ce soit le double de cela.

    « M-Mais, nous sommes trois. Et Madame Olivia est un dragon. »

    « ... Je pense que ce n’est pas suffisant. »

    « Oui, absolument pas. »

    Olivia qui venait de l’expérimenter, et Io qui avait été avec Kakeru depuis longtemps l’avaient affirmé ici.

    Tania avait pâli... avec une teinte de rougeur.

    « Mais alors, quel est le genre de Kakeru »

    Io et Olivia rougirent aussi et hochèrent timidement la tête.

    Les trois filles le savaient.

    Elles l’avaient découvert alors qu’elles étaient avec lui.

    Le porteur de l’Épée Démoniaque était l’adversaire le plus effrayant sur le champ de bataille, mais c’était un homme qui était très doux envers ses disciples, surtout envers ses femmes.

    Les filles étaient bien conscientes de cela.

    J’avais éliminé les serpents blancs.

    J’en étais sorti au final en étant un peu essoufflé.

    Éléanore et Hikari avaient compté et à la fin, la somme avait dépassé les trois cents.

    Trois cents cadavres de serpent étaient entassés comme une montagne.

    Le sol avait été couvert par eux et la montagne ne pouvait plus être vue correctement.

    « Io, peux-tu... ? »

    Je m’étais retourné pour demander à Io de tout nettoyer, mais à ce moment-là.

    « Guwa ! »

    Un impact avait traversé tout mon corps.

    L’impact avait résonné au plus profond de mon corps.

    {Muu!}

    {Kyaaaaaa!}

    Encore plus que moi, Éléanore et Hikari semblaient ressentir une douleur.

    L’impact qui avait traversé mon corps n’était pas une simple attaque.

    C’était sûrement des pouvoirs sacrés... à l’opposé de la mère et de la fille Épées Démoniaques.

    C’était une puissance bien supérieure à celle que possédaient les serpents blancs.

    À cause de cela, Éléanore et Hikari souffraient.

    {Papa... Maman...}

    {Hikari ! Toi, dépêche-toi et... !}

    « UOOOOOOOO! »

    J’avais rassemblé toutes les forces de mon corps.

    777x, 100 % d’attaque supplémentaire, Copie Plus.

    Je rassemblais toutes les forces que j’avais en un instant et les concentrais dans ma main droite.

    Et, je l’avais repoussé.

    ...*pop*.

    Les pouvoirs sacrés avaient été décapités très facilement.

    Un sentiment de libération enveloppa mon corps, et je sentis Hikari laisser échapper un souffle de soulagement.

    « Comme c’est étrange. Je pensais que c’était un faux ou un inférieur, mais c’était une Épée Démoniaque qui peut bloquer ce niveau de pouvoir, hein. »

    J’avais entendu la voix d’une femme.

    * Chirin * j’avais entendu le son d’une cloche.

    Je m’étais tourné dans la direction d’où venait la voix, il y avait une belle femme debout sur les serpents blancs.

    Une femme avec des couettes jumelles, avec un visage que je connaissais. Et sur ce visage, il y avait une expression solennelle.

    L’instant d’après, j’avais compris la chose qui me dérangeait à propos de Rodotos.

    {Je vois. Cette femme intelligente était du côté de Rodotos.}

    Éléanore s’en souvenait aussi.

    C’était vrai. Éléanore l’avait dit lors de notre première rencontre. La femme intelligente qui avait aidé Rodotos à conquérir le monde.

    Et son nom aussi.

    « La Grande Sage... »

    « Je suis Althea, juste Althea »

    J’avais rencontré l’Althea du passé, l’Althea qui était restée à côté de Rodotos.

    Et, cet instant.

    Un billet de loterie en or était apparu devant moi... la moitié d’un billet d’or.

    ***

    Chapitre 208 : Althea et Tania

    J’avais ramassé la moitié de billet de loterie en or et je l’avais gardée entre temps pour me concentrer sur la personne qui était en face de moi.

    La première qui avait réagi était Io.

    « Madame Althea ?! »

    Elle ne pensait pas non plus qu’elle la rencontrerait ici, alors elle laissa échapper une forte voix de surprise. Althea lança un regard profond à Io puis ouvrit silencieusement la bouche.

    « La façon dont vous m’avez appelé, cette expression. Vous, vous me connaissez. »

    « Eh... ? Ah... ! »

    Io avait couvert sa bouche.

    On dirait qu’elle s’était finalement souvenue que l’on avait voyagé dans le passé et qu’Althea était aussi une personne du passé.

    « Je, ce n’est pas, je... »

    « Même si je possède beaucoup de connaissances, je n’oublierais pas une humaine qui possédait autant de pouvoirs magiques. Qui êtes-vous... non, qui êtes-vous tous ? »

    «...»

    Io avait fait une expression troublée et avait regardé dans ma direction pour avoir de l’aide.

    « ... Est-il étrange de connaître qui est la Grande Sage Althea ? »

    « Une Épée Démoniaque qui possède exactement la même aura que Éléanore, une jeune femme qui a plus de pouvoirs magiques qu’un grand magicien, et le roi dragon Olivia. »

    « Ororo, tu me connais ? »

    « Il n’est pas étrange de connaître le roi dragon Olivia »

    Elle avec répondu avec les mêmes mots.

    Sincèrement, je ne pensais pas qu’un humain qui peut voir à travers l’apparence d’Olivia existait.

    Elle n’était pas sous sa forme de dragon maintenant, et elle changerait son apparence chaque fois qu’elle se mêlerait aux soldats, ainsi son apparence ne devrait pas toujours être la même.

    Mais même ainsi, Althea avait dit cela sans hésitation.

    De plus, il en était de même avec Éléanore et Io.

    Elle venait d’arriver et bien qu’elle ne le sache pas, elle avait compris l’essentiel en un instant.

    La Grande Sage Althea, celle qui savait tout.

    Ce surnom n’est pas là pour épater la galerie.

    Je jetai un coup d’œil à Olivia.

    On dirait qu’il valait mieux tout lui dire, comme je l’avais fait avec Olivia.

    J’avais aussi hâte de voir comment Althea réagirait.

    Je m’étais intéressé au genre de réaction que montrerait la femme qui s’appelle la Grande Sage.

    « Je suis venu du futur. C’est l’Éléanore du futur. »

    « Combien d’années plus tard ? »

    « Eh ? »

    « Combien d’années avez-vous passées dans le futur ? »

    « Vous demandez cela immédiatement ? ... Je me le demandais aussi. Au moins, le nom de Rodotos est devenu rare, et, euh, Olivia avait aussi atteint la fin de sa vie. »

    « Qu’en est-il du royaume ? Qu’est-il arrivé à l’empire de Rodotos ? »

    « Il n’existe pas. Mercury, Calamba, Comotoria, Siracuza, Aegina. Le monde est divisé en ces cinq royaumes. »

    « Je n’en ai jamais entendu parler. »

    « Ah, au fait, tu as une influence sur eux. »

    « Hmm, vraiment ? »

    « Tu m’as même donné des titres de noblesse dans ces cinq royaumes, comme si tu m’avais donné un thé dans l’après-midi. »

    « Je vous les ai donnés ? »

    « Tu me les as donnés. »

    « He~... »

    Althea m’avait fait un regard intéressé.

    Pourquoi lui était-il arrivé de me donner des titres de noblesse ?

    « C’est bien moi de faire ça. »

    « Tout à fait. »

    « Je m’intéresse à vous maintenant. »

    « Je pense que tu m’as dit quelque chose de similaire dans le futur. »

    «...»

    Contrairement à la conversation de la veille, Althea se tut soudainement.

    Elle m’avait regardé sans rien dire.

    « Quel est le problème ? »

    « Il faudra beaucoup de temps pour que le nom de Rodotos soit perdu. »

    « Oui. »

    « Le temps qu’il faudrait pour que l’empire soit conduit à sa chute, le temps que la balance du pouvoir du monde soit transformée avec des noms de royaumes dont je ne connais même pas les noms. »

    « Qu’est-ce que tu essayes de dire ? »

    « Pourquoi es-tu encore en vie ? »

    « Hmm ? »

    Les paroles d’Olivia étaient choquantes.

    Pourquoi était-elle en vie ? Ça, ne me dites pas...

    « Toi, ne me dis pas, tu es... humaine ? »

    « Je suis Althea, juste Althea. »

    Althea avait répondu avec un visage sérieux.

    C’était une phrase que j’avais l’habitude d’entendre, mais elle avait une signification complètement différente.

    La grande sage Althea.

    Quand elle était apparue pour la première fois, elle ressemblait à une vieille femme qui portait un manteau qui couvrait tout son corps. Elle pouvait absorber la vigueur d’un être humain en le touchant, et elle pouvait retrouver sa jeunesse en absorbant une portion de mille personnes.

    Parce qu’elle avait cette capacité, et parce qu’elle était une Grande Sage qui apparaîtrait de temps à autre dans l’histoire, j’avais toujours cru qu’elle venait d’une race ayant une longue vie, et qu’elle n’était pas humaine.

    Mais, elle avait complètement nié cela.

    Nous nous étions quittés avec Althea pour cette fois.

    Avec moi en tant qu’intermédiaire, Olivia et Althea avaient eu une conversation ayant pour sujet Orga le dragonkin, et elle lui avait dit que la chair du Roi Dragon n’aurait aucune signification pour Rodotos.

    Selon Althea, elle l’avait déjà deviné, mais même si c’était un peu possible...

    Mais après qu’Olivia lui ait dit cela, elle avait facilement reculé.

    Nous avions décidé d’un moyen de nous contacter pour plus tard, afin qu’elle nous consulte pour libérer Rodotos d’Éléanore, puis nous nous étions séparés.

    Et maintenant, nous allions du côté de la source de Maraton.

    J’avais regardé la moitié du billet de loterie en or.

    {Quelque chose doit manquer.}

    Je n’étais pas seul à le voir après tout.

    Éléanore l’avait dit avec un « visage sérieux ».

    La moitié d’un billet de loterie d’or. Il était apparu à l’instant où j’avais rencontré Althea, mais ce n’était qu’un demi-billet.

    Comme l’avait dit Éléanore, il était naturel de penser qu’il manquait quelque chose.

    {Pour le dire comme Althea, il y a trop de choses qui manquent. C’est la même chose avec Tania et mes souvenirs.}

    « Je suppose que oui. »

    {Cependant, il est également devenu clair. Il semblerait que le but est de trouver le demi-morceau manquant de ce billet d’or.}

    J’avais hoché la tête.

    Depuis que j’étais venu dans ce monde... non, avant même d’être venu dans ce monde, la loterie et moi avions des liens inséparables.

    Avec un billet de loterie en or apparaissant maintenant, même si cela n’était que la moitié, je ne pouvais penser qu’à chercher la moitié restante.

    Les tickets de loterie dorés ne pouvaient pas être recherchés, ils ne pouvaient être atteints qu’en réalisant quelque chose.

    Le problème était, que devais-je accomplir ?

    « Tes souvenirs, les souvenirs de Tania, le corps d’Althea. Ces choses, pour le moment. »

    {Que dirais-tu d’aller à ce lieu de loterie pour le coup ? Il pourrait y avoir un indice.}

    « J’essayais de le faire depuis plus tôt, mais on dirait que je ne peux pas y aller pour une raison quelconque. »

    {Nous sommes coincés, hein ?}

    « Kakeru... avez-vous une minute ? »

    J’avais entendu une voix par-derrière. C’était Tania.

    Je m’étais tourné vers elle et l’avais vue avec ses sourcils plissés.

    « Quel est le problème ? »

    « En écoutant ce dont vous pariez plus tôt, j’étais curieuse sur un sujet en particulier. »

    « Qu’est-ce que c’est ? Dis-le-moi. »

    « Siracuza et Calamba, sont-ils les noms de personne ? »

    « Ce sont les noms des royaumes... ah, c’est aussi le nom d’une personne. »

    Helen et Iris portaient le nom du royaume, Mercury, comme nom de famille.

    « Comme je le pensais... »

    « Que veux-tu dire ? »

    « Hum... Siracuza, je le connais. C’est le nom d’un villageois qui a quitté le village en disant qu’il allait vaincre Rodotos. Calamba est le nom de la personne qu’il a pris avec lui. »

    «...»

    {...}

    Éléanore et moi avions perdu nos mots.

    Siracuza avait quitté le village pour vaincre Rodotos et Calamba l’accompagnait.

    C’était trop beau pour être une coïncidence.

    ***

    Chapitre 209 : L’Emblème de Mercury

    J’avais écouté ce que Tania avait dit.

    On dirait que Siracuza et Calamba étaient de jeunes hommes du village qui étaient incapables de supporter l’administration despotique de Rodotos et se mirent en route pour le vaincre.

    Il y aurait des rumeurs à leur sujet disant qu’ils se battaient comme membre de l’armée rebelle ici et là, capturant une partie d’une région éloignée avec l’armée qu’ils avaient constitué.

    On dirait que les villageois avaient été informés de telles rumeurs.

    Deux noms des cinq grands royaumes qui apparaîtraient à l’avenir. Il n’y avait aucun doute que cela était l’origine de ces royaumes, puisque leur but était même de vaincre Rodotos... et de renverser son empire.

    Je pensais que la possibilité pour eux de vaincre Rodotos à la fin et de détruire son empire en cinq grands royaumes était élevée.

    En bref, il valait mieux se battre avec eux pour vaincre Rodotos, ou participer aux batailles.

    Mais vaincre Rodotos... signifiait vaincre Éléanore ?

    Je m’étais retrouvé à faire une drôle d’expression avec ma bouche.

    {Manque de confiance ?}

    « ... Je vais gagner à 90 %. »

    {C’est la plus faible chance de victoire que tu m’aies donnée depuis que nous nous sommes rencontrés.}

    « Ton toi au sommet de ta force est de l’autre côté, tu sais ? »

    « Oui, Maman était très jolie. »

    {Je sais, je sais, hein ?}

    J’avais donné un léger coup à Éléanore avec mon doigt pour s’être vantée.

    Je comprenais qu’Hikari qui était elle-même une Épée Démoniaque décrivait sa force à son summum comme « jolie », et je pouvais aussi comprendre qu’Éléanore être imbue d’elle-même parce que sa fille l’admirait.

    Je comprenais, mais c’était un peu irritant.

    Cependant, c’était comme elle l’avait dit.

    Tout comme Hikari la décrivait comme « très jolie », l’Éléanore était l’Éléanore avec sa pleine puissance.

    Parce que Rodotos maniait la puissante Éléanore, je ne pouvais pas dire avec certitude que j’allais gagner à 100 %.

    Il y avait un besoin de faire quelque chose à ce sujet.

    « Quel est le problème, Papa ? Tu as l’air de vouloir faire quelque chose. »

    « Hein~ ?! C-Comment, tu le sais ? »

    « Je peux le dire, après tout il s’agit de Papa, » déclara Hikari avec un sourire angélique.

    Ou plutôt, l’avait-elle vraiment fait ?

    Cela ne lui ressemblait pas vraiment.

    Olivia m’avait jeté un coup d’œil.

    Son visage avait l’air de vouloir dire quelque chose.

    {Kukuku}

    « Quoi ? »

    {Je viens de me souvenir d’une certaine créature qui la regarde.}

    « Une certaine créature ? »

    {Médor, ça devrait être le plus facile de le décrire ainsi pour toi.}

    Je ne pouvais pas m’empêcher de crier « c’est insidieux » à l’intérieur de moi.

    Médor, c’était sans doute le nom d’un chien. C’était également utilisé pour décrire "chien fidèle" ou négativement, le chien de quelqu’un.

    Olivia était-elle comme ça ?

    J’avais encore regardé Olivia. Oui, elle avait vraiment l’air de vouloir dire quelque chose.

    « As-tu quelque chose à dire, Olivia ? »

    « ... ! Oui »

    « Tu aurais dû toi-même le dire. Pourquoi ne l’as-tu pas fait ? »

    « Tu n’as pas dit que je pouvais. »

    {Elle est un vrai Médor, n’est-ce pas ?}

    « Elle est le roi des dragons. »

    Je ne pouvais pas m’empêcher de faire un sourire ironique.

    « Et alors ? Qu’est-ce que tu veux dire ? Dis-le-moi. »

    « Ces deux-là. Je les connais. »

    « Quoi ? »

    « Je leur avais emprunté des soldats auparavant. »

    Nous volions dans le grand ciel sur le dos d’Olivia après qu’elle se soit transformée en un dragon.

    J’étais avec Io et Tania.

    Io était devenue très forte récemment, elle était aussi courageuse, mais elle était pétrifiée avec un visage pâle. Elle semblait avoir le vertige.

    Son expression s’était finalement adoucie quand j’avais relâché une aura et l’avais enveloppée.

    De l’autre côté, Tania avait l’air plutôt à l’aise, elle regardait même de façon intéressée son environnement.

    Au fait, Hikari s’asseyait sur la tête d’Olivia où elle se balançait de temps en temps. C’était celle qui appréciait le mieux ce voyage dans les airs.

    « Sais-tu où se trouvent Siracuza et Calamba ? »

    {Si ce sont des humains, je peux dire à peu près savoir où ils sont dans ce monde après les avoir rencontrés une fois.}

    Olivia qui s’était transformée en un dragon l’avait dit fièrement.

    Les dragons, ils avaient aussi ce genre de capacité, hein. Je hochai la tête d’admiration.

    « Je vois. Comment peux-tu savoir où ils sont ? Peux-tu sentir leurs âmes ou quelque chose ? »

    {C’est en utilisant mon odorat, humain.}

    « Par l’odeur ?! Vraiment ?! »

    {Kukuku, elle est après tout Médor.}

    « Au fait, dans quelle direction allons-nous ? C’est assez proche, non ? »

    {Hum. Nous nous dirigeons vers l’homme appelé Skiros Calamba}

    Après qu’Olivia avait répondu, la conversation avait naturellement pris fin.

    Je n’avais aucune question avant notre arrivée, alors je m’étais aussi tu.

    Toutefois.

    {Nous sommes sur le point d’arriver, c’est juste ici...}

    « Il y a une bataille. »

    {Mu ?!}

    Je l’avais entendu avec mon ouïe qui était multipliée par 777x.

    Il y avait une bataille dans la direction vers laquelle se dirigeait Olivia.

    {C’est du 1 contre 20, du moins, je pense.}

    {Muu~... ils se battent vraiment}

    « Lequel est Skiros ? »

    {Il est seul. Il a l’air blessé.}

    « Descendons. »

    {Attends, il faut du temps pour atterrir.}

    « Je vais devoir descendre maintenant. »

    {Quoi ? Que vas-tu faire, humain ?}

    « Je vais te laisser Io et Tania. Hikari. »

    « Oui ! »

    Hikari était revenue vers moi et s’était transformée en une Épée Démoniaque.

    Je l’avais attrapée et j’avais dégainé Éléanore.

    Je m’étais vêtu d’aura et j’avais sauté du dos d’Olivia.

    « « Kakeru ?! » »

    J’avais entendu les voix d’Io et de Tania, mais ça ne me dérangeait pas.

    J’avais augmenté la vitesse de chute et j’étais rapidement tombé. Quand j’étais à une centaine de mètres près du sol, j’avais instantanément atterri.

    J’avais libéré mes pouvoirs vers le sol, adoucissant mon atterrissage.

    Une explosion s’était produite pendant que je débarquais en toute sécurité.

    Finalement, tout s’était bien passé.

    Leur bataille avait fait une pause parce qu’une personne était soudainement tombée du ciel.

    J’avais jeté un coup d’œil rapide et j’avais immédiatement compris la situation.

    Il y en avait 21 au total, et 20 individus encerclaient une personne. Les deux côtés avaient été stupéfaits.

    Selon Olivia, ce gars seul était Skiros... si c’était le cas !

    Je les avais instantanément tués avec Éléanore et Hikari.

    Ils étaient réellement bons, mais ils étaient loin de valoir Rodotos, Olivia, et ils ne pouvaient même pas être comparés aux serpents blancs.

    Leur niveau était celui des humains normaux. Leurs têtes se séparèrent de leur corps en un instant.

    « À propos de ça »

    {Papa est incroyable. C’est tellement classe de sauter !}

    {H-Hmph. J’étais plus jolie quand j’étais à mon sommet.}

    Pourquoi me défies-tu comme ça ?

    J’avais tapé légèrement avec un doigt Éléanore, puis je me tournais vers l’homme.

    Soudain, quelque chose était tombé de ma ceinture.

    C’était tombé lors de l’impact induit par mon atterrissage.

    C’était un éventail. Un éventail que j’avais eu d’Hélèna lors de notre première rencontre, quand je venais d’arriver dans ce monde.

    Je l’avais toujours gardé avec moi depuis que je l’avais reçu. C’est un éventail avec l’emblème de Mercury.

    Je l’avais ouvert. Oui, il était tombé, mais il n’était pas cassé.

    Dieu merci...

    « Cet emblème ? »

    « Oui ? »

    « Êtes-vous quelqu’un lié à Mercury ? »

    « Q-Qu’est-ce que c’est que cette demande soudaine ? »

    L’homme appelé Skiros Calamba s’était précipité vers moi.

    Il regarda l’éventail... et l’emblème avec des émotions profondes.

    « Dieu merci... Mercury... J’ai finalement rencontré Mercury... »

    Skiros était agité.

    Ceci, ne me dites pas...

    {Finalement, on dirait que tu es devenu l’un des personnages principaux.}

    Éléanore l’avait dit de façon qui démontrait qu’elle était intéressée par la suite.

    ***

    Chapitre 210 : Armée de Dragons

    * Ailes battantes *

    Olivia avait atterri après avoir plané et fait un virage.

    Le son de ses ailes pouvait être entendu de loin, de sorte que l’homme enthousiaste ne pouvait s’empêcher de regarder.

    J’avais instantanément libéré mon aura et enveloppé Olivia avec les filles.

    C’était une aura de camouflage. Un déguisement que l’on ne pouvait percé à moins d’être plus puissant qu’Éléanore.

    « Hein ? Je pensais qu’il y avait un son tout à l’heure... »

    L’homme pencha la tête en regardant le ciel.

    Il voyait probablement le ciel bleu clair et les nuages ​​blancs, alors c’était tout naturel qu’il trouvait étrange de ne rien voir après avoir entendu un son aussi fort.

    J’avais jeté un coup d’œil à Olivia et aux filles.

    Io et Tania avaient compris et n’avaient pas parlé. Olivia était intelligente aussi, elle comprenait immédiatement. Elle atterrissait silencieusement et se transforma en sa forme de draconien.

    Après avoir vu ça, j’avais appelé l’homme.

    « Vous êtes Skiros Calamba, n’est-ce pas ? »

    « Oui ! »

    Skiros hocha la tête avec joie.

    « Et vous êtes... hum... »

    « Kakeru Yuuki »

    « Yuu, ki ...? Vous n’êtes pas Mercury ? »

    Skiros montra une expression confuse et regarda mon visage et mon éventail.

    « La propriétaire de ceci est ma femme. »

    « Je vois ! Vous êtes le gendre. »

    Son enthousiasme qui était sur le point de tomber se raviva instantanément.

    « Cherchez-vous Mercury ? »

    « Oui ! »

    « Pourquoi ? »

    « Connaissez-vous Akansa ? »

    « Akansa...? »

    Je pensais avoir entendu ce nom quelque part auparavant. Où était-ce encore ?

    {C’est ça, tu sais, « ça ».}

    « Hein ? »

    J’avais regardé dans la direction qu’indiquait la conscience d’Éléanore.

    Il y avait Olivia et les filles là-bas.

    Olivia, Hikari, Io, Tania... Tania !

    Je vois. C’était cette vieille femme qui lui avait dit cette étrange bonne aventure dans le village de Tania.

    Le nom de cette vieille femme était Akansa si j’avais raison.

    « Cette vieille diseuse de bonne aventure, hein. »

    « C-C’est un peu irrespectueux de l’appeler ainsi. Après tout, elle est une experte dans la prédiction de l’avenir. »

    « Et qu’a dit cette Akansa ? »

    « C’est... “Rassemblez-vous avec Mercury devant l’emblème de la lumière, il y a 8 bonnes chances et 2 mauvaises”. »

    « Ah, ça ressemble effectivement à ce que cette vieille femme dirait »

    {L’emblème de la lumière de Mercury devrait être cet éventail.}

    Ce serait le cas.

    « Les autres sont aussi à la recherche de Mercury bien que leur proportion de bien et de mal soit différente, donc nous sommes tous à la recherche de Mercury et de son emblème. »

    « Les autres ? Vous tous ? »

    « Ceux qui ont la volonté de renverser Rodotos. »

    « L’un d’entre vous s’appelle Siracuza ? »

    « Vous le savez ?! »

    Je m’étais souvenu de ce que Tania avait dit... en même temps, je m’étais souvenu de l’avenir d’où je venais.

    « Y a-t-il aussi des gens nommés Comotoria et Aegina ? »

    « Oui ! Nous quatre avons créé une armée. »

    « ... »

    Calamba, Siracuza, Comotoria, Aegina.

    Ces quatre-là avaient été informés par une diseuse de bonne aventure qu’ils devaient trouver Mercury ou moi.

    Tout comme dans le cas de Tania, je savais que le « bien » que disait la diseuse de bonne aventure était correct, car je connaissais les cinq grands pays du futur.

    Je le savais, mais...

    Je m’étais séparé de Skiros une fois.

    Il prévoyait d’avancer le rassemblement des soldats à la dernière étape parce que Mercury avait été trouvé.

    Après l’avoir vu partir, j’avais enlevé l’aura aux filles.

    « Qu’est-ce qui se passe, Kakeru ? »

    « On dirait que nous allons être le “Mercury” parmi les cinq grands royaumes. »

    «??? »

    Io inclina la tête. Son visage montrait qu’elle n’avait pas compris ce que j’avais dit.

    « En d’autres termes, Mercury n’existe pas, et nous qui sommes venus au passé serons Mercury. »

    « Ha... »

    « Cependant, après avoir atteint ce point, il y a une autre chose qui me dérange. »

    « Autre chose ? »

    « Hélèna et Iris. Les deux ne sont pas purement humaines. »

    C’était vrai. Je n’y avais pas beaucoup pensé, car elles s’étaient naturellement mêlées aux humains, mais la première impression que j’avais eue d’Hélèna quand j’étais venu dans ce monde était « qu’elle ressemblait à un elfe ».

    De longs cheveux dorés, de longues oreilles et une beauté pleine d’élégance.

    J’avais secrètement pensé qu’elle ressemblait à un elfe.

    C’était le cas avec Hélèna, et Iris était identique.

    D’un autre côté, les autres princesses et reines des quatre royaumes étaient complètement humaines.

    Rica, Aura, Fiona et Marie, et Sélène aussi.

    Je pouvais sentir que toutes étaient des humaines ordinaires.

    Cependant, même si c’était le cas, c’était arrivé.

    Je pourrais seulement penser qu’il y avait quelque chose de plus à cela.

    « Eh bien, je le comprends, mais que vas-tu faire pour les soldats, Kakeru ? Tes esclaves ne sont pas venus avec nous, donc avec nous... une guerre est impossible, n’est-ce pas ? »

    « Je suppose que si nous sommes Mercury, alors nous avons besoin d’une armée. »

    « Que devrions-nous faire ? »

    « Hmm... »

    J’avais posé une main sur mon menton et j’avais réfléchi.

    Devrais-je les rassembler en utilisant de l’argent ? Ou alors, devrais-je donner un coup de pied à une bande de ramassis de voleurs et en faire mes sous-fifres ?

    Ou peut-être...

    {Oh}

    « Quoi ? »

    {Médor a l’air de vouloir dire quelque chose.}

    « Oui ? »

    Comme l’avait dit Éléanore, Olivia avait l’air de vouloir vraiment dire quelque chose.

    Juste comme ce qui s’était passé avant, elle voulait dire quelque chose, mais elle attendait mon commandement.

    « Quel est le problème, Olivia ? »

    « À propos d’Hikari, je peux vraiment me sentir proche d’elle. »

    « Oui ? Après tout, vous êtes toujours ensemble dans le futur. »

    « Oui ! O-chan et Hikari sont les meilleurs amis ! »

    « Ce n’est pas seulement mon odeur, mais aussi mes pouvoirs magiques, vous savez. »

    « Hein. »

    « Aussi... Hikari, c’est la fille d’Éléanore, n’est-ce pas ? »

    « Oui, peu importe comment tu la regardes »

    {Bien que personne ne puisse dire qu’elle est ta fille juste en la regardant.}

    Je donnais un léger coup avec mon doigt à Éléanore pour avoir dit des insanités.

    « Et alors ? »

    « Si c’est comme ça, je pense que je peux fournir des dragons à Hikari. »

    « Une armée de dragons... hein ? »

    « Oui. »

    « Qu’est ce qu’elle veut dire ? », mais alors que je murmurais ça.

    {L’armée des morts-vivants, hein}

    Éléanore murmurait. Je m’étais souvenu de la première fois que je l’avais rencontrée.

    Elle possédait la capacité de garder une quantité massive de morts-vivants, de les invoquer et de les commander.

    Similaires à cela, cependant, ceux qui seraient commandés seront des dragons.

    Olivia avait dit qu’Hikari avait cette capacité.

    « Hein~ ? »

    Hikari avait l’air de ne pas comprendre, mais ce serait incroyable si elle pouvait le faire.

    {Elle est ma fille après tout.}

    Éléanore l’avait dit avec fierté.

    Je ne pouvais pas m’empêcher d’être d’accord avec elle.

    ***

    Chapitre 211 : Grand-père et grand-mère

    Nous étions partis vers une montagne appelée Sirulia en montant sur le dos d’Olivia après qu’elle se soit transformée en dragon.

    Ce n’était pas aussi triangulaire que le mont Fuji. C’était une montagne avec des falaises abruptes impossibles à gravir pour des humains normaux.

    Il s’agissait d’une montagne ne possédant aucune végétation, mais son sommet était différent.

    On pouvait le voir couvert de blanc de loin, alors j’avais pensé qu’il était couvert de neige perpétuelle comme le mont Fuji, mais j’avais découvert que c’était différent quand nous avions approché et avions atterri.

    « Des œufs...? »

    Murmura Tania avec une expression effrayée.

    Ce qui couvrait le pic était une quantité innombrable d’œufs.

    Ces œufs, plus gros que ceux d’une autruche étaient alignés dans l’ordre.

    Tania avait été effrayée par leur grande taille, mais Io qui était une aventurière de Rang S n’avait pas été effrayée par de simples œufs. Elle demanda à Olivia.

    « Est-ce des œufs de dragon ? »

    « Ça s’appelle des drakes. En termes humains, ce sont des demi-dragons. »

    « Demi-dragons... comme des demi-humains ? »

    « C’est vrai. »

    Je vois. C’était une espèce de dragons, mais un peu différente.

    « Ils sont assez puissants et aussi intelligents que des humains, mais ils sont bien inférieurs aux dragons, donc nous les protégeons la plupart du temps, puis nous les gardons avec nous comme serviteurs »

    « Les gardes-tu aussi ? »

    « Oui »

    Olivia acquiesça.

    « Ils sont aussi intelligents que les humains et ils ont aussi leur fierté, alors normalement, ils seraient seulement asservis aux dragons. Mais si c’est Hikari... »

    « Je vois. C’est possible pour Hikari qui t’a débarrassé de tes pouvoirs magiques, hein. »

    Olivia hocha de nouveau la tête.

    Tout en écoutant l’explication concernant les drakes, Hikari regardait les œufs avec intérêt.

    Elle touchait, tapotait, et regardait d’en bas.

    J’avais demandé à Olivia en la regardant faire.

    « Et alors ? Que devrions-nous faire ? »

    « Elle a seulement besoin de frapper les drakes qui sont nés. Il est plus facile de les asservir en utilisant la force quand ils viennent de naître. »

    « Elle doit les impressionner, c’est cela. »

    Olivia acquiesça.

    Cela semblait facile.

    Je devrais juste aider Hikari à frapper les drakes qui étaient nés.

    Le problème était de savoir comment j’allais faire en sorte qu’Hikari les frappe.

    Il n’était certainement pas convenable de l’utiliser comme Épée Démoniaque afin de les frapper, non ?

    Que devrais-je faire ?

    {Il semble que tu n’ais pas besoin de t’en préoccuper.}

    « Eh ? »

    J’avais plissé les sourcils aux mots d’Éléanore, puis remarquais que sa conscience pointait vers la direction d’Hikari.

    Je m’étais tourné dans cette direction et j’avais vu une scène où les œufs craquaient les uns à côté des autres, avec des drakes qui sortaient d’eux.

    Ceux qui étaient nés plus tôt... ils jouaient avec Hikari.

    Ils jouaient avec Hikari, et Hikari était plus petite qu’eux.

    On aurait dit un gros chien comme un Saint-Bernard qui jouait avec un enfant.

    Et ce n’était pas qu’une petite partie qui faisait ça. Tous les drakes qui avaient éclos de leurs œufs s’étaient réunis autour avec Hikari et avaient joué avec elle.

    « Ahahaha, ça chatouille. »

    « ... Est-ce normal ? »

    J’avais demandé à Olivia.

    « Non, normalement, tu devrais les frapper et leur montrer ta force... »

    Olivia avait été surprise par Hikari et les drakes.

    Je n’ai jamais vu ou entendu quelque chose comme ça, voilà ce qui était écrit sur son visage.

    Les drakes criaient en même temps, tous les demi-dragons suivirent et crièrent, et tout cela commença à résonner les uns avec les autres.

    « Ils disent quelque chose ? »

    « Ils appellent Hikari, Maman. »

    « Cela signifie qu’il n’y avait pas besoin de les impressionner, hein »

    {Hum, ils se soumettent naturellement.}

    « Comme attendu de ma fille. »

    {Comme attendu de ma fille.}

    Je l’avais dit en même temps qu’Éléanore.

    Je lui avais involontairement donné un léger coup avec mon doigt.

    « Hikari est incroyable. »

    « Oui, c’est inattendu. Je pensais qu’elle les forcerait à se soumettre par la force puisqu’elle était la fille d’Éléanore. Cependant, je n’imaginais pas que cela se passerait comme ça. »

    Tania et Olivia soupiraient d’admiration.

    Je me sentais très heureux après avoir entendu les éloges qu’on faisait à Hikari.

    « Alors, pourra-t-elle les garder comme ton armée de morts-vivants ? »

    {Bien sûr. Je vais apprendre à Hikari comment le faire plus tard.}

    « C’est bon. Elle a l’air de s’amuser, alors, tu le ferais le plus tard. »

    Éléanore et moi avions veillé sur Hikari et les drakes, ils jouaient avec les mêmes sentiments.

    « Ah ! »

    Soudain, Io semblait avoir remarqué quelque chose.

    « Quel est le problème ? »

    « Les drakes, ils appellent Hikari, maman, non ? »

    Io avait dit cela et l’avait confirmé avec Olivia. Olivia acquiesçait.

    « Oui, ils disent ça »

    « Si leur Maman est Hikari... alors qu’en est-il de Kakeru ? »

    « ... hein ? »

    Si Hikari était leur mère, alors qui étais-je ?

    ... hein ?

    {Attends ! Je ne compte pas devenir une grand-mère à cet âge.}

    Éléanore avait commencé à paniquer. On dirait qu’elle avait compris plus vite que moi qui était devenu blanc.

    J’étais tellement surpris que j’avais même oublié de me demander quel âge avait Éléonore en ce moment.

    ***

    Chapitre 212 : L’Épée Démoniaque Entremetteuse

    Au sommet du mont Sirulia, j’avais tenu Hikari qui était revenue à sa forme d’Épée Démoniaque.

    « Commençons. »

    {Oui !}

    La voix innocente d’Hikari résonna dans ma tête.

    Peu de temps après, la lame de l’Épée Démoniaque avait commencé à briller avec une faible lumière.

    Bien que ce soit une lumière différente de l’aura que j’utilisais normalement, je la connaissais.

    La même scène se produisait quand Éléanore convoquait son armée de morts-vivants.

    Et j’avais raison. Peu de temps après, des drakes apparurent l’un à côté de l’autre.

    C’était l’invocation d’Hikari, la servante des dragons.

    Ils avaient dépassé une centaine et avaient presque couvert le sommet de la montagne.

    « Est-ce tout ? »

    {Oui ! Tout le monde est sorti.}

    « Peux-tu les absorber à nouveau ? »

    {Attends une seconde. Mumumumu~...}

    Hikari gémissait. Même si elle était sous sa forme d’Épée Démoniaque, l’expression qu’elle faisait quand elle plissait les sourcils de son beau visage m’était venue naturellement à mon esprit.

    Je ne pouvais pas m’empêcher de sourire.

    Et progressivement, tous les drakes avaient disparu.

    {Je l’ai fait~ !}

    « Laisse-les sortir une fois de plus »

    {Oui !}

    Une centaine de drakes avaient été convoqués à nouveau.

    Les serviteurs de l’Épée Démoniaque Hikari, l’armée de dragons.

    On dirait qu’elle était capable de les laisser sortir et entrer.

    « Comme attendu de l’enfant d’Éléanore. »

    « Je n’aurais jamais pensé que je pourrais voir un événement historique tout à l’heure. »

    « Qu’est-ce que ça veut dire ? »

    Olivia était impressionnée, mais convaincue, Io était étonnée, et Tania était mystifiée.

    C’était intéressant de voir comment les réactions des filles étaient différentes.

    {Alors, que vas-tu faire maintenant ? Ne me dis pas que tu vas les relâcher comme ça ? Je n’ai jamais entendu dire que les dragons aient été impliqués dans la fondation de Mercury.}

    « Après tout, tes souvenirs ne sont pas si fiables dans ce cas. »

    {Qu’est-ce que tu as dit ?}

    « Si tu veux le nier, essaye de te souvenir de quelque chose à propos de cette époque. »

    {Muu ...}

    Éléanore s’était tue. On dirait qu’elle ne pouvait rien dire de nouveau quand cela avait été mis devant les faits.

    « Bien, cependant. Je comprends ce que tu essayes de dire. Et donc. »

    J’attrapais la poignée d’Éléanore et libérais l’aura sombre.

    J’avais enveloppé les drakes qu’Hikari avait invoqués avec ça.

    {Wawawa~, tout le monde s’est transformé en humains ~ !}

    « Une aura de camouflage. Je leur ai seulement donné l’apparence d’être devenus des humains. »

    Les drakes ayant leur apparence enveloppés par l’aura se transformèrent rapidement en soldats humains.

    Ils ressemblaient tous à des humains. L’équipement qu’ils portaient est basé sur le chevalier Fortist qui était avec Hélèna lors de notre première rencontre.

    La horde de drakes s’était transformée en chevaliers de Mercury en un instant.

    {Wa~, ils sont identiques avec les subalternes de grande soeur Hélèna ~}

    « Avec cela, nous pouvons participer à la bataille. »

    {Oui ! C’est tellement incroyable, tout le monde ressemble à de vrais chevaliers.}

    Hikari était impressionnée.

    Tant que l’on ne possédait pas de pouvoirs qui dépassaient Éléanore, son aura de camouflage ne pouvait être percée.

    Et bien qu’elles soient toutes les deux des Épées Démoniaques, la fille d’Éléanore, Hikari, était plus faible et ne pouvait donc pas voir à travers ça.

    J’avais regardé Olivia sans raison particulière. Tout cela avait fait une forte impression sur elle.

    Si le Roi Dragon Olivia ne pouvait pas voir à travers, alors ça devrait aller.

    Avec cela, les préparatifs pour participer en tant que « Mercury », étaient terminés.

    ☆☆☆

    Tard dans la nuit, au sommet du mont Sirulia.

    Quand les hommes et les femmes s’étaient endormis, une jeune fille poussa la porte de la maisonnette magique et sortit.

    Le vent au sommet de la montagne fit flotter ses longs cheveux dans l’air, avec la lumière de la lune qui brillait sur elle en libérant une faible lueur.

    Hikari... bien que son apparence soit encore celle d’une enfant, possédait une beauté mystique.

    « Est-ce par ici ? »

    {Hum. Tu peux m’entendre ?}

    « Oui, je peux t’entendre. Comme c’est étrange, je crois bien que Maman soit avec Papa. »

    {Après tout, nous sommes mère et fille.}

    « Oui ! »

    Hikari avait souri avec innocence. En tant qu’enfant d’Éléanore, elle devrait être la deuxième Épée Démoniaque la plus puissante de ce monde, mais elle était d’une telle beauté dans sa forme humaine que personne ne penserait comme telle.

    Non, vous pouvez dire qu’elle était la seule à posséder une telle beauté.

    Ainsi Hikari avait d’ailleurs demandé à Éléanore.

    « Je suis sorti, mais que dois-je faire maintenant ? »

    {Umu. Appelle ton enfant dragon, il en faut un}

    « Compris ! A-chan, sors ~ ! »

    Hikari avait crié comme si elle parlait à son meilleur ami.

    Peu de temps après, un drake était apparu de son ombre.

    {A-chan ?}

    « C’est son nom. »

    {Je vois. Hum, si tu peux leur donner des noms et les différencier les uns des autres, alors c’est beaucoup mieux. En ce moment, je donnerai à Hikari l’une de mes techniques.}

    « Technique ? »

    {C’est le savoir-vivre des Épées Démoniaques.}

    « W-Waa~ ... wawawawa »

    Hikari posa ses mains sur sa tête et commença à s’agiter.

    La mère et la fille Épée Démoniaque possédaient une connexion spirituelle que les êtres ordinaires n’avaient pas.

    Éléanore l’avait utilisé et avait directement donné à Hikari ses connaissances.

    {Tu as compris ?}

    « Oui, j’ai compris. Mais, Hikari peut-elle le faire ? »

    {Tu es ma fille. Essayez-le.}

    « Oui ! Mumumumu~... »

    Hikari agrippa ses petits poings, rassembla ses pouvoirs... « Eiiya! », elle avait sauté : banzai !

    Peu de temps après, l’apparence du drake qu’elle avait convoqué avait changé.

    Il était passé de sa forme de dragon à celui d’une belle fille.

    « Waa~, elle est vraiment devenue humaine. »

    {Bien sûr. Même ainsi, je pouvais sentir un air familier autour d’elle.}

    « Hehe ~... tu peux le dire ? »

    {Que veux-tu dire ?}

    « Maman, tu m’as dit d’imaginer une apparence qui correspond bien à A-chan ? »

    {Hum}

    « C’est pourquoi j’avais imaginé ceci, à l’apparence d’une “femme bien” que Papa adore. »

    {Je vois. C’était ceci que je ressentais, hein.}

    Bien que la fille devant Hikari ne ressemblait pas forcément à une personne précise, mais comme l’avait dit Hikari, l’air qu’elle dégageait était tout à fait semblable à celle des « femmes bien ».

    Si l’on devait faire une comparaison, ce serait comme les femmes qui s’étaient rassemblées dans le harem que Rica avait fait, ou peut-être les soldates esclaves.

    L’air autour d’elle était semblable à ces femmes.

    « Merci, Maman »

    {Hum. Mais encore, tu as encore beaucoup de chemin à accomplir pour maîtriser cela. Tu as pris tellement de temps avant de changer son apparence. Il est idéal en tant qu’Épée Démoniaque de pouvoir changer son apparence dès l’instant où tu l’as invoqué.}

    « Que devrais-je faire ? »

    {Je vais te dire maintenant la façon de pratiquer. Tu devras aussi très bien t’entraîner}

    « Oui ! »

    Après qu’Éléanore avait enseigné à Hikari comment pratiquer la technique, elle avait conduit sa conscience dans la chambre à coucher.

    La chambre où un homme qui avait quatre femmes dormant à côté de lui.

    Éléanore le regarda, puis regarda la femme qui était le Roi Dragon.

    {Quand tout est dit et fait, un ange d’amour servant d’entremetteuse dans les histoires d’amours des enfants dragons... Hmph. Je suis en train de perdre mon avantage}

    Éléanore s’autocritiquait, tout en se parlant à elle même d’une voie basse.

    ***

    Chapitre 213 : Une armée d’un million et une personne

    C’était maintenant le matin au sommet du mont Sirulia.

    Tout le monde était sorti de la maisonnette magique et s’était séparé en deux groupes sur le sommet spacieux de la montagne.

    Le premier groupe était composé d’Olivia, d’Io et de Tania.

    Dans l’autre groupe, il y avait moi et mes deux Épées Démoniaques.

    Du point de vue extérieur, il y avait un homme contre trois belles femmes.

    C’était une scène où l’on était juste en face l’un de l’autre.

    « Commençons. »

    « Oui ! »

    « Prêt des pouvoirs magiques de glace à Tania »

    [Les pouvoirs magiques de glace seront prêtés à Tania Chichiakis. Temps restant : 59 minutes 59 secondes]

    J’avais utilisé le premier prix de la loterie, la capacité de prêt de puissance sur Tania. Pendant une heure à partir de maintenant, Tania aura 777 x ses pouvoirs magiques originaux.

    À la suite de cela, j’avais attrapé Hikari, plus précisément la poignée de l’Épée Démoniaque.

    « Commençons aussi. »

    {Oui !}

    J’avais entendu une voix innocente tandis qu’elle libérait ses pouvoirs.

    Les serviteurs d’Hikari avaient été convoqués autour de nous. J’avais utilisé l’aura de camouflage en même temps qu’ils étaient convoqués, de sorte que les gens qui la regardaient ne la voyaient que comme une invocatrice de chevaliers humains.

    {Waa~... Papa est après tout vraiment génial.}

    « Oui ? »

    Pourquoi m’avait-elle loué pour ça ?

    Je ne pouvais pas comprendre pourquoi, alors j’allais vite oublier cela.

    Les cent soldats drakes se dirigèrent vers Tania.

    Olivia et Io avaient reculé et avaient pris une posture d’observation.

    Tania avait lancé sa magie et avait attaqué les soldats drakes.

    Bien que ses pouvoirs magiques originaux soient faibles, avec l’effet de l’amplification 777x, Tania était maintenant capable d’utiliser une magie puissante.

    Mais même ainsi, Tania restait toujours inexpérimentée dans les batailles. Elle ne se tenait qu’à sa place, utilisant la force brute de ses pouvoirs magiques massifs pour attaquer les soldats drakes.

    Chaque fois que les soldats de drake étaient vaincus, je donnais mes pouvoirs à Hikari, les convoquant de nouveau dès qu’ils étaient vaincus.

    Et si vous voulez savoir pourquoi je faisais cela, il y a deux objectifs.

    D’abord, il s’agissait de former Tania.

    Le premier objectif était que cela l’aiderait à progresser en vainquant continuellement les soldats drakes invoqués.

    Le deuxième objectif était de vérifier les caractéristiques des serviteurs d’Hikari, les soldats drakes de l’Épée Démoniaque.

    Je voulais vérifier s’ils pouvaient être utilisés comme soldats.

    Toutefois.

    « Ils étaient faibles. »

    {Hum, bien qu’il y en avait une centaine, ils pouvaient être anéantis par l’une de vos esclaves dans leur force actuelle.}

    {Je suis désolée...}

    {Ce n’est pas la faute d’Hikari. Après tout, ils ont juste éclos hier. Et aussi.}

    {Aussi ?}

    Hikari avait une expression étonnée sur sa tête. Éléonore avait l’air un peu heureuse de la façon dont elle parlait.

    Elle semblait très intéressée par le fait que je puisse facilement imaginer qu’elle allait probablement lever le coin de ses lèvres si elle se tenait devant moi.

    {Ils commencent tout juste à grandir. Même s’ils sont faibles individuellement, il est possible qu’ils soient à nouveau invoqués aussi longtemps que l’endurance et la puissance mentale du porteur le permettait.}

    {Papa ?}

    {Umu. C’est aussi un test pour lui.}

    Une sorte de sourire resplendissait sur le visage d’Éléanore.

    Je vois, c’était pour cela qu’elle disait que cela semblait être intéressant.

    Bien que ce ne soit pas comme si elle me faisait une blague, c’était comme si elle me disait « montre-moi jusqu’où tu peux aller ».

    « Regarde-moi. »

    Je repris secrètement ma respiration et me concentrai sur la main qui tenait Hikari.

    Je ne pouvais pas montrer à Hikari que son père avait un côté non cool.

    Après un moment, ma concentration avait atteint son apogée, et les voix autour de moi avaient disparu.

    Ma conscience me pointait la bataille entre Tania et les soldats drake.

    Bien que Tania avait utilisé ses pouvoirs magiques massifs pour vaincre continuellement les soldats drakes, elle manquait cruellement d’expérience au combat, elle avait donc été finalement entraînée dans une mêlée, et avait au final été blessée.

    Olivia l’avait sauvée et l’avait fait récupérer en utilisant la boule magique (blanche) que je lui avais fait tenir avant de commencer. Io avait sauté dans la mêlée à sa place.

    Bien que je ne lui avais pas prêté de pouvoirs magiques, Io avait combattu les soldats drakes avec des pouvoirs magiques comparables à ceux de Tania. En plus de cela, Io avait une expérience de combat abondante, donc elle était capable de se battre à n’importe quelle distance.

    Elle esquivait quand ils l’approchaient, elle tirait des éclairs quand elle était à une certaine distance, et elle libérerait ses cent éclairs sur les soldats drakes quand elle était à une grande distance d’eux.

    Une grande magicienne dansait sur le champ de bataille. Io était sans pareil contre les soldats drakes. Je voulais en voir plus d’elle, alors j’avais continué à invoquer de nouveau les soldats drakes et je les avais fait attaquer.

    Finalement, l’endurance et les pouvoirs magiques de Io étaient tombés.

    Après avoir vaincu un millier de soldats drakes, ses mouvements commencèrent à s’émousser, et elle chantait sa magie plus lentement.

    Et là, il y avait eu un nouveau passage de relais, c’était Olivia qui était venue pour remplacer Io.

    Le Roi Dragon Olivia qui se tenait dignement au sommet du mont Sirulia.

    Les soldats drakes avaient arrêté leurs mouvements pendant un instant.

    Ils avaient été repoussés par le Roi Dragon devant eux.

    {Kuku, c’est ce qui les différencie de l’armée des morts-vivants}

    {Sont-ils différents ?}

    {Les miens n’ont pas de conscience ou de parole, donc ils ne seraient pas sous pression. Hikari ce sont tes enfants, non ?}

    {Non, nous sommes amis.}

    {Je vois. Mais même ainsi, c’est pareil. Ils seraient submergés par des dragons comme ça puisqu’ils possèdent une conscience.}

    {Je vois~}

    {Même ainsi, je ne peux pas comparer avec Hikari.}

    {Fue? Impossible de comparer ? Maman vis-à-vis d’Hikari ?}

    {C’est vrai. Je devrais dire, quand il s’agit de rendement, lorsque ce type utilise son endurance et sa volonté en invoquant, tu me dépasses dans cet aspect. La raison en est, sans aucun doute, parce que Hikari est sa fille.}

    {C’est parce que je suis la fille de Papa ?}

    {Puisque vous êtes apparenté par le sang, le montant de tes pertes à mi-chemin est inférieur à moi.}

    {Je vois... ehehe~}

    Éléanore et Hikari parlaient de quelque chose, mais ça ne me passait pas par les oreilles.

    C’était parce que j’avais besoin d’injecter encore plus de puissance en Hikari.

    Le Roi Dragon Olivia. Elle était plusieurs fois plus forte que Io. Elle ne faisait qu’agiter la main avec désinvolture et 80 % des soldats drakes étaient entaillés par une frappe invisible.

    Même si je les invoquais de nouveau en utilisant une énorme quantité de pouvoir, ils seraient transformés en cendres par son souffle de dragon dans l’instant suivant.

    Ils seraient anéantis après les avoir convoqués, puis annihilés à nouveau après avoir été rappelés. Ce cycle se répétait inlassablement.

    J’avais trouvé ceci un peu drôle, donc ma concentration était tombée.

    C’était parce que j’avais trouvé amusant de compter le nombre de tués d’Olivia.

    Puisqu’ils seraient annihilés rapidement après avoir été invoqués, le nombre de tués augmentait de cent chaque fois.

    Comme prévu d’Olivia. Oui, comme prévu d’un Roi Dragon.

    Je pouvais tester sans soucis avec elle en tant qu’opposante. J’avais enfoncé Hikari au sol, tenu sa poignée, et me concentrais sur l’invocation.

    Le Roi Dragon qui avait montré une force écrasante et moi qui avions invoqué à l’infini. La bataille avait continué pendant un jour et une nuit, mais il n’y avait toujours pas de gagnants.

    Le nombre de morts d’Olivia avait atteint sept chiffres.

    ***

    Chapitre 214 : Le Roi-Démon Éléanore (point de vue d’Althea)

    La Capitale Impériale Irrion.

    C’était l’endroit le plus prospère de ces terres ainsi que la place la plus enveloppée par le mal.

    Une femme marchait dans les larges couloirs du beau palais.

    Tous ceux qui passaient près d’elle, les gardes, les servantes, personne ne l’avait arrêtée.

    Althea, l’alliée jurée de Rodotos.

    Une femme qui ne possédait pas de titre officiel, mais qui était reconnue comme la deuxième figure la plus puissante de l’Empire.

    Cette femme était venue devant la salle du trône avec ses sourcils faisant un profond pli.

    Elle regarda les gardes, leur faisant ouvrir les portes épaisses, symbole de l’autorité, et entra.

    Il y avait un homme assis sur le trône.

    L’existence primordiale dans cet Empire, l’Empereur qui avait mené l’unification du monde, le héros, Rodotos.

    Et il y avait une beauté dans les bras de ce héros.

    Il était assis fièrement sur son trône avec une beauté sur ses genoux.

    Si l’on devait mentionner le type de relation entre une beauté et un empereur, il était naturel de penser qu’elle serait sexuelle, mais dans ce cas, c’était à moitié faux et à moitié juste.

    La beauté gémissait comme si elle éprouvait un plaisir hors de ce monde et sa voix résonnait dans la majestueuse salle du trône.

    Sa voix semblait si charmante que des garçons et des filles innocents rougiraient instinctivement et voudraient s’enfuir en l’entendant.

    D’un autre côté, les vêtements de Rodotos et de la femme n’étaient pas désordonnés.

    Bien que la femme enroule ses bras autour de Rodotos, il n’attrapait que la tête de la femme.

    Néanmoins, la femme tremblait de plaisir.

    Althea regardait cela en se tenant à l’entrée.

    Elle sentait la terreur... la peur.

    La raison pour laquelle elle avait peur était parce que ce n’était pas la première fois qu’elle rencontrait « ça ».

    C’est pourquoi elle savait ce qui se passerait ensuite.

    Elle jeta un coup d’œil à l’Épée Démoniaque Éléanore qui était plantée par terre derrière le trône.

    De la lumière scintillait depuis la lame d’Éléanore, comme si elle riait.

    Après un moment, la femme avait fléchi tout son corps de sa tête à ses orteils, puis déplaçant ses membres impuissants.

    ... Quand soudainement, elle avait commencé à convulser.

    Elle attrapa sa gorge avec ses deux mains, se gratta le visage et gémit de douleur. Et ce n’était que pour une courte période. En une minute, les yeux de la femme s’étaient révulsés et elle mourut.

    Le coin des lèvres de Rodotos se déforma par l’exaltation.

    Le fait de donner à une femme un plaisir sexuel en lui attrapant la tête, puis d’absorber sa force vitale n’était pas une action voulue par Rodotos, mais c’était quelque chose que l’Épée Démoniaque Éléanore lui faisait faire.

    Rodotos était complètement dominé par Éléanore. Chaque fois que Rodotos répétait cet art diabolique lié à l’utilisation de la force vitale, Althea sentait que son âme devenait terne.

    Elle était venue à lui jusqu’à maintenant pour arrêter ça, mais...

    « C’est... sa limite. »

    Althea ferma les yeux, serra les dents, puis s’avança résolument.

    Elle se dirigea vers le trône alors que la porte derrière elle se fermait.

    « Tu es venue, hein, Althea. Comment se déroule la subjugation d’Olivia ? »

    « Je souhaite parler de quelque chose avec toi... Éléanore. »

    Rodotos sembla sans émotion un instant.

    Il avait rétréci ses yeux ternes qui étaient uniques aux humains qui étaient dominés et contrôlés par l’Épée Démoniaque et avait fait un regard fixe à Althea.

    Peu de temps après, le ton de sa voix avait changé.

    Ce ton de voix qui appartenait à Rodotos, mais qui n’était pas tout à fait le sien.

    « Quoi, de quoi veux-tu parler ? »

    « Je veux que tu le relâches. »

    « Quoi ? »

    Le coin des lèvres Rodotos... Les lèvres d’Éléanore étaient levées.

    « C’est mon contrat avec lui. Je le laisserai conquérir ce monde et en retour, je recevrai la seconde moitié de sa vie. C’est ce genre de contrat. »

    «...»

    « Je sais ce que font les humains. Je sais aussi que tu ne peux pas me séparer de cet homme, peu importe ce que tu fais, alors je te permets seulement de faire ce que tu veux. »

    « Tu le savais depuis le début. »

    « Ne pense pas à des choses inutiles. Tu devrais juste profiter de ses réalisations. Tu ne fais pas partie du contrat après tout. »

    « Et si c’est en échange de ton corps ? »

    « ... Qu’est-ce que tu as dit ? »

    L’expression d’Éléanore avait changé.

    L’initiative de la conversation avait été prise par Althea.

    « Si Rodotos devait continuer à être dominé par toi, son âme serait souillée, pour ne jamais se réincarner éternellement. »

    « C’est ce genre de contrat. Plutôt que cela parle. Qu’est-ce que tu veux dire par : “en échange de ton corps” ? »

    Éléonore avait impatiemment fait continuer Althea.

    Althea sortit une bouteille de verre de sa poche.

    Un liquide richement coloré était à l’intérieur de la bouteille.

    « Si tu bois ceci, tu pourras gagner un corps physique. Pas temporaire, mais un corps que toi seul pourras posséder. »

    « Ridicule ! Il n’y a aucun moyen qui existe... »

    « Tu devrais être capable de le comprendre après l’avoir essayé. »

    Althea l’avait dit calmement. Éléanore se taisait à la place.

    Et enfin, après un long silence.

    « Dois-je seulement libérer Rodotos ? »

    Éléonore l’avait demandé et Althea avait montré un sourire légèrement amer.

    « À ce moment-là, tu devrais déjà avoir cessé de te soucier de son corps. »

    « Hmm ! »

    Après avoir vécu très longtemps, Éléanore avait acquis une intelligence qui dépassait les humains.

    Elle comprenait ce qu’Althea essayait de dire et en même temps... pour le moins, pour Althea... elle avait compris que c’était réel.

    « Comme tu veux, donne-le-moi. »

    Althea s’approcha et lui passa la bouteille de verre.

    « Que dois-je faire avec ça ? »

    « Tu la bois, c’est tout »

    «...»

    « C’est bien d’hésiter, mais tu devrais au moins hésiter après avoir arrêté la corruption de Rodotos. »

    « He ! Tu n’as pas besoin d’insister à plusieurs reprises, c’est réel ! »

    Éléanore répondit avec irritation, ouvrit la bouteille et but le liquide richement coloré d’une traite.

    * Battements de cœur ! *

    Il avait résonné si fort que même Althea l’avait entendu.

    Éléanore... Rodotos se mit à gémir, et finalement, son corps se divisa.

    L’homme... l’empereur Rodotos était inchangé, et une fille avec une expression décourageante portant une robe noire était apparue.

    « Tu ressemblais à ça, hein. »

    Althea avait parlé sans émotion.

    À l’opposé, Éléanore tremblait de joie, elle sentait et regardait son propre corps.

    « Un corps ! Mon corps ! »

    « Oui. »

    « Je sens que mes pouvoirs débordent ! Fu, fufu, fuhahahahaha ! »

    « Comme promis, libère Rodotos »

    « Avant ça, dis-moi Althea. Quelles sont les limites de ce corps ? Quelle est sa longévité ? »

    « Tu seras éternellement jeune, mais pas immortel »

    « C’est assez ! »

    Éléanore leva les yeux au ciel et éclata de rire.

     

     

    Elle agita la main et l’expression de Rodotos qui s’effondra sur le sol changea.

    L’aura sinistre de quelqu’un dominée par une Épée Démoniaque avait disparu, mais à la place, elle s’était transformée en une pâleur qui ne présentait presque aucune différence avec un cadavre.

    Voyant l’âme de Rodotos relâchée, Althea se sentit perplexe, mais apparemment soulagée.

    ☆☆☆

    Éléanore se précipitait avec beaucoup d’entrain et alla quelque part.

    Althea resta à cet endroit et laissa la tête de Rodotos reposer sur ses genoux.

    Rodotos avait déjà rendu son dernier souffle. Son corps avait été déchiré en lambeaux après avoir été corrompu par l’Épée Démoniaque pendant une longue période.

    Il était tout simplement décédé à l’instant où Éléanore était partie.

    Mais à partir du corps de Rodotos, une âme qui libérait une forte lumière était sortie.

    Althea la tenait avec ses mains, puis l’élevait vers le ciel.

    L’âme grimpa lentement vers le ciel.

    « La prochaine fois, vis comme un humain normal. Un humain normal dont le destin ne doit pas se lier avec une telle existence. »

    Althea avait vu l’âme s’éteindre.

    L’âme qui semblait faible, mais qui libérait encore une lumière, signifiait qu’elle était à peine capable de sauver Rodotos.

    Après l’avoir vue, elle se souvint d’Éléanore qui était de bonne humeur.

    Une fille en robe noire, qui dégageait une aura maléfique de tout son corps.

    Bien que son apparence soit celle d’une jeune fille, ceux qui la regardaient pensèrent inconsciemment au mot « Roi Démon ».

    « Éternellement jeune, mais pas immortel »

    Chuchota Althea.

    Dans son esprit, il y avait le visage d’un homme qui utilisait une aura sombre et qui n’avait presque pas de présence maléfique.

    Elle croyait en son avenir et à cet homme qu’elle aimait.

    « Tu comprends ce que ça veut dire, n’est-ce pas ? »

    Althea avait pensé qu’elle devrait croire en elle-même.

    ***

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