Kujibiki Tokushou: Musou Haremu ken – Tome 6

***

Le Livre du Royaume de Aegina (suite)

Chapitre 148 : Le service de livraison à domicile du Porteur de l’Épée Démoniaque

Le jour suivant, dans l’endroit où nous logions à Malonei, le bâtiment de la compagnie marchande de Delphina, et plus précisément dans sa chambre.

Elle travaillait à son bureau depuis le matin, et je regardais ça sur un canapé à quelques mètres d’elle.

« Quelle femme agréable ! »

{À cette occasion, je voudrais vraiment demander qu’est ce que tu entends par « femme agréable ».}

« Des femmes avec qui j’aimerais faire l’amour, c’est tout. »

{Cela semble simple, mais cela ne répond pas à la question.}

« Le penses-tu ? Pourtant c’est le cas. »

{D’accord, alors je te le demande maintenant. Pourrais-tu l’expliquer plus en détail ?}

« Entendu. Ce sont des femmes avec qui j’aimerais faire l’amour. »

{Cela ne compte pas comme une explication plus détaillée.}

Je pouvais sentir Éléanore rouler ses yeux dans ma tête.

« En premier lieu, que ferais-tu avec si j’en donnais des détails ? »

{...}

« Éléanore ? »

{Je-je guiderais Hikari pour ne pas devenir comme ça.}

Pour une raison quelconque, le sentiment qui découlait d’Éléanore s’était transformé en une forme d’agitation.

Mais quelle est la cause de cette agitation ?

« Tu n’as pas besoin de t’inquiéter pour Hikari. C’est après tout, ma fille. »

{Hmph, qui pourrait le croire.}

« Tu me taquines en m’appelant : “parent trop aimant”, mais tu t’inquiètes pour ça ? »

Ça faisait un moment que je ne m’étais plus senti troublé, cependant je le fus un peu à ce moment-là.

Et tandis que je discutais ainsi avec Éléanore de ces inepties, on frappa à la porte et une femme entra. C’était une jeune femme intelligente qui portait des lunettes.

Ses traits de visage étaient du même type que Delphina, une beauté typique qui pouvait être d’être décrite comme mignonne.

« J’ai quelque chose à vous signaler, Maîtresse. »

« Quelque chose est arrivé ? »

« Oui... »

Après que la femme eut fait un petit signe de tête, elle me jeta un coup d’œil. On dirait que c’était quelque chose dont elle ne pouvait pas parler avec un étranger.

« Ça ne fait rien, parle. »

« ... Oui. Une émeute se déroule dans la ville. »

« Une émeute ? Neutralise-la comme d’habitude. »

« Comme d’habitude ? »

« Oui, comme ça. »

Delphina fit un geste pour attraper quelque chose de sa poitrine.

C’était comme quand j’avais sorti cette chose sombre. Je vois, les émeutes qui étaient produites par ça étaient encore présentes maintenant.

« C’est que... Maîtresse... ça devient plus fréquent. »

« Plus fréquent ? »

« Cela s’est produit plus tôt dans la matinée. Il y a 7 cas avec seulement ceux qui ont déjà été signalés, et il y a cinq endroits qui semblent clairement étranges bien qu’il n’y ait pas de rapport entre eux. »

« ... »

Delphina rétrécit ses beaux sourcils.

« Il y a des émeutes dans 12 endroits ? »

« Au minimum, c’est bien cela. »

Elle m’avait regardé et avait répondu. Delphina qui avait reçu le rapport était entrée dans une profonde réflexion.

« Les supprimer... prendra du temps, hein »

« Vraiment ? »

« Nous ne nous attendions pas à ce que ce niveau d’émeute se produise à la fois. Nous avons préparé un groupe d’autodéfense qui remplacerait les officiels d’Aegina, mais son échelle est... »

« Je vois. Delphina... »

Delphina leva une main vers moi dès que j’appelai son nom.

Elle avait fait face avec sa paume tendue vers moi, j’avais senti qu’elle me disait de me taire.

Tout en conservant cette pose, Delphina réfléchit un moment.

« Demande de l’aide à la Guilde des Aventuriers. La récompense sera trois fois celle normale. Dites-leur aussi que le double sera payé aux aventuriers qui peuvent réprimer plusieurs endroits aujourd’hui. »

« Compris, Maîtresse »

La femme avait fait un salut et avait quitté la pièce.

J’avais complètement compris l’intention de Delphina, et son intention de vouloir s’en occuper sans mon aide.

{C’est la fierté de cette femme.}

Je le sais.

J’avais répondu à Éléanore sans le dire à voix haute. Je pensais que je devrais laisser Delphina le faire si elle voulait.

Eh bien, en entendant ses instructions, j’avais l’impression que cela serait pris en charge, même si cela prenait du temps.

Puisque c’était le cas, il vaudrait peut-être mieux que je ne sois pas ici.

Je m’étais levé du canapé et j’avais parlé à Delphina. « Je me suis souvenu de quelque chose que je devais faire, je vais retourner maintenant à mon manoir. Je viendrai ici par... »

« Maîtresse !! »

Pan !!, la porte avait été claquée lors de son ouverture.

La femme d’avant s’était précipitée dans la pièce avec un visage pâle.

« Qu’est-il arrivé ? »

« A-Egina. L’armée d’Aegina, elle se dirige vers ici. »

« ... c’est donc ce qui se passe. »

Delphina serra les dents assez fort pour que je puisse l’entendre d’ici.

Aux abords de Malonei, au-dessus du mur de la ville. En venant ici avec Delphina, j’avais regardé au loin avec ma vision multipliée 777 fois.

« Ils sont là. Approximativement, 2000 personnes. »

« Est-ce vrai... »

« Ils ont aussi un drapeau, c’est cette marque. »

Je libérais mon aura et avais fait la marque du drapeau que j’avais vu.

« C’est le drapeau du Premier ministre Prince. »

« Je pense que j’ai entendu parler de ce titre. »

« Le premier prince d’Aegina, le Premier ministre Prince Kimon Mo Aegina. Kakeru, vous l’avez rencontré une fois. »

« Je vois »

Je ne me souvenais pas de son visage, et je ne pouvais que me souvenir un peu de son nom, mais je me souvenais de ce titre de Premier ministre Prince.

« Ça veut dire que ce type dirige son armée ici, hein. »

« Oui. En même temps... je peux maintenant tout comprendre. Je parle de l’éminence grise derrière tout cela. »

« Quoi ? »

« Actuellement, des émeutes ont lieu à Malonei. La cause est cette chose sombre. »

« D’accord. »

« À l’heure actuelle, son ampleur a dépassé ce que je peux supporter, et il est également possible que cela continue de s’étendre. Et, ce qui arrive là est ce qui est important. »

Delphina laissa échapper un soupir.

« Bien que ce soit une ville que j’aie achetée avec de l’argent, cette ville est toujours celle d’Aegina. Il s’agit donc de la raison pour laquelle des officiels sont envoyés ici en son nom. »

« Je vois. »

J’avais compris.

« Il veut envoyer des soldats sous la forme d’une répression antiémeute, mais qu’il continuerait à faire stationner ici même après la suppression des émeutes »

« Oui. Il ne serait pas capable d’envoyer des soldats si rien ne se passe. S’il envoyait une armée pour reconquérir une ville qui est nominalement sous la domination de son royaume, il serait la risée des royaumes voisins. Cependant, si une émeute à grande échelle avait eu lieu... »

« Il serait capable d’envoyer des soldats sans aucun souci, hein. »

Delphina hocha la tête.

« Si cette armée pouvait entrer dans la ville et supprimer une seule émeute, ce serait ma défaite. »

J’avais regardé les nuages ​​de poussière que l’armée faisait au loin. Il restait environ 30 minutes avant leur arrivée.

« ... Aidez-moi, s’il vous plaît. »

Delphina avait abandonné.

Elle avait probablement pensé vouloir faire quelque chose à ce sujet, mais à en juger par la situation, rien ne se produirait de bon si elle ne demandait pas mon aide.

« Laisse-le-moi. »

« Nous nous occuperons du soutien et des conséquences. »

« Donne-moi l’information de là où se produisent les émeutes. Tu devrais t’occuper des conséquences plus tard. »

« Eh ? Mais, si les signes des émeutes, et si les personnes prient dedans reste... »

Pendant que Delphina pencha la tête, je me retournais et regardais la ville.

Et juste à ce moment, une émeute se produisit à 200 mètres d’ici. Les gens, qui avaient clairement perdu leur santé mentale, se battaient les uns contre les autres.

« Il suffit de regarder. »

J’avais ouvert mon entrepôt de dimension parallèle et en avais sorti ma plume de téléportation. Je l’avais utilisé et m’étais téléporté à l’endroit de l’émeute. Je m’étais téléporté à proximité et j’avais compris les détails de la situation. Il y avait dix hommes bizarres qui se battaient dans une sorte de mêlée.

Chacun d’eux avait perdu sa raison et libérait des voix semblables à celle des bêtes. Certains d’entre eux saignaient même de leurs poings, mais ils continuaient à effectuer des coups de poing sans se soucier de tout ça.

{Est-ce que nous le faisons ?}

J’avais entendu la voix excitée d’Éléanore.

« Ton tour viendra plus tard. »

{Hein !?}

« D’abord... je vais le faire »

J’avais utilisé à nouveau la plume de téléportation.

Je m’étais téléporté en prenant ces gars qui se battaient et ceux qui étaient possédés par cette chose sombre avec moi. La destination était mon manoir à Reiusu, sur les terrains d’entraînement devant la caserne des soldats.

« Votre Excellence ! »

Nikki était là. On dirait qu’elle s’entraînait elle-même.

« Combien d’esclaves y a-t-il dans la zone ? »

« Monsieur ! Tous les soldats hormis le deuxième peloton sont ici, monsieur ! »

« Assemblez-les ici. Je vais apporter de plus en plus de monde. Entourez-les ici, ne laissez personne s’enfuir. »

« Chef, oui, chef ! »

Nikki entra dans la caserne, et j’avais pu voir que les soldates esclaves se précipitaient les unes à côté des autres. J’avais aussi vu Nana avec elles.

Je m’étais senti soulagé après avoir vu ça et j’étais retourné à Malonei en utilisant la plume de téléportation. J’étais retourné devant Delphina.

« Kakeru ! »

« Et ainsi, il n’y aurait aucune preuve si je les emmenais ailleurs ? »

« ... Oui ! »

« Et alors, je compte sur toi pour l’information. Peux-tu le faire à temps ? »

« Je vais le faire à temps. »

Je regardais Delphina hocher la tête et je la ramenais à la société marchande en utilisant la plume de téléportation.

Elle avait traité l’information que ses subalternes avaient rassemblée, et en utilisant cela, je m’étais téléporté dans les zones en question et avais transporté ces personnes possédées sur le terrain d’entraînement.

Quand l’armée d’Aegina était arrivée, les gens possédés avaient complètement disparu de Malonei.

***

Chapitre 149 : Le Roi Démon

L’armée d’Aegina avait surgi au milieu de la ville. L’homme d’âge moyen qui les dirigeait était le Premier Prince d’Aegina, le Premier Ministre Prince Kimon Aegina.

Cet homme criait des ordres avec colère en se tenant sur son cheval.

Les soldats s’étaient précipités ici et là et se faisaient gifler quand ils revenaient.

Tout ce que je pouvais entendre avec mon audition 777x était : « Il n’y a pas d’émeutes », et « Foutaise ! Regardez plus attentivement ».

Effrayés par un Kimon furieux et par l’armée d’Aegina, la plupart des citadins se cachaient dans leurs maisons. Pour cette raison, la ville était pleine de soldats d’Aegina.

Cependant, ce type, il est à la fois Premier ministre et prince ? Qu’est ce que c’est que ce truc ?

{Il n’est rien comparé à toi. Le porteur de l’Épée Démoniaque aux cinq titres de noblesse.}

« Ce n’est pas comme si je m’étais nommée comme ça »

Le porteur de l’Épée Démoniaque aux cinq titres de noblesse.

Le surnom qui m’avait été fait sans que je le sache, étant porteur d’Éléanore et recevant des titres de noblesse des cinq grands royaumes.

{Aimerais-tu avoir plus de titres ?}

« Non. »

{Ce serait génial si tu en obtenais d’autres, non ?}

« C’est génial ? Vraiment ? »

Je ne le savais pas vraiment.

« Je n’avais pas vraiment besoin de quelque chose comme ça. Au pire, le porteur de l’Épée Démoniaque serait amplement suffisant. »

Après tout, il y avait Hikari.

Et ainsi, j’avais attendu et regardé en parlant avec Éléanore de choses insensées.

J’avais transporté tous les possédés de Malonei à Reiusu, donc il n’y avait personne qui restait dans cet état dans la ville.

Peu importe à quel point ils allaient chercher, il n’y avait pas d’émeute. Il y restait bien quelques stigmates de batailles au corps à corps, mais les personnes derrière tout ça n’étaient plus là.

Chaque fois qu’un soldat revenait pour l’en informer, je pouvais voir le visage de Kimon se déformer par la colère.

« Absurdité ! Cherchez toujours plus ! » Il criait à chaque fois.

« Absurdité, hein. »

{Après tout, il est le coupable !}

« Oui. Je m’en doutais déjà quand j’ai entendu cela de Delphina, mais en regardant ses réactions, c’est probablement le cas. »

{Il n’y a pas de doute.}

« Éléanore. Est-ce un humain ? »

À cause de ce cas à Comotoria, j’avais été curieux quant à tout ça. Cette femme lézard qui s’était déguisée pour kidnapper la mère d’Aura, la concubine du roi Comotoria.

Cette chose sombre qui cette fois possédait le peuple était semblable à celle que cette femme lézard avait utilisée, et il n’y avait aucun doute que Kimon en était le responsable.

Alors j’avais pensé qu’il pourrait tout aussi bien ne pas être humain.

{Je ne peux pas le dire juste en regardant.}

« C’est inutile à moins que nous ne le testions, hein. Eh bien, on ne peut rien y faire. »

{Vas-tu le faire ?}

« Oui. »

Juste à ce moment-là, j’avais vu apparaître Delphina. Elle commençait à négocier avec Kimon.

 

 

L’armée d’Aegina que Kimon mena avec désinvolture se retira de Malonei.

Les 2000 soldats avaient été déplacés et étaient entrés dans Malonei, mais en premier lieu, ce n’était pas une guerre, mais de la politique. Kimon ne pouvait rien faire s’il n’y avait pas d’émeute, alors il n’avait pu que se retirer.

S’il en restait là, cela ne donnerait à Delphina qu’une excuse pour lui causer du tort, et surtout...

« Bon sang ! Nous avons été ridiculisés de cette manière ! »

Au milieu de l’armée qui le protégeait, Kimon, d’un air agacé, cracha.

C’était la réalité et c’était ce qui préoccupait Kimon au plus haut point, le Premier Prince du royaume d’Aegina et son Premier Ministre Prince.

Le titre de Prince qui prenait en charge les affaires politiques au nom du vieux roi aurait suffi dans la pratique, cependant, ajouter « Premier » à son « Prince » ne révélait que la vanité de sa personne.

Mais après cela, il ne serait traité que comme une sorte de personne ambitieuse, mais en ajoutant sa prédisposition à la lâcheté, il avait ajouté « Ministre » pour montrer qu’il n’était pas un traître au roi.

Et ce qui avait été fait était : « Premier Ministre Prince », un titre inédit.

Bref, ce n’était qu’une synthèse de sa psychologie complexe.

Les gens qui voulaient se donner de l’importance bien au-delà de leurs compétences réelles préféraient posséder des titres exagérés. Et ne faisant pas partie des exceptions, Kimon était aussi une telle personne.

« Hey ! Que diable se passe-t-il ? »

Quand Kimon avait crié comme ça, l’atmosphère environnante changea.

Un homme était apparu, sa peau était entre le noir et le bleu, avec des crocs acérés et des cornes qui sortaient de sa tête. Il s’agissait d’une personne qui n’était évidemment pas humaine.

Il était apparu d’une manière impossible pour un humain.

« Kekeke, tu as l’air très en colère, hein. »

« Ne plaisante pas ! Je demande ce qui est en train de se passer. »

« Attends, attends, ne deviens pas trop excité. L’odeur reste présente. Et aussi, il y avait des traces d’émeutes, non ? »

« Tout à fait. J’ai obtenu ce rapport de mes soldats. »

« Si c’est ainsi, alors quelqu’un s’en est occupé. Ils avaient probablement pris soin de la cause de l’agitation, mais n’avaient pas le temps de s’occuper des conséquences. Bref, ils ont réussi à faire les choses dans les temps. »

« Cette croqueuse d’argent, hein. Hmm, ses subalternes qualifiés ont probablement pris soin d’elle. »

« C’est vrai. Tu devrais venir plus vite la prochaine fois. »

« Quand sera la prochaine infection de masse ? »

« Kekeke, nous avons déjà semé la graine, la suivante sera plus rapide. Environ trois jours »

« Je devrais faire bouger les soldats en avance, hein »

« C’est une bonne idée. Kekeke »

Kimon était tombé dans des réflexions profondes au sommet de son cheval.

C’était en effet frustrant de frapper et de manquer sa cible, mais l’adversaire s’en était à peine occupé à temps. Il pensait qu’ils pourraient arriver beaucoup plus tôt la prochaine fois.

Et pendant qu’il était dans ces pensées profondes, cette chose qu’il avait appelée marcha à son côté. Et bien que cette chose invoquée n’était clairement pas humaine, pas un seul soldat ne l’avait regardée.

Ils n’agissent pas comme s’ils ne voyaient rien. Ces soldats restaient à leur place, comme s’ils étaient obligés de ne pas en tenir compte.

Ils avaient réagi ainsi, comme s’il n’y avait rien à redire, qu’il n’y avait rien d’étrange là.

Mais leur réaction avait été modifiée par une chose bien différente. Leur marche s’était arrêtée. Des émeutes pouvaient être entendues de l’avant.

« Quoi !? Qu’est-ce qui se passe ? »

« Je-je voudrais vous informer de quelque chose ! »

Un soldat était arrivé en courant, rampant presque devant Kimon.

« Une attaque ennemie ! »

« Une attaque ennemie, dites-vous ? Est-ce des bandits ? Combien y en a-t-il. »

« Un seul »

« Ha ? Que dites-vous ? »

« Il n’y a qu’une personne ! Il n’y a qu’un seul ennemi ! »

Ce soldat répétait follement qu’il était seul.

Kimon regarda les lignes de front, il regarda d’en haut, chevauchant son cheval.

Ce qu’il avait vu était une existence spéciale, une existence ayant une aura sombre qui s’élevait autour d’elle.

« Qu’est ce que c’est que ce truc ? »

« Kekeke, c’est vraiment mauvais »

« Sais-tu qui c’est ? »

« Cette personne, c’est le porteur de l’Épée Démoniaque. »

« Le porteur de l’Épée Démoniaque ? !! »

Surpris, il regarda plus attentivement les lignes de front.

L’obscurité faisait dériver des nuages ​​de sang. Dans la main de cet homme qu’il pouvait à peine voir une menaçante et sinistre Épée Démoniaque.

L’Épée Démoniaque Éléanore. Cette épée forgée était probablement la plus célèbre de ce monde. Elle était à l’origine célèbre, mais en ajoutant ses rumeurs circulant récemment, elle était devenue de plus en plus célèbre.

« Est-ce... la vraie personne ? »

« Il n’y a pas de doute, c’est le vrai porteur. »

« Ku ! Pourquoi le porteur de l’Épée Démoniaque est-il là... ! Non, attends, tu dis qu’il est seul ? Le porteur de l’Épée Démoniaque est seul !? »

Il avait crié, demandant au soldat.

« Oui ! »

« Écrase-le ! Nous sommes 2000 ici ! Peu importe la force de ce porteur de l’Épée Démoniaque, il est seul. Écrase-le avec le nombre. Transmets-le à toute l’armée, celui qui prend sa tête, la tête de ce porteur deviendra un baron... non, il deviendra un vicomte. »

« ... D’accord !! »

Le soldat avait couru pour donner les ordres.

Duc, marquis, comte, vicomte, baron. Les titres de noblesse étaient divisés en cinq catégories, et Kimon avait déclaré qu’il récompenserait si facilement avec le deuxième titre noble.

Cela s’était immédiatement répandu, et le moral de l’armée avait augmenté d’un coup.

Les troubles qui se propagèrent peu à peu avaient disparu et les soldats s’étaient précipités vers le porteur de l’Épée Démoniaque simultanément.

« ... »

« Quoi !? Pourquoi es-tu soudainement calme. »

« Kekeke, parceque’on va faire nos adieux ici. »

« Ha ? »

« Il est temps de partir puisque le porteur de l’Épée Démoniaque est apparu. Cet individu sera bientôt ici. »

« Qu’est-ce que tu dis ? Qu’est-ce qu’il se passe s’il est le porteur de l’Épée Démoniaque ? Ce n’est qu’un seul épéiste. Il ne pourra rien contre une telle force militaire. »

« Pardonne-moi, mais je ne peux plus m’associer avec toi puisque le porteur de l’Épée Démoniaque est apparu. Je vais reprendre mes pouvoirs, mon maléfice. »

« Quoi! Qu.... »

« À plus. »

Un malaise attaqua Kimon. C’était comme si une chose importante avait été enlevée de l’intérieur de son corps. Il en était presque tombé de son cheval.

« Kekeke, à bientôt... »

Cette chose inhumaine qui avait fini d’agir ici avait tenté de disparaître. Mais à cet instant.

« Quoi ? »

Un homme était apparu devant lui. Il avait des yeux remplis de confiance, et une aura sombre entourant tout son corps.

C’était l’homme qui faisait couler le sang juste avant ça. Cet homme tenait deux Épées Démoniaques. Cet homme était soudainement apparu au milieu de l’armée d’Aegina.

« Bingo, hein. »

Cet homme avait souri et avec cette apparence, c’est...

« Le Roi... Démon ? »

Cette chose inhumaine avait été submergée par sa seule présence.

« Non ! Le porteur de l’Épée Démoniaque ! Zut ! Je dois y aller. »

« Tu ne peux pas partir, n’est-ce pas ? »

Son aura s’était étirée tel un bras et elle avait attrapé la tête de cette chose inhumaine.

« Tu vas devoir tout me dire, d’accord ? »

Au milieu de l’armée ennemie, cet homme les avait tous écrasés.

***

Chapitre 150 : Les deux Batailles

Avant toute chose, j’étais retourné dans mon manoir afin de changer.

J’étais retourné au manoir en entrant par l’entrée principale. J’avais soudainement entendu quelqu’un courir depuis l’intérieur. Il s’agissait de ma servante, Miyu, qui était apparue. Elle gérait tout le travail dans cette maison seule en agissant en tant que servante.

Comme d’habitude, Miyu m’accueillait avec un sourire éclatant.

« Bienvenue, Maître. »

« Je suis de retour, Miyu. Où est Hikari ? »

Je l’avais tiré vers moi et je lui demandais dans quel endroit se trouvait Hikari, tout en lui faisant un léger MofuMofu.

« Si c’est Hikari-sama, alors elle devrait maintenant être dans sa chambre. Devrais-je l’appeler ? »

« Non, c’est bon. Je vais moi-même y aller. Je dois amener Hikari. »

J’avais dit cela à Miyu juste au cas où. J’allais utiliser la téléportation après cela, alors je lui avais dit de ne pas s’inquiéter quand Hikari aura disparu.

« ... Compris. S’il vous plaît, prenez-en soin. »

« D’accord. »

J’avais mofuisé Miyu une fois de plus puis je me dirigeais vers la chambre d’Hikari. J’étais rapidement arrivé à sa chambre et frappais légèrement à la porte.

« Hikari, es-tu là ? »

« Papa ? »

« Oui. J’entre », dis-je en entrant.

Hikari et le Chibi Dragon jouaient dans la grande pièce. Ils se tenaient la main et faisaient une chose qui ressemblait à une danse.

Ils avaient l’air de s’amuser, et c’était tellement mignon que je les aurais bien laissés ainsi pendant un moment alors que j’aurais regardé ça si rien n’était prévu après ça. Et bien que c’était mignon, ce n’était malheureusement pas le moment pour ça.

Hikari s’approcha de moi après avoir enlacé le Chibi Dragon.

« Bienvenue, Papa ? »

« Je suis revenu. Désolé d’être soudain, mais... nous devons y aller. Nous allons nous battre, » déclarai-je.

« Hmm, j’ai compris ! »

Ce n’était pas quelque chose qu’un père aurait normalement dit à sa fille, mais Hikari n’avait aucun doute et hocha la tête avec un sourire innocent. Elle déposa le Chibi Dragon qu’elle enlaçait et lui tapota la tête.

« Myu ? »

« Je m’en vais maintenant, O-chan. Jouons à nouveau quand je suis de retour, d’accord. »

« Myu ! »

Comme d’habitude, on dirait qu’ils pouvaient se comprendre, et le Chibi Dragon cria une fois avec un sourire. Hikari lui tapota une dernière fois sur la tête et se tourna vers moi.

« Désolé de t’avoir faire attendre, Papa »

Elle avait une expression excitée au moment où elle se tournait vers moi. Son sourire était comme celui d’un enfant qui s’apprêtait à visiter un parc d’attractions.

« Oui. Allons-y. »

« D’accord ! »

Hikari ferma les yeux et posa ses mains sur sa poitrine. D’une charmante belle fille, elle s’était transformée en une épouvantable forme d’Épée Démoniaque.

J’avais attrapé cette épée. Comme d’habitude, j’avais l’impression que cela se collait à ma main. On dirait qu’elle était devenue une partie de moi.

« Allons-y. »

{Hmm.}

{Oui !}

La mère et la fille Épées Démoniaques avaient répondu et nous étions retournés aux terrains d’entraînement en utilisant la plume de téléportation.

Il y avait là, la plupart des soldates esclaves. Elles entouraient les habitants de Malonei, ceux qui étaient possédés et actuellement, elles les retenaient.

Ils résistaient, mais ils étaient impuissants devant des soldates esclaves entraînées.

Ils luttaient et attaquaient, mais chaque fois, ils étaient systématiquement battus. Au fait, pendant que les soldates-esclaves travaillaient, la commandante Nana ne faisait que regarder.

Elle avait posé les mains sur son épée qu’elle avait placée devant elle comme une canne, et fixait ceux qui étaient entourés.

{Elle a maintenant une assez grande prestance.}

« Elle avait ça dès le départ. »

{Est-ce vrai ? Quand nous l’avons rencontrée pour la première fois, elle n’était qu’une femme forte.}

« Vraiment ? »

En entendant Éléanore dire ça, j’avais essayé de me souvenir du moment où j’avais rencontré Nana pour la première fois.

La princesse de guerre des barbares qui résistait contre Mercury, Nana Kanou. À ce moment-là, j’avais déjà senti qu’elle avait une grande prestance, mais était-ce différent aux yeux d’Éléanore ?

{Elle est devenue une femme capable avec une ferme volonté et beaucoup de dignité. Si tu n’étais pas là, je serais probablement en train de faire d’elle mon possesseur et de l’utiliser pour dominer le monde.}

« Comme tu l’as fait avec ces héros et ce suzerain ? »

{Hmm}

« Cela semble intéressant, mais je ne vais pas te la donner. Après tout, Nana est ma femme. »

{... Ne peux-tu pas dire « toi aussi ».}

Je sentais qu’Éléanore chuchotait quelque chose. La voix d’Éléanore résonna dans ma tête, donc c’était hors de mon ouïe, alors il y avait des moments où je ne pouvais pas l’entendre distinctement.

« As-tu dit quelque chose ? »

{C-Ce n’est rien ! ... Je viens de dire que je ne peux pas faire d’elle mon possesseur parce que tu serais sûrement sur ma route !}, déclara Éléanore avec colère.

Ahh, je vois. Hmm, c’est vrai. Je serais sur ton chemin. Après cet incident avec Marie, pour qu’il n’y eût plus de victimes, je gérais Éléanore puisqu’elle ne pouvait pas me posséder, et elle était probablement insatisfaite à ce sujet.

« Désolé, mais je ne compte pas te laisser partir. »

{Je sais...}

« Pour le meilleur ou pour le pire, tu es après tout une femme capable. »

{ … Quoi ?}

Hmmm ? Est-ce qu’Éléanore avait l’air drôle maintenant ?

{Q-Qu’est-ce que tu viens de dire ?}

« Je viens de dire que tu es aussi une femme capable ? Regarde ! »

J’avais passé ma conscience à travers Éléanore. J’avais retiré le pouvoir de l’Épée Démoniaque et le relâchais à l’extérieur de mon corps.

L’aura sombre enveloppa mon corps, se transforma en un manteau sombre et devint un bras.

« Je n’ai pas été capable de le faire lors de notre première rencontre, mais je suis maintenant capable de le faire maintenant. Cela montre à quel point tu es une femme capable. »

{...}

Éléanore était devenue silencieuse.

« Qu’est-ce qu’il y a, Éléanore ? »

{C-Ce n’est rien !}

Éléanore avait répété les mêmes paroles que précédemment. Cependant, j’avais l’impression que sa manière de me le dire était un peu différente.

Cette fille, l’ondulation de sa tension était trop forte. Quelque chose était-il arrivé ?

Bien, peu importe. Je devrais y penser plus tard.

« Votre Excellence ! »

Remarquant que je relâchai mon aura, le premier capitaine de peloton des soldats d’esclaves, Nikki, accourut vers moi. Nana le remarqua aussi de loin, mais elle ne jeta qu’un coup d’œil et revint surveiller les hommes.

En me souvenant du mot « professionnel », j’aurais dit : Nikki.

« Bon travail. Y a-t-il un problème ? »

« Monsieur ! Il n’y en a pas, monsieur ! »

« Je vois, bon travail. Je vais y mettre fin maintenant. Faites que tout le monde recule. »

« Chef, oui Chef ! »

Nikki me salua et courut à sa place d’origine. L’ordre avait été immédiatement transmis et les soldates esclaves avaient commencé à se replier tout en maintenant leur formation.

À leur place, j’avais avancé.

« Faisons-le, Éléanore, Hikari »

{... hmph}

{Hikari fera de son mieux !}

J’avais libéré mon aura et m’approchais des hommes possédés. C’était un simple travail d’attraper cette chose qui les avait possédés avec mon bras d’aura et de l’écraser.

Il y en avait beaucoup, alors il n’avait pas fallu 10 minutes pour tout finir.

☆☆☆

Dans la périphérie de Malonei. J’avais regardé l’armée d’Aegina se retirer au loin. Plutôt que des individus, l’armée d’Aegina ressemblait à une masse énorme à des kilomètres.

« Je ne pouvais pas ressentir l’esprit d’un homme ambitieux en eux. »

{C’est bien qu’ils se soient précipités. Mais tout ce qu’ils pouvaient attraper, c’est du vent. C’était sans espoir. Et aussi...}

« Aussi ? »

{Delphina a probablement pris tout ce qu’elle pouvait d’eux. Cette femme, quand elle est en train de négocier, quand elle menace quelqu’un avec qui elle a l’avantage, je pourrais dire qu’elle est tout à fait sans cœur.}

« ... Je peux un peu le comprendre. »

J’avais senti des frissons rien qu’en me l’imaginant.

La négociation de Delphina ressemblait un peu à un mot ayant une puissance incroyable en lui.

{Et alors, que vas-tu faire ? Vas-tu aussi t’occuper de cela pendant que tu es présent ?}

« Laisse-moi voir... décidons en après avoir demandé à Delphina. »

{Compris.}

« Eh bien, allons d’abord à Malonei... »

Je m’étais retourné pour revenir cette fois, mais j’avais senti quelque chose et j’avais regardé l’armée d’Aegina.

{Qu’est-il arrivé ?}

« Cette chose. »

{Cette chose ?}

« Ne peux-tu pas le voir ? Cette chose au milieu, sur le côté du cheval de ce type qui ressemble à un commandant. »

{Ne considère pas ma vision comme si c’était la même que la tienne. Comment pourrais-je voir d’aussi loin ?}

{Hikari peut le voir ~. C’est une personne bleue qui vole.} Hikari avait répondu avec une voix innocente.

Hikari était ma fille et elle avait hérité d’une partie de mes capacités. C’était pourquoi elle pouvait le voir.

{Bleu ?}

« Sa peau est bleue, il a des cornes et a des crocs acérés. Ce mec, il n’est pas humain. »

{Je vois. Cela ressemble vraiment à une éminence grise.}

« J’ai changé d’avis. Je vais aller attraper ça. »

{Je suis d’accord. Cela devrait bien aller puisque c’est déjà devant nous.}

« Allons-y, Éléanore, Hikari. »

{Ouais}

{Je ferai de mon mieux !}

J’avais agrippé la mère et la fille Épées Démoniaques, et j’étais allé en direction de l’Armée d’Aegina, composée de 2 000 hommes.

***

Chapitre 151 : La musique du champ de bataille

« Qui diable est-ce..., kuwaa ! »

« Que s’est-il passé..., begyaa ! »

Je m’étais téléporté directement devant eux et j’avais abattu deux soldats à la fois avec Éléanore et Hikari. Du sang frais s’était répandu et la confusion s’était propagée.

L’hésitation et la surprise avaient stoppé la marche de l’armée d’Aegina.

« Q-Qui es-tu ? »

« Si tu as le temps de parler, viens à moi ! »

J’avais coupé la tête du soldat qui demandait le pourquoi du comment. Le sang jaillissait de son cou et son corps tomba lentement.

En déplaçant mon épée, j’avais abattu trois soldats qui se trouvaient à proximité.

J’avais poussé le cadavre du soldat qui était tombé vers moi puis j’avais tranché en deux le soldat qui avait perdu son équilibre à cause de cela.

Je m’étais mis à taillader mes ennemis, alors que je traçais un chemin puis j’étais allé droit au but.

« Attaque ennemie, attaque ennemie ! »

« L’adversaire est seul. Attaquez... !! »

Enfin, une réaction décente.

À la suite des ordres, des officiers ayant le grade de capitaine, ainsi que d’autres soldats avaient pointé leurs lances vers moi en même temps.

« C’est assez long ! »

C’était à ce moment que je remarquais ça. Les lances que tenaient les soldats d’Aegina étaient longues, deux fois plus longues que les lances des autres royaumes.

Naturellement, leur portée d’attaque était grande. Ils avaient mis de la distance dès qu’ils avaient entendu l’ordre de leur capitaine, et m’avaient repoussé au loin.

J’avais frappé avec Éléanore et j’avais ainsi fendu leurs armes en une fois. Les pointes en métal avaient été coupées et la surprise s’était propagée comme un courant.

{C’est encore long.}

En raison de la longueur de leur lance, j’étais encore loin de pouvoir lancer ma contre-attaque.

« Si c’est comme ça, alors je vais simplement m’approcher d’eux ! »

J’avais piétiné et je sautais vers le soldat suivant. J’avais réduit la distance qui était le double de la normale en un instant et avais tailladé le soldat avec l’Épée Démoniaque.

J’en avais décapité quelques-uns, percé des cœurs d’autres, et coupés en deux en une frappe horizontale les suivants.

Chaque coup en tuait un. J’accablais littéralement les soldats de ma présence.

{Douze~, treize~, quatorze, quinze~...}

{Que comptes-tu, Hikari ?}

{Le nombre de personnes que Papa a tailladé en m’utilisant}

{Hou, tu comptais une telle chose. Cela semble intéressant. Je devrais aussi le faire.}

{Maman, le fait-on toutes les deux ?}

{Puisque nous y sommes, organisons une compétition. Comparons laquelle auras le plus tué. Je ne me retiendrai pas même si tu es ma fille. Je ne perdrai pas comme une Épée Démoniaque}

{Hikari est aussi une Épée Démoniaque, tu sais ? Hikari ne perdrait pas même si c’était contre Maman, d’accord ?}

{Kuku, alors, c’est une compétition.}

{Oui ! Ah ! 15, 16, 17, 18...}

{Une fois, deux fois, trois fois...}

 

 

Hikari fut distraite, mais continuait probablement son compte, et Éléanore ne comptait pas par le nombre de personnes, mais par son ordre séquentiel. Et pendant que la mère et la fille Épées Démoniaques en étaient là, j’avais continué à couper des soldats.

Des morceaux de corps humains s’étaient éparpillés et une pluie de sang frais tomba autour de moi.

Les soldats étaient venus par dizaines, mais je les avais tous tués sans exception.

« Tu es un monstre ! »

« Ne vous inquiétez pas ! Il est seulement seul ! Attaquez-le tout à la fois et écrasez-le ! »

Le moral des soldats ennemis était toujours élevé. La différence entre les nombres l’influençait probablement, après tout, ils étaient 2000, et j’étais seul. C’était naturel qu’ils fussent confiants.

{Quarante-quatre, quarante-cinq, quarante-six...}

{21, 22, 23, 24...}

Même si je m’étais déchaîné dans la zone, la différence était telle que je ne les avais toujours pas diminués de dix pour cent.

Toutefois.

« Bien, très bien. Je commence à m’amuser », déclarai-je avec excitation.

J’avais soulevé les Épées Démoniaques dans mes mains et j’avais rugi. Je m’étais faufilé à gauche et à droite dans cette tempête de sang frais.

{Kuku, quel mauvais visage tu as là !}

{Papa est si classe !}

{C’est vrai. Il n’est pas mal du tout. Comme attendu d’un porteur d’Épées Démoniaques}

{Oui !}

{ ... Hey !}

Il y avait eu changement soudain dans la conversation mère-fille. Éléanore m’avait appelé.

La direction de sa conscience avait également changé. J’avais regardé dans cette direction. Il y avait des soldats tombés et dispersés, mais à travers cette foule de gens, j’avais vu une silhouette. Celle du Premier Prince d’Aegina chevauchant un cheval et d’un homme étrange à ses côtés.

La distance était une centaine de mètres. Il était en position haute sur un cheval et j’avais pu les voir.

{Ils sont là. Diminue la distance en utilisant la téléportation.}

En entendant la voix d’Éléanore, j’avais presque instinctivement ouvert mon Entrepôt Différentiel.

Mais.

« Ce n’est pas nécessaire ! Comptez juste vos victimes ! »

Ma main s’était arrêtée à mi-chemin. Je ne m’étais pas téléporté.

La mère et la fille Épées Démoniaques étaient des Épées Démoniaques en ce moment. Je pensais que je devrais les laisser être elles-mêmes beaucoup plus longtemps. Ainsi je ne m’étais pas téléporté. J’avais continué à ouvrir un chemin comme avant.

L’avaient-elles remarqué ou pas ? La mère et la fille n’avaient rien dit et avaient continué à compter.

{Cinquante~ !}

{35e. Hé toi ! N’utilises-tu pas juste Hikari ? Utilise-moi encore plus.}

{Kufufu~. Hikari va gagner contre Maman~.}

{Pas encore. Je vais t’apprendre ce qu’est une vraie Épée Démoniaque.}

Les voix des deux filles étaient comme de la musique dans un champ de bataille. Cela avait continué à me remonter le moral.

Avoir la mère et la fille comptant le nombre de leurs victimes me remontait bien plus le moral que l’odeur du sang, bien plus que le sentiment de couper la chair.

Le comptage du massacre s’était accéléré.

{61... ce mec, il ne fait même plus un visage humain.}

{Papa est vraiment fort ! 77 !}

Enfin, le chemin était complètement dégagé.

J’avais piétiné le sol et chargeais immédiatement dès que je vis ça.

J’avais attrapé cette créature étrange qui était ébahie pour une raison inconnue avec mon bras d’aura.

« B-Bâtard. »

« Tu es le responsable, hein. Pour l’instant, ne bouge pas de là. Attends juste un... »

« ... ne me regarde pas ! Dérisoire humain ! »

Cette chose avait lutté contre moi et avait sauté vers l’arrière. Et au moment où il avait atterri, il avait tué le soldat le plus proche de lui.

Il avait balancé son bras et avait coupé en deux le soldat avec un couteau. Et cela ne s’était pas terminé là. Cette chose continuait à tuer plus de soldats. Il commençait à massacrer les soldats comme s’il devenait fou.

« Que diable fait-il ? Est-il en train de devenir fou ? »

{ ... non ! Enfuis-toi d’ici immédiatement !}

« Hein ? »

Que disait Éléanore ? Fuire d’ici... Hein !

« Mon corps est lourd ? »

« Kukuku ... »

Cet homme étrange avait ri. Il souleva un seul coin de ses lèvres et se mit à rire. L’endroit où il se tenait brillait.

Non, ce n’était pas seulement là. Je venais de remarquer que le sol avait été peint avec un cercle magique.

C’était un cercle magique que je n’avais jamais vu auparavant. Ce cercle magique était soudainement apparu sur le sol.

« Quoi ? Qu’est-ce que c’est ? »

« C’est une barrière qui restreint les mouvements. »

« Une barrière, dis-tu ? »

« Oui petit. C’est une barrière qui nécessite beaucoup de sang et de chair humaine, mais tout est terminé depuis qu’elle est activée. La force de ceux qui sont à l’intérieur est limitée à un dixième », avait déclaré avec confiance cette chose.

Un dixième, dis-tu.

***

Chapitre 152 : 77X

« C’est vrai. Keke. Même si c’est toi, bâtard, même si c’est le grand porteur de l’Épée Démoniaque. Tu ne peux rien faire si ta force est limitée à un dixième de ça, n’est-ce pas ? Hein ? »

Il avait un visage encore plus maléfique, et il le déclara avec confiance. Son expression ne laissait aucun doute sur sa victoire.

J’avais vérifié mon emprise sur mes épées. J’avais aussi levé et abaissé mes pieds. C’est vrai. Mon corps me donnait l’impression d’être plus lourd que d’habitude. C’était comme si quelqu’un se pendait à chacun de mes membres.

Le cercle magique à grande échelle dont son éclat clignotait à plusieurs reprises avait ses effets. De la façon dont il avait utilisé beaucoup de chair humaine et de sang, et vu à quoi ressemblait l’utilisateur, c’était probablement une sorte de sort interdit.

Ses effets étaient manifestement visibles.

Toutefois.

« Eh bien, si c’est seulement un dixième. »

« Quoi ? »

« Si c’est juste un dixième, c’est toujours 77x. »

« De quelle chose parles-tu ? Tu joues les durs, hein. Tu es juste en train de jouer les durs. Hmph ! Attends, je vais briser ça... »

Cette chose bleue tendit le bras, il avança vers moi avec ses doigts mis vers l’avant. Ses griffes acérées déchiraient l’air et volaient droit vers mon cœur.

« Humph ! »

Avec un cri. Je frappais avec Éléonore et lui coupais le bras au niveau de son coude.

Son bras bleu avait volé dans les airs, alors j’avais continué, en le coupant en morceaux.

Son sang bleu s’était dispersé, et il avait commencé à crier.

« Qu’est-ce qu’il y a ? QU’EST-CE QUE C’EST QUE CE BORDEL !? »

« Ah, comme je l’avais pensé, ma puissance était affaiblie. »

{Kukuku, après tout, c’est tout ce que tu peux faire sans ta pleine puissance.}

{Papa... ça va ?}

Éléanore semblait s’amuser tandis Hikari semblait inquiète.

« Laisse-moi voir... »

Je regardais cette chose bleue tout en tenant la mère et la fille Épées Démoniaques, puis je regardais autour de moi les soldats d’Aegina environnants.

« C’est juste assez pour tuer tous ceux qui sont ici. »

Je souriais, je ne savais pas pourquoi, mais je souriais.

Je me demandais à quoi c’était dû. Ahh... je savais, c’était parce que c’était marrant, je m’amusais.

C’est amusant, parce que... je m’étais senti comme si s’agissait d’une bataille qui en valait la peine, une bataille que je n’avais pas eue depuis longtemps.

Je pense que c’était pour ça que je souriais.

« Putain de merde ! Je vais effacer ce sourire de ton putain de visage ! Il n’y a aucun moyen que le sort ne fonctionne pas ! Il n’y a pas de problème si nous t’écrasons tous à la fois. Toi, bâtard ! »

« Q-Quoi »

Le premier prince d’Aegina... Kimon avait réagi.

Il était finalement revenu à lui-même. Il avait été stupéfait depuis que j’avais chargé sur eux.

« Qu’est-ce que tu fais, putain ? Fais-le ! »

« Ha ! ... Je-je sais ! »

Kimon leva la main et la balança vers moi.

« Vous tous, attaquez ! L’ennemi est seul ! »

Il s’agissait d’un ordre du commandant en chef.

En raison de cet ordre, les soldats environnants avaient retrouvé leur volonté, et commençaient à attaquer.

« Bien, bien, venez vers moi. VENEZ À MOI !! »

{Vraiment, cet homme... 62}

{Soixante-dix-huit~}

J’avais décapité les deux lanciers à proximité.

Et un instant plus tard, beaucoup de soldats soulevant d’énormes boucliers chargeaient vers moi. Ils provenaient sûrement d’un bataillon différent leur armée, comme ceux qui tenaient de longues lances.

Des gars comme ça m’avaient encerclé. J’avais vu quelque chose qui reflétait la lumière. Ils avaient probablement des armes cachées derrière leurs boucliers.

« Ha !! »

J’avais tranché le soldat devant moi en deux avec son bouclier en utilisant Éléanore. Immédiatement après ça, deux soldats sur le côté utilisèrent leurs boucliers pour plaquer Éléanore au sol.

Poursuivant cette action pressante, ils avaient balancé leurs haches dans ma direction.

{63. c’est une bonne combinaison}

« Cependant, c’est trop lent ! »

J’avais coupé la gorge de ces deux-là en utilisant Hikari. Il ne restait que la peau de leur cou et ces soldats aux boucliers s’étaient effondrés en même temps.

« « « UOOOOOOO !!» » »

Sans une pause, d’autres soldats aux boucliers avaient avancé vers moi. Tous pressaient leurs boucliers pour m’écraser.

« Quelque chose comme ça ! »

{Papa, au-dessus !}

Après avoir déchiré en une seule fois tous les soldats aux boucliers avec une feinte, j’avais entendu l’avertissement de Hikari.

Je regardais rapidement au-dessus et je vis des flèches sombres, brillantes et magiques qui volaient vers moi, il y en a plus d’une centaine.

« UOOOOOOOO !! »

J’avais déplacé dans la précipitation les deux Épées Démoniaques. Une par une, j’avais paré les flèches magiques. Les flèches volaient dans une direction différente chaque fois que je les frappais avec les Épées Démoniaques.

{Esquives !}

{Papa !}

J’avais entendu le cri de la mère et de la fille. Une flèche avait franchi mes frappes d’épée.

Elle était déjà en face de moi, et je ne pouvais pas l’éviter.

« Hmph ! »

Je n’avais pas esquivé. J’avais tendu mon corps, le préparant à recevoir le coup avant que la flèche ne touche mon corps.

« « « OOOHHHHH !!» » »

L’armée d’Aegina avait lancé un cri de joie. Leur moral avait brusquement été remonté.

C’était la première fois qu’une de leur attaque m’avait touché.

« Exactement ! Écrasez-le avec le nombre ! »

Les soldats avaient réagi à la voix du prince.

De plus en plus de flèches magiques volaient, ces flèches couvraient presque le ciel.

« Trop naïf, c’est trop naïf !! Haa! »

Une vaste frappe d’Éléanore coupa les airs.

Peu de temps après qu’elle ait traversé l’air, d’innombrables grains sombres avaient été créés. Chacun d’entre eux devint graduellement plus grand, se transformant en flèches sombres qui étaient tirées vers le ciel.

Les flèches se touchèrent, elles entrèrent en collision et s’étaient disséminés comme des feux d’artifice.

« Q-quoi ! »

« Ridicule ! Le porteur de l’Épée Démoniaque est capable d’utiliser la magie ? !! »

Kimon et cette chose bleue furent surpris.

{Tu as finalement utilisé la magie après si longtemps}

« On dirait que je peux l’apprendre même avec 77x. »

Dans ce monde, on était capable d’apprendre la magie quand on avait été frappé par celle-ci et que l’on possédait le talent nécessaire pour l’utiliser

Avec toutes les capacités augmentées par la loterie, mes talents avaient également augmenté. Normalement, ils étaient multipliés 777 fois, mais en ce moment, cela n’était que de 77x à cause des limitations du cercle magique.

Même ainsi, c’était encore 77x plus qu’une personne normale. J’avais immédiatement appris la magie, et avec des pouvoirs magiques multipliés par 77, j’avais tout incanté en même temps.

J’avais ainsi abattu toutes les flèches magiques.

« Quelle force... quel pouvoir ! Voilà à quoi ressemble le porteur de l’Épée Démoniaque des rumeurs. »

« Bon sang ! C’est pourquoi je ne voulais pas m’impliquer avec lui ! Toi, putain de bâtard, comment vas-tu me payer pour ça ? »

« Arrête, relâche tes mains ! Je t’ai déjà versé des récompenses extraordinaires ! Tu as mangé à satiété, exact !? Fais quelque chose à propos de cette situation ! »

« Quelque chose ! Comment vas-tu te charger de ça !? »

Laissant de côté ces deux cris, j’avais continué à abattre des soldats et à contre-attaquer sur la magie.

Les chiffres comptés par la mère et la fille me rendirent plus excité. Le sentiment de déchirer le blocage du cercle magique était agréable.

Sentant cette excitation pour la première fois, j’avais continué à vaincre les soldats d’Aegina.

« Ku ! Si les choses prennent cette tournure, nous devrions nous retirer pour cette fois. »

« Je vais maintenant m’échapper »

« C’est trop naïf ! Pensais-tu que je te laisserais partir après tout ça ? »

« Quoi !? »

« ... Hmph ! »

Je fermais les yeux et me concentrais sur les pouvoirs de l’Épée Démoniaque. À cause de mon esprit de combat exacerbé, les pouvoirs qui avaient été utilisables étaient proportionnellement plus élevés.

J’avais fait sortir les pouvoirs des Épées Démoniaques jusqu’à leur limite et les avais relâchés tous en même temps.

Cela s’était transformé en une aura qui avait couvert les environs, comme si c’était une cage.

Ce truc bleu s’était envolé, heurtait le plafond de la cage et avait été repoussé.

« Putain, je ne peux pas sortir ! »

« Oi! Fais quelque chose à propos de ça ! »

« Va te faire foutre ! Je ne peux pas sortir, et toi aussi bâtard ! »

Les deux avaient commencé à tomber. Je les avais laissés seuls et j’allais vers les autres soldats d’Aegina.

Je pouvais m’occuper de ces deux-là quand je le voulais. En ce moment, c’était le tour des soldats restants.

{Kukuku, quel mauvais visage fais-tu là}

{Papa, fais de ton mieux !}

« Désolé, mais, je vais vous faire rouiller, mes Épées Démoniaques. »

***

Chapitre 153 : La Servante Capable

« ... ppfuu ~ »

J’avais expiré l’air qui s’était accumulé dans mes poumons. J’avais pris une profonde inspiration à la recherche d’air frais après avoir fini mon travail, mais il n’y avait que l’odeur du sang.

À cause de cela, mon excitation n’avait fait qu’augmenter.

Plus.

... Plus !

... Plus !!

Même si le combat avait pris fin, le mot « plus » avait continué à faire écho dans ma tête, poussant mon esprit combatif plus haut.

J’avais beaucoup combattu, et après m’être retourné, je vis qu’il y avait deux montagnes de mille cadavres, et deux gars étaient encore vivants sur le terrain.

Il s’agissait de le prince-héritier Kimon d’Aegina et ce type qui avait une apparence démoniaque dont je n’avais pas entendu son nom.

Ils avaient tous deux tenté de s’enfuir et avaient même essayé de m’attaquer, alors je les avais frappés avec le plat de mon épée et je leur avais fait perdre connaissance.

J’avais attrapé ces deux-là par le cou et je me téléportais avec la plume de téléportation.

J’étais retourné dans mon manoir à Reiusu, dans les terrains d’entraînement, là, où les soldates esclaves étaient toujours dehors.

Une soldate esclave m’attendait là-bas.

« Votre Excellence ! »

Nikki me remarqua rapidement et courut vers moi.

Habituellement, elle agissait de manière dure, comme un « soldat », alors dès qu’elle m’avait atteint, elle saluait comme un soldat.

« Où est Nana ? »

« Elle est dans le manoir. La femme de chambre est venue et l’a appelée. »

« Miyu l’a appelée ? »

Quoi ? Il était assez rare que Miyu appelle Nana. Les deux n’avaient généralement pas d’intérêts communs, alors je me demandais pourquoi elle l’avait fait.

Bien, peu importe. Je reviendrais après ça de toute façon. Je devrais juste le lui demander directement.

Il y a d’autres choses à faire avant ça, pensai-je, en jetant les deux hommes à terre.

« Confine-les. Assure-toi qu’ils ne s’échappent pas. »

« D’accord ! S’il vous plaît, laissez-les-nous. »

Nikki salua à nouveau puis appela les soldates esclaves.

Tout le premier peloton était venu afin d’aller ramener ces deux.

*Cognement*

Dès qu’elles avaient tout approché, mon cœur avait bondi.

Il s’agissait d’une ferveur étrange, comme si quelque chose d’immense allait déborder de mon corps.

C’était... mais qu’est-ce que c’était ?

Tout en inclinant la tête, j’avais marché vers ma maison.

{Finalement, c’est ma victoire.}

{Hmm, j’ai perdu ~. Mais, c’est après tout ma Maman.}

{Kukuku, en effet. Notre carrière en tant qu’Épée Démoniaque est encore trop différente.}

{Hikari continuera à faire de son mieux compris ~, comme une Épée Démoniaque.}

{Hmm, c’est bien de faire de ton mieux. Je te garantirai que tu seras la deuxième plus grande Épée Démoniaque de ce monde.}

{Deuxième ?}

{Après tout, je suis la plus grande.}

{Je vois~. Hmm, Hikari visera la deuxième place, d’accord.}

{Hmm. Hikari devrait être la deuxième.}

La mère et la fille Épées Démoniaques discutaient tranquillement.

Et pendant qu’elles le faisaient, j’avais continué à me battre contre cette ferveur.

Mon cœur avait commencé à courir, je voulais aller au carnage.

Je veux tout détruire, je veux libérer cette excitation.

Plus je ressentais cela, moins je pouvais en parler.

{ ... Bien alors, Hikari. Va jouer avec Olivia}

{C’est d’accord ?}

{Hmm. L’incident est terminé.}

{Oui !}, dit Hikari en revenant dans sa forme humaine.

« Hikari arrivera la première, d’accord~ »

Après cela, elle avait couru au manoir.

Je l’avais vu, et j’entendais Éléanore me dire :

{Eh bien, je suppose que tu devrais aller t’occuper de ça aussi}

« Eh ? »

{De quoi es-tu choqué ? Ne peux-tu pas t’empêcher de vouloir coucher avec des femmes ?}

« ... Oui. »

Cela étant dit, j’avais finalement remarqué cela. C’est vrai, c’était exactement ça, cette ferveur, c’était ça. C’était de la libido, et une libido accrue qui était restée après la bataille.

« C’est différent que d’habitude, donc je ne l’aie pas remarqué. »

{C’est probablement à cause de cette barrière. Parce que tu as été retenu ici, à l’instant où tu en as été libéré, ton désir sexuel a grimpé d’au moins dix fois. C’est dix fois de plus qu’après un combat normal. Tu l’as probablement senti différemment et tu ne l’as pas remarqué.}

« ... Ahh, je vois. »

{Que vas-tu faire ? Si tu veux la libérer avec violence, je t’aiderai}

« Laisse-moi voir... »

J’avais pensé à ce que je devrais faire. La suggestion d’Éléanore n’était pas mal non plus. Ce serait peut-être génial de me noyer aussi dans cette envie écrasante de destruction.

... cela pourrait détruire mes femmes après tout. Si c’était Éléanore, il n’y avait pas lieu de s’inquiéter qu’elle soit détruite.

Hmm, ça pourrait être bon.

Pendant que j’y pensais, j’étais arrivé au manoir.

Quand j’avais atteint la porte d’entrée, elle s’était ouverte toute seule.

« Bienvenue, Maître. »

C’était Miyu qui l’avait ouverte.

* Battement *... mon cœur avait sauté et m’avait apporté des vertiges.

L’apparence de Miyu, le parfum d’une femme. Je m’étais fait presque avoir par ça.

Ahh, c’était mieux.

Ce n’était pas comme si le conseil d’Éléanore était mauvais, mais c’était mieux maintenant. Cependant, je devais faire attention à ne pas la détruire.

« Miyu, désolé, mais, peux-tu me réconforter. »

« Oui ! Tout le monde attend ! »

« Tout le monde ? »

« Suivez-moi, s’il vous plaît. »

Miyu commença à marcher. Je l’avais suivie, et nous étions arrivés au niveau de ma chambre.

J’étais entré dans la pièce et « tout le monde » était là.

« Bienvenue, Kakeru, » la belle princesse de Mercure, Hélèna était là.

« Nous sommes toutes prêtes, Kakeru, » sa petite sœur Iris.

« Nous ferons de notre mieux ! » L’aventurière de Rang A, la Grande Magicienne des rumeurs, Io.

« Tu as vraiment l’air troublé, » le symbole de l’église de Solon, l’Immortelle Sainte, Mélissa.

« C’est exactement comme ce que Miyu avait dit, » La Grande Sage Althea, juste Althea.

« Je serais la force de mon Seigneur, » la femme la plus forte du monde, Nana.

Les six filles attendaient dans la chambre.

« C’est ? »

« Je pensais que ce serait probablement nécessaire, alors j’avais demandé à tout le monde de venir », avait répondu Miyu. Sa queue oscillait faiblement.

« Probablement... ? Pourquoi l’as-tu pensée ? » lui demandai-je.

« Hmm, quand le Maître Kakeru était venu prendre Mademoiselle Hikari... le Maître, il avait l’air de s’amuser, alors... »

« L’ai-je fait ? »

« Oui. C’était le visage du Maître quand il va se battre. C’est pourquoi je pensais que ce serait probablement nécessaire. »

Est-ce qu’elle s’attendait à tout ça avec ça ?

{Quelle servante capable !}

C’est pourquoi je n’embauchais pas de servante supplémentaire et que je pouvais lui confier le manoir.

J’avais fait face à Miyu et la regardais droit dans les yeux.

« Merci, Miyu. Tu es d’une aide précieuse. »

« Après tout, je suis la servante du Maître... hyaa ! »

Je l’entourai de mes bras et la portais au lit comme une princesse.

Je la déposais et embrassais ses lèvres alors qu’elle était encore troublée par cet événement soudain.

Je lui avais fait ouvrir la bouche et lui donnais un baiser profond avec ma langue.

« M-M-M-Maître !? »

« Bon travail, Miyu. En récompense, tu seras la première. »

« Eh !? ... Oui ! »

Elle fut stupéfaite pendant un instant, puis avec un énorme signe de tête, Miyu montra un visage souriant.

Elle avait l’air si mignonne. Je ne pouvais plus me retenir.

J’avais retiré son uniforme de femme de chambre d’un coup et l’avais placé sur le dessus du lit.

Voyant cela, les autres femmes s’étaient rassemblées.

Hélèna.

Iris.

Io.

Mélisse.

Althea.

Nana.

Et, Miyu.

Ces femmes capables s’étaient rassemblées, me rendant de plus en plus étourdi.

Cette nuit-là, j’étais pleinement satisfait de la gentillesse de Miyu et j’avais fait l’amour avec toutes les beautés qui s’y trouvaient.

***

Chapitre 154 : Le calibre d’un maître de harem

Miyu se leva du lit, lentement et prudemment, afin de ne pas être sur le chemin de son maître.

Miyu était sortie en douceur du lit et quitta la pièce après avoir caché sa présence. Elle avait récupéré son uniforme de femme de chambre sur le chemin et les avait enfilés une fois à l’extérieur de la pièce après avoir fermé la porte.

« Hmm, c’est bon ! »

Miyu avait alors utilisé la vitre comme un miroir afin de faire sa toilette. Rapidement, elle retourna à son apparence habituelle de femme de chambre à oreilles puis elle afficha un sourire radieux.

Cette servante qui avait reçu l’amour de son maître démontrait à travers son visage qu’elle avait reçu tout le bonheur du monde.

« Je dois aller travailler. Je dois préparer la nourriture du Maître et de tout le monde... »

Au moment où la femme de chambre était sur le point de bouger, la porte de la chambre s’était soudainement ouverte. Miyu tressaillit, elle qui pensait qu’elle pouvait avoir été une nuisance pour Kakeru.

Alors qu’elle pensait cela, elle se retourna lentement, et Iris était là.

Ses cheveux relâchés alors qu’elle était nue, tout cela montrait son côté glamour.

« Mademoiselle Iris ? Il y a un problème ? »

« Non... Hmm, bien »

Iris qui avait fermé silencieusement la porte n’était pas claire dans ses mots pour une raison inconnue. Elle regarda Miyu, rétrécissant ses sourcils. Elle essayait de lui dire quelque chose, mais ne put pas commencer à parler.

« Avez-vous besoin de quelque chose ? Ah ! Vous sentez-vous mal... »

« Non, je vais bien. Dans l’ensemble, Kakeru est très gentil. »

« N’est-ce pas ! Sur ce point, le Maître avait l’air très dur, mais il était vraiment gentil ! C’est comme s’il faisait attention à vos besoins mineurs, comme s’il prenait soin de vous autant qu’il le pouvait. »

Miyu avait accentué le tout en secouant ses poings légèrement serrés de haut en bas. Elle remuait sa queue, montrant clairement sa joie.

« Oui, c’était vraiment inattendu. Son image était celle d’un homme qui est juste brutal. »

« Ce n’est pas vrai du tout ! Maître est... »

« Non, je le sais. Je parlais juste de l’image que j’avais de Kakeru avant ça. »

« Ah ! Oui ! Je suis vraiment désolée. Je sautais aux conclusions. »

« Non, c’est bon... »

Iris avait fait une fois de plus un regard profond sur Miyu. Sans rien dire, elle la regardait fixement.

« ... euh, de quoi avez-vous vraiment besoin ? Mademoiselle Iris. »

« Aujourd’hui, j’ai enfin compris. Je comprends pourquoi c’est Miyu et Delphina qui doivent être prises comme modèle. »

« Eh !? Moi et Mademoiselle Delphina ? Modèle ?? Ehhhh ?? »

Miyu commença à paniquer.

« Oh non ! Mademoiselle Iris, vous n’avez rien à apprendre de moi. Je ne suis qu’une femme de chambre. »

« Non, c’était une excellente référence. Miyu, vous êtes vraiment incroyable. Si vous n’étiez pas avec Kakeru, je vous aurais débauchée pour devenir ma servante. »

« Débauchée... »

« Qu’est-ce que c’est ? »

« N-Non, ce n’est rien. Je me rappelais juste qu’un peu plus tôt, Mademoiselle Delphina me l’avait aussi proposée. J’ai pensé que c’était peut-être parce que je suis la servante du Maître. »

« ... Je vois. Je suivais les traces de Delphina, hein. Non, c’est comme je le pensais, n’est-ce pas, après tout c’est une telle personne. »

« Eh, hein ? Ehhh? »

« Ce n’est rien. Désolée, je vous ai rendue confuse en disant des choses bizarres. »

« Pas du tout ! S’il vous plaît, ne vous excusez pas ! »

Miyu réagissait au « désolé » d’Iris et agita les mains en rétrécissant.

« Désolée, puis-je aussi vous demander une chose ? »

« Oui ! S’il vous plaît, dites-moi ce que vous voulez. »

« Puis-je venir ici de temps en temps ? »

« Eh ? Oui bien sûr. Mademoiselle Iris est avec le maître... »

« Je ne pense pas à ça. Je voulais venir vous rendre visite, Miyu. »

« Moi ? »

« Est-ce que je serais une gêne ? »

« Non pas du tout ! Pas du tout, mais... euh. Pourquoi ça ? »

« Je veux apprendre de vous bien des choses. »

« Apprendre de moi... ? Mademoiselle Iris, est-ce que vous voulez devenir une servante ? Et cela même si vous êtes une princesse !? »

Miyu était grandement surprise.

En entendant cette réaction, Iris gloussa et se couvrit la bouche.

« Eh bien, ça pourrait être tout aussi bien. Devenir la servante de Kakeru. Ça pourrait vraiment être une bonne idée ? C’est vrai, si je devenais la servante du Maître. »

Miyu fut très surprise du fait qu’elle voulait devenir une servante bien qu’elle soit une princesse. Cependant, elle était simplement convaincue que la personne qu’Iris souhaitait servir était Kakeru.

« Qu’est-ce que vous en pensez ? Puis-je venir et apprendre de vous ? »

« Oui ! Si c’est comme ça... mais je ne sais pas si je serais d’une grande aide. »

« Vous le serez. Merci, Miyu. »

« D’accord, Mademoiselle Iris ! »

« Vous pouvez m’appeler juste Iris. »

« Ehhh? N-Non, je ne peux pas. Quelqu’un comme moi, vous appelez ainsi... »

« Je vois, Hmm, je suppose que respecter l’étiquette est essentiel avec la position de la personne »

« Oui ! »

« Si c’est le cas, alors je vous appellerai Miyu-sensei. S’il vous plaît, prenez soin de moi, Miyu-sensei. »

« Ehhhhhh? !!»

Miyu éleva bruyamment la voix, pour ne pas dire que c’était presque un cri.

Iris lui jeta un regard profond en souriant.

Les femmes changèrent peu à peu leur relation dans le harem, grandissant mutuellement, voulant devenir une « femme capable » qui lui convenait.

Et ce qui les faisait rêver, c’était la grandeur de la dignité que possédait l’homme Kakeru Yuuki.

***

Chapitre 155 : Piège

Dans la ville de Reiusu, dans l’annexe de la résidence de Kakeru, dans une salle des soldates esclaves.

Cette pièce qui était à l’origine pour les soldates esclaves avait été rapidement transformée en une « prison » pour confiner deux hommes qui avaient été soudainement amenés ici.

L’un d’eux était le prince-héritier d’Aegina, le Premier ministre Prince, Kimon Mo Aegina. Il était, après le roi, la personne la plus importante du royaume d’Aegina, et nominalement la personne à sa tête.

L’autre avait une apparence unique, ayant la peau bleue et les cornes sortantes de sa tête. Une existence qui n’était clairement pas humaine. Il s’appelait Damos, c’était celui qui avait donné un coup de main à Kimon en lui donnant ses pouvoirs.

Les deux étaient confinés, avec des soldates esclaves les surveillant étroitement.

« Laissez-moi sortir ! Laissez-moi sortir d’ici. Pour qui me prends-tu ? Je suis le prince héritier d’Aegina, le Premier Ministre Prince Kimon Mo Aegina !! »

Kimon était encore inconscient quand il avait été amené ici, mais il avait rapidement commencé à crier dès qu’il se fut réveillé. Et bien que sa voix soit forte, c’était tout ce qu’il pouvait faire. Il était incapable de faire quoi que ce soit avec ses quatre membres reliés à de solides chaînes.

Même ainsi, il avait continué à faire du bruit. Cela faisait presque un jour depuis qu’ils avaient été amenés ici. La voix de Kimon commençait à devenir enrouée par ses cris continuels, mais il ne s’arrêtait toujours pas.

« Vas-y ! Tu ne peux pas t’arrêter », déclara Damos d’une voix agacée.

Cette chose inhumaine était aussi enchaînée, mais il était relativement calme.

« Pourquoi es-tu aussi insouciant ? Cela nous est arrivé parce que tu n’as rien fait à propos de ce porteur de l’Épée Démoniaque ! »

« Qui s’en soucie, putain. Je ne voulais pas t’aider en premier lieu. Merde ! Les plus hauts avaient tout à fait raison. Je n’aurais pas dû m’impliquer avec le porteur de l’Épée Démoniaque. »

« De quoi te plains-tu ? Dépêche-toi et fais quelque chose à ce sujet ! »

« Laisse-moi tranquille. Crie juste autant que tu le veux. »

Damos qui était enchaîné à ses côtés avait soudainement menti. Cela montrait simplement qu’il ne voulait rien recevoir de Kimon, qui criait inutilement.

« Laissez-moi sortir ! Laissez-moi sortir d’ici ! Appelez Le Seigneur Yuuki ! A-t-il oublié ma gentillesse en lui donnant un titre de noblesse. !! »

Kimon avait crié encore plus.

Mais, était-il finalement fatigué de crier ? Il avait placé son dos sur le mur et s’était endormi.

Le soleil qui s’était levé s’était enfin couché, et la nuit était venue.

Soudainement, l’atmosphère avait changé. Les soldates esclaves devant la porte s’étaient soudainement évanouies.

« Enfin, n’est-ce pas ? »

Souriant, Damos leva le coin de ses lèvres. Cette chose que les humains appellent « miasmes », ce n’était que de l’air frais pour lui. En même temps, cela montrait que quelqu’un de son espèce était venu.

C’était quelqu’un vêtu de noir, qui était apparu de nulle part. Il était vêtu de noir du haut de sa tête jusqu’au bout de ses orteils.

« Tu es en retard ! »

« Tais-toi, il le remarquera »

« C’est quoi ce bordel ? »

« J’ai entendu dire que le porteur de l’Épée Démoniaque avait des oreilles pointues. Continue et crie si tu veux mourir. »

« Le porteur de l’Épée Démoniaque », Damos ferma sa bouche en entendant ces mots.

En ce moment, ce mot, cette existence, était trop puissant pour lui. Il avait dépassé toutes les limites de la prudence, pour devenir le symbole de la peur.

« Si-Si c’est le cas, dépêche-toi et fais-moi sortir d’ici. »

« D’accord. »

L’homme en vêtements noirs tendit la main et toucha Damos.

« C’est quoi ce truc ? »

« Je t’ai donné du pouvoir. Tu devrais avoir acquis le pouvoir qui te permettra de sortir d’ici, grâce au sacrifice d’une seule personne. »

« Une seule personne ? »

L’homme vêtu de noir regarda Kimon. Damos avait vu ça et avait souri.

« Kekeke, c’est ce que tu voulais dire hein. Bien ! De toute façon, il est nécessaire qu’il garde la bouche fermée. »

Avec un visage qui semblait tout comprendre, Damos s’approcha de Kimon.

Bien qu’ils soient liés par des chaînes, leur distance était toujours celle où ils ne pouvaient qu’à peine se toucher.

Damos avait touché Kimon.

Rapidement, comme la vue avait permis de le constater, la peau de Kimon avait commencé à se momifier.

« Quoi... non... »

Il était déjà trop tard quand Kimon remarqua que quelque chose n’allait pas. Sa force vitale avait été aspirée à une vitesse écrasante. Il s’était transformé en quelque chose ressemblant à une momie et était mort.

« Ha !! »

Avec un cri, Damos brisa les chaînes qui le retenaient, était-ce parce qu’il avait absorbé de la force vitale ? Tout son corps était devenu gros et musclé.

« Hehehe, c’était facile. Bon, sortons d’ici maintenant. Tu as fait dormir ces gars dehors ? »

« ... »

« Hey, qu’est-ce qui t’est arrivé ? »

« Le message. Il disait de ne pas s’impliquer avec le porteur de l’Épée Démoniaque. »

« Non, c’est... »

« Ne t’inquiète pas, je ne suis pas là pour te punir. »

« Ce n’est pas de ma faute... hein ? Tu n’es pas là pour m’effacer ? »

« ... »

« Hahaha. Ne me fais pas peur, il n’y a pas de waguheaeha !! »

En un instant, le corps de Damos grinça d’une manière indescriptible, et sa tête se mit à tomber, il était mort en laissant derrière lui son corps musclé.

« Il a absorbé la vie de Kimon pour tenter de s’échapper, mais il en a trop absorbé, ce qui fait que son corps était incapable d’en supporter le fardeau », murmura l’homme en vêtements noirs, sans l’intention d’être entendu.

« Dommage, j’étais un peu en retard pour le sauver », continua-t-il.

Après cela, il avait commencé à se fondre dans l’obscurité une fois de plus. Tout comme au moment où il était apparu, il avait disparu... ou du moins il aurait dû.

« Quoi !? Pourquoi, pourquoi ne puis-je pas partir ? »

L’homme vêtu de noir avait également couvert son visage, mais il montrait une expression de panique.

En hâte, il avait essayé de faire la même chose. Il avait essayé de quitter cet endroit, se fondant dans l’obscurité, mais ça ne se passait pas bien.

« Pourquoi ! Pourquoi est-ce... c’est ça !? »

Il avait soudainement remarqué quelque chose.

« Je suis à l’intérieur d’un miasme, une aura sombre ? C’est !? »

« Après tout, tu es venu, hein. »

Un homme était apparu, portant deux Épées Démoniaques, il dominait les environs avec une aura écrasante, même comparé aux miasmes.

Celui qui possédait une confiance absolue, et le pouvoir de la soutenir.

Le porteur de l’Épée Démoniaque, Kakeru Yuuki.

Cet homme, il était apparu dans cet endroit avec un air serein. Et en l’espace d’un instant, il avait complètement dominé cet endroit.

« Alors, je vais te laisser me dire ce qu’il se passe »

L’homme en vêtements noirs était préparé à mourir.

***

Chapitre 156 : Si je le fais, je te le rendrais

« Porteur de l’Épée Démoniaque... »

L’homme devant moi murmura avec tant de ressentiment qu’il avait l’air de cracher du sang. Mais même ainsi, quel regard intéressant !

Il avait des vêtements noirs qui couvraient tout son corps, cela incluait le fait qu’il cachait son visage, mais ces yeux, d’où sortait une lumière étrange, pouvaient être vus.

Il ressemblait vraiment à un shinobi, non, il ressemblait plus à un assassin.

La chose bleue sans tête que je voyais rouler proche de ses pieds et plus loin... une momie ?

{Cela devrait être le prince-héritier.}

En y réfléchissant, ses vêtements étaient les mêmes.

{Si tu avais pris ton temps, ils auraient été tués sans laisser de traces.}

« C’est tout le contraire. »

{Hmm ?}

« Je l’ai laissé agir. J’aurais juste demandé à ces gars si rien ne s’était passé, mais comme ils ont été tués de cette manière, c’est qu’ils n’étaient que de petites frappes. Il devrait y avoir quelqu’un ayant une position plus élevée. »

{ ... Hmm}

« Et alors, ce gars-là devrait l’être. »

J’avais pointé l’homme avec ses vêtements noirs.

Tout son corps avait tremblé. Je l’avais clairement entendu reprendre son souffle.

Hey toi, ton agitation est trop facile à lire.

D’un autre côté, les émotions vécues provenaient d’Éléanore. C’était comme si elle s’amusait.

{Quel méchant homme ! Cela signifie que tu t’attendais à ce que les hommes que tu avais capturés soient tués}

« Cela fait longtemps. »

« ... »

Le corps de l’homme en vêtements noirs s’était remis à trembler.

Cela devrait être la deuxième fois que je rencontrais ce type. La première fois, cela devait être... quand il était venu récupérer le corps de ce roi barbare à Siracuza.

« Tu es venu à nouveau pour le “nettoyage”. N’as-tu pas d’autres compétences ? »

« Qu’est-ce que tu racontes ? »

« Je t’avais laissé t’échapper à ce moment-là, mais ce ne serait pas le cas cette fois. Je vais te laisser m’apprendre ce qu’il se passe. »

« ... »

« Eh bien, il est temps de récolter les fruits. »

« Ku ! », gémit l’homme en vêtements noirs.

« Ce bâtard de Damos, je lui ai clairement dit de ne pas s’impliquer avec le porteur de l’Épée Démoniaque. »

« He~ ? Qu’est-ce que ça veut dire ? »

« ... tu pensais que je te le dirais ? »

« Franchement, tu ne me le dirais probablement pas. »

« Je suis déjà prêt à mourir. Je ne te dirai rien. »

« Mourir, hein. À ce moment-là, je n’aurais qu’à le demander à ces gars-là », dis-je tout en pointant les deux cadavres.

« Quoi ? Qu’as-tu prévu de faire ? » 

« Tu ne sais pas que l’on m’appelle le porteur de l’Épée Démoniaque ? »

Je soulevais Éléanore pour la montrer ensuite.

« C’est l’Épée Démoniaque Éléanore, c’est une épée qui a détruit le monde avec son armée de morts-vivants. »

« ... !! »

Il avait repris son souffle. On dirait qu’il s’était souvenu de quelque chose.

« C’est très facile de contrôler les cadavres. Si tu veux mourir, alors qu’il en est ainsi, après tout, les cadavres aussi racontent des histoires. »

« Ku! »

« Je vais faire en sorte qu’Éléanore les contrôle et qu’ils parlent. Et toi aussi, pendant que j’y suis. »

« Ku ...! Tu peux autant contrôler l’Épée Démoniaque. Quelle négligence. »

{Quel homme grossier ! Je ne suis contrôlé par personne. Je fais les choses que je veux faire de ma propre volonté.}

Avec ta propre volonté ? Alors ne le feras-tu pas ?

{Je-je ne dis pas que je ne le ferai pas. Je dis juste que je ne suis pas contrôlée. Je-je dis juste que je t’aide de ma propre volonté}

OK, d’accord, un petit lapsus, sans doute.

« Et donc... »

Éléanore et Hikari. J’avais brandi les deux Épées Démoniaques.

Je regardais l’homme avec des vêtements noirs et le confrontais avec mes mots.

« La seule chose que tu peux faire est de parler franchement, de parler après avoir été vaincu et torturé, ou de parler après ta mort sous le commandement d’Éléanore. »

« ... »

« Tu peux choisir ce que tu veux. »

« Ku ...! »

L’homme aux vêtements noirs plia les genoux et se mit en position. L’air autour de lui avait changé. Il avait probablement l’intention de résister.

Il avait croisé ses bras devant sa poitrine, et des lames tranchantes étaient apparues à ses doigts.

« Il ne parlera pas honnêtement, hein »

{Bien sûr}

« Allons-y. Éléanore, Hikari »

« UOOOOO !! »

L’homme aux vêtements noirs chargea en criant. Il balançait sa lame qui sortit de ses doigts et se faufila vers moi.

« Gakkiii ... n ! »

Je parais en utilisant Éléanore et je le lacérais avec Hikari.

Il avait bloqué en utilisant deux lames croisées et avait été emporté.

« Ku ! Comme c’est puissant ! »

L’homme aux vêtements noirs gémit et sauta en arrière. Je jetais vers lui... Éléanore.

J’avais lancé la légendaire Épée Démoniaque. Éléanore vola droit vers lui. L’homme vêtu de noir l’esquiva, néanmoins le bout de la lame effleura sa joue.

{Hey ! Je t’ai dit plusieurs fois de ne pas me jeter !}

Ignorant les protestations d’Éléanore, je m’étais téléporté en utilisant la plume de téléportation.

Je m’étais positionné sur le côté de l’homme aux vêtements noirs.

« Quoi !? »

J’avais rattrapé Éléanore en me téléportant et je le tailladais avec une frappe horizontale.

Des sons métalliques avaient fait écho et toute la structure avait tremblé.

De plus, l’homme aux vêtements noirs avait été emporté une fois de plus... et j’avais de nouveau lancé Éléanore.

{Ne me lance pas !!}

« Ku! »

L’homme aux vêtements noirs avait corrigé sa position en l’air et bloqua Éléanore après un atterrissage forcé.

Puis il continua de tenir sa position. Il regarda Éléonore avec méfiance et attendit la prochaine attaque.

Je m’étais encore téléporté. Je me trouvais ainsi derrière l’homme aux vêtements noirs.

« Utiliser l’Épée Démoniaque comme un leurre... !? »

« Celle-ci est aussi une Épée Démoniaque. »

J’avais rabattu Hikari.

* Zubba !! *

Le coup trancha le dos de l’homme.

J’avais ressenti une certaine résistance... c’était un sentiment étrange, une sensation que je ressentais pour la première fois.

J’étais sûr que je l’avais frappé, mais le sentiment que j’avais eu était différent de celui où je tranchais des humains ou des monstres.

D’un mouvement rapide, l’assassin avait pris de la distance.

* Shuuuuu ! *. Une sombre aura avait fui de son dos qui avait été blessé.

Des miasmes, c’était le mot qui m’était sans raison venu à l’esprit.

Perdant de la vitesse après avoir été bloquée, j’avais attrapé Éléanore qui était sur le point de tomber et je la jetais à nouveau.

L’homme aux vêtements noirs avait pris position. Cette fois, je m’étais téléporté avant qu’il ne bloque, puis je l’avais attrapé et avais frappé avec à nouveau.

* Bakiii... n !! *. Les deux lames de l’homme aux vêtements noirs avaient été brisées.

Je l’avais encore jeté et me téléportais à nouveau. J’avais frappé avec Hikari en venant d’en haut, là où il était vulnérable. J’avais ramassé Éléanore dans le même mouvement, puis jeté l’épée, pour finalement me téléporter.

Avec une frappe en utilisant les deux épées démoniques, j’avais coupé l’un de ses bras.

Je l’avais à plusieurs reprises jeté, puis téléporté et attaqué l’homme aux vêtements noirs de toutes les directions.

Incapable de bloquer toutes ces attaques, il fut poussé au milieu de la pièce et bloqué là.

J’avais arrêté momentanément mes attaques et j’étais revenu là où j’étais debout au départ.

J’avais pointé Éléanore vers lui. Puis je lui avais demandé.

« Comment est-ce ? Envie de parler maintenant ? »

« ... »

« On dirait que tu n’as pas encore eu assez »

{Est-ce qu’il pense qu’il peut gagner ? Regarde, les endroits où tu l’as coupé ont commencé à se régénérer}

Comme l’avait dit Éléanore, on dirait que l’homme aux vêtements noirs se régénérait.

Les miasmes qui fuyaient de l’endroit où il avait été coupé avaient graduellement diminué et le bras et les lames que j’avais coupés étaient complètement revenus à leur place. C’était comme si rien n’avait changé, avant que je commence à attaquer. La seule chose qui avait changé, c’était l’étrange lumière que lâchaient ses yeux, elle devint sinistre et commença à briller de rouge.

« Ne t’énerve pas ! Tu n’es rien d’autre qu’un homme chétif !! »

L’homme aux vêtements noirs contre-attaqua. Jusque-là, il était unilatéralement attaqué, mais maintenant il commençait aussi à attaquer. Il balançait son bras et ses lames qui se régénéraient.

J’avais paré en utilisant Éléanore. C’était un coup vraiment fort.

« Juste ça, hein »

« Tu t’es fait avoir. »

« Hein ? »

Une odeur étrange et forte était venue profondément à mes narines.

Peu après, la lame de l’homme aux vêtements noirs avait commencé à corrompre Éléanore. Quelque chose qui ressemblait à de la chair, frétillait sur ses veines bleues et la dévorait.

« Avec ça ! »

{J’ai été méprisé hein}, dit-elle en riant.

Cependant, cela ne semblait pas qu’elle s’amusait du tout.

Je ne faisais rien, mais ce détournement s’était arrêté.

Cette chair, qui essayait d’envelopper la lame d’Éléanore, s’était brisée.

« Quoi ? Ça ne marche pas ? »

{Penser que tu essaierais de faire une telle chose contre moi}, Éléanore avait ricané.

Probablement, il avait essayé de corrompre Éléanore afin de pouvoir la contrôler.

Du moins, c’était ce que je pensais.

{Hey, toi qui es là. Punis-le un peu}

On dirait qu’Éléanore était plutôt énervée. Il était assez rare qu’elle demande quelque chose sans crier ou faire des blagues.

J’avais frappé avec Éléanore.

« Kuu !! »

L’homme aux vêtements noirs roula sur le sol. Il avait atterrit près de cette chose bleue et du cadavre du prince héritier.

Avec ces deux cadavres, il réessaya ce qu’il avait tenté de faire avec Éléanore. Les cadavres avaient été instantanément corrompus et avaient commencé à bouger.

Un cadavre sans tête et une momie. Ces deux-là, qui me faisaient penser à l’armée des morts-vivants, se déplacèrent vers moi.

« Il te ressemble beaucoup »

{Ne me compare pas avec ça !}

Éléanore avait crié. Elle était revenue dans son état normal.

Le corps sans tête et la momie avaient attaqué. J’avais bloqué leurs attaques avec les deux Épées Démoniaques. Peu de temps après, les deux cadavres avaient été étripés.

Et dans l’intervalle, une lumière d’argent... l’homme aux vêtements noir avait attaqué avec sa lame.

« Avec ça ! »

Les cadavres étaient des pions à sacrifier, non, c’était juste un camouflage. Il voulait m’attaquer pendant que je bloquais l’attaque des cadavres, Hmm.

« C’est inutile. »

« Je m’interroge à ce sujet. »

J’avais vu l’homme aux vêtements noirs sourire.

Je ne pouvais pas bouger mes bras. En regardant de plus près, Éléanore et Hikari, leurs deux lames se corrompaient à nouveau.

« Tant que je peux t’arrêter en un instant ! »

« Mu ! »

Je ne pouvais pas bouger les Épées Démoniaques. Il n’y avait qu’une fraction de seconde avant que la corruption ne s’enclenche.

C’est là que résidait son but. Les deux lames de l’homme aux vêtements noirs étaient allées directement vers moi. Elles contrôlaient les cadavres et allaient corrompre mes épées après cela.

C’était son attaque principale, après avoir utilisé deux leurres. Je ne pouvais pas m’empêcher d’être surpris. Je me sentais comme si j’étais celui qui avait le plus mal jouer deux fois de suite.

« Eh bien, ce n’est pas comme s’il y avait quoi que ce soit que je ne puisse faire »

« Quoi !? »

L’homme aux vêtements noirs était stupéfait.

J’avais bloqué ses lames après avoir laissé Éléanore et Hikari tomber.

Bloquer un coup d’épée entre ses mains nues (shinken shihara-tori). Je l’avais fait en utilisant ma vision dynamique 777x.

« Ridicule... laisser tomber ainsi les Épées Démoniaques... »

« Tu m’appelles porteur de l’Épée Démoniaque, mais tu en as mal compris les fondamentaux »

« Quoi ? »

« Je ne suis pas utilisé par l’Épée Démoniaque. Je suis celui qui utilise l’Épée Démoniaque. »

* Bakin ! *. J’avais cassé sa lame pendant que j’y étais. Je l’avais jeté et avais attrapé sa tête, puis je levais son corps de sorte que ses pieds n’atteignirent pas le sol.

Il battait des pieds, luttant désespérément.

« Je vais t’apprendre une chose. C’est à propos de cette corruption. »

« ... ! »

J’avais touché Éléanore qui avait été plantée horizontalement au sol et je lui dis.

Je ne pouvais pas le faire. Je ne pouvais pas l’altérer.

Mais, Éléanore le pouvait. Elle pouvait le faire aussi naturellement que de respirer.

Et, j’en étais sûr, elle voulait le faire maintenant.

{...}

Je sentais Éléanore qui rougissait en moi, alors qu’une aura sombre sortait de ma main et enveloppait l’homme aux vêtements noirs.

Sa résistance n’avait pas duré plus d’une seconde.

***

Chapitre 157 : Les Démons et la Sainte

« Tu peux maintenant parler. Qui diable es-tu ? », avais-je demandé à l’homme aux vêtements noirs tout en le saisissant avec un bras d’aura dans l’air.

Le pouvoir de l’Épée Démoniaque l’avait complètement contrôlé. Il avait répondu avec une voix dépourvue d’émotion.

« Nous sommes les contrôleurs. »

« Contrôleurs ? »

« Ceux qui contrôlent l’ordre du monde et du chaos, en les maintenant dans un bon équilibre. »

« Contrôler l’ordre mondial et le chaos ? C’est une chose exagérée. Quel est le nom de ton groupe ? »

« ... »

La lèvre inférieure de l’homme aux vêtements noirs bougea, mais il s’arrêta. Il ne répondra pas à la question, alors j’avais demandé à nouveau.

« Réponds-moi. »

« ... »

« Hey, franchement, il ne répond pas. Y vas-tu trop doucement avec lui ? »

{Il ne le sait probablement pas. En premier lieu, il pourrait y avoir la possibilité qu’il n’y ait pas de nom.}

« Il n’y avait pas de nom ? Est-ce possible ? »

{Quand ta femme serait attrapée, que penserais-tu qu’elle réponde si on lui demandait quel était le nom de son groupe ? Est-ce qu’elle répondrait : « le groupe du porteur de l’Épée Démoniaque et de ses joyeux amis » ?}

« ... c’est possible, hein. Qu’en est-il de la possibilité qu’il sache, mais ne veuille pas le dire ? »

{Impossible}, Éléanore avait ricané.

{Il n’y a qu’une seule personne que je ne peux pas contrôler dans ce monde}

Moi, n’est-ce pas.

{Pourquoi ne pas lui demander pourquoi il est venu les « nettoyer » ?}

« Je suppose que cela peut être bon. Pourquoi es-tu venu pour les “nettoyer”, vous étiez tous deux des camarades, non ? »

« Parce qu’il s’est impliqué avec le porteur de l’Épée Démoniaque. »

« Avec moi ? »

« Les eunuques de Calamba, la reine de Comotoria, le roi usurpateur Thioza. Tout comme nous l’avions fait jusqu’à maintenant, nous devions les tuer avant qu’ils aient un contact direct avec toi. »

« Les tuer avant qu’ils n’entrent en contact direct avec moi... non, attends »

...

Ce mec, qu’est-ce qu’il venait de dire ?

Calamba ?

« Que veux-tu dire par les eunuques de Calamba ? Est-ce que c’est à cause de toi qu’ils sont morts dans la cellule de la prison ? »

« J’ai reçu des ordres, et j’ai pris soin d’eux personnellement. »

« Hey, hey »

{Quelle nouvelle information surprenante !}

« De penser qu’ils sont aussi impliqués dans ça... »

Les trois eunuques de Calamba. Les bâtards qui contrôlaient le Royaume de Calamba en utilisant la reine Rica comme marionnette.

J’avais coopéré avec Rica et les avais jetés dans la prison, mais l’incident avait été classé sans suite parce qu’ils étaient morts subitement.

Cela aussi... non, puisqu’à ce moment-là, ces gars-là avaient été impliqués, hein. Je pensais que c’était seulement à Comotoria et Siracuza, mais il semblerait que je me trompais.

Ils étaient déjà là quand j’étais arrivé à Calamba.

Et, à Aegina aussi, hein. Ils étaient entrés dans presque tous les royaumes de ce monde.

« Mais pourquoi les effacerais-tu avant qu’ils aient un contact avec moi ? »

« Il a été jugé que “le porteur de l’Épée Démoniaque est trop dangereux”. »

« Trop dangereux ? »

« Le seul homme dans l’histoire de ce monde qui a fait succomber l’Épée Démoniaque Éléanore, et l’a complètement mis sous son contrôle. L’homme qui a fait pencher la balance d’un côté. L’homme qui fait en sorte que le chaos s’accélère »

{Je n’ai pas succombé !}

Éléanore avait protesté.

D’habitude, je l’aurais taquinée, mais maintenant je l’avais ignorée.

« C’est pour ça que tu as essayé de t’évader. »

« L’existence qui a complètement fait succomber l’Épée Démoniaque est trop dangereuse. Face à lui directement, même notre race ne peut pas s’en sortir indemne. Toutefois »

« Toutefois ? »

« Bien qu’il soit un porteur d’Épée Démoniaque, il n’est rien d’autre qu’un humain. Nous avons seulement besoin d’attendre le moment de sa mort. La vie d’un être humain est sans conséquence et n’est qu’une fraction de la nôtre. C’est pourquoi, après la défaite du Roi usurpateur, nous avons décidé de ne pas nous impliquer. »

{Je vois. C’est un bon coup. S’ils ne peuvent pas gagner, alors attendre jusqu’à ce que leur adversaire meurt. Kuku, quel bon coup !}

« Qu’est-ce qui t’impressionne autant ? »

{Même si c’est toi, tu dois avoir une durée de vie, n’est-ce pas ?}

« ... Je me le demande. »

J’y avais aussi parfois pensé, mais il y avait quelque chose qui me faisait penser que je ne pouvais que retarder ma fin.

C’était à propos de ma vie.

Je ne savais pas ce qui allait arriver à ma vie. Elle pourrait être affectée par le multiplicateur 777x, ou bien elle pourrait ne pas être. Si c’était de l’endurance, des choses ressemblant à des HP, je pouvais le confirmer, mais il n’y avait aucun moyen de vérifier ma durée de vie, il n’y en avait pas.

Mais je comprenais la raison pour laquelle ils pensaient comme ça. Je suis un humain, normalement, ma vie se terminera après plusieurs décennies.

Je ne savais pas grand-chose de ces gars, mais cette chose bleue, et en regardant ce type démoniaque, je pouvais dire qu’ils vivaient probablement plus longtemps qu’un humain normal.

Je pensais donc que la stratégie d’attente jusqu’à ma mort était faisable.

« Si tu ne voulais pas t’impliquer avec moi, pourquoi ce type est-il apparu ? Ce roi usurpateur est ce type de Siracuza, n’est-ce pas ? Si vous l’aviez décidé à ce moment-là, alors pourquoi ? »

« C’est parce que c’était un imbécile qui a été trompé par la cajolerie de Kimon »

{Kuku, on dirait même qu’ils ne peuvent pas contrôler les subalternes de leur organisation. Tu devrais apprendre de leur exemple}

« Que veux-tu dire par là ? »

{Tu comprendras un jour}

Que comprendrais-je ?

Bien, peu importe. Je devrais juste y penser quand ce moment viendra.

{Avec ceci, nous savons approximativement ce qui se passe.}

« Je le suppose. Enfin, dis-moi encore une chose. Qui est ton patron ? »

« Solon »

« Solon, hein. C’est le nom de ton patron. »

{A-t-il dit Solon !?}

« Est-ce que tu le connais ? Éléanore »

L’Épée Démoniaque et les démons avaient-ils (probablement) quelque chose en commun les uns avec les autres ?

{Qu’est-ce que tu dis ? Tu devrais aussi connaître ce nom}

« Je le connais ? Solon ? Je ne connais pas quelqu’un nommé comme ça. »

{Cet homme...}

« Je ne m’en souviens pas si c’est le nom d’un homme. »

{Je ne le pense pas par ça}

« Haa ». Éléanore laissa échapper un soupir. J’avais l’impression qu’elle roulait aussi les yeux.

{Mélissa}

« Mélissa ? Ne s’appelle-t-elle pas Solon... ? L’église de Solon ? »

J’avais soudainement réalisé. C’était comme ça, hein.

Je ne l’avais pas remarqué puisque ce n’était pas le nom d’une personne, mais je m’étais souvenu d’avoir mentionné le nom de Mélissa.

L’Immortelle Sainte, Mélissa.

La raison pour laquelle elle était appelée Sainte était parce qu’elle appartenait à la religion de l’Église de Solon.

Solon et l’église de Solon.

« Est-ce une coïncidence »

{Cela me semble être trop beau pour être vrai.}

En entendant les mots d’Éléanore, je ne pouvais que hocher la tête silencieusement.

***

Chapitre 158 : La princesse travailleuse

Dans le royaume d’Aegina, dans la capitale, Rethim, existait un palais royal rempli d’eau et de verdure appelées « Palais d’Été ».

C’était à l’origine une résidence faite par le Roi d’il y a cinq générations pour sa Reine bien-aimée, mais à la suite des extensions et des reconstructions qu’il avait ordonné de faire pour sa Reine bien-aimée, sa dimension et son luxe dépassaient celles du palais royal original.

Ajoutant à cela la commodité de vivre là-bas, cet endroit était actuellement appelé Palais d’été, et l’original était appelé Palais d’Hiver, avec le roi prenant en charge les affaires de l’État tout en changeant de résidence chaque saison.

Dans une pièce à l’intérieur de ce palais d’été, Sélène Mi Aegina était là.

Elle était actuellement âgée de 16 ans. C’était la seule princesse née de l’actuel roi Aegina, une fille qui avait été élevée dans les fleurs et les papillons.

Parce qu’elle avait grandi sans se faire gronder et qu’elle avait été gâtée sans limites, elle ne considérait pas les autres comme des « humains », à l’exception de ceux de la famille royale. Non seulement cela, même si c’était un membre de la famille royale, par exemple, son premier frère le prince héritier Kimon, elle dirait tout ce qu’elle voulait et serait gâtée plus tard.

Sélène l’appela son aide de camp, un homme appelé Abraham.

Sélène était assise sur une chaise plus grande que le trône du roi, Abraham, lui, était en train de l’attendre. Le visage radieux de Sélène avait changé en un visage en ayant une forte expression, un visage propre à ces filles nobles et royales gâtées.

« Tu n’as pas encore trouvé mon frère aîné ? »

« Ha ! Les 2 000 soldats que le Prince -Héritier a menés ont été retrouvés anéantis aux environs de Malonei. »

« Fu~n, frère aîné était là ? »

« Actuellement, nous le confirmons à la hâte, mais il n’a pas encore été trouvé. »

« Mais, tu le sais bien ? Les soldats ont été massacrés, n’est-ce pas ? Alors, il n’y a aucune chance que seul mon frère aîné ait survécu. »

« C’est... euh... je ne sais pas. »

« Quoi ? Qu’est-ce que tu ne peux pas faire ? »

« Euh... non... »

« Parle plus clairement ! »

Sélène se releva, leva les pieds et donna un coup de pied à Abraham. Le bout de son pied frappa proprement la mâchoire de l’homme et ne put s’empêcher de se pencher en arrière.

Les gardes étaient debout dans l’entrée de la pièce, mais leur expression n’avait pas changé parce que c’était une scène habituelle, et ils avaient simplement continué leur travail.

Sélène se rassit sur son siège et Abraham s’agenouilla de nouveau, ne se souciant pas du sang qui coulait de lui, et continua de rapporter.

« D-Dans un certain sens, il pourrait déjà être décédé, ou être devenu un captif. »

« Amusant. Qu’arrivera-t-il s’il devient captif ? »

« Dans ce cas, nous croyons que le délinquant exigerait quelque chose, mais parce qu’il n’y a rien de venu pour le moment, cette possibilité est très faible. »

« Alors, ne le dis pas ! »

Elle donna un coup de pied à la mâchoire d’Abraham. Du sang frais avait été éclaboussé. La moquette coûteuse en était enduite.

« Frère aîné est mort. Est-ce bon si je pense comme ça ? »

« ... Ha ! »

« Amusant. Frère aîné est mort, cela signifie que quelqu’un a besoin de prendre soin du royaume à sa place ? Père se remet de sa maladie, alors il a tout laissé à mon frère aîné, donc, quelqu’un a besoin de prendre sa place. »

« ... c’est exactement comme le dit Son Altesse. »

« Très bien, dans ce cas je vais le faire. »

« S-Son Altesse Sélène le fera ? »

« Quoi ? As-tu un problème avec ça ? »

« Non, s’il vous plaît ne soyez pas outré par cette misérable créature. »

Abraham agita les mains à la hâte. C’est parce qu’il sentait que le troisième coup de pied était sur le point de venir.

Mais même ainsi, il ne pouvait pas laisser Sélène intervenir dans les affaires de l’État. Abraham était un homme qui avait juré fidélité à Aegina, et bien qu’il soit traité de façon déraisonnable pour « prendre soin d’un enfant », sa loyauté n’avait pas été endommagée.

Il réfléchissait désespérément, cherchant une raison, un moyen qui pourrait arrêter Sélène.

« ... Cependant, je ne crois que cela soit possible tout de suite. Comme vous le savez, Son Altesse Kimon se faisait appeler “Premier ministre Prince” et faisait obéir ses sujets à ce titre. »

« Alors, j’ai seulement besoin de devenir Premier ministre Princesse. »

« Non, le terme “Premier ministre” de Premier ministre Prince signifie le régent, au sein des dix-sept rangs de fonctionnaires pris du trésor d’État Xiphos, il est classé à la plus haute position. En ce moment, Son Altesse la princesse n’a pas de titre, ce qui signifie qu’elle est nominalement au dix-huitième rang. La promotion des grades supérieurs au troisième rang n’est d’ailleurs possible qu’avec l’ordre de Sa Majesté le roi. »

Abraham était un homme qui était considéré comme compétent. Il avait l’esprit vif et connaissait toutes les lois et institutions du royaume. C’était pourquoi il était capable en un instant de penser à des raisons pour rejeter le caprice de Sélène à la fois rationnellement et légalement.

C’était excellent, si tout était normal.

« Ordre de Père ? Père ne peut pas faire ça puisqu’il est coincé dans son lit à cause de sa maladie. »

« Si oui, c’est Son Altesse Kimon qui est régnera comme régent. »

« Frère aîné est mort, tu sais ! »

Abraham avait été frappé à nouveau. Il avait pris ce coup sans résister.

Un coup propre à la mâchoire... quelques coups ne sont pas si chers payé si c’est afin de protéger le Royaume, pensait-il.

« S’il vous plaît, pardonnez ma grossièreté. »

« Rien ne peut-il être fait ? »

« Sans l’ordre de Sa Majesté le roi... »

« Muu ...! C’est ennuyeux. »

«...»

Abraham se tut. Il avait prié pour qu’elle recule avec ça.

Il n’y a pas de problème, c’est décidé par la loi, et Sa Majesté ne doit pas ordonner une telle chose, pour plusieurs raisons, pensait-il.

Habituellement, son jugement aurait été intégralement suivi.

Cependant, si Abraham était un homme qui pensait avec bon sens, Sélène était une princesse gâtée qui ignorait les convenances.

« Hey, par exemple, puis-je faire promouvoir un officiel de deuxième rang au premier rang ? C’est juste un rang, n’est-ce pas ? »

« Haa... c’est... bien, si c’est Son Altesse la Princesse. »

Abraham avait un sentiment étrange. Cependant, il pensait que c’était sûrement le mieux.

Les visages des officiels de deuxième rang apparurent instantanément dans sa tête. Cependant, ce serait des milliards de fois mieux s’ils devenaient Premier ministre que Sélène.

« Qu’en est-il du troisième rang au deuxième rang ? Je peux le faire bien sûr, non ? »

« C’est précisément ce que dit Son Altesse. »

« Mufufu. »

Abraham avait un mauvais pressentiment. Il avait un terrible sentiment.

« Hé, ce fonctionnaire du rang le plus bas. Quel genre de poste y avait-il au dix-septième rang ? Donne-moi un exemple. »

« Le gestionnaire de l’écurie. C’est la personne qui prend soin des chevaux de Son Altesse. »

« D’accord, alors je vais publier une annonce officielle aux ressources humaines. Au nom de Sélène Mi Aegina, Sélène Mi Aegina sera nommée responsable de l’écurie. »

« ... Quoi ? »

Abraham n’avait pas compris ce qu’on lui avait dit. Cela dépassait de loin son bon sens.

« Je dis ~, je me nomme responsable de l’écurie. »

« P-pourquoi ? »

« C’est pour être promue bien sûr. J’ai seulement besoin d’être promue à partir du bas, n’est-ce pas ? Je vais travailler en tant que responsable de l’écurie, et puisque je suis une princesse, je peux me promouvoir légalement, non ? »

«...»

Étourdi. Abraham était pétrifié.

Une telle chose, était-ce vraiment possible ?

Non, en le pensant d’une manière rationnelle, c’était possible. Il n’y avait également aucun problème légalement. Le problème était que pour la première princesse du royaume d’Aegina, Sélène Mi Aegina, devenir une responsable de l’écurie était une situation impossible.

Abraham était incapable de la suivre, il était incapable de l’arrêter.

Et ainsi, la Première Princesse du royaume d’Aegina, ainsi que la responsable de l’écurie, Sélène Mi Aegina, avait accumulé des « mérites » et avait été promue de façon continue.

Après un mois, la Première Princesse du Royaume d’Aegina, la « Princesse du Travail », ainsi que la Première ministre Princesse, était née.

***

Chapitre 159 : Des bonnes manières même entre amis

La lumière du matin entre les rideaux m’avait réveillé.

Dormant sur le lit, Althea et Io se blottissaient contre moi.

J’avais couché avec ces deux-là hier. Bien sûr, je n’avais pas seulement dormi, mais je les avais aimés à fond. J’avais appelé Althea parce que je voulais lui poser des questions sur l’Église de Solon, mais elle était une femme si mignonne que je ne pouvais pas m’empêcher de me mettre dans l’ambiance.

Io, étant passée à ce moment-là, je les avais alors traînées toutes les deux dans le lit... et la nuit était terminée sans que je le remarque.

Eh bien, je devrais en parler à Althea aujourd’hui.

Alors que j’avais pensé à cela, et que j’étais sur le point de me lever.

« Lady Althea, pourriez-vous, s’il vous plaît, m’accorder un instant ? »

Io avait parlé à Althea avant que je ne le fasse. Comme je m’étais intéressé à ce dont elles allaient parler, j’avais tout simplement continué à faire semblant de dormir.

« Pouvez-vous m’appeler juste Althea ? »

« S-Sans honorifique !? Oh non, je ne peux pas faire ça, c’est trop impoli envers la légendaire Grande Sage ! »

Io s’était sentie troublée. Fufu. Althea est après tout incroyable.

Eh bien, elle devrait l’être. Après tout, elle m’avait permis d’avoir des titres de nobles des cinq grands royaumes de ce continent si facilement. C’était comme prendre la position d’un ministre des États-Unis, de la Russie ou du Japon et d’autres grands pays en même temps.

La Grande Sage Althea, en y réfléchissant attentivement, c’était une femme incroyable.

« Vous n’avez pas besoin de penser comme ça, vous savez ? Je suis Althea, et juste Althea. »

« Juste Althea ? »

Une main douce était passée sur moi. Il s’agissait de la main d’Althea.

Elle avait pris la main d’Io et l’avait posée sur sa poitrine.

« Je ne suis qu’une simple femme qui a retiré tout ce qu’elle porte. Je suis donc simplement Althea. Quand je suis dans ses bras comme ça, je suis juste une femme comme vous. »

« E-Est-ce vrai ? »

« Ou bien est-ce que vous voulez vous réclamer comme étant “l’Aventurière de Rang A, la femme aux mille éclairs, Lady Io !” devant lui ? »

Quel genre de personnes ferait ça ?

« Je ne souhaite pas ça ! Je suis la femme de Kakeru. »

« De la même manière que toi, je suis aussi juste Althea. De plus, je serai heureuse si tu me parles d’une manière moins formelle. »

« Euh, hum... je ne peux pas vous parler ainsi ? Tutoyé quelqu’un de plus âgé, c’est un peu... »

« Fufu, d’accord, c’est bon. Puis-je alors appeler ma mignonne camarade cadette avec juste son nom ? »

« S’il vous plaît, faites ainsi ! »

Devant moi, une amitié entre deux femmes avait été créée.

« Et alors, as-tu encore besoin de quelque chose ? »

« Oh c’est vrai ! Althea. Connaissez-vous la magie ? »

« Je la connais seulement en théorie. Je me souviens de chaque magie qui existe dans ce monde sur le plan théorique. De celles qui étaient vantées dans la prospérité, mais aujourd’hui perdues, à celles qui ont été créées par des personnes légendaires, mais qui n’ont jamais été utilisées une seule fois. Mais tout ça, ce n’est que de la connaissance. »

« Incroyable... »

J’étais vraiment d’accord avec elle.

Comme prévu de la Grande Sage. La quantité de ses connaissances était stupéfiante.

« Alors, que veux-tu me demander ? »

« Hum... Je pensais juste, je veux apprendre plus de magies. Je veux en apprendre de plus en plus, car je veux devenir de plus en plus utile à Kakeru... non, ce n’est pas ça. »

Elle prit une profonde inspiration et reformula. Son souffle avait chatouillé mon côté.

« Je dois devenir plus adaptée à Kakeru. »

« C’est donc pourquoi tu veux me demander s’il y a une magie qui te convient »

« S’il te plaît ! Lady Althea... Althea. Je sais que quelque chose de très précieux doit vous être donné en échange de votre enseignement ! Mais tout de même ! S’il vous plaît ! »

« Est-ce que tu dis vraiment ça, sachant ce qui serait pris en échange ? »

« Je ne sais pas. Mais... »

« Si c’est quelque chose de récent, je crois que je t’aurais dit : “va tuer tes parents”. »

Eh ben, c’est un sacré prix. C’est comme si un diable me faisait un marché.

« Sachant cela, le demanderais-tu encore ? »

« C’est... »

Elle m’avait attrapé fermement. Le doigt d’Io me creusait la peau.

Ça faisait un peu mal, mais je pouvais vraiment sentir qu’elle prenait ces choses au sérieux.

« Laissez-moi voir. Dans votre cas, je vous demanderais de tuer ces deux-là. »

« Ces deux... Agnès et Julia !? »

Io réalisa à mi-chemin.

Althea, c’est là qu’elle l’avait menée, hein.

« C’est... »

D’où venait son élan d’il y a un moment ? Io était clairement devenue très abattue.

« Je suis désolé... je..., ma résolution ne suffisait pas. »

Cependant, je n’avais pas besoin de ce genre de résolution.

« On dirait que j’ai poussé un peu trop loin la plaisanterie. Je n’ai pas besoin de ce genre de résolution. »

Hein~ ?

« Eh ? »

« Je ne dirai jamais quelque chose comme ça, car je serais détestée si je le faisais. »

« Alors, qu’est-ce que je dois faire ? Je le ferai si c’est autre chose ! »

« Tu n’as pas besoin de faire quoi que ce soit. »

« Eh ? Mais... »

« Je suis Althea, juste Althea »

Comme si c’était un sort, comme pour chanter une chanson.

... Althea l’avait dit comme si elle chuchotait à mon oreille.

« Tant que je suis ici comme ça, je ne suis qu’une simple femme comme toi. En d’autres termes, nous sommes des camarades, ou peut-être, quelque chose comme des sœurs. »

« Sœurs... »

« Il semblerait qu’il préfère vraiment les femmes qui sont excellentes à leur manière. C’est pourquoi je vais t’enseigner ce que tu veux savoir, Io. Je vais t’apprendre tout, toute la magie que tu peux éventuellement apprendre, avec tes capacités. »

« ... ! Merci beaucoup ! »

« Tu n’as pas besoin de me remercier. Étant à la fois sa femme, penses-tu que ces mots sont nécessaires ? »

« Je pense que cela l’est ! Que ce soit ou non pour Kakeru ! »

« ... »

Althea devint silencieuse, comme si elle était surprise. J’avais senti qu’elle venait de se faire surprendre.

« Merci beaucoup ! Althea ! »

Et Io en avait encore ajouté une couche.

J’avais presque instinctivement bougé mon bras qu’elle utilisait comme oreiller.

***

Chapitre 160 : Deux visages, deux questions

Dans le terrain d’entraînement près du manoir, une chaise était placée sur la plate-forme, et je regardais Nana former les soldates esclaves à partir de là.

Althea était debout à côté de moi. Elle portait un capuchon sur la tête, exactement comme la première fois que je l’avais rencontrée.

« C’est complètement différent du début. »

« Vraiment ? »

« Ne peux-tu pas le dire ? Bien que tu sois ici, elles ne te dérangent pas du tout. Quand elles venaient de commencer à s’entraîner, elles essayaient de te démontrer leurs excellentes compétences, mais maintenant qu’elles peuvent se concentrer, elles bougent de façon complètement différente. »

« Tout est grâce à Nana. Elle les supervise très bien. »

« Ce n’est vrai qu’à moitié. »

« Et l’autre moitié ? »

Althea n’avait pas répondu. Elle avait juste regardé tranquillement les soldates esclaves effectuant leurs entraînements.

Les femmes intelligentes faisaient souvent ce genre de conversations suggestives. Et les femmes vraiment intelligentes ne se contentaient pas de parler de façon suggestive, car cela avait vraiment du sens.

Et c’était très amusant de penser à ce que cela aurait pu être.

Et même si ma réponse était correcte, je décidais de mettre cela de côté.

« En réalité, à quel point crois-tu qu’elles ont progressé ? »

« Je crois que les capitaines de peloton ont suffisamment progressé pour pouvoir obtenir le titre de vice-commandant dans les autres royaumes. Et c’est d’autant plus vrai pour Nikki et Neora. Il pourrait y avoir même des monarques qui diraient que ces deux-là devraient mener une armée. »

« He ~ »

Voir Althea les louer autant était assez incroyable.

« Plus que ça, c’est elle. »

« Elle ? »

Quand je le lui avais demandé, Althea avait tendu la main.

Ce qui sortait de la cape qui couvrait tout son corps était un doigt blanc jeune et vivace. Et il pointait vers Nana, qui supervisait les soldates esclaves.

« Nana Kanou. La princesse de guerre qui n’a été vaincue qu’une seule fois. Elle commence à montrer de la dignité, et pas seulement une grande présence. Juste debout là, elle avait l’air clairement différente des autres. C’est déjà... du niveau d’un Seigneur. »

« Bien sûr. »

Sans aucun doute, pensais-je.

Même au sein de mes femmes, Nana était une femme compétente qui était vraiment remarquable.

Elle était forte, belle et aussi distinguée.

Althea avait évalué Nikki et Neora en disant qu’il y aurait des monarques qui leur feraient mener une armée, mais si c’était Nana, je ferais d’elle mon commandant en chef quand je penserais à conquérir le monde.

Sa seule faiblesse était qu’elle ne vivait pas si bien sa vie privée, mais elle était une femme si capable que ce n’était même pas un défaut.

À dire vrai.

« En toute sincérité, j’aimerais être encore une fois ennemi avec elle. »

Je ne serais plus dans ce genre de relation avec Nana, mais je pensais que même si cela arrivait, ce serait à coup sûr amusant.

Ahh, je pensais vraiment que cela serait tellement divertissant. Ce serait absolument amusant. Lutter contre Nana en tant qu’ennemis en utilisant ma pleine puissance.

« La chose la plus effrayante à propos d’elle est... »

« Hein ? »

« C’est qu’elle te fait dire ces choses avec ce genre d’expression »

« Quel genre d’expression est-ce ? »

J’avais touché mon propre visage.

« C’était la même expression que celle d’un enfant qui reçoit un jouet pour la première fois. »

« Cet exemple est difficile à comprendre. »

Je ne le savais pas, mais ça devrait avoir un sens puisque c’était une femme comme Althea qui l’avait dit.

Et tout en pensant à cela, j’avais regardé l’entraînement.

En regardant, j’avais commencé le sujet qui avait fait que je me rapprochais autant d’Althea.

« Que sais-tu sur l’Église de Solon ? »

« Est-ce le sujet du jour ? »

Althea se tourna vers moi. Je ne pouvais pas très exactement voir ses expressions parce qu’elle était couverte par son capuchon.

« C’est bien le cas. »

« Pourquoi ne demandes-tu pas à Mélissa ? »

« Je pensais que je devrais demander en premier à une personne de l’extérieur. Et tu sembles être la personne qui en sait le plus. »

Après tout, elle avait même été appelée la Grande Sage Althea.

« Cela pourrait être vrai. Qu’aimerais-tu savoir à propos de l’Église de Solon ? »

« Tout ce qui est relatif à son patron. »

« L’humain ? Ou le Dieu ? »

« Est-ce qu’il existe ? Un tel dieu ? »

« Il y a une existence comme ça. Bien que cela dépende de ton point de vue, à savoir si c’est vraiment un dieu. »

Si je devais résumer ce que j’avais entendu d’Althea, c’était à peu près cela. L’Église de Solon était une religion qui adorait Solon, le seul Dieu dans ce monde.

Solon n’était pas seulement une existence fictive, mais il était un dieu absolu ainsi que l’incarnation de la miséricorde qui apparaissait une fois par an, dans le « jour de la venue », et provoquerait divers types de miracles.

En fait, il y avait d’innombrables disciples pieux qui avaient été sauvés par le miracle de ce Dieu.

Contrairement à d’autres religions, le phénomène de « descente de dieu » et « crée des miracles » était clairement confirmé, de sorte que le nombre des fidèles était incomparable à celui des autres religions, c’était actuellement la plus grande religion du monde.

« As-tu dit que cela dépendait de mon point de vue, à savoir si c’est un vrai dieu ou non ? »

« Oui. »

« Et toi ? »

« Je pense que ça pourrait être un sorcier immortel, ou peut-être un sorcier de la race démoniaque qui est expert en technique et incantation magique. »

« Je vois. »

« ... C’est ce que tu penses, n’est-ce pas ? »

« Exact ! »

« Ah ha, j’avais raison, hein. »

Althea paraissait être légèrement surprise. Elle m’avait eu.

Je ne pensais pas qu’elle ferait un bluff de manière si désinvolte. Il semblait que mon visage n’avait pas pu rester inexpressif.

Bien, peu importe. Ce n’était pas comme si Althea le découvrait.

Plutôt que de parler de cela, je m’étais souvenu qu’elle masquait son visage.

« Hey, Althea. Pourquoi portes-tu ta capuche ? Tu as rajeuni en ce moment, non ? », lui dis-je tout en lui prenant la main.

Une main jeune et belle, exactement la même qu’au moment où elle avait pointé Nana..

La main d’une beauté incomparable.

« Nous sommes en public, tu sais. Cela ne ressemblera plus à une grande sage ? »

« Et alors ? La vraie raison est ? »

La main d’Althea que je tenais tremblait.

« ... Comme je l’avais pensé. »

« Tu bluffais. »

« Je viens de te rendre la faveur. »

« Quel homme odieux ! »

« Et donc ? »

« Je ne veux pas que le visage de la grande sage Althea soit vu. »

« Hein ? »

« D’un autre côté, je suis finalement devenue “juste” Althea. », murmura-t-elle ensuite.

Dit-elle calmement, mais malheureusement mes oreilles étaient bonnes alors j’avais tout entendu.

« Althea »

Je lui saisis la main, l’attirais vers moi et la posais sur mes genoux.

J’avais enlevé son capuchon et avais révélé son visage d’une beauté incomparable.

« Nous avons fini de parler. »

« ... D’accord. »

 

 

Elle était devenue juste Althea et avec ce visage, elle penchait son corps vers le mien.

J’embrassais Althea, je regardais les soldates s’entraîner en lui caressant la joue et les lèvres. C’était un bon moment de détente.

Après un moment, Miyu avait couru vers moi depuis le manoir.

Son visage était inhabituellement agité et paniqué.

« Maître ! »

« Qu’est-ce qu’il y a ? »

« U-Un envoyé est venu »

« Envoyé ? »

« C’est Aegina, un émissaire du Premier ministre Prince. »

J’avais froncé mes sourcils.

Premier ministre Prince... ? Kimon était mort, n’est-ce pas ?

« As-tu entendu la raison de leur venue ? »

« Je suis une femme de ménage, donc on ne m’a pas donné les détails. Il m’a seulement dit qu’il s’agissait de récompenses et d’ordres. »

C’était comme si elle disait qu’il y avait une bonne et une mauvaise nouvelle.

« Je dois y aller », je m’étais levé et je me dirigeais vers la maison.

***

Chapitre 161 : Vantardise

Il y avait deux salles de réception dans le manoir.

En fonction du visiteur, Miyu en désignait l’une ou l’autre, et les y conduisait. Les critères pour cela étaient assez clairs, c’était si Miyu ressentait un danger ou non.

En outre, en fonction de ça, elle changeait l’endroit où elle les conduisait.

Et elle ne se trompait jamais. Avait-elle quelque chose sur laquelle elle se fondait, ou bien était-ce un sixième sens propre aux races bestiales ? (Je ne sais pas si ça existe bien... Je pense que c’est le cas) Dans tous les cas, elle avait souvent raison, avec presque cent pour cent de chance.

Cette fois... c’était le salon de la prudence.

Quand j’étais entré dans ce salon, un homme protégé par deux gardes était debout.

Il avait les mains derrière lui, regardant par la fenêtre, mais il se tourna lentement vers moi quand j’étais entré dans la pièce.

Son visage était souriant, mais ses yeux étaient ceux qui me scrutaient complètement.

« Vous êtes Monseigneur le Baron Yuuki. »

« Oui »

« Je suis venu sous le commandement impérial du Royaume du Roi d’Aegina, Sa Majesté Ion Héraclès Aegina. Écoutez attentivement. »

C’est un nom que j’avais entendu auparavant. C’était le nom que j’avais entendu lorsque les envoyés des cinq royaumes, dont Hélèna, furent venus.

Le roi, pour le dire simplement, le père de Kimon.

Après que l’homme ait dit cela, il avait tendu la main avec sa paume sur le côté.

Un garde avait sorti un rouleau et l’avait placé là. Ses mouvements étaient très prudents, comme s’il manipulait un objet fragile. L’homme ouvrit le parchemin et lut son contenu avec une intonation étrange.

Son contenu était... Je n’y comprenais rien.

Les mots utilisés étaient tous difficiles et délicats, et je ne pouvais pas dire de quoi il s’agissait. Cela parlait de ciel et terre ceci et cela, d’éternité et de choses de ce genre.

{Ce sont des phrases figées faites pour des moments comme ceux-ci}

Quelque chose comme des salutations dans les lettres saisonnières ? Si c’était le cas, alors je n’avais vraiment pas besoin de l’écouter.

Et cela... avait continué pendant plus d’une minute.

« Kakeru Yuuki recevra le titre de vicomte. Acceptez-le volontiers. »

La raison pour laquelle il était venu était si simple, j’en avais été assez étonné.

« ... Ha. »

« Quoi ? Êtes-vous insatisfait ? »

« ... non »

Franchement, est-ce que tout ceci était bien réel ? Après tout, cela n’avait pas vraiment d’importance. Je ne me souciais pas du tout de cette promotion de baron à vicomte.

La raison pour laquelle j’avais réagi ainsi était parce que tout ce qu’il voulait dire ne l’avait été qu’après cette très longue introduction.

Eh bien, cela ne servait à rien que je lui dise la vérité.

« Je vais le recevoir avec reconnaissance »

Les sourcils de l’homme se contractèrent abondamment. Son visage souriait, mais ses yeux disaient tout le contraire. Il avait probablement réagi à certaines de mes réactions et s’était senti en colère à l’intérieur.

Eh bien, cela n’avait pas non plus d’importance.

L’homme avait continué avec un visage raide.

« Encore une chose. Ce sont les mots de la Première Princesse du Royaume d’Égine, Son Altesse la “Responsable des écuries”, Sélène Mi Aegina. »

« Responsable des écuries ? »

Est-ce un oiseau ou une autre espèce animale ?

« “Je veux voir votre visage. Venez ici tout de suite”. Son Altesse a ordonné de transmettre ce message mot pour mot. »

« Haa ... »

Qu’est ce que c’est que ce délire ?

« Qu’est-ce que vous faites ? Il s’agit d’un ordre de Son Altesse. Préparez-vous immédiatement à partir. »

« Hein ? Maintenant ? »

Je ne pensais pas que c’était vraiment « tout de suite », alors j’étais un peu surpris.

 

☆☆☆

 

Je m’en foutais de ce titre vicomte ou de n’importe quel autre titre, mais je m’intéressais à la princesse d’Aegina.

Donc, pour aller la rencontrer, je mettais d’abord téléporté à Malonei qui était dans le territoire d’Aegina.

J’étais dans le bâtiment de la compagnie marchande Delphina, et plus précisément dans sa chambre.

Je m’étais téléporté là, mais Delphina n’était pas là.

J’étais sorti de la pièce et sortais dans le couloir.

« Kya ! » Un cri avait été étendu, j’étais tombé sur quelqu’un. « Vous êtes... »

Il s’agissait de la subordonnée de Delphina, la belle femme à lunettes. Son nom... qu’est-ce que c’était encore ? Je ne m’en souvenais pas.

« Madame Delphina est actuellement au milieu d’une réunion. »

« Une réunion ? »

« Un émissaire est venu d’Aegina. Elle les reçoit actuellement. »

« He~ ? Aegina. Je me demandais s’il s’agissait de Kimon. »

« Il n’en a pas été question jusque-là. »

« Je vois. »

La femme aux lunettes fit un mouvement puis elle partit.

Je voulais savoir de quoi elle parlait avec l’émissaire d’Égine.

J’avais intensifié mon ouïe, et j’avais capté la voix de Delphina à l’intérieur du bâtiment. Je l’avais ainsi localisée. Pendant que j’y étais, je voulais aussi capter la voix de la personne avec laquelle elle parlait... et je l’avais localisé.

En me concentrant pour n’entendre que leurs voix, je m’appuyais contre le mur du couloir.

« Ce sont les mots de la Première Princesse du Royaume Égine, Son Altesse l’“Adjudante martiale”, Sélène Mi Aegina. »

Adjudante martiale ?

N’était-elle pas « Responsable des écuries » plus tôt ?

{Mmm...}

« Qu’est-ce qu’il y a ? Éléanore. »

{Non, je pensais juste que c’était étrange.}

« En quoi ? »

{Si mes souvenirs sont bons, le système officiel du gouvernement d’Aegina commence au 17e rang. Le responsable des écuries est classé 17e, et l’adjudant martial est classé 16e. Les deux sont des titres de fonctionnaires de niveau inférieur. Et il est impossible pour une princesse de les avoir}

« La façon dont elle a été nommée est de la même manière que ce “Premier ministre Prince”, hein. »

{Je peux comprendre celui-là. Bien que le titre soit différent, il n’est pas rare qu’un membre de la famille royale devienne Premier ministre.}

« ... Je vois. C’est comme si un président d’entreprise était nommé directeur général, hein. »

{Je ne connais pas cet exemple... mais cela ne fait probablement aucun doute.}

Je vois, c’est vraiment étrange.

« Quand il était venu, elle était responsable d’écurie, classée au 17e rang, et maintenant elle est adjudante martiale, classée au 16e rang, Hmm. Elle a été promue. »

{La princesse d’un royaume jouait-elle à ce jeu ? Impossible.}

Éléanore se moquait. C’est vrai que c’était impossible.

Cela ne servait à rien de s’inquiéter de l’impossible. Je me concentrais une fois de plus et repris la conversation de Delphina.

« Des informations sur le Seigneur Yuuki ? »

« Hmm. Son Altesse ordonne que vous disiez tout sans réserve. Nous savons que vous êtes profondément lié avec le vicomte Yuuki. »

« Le Seigneur Yuuki nous apporte beaucoup de profit »

« Nous n’avons pas besoin d’informations concernant certaines zones d’ombres. Son Altesse a dit que peu importe la relation que vous avez avec le vicomte, elle serait ignorée pour le moment. Mais c’est tant que vous nous donnez des informations le concernant. »

« S’il vous plaît, excusez ma grossièreté, mais je suis une marchande. Extraire des informations auprès des commerçants sans compensation est hors de question. »

« Qu’est-ce que vous voulez ? »

« L’accord secret avec Son Altesse Kimon. S’il vous plaît, laissez-le comme il est. »

« Le bail de cette ville, hein. Il est accordé. »

« Vous avez répondu bien rapidement, hein »

« Vous vous attendiez à ce que ce soit correct ? Cette renarde. »

« S’il vous plaît, appelez-moi la croqueuse d’argent »

On dirait que Delphina était une experte dans le domaine du sarcasme.

Cependant, mes informations, hein.

Allait-elle chercher à me rencontrer pour pouvoir récupérer des informations ?

Il semblerait que j’en étais tout à fait conscient, alors peut-être que je devrais opter pour la prudence.

{Elle a peut-être juste craqué pour toi ?}

J’avais ignoré ces mots.

« Eh bien, laissez-moi-le entendre »

« Laisse-moi voir. Pour le décrire en un mot, il est le plus grand homme. »

« Fumu? »

« Il est sans précédent et n’a jamais été égalé. Il est le premier et probablement le dernier. L’homme le plus fort et le plus magnifique du monde. L’homme le plus proche de Dieu dans l’histoire des hommes, parfait et sans défaut »

« ... »

Qu’est-ce que c’était ? Comment s’appelait-il encore, Hmmm ?

{Elle est tout à fait folle de toi, hein}

« ... »

Cette fois, il m’était très difficile d’ignorer ces mots.

***

Chapitre 162 : Le puissant allié

Après le départ des envoyés d’Aegina, j’étais entré dans la pièce où se trouvait Delphina. Au moment où j’y étais entré, j’avais senti que quelque chose n’allait pas et je m’étais arrêté.

« Y a-t-il quelque chose qui ne va pas ? »

« Cette pièce n’est-elle pas un peu étrange ? Je sens que quelque chose ne va pas. »

« Cela se peut. »

Delphina sourit élégamment.

« C’est parce que c’est une pièce faite pour que je sois méprisée. »

« Pour que les gens te regardent de haut ? »

« La disposition, l’ameublement, la décoration et l’arrangement. C’est une pièce construite de manière architecturale, mais aussi avec de la magie, afin que je sois méprisée. C’est une pièce nécessaire pour divertir les invités qui en ont besoin. »

« Quelque chose comme ça existe ? »

« Le fait de flatter totalement le client ne fait que rendre mes affaires plus prospères, tu sais ? »

« Hey, tu fais beaucoup de choses, hein. Mais... » 

J’avais fait un regard profond à Delphina.

Bien que j’avais ressenti quelque chose d’étrange dans la pièce, si quelqu’un me demandait si je pouvais voir Delphina différemment, ce n’était pas du tout le cas.

Elle avait l’air comme d’habitude.

« Ça n’a pas d’effet avec vous, Kakeru. »

« Vraiment ? »

« Au contraire, je me fais que paraître plus grande quand je suis en votre compagnie, Kakeru »

« C’est construit de manière assez complexe. »

« Le prix de cette pièce est dix fois plus élevé que votre manoir. »

« Si cher ! »

Comme prévu d’une riche marchande qui avait des actifs équivalents à celui d’un royaume. Les choses qu’elle faisait n’étaient pas ordinaires, comme payer dix fois le prix d’un manoir juste pour une chambre.

Je m’étais assis devant cette Delphina.

« Que se passe-t-il à Malonei ? »

« Depuis lors, les émeutes ont disparu, et tout est presque revenu à la normale. De la façon dont tout cela s’est déroulé, il semble qu’après tout, Son Altesse Kimon était le coupable. »

« Je vois, très bien »

« Même si, en ce moment, je ne me soucie plus vraiment de cette ville. »

« Amusant. »

Que veut-elle dire par là ?

« En plus de cela, plusieurs mouvements intéressants se produisent en ce moment dans le Royaume d’Aegina. »

« Par exemple ? »

« D’abord, il a été annoncé que Son Altesse Kimon est tombée malade. Dans le même temps, le Premier ministre Prince a démissionné. »

« Il est tombé malade ? Pourtant n’était-il pas déjà mort ? »

« Cela avait été annoncé de manière ostentatoire. Ils prévoient sûrement d’annoncer qu’il est décédé un peu plus tard. »

« He~ »

« En cela, celle qui fait des actions intéressantes est le seigneur de ce royaume, la Première Princesse, Sélène Mi Aegina. »

« Je voulais t’en entendre parler. Cette personne n’avait-elle pas un titre de poste étrange ? En plus, elle a aussi été promue. »

« Qu’a dit l’envoyé qui a visité son excellence, le vicomte ? »

Delphina avait également deviné que j’étais également venu ici à cause de mon nouveau titre de noblesse, hein.

« C’était la responsable des écuries. »

« Il y a quelque temps, elle était responsable des écuries. Et aujourd’hui, c’est l’adjudante martiale. »

« Responsable des écuries... n’est-ce pas un rang en dessous d’adjudant martial, hein. »

« Exact. Un rang en dessous. »

« Est-ce qu’elle a eu vraiment... une promotion ? »

« À propos de ça. Il est concevable que son but soit de devenir Premier ministre Princesse. Cependant, bien qu’elle soit une princesse, seul le roi peut nommer quelqu’un de haut rang au rang le plus élevé. D’un autre côté, cela est possible même pour la princesse si elle se promeut d’un rang à la fois. Cela signifie... »

« Ah, tu veux dire que c’est une faille dans le système, hein »

« Comme attendu de vous, Kakeru, c’est exactement ça. »

C’était comme ça, hein.

« Cependant, cela pourrait aussi être difficile »

« Pourquoi ? »

« Je ne sais pas si c’est l’une de ses pensées frivoles... »

Delphina, elle avait clairement dit qu’il s’agissait d’une pensée frivole.

« ... Ou bien, la personne qui le lui a conseillé que c’était possible est vraiment un imbécile. Après un certain niveau, des exploits militaires sont nécessaires pour être promus dans le royaume d’Aegina. »

« Des exploits militaires... veux-tu dire des mérites obtenus à la guerre. »

« Oui, c’est pourquoi, elle sera probablement coincée à un moment donné. »

« C’est comme ça, hein. »

Je pensais que quelque chose de très intéressant allait se produire, mais avec la discussion de ce moment, c’était une déception.

J’étais un peu déçu.

« C’est pourquoi... »

La porte avait été frappée. Une femme était entrée dans la pièce. C’était un visage familier. C’était la femme à lunettes, la subordonnée de Delphina.

« Madame Delphina, nous avons reçu un message du Royaume d’Aegina. »

« Un message ? »

« Ils ont dit qu’ils enverraient des soldats pour subjuguer la bande de voleurs “Le gang des becs rouges” dont le quartier général se trouvait dans la périphérie de Malonei »

« Réponds-leur en disant que j’ai compris. »

« Oui. Mais... il y a un sujet délicat. »

« Lequel ? »

« L’armée de subjugation sera dirigée par le Général “Aigle volant”, Issigonis... mais, euh, dans la campagne... »

« Quelqu’un d’autre viendrait-il ? »

« ... Sélène, hein. »

Quand j’avais dit cela, Delphina s’en rendit compte aussi, et la femme à lunettes hocha silencieusement la tête.

« Il y a des informations comme quoi la Première Princesse, Son Altesse la lieutenante Martial, Sélène Mi Aegina les accompagnerait »

« Elle a à nouveau été promue. Elle marche tout droit sur la route du succès. »

Cela semblait quelque peu intéressant. Sélène semblait intéressante, elle était « promue » bien qu’elle soit une princesse.

La femme à lunette était partie après avoir terminé son rapport, et Delphina et moi étions restés seuls.

« On dirait qu’elle sait qu’elle a besoin d’exploits militaires. »

« Cela semble être le cas. Cependant, la subjugation des bandits ne suffira pas du tout. »

« Une guerre gigantesque ou des réalisations équivalentes sont nécessaires. Par exemple, se battre contre Kakeru et sauver Son Altesse Kimon. »

« ... hein. C’est assez bon, Hmm. »

« Kakeru, planifies-tu quelque chose ? »

« Comment le savais-tu ? »

« Tout le monde pourrait le deviner s’ils pouvaient voir ce mauvais visage. Qu’as-tu prévu de faire ? »

J’avais souri et m’étais levé.

« Cela semble intéressant, alors je vais l’aider à être promue. », lui dis-je avant de me téléporter

☆☆☆

Laissée seule dans cette pièce, Delphina fit un léger sourire ironique.

« On dirait que les préparatifs pour se mettre du côté de la “prochaine” Première ministre Princesse sont nécessaires, » murmura-t-elle à elle-même.

***

Chapitre 163 : La charmante Hélèna

Après être retourné au manoir, j’avais d’abord cherché Miyu.

J’avais écouté attentivement en essayant de localiser la source des bruits.

« Par là bas, Hmm. »

J’étais allé vers le seul endroit où des sons de mouvement existaient dans le manoir.

J’étais arrivé ainsi dans le salon, mais il n’y avait pas Miyu à l’intérieur, mais à la place, Hikari et Hélèna s’y trouvaient.

Hikari était sur le genou d’Hélèna et elles avaient l’air d’avoir une conversation amusante.

« Ah ! C’est Papa. »

« Excuse-moi du dérangement, Kakeru. »

« Tu es venue, hein. »

« Oui. J’avais justement quelque chose à faire à Reiusu, alors je suis venue te rendre visite. »

« Je vois... Miyu n’est pas là ? »

J’avais demandé à Hélèna en aiguisant mon ouïe.

Il n’y avait pas d’autres sons de mouvement à l’intérieur du manoir.

« Miyu-oneechan est sortie faire du shopping. »

« Je vois. Je voulais juste demander si Io est venue. »

« Si tu demandes pour Mademoiselle Io, alors elle a dit qu’elle ne pouvait pas venir pendant quelques jours. »

« Hein ? »

« Que veux-tu dire par là ? », avais-je demandé à Hélèna avec un regard.

« Je lui ai demandé d’aller à un certain endroit pour une quête. »

« Une quête pour toi, Hélèna ? »

« Oui. Une personne qualifiée et digne de confiance était nécessaire. »

« Je vois. C’est pourquoi tu es venue à Reiusu. Tu es venu le demander à Io, Hmm. »

Hélèna acquiesça silencieusement.

« Oh, je vois. Hélèna, tu m’as devancé, hein. C’est une quête qui prendrait des jours ? »

« Oui. Est-ce que tu avais besoin de Mademoiselle Io ? »

« Je voulais juste agir comme un aventurier et m’infiltrer dans un certain endroit. Je pensais qu’avoir une authentique aventurière avec moi me rendrait plus crédible. »

« Dois-je là rappeler ? »

« Non, c’est bon. »

Hélèna était venue pour lui donner une quête, une quête demandée personnellement par la princesse de Mercury. Si elle était capable de compléter cela, elle devrait acquérir du prestige en tant qu’aventurière.

Et donc, plutôt que de la rappeler, il valait mieux qu’elle se concentre là-dessus.

« Je serais capable de faire quelque chose par moi-même. »

« Vas-tu t’infiltrer ? »

« Oui. »

J’avais réfléchi une seconde, puis je décidais de le partager à Hélèna en détail.

Je lui avais parlé de la princesse d’Aegina qui faisait quelque chose de bizarre et du faire que je pensais que tout cela était intéressant.

« C’est pourquoi je pensais juste que je devrais l’aider dans son ascension. »

« C’est une façon de penser qui te ressemble, Kakeru. »

« Vraiment ? »

« Oui. »

Hélèna hocha la tête et sourit avec douceur.

Un beau sourire élégant qui était presque inchangé depuis mon arrivée dans ce monde.

Quelle femme mignonne ! Et elle l’était depuis le début... et elle se donnait l’impression d’être une femme mignonne accomplie.

Et j’avais commencé à vouloir sentir cette femme si agréable être un peu troublée.

« Veux-tu venir avec moi ? »

« Eh ? »

« Allons aider la princesse Aegina dans son ascension. »

Abasourdie, Hélèna avait l’air de voir ses yeux sortir de ces orbites.

J’avais au départ l’intention d’emmener Io. Io n’était pas d’Aegina, mais elle était une aventurière, il n’y aurait rien d’étrange si elle s’impliquait dans une histoire comme celle-là.

Mais Hélèna était différente. C’était la princesse de Mercury, et elle était l’un des piliers de l’armée appelée « Les fleurs jumelles de Theresia ».

Et il serait à l’origine absurde qu’elle interfère dans les affaires internes d’Aegina. Pour preuve, Hélèna avait un visage qui montrait qu’elle ne s’y attendait pas du tout.

Ce visage avait un charme, et Hélèna avait l’air d’une tourterelle plus belle que d’habitude.

Le simple fait de voir cette expression m’avait fait sentir que ça valait la peine de la troubler.

Et en plus de cela.

« S’il te plaît, laisse-moi t’accompagner. »

Hélène hocha la tête avec une expression excitée et espiègle, telle une enfant.

En voyant son visage innocent pour la première fois, j’avais pensé que ça en valait vraiment la peine de lui en parler.

***

Chapitre 164 : Présence

L’armée régulière du royaume d’Aegina.

Les cinq mille soldats que menait le général de mille hommes, le général « L’aigle volant » attaquaient actuellement une certaine forteresse.

Il y avait peu de temps, cette forteresse avait été occupée par un groupe de bandits, et leur nom était « Le gang des becs rouges ».

Ils n’avaient pas commis beaucoup de crimes, et parce qu’ils étaient une petite unité d’environ une centaine de personnes, c’était un gang qui avait été laissé sans surveillance. Cependant, il y avait actuellement cinq mille soldats réguliers d’Aegina qui les attaquaient.

À l’intérieur de la tente protégée par 5000 hommes, Issigonis chuchotait.

« Je n’aurais jamais imaginé que j’allais livrer une bataille avec autant de différence entre les forces. »

« Avez-vous dit quelque chose ? »

Celle qui avait réagi au murmure d’Issigonis était une jeune fille qui n’avait pas sa place à cet endroit, la princesse Aegina, Sélène Mi Aegina.

Elle accompagnait l’armée en tant que lieutenante martiale.

... du moins, c’était en théorie.

Issigonis avait répondu à la princesse égoïste qui l’avait mis dans cette situation avec un ton qui n’avait plus aucune émotion.

« Ce n’était rien. Je pensais juste qu’il était temps que les éclaireurs reviennent. »

« Amusant. »

Sélène ne semblait pas intéressée.

Au bout d’un moment, comme pour justifier l’excuse d’Issigonis, les éclaireurs étaient venus faire leur rapport.

Sélène plissa les yeux et essaya de ne pas regarder cet homme qui était sale à cause de son infiltration. Du côté d’Issigonis, il le traita normalement.

« Comment cela s’est-il passé ? »

« C’est confirmé. Il y a bien 200 personnes. Tous sont à l’intérieur de la forteresse. »

« Leur nombre avait augmenté par rapport au précédent rapport, Hmm. Eh bien ! Même ainsi, il n’en reste que 200. »

« Basilios ! »

Issigonis avait crié d’une voix forte et un jeune homme s’était précipité de l’extérieur de la tente.

« Oui ! »

« Ordonnez à toute l’armée de commencer l’attaque. »

« Toute l’armée ? »

Le jeune soldat avait demandé avec ses yeux : « Êtes-vous sain d’esprit ? »

Issigonis jeta un coup d’œil à Sélène (sans qu’elle s’en aperçoive).

« Nous devons avoir cette victoire. On fera donc tout pour obtenir la victoire. »

Basilios avait acquiescé d’un sourire amer, après avoir fait l’expression « Seigneur général, c’est un coup dur pour vous ».

« Compris. Je vais transmettre cet ordre. »

Il l’avait dit et était parti.

« Issigonis. »

« Oui. »

« Que devrais-je faire ? »

« Je crois que le mieux est de rester ici. Je vais aussi rester ici. En tant que commandant, il faut attendre le moment de la victoire. Et quand on perd, il faut fuir. »

« Fuir ? »

« Oui. Ce serait une chose terrible si le commandant en chef était capturé ou tué. Mon travail consiste à donner toute mon autorité à un subalterne et à immédiatement m’échapper. »

« Amusant, » déclara Sélène sans intérêt.

Elle ne le comprend probablement pas, pensa Issigonis.

C’était bien aussi. C’était seulement un jeu de promotion dirigé par une personne de la famille royale.

La raison pour laquelle une énorme armée avait été déplacée était à cause de l’idée de ne pas vouloir voir des soldats mourir à cause de ce jeu.

Cette bataille est devenue un 5000 vs 100... 200, mais il devrait n’y avoir presque aucune surprise avec cette différence de nombres.

Il n’est pas non plus impossible de ne pas faire de victimes si elles s’en tenaient à des attaques de longue portée.

J’espère que cette farce se terminera rapidement, en pensant à cela, Issigonis attendait le rapport de leur victoire, mais il ne venait pas, peu importe combien il avait attendu.

Les sons de la bataille n’avaient pas encore cessé... la bataille n’était pas encore terminée. La bataille continua bien plus longtemps que ce qu’Issigonis attendait.

« Qu’est-ce qui se passe ? » C’était à ce moment-là qu’il avait commencé à avoir des doutes.

« Rapport !? »

Basilios se précipita dans la tente avec des pas hésitants.

« Qu’est-il arrivé ? »

« La première cohorte de 500 hommes, anéantie ! »

« Qu’est-ce que vous avez dit !? »

« Quoi ? Que se passe-t-il ? », demanda-t-il à Basilios, en ignorant Sélène.

« Que veux-tu dire par : anéanti ? Qu’est-il arrivé ? Qu’ont-ils fait ? Était-ce dû à de la magie ? Était-ce un piège ? »

« Non, ils nous ont affrontés de front... et nos hommes ont été anéantis. »

« De front... ? Ne me le dites pas ! » Issigonis devint pâle et demanda.

« L-L’adversaire est ? Est-ce un homme ? E-Est-ce un homme maniant deux épées ? »

« Nous ne le savons pas. »

« Renseignez-vous immédiatement ! Si c’est un homme maniant deux épées, ordonnez immédiatement la retraite ! C’est un ordre du quartier général qui ne nécessite aucune confirmation ! »

« Eh ? M-Mais les adversaires ne sont que 200... »

« Dans cette situation, ne pouvez-vous pas comprendre même si on vous dit que l’adversaire est un homme brandissant deux épées !? » Issigonis avait crié, son calme d’avant avait disparu.

En voyant l’expression d’Issigonis, le visage du jeune homme Basilios pâlissait.

« ... Le porteur de l’Épée Démoniaque ! »

« C’est bien ça. »

« Compris ! »

Basilios se précipita hors de la tente.

Après un moment, il était retourné au rapport.

« Général ! Ce n’était pas un homme brandissant deux épées. Le chef des bandits est une femme aux cheveux longs. »

« Je-je vois... »

Issigonis semblait clairement soulagé.

Ce n’était pas le porteur de l’Épée Démoniaque. Comme ils disaient que c’était une femme, cela ne devrait pas être un déguisement.

Cela le fit se détendre.

« Que diable se passe-t-il ? » Sélène faisait des histoires depuis tout à l’heure.

Sachant que ce n’était pas le porteur de l’Épée Démoniaque, il avait le loisir de tenir compagnie à cette princesse égoïste.

« S’il vous plaît, pardonnez-moi, Votre Altesse. Cela aurait pu être le pire scénario. »

« Quel pire scénario ? »

« L’adversaire aurait pu être le porteur de l’Épée Démoniaque. En d’autres termes, cela aurait pu être un vicomte de notre royaume, Son Excellence, Kakeru Yuuki. »

« Vicomte ? Pourquoi est-ce qu’un homme comme ça... que faire s’il était venu ? »

« Nous aurions été anéantis. »

Issigonis l’avait dit de la manière la plus simple, et en entendant cela, Sélène sembla stupéfaite.

« Ha ? De quelle bêtise parlez-vous ? Nous avons 5000 soldats ici, vous savez. »

« Même dix mille soldats ne suffiraient pas. »

Issigonis l’avait également clairement déclaré.

« Comme vous le savez, il est propriétaire de pouvoirs si puissant qu’il pourrait tuer à lui seul un dragon rouge. Une existence sans pitié, qui ignore toute stratégie... »

« Ha ? Un dragon rouge ? Qu’est-ce que c’est ? »

En entendant Sélène demander ça, Issigonis la regarda juste un instant. La raison pour laquelle ce n’était que pour un instant était probablement parce qu’il s’y était habitué.

Sans mentionner l’incident d’Olivia, elle ne sait même pas ce qu’est un Dragon Rouge.

Tout en soupirant secrètement, il fixa son expression et son attitude et continua.

« De toute façon, cela signifie que c’est un adversaire dangereux. Cependant, si ce n’est pas le cas, alors il n’y a plus besoin de s’inquiéter. »

« Amusant. Mais, il est juste vicomte, non ? »

« ... c’est exactement comme le dit Son Altesse. »

Issigonis roula presque les yeux. Il pensait qu’il ne servirait à rien d’en dire plus que cela, alors il avait décidé de ne pas le faire. Après un moment, Basilios revint.

« Rapport. Ils résistent désespérément, mais nous les repoussons progressivement. Ils devraient bientôt être anéantis. »

« Je vois. Pff. Si c’est le cas, quel gâchis que de tuer une telle femme. Même si elle est une ennemie, c’est dommage de la laisser mourir. »

« Je suis complètement d’accord. »

« Et si possible, je ne veux pas avoir plus de victimes que ça. Est-ce qu’il y a un autre moyen ? »

« S’il vous plaît, arrêtez de plaisanter. Mon seigneur, vous auriez déjà dû penser à un moyen. »

« Je veux juste entendre beaucoup d’opinions. Par expérience, je sais que j’obtiendrais une ou deux meilleures opinions que la mienne si je le demande à dix de mes subordonnés. »

« Dix, mais seulement ceux qui sont égaux au seigneur général, hein. »

Basilios fit un sourire en coin.

« Dans ce cas, alors plutôt que d’envoyer des soldats ordinaires, nous devrions envoyer quelques personnes qui ont confiance en leurs compétences avec des titres comme appât. »

« Hou. »

« Sur ce point, ce serait aussi un repérage de talents. Dans ce cas particulier, les nouvelles recrues semblent très fatiguées. »

« Laissez-moi voir, dans ce cas faisons-le. »

« Tout va bien ? »

« Je pense tout simplement de la même manière. »

« Je vois. »

Issigonis se tourna vers Sélène.

« C’est bon, Votre Altesse. »

« Quoi ? »

« ... à propos de ce dont nous avons parlé en ce moment. À propos du fait d’inviter des volontaires qui peuvent briser les défenses de l’adversaire avec une promotion comme appât. »

« Des promotions ? D’accord, alors j’irai. »

« S’il vous plaît, attendez ! »

Issigonis l’arrêta rapidement.

Avec une expression qui dit qu’il ne s’attendait pas à ce qu’elle réagisse comme ça, il ne put s’empêcher de faire entendre une voix forte.

« Ce n’est pas une chose significative qui requiert la présence de Son Altesse »

« Mais c’est une promotion, n’est-ce pas ? Je suis venue ici pour ça. »

« À bien y penser, c’est vrai », dit Issigonis avec un sourire ironique.

« Alors, comment dois-je la calmer », alors qu’il y pensait, Basilios ouvrit la bouche à la place.

« S’il vous plaît, pardonnez à mon humble personne de parler. Dans les exploits militaires, il y a des réalisations qui s’obtiennent grâce à des réunions et à des recommandations. »

« Qu’est-ce que c’est ? »

« Ce sont les mérites acquis par quelqu’un qui a trouvé un excellent talent. Pour les commandants et les officiers civils, c’est traité avec plus d’importance. »

« He~ »

Issigonis avait rencontré les yeux avec Basilios qui avait dit cela, et avait été soulagé.

C’est bon.

En pensant à cela, il avait ajouté.

« La plupart des exploits militaires faits par celui recommandé seront donnés à la personne qui l’a recommandé. En recommandant plusieurs personnes, si elles étaient toutes capables de faire des exploits, il est possible qu’une personne gagne des exploits militaires pour plusieurs personnes. »

« Quoi ? Ça semble plutôt bien. »

« C’est pourquoi nous allons amener plusieurs candidats, alors nous aimerions demander à Son Altesse de choisir quelqu’un en leur sein. »

« Je vois, c’est vrai, entendu »

Issigonis avait fait sortir Basilios de la tente.

« Bon travail. »

« Pas du tout. Je suis aussi soulagé d’avoir pu vous aider. »

« Cependant, le baby-sitting est plus difficile que je ne l’imaginais. »

« Je n’ai rien entendu. »

« Je vais confirmer cela juste pour être sûr. Ce n’est vraiment pas le porteur de l’Épée Démoniaque, n’est-ce pas ? »

« Nous n’avons pas trouvé la trace d’un tel homme. Et dans tous les cas, vu comment nous les repoussons en ce moment, ce n’est pas possible. »

« Je vois. Si c’était vraiment le porteur de l’Épée Démoniaque, nous ne serions même pas en mesure de le repousser même un peu. »

« Est-ce qu’il est vraiment comme ça ? Je parle de l’homme appelé le porteur de l’Épée Démoniaque. »

« C’est un adversaire que je ne veux pas rencontrer en tant qu’ennemi dans toute ma vie. C’est... traumatisant. »

« ... Je prierai pour que ce ne soit pas ainsi. »

Issigonis fit un visage amer et Basilios déglutit.

Les deux ne le savaient pas, mais le porteur de l’Épée Démoniaque, avec qui ils ne voulaient pas devenir ennemis...

... était juste maintenant à leurs côtés.

***

Chapitre 165 : Le bonheur non prévu

Minuit, à une faible distance de la forteresse que le « Gang des becs rouges » occupait, je regardais cette forteresse avec Hélèna et Nana.

« Devrions-nous juste capturer ça ? Hélèna »

« Oui. Si possible ce soir. Ce serait pour le mieux si ce qui était à l’intérieur était échangé comme si de ne rien, avant demain matin. »

« As-tu entendu, Nana ? »

« S’il vous plaît, laissez-nous ça. Que devrions-nous faire après l’avoir occupé ? »

Avec son ton militaire habituel, Nana m’avait regardé et me l’avait demandé. Elle voulait dire que si c’était facile de le faire, que se passerait-il ensuite?

« S’il te plaît, barricade-toi un moment et agis comme un groupe de bandits. Dans quelques jours, l’armée d’Aegina devrait venir pour la subjugation. À ce moment-là, je te donnerais une nouvelle fois des instructions, mais attends-toi à ce qu’il y ait une bataille. »

« Compris »

Nana hocha la tête et conduisit les soldates esclaves qui étaient stationnées à quelque distance de nous et s’en allèrent. Hélèna et moi les avions vues partir.

Nana et les troupes d’esclaves disparurent dans l’obscurité de la nuit avec leurs formations parfaitement ordonnées

Au bout d’un moment, Hélèna fut impressionnée.

« Incroyable... il n’y a presque pas de bruits de pas. Si je ne les voyais pas partir avec mes yeux, je n’aurais pas cru qu’elles étaient là. »

« On dirait qu’elles ont eu ce genre de formation. »

J’avais demandé à Nana de me le signaler de temps en temps.

Le fait de marcher sans faire le moins de bruit. Elle avait formé les soldates esclaves pour pouvoir faire cela.

Si elles se déplaçaient comme ça, ça deviendrait si silencieux que je ne pourrais même pas les détecter à moins que je ne me concentre sur mon ouïe.

Hélèna et moi étions restés là un moment à regarder.

Les soldates esclaves qui semblaient être une armée de ninjas annihilèrent la bande de 100 hommes en une heure et occupèrent la forteresse.

Hélèna et moi regardions l’armée d’Aegina attaquer la forteresse exactement du même endroit qu’au moment où ma troupe d’esclaves avait attaqué.

Contrairement à ce moment-là, ce n’était pas une attaque surprise de nuit, mais une attaque totale alors que le soleil se couchait.

« C’est une erreur de calcul... », murmura Hélèna.

Sa beauté gracieuse était inhabituellement déformée et elle se mordait la lèvre inférieure.

« En quoi ? »

« Penser qu’ils amèneraient une armée si puissante... j’avais cru qu’ils n’enverraient que 1000 soldats. »

« Ne t’inquiète pas pour ça. On ne pouvait pas s’y attendre. Il y en a environ 5000 soldats. Personne ne pouvait penser à ce qu’ils envoient autant de soldats pour seulement 100 bandits. »

« Oui... »

Pour autant, ma consolation n’atteignit pas Hélèna.

Néanmoins, c’était la vérité. Comme les mots que j’avais utilisés pour la consoler le faisaient entendre, qui s’attendrait à ce qu’une armée de 5000 hommes vienne subjuguer 100 bandits ?

Même sa prédiction de 1000 soldats aurait pu être trouvée extravagante. Un millier de soldats réguliers et une centaine de bandits. C’était déjà assez exagéré comme cela.

Malgré tout, Hélèna se sentait encore découragée.

« Cela ne sert à rien de trop s’en préoccuper maintenant... », déclarai-je, et je poursuivis avec force la conversation.

« Au lieu de ça, qu’allons-nous ensuite faire ? »

« ... à l’origine, le plan était, Nana et son groupe résisteraient, et au bon moment, toi tu infiltrerais l’armée d’Aegina. Puis tu t’annoncerais alors qu’ils auront des difficultés dans leur offensive, subjugueras la bande de voleurs à leur place, et entreras dans leur camp. »

« Une charade, non, c’est un peu différent, hein »

Hélèna hocha la tête.

« C’est essentiellement la même chose. Cependant, s’il y a 5000 soldats en opposition... s’il n’y en avait que 1000, Nana et les 200 autres pourraient les gêner que modérément... »

« C’est pour ainsi dire ainsi. Alors, essayons de voir jusqu’où sera leur limite. »

« Eh ? »

« Tania »

J’avais touché Éléanore et j’avais appelé la servante fantôme qui la possédait.

Le fantôme transparent qui était sorti de l’Épée Démoniaque, Tania Chichiakis.

Alors qu’elle avait été appelée, elle m’avait regardé avec une expression mignonne.

« Envoyez ce message à Nana. Dis-lui d’attendre que je vienne. »

{OK, je vais y aller ~}

Après avoir dit cela, elle s’envola vers la forteresse.

« Kakeru ? »

« Le plus important est que je cache mon identité et que je me charge de l’adversaire qui combat l’armée d’Aegina avec quelques personnes, non ? »

« Oui. »

« Si c’est le cas, plus les adversaires seront nombreux, plus cela sera efficace. »

« C’est vrai, mais... »

« Nana devrait être capable de le faire. »

« Elle l’est ? »

« Il serait difficile pour elle de les liquider tous. Aegina voudrait-il aussi faire en sorte que cette affaire se finisse vite ? »

« Très certainement. »

« Si c’est le cas, nous devrions aussi commencer à nous infiltrer. »

« Oui, sois prudent », me dit-elle avec un geste gracieux.

Elle avait agi comme si elle était une femme obéissante voyant son mari, ou une femme de chambre voyant son maître. Elle avait agi comme ça, mais je pourrais ressentir une élégance unique dans tout ce qu’elle faisait.

Même chez mes femmes, Hélèna était la plus noble et cela avait l’air très pittoresque quand elle agissait comme cela.

Bien que nous soyons du côté d’un champ de bataille, je ne pouvais m’empêcher de vouloir continuer à la regarder.

Non, plutôt que ça.

« Ne me dis pas : “s’il te plaît, sois prudent”, car tu viens également. »

« Eh ? Mais, ce ne serait pas une infiltration si je suis avec toi. »

« ... Hmm »

C’était vrai.

Une femme aussi belle qu’Hélèna, une princesse qui plus est, peu importe comment on la regardait, il était vraiment impossible qu’elle soit mêlée aux soldats.

« Même si tu te déguisais, tu seras tout de même détecté avec ton aura. »

« Cela pourrait être toi qui seras trouvé avec ton aura. S’il te plaît, sois prudent afin qu’ils ne puissent pas dire que tu es le porteur de l’Épée Démoniaque. »

« ... j’ai besoin d’y aller tout en cachant mon aura. Hmm. »

J’y pensais avec une main sur ma mâchoire.

Je n’y avais pas vraiment réfléchi, mais c’était vraiment mieux de faire quelque chose.

Récemment, je libérais mon aura presque inconsciemment pendant les combats, alors j’avais besoin de cacher ça.

Physiquement, je devrais mettre Éléanore et Hikari en stockage dans mon entrepôt de dimension parallèle, et les sortir quand j’aurais besoin de les utiliser.

À propos de mon propre déguisement...

« Aura... il me faut cacher mon aura... cacher, mon aura. »

« Kakeru ? »

« ... peux-tu regarder de ce côté, Hélèna. »

J’avais demandé un peu de patience à Hélèna et j’avais pris les deux Épées Démoniaques en main.

{Papa, que vas-tu faire ?}

« Je veux faire quelque chose. Dites-moi si vous pensez que c’est impossible. »

Après avoir dit cela, j’avais envoyé en image à Éléanore et à Hikari ce que je pensais faire.

{Cette image... Je vois, c’est assez impressionnant que tu puisses penser à quelque chose comme ça}

« Est-ce possible ? »

{Cela dépend de tes capacités.}

« Tout dépend de moi, hein. »

{Papa peut certainement le faire !}

Hikari, à entendre ces mots on avait l’impression qu’elle croyait totalement en moi.

Je fermais les yeux, façonnais une image dans ma tête et en retirais le pouvoir en contournant l’Épée Démoniaque, une aura sombre s’était dégagée de l’Épée Démoniaque et une mince couche avait enveloppé tout mon corps.

« Kakeru, où es-tu... ? Est-ce la téléportation ? Non, il n’a pas sorti la plume. »

Hélèna fut surprise et regarda autour d’elle.

C’est un succès, hein, pensai-je, tout en plaçant ma main autour d’elle, la tirant vers moi.

« Kya! Kakeru ! Tu étais ici. »

Au moment où je l’avais tirée vers moi, à l’instant où l’aura l’avait enveloppée, elle devenait capable de me voir.

« J’étais là tout le temps. »

« Je ne pouvais pas te voir. Était-ce à cause de l’aura ? »

« Tu as compris rapidement. C’est exact. »

L’aura qui avait enveloppé Hélèna et moi, c’était un nouveau type d’aura que je venais de créer.

« Qu’est-ce qui se passe ? »

« Comment devrais-je expliquer cela ? C’est comme si nos corps n’étaient plus discernables tant que nous restons dans cette poche d’aura. »

Je l’avais fait et j’avais réussi.

Et bien que ce soit génial, c’était assez difficile d’en expliquer le principe. C’était aussi différent du camouflage optique. Cela se rapprochait beaucoup plus des ultra-sons.

« Tant que nous sommes dedans, personne ne peut nous voir. En théorie, personne ne serait capable de le détecter à moins d’avoir des pouvoirs équivalents à ceux d’Éléanore et d’Hikari. »

« Si c’est le cas, alors c’est parfait. »

J’avais hoché la tête.

C’est déjà parfait avec Éléonore, mais Hikari s’y ajoutait aussi. Je ne pouvais pas imaginer la possibilité de voir quelqu’un à travers.

« Je l’ai fait à l’improviste, mais de façon inattendue ça s’est bien passé. »

Depuis que j’avais créé la technique de l’aura avec le trésor de la loterie, j’avais remarqué que je pouvais faire beaucoup plus de choses.

Cette technique était aussi une conséquence de cela.

« Comme attendu de toi. J’ai bien pensé que tu es capable de faire une chose si facilement. C’est si différent de cette époque... »

Hélèna chuchota avec une voix chargée d’émotion.

J’avais eu une longue relation avec elle... elle était la première femme que j’avais rencontrée dans ce monde. Je l’avais connue avant même d’avoir Éléanore et avant la naissance d’Hikari.

Elle connaissait toute l’histoire. Elle savait comment j’avais obtenu l’Épée Démoniaque, et comment je l’avais progressivement maîtrisée pour l’utiliser. C’était à cause de tout ça qu’elle était capable de le dire.

« Tu es également très différente de cette époque »

« Vraiment ? »

« Tu es devenue une femme capable. »

« Si c’est le cas, alors c’est surtout grâce à toi. »

« Eh bien, allons à notre rendez-vous. Au cœur de l’armée d’Aegina. »

J’avais tiré Hélèna vers moi avec ma main autour d’elle.

Hélèna plissa les sourcils, semblant un peu troublée à cause de la différence entre mes paroles et mes futures actions. Mais après cela, elle pencha son corps contre le mien, ne semblant pas du tout réticente.

Au milieu de l’armée d’Aegina. À l’intérieur de la tente où le général se trouvait.

Avec mon camouflage... enveloppé par cette aura, Hélèna et moi avions assisté à la conversation de la princesse Aegina et de son général subordonné du début à la fin.

Grâce à l’aura, nous avions pu voir tout cela, comme si nous étions devenus invisibles.

« C’est pourquoi nous allons amener plusieurs candidats, alors nous aimerions demander à Son Altesse de choisir quelqu’un en leur sein. »

« Je vois, c’est vrai, j’ai compris »

La princesse hocha la tête et le général et son subordonné quittèrent la tente.

« C’est... comment dois-je le décrire... »

Hélèna plissa les sourcils et choisit ses mots.

« C’est une idiote, hein »

« Kakeru... »

« C’est vrai non ? Elle n’a aucune connaissance et ne connaît rien du monde. En plus, elle est facile à duper. »

« D’après ce que j’ai ressenti, elle est aussi tellement têtue qu’elle ne changerait pas d’avis sur ce qu’elle avait elle-même décidé. »

« Si on lui présentait un chaman ou une prêtresse, il pourrait manipuler le royaume comme il le désirait. »

Avec une expression troublée, Hélèna hocha la tête à mon commentaire.

« Que ferons-nous ? Franchement, je ne te recommande pas de t’impliquer avec la princesse Sélène plus que cela. »

« Qu’est-ce que tu dis ? Les réjouissances ne font que commencer. »

« Est-ce vrai ? Je comprends. »

J’avais agi comme un soldat et étais apparu devant Sélène.

Il y en avait deux autres, et tous les deux étaient jeunes et avaient des yeux brillants, leur donnant l’air d’être attirés par la promotion.

Comme si c’était une entrevue, Sélène avait demandé nos noms un par un.

« Tu es qui ? »

« Kake... non, je suis Shou. »

« Shou ? Quel nom étrange ! Plutôt que ça, qu’est-ce que tu as dans tes bras ? Que tiens-tu ? »

Sélène l’avait remarqué, en fait, j’enlaçais toujours Hélèna.

J’avais limité l’aura des Épées Démoniaques à Hélèna, en plaçant le camouflage sur elle.

C’est pourquoi les autres personnes pouvaient me voir, mais ne pouvaient pas voir Hélèna que je tenais actuellement dans mes bras.

En conséquence, mes bras avaient probablement l’air de tenir quelque chose dans une position bizarre.

« Je tiens la déesse de la victoire. »

« Qu’est-ce que c’est ? »

« Je n’ai jamais perdu dans un combat lorsque j’étais dans cette position avant. »

« Qu’est-ce que c’est ? Es-tu un idiot ? »

La princesse Hélèna se moqua.

« Votre Altesse, même les imbéciles et les ciseaux émoussés peuvent être utiles entre les mains d’une personne intelligente. »

Le général avait suivi cet avis.

« C’est Issigonis, le Chevalier de mille hommes · Le General “aigle volant”. Il est un général célèbre de l’armée d’Aegina, » m’avait dit Hélèna.

Elle parlait normalement, mais j’étais le seul qui pouvait l’entendre, à cause de l’aura.

{Je peux aussi l’entendre}

{Hikari aussi}

J’avais fait un petit coup de doigt à Éléanore pour qu’elle cesse de briser l’ambiance.

J’avais pensé les mettre dans mon entrepôt de dimension différente, mais j’avais découvert que même l’Épée Démoniaque ne pouvait pas être vue quand elles étaient enveloppées par l’aura, ainsi je les avais juste portées comme d’habitude.

« C’est vrai. Même s’il est un homme qui ne fait que parler, cela ne serait pas une grande perte s’il mourait. »

« C’est exactement comme dit Son Altesse. »

« Alors, vous les gars. Je vous donnerai une récompense incroyable si vous tuez le général ennemi. Alors, allez-y et faites de votre mieux, même s’il vous tue. »

« « Oui, Votre Altesse ! » »

« Oui »

J’étais arrivé en première ligne avec les deux soldats volontaires.

Avaient-ils déjà été informés à ce sujet ? Les soldats s’étaient retirés et nous avions été envoyés en avant.

Et, juste comme ça, les deux volontaires qui s’étaient précipités devant moi avaient été tués par Nana.

Les deux soldats avaient été divisés en deux au niveau de leur taille.

{Étaient-ils vraiment si faibles ?}

« Allons-y. »

{Ils découvriront qui tu es si tu utilises tes deux épées}, avait souligné Éléanore.

Ahh, Issigonis avait également dit « un homme brandissant deux épées ».

Si c’est le cas, il vaudrait mieux ne pas utiliser mes deux épées en ce moment.

« Toutes les deux, attendez, d’accord. »

{Oui}

{OK !}

J’avais pris une épée longue d’un soldat mort là-bas et je l’avais balancé légèrement.

Et puis, je m’étais avancé devant Nana.

Nana resta stupéfaite un instant, mais elle se calma immédiatement.

Nana était comme ça, mais les soldates esclaves derrière elle... les soldates esclaves qui venaient de terminer une bataille féroce faisaient du bruit.

« Soyez silencieuse ! », cria Nana.

« Il n’y a qu’un seul adversaire, “juste un ennemi” »

Toutes se taisent face à ces mots. Elles avaient regardé fixement, non, elles m’avaient regardé fixement.

Comme si j’étais un ennemi ordinaire.

Cela m’était pas la première ou la deuxième fois que je me battais contre Nana et les soldates d’esclaves.

Nous nous étions battus sérieusement plusieurs fois, ceux-ci ne pouvaient pas être considérés simplement comme de l’entraînement.

Cette fois, c’était seulement l’un de ces moments.

« Haaaaaa! »

 

 

Nana avait réduit la distance en un instant et lâcha son coup.

Je l’avais bloquée avec mon épée longue... mais...

Au moment où je l’avais balancée, mon épée avait été détruite comme si elle était en train de pourrir.

Être réduite en poussière... ces mots correspondaient merveilleusement à la manière dont elle avait été détruite.

« Kakeru ! »

Hélèna avait crié, j’avais instinctivement sauté en arrière.

« Qu’est-ce qui s’était produit à l’instant ? »

{Il semblerait que les épées ordinaires ne peuvent pas supporter ta force. Utilise-moi ou Hikari}

Comme Éléonore me l’avait dit, je l’avais dégainée presque en même temps que j’avais atterri. Je me retournai vers Nana qui continuait à attaquer sans s’arrêter.

Coup après coup, un échange entre nous deux ayant 100 % d’attaque supplémentaire.

L’onde de choc avait créé une explosion massive qui avait creusé le sol. Nana avait sauté en arrière. Les soldats d’Aegina derrière moi avaient applaudi.

Ils avaient applaudi parce que l’adversaire avait finalement été repoussé.

« Vous tous, prenez la formation contre les bêtes magiques ! Cet homme est dangereux. »

Les soldates esclaves s’étaient déplacées immédiatement sous le commandement de Nana. C’était une formation que je n’avais jamais vue auparavant. Cependant, il y a une chose que je pouvais dire.

« Beaucoup contre une seule personne... c’est littéralement une formation pour combattre des Bêtes magiques puissantes. »

Tout comme Hélèna chuchotait avec un ton impressionné, c’était une formation de 201 contre 1.

{Nana avait donc préparé quelque chose comme ça, hein. Comme d’habitude, elle me surprend.}

Cela aurait dû être juste une mascarade pour me permettre d’infiltrer l’armée d’Aegina, mais même ainsi, j’avais commencé à trouver cette bataille amusante.

***

Chapitre 166 : Kakeru dansant sur le champ de bataille

J’avais échangé des coups avec Nana.

Des frappes meurtrières combinées avec une force et une vitesse élevée avaient été faites. La zone entre nos attaques s’était légèrement déformée.

J’avais échangé des coups frontaux en utilisant Éléanore.

Au moment où nous nous étions affrontés, Nana avait rétréci ses sourcils.

« Ce sentiment... Éléanore ? », chuchota-t-elle.

Elle le disait silencieusement pour que je puisse être le seul à l’entendre. Non, ce n’était probablement pas pour moi qu’elle parlait ainsi.

C’est juste que son doute était si fort qu’elle l’avait mis en mots. Après tout, même maintenant, Nana ne voyait pas Éléanore, Hikari et Hélèna.

De son point de vue, elle avait bloqué quelque chose d’invisible que je tenais.

Et, elle avait deviné que c’était comme quand elle affrontait Éléanore.

Qu’elle puisse le dire était en soi impressionnant.

{C’est l’humain qui s’est le plus battu contre moi de toute l’histoire.}

{C’est elle qui t’a le plus combattu ?}, demanda Hikari.

{Après tout, la plupart de mes adversaires seraient généralement envoyés aux trépas après un ou deux combats.}

Sans s’en vanter, Éléanore l’avait dit comme si c’était normal.

Mais en y réfléchissant, cela devait être vrai. C’était à peu près comme ça, même après avoir commencé à utiliser Éléanore. La plupart des ennemis seraient facilement abattus. Il était également rare que je m’y prenne à deux fois pour vaincre l’ennemi.

Nana... elle était à un tout autre niveau.

Nana avait rapidement sauté vers l’arrière, tout en jetant un coup d’œil à mon autre main, ses yeux se demandant si je tenais Hikari ou pas.

Je n’avais pas dégainé Hikari, car j’enlaçai Hélèna avec cette main.

Eh bien, il n’y avait pas besoin de dire ça.

Nana devrait être capable de le deviner par elle-même.

{ ... Quelle envie !}

{Qu’est ce que c’est que l’envie ?}

Que voulait-elle dire par envie ?

Je penchais la tête à propos de ce qu’Éléanore chuchotait, mais Nana continua son attaque. Des frappes avaient été faites et elle attaquait continuellement sans jamais s’arrêter.

Et pendant que nous échangions des coups, de nombreuses flèches et de la magie venaient vers moi par-derrière. Il s’agissait du tir de couverture des troupes d’esclaves.

« Hmph ! »

J’avais repoussé Nana et balayais les flèches et la magie en utilisant Éléanore.

Nana avait encore une fois réduit la distance entre nous, et avait continué ses attaques incessantes.

Avec le soutien des flèches et de la magie, une fois de plus...

J’avais été lentement repoussé.

C’était un peu difficile de me battre contre Nana et sa troupe d’esclaves avec Hélèna dans mon bras gauche.

Et Hélèna me faisait un visage insouciant.

Elle avait penché son corps vers moi avec un visage confiant.

« Éléanore et... Son Altesse Hélèna, hmm. »

Nana avait sauté en arrière. Je l’avais entendue murmurer.

On dirait qu’elle avait tout compris jusque-là.

« Vous tous, visez sa gauche. »

Les flèches et la magie concentraient leur feu vers ma gauche, sous le commandement de Nana.

{Kuku, elle n’a aucune pitié.}

{Nana-oneesan, incroyable !}

La mère et la fille Épées Démoniaques avaient été impressionnées. Elles avaient exprimé mes sentiments. Nana, elle était incroyable. Penser qu’elle attaquerait sans pitié mon point faible en plus de l’avoir découvert.

C’était génial, c’était comme ça qu’elle devrait être.

« C’est comme ça que tu devrais être. »

Se battre contre Nana était si amusant.

C’était tellement amusant que j’en avais presque oublié mon but.

☆☆☆

J’avais vaincu Nana et l’avais repoussée avec sa troupe d’esclaves dans la forteresse. L’armée d’Aegina marcha lentement vers elles en réponse. Il ne me restait plus qu’une minute pour agir.

D’abord, j’avais félicité Nana.

« Bon travail. Tu as à nouveau élevée tes compétences. »

« Je t’en suis infiniment reconnaissante. »

« Que devrions-nous faire après cela ? »

J’avais demandé à Hélèna cette fois.

Elle était toujours enveloppée par mon aura pour que personne ne puisse la voir, mais Nana avait déjà senti cela, et les troupes d’esclaves avaient également deviné.

« À l’origine, nous aurions eu besoin de la capturer d’un coup, mais ce n’était plus nécessaire à cause de ton nouveau pouvoir, Kakeru. »

« Hein ? »

« Où sont les cadavres des bandits ? »

« Où sont les cadavres du bandit ? »

Bien que Nana l’avait sentie, elle ne pouvait toujours pas entendre Hélèna alors je le lui avais dit à sa place.

« Nous les avons rassemblés là-bas. »

« Que ferons-nous avec ça ? »

C’était l’idée d’Hélèna.

« Si elles pouvaient être masquées avec le nouveau pouvoir de Kakeru... »

« Ah, on va leur donner de faux cadavre, hein. »

« Oui. »

Hélèna hocha la tête.

C’est vrai. Ce sont les vrais bandits, le Gang des becs rouges, mais ceux qu’Aegina avait combattus aujourd’hui étaient ma troupe d’esclaves.

Au moins, ils devraient temporairement y ressembler.

« Nana, rassemble tout le monde. »

« Ha ! Vous toutes, rassemblement. »

Ma troupe d’esclaves s’était rassemblée avec ce commandement. J’ai confirmé qu’elles étaient toutes là, puis je les avais ramenées à mon manoir de Reiusu en utilisant ma plume de téléportation.

« Bon travail. Vous pouvez passer votre temps maintenant comme d’habitude. »

« Ha ! »

J’avais dit merci et l’avais embrassée.

Et puis, je m’étais rendu à la forteresse.

« Elle a dit que c’est juste là ? »

« Oui. »

J’étais allé dans la direction indiquée par Nana.

Les cadavres des bandits étaient entassés là-bas.

En utilisant les pouvoirs d’Éléanore et de Hikari, je les avais couverts d’une énorme quantité d’aura. L’apparence des cadavres des bandits avait changé.

« Va jeter un coup d’œil. », ai-je dit tout en relâchant pour une fois Hélèna.

Après avoir quitté l’aura d’Éléanore, sa vision redevint comme à l’ordinaire.

« Il n’y avait pas de problème. Ils ressemblaient vraiment aux ennemis de tout à l’heure. »

« Je vois. »

Je m’étais encore une fois rapproché d’Hélèna.

J’avais fini de les déguiser. Avec cela, j’avais gagné des exploits militaires.

La mascarade était finie comme prévu.

Et à la suite de cela, l’armée d’Aegina s’était précipitée à l’intérieur.

Celle qui me faisait face était... la princesse Sélène.

Elle était venue à cheval, était descendue et avait couru vers moi.

« Toi ! Tu dois devenir mon subordonné ! »

« Oui... Hein ? »

J’avais pratiquement hoché ma tête, finalement je l’inclinais.

C’était un peu bizarre.

Je ne savais pas pourquoi, mais c’était un peu bizarre.

Qu’est-ce qui n’allait pas ?

{Est-ce parce que l’incompétente a l’air très avide ?}

Ahh, je vois.

Hmm, c’était vrai.

Le plan était de faire une mascarade et de la convaincre de lui vendre ses faveurs.

C’est bien que nous ayons atteint ce but, mais j’avais ressenti quelque chose de mauvais quand elle m’avait fortement dit « deviens mon subordonné ».

« Issigonis ! »

« Oui. »

Le général qui suivait derrière elle lui répondait.

« Où est le prochain champ de bataille ? »

« Ha ? »

« Où est le prochain champ de bataille ? Où allons-nous nous battre ensuite ? »

« Pardonnez-moi, je suis incapable de comprendre ce dont Son Altesse parle. »

« Tu es lent à la détente, imbécile ! Je demande où est le prochain champ de bataille, où il pourra se battre magnifiquement comme maintenant ! »

Sélène avait soudainement maudit son subordonné.

Cela signifiait...

« On dirait qu’elle t’a aimé plus que prévu. Comme prévu de toi, Kakeru. »

Cela semblait être le cas.

***

Chapitre 167 : La régence des trois seigneurs

La bataille était terminée et l’armée d’Aegina commença à se retirer de la forteresse.

Sélène ne voyageait pas à cheval, mais voyageait dans une grande calèche. Elle était aussi large qu’une pièce de huit tatamis (3,64 m × 3,64 m). Elle avait un toit, et cela ressemblait à un salon ordinaire.

Elle avait d’énormes roues sur ses deux côtés, et était tirée par 13 chevaux décorés.

Quand je l’avais vu pour la première fois, j’avais pensé : « Est-ce vraiment une calèche ? Un palanquin ? Un camping-car ? »

J’avais eu ce genre d’idée à la vue de cette calèche.

Au fait, on dirait que 13 chevaux étaient le signe d’une personne de la famille royale.

« Il y a même une loi pour les chariots dans Aegina. Pour ce qui concerne Xiphos, le roi a 17 chevaux, la reine et le prince-héritier ont 15 chevaux, et les autres membres de la famille royale ont 13 chevaux... ainsi, le nombre de chevaux qu’ils devaient utiliser était codifié. »

Alors que je réfléchissais au sujet de ces 13 chevaux, Hélèna qui était toujours dans mes bras me l’avait expliqué.

Sélène était assise à côté de moi, mais bien sûr, elle ne pouvait pas l’entendre.

En ce moment, Hélèna était camouflée par l’Épée Démoniaque, et personne ne pouvait la voir si ce n’était moi.

Cependant, cela semble intéressant. Aegina a ce genre de règles, hein.

Et alors que je pensais à ça, Sélène m’avait parlé.

« Toi, quel est ton nom ? »

« C’est Shou. »

« Shou... »

Sélène murmura l’alias que j’avais utilisé et avait souri.

Ses yeux brillaient en me regardant. Elle regardait ma main gauche bouger d’avant en arrière. Ses yeux étaient comme ceux d’une héroïne tout droit sortie d’un manga shoujo. Franchement, c’était une réaction inattendue.

« Ne~, ne~, est-ce que tu enlaces toujours la déesse de la victoire ? »

C’était Hélèna qui était là.

« Oui, elle est toujours là. Je suis invincible tant qu’elle est dans mes bras. »

« Incroyable ! »

« K-Kakeru... »

Leurs réactions étaient opposées.

Sélène avait un visage souriant et était excitée.

Hélèna était toute rouge et baissa les yeux timidement.

« Ahh, je veux tout de suite voir Shou se battre. »

« Pourquoi voulez-vous autant le voir ? »

« Hmm ! Après tout, l’apparence de Shou au combat est plus belle que tout ce que je n’ai jamais vu ! Plus que celle de n’importe quelle peinture, plus que celle de n’importe quel danseur, plus que celle de n’importe quels décor et endroit scénique. »

Sélène s’était enthousiasmée. Ses yeux avaient aussi commencé à se remplir de chaleur.

« L’apparence de Shou au combat est la plus belle ! »

Je n’y avais pas pensé. Je ne pensais réellement pas que mon apparence au combat était belle.

Bien sûr, c’était aussi la première fois que quelqu’un me le disait. Personne ne m’avait jamais dit ça. Sélène, on dirait qu’elle possédait un rare sens de la beauté.

« C’est pourquoi, s’il te plaît, attends encore un peu. J’ai déjà envoyé un messager à Abraham. Il préparera immédiatement le prochain champ de bataille. »

« Abraham ? »

« Mon serviteur. »

« ... Abraham Papadopoulos, marquis du royaume d’Aegina. Il était titulaire du poste de tuteur royal », dit Hélèna.

« Tuteur Royal ? », lui avais-je demandé d’un coup d’œil.

« C’est le titre accordé à la personne qui est le précepteur des princes et des princesses. C’est celui qui s’occupe spécialement de leurs éducations. Mais plutôt que d’avoir eu des réalisations académiques, il est généralement donné à une personne de caractère. »

Quelque chose comme ça existe, hein.

Cependant, j’avais regardé Sélène.

Comment sa personnalité est-elle devenue ainsi sachant qu’elle avait un expert pour l’éduquer ?

Ce n’était pas comme si j’y attachais une grande importance.

« Je sais ! Shou, que veux-tu ? Je ferai n’importe quoi pour toi et t’achèterai ce que tu désires, dis-le-moi simplement. »

{Kukuku, elle a l’air d’une fille qui ne connaît rien du monde, et qui soutient un méchant.}

J’avais donné un léger coup à Éléanore avec un doigt.

Un beau son en était sorti, mais bien sûr, Sélène ne l’avait pas entendu.

Elle avait comme d’habitude des yeux brillants d’émotions, et me regardait fixement.

« N’importe quoi ? »

« Oui, n’importe quoi. »

« Je n’ai besoin de rien de spécial. C’est bon, tant qu’il y a un champ de bataille. »

« Es-tu d’accord avec ça ? »

« Oui. »

J’avais hoché la tête.

« Je suis venu ici, pour faire de vous la Première ministre Princesse. Plus il y a de champs de bataille, mieux ce sera. »

« Shou... merci ! »

Sélène semblait touchée, et ses yeux devinrent humides.

Comment pouvais-je dire cela ? Elle était trop simple.

Non, je pensais que c’était quelque chose d’un tout autre niveau que la simplicité.

Comment puis-je dire ceci ? Hmm, elle est étrange.

Oui, elle est assez étrange, pensais-je.

☆☆☆

Dans le royaume d’Aegina, dans la capitale de Rethim.

La calèche de Sélène, ayant fait un « retour triomphal », traversa la ville du château et entra aussitôt dans le palais royal.

« He~, quel beau palais ! C’est comme les jardins suspendus de Babylone. »

« C’est le fameux “Palais d’été”. »

« Palais d’été ? Qu’est-ce que c’est ? »

J’avais demandé ça à Hélèna qui semblait très émue.

« Il y a deux palais à Rethim. L’un d’eux s’appelle le Palais d’Hiver, et l’autre est celui-ci, il s’appelle le Palais d’Été. On dit qu’il avait été construit à l’origine par un roi pour impressionner sa reine, il est donc beaucoup plus grand et beau que le palais d’origine qui est le palais d’hiver. »

« He~ »

J’avais regardé le palais.

C’était peut-être la construction la plus splendide et belle que j’avais jamais vue.

J’avais envie de me promener ici et là comme un touriste.

« Vous êtes revenue, Votre Altesse »

Un homme était sorti du palais, puis il fit un salut respectueux à Sélène qui venait de sortir du carrosse.

« Abraham, as-tu trouvé un autre champ de bataille ? »

Je vois, cet individu est cet Abraham, hein.

Même si... ce visage.

{Quelque chose est arrivé ?}

On dirait qu’Éléanore avait aussi remarqué.

Le visage d’Abraham, on dirait qu’il était rendu dans une impasse.

« Ce n’est pas le moment pour ça. »

« Quoi ? Qu’est-ce que tu veux dire par, ce n’est pas le moment pour ça ? »

Sélène fit un visage qui semblait clairement insatisfait. Le visage qu’elle avait fait plus tôt était inattendu, mais celui-ci était un visage qui était conforme à mes attentes.

C’était un visage comparable à celui d’un enfant boudeur, parce que les choses ne se passaient pas comme prévu.

« Le duc Melina est venu vous voir. »

« Haa ? Que diable ces vieillards sont-ils venus faire ici ? »

« C’est pour la Régence des Trois Seigneurs »

« ... Ha ? »

« Parce qu’il y a une instabilité gouvernementale, ils ont demandé de restaurer l’ancien système : la Régence des Trois Seigneurs »

« Ha ? Qu’est-ce que c’est ? Fais-leur faire machine arrière. Je serai bientôt la Première Ministre Princesse. Dis-leur que les vieillards ne sont plus nécessaires. »

« Le royaume va tomber si l’on joue dans le jeu d’une petite fille. »

Un vieil homme était sorti du palais. Il avait une ample robe, et une barbe blanche.

Ayant l’apparence, au premier coup d’œil, d’un sage ou d’un dieu, ce vieil homme était sorti en regardant Sélène.

***

Chapitre 168 : Ce sont des rebelles

« Therios... »

Sélène plissa les sourcils en voyant apparaître ces vieillards.

Il avait des yeux et un ton odieux, et peu importe comment vous le regardiez, il n’avait pas l’air amical.

Ce vieil homme... qui est-il ?

« Melina Therios. »

Hélèna, que j’étais en train de serrer mon corps, me répondit.

« C’est un duc du royaume d’Aegina. En remontant dans le temps, ils sont issus d’une famille ayant rendu un service distingué lors de la fondation du royaume. Mais une fois, ils n’ont plus eu de successeur. Donc cette maison a ainsi presque cessé d’exister, mais elle avait continué son existence en accueillant un enfant adopté de la famille royale. »

Je vois, on dirait que c’était une personne assez importante. Mais franchement, cela ne voulait-il pas dire qu’il faisait aussi partie de la famille royale ?

Je pense qu’il y a eu une histoire similaire avec les daimyos de la période Edo. Je me demande quel clan était encore là... Je ne m’en souvenais pas très bien.

Alors que je pensais à ça, les vieillards se placèrent devant Sélène.

En raison de leur différence de taille, ils regardaient naturellement Sélène de haut, la mettant encore plus en colère.

« Comme c’est méprisant, Therios. »

« S’il vous plaît, pardonnez ma grossièreté. Cependant, Votre Altesse, notre Maison de Therios a reçu des paroles de Sa Majesté le Roi d’il y a six générations, disant que nous n’avons pas besoin de nous prosterner, peu importe ce qui se trouve dans le Royaume d’Aegina. Laissez-moi voir, c’est ce qu’ils appellent une inconvenance agréée. »

« Qu’est-ce que c’est que c’est ? » Sélène cria d’une voix aiguë.

Melina fronça les sourcils, mais il ajouta immédiatement avec un sourire exagéré.

« Quoi, Son Altesse ne le sait pas ? Oh, s’il vous plaît excusez-moi, Princesse Sélène. »

Après s’être étonné, il inclina la tête d’un air tendu. Il le fit de manière théâtrale. Au moment où il releva la tête, cela se transforma en un regard dédaigneux, montrant ainsi un total mépris.

J’avais jeté un coup d’œil à Hélèna.

« Pour honorer leurs réalisations, ils ont reçu en récompense que leurs descendants ne seraient pas obligés de baisser la tête, aussi bien devant le roi que devant toutes personnes de la famille royale. »

Hein, c’était incroyable.

Bref, c’était comme ça, hein, le roi d’il y a six générations avait dit, « vous avez fait un super boulot, vous et vos descendants n’avez pas besoin de baisser la tête devant mes descendants ». C’était une histoire incroyable, et si c’était bon pour les personnes concernées, c’était tout simplement insupportable pour les descendants du roi.

« Therios, toi, qu’est-ce que tu es venu faire ici ? »

« Je souhaite vous poser honnêtement une question, princesse Sélène. Où est Son Altesse le Prince héritier ? »

« I-Il est malade, se reposant quelque part. »

« Où est-il ? »

Est-ce parce que l’adversaire était Melina, car le ton de Sélène ressemblait un peu à celui d’une noble dame ou d’une princesse ?

Melina renforça son ton et pressa sur elle.

« Il est quelque part ! Il n’y a aucune chance que j’en connaisse les détails. »

« Alors, qui le sait ? »

« Je te dis que je ne sais pas ! »

« Fumu. Eh bien, vous pouvez affirmer que vous ne connaissez pas la condition de Son Altesse le Prince héritier en ce moment. »

« C’est ce que je te dis. » Sélène avait progressivement repris le contrôle de son ton.

« C’est troublant. Eh bien, c’est très dérangeant. Il y a d’étranges rumeurs qui circulent, alors je suis venu les confirmer. »

Il avait dit cela tout en faisant des gestes exagérés et avait regardé Sélène. Sous sa barbe blanche qui ressemblait à celle des sages et des magiciens, j’avais vu sa bouche sourire.

Ah~, c’est probablement ça. Son visage me montrait qu’il était pratiquement certain que Kimon était déjà mort.

« Quelles rumeurs ? »

« Au fait, Votre Altesse Sélène. Que pensez-vous de la situation actuelle où non seulement le roi, mais le Premier ministre Prince sont absents ? »

« Quoi ? Que pensez-vous si je deviens la Première ministre Princesse ? »

« Je vois, c’est aussi une bonne méthode. Cependant, il y a une meilleure solution que celle-là. »

« Qu’est-ce que c’est ? »

« La régence des Trois Seigneurs »

« Haa? »

« La régence des Trois Seigneurs, qui a été transmise depuis des temps immémoriaux dans notre Royaume d’Égine. C’est un système qui nous permet, à nous, les trois plus vieilles maisons ducales, de faire un congrès, afin de soutenir temporairement le royaume à la place de la Maison Royale, qui pour une raison quelconque, est devenu incapable d’administrer les affaires politiques. »

Je vois, c’est un système important. Même dans le monde où j’étais auparavant, il y avait le président et le vice-président, ainsi que le Premier ministre et le vice-premier ministre.

En passant, le président et le vice-président ne montaient pas dans la même voiture. Après tout, ce serait la fin pour les deux, si leur voiture s’écrasait ou des choses de ce genre.

« Je dis que ce n’est pas nécessaire, tant que je deviens la Première ministre Princesse... »

« Je parlerai franchement, Son Altesse Sélène est incompétente pour cette tâche. »

« Quoi ? »

« Si vous pensez vraiment au Royaume du fond de votre cœur, vous auriez dû avoir caché la mort du Prince héritier avant de jouer à votre jeu de promotion. Cependant, Son Altesse Sélène ne l’a pas fait. Avec cette information, nous pouvons affirmer que Son Altesse n’a pas les talents pour la gouvernance. »

« C’est... ce n’est pas vrai du tout ! Ou plutôt, qui admettrait une telle chose ! »

« Dommage, mais, Votre Altesse, c’est déjà décidé. »

« Ha ? »

« Nous avons reçu un message de Sa Majesté, il souhaite la Régence des Trois Seigneurs »

« Ne me mens pas ! Il est impossible que Père puisse parler. Père est dans une situation où il ne peut plus parler à cause de sa maladie. »

« Je m’interroge à ce sujet. »

Melina haussa les épaules en souriant.

« Non, c’est quelque chose qui n’a pas d’importance. Je suis venu ici pour donner à Son Altesse la première décision de la Régence des Trois Seigneurs. »

« Ha ? La première ? Qu’est-ce que tu racontes ? »

« Nous aimerions que Son Altesse se repose un moment. »

« De quoi parles-tu depuis tout à l’heure ? Explique-le-moi. »

Sélène se déchaîna.

À cet égard, Melina avait seulement souri et n’avait pas répondu, ils prévoyaient probablement de confiner Sélène pour toujours.

« Alors, excusez-moi s’il vous plaît »

« Attendez ! Hey, Abraham ! Pourquoi ne dis-tu rien ? Dis-lui quelque chose. »

« S’il vous plaît, pardonnez-moi, Votre Altesse. Les paroles du Seigneur Duc Melina sont absolument légales. »

« Haa? »

« Abraham, qu’était-ce ? »

Melina avait parlé à Abraham.

« Amener Son Altesse à la station balnéaire avec courtoisie. Avez-vous compris ? Avec courtoisie. »

« ... Oui. »

Abraham inclina la tête avec respect.

Sélène était en colère et avait essayé de s’accrocher à Melina, mais Abraham l’avait arrêtée. Incapable de faire quoi que ce soit, elle ne pouvait que regarder partir Melina.

 

☆☆☆

 

« Qu’est-ce qui se passe, qu’est-ce qui se passe ? C’était quoi ça ? »

Sélène était déchaînée dans la pièce.

« Pourquoi le suis-tu, Abraham ? »

« S’il vous plaît, pardonnez-moi, mais les paroles du duc Melina sont tout à fait légitimes. »

« Légitimes ? »

« Dans la situation actuelle, en l’absence de Sa Majesté et de Son Altesse le Prince héritier, il est tout à fait juste que la Régence des Trois Seigneurs soit activée. Pour renverser cela, Sa Majesté doit revenir, ou... »

« Je dis que c’est impossible. »

« ... le Premier ministre Prince administrerait le gouvernement. »

« C’est pourquoi je suis... »

« En effet, les mouvements de Son Altesse seront limités à partir d’aujourd’hui. Ainsi les “promotions” sont devenues impossibles. »

« ... »

Sélène en avait perdu ses mots.

« S’il vous plaît, pardonnez-moi »

« Hé toi ! »

« Quelqu’un. »

Abraham frappa dans ses mains. Deux soldats étaient immédiatement entrés.

« Conduisez Son Altesse, avec courtoisie. »

« « Ha ! » »

Les deux soldats se tenaient à côté de Sélène et lui saisirent l’épaule.

« Qu’est-ce que tu fais !? »

« Princesse, s’il vous plaît, laissez-vous faire. »

« Il n’y a aucun moyen de persévérer. Qu’est-ce que tu fais ? Où m’emmènes-tu ? »

« Au Palais d’Automne. »

Abraham répondit calmement.

« N’est-ce pas la prison !? Il n’y a aucun moyen que j’y aille ! Je suis Sélène Mi Aegina ! Je suis la première princesse ! Le comprenez-vous. »

« ... Emmenez-la. », dit calmement Abraham en me jetant un coup d’œil.

« Il a vérifié ce que tu ferais, Kakeru. » déclara Hélèna.

Cela semble être le cas.

{Que vas-tu faire ?}

C’est déjà décidé.

J’avais dégainé Éléanore et j’avais tranché les deux soldats.

« Shou ! »

« ... Qu’est-ce que cela veut dire ? »

Abraham m’avait regardé.

« Je suis venu faire de la princesse Sélène la Première ministre princesse. »

« C’est impossible. La Régence des Trois Seigneurs est activée. Les ordres de la Princesse ne peuvent plus atteindre personne et n’ont également plus aucune valeur légale. »

« Sélene. »

J’avais ignoré Abraham et je parlais à Sélène.

« Q-Quoi ? »

« Si mes yeux ne sont pas pourris, en ce moment, je pense avoir vu des gens qui ont de mauvaises intentions envers la princesse de ce royaume. Qu’est-ce que vous en pensez ? »

« C’est vrai ! C’est exactement comme tu l’as dit. »

« Vous savez, les individus qui portent préjudicient à la famille royale quant à leur position... »

Après avoir pris une bouffée d’air, j’avais regardé Abraham.

{Kukuku, quel mauvais visage !}

« Je pense qu’on les appelle des rebelles. »

***

Chapitre 169 : Déclaration de guerre

Après avoir regardé en étant abasourdie par la scène pendant un instant, Sélène avait crié vers Abraham.

« C’est vrai, c’est un rebelle. Il est non, ils sont rebelles. Dépêche-toi et attrape-les ! »

« Dommage, mais c’est impossible. Ils ont maintenant une légitimité politique. »

« Je ne comprends pas ça ! Je suis une princesse, je suis la première princesse, tu le sais ?! »

« À l’instant où la Régence des Trois Seigneurs est activée, ils sont dans une position plus élevée. »

« Il n’y a aucun moyen que ce soit vrai ! »

Sélène avait continué à crier.

Comme une enfant, elle cria sans relâche sur Abraham, tandis qu’Abraham, très habilement, esquivait tout. Il le faisait de manière silencieuse, en objectant à chaque réplique.

« C’est... ça semble impossible pour elle, » déclara Hélèna, qui se trouvait actuellement dans mes bras.

C’est vrai, ça avait vraiment l’air inutile, peu importe comment vous le regardiez. Cela ressemble à un adulte éduquant et réduisant un enfant au silence.

Et Sélène n’insistait que sur un point, « parce qu’elle est une princesse ».

Il n’y a aucun moyen que la situation change en sa faveur rien qu’avec ça.

Je suppose qu’on ne pouvait rien y faire, je devais l’aider.

« Tu t’appelles Abraham, n’est-ce pas ? Dis-moi quelque chose. »

« ... Quoi ? »

« Quelle est la condition pour mettre fin à la Régence des Trois Seigneurs ? »

«...»

Abraham n’avait pas répondu. Il m’avait seulement regardé.

Ses yeux montraient clairement qu’il se méfiait de moi.

« Qu’est-ce que cela veut dire ? », demanda Sélène.

« La Régence des Trois Seigneurs n’est qu’une régence. Une régence signifie qu’ils exerceraient le règne au nom du monarque. Mais ce n’est pas comme s’ils obtenaient le Royaume lui-même. Cela signifie que ce système a une fin... et qu'ils devront rendre l’autorité qui leur avait été donnée. »

« Vraiment ? »

« Il y a une preuve évidente. Après tout, bien qu’il y ait eu une Régence des Trois Seigneurs dans le passé, la Maison Royale dirige encore le royaume à l’heure actuelle. »

« Je vois ! Et à propos de ça, Abraham ! »

Sélène l’interrogea encore une fois.

«...»

« Réponds-moi ! »

Sélène marcha vers lui à pas lourds... étonnamment, elle lui donna un coup de pied.

Abraham l’avait reçu sans résister, il lui avait répondu avec une expression déformée.

« Ce sera quand le roi sera capable d’administrer le gouvernement. »

« C’est impossible ! »

« ... Ça, ou bien quand un nouveau roi naîtra, hein ? »

« Eh ? »

«...»

De plus, Abraham me regarda.

Ses yeux disaient : « Ce bâtard dit des choses inutiles ».

Très bien, j’avais décidé ce que nous devrions faire.

« C’est assez. Rassemble dès maintenant des soldats. Tout sera fini si nous attrapons ces trois-là, exact ? »

Sélène évoqua la même chose une fois de plus.

Franchement, cette fille...

«...»

J’avais croisé les yeux d’Abraham. Pour une raison inconnue, il m’avait regardé avec des yeux de pitié. C’était quoi ça ?

{Kuku, ses yeux disent, « vous avez pris le parti d’une fille gênante »}

... Je vois.

Je m’étais un peu énervé, mais je ne pouvais rien dire en retour.

Abraham avait dit alors à Sélène.

« Ce n’est pas aussi simple que ça. En outre, en premier lieu, cela est impossible. »

« Pourquoi ?! »

« Je vous l’ai dit une fois déjà. Bien que la Régence des Trois Seigneurs ait sa légitimité, on ne peut pas affirmer que la position de la Première Princesse lui soit inférieure. C’est pourquoi, pour changer, j’avais essayé de rassembler des soldats. »

Eh bien, c’est vrai. Il n’y avait aucun moyen qui leur permettrait d’ignorer complètement la princesse, même en ayant un système comme celui-là.

« Alors... »

« Il n’y avait pas plus de dix hommes qui se sont rassemblés. »

« ... Hein ? »

C’était devenu comme ça, hein.

Non, je pouvais un peu le comprendre. Au début, je ne l’avais pas réalisé, mais au vu de la série d’événements qui s’étaient produits dans cette pièce, j’avais senti que cela se passerait comme cela. Cela signifiait qu’il n’y avait que quelques personnes qui soutenait un seigneur idiot, non, une princesse idiote.

« Dix... il n’y en a même pas dix... ? »

« Oui. »

« E-Et les cinq mille ? Et ces cinq mille soldats ? »

« Je les ai appelés. »

« En aucune façon... »

Sélène avait reçu un choc.

Les cinq mille soldats qui lui obéissaient tout à l’heure étaient passés à dix quand sa position avait un peu changé.

Si vous comptiez cela en pourcentage, c’était 0,2 %. Même Sélène avait reçu un choc.

« En aucune façon... »

Elle tomba au sol avec stupeur.

Dans le bâtiment de la compagnie marchande de Delphina, à Malonei.

J’avais tué les soldats supplémentaires qu’Abraham avait appelés, et j’avais pris Sélène avec moi quand je m’étais directement dirigé vers la chambre de Delphina.

« ... Kakeru, quelle est cette apparence ? »

En me voyant apparaître, Delphina n’avait pas l’air si surprise.

« C’est impressionnant que tu aies pu me reconnaître comme ça. J’avais même complètement changé mon apparence. »

« Dans ce monde il n’y a que toi qui pourrais apparaître comme ça. »

« Eh bien, c’est vrai. »

Tout en parlant, j’avais libéré le camouflage de l’Épée Démoniaque.

« Tiens. Son Altesse Hélèna est aussi là. Et cette personne-là est... Son Altesse Sélène ? »

Ce qui était apparu après que j’avais enlevé le camouflage était les deux princesses. Delphina avait l’air emplie de doute en voyant Sélène.

« Qu’est-il arrivé ? Elle a l’air d’être choquée par quelque chose. »

« Hélèna, je te laisse l’expliquer »

« D’accord. Qu’en est-il de toi, Kakeru ? »

« Je vais aller chercher ce dont elle a besoin... des choses dont elle aura besoin après ça. »

« Continueras-tu à la soutenir ? »

« Cela dépend de ce qui se passera par la suite. »

« Compris. S’il te plaît, laisse-moi m’occuper de ça, ici. »

« Je compte sur toi. Je dois aussi le demander à Delphina. »

« Ça ne me dérange pas du tout. Tant que je reçois des récompenses similaires. »

« Je vois. »

J’avais enlacé Delphina et l’avais embrassée.

« C’est un acompte du paiement. Était-ce suffisant ? »

« C’est bon. »

« Hélèna, je compte sur toi »

« Oui »

Hélèna hocha la tête. J’avais laissé les trois femmes là-bas et m’étais téléporté encore une fois.

Dans le royaume d’Aegina, dans la capitale de Rethim.

J’étais retourné dans la chambre de Sélène.

Abraham était toujours là.

« Vous êtes..., je vois, vous étiez impliqué hein.. porteur de l’Épée Démoniaque »

En voyant mon apparence transformée, Abraham avait immédiatement compris la situation.

Ce gars, il était tout à fait capable.

« C’est comme ça. »

« Pourquoi êtes-vous revenu ici ? »

« Je voulais juste que quelqu’un me guide. »

« Vous guidez ? »

« Vers l’endroit où se trouve le roi. »

Abraham avait raidi son visage.

« Pourquoi ? »

« Ne plaisante pas avec moi. Qui est celui qui a mis en place la Régence des Trois Seigneurs ? Bien sûr, ce n’est pas le roi vu qu’il est maintenant incapable de faire quoi que ce soit. C’est pourquoi, avant de commencer quoi que ce soit, le roi est nécessaire non ? »

« Prévoyez-vous de capturer le roi ? »

« Le tuer peut être tout aussi bien. »

« ... ! »

Abraham avait l’air abasourdi.

Son visage montrait qu’il n’avait pas pensé à ça.

Et, ce visage me disait très clairement que mon idée était correcte.

Parce que le roi ne pouvait plus contrôler l’état, les trois seigneurs Ducs respectant la vieille coutume et ils avaient pris la régence.

À l’opposé, si un roi qui pouvait prendre le pouvoir naissait, ils ne seraient plus nécessaires.

« Si le roi meurt, qui sera le prochain roi ? Ne me dites pas que c’est les Trois Seigneurs ? »

« ... ku ! »

« Comme je l’ai pensé, hein. »

« Son Altesse Sélène... si cette femme devient reine, le royaume périra ! Vous devez le comprendre au vu de ce qui s’est passé plus tôt ! »

« ... Oui »

Je suppose que c’était vrai.

En entendant les mots d’Abraham, j’avais hésité. La raison pour laquelle j’avais été impliqué dans la confusion d’Aegina était de laisser Sélène être « promue ».

Cependant, en entendant ses mots et envoyant ses actions, je ne savais plus si je devais faire cela.

{Comparée à tes « bonnes femmes », elle est après tout incomparablement folle}, dit Éléanore avec émotion.

Si Sélène devenait maintenant la reine... probablement, ce royaume tomberait.

J’étais d’accord avec Abraham sur ce moment-là, mais :

« Je vais prendre le roi avec moi »

« Vous devriez comprendre... allez-vous l’emmener ? »

« C’est vrai. Auparavant, ce n’était pas nécessaire, mais en entendant ce que tu as dit, j’ai trouvé une façon différente de traiter le roi. »

«...»

« C’est pourquoi je vais prendre le roi sous ma protection. Je déciderai plus tard de ce que je devrais faire. »

« Pensez-vous pouvoir faire ça ? Où pensez-vous être ? C’est la capitale Rethim d’Aegina, où plus de dix mille soldats sont stationnés ! Le Palais d’Hiver où le roi est logé est fortement gardé. »

« Penses-tu que je n’y arriverais pas ? »

J’avais dégainé les Épées Démoniaques.

Éléanore et Hikari, j’avais dégainé la mère et la fille Épées Démoniaques et pris position.

« Je suis le porteur des Épées Démoniaques... Kakeru Yuuki »

***

Chapitre 170 : Une mère éduquant sa fille

« Intrus ! Intrus ! »

Abraham s’était précipité hors de la pièce en criant.

Et quand je l’avais suivi hors de la pièce, beaucoup de soldats s’étaient rassemblés.

Dans le couloir par lequel j’étais arrivé après avoir quitté la pièce, des soldats avaient attaqué en même temps des deux côtés.

Ils avaient frappé en utilisant leurs lances qui étaient deux fois plus longues qu’une lance ordinaire.

J’avais coupé ces lances en deux d’un coup avec les Épées Démoniaques et j’avais tué plusieurs soldats par la même occasion après avoir sauté latéralement juste à côté d’eux.

{Maman, c’est un match.}

{Hmm, je vais te montrer ce que j’ai acquis au cours de ma longue histoire en tant qu’Épée Démoniaque.}

J’avais avancé vers mes ennemis tout en me couvrant d’aura, et Éléanore et Hikari qui avaient relâché ça recommencèrent à compter.

Les deux épées comptaient comme si c’était un jeu et elles comptaient sur une mélodie telle une chanson. Et en entendant cette chanson, j’avais continué à abattre les soldats.

« Eii! Un seul ennemi ! »

« Capitaine ! »

« Encaisse donc cette Triple Attaque !! »

Quelqu’un qui semblait un peu plus fort que les soldats ordinaires était apparu, mais je l’avais fait tomber d’un coup. Ce gars qui était un peu plus fort avait été compté comme « 1 » par la mère et la fille.

À force de continuer à avancer, j’avais trouvé Abraham. Il avait été stupéfait de me voir, puis avait continué à s’enfuir. Il disait quelque chose aux soldats tout en s’enfuyant.

{Oh !? Leur moral a augmenté.}

« J’ai déjà tué beaucoup d’entre eux. Alors, pourquoi cela arrive-t-il ? »

J’avais douté, mais j’avais immédiatement compris.

« Ce traître, hein. »

« Notre avenir sera brillant si nous vainquons ce type. »

« Je vais le vaincre, oui, je vais le vaincre ! »

On dirait qu’Abraham leur avait mis des carottes sous leurs nez. Les yeux des soldats étaient injectés de sang et me mettaient au défi.

Il y avait une dizaine de lances. Elles avaient frappé comme pour couvrir tout mon corps.

« Comme c’est naïf. »

J’avais frappé avec Éléanore et j’avais écrasé tous leurs fers de lance tout en hachant les soldats à l’avant avec une frappe en utilisant Hikari.

{Je suis désolé, mais n’oublie pas l’objectif pendant que tu tues.}

« Je sais. »

J’avais répondu à Éléanore et réduisais ma distance avec le soldat qui semblait sur le point de vouloir s’enfuir à tout moment.

J’avais placé les lames de mes Épées Démoniaques à son cou et le menaçais d’une voix basse.

« Où est le roi ? Je te laisserai partir si tu me le dis. »

« He, he he… »

« He ? »

« He... je... je... »

Le soldat s’était évanoui à ce moment-là.

Le blanc de ses yeux était visible et de la mousse sortait de sa bouche. En regardant attentivement, une tache jaune s’était répandue sur son entrejambe.

{Tu l’as trop menacé.}

{Papa, tu devrais un peu te retenir ~.}

« Hmm ! C’est assez difficile. »

Me retenir physiquement était plutôt simple. Si je faisais une série d’attaques à l’épée en utilisant les Épées Démoniaques, je pouvais raser proprement tous les poils de leur corps même s’ils résistaient désespérément.

Cependant, comment puis-je réfréner quelque chose spirituellement ? Comment puis-je contrôler mon niveau de menace ?

Je ne le savais pas. Et comme je ne le savais pas, alors j’avais décidé d’essayer plusieurs fois.

J’avais attrapé un autre soldat et l’avais menacé. Cette fois, il était entré dans une frénésie qui l’avait rendu presque fou et avait résisté.

Je l’avais tranché et j’en menaçais un autre. Il s’était aussi évanoui à nouveau et avait eu de l’écume qui sortait de sa bouche. Après plusieurs tentatives, j’avais finalement trouvé quelqu’un qui pouvait répondre correctement.

« S-Sa Majesté est dans le palais d’hiver »

« Le palais d’hiver ? Où est-ce ? »

« Si vous allez dehors, vous pourrez facilement le voir. »

Après avoir dit cela, ce soldat s’était aussi évanoui.

Il voulait dire que c’était un bâtiment que je pouvais trouver d’un simple regard si je vais dehors, non ? Si c’était le cas, alors je devrais sortir.

J’avais tracé un chemin sanglant, abattant des soldats pendant que la mère et la fille Épées Démoniaques continuaient à compter.

Leur résistance devint plus féroce, mais je continuais à avancer sans m’en soucier.

Après avoir quitté le palais, j’avais compris ce que ce soldat avait dit plus tôt. Bien qu’il semble un peu flou depuis ma position, je pouvais voir une splendide structure. C’était un peu flou, comme si je regardais de l’autre côté d’un nuage, mais au premier regard c’était celui qui ressemblait le plus à un « palais ».

Je vois, c’est ce que l’on appelle le Palais d’Hiver, hein.

J’avais marché dans la direction du Palais d’Hiver.

Encore plus de soldats étaient venus et les environs ressemblaient déjà à un champ de bataille. J’avais avancé tout en les coupant.

{Papa !}

{À ta droite !}

« ... !! »

Peu de temps après avoir entendu l’avertissement d’Hikari et Éléanore, une attaque était venue de la droite. Je l’avais bloquée en utilisant Hikari. Les sons qui s’entrechoquaient assourdissaient mes oreilles.

Je contre-attaquais en balayant avec Éléanore... et j’avais coupé l’air.

L’homme qui avait lancé cette attaque-surprise avait immédiatement pris de la distance.

C’était vrai. C’était un homme. Il avait des cheveux longs, tenait une longue et fine épée. Ses yeux étaient fermés et son oreille était tournée dans ma direction.

L’atmosphère autour de lui indiquait qu’il n’était pas quelqu’un d’ordinaire. On dirait que c’était un adversaire avec qui je ne pouvais pas baisser ma garde.

« Qui es-tu ? »

« Xeno Phon. »

Xeno se nomma calmement. Ce calme le faisait se paraître différent des autres.

« Toi, être répugnant, tu ne pourras pas partir d’ici. »

Être répugnant, hein.

« Désolé, mais j’ai affaire ailleurs »

« Si oui, alors meurs par ma lame »

L’apparence de Xeno s’estompa... et il apparut derrière moi juste après. Il était soudainement apparu derrière moi et avait effectué une attaque.

Je m’étais retourné tout en frappant avec mes Épées Démoniaques... mais il n’était plus là.

« Je sais ! »

* Gakii... n !! *

Avec une adhérence inverse, j’avais bloqué la frappe qui venait tout droit depuis derrière moi.

Les gars comme ceux-ci le faisaient toujours, ils apparaissaient derrière moi, puis réapparaissait derrière moi en faisant une nouvelle attaque.

C’était habile, mais un peu stéréotypé.

« ... Compétence secrète »

« Hmm !! »

« Scellement des Épées Démoniaques »

J’avais instinctivement frappé le sol et avais sauté en arrière.

Xeno n’avait pas suivi cette attaque.

Au moment où j’avais atterri, je ne pouvais pas m’empêcher de rétrécir mes sourcils.

L’aura sombre que la mère et la fille Épées Démoniaques m’avaient libérée et enveloppée, cette aura qui représente le porteur de l’Épée Démoniaque avait été « mangée ». Mais seulement à l’endroit où l’attaque de Xeno avait traversé, elle avait été entaillée comme un gâteau dévoré.

Et, elle ne régénérait pas la partie qui avait été mangée... non.

{Il faudrait plus de dix minutes pour se régénérer.}

{Uu... c’est difficile ~...}

Il semblerait que cela prenne du temps pour que tout revienne à la normale. Il faudrait dix minutes à Éléanore. Cela aura également rendu la tâche difficile à Hikari.

Ce simple fait rendait incroyable cette compétence secrète.

« De penser que ma compétence secrète serait évitée. »

« Tu es plutôt bon. »

« Cependant, il est maintenant clair avec ça. Même si c’est ton côté malfaisant, tu n’es rien d’autre qu’un être répugnant. »

Xeno s’était assuré que sa capacité secrète fonctionnait. Cependant, il n’avait pas eu de négligence ni d’arrogance.

{C’est vraiment quelqu’un celui-là.}

C’était suffisant pour impressionner même Éléanore.

« ... J’arrive. »

J’avais échangé des attaques avec Xeno.

Il avait libéré sa compétence secrète et mon aura avait été à nouveau mangée, mais j’avais contre-attaqué avec les Épées Démoniaques.

Xeno avait échappé au dernier moment, mais il avait une profonde blessure au cou, le sang en jaillissait.

Même ainsi, il ne s’en préoccupait pas du tout. Il leva son épée, me faisant face, son oreille vers moi.

« ... Retire-toi, tu vas mourir si ça continue. »

« Cela pourrait être vrai. »

« Dans ce cas. »

« Cependant, je suis redevable au roi. C’est une dette énorme que je ne pourrais jamais rembourser même avec sept vies. C’est pourquoi... je ne me retirerai pas. »

Xeno avait attaqué une fois de plus.

Le match était déjà décidé. Il avait à la fois de la vitesse et de la puissance, mais ce n’était qu’un dixième du mien. Néanmoins, cette compétence secrète était gênante, mais ce n’était rien puisque je savais que cela pouvait être évité.

J’avais esquivé son nouveau coup, j’avais ciblé le dos de Xeno le plus rapidement possible et lui avait fait perdre connaissance en une seule frappe.

{N’es-tu pas gentil ? L’adversaire est-il un homme que tu connais ?}

« C’est juste un caprice. »

J’avais quitté Xeno et j’avais continué de me diriger vers le Palais d’Hiver.

Cependant, un homme qui ressemblait à un chevalier était apparu avant cela.

« Il a été vaincu, hein, ce n’était donc que des paroles en l’air... »

J’avais immédiatement tué ce chevalier. J’avais réduit la distance en un souffle et l’avais coupé avec seize coups latéraux.

« Ce n’est rien que du menu fretin. »

J’avais craché et continué mon avance.

J’avais abattu des soldats, devant moi, pour finalement arriver au Palais d’Hiver.

Quand j’étais entré, un monstre était apparu cette fois.

Dans le jardin du palais, le sol était dégagé et un dragon de la taille d’un semi-remorque apparut de là.

{O-chan ? U~n, c’est différent.}

{C’est un simple dragon. Une bête qui ne vit que selon ses instincts. Si tu parles des espèces supérieures, on les appelle des lézards sacrés. En passant, il s’appelle Dragon à écailles.}

Hikari inclinait la tête pendant qu’Éléanore lui expliquait.

Le dragon à écailles avait attaqué !

Il avait balancé ses pieds avant et avait secoué le sol. Un trou qui était aussi énorme que l’entrée d’une grotte avait été faite.

« Est-ce tout ? »

J’avais attrapé le dragon avec mon aura régénérée, avait réduit la distance et je lui coupais la tête d’un coup.

Du sang frais jaillissait comme une fontaine et son corps énorme s’effondrait, faisant trembler le sol.

J’avais enjambé cela et j’étais entré dans le palais.

J’avais attrapé plusieurs soldats et les avais menacés sans pouvoir me retenir, et ainsi, j’avais demandé où était le roi.

J’avais marché dans cette direction.

{Hmm ?}

« Quel est le problème ? »

{Ne sens-tu pas que leur résistance s’est affaiblie ?}

« Maintenant que tu me le dis. »

Je ne l’avais pas remarqué avant qu’Éléanore me le dise.

{Il s’affaiblit clairement... en plus de cela, c’est intentionnel}

« Tu dis que c’est un piège ? »

{Neuf chances sur dix}

« Ça veut dire qu’un faux roi est là, hein. »

{Très probable.}

J’avais avancé en parlant à Éléanore.

J’avais enfin atteint la chambre du roi. J’avais coupé les gardes qui la protégeaient de l’extérieur et j’entrais.

Il y avait un grand lit dans cette chambre luxueuse.

Un vieil homme ressemblant à un squelette dormait sur le lit.

« Est-il mort ? »

{On dirait qu’il est vivant}

{Hmm !? C’est... le vrai roi, hein ?}

« Le connais-tu ? »

{Dans le passé, un peu}

« Ce n’était pas un faux. Bien, peu importe. C’est le vrai, n’est-ce pas ? Alors je vais l’emmener. »

Je l’avais dit tout en me rapprochant du roi, mais à l’instant où j’étais arrivé sur le bord du lit, un cercle magique s’était répandu sur le sol.

Emprisonné par le cercle magique, mon corps ne bougeait plus.

{C’est un piège !}

« Qu’est-ce que c’est ? »

{Tartare. L’un des cercles magiques de classe stratégique. À l’origine, il est destiné à être utilisé contre une énorme armée.}

« Contre une énorme armée, dis-tu ? »

{Quand il s’active, il dévorerait tout sur une certaine distance et tout disparaissait sans laisser de trace. J’ai entendu dire par les humains que c’est cher et rare}

« Quelque chose comme ça... »

L’instant d’après, ma vision était devenue sombre.

Un torrent de force énorme me repoussait.

C’était une force que je n’avais jamais expérimentée auparavant.

J’avais enduré la force qui me poussait, et j’avais l’impression d’être dévoré et écrasé. J’avais enduré tout ce que je pouvais enduré tout en protégeant le roi d’Aegina avec mon aura.

{Papa ! C’est dangereux, alors laisse tomber cette personne !}

{Hikari}

Hikari paniqua, mais à l’opposé, Éléanore était calme.

{Maman ?}

{Rappelle-toi de ceci. Une condition pour devenir une femme capable est de ne pas t’opposer aux points forts des hommes.}

« Ne me fais pas rire, Éléanore. Tu t’en mêles systématiquement. »

Cependant, c’était vrai. Et ce serait bien si vous pouviez rester calme et ne rien faire.

J’avais pris une profonde inspiration. J’avais rassemblé toute ma force possible. Je l’avais utilisée tout en serrant fermement Éléanore et Hikari.

J’allais supporter et protéger le roi !

Finalement, cette force avait commencé à se retirer.

La lumière s’était également dissipée et le cercle magique avait disparu.

Ma vision qui était devenue sombre revenait à la normale.

Mais dans les environs... une partie du palais fut détruit. Seul le sol qui était dans un rayon d’environ un mètre autour de moi et du lit où dormait le roi d’Aegina était intact.

 

 

***

Chapitre 171 : L’Homme qui altéra l’Épée Démoniaque

« Ils ont commencé à m’attaquer par tous les moyens, hein. »

{Kuku, je peux deviner à quel point ils ont peur de toi.}

« Mais même ainsi, je pense qu’ils sont trop bien préparés pour tout cela. »

{Le prince-héritier Kimon a disparu, et donc, il n’est pas étrange que beaucoup d’individus aient pris leurs dispositions.}

« Eh bien, c’est vrai. »

En hochant la tête, j’avais touché le lit que j’avais pu protéger.

Si je me téléportais avec le roi d’Aegina endormi, cela serait terminé.

« Attendez ! »

J’avais entendu la voix d’un jeune homme.

Je m’étais alors retourné. Un homme avec un beau visage, vêtu d’un costume de chevalier, était venu menant ses soldats. Il y en avait une centaine.

{Ils sont si peu.}

{Leur force est aussi ordinaire. Ce sera une victoire facile pour Papa.}

Les deux Épées Démoniaques se parlaient l’une à l’autre.

De la façon dont ils agissaient ensemble, ils étaient tout au plus atypiques, donc ils ne valaient vraiment pas grand-chose.

J’avais essayé de m’enfuir en les ignorant, mais...

« Entourez-le ! L’adversaire est ce porteur de l’Épée Démoniaque, alors avancez prudemment. »

Les subordonnés du chevalier m’entouraient, y compris le lit.

{Mufu, je l’ai remarqué en ce moment, mais n’est-ce pas un peu gênant ?}

« Gênant ? »

{Il est facile de surmonter cette situation. Cependant, ce type a tout de suite su que c’était toi quand il est venu. Ce qui signifie qu’Aegina est conscient de ton implication.}

« ... ma maison, hein. »

{Hmm}

Je vois, cela ressemblerait à ça, hein.

Même si je partais avec le roi Aegina, puisqu’ils avaient compris que j’étais impliqué, qui sait ce qu’ils feraient dans mon manoir de Reiusu.

Il y avait Nana et les soldats esclaves qu’elle avait entraînés et le groupe d’Io venait aussi de temps en temps.

Quand il s’agissait de travail intellectuel, il y avait Althea.

Même si je n’étais pas là, elles devraient pouvoir prendre soin d’elles-mêmes quoiqu’il arrive. Cependant, ce serait tout simplement gênant.

Comme l’avait dit Éléanore, cela devenait gênant.

{Il devrait être préférable de s’occuper de tout dès maintenant.}

« ... Non, on garde ça pour plus tard. »

{Pourquoi ?}

« Je veux une fois de plus parler à Sélène, et je veux lui demander ce qu’elle aimerait faire. »

{Vas-tu aussi en faire une « femme capable » ?}

Je ne pouvais pas vraiment lui répondre pour le moment.

Je n’étais pas sûr, mais je pouvais sentir un certain potentiel chez Sélène.

Le potentiel de devenir une femme que j’aimais. C’est pourquoi je prévoyais toujours de la laisser tout finir de ses propres mains.

Je voulais la laisser tout finir, sans que j’aie besoin de m’occuper de tout.

{Cela ne me dérange pas de t’accompagner dans tes passe-temps, mais comment vas-tu te sortir de cette situation ?}

« J’ai une idée. Éléanore, Hikari. Donnez-moi un coup de main. »

{Fumu?}

{Hikari, qu’est-ce qu’elle a besoin de faire ?}

J’avais pris position avec les deux Épées Démoniaques.

J’avais fermé les yeux, avais respiré profondément alors que je concentrais ma force du plus profond de moi-même.

« Avez-vous abandonné ? C’est trop tard ! »

On dirait qu’il disait quelque chose, mais je l’avais ignoré.

J’avais senti avec force la présence de la mère et de la fille... j’avais extrait le pouvoir d’elles.

{... !!}

{Hyau !}

J’avais ouvert les yeux et l’aura avait surgi de mon corps.

Elle n’était pas sortie d’un coup, mais lentement, elle s’était répandue comme si l’espace était corrompu petit à petit.

« Qu’est-ce qui se passe ? »

« Ne faiblissez pas ! Ce n’est rien d’autre que du bluff ! »

« Mais Sire Gogophus, c’est... uwaaaa !! »

« Hiiiiiiiiiiiii !! »

«S-Stooooooooopp !! »

Les subordonnés du chevalier qui avaient été engloutis par l’aura poussèrent des cris stridents.

La Peur.

J’avais dispersé la peur que j’avais extraite de la mère et de la fille Épées Démoniaques.

La peur de la jeune et innocente Hikari était une pure horreur. Une peur qui pourrait être décrite comme si une lame tranchante vous séparait en deux.

La peur d’Éléanore qui était une Épée Démoniaque depuis l’éternité était une terreur qui ressemblait à un chaos tortueux. Une peur qui pourrait être décrite comme s’ils étaient frappés par un lourd marteau, et qu’ils souffriraient de blessures qui ne guériraient jamais.

J’avais extrait ces deux sortes de peur et les avais dispersées.

L’aura avait immédiatement enveloppé le palais royal... le « Palais d’Hiver », mais ce n’était pas suffisant.

« Plus, beaucoup, beaucoup, plus. »

{n... ahh...}

{Je ferai de mon mieux !}

J’avais rassemblé plus de force. J’avais agrippé les Épées Démoniaques et en avais extrait les pouvoirs. L’aura s’était répandue, elle avait continué à se répandre sur une plus large zone.

L’aura qui s’était répandue couvrait progressivement la cité fortifiée et bientôt... toute la capitale royale.

La peur... elle avait impitoyablement emmuré la capitale d’Aegina, Rethim.

 

☆☆☆

 

Je m’étais téléporté avec le lit, le transportant dans le bâtiment de la compagnie marchande Delphina à Malonei.

Delphina qui attendait avait vu ça et avait roulé des yeux.

« Cette fois, c’est le roi, hein. »

« Vu que c’est toi, tu t’y attendais bien ? »

« Oui, c’est vrai. »

« Pour l’instant, je veux te demander de le cacher. Secrètement, bien sûr. »

« Bien sûr. Si quelqu’un découvre que j’ai été impliqué dans l’enlèvement du roi, je serai, pour ainsi dire finie, » déclara Delphina en plaisantant, tout en roulant des yeux.

Elle appela alors ses soi-disant subordonnés de confiance, et emporta le roi qui continuait à dormir même après tout ce qui s’était passé.

Eh bien, l’affaire était temporairement résolue avec ça.

Je suppose que je devais m’occuper maintenant de Sélène.

{Vraiment, tu n’arrêteras jamais de me surprendre.}

« ... Hmm ? »

La voix qui résonnait dans ma tête était différente de l’habitude.

Le ton et les mots étaient ceux d’Éléanore, mais...

{Quel est le problème ?}

« Quel genre de blague est-ce ? »

{Ze ne comprends rien à ze que zous dîtes}

...

Je suis celui qui ne comprenait rien du tout.

Pourquoi diable êtes-vous mise soudainement à zozoter ?

Qu’est-il arrivé ?

{Maman, elle a l’air beaucoup plus mignonne}

« Mignonne ? »

{Oui, c’est comme si elle était redevenue une petite fille.}

« Petite fille... ? »

« Ne me dis pas que..., » disais-je.

Tout en réalisant cela en marchant, je me téléportais à la salle de la loterie.

Quel étrange endroit qu’était cette salle de loterie ! C’était seulement ici qu’Éléonore pouvait retrouver sa forme humaine.

Et ce que j’avais vu là, c’était... une petite fille qui semblait être Éléanore.

Elle avait à l’origine une apparence semblable à celle d’une jeune fille.

Mais maintenant, elle était devenue encore plus jeune !

« Waa ~, Maman est mignonne. »

 

 

Hikari étreignit Éléanore.

Éléanore avait habituellement l’air un peu plus grande, alors même si elles se ressemblaient, elles ressemblaient plus à une grande soeur et à une petite sœur. Cependant, en ce moment, leurs positions étaient complètement inversées.

La première avait l’âge de dix ans, la grande soeur Hikari, et une petite de trois ans, la petite sœur Éléanore.

Ça ressemblait à ça au premier coup d’œil.

Qu’est-ce qui a donc bien pu arriver ?

« Cher client, bien que je vous l’ai répété à de nombreuses reprises, s’il vous plaît n’apportez pas ici de si touchantes scènes familiales. »

La femme du personnel de la loterie m’avait parlé en roulant les yeux comme d’habitude. Ses yeux, comme d’habitude, étaient infiniment gentils envers Hikari.

« C’est de ma faute. »

« Et aussi, comme c’est ridicule. Le fait de pouvoir altérer une Épée Démoniaque tout en étant humain est absurde. »

« Altérer une Épée Démoniaque ? »

« La force de notre cher client a dépassé celle de l’Épée Démoniaque, donc ce pouvoir a altéré l’esprit de l’Épée Démoniaque. C’est pourquoi même son apparence ici a changé. Cher client, vous avez complètement dépassé l’Épée Démoniaque, hein. »

« Est-ce vrai ? Non, mais Hikari n’a pas changé ? »

« Vous vous êtes probablement retenu parce que c’est votre fille. Après tout, une personne se retient naturellement quand elle joue avec des enfants. »

« Ahh je vois. »

Elle avait raison. Je me retenais beaucoup lorsque je jouais avec des enfants.

Et normalement... J’utilisais Éléanore à pleine puissance, comme je l’avais déclaré, mais je me retenais peut-être inconsciemment avec Hikari.

Je vois, c’était pourquoi seule Éléanore avait changé, hein.

« Eh bien ! Si c’est une Épée Démoniaque du niveau d’Éléanore, je crois qu’elle reviendra bientôt à sa taille normale. Plutôt que cela, cher client, c’est une salle de loterie, le savez-vous ? »

Le simple fait de passer pour regarder ne semble que peu apprécié, hein.

J’avais sorti un billet de loterie et je l’avais donné.

« Alors, je voudrais faire celui-là. »

« Vous n’êtes vraiment venu que pour obtenir votre petit instant familial, n’est-ce pas... eh bien, ce n’est pas trop grave. »

Même si elle roulait les yeux, la femme du personnel avait l’air contente de voir jouer la mini Éléanore avec Hikari.

***

Chapitre 172 : Démarrage à partir du côté négatif

Je n’avais sorti qu’un unique billet de loterie. Dommage, mais je n’avais gagné qu’une balle magique (blanche).

J’avais regardé la mère et la fille, Éléanore et Hikari.

Après un moment, Éléanore était revenue à sa taille normale, et j’avais alors annoncé « on s’en va ».

« Déjà ? »

« Hmm ? »

« Ne parle à personne de ça, c’est compris ? » demanda Éléanore.

« Parles-tu de ta régression au stade bébé ? » demandai-je.

« Ne me rappelle plus ça ! Je n’ai jamais régressé ! Mon apparence est juste devenue un peu plus enfantine ! »

« Mais, c’était très mignon, Maman, » déclara Hikari.

« Hmm... »

Même si elle était sur le point de me dire quelque chose sans se retenir, on dirait qu’elle était franchement incapable de refuser le sourire innocent de sa fille. Éléanore avait l’air vraiment troublée après nous avoir regardés, moi et Hikari.

« ... En plus, c’est de ta faute ! » déclara Éléanore.

Elle m’avait donné un direct du droit dans mon estomac.

Bien sûr que non seulement ce n’était pas douloureux, mais la voir cacher son embarras était mignon.

« Papa et Maman sont tellement amoureux, » déclara Hikari.

« Pour la énième fois, s’il vous plaît, n’apportez pas vos touchantes scènes familiales ici…, » déclara la femme du personnel.

Nous avions quitté la salle de la loterie pendant qu’Éléanore se calmait.

J’étais retourné dans la chambre de Delphina. Elle traitait quelques dossiers posés sur le bureau devant elle et se leva après m’avoir vu.

« Tu en as mis du temps. »

« C’est de ma faute, j’avais quelques petites affaires à gérer. »

« Dans ton cas, Kakeru, même une affaire mineure pourrait faire trembler le monde, c’est effrayant. »

« Ce n’est pas vrai du tout ce genre de chose... »

Je viens juste de jouer avec Éléanore.

« Hmm, tu sais ? Papa a rendu Maman super mignonne ! » déclara Hikari.

« Comme je l’avais bien pensé, c’est quelque chose qui ferait trembler le monde. Pour faire en sorte que l’Épée Démoniaque Éléanore soit si mignonne, je ne peux pas imaginer ce qui s’est passé dans ce monde. »

Delphina roulait un peu les yeux.

Le fait de faire en sorte qu’Éléanore, une existence dont le nom était inscrit dans l’histoire comme le symbole de la peur, paraissait mignonne ferait trembler le monde.

Eh bien, mais les choses mignonnes restaient mignonnes donc rien ne pouvait être fait pour ça.

« Mais à la place de parler de ça, qu’est-ce qui est arrivé au roi d’Aegina et à Sélène ? » demandai-je.

« J’ai placé le roi d’Aegina dans ce bâtiment. Nous avons déployé autant de gardes que possible et pris des mesures contre la magie de détection. Tant qu’ils ne peuvent pas le voir de leurs propres yeux, personne ne saura qu’il est là, » répondit Delphina.

Le visage de Delphina était devenu un sérieux... de son mode de conversation usuel à son mode de travail. Et bien que des mesures puissent être prises contre la magie, c’était impossible contre les choses physiques, hein.

« Et qu’en est-il de Sélène ? »

« Elle crie beaucoup, » répondit-elle.

Delphina secoua la tête.

« Encore, hmm, » déclarai-je.

« Sélène Mi Aegina. J’ai entendu dire qu’elle a grandi avec son entourage qui la gâtait, mais son égoïsme est pire que ce que les rumeurs disaient, » déclara Delphina.

« ... Où est-elle ? » Et ainsi, j’avais demandé à Delphina où était Sélène.

☆☆☆

Je marchais seul dans le couloir.

Même si j’avais dit que j’étais tout seul, j’étais avec Éléanore.

Au départ, je portais toujours Éléanore pour qu’elle ne puisse pas faire quelque chose de mauvais aux autres, mais récemment, je pensais que tout devrait bien se passer maintenant.

{Toi, ne penses-tu pas à quelque chose de totalement inutile ?} demanda-t-elle.

« Je réfléchissais juste au fait que tout se passerait bien même si je ne te porte pas en permanence, » lui répondis-je.

{Si tu me laissais partir, je contrôlerais les humains et ferais tomber le monde dans le chaos.}

« Tu ferais ça même si tu sembles mieux te comporter récemment ? »

{Je suis seulement comme ça parce que ça a l’air plutôt sympa d’être avec toi. Mais si la fête est finie, je ne reviendrai à mon ancien caractère que pour trouver plus de proies.}

« Tu penses que c’est amusant d’être avec moi, hein. »

{Hmm, c’est le meilleur moment de mon existence.}

« Même si tu étais plus petite et plus mignonne ? » demandai-je.

{Oublie ça !!}, cria Éléanore.

Était-ce juste moi ? Cela semblait très agréable.

Si c’était le cas, je devrais toujours la porter. Après tout, je m’amusais tellement avec Éléanore.

... les choses amusantes se produiraient vraiment les unes à la suite des autres.

{Ton visage me montre que tu fomentes à nouveau un mauvais coup.}

« Ce n’est pas vrai. »

{Bien, peu importe. Laissons cela de côté. Cette fille... qu’est-ce que tu vas faire avec Sélène ?}

« Je vais d’abord le lui demander. »

{Je ne peux pas du tout le voir en tant que « femme capable ».}

« Cela pourrait être vrai. Delphina a après tout l’œil pour les individus. »

{Après tout, toi et moi... nous l’avons vu en personne.}

« ... je suppose que c’est tout simplement son dernier essai. »

{Je n’ai pas d’objections à cela.}

J’avais continué à marcher dans le couloir, arrivant devant la pièce où Sélène était pour ainsi dire confinée.

Deux des subordonnés de Delphina la gardaient depuis l’extérieur. Tous deux me saluèrent dès qu’ils me virent. Je leur fis un signe de tête et j’entrais dans la pièce.

Sélène était à l’intérieur.

Elle était assise à côté de la fenêtre, regardant dehors avec ses jambes croisées.

Elle avait vraiment l’apparence d’une fille gâtée, mais à l’instant où elle m’avait vu, elle m’avait fait un visage plein de sourires et avait couru vers moi.

« Shou ! »

« Ce n’était qu’un pseudo. Mon vrai nom est Kakeru. »

« Hmm, tu es Shou. C’est Shou pour moi. »

« Entendu. »

Eh bien, ça n’a pas d’importance.

Plutôt que de penser à ça... j’avais regardé l’état de la pièce.

Est-ce parce qu’elle a fini de se déchaîner ? Les meubles autres que la chaise où elle était assise avaient été dispersés, détruits ou tombés.

Les peintures affichées sur les murs avaient également été déchirées.

« Tu as fait un sacré carnage, hein »

« Tout est de leur faute. Je suis la première princesse d’Égine, Sélène Mi Aegina, le sais-tu ? Il n’y a aucune raison pour moi d’être toisée par une esclave à un sou. »

« Comprends-tu la situation ? »

« Je ne sais pas de quoi tu parles. Je suis une princesse et elle est une esclave. C’est simplement ça. »

Comme d’habitude, elle était égoïste quand ces désirs n’étaient pas satisfaits et disait tout ce qu’elle voulait.

Je comprenais son raisonnement. Je pouvais comprendre que c’était un raisonnement qui n’appartenait qu’à ces filles pourries gâtées. Et plus je l’avais compris...

{Et le test ?}

« Dommage. »

Tout en laissant échapper un soupir, je m’étais retourné et revenais vers la porte.

« Ah ! Shou, attends. Où vas-tu ? »

« ... Je me suis souvenu de quelque chose que je devais faire. »

Je ne voulais pas m’impliquer davantage avec elle et je quittais la pièce. Après l’avoir quittée, les deux gardes me saluèrent de nouveau.

« Gardez-la attentivement. Ne la laissez pas partir quoiqu’il arrive. »

« « D’accord ! » »

Connaissant probablement ma relation avec Delphina, les deux gardes avaient répondu comme s’ils obéissaient à leur maître.

Avec Éléanore, j’étais retourné dans le couloir que j’avais traversé plus tôt.

{C’est une vraie enfant gâtée, hein}

« Eh bien, ces sortes de filles devraient aussi exister. »

{Tu te trompes.}

« En quoi ? »

{En tant que membre d’une famille royale, c’est elle qui est normale. Ce sont les personnes de ton entourage qui sont anormales.}

« Vraiment ? »

{Il en est ainsi depuis que je suis née.}

J’avais hoché la tête face aux mots d’Éléanore.

Bien ! Les individus étaient fortement influencés par l’environnement dans lequel ils avaient grandi. Si elle avait été gâtée par son entourage, alors il était tout à fait normal qu’elle grandisse en pourri gâté.

{Et alors ? Que vas-tu faire avec Aegina ? Si cela continue, la tourmente ne pourrait que se prolonger.}

« Il n’y a pas moyen. Cette affaire sera terminée quand je remettrai le roi et la princesse à leur place. La Régence des Trois Seigneurs existait dans le passé, n’est-ce pas ? »

{Hmm. Cette fille s’y opposait, mais s’il n’y avait pas de leader puissant, il vaudrait mieux qu’il y ait des gens relativement compétents qui fassent un congrès.}

« Si c’était le cas, alors, après les avoir renvoyés, ce serait la fin. »

Éléanore ne disait rien, et j’avais l’impression que ces sentiments s’accordaient avec les miens.

C’était dommage pour la princesse d’Aegina, mais j’avais découvert beaucoup de choses sur Delphina cette fois, donc je devrais être satisfait de ça.

« ... Hein ? »

{Qu’est-ce que c’est ? Un tel arrêt soudain}

« ... Je peux l’entendre. »

{Quoi ?}

Je pouvais l’entendre.

Éléanore ne le pouvait pas, mais je l’avais entendu.

☆☆☆

Rien n’avait changé, peu importe le nombre de problèmes qu’elle pouvait faire.

La pièce ne devint que plus désordonnée, alors que personne ne l’arrêta. Mais elle ne fut pas autorisée non plus à en sortir.

Sélène était devenue trop fatiguée pour faire des histoires et était tombée par terre.

Elle avait même détruit le dernier meuble, la chaise, et l’avait regardé fixement tout en serrant ses genoux.

Sélène savait quelle expression cet homme avait faite. Ce qu’il avait fait à l’instant où il avait quitté la pièce, elle ne le savait que trop bien.

Ces yeux étaient ceux qu’avaient habituellement les gens ressentant l’aversion et l’abandon.

Sélène le savait très bien, mais toutes les personnes qui avaient été impliquées avec elle jusqu’à présent montraient des yeux fâchés ou des yeux de dégoût.

« Je suis habituée à ça aussi... ce n’est pas grand-chose... ce n’est rien du tout... »

Elle serra les genoux, enfouissant son visage avant de murmurer.

Le visage caché sous ses bras et ses genoux était un visage solitaire qu’elle n’avait jamais montré à une autre personne.

« Je n’abandonnerai jamais... Je ferai en sorte que le royaume s’améliore progressivement. Maintenant que mon frère aîné a disparu, je suis la seule à pouvoir le faire. Pour le faire... c’est sûr, je ferai n’importe quoi. »

Avait-elle retrouvé son esprit en murmurant ? Sélène se leva et déclara.

« Je dois absolument être promue, devenir la Première Ministre Princesse, et améliorer Aegina au nom de Père ! »

Mais, on dirait que c’était le dernier scintillement de sa bougie.

Instantanément après qu’elle avait fortement déclaré cela, cette énergie avait disparu, et elle était tombée faiblement sur le sol.

Elle avait beau être une idiote, mais ce ne l’était pas au point où elle ne pouvait pas comprendre la situation. Bien qu’elle ne connaisse pas toute l’étendue de la situation, elle avait compris qu’il était impossible de surmonter la situation actuelle par elle-même.

Néanmoins, en d’autres termes, elle ne pouvait comprendre les choses que dans la mesure où ses mains pouvaient l’atteindre, comme une enfant dont la vision était extrêmement étroite.

« Si j’avais su que tout ceci arriverait... J’aurais dû plus écouter Père... »

Elle avait enfoui à nouveau son visage dans ses genoux.

Les bruits de reniflement pouvaient être entendus. Elle avait même commencé à pleurer. Cependant, il n’y avait personne pour l’arrêter et il n’y avait personne pour la réconforter. Les personnes qui gardaient la pièce suivaient fidèlement leurs ordres et ne se tenaient que devant la porte.

Sa voix colérique, ses murmures... et même son chagrin. Tout cela n’atteignait jamais les oreilles d’une autre personne — ou peut-être pas.

« Tu as fait un nouveau saccage, hein »

« Eh ? »

Elle avait levé son visage. Était-il entré sans qu’elle s’en aperçoive ? Le porteur de l’Épée Démoniaque était apparu.

Non, ce n’était pas seulement le porteur de l’Épée Démoniaque. Il y avait aussi plusieurs autres femmes avec lui.

« S-Shou ? Qui sont-elles... »

« Hélèna, Rica, Aura, aussi, Althea »

« Hélèna... Al... Thea? »

Sélène pencha la tête.

Si son niveau d’ignorance avait été la cible de critique si elle n’avait pas au moins connu les noms des princesses et des reines des royaumes voisins.

En vérité, les trois femmes ayant la même position qu’elle avaient froncé leurs sourcils.

Et Sélène qui sentait que, même si elle n’en connaissait pas la raison, elle avait compris qu’elle « l’avait fait » une fois de plus.

Un visage de résignation était apparu sur la tête de Sélène, alors elle essayait d’agir fermement comme à son habitude, mais...

Kakeru était différent.

Il n’avait pas affiché de résignation envers elle.

« Y compris le fait de lui apprendre beaucoup... »

La reine et les princesses se regardèrent et hochaient la tête comme pour dire « C’est un cas irrécupérable ».

Althea ouvrit la bouche.

« C’est bien de faire en sorte que ceux qui sont dans la même position l’éduquent, mais pourquoi a-t-on besoin de moi ? »

« Enseigne-lui toute la connaissance que tu possèdes. »

« Je suis juste Althea en ce moment, tu sais ? »

« Tu ne devrais montrer cet aspect de ta personnalité qu’à moi. Tu devrais rester comme étant la Grande Sage Althea en public. »

« Seulement devant toi... Je-je suppose que je ne peux pas faire autrement si tu le demandes. »

Sélène était abasourdie par l’échange entre le porteur de l’Épée Démoniaque, et les femmes étonnamment belles à la fois en esprit et de corps.

Elle devait encore comprendre ce qui lui arrivait.

Les meilleurs professeurs du monde avaient été préparés pour elle, avec l’homme le plus fort comme allié.

Son avenir brillant ainsi que son désir de développer le royaume de son Père, tout lui avait été accordé.

Cependant, en ce moment, elle n’avait encore rien compris.

***

Chapitre 173 : Mes femmes mignonnes célèbrent leur bonheur mutuel

Dans la cité de Rethim, la capitale d’Aegina, une ville fortifiée.

Je me promenais dans la place avec Hélèna et Rica à mes côtés.

La Troisième Princesse du Royaume de Mercure, l’une des « des deux Fleurs Jumelles de Theresia », Hélèna Theresia Mercury.

L’autre était l’actuelle reine du royaume de Calamba, le « Maître du Jardin des Roses », Rica Calamba.

Toutes les deux étaient de grandes célébrités, des femmes qui étaient censées être accueillies en tant qu’invitées, mais elles se promenaient tranquillement dans la ville.

« Ils ne peuvent... vraiment ne pas nous voir, hein, » chuchota Rica, apparemment émue.

« C’est le nouveau pouvoir de Kakeru. Il semblerait que la personne enveloppée par cette aura ressemblerait à une personne différente. »

« À quoi est-ce qu’on ressemble ? »

Rica avait répondu à Hélèna. Hélèna me regarda, puis Rica me regarda aussi.

« À une fille ordinaire de ville. Mais j’ai eu du mal à le faire. »

« Est-ce que ce nouveau pouvoir pourrait mettre Kakeru en difficulté ? »

« J’ai vraiment eu du mal. Après tout, vous êtes toutes les deux très belles. Il est difficile d’imaginer une fille de la ville qui aille avec vous. Le fait de créer une image en vous regardant rendrait l’image inévitablement belle. »

« C-C’est vrai... »

Rica avait rougi. On dirait qu’elle était embarrassée d’avoir été appelée belle.

Je ne me lasserais jamais de voir Rica rougir. Principalement parce qu’elle était comme une poupée quand nous nous étions rencontrés, je ne me lasserais jamais de voir les différentes expressions qu’elle était en train de faire.

« Kakeru. Que devons-nous faire ? »

« Hmm ? »

« Sous tes ordres, nous ferons n’importe quoi », avait dit Hélèna avec un visage sérieux.

Rica se tourna également et me dévisagea avec le visage sérieux d’une personne embarrassée.

Ces deux-là feraient n’importe quoi à mon commandement, en vérité on pouvait lire sur leurs visages : « S’il vous plaît commandez-nous ».

« S’il vous plaît, calmez-vous. Nous avons deux objectifs. Le premier est de recueillir des informations sur la façon dont les habitants d’Aegina ont été informés de ce qui s’est passé. »

« Si c’est ça, alors le bar devrait être un bon endroit. »

« Regardons autour de nous pendant que nous faisons les courses. Les femmes qui gèrent des magasins parlent sans retenue. »

Hélèna et Rica avaient immédiatement donné des suggestions.

Nous pourrions probablement recueillir de l’information dans ces deux endroits.

« Eh bien, attendez. »

J’avais arrêté les deux femmes qui étaient sur le point de prendre des mesures immédiates.

« Il y a un deuxième objectif, c’est d’avoir un rendez-vous amoureux avec vous deux »

« ... Rendez-vous amoureux ? »

« ... Pourquoi ? »

Hélèna et Rica avaient l’air surprises.

Il semble que leurs pensées n’avaient pas pu immédiatement le comprendre parce que c’était trop différent du premier objectif.

« Vous vous êtes donné beaucoup de mal toutes les deux ? Après tout, vous avez enseigné à Sélène beaucoup de choses. »

En ce moment, j’envoyais mes femmes les unes après les autres pour éduquer Sélène. Sans parler des membres des familles royales comme Hélèna et Rica, il y avait la Grande Sage Althea qui connaissait toutes sortes de connaissances de ce monde, et Nana qui était forte à l’origine, mais qui était devenue la meilleure épéiste du monde (sans m’avoir inclus).

J’avais également envoyé la marchande Delphina, le groupe de l’aventurière Io, et même envoyé mes servantes fantômes, tout cela pour éduquer Sélène.

C’était pour éduquer Sélène qui était trop ignorante et ne savait rien.

« Pas du tout, Mademoiselle Sélène apprend très vite, donc ce n’est pas un dur labeur. »

« Je suis d’accord qu’elle apprend vite. Mais le problème est sa personnalité d’enfant gâtée. »

« Bien qu’elle soit gâtée, n’a-t-elle pas une personnalité honnête et n’est-elle pas capable de dire qu’elle ne sait pas sans se mettre en valeur ? »

« C’est vrai, quoi que... »

Hélèna et Rica. Elles avaient toutes les deux évalué Sélène qui n’était pas là.

Tout en écoutant leur évaluation, j’avais été plus loin avec ces deux-là à travers la ville.

J’avais soudainement remarqué que nous passions devant un magasin général.

J’avais trouvé quelque chose aligné parmi les marchandises. J’étais donc entré dans le magasin, et l’avais pris en main. Je l’avais ouvert. Ça avait l’air plutôt bien.

Je l’avais immédiatement acheté, puis je sortis et l’avais donné à Hélèna.

« Est-ce... un éventail ? »

« Oui, ouvre-le. »

Lorsque l’éventail décoré avait été ouvert, il ressemblait à un tableau découpé. Il avait été habilement sculpté, reproduisant une fleur en pleine floraison.

Ce n’était ni tape-à-l’œil ni vulgaire, c’est un éventail très chic.

Elle l’ouvrit, le referma et le retint.

Hélèna m’avait regardé avec un visage surpris.

« Ahh, comme je l’ai pensé, ça te va bien. »

« Tu t’en es souvenu. »

« En vérité, il ne m’a jamais quitté. »

Après avoir dit cela, j’avais sorti un éventail.

Il s’agissait de l’éventail avec l’emblème de la famille royale de Mercury, que j’avais reçu d’Hélèna lors de notre première rencontre.

J’avais montré cet éventail, que j’avais toujours conservé sur moi, à Hélèna.

« Kakeru... »

Les yeux d’Hélèna devinrent humides.

Et en raison de la manière qu’elle avait de ne pas me sauter dans les bras, cela montrait réellement à quel point Hélèna était réellement modeste.

« C’est bon pour toi, Hélèna. »

« Oui. »

Les deux femmes se regardèrent l’une l’autre avec un sourire et acquiescèrent.

Je pensais que je devais acheter quelque chose pour Rica qui félicitait Hélèna tout en continuant à marcher dans la ville. Je m’étais arrêté à nouveau.

J’avais tout entendu, mais je n’avais rien trouvé d’intéressant.

J’avais entendu des mots intéressants lors d’un échange, qui ressemblait plus exactement à une conversation.

« Qu’est-ce qui se passe réellement dans ce Royaume ? Un baron s’est révolté, a tué le prince héritier et a kidnappé la princesse. C’est inouï. »

« Depuis que le roi s’est effondré à cause de sa maladie, rien de bon n’est arrivé. »

« Mais ne t’inquiète pas. Ils disent que les catastrophes ont le potentiel de devenir une chance. La Régence des Trois Seigneurs commencera à partir de maintenant. Les Seigneurs Ducs vont améliorer ce royaume. »

« Je l’espère tout simplement... »

Il y avait trois vieux qui buvaient de l’alcool dans un étal, même si c’était encore l’après-midi. En écoutant leur conversation, on dirait que les rumeurs sur ce qui s’était passé ce jour-là s’étaient déjà répandues. Et on dirait que c’est devenu une histoire, disant que je m’étais révolté, que j’avais tué Kimon et Sélène.

« Ils osent. »

« C’est impardonnable. De penser qu’ils osent accuser Kakeru de tout cela. »

Les deux femmes qui m’avaient suivi et s’étaient arrêtées, comprenant la situation, et les avaient écoutés en se mettant en colère.

Hélèna manifesta silencieusement sa colère et Rica afficha clairement ses émotions.

« Je vais coopérer avec Iris et faire pression par la voie diplomatique »

« Je vais aussi faire quelque chose. Il y a plusieurs accords qui arrivent à échéance, donc je vais me concentrer là-dessus. »

Elles se renforçaient toutes les deux dans ce qu’il fallait faire avec leur propre moyen.

Il semblerait que beaucoup de choses avaient été décidées en ce moment.

« Arrêtez, toutes les deux »

« Mais. »

« Si cela continue, ils feront en sorte que tout soit entièrement de ta faute, Kakeru »

« C’est quelque chose que j’ai après tout vraiment fait. Aussi bien le meurtre de Kimon et l’enlèvement de Sélène »

« Mais, il y a des circonstances. »

« Laissez-les dire ce qu’ils veulent. Non, plutôt, vous devriez toutes les deux soutenir diplomatiquement la Régence des Trois Seigneurs. Vous pouvez faire quelque chose pour renforcer leur légitimité, n’est-ce pas ? »

« C’est... »

« Nous le pouvons, mais... »

Les deux se regardèrent.

Leurs visages disaient quelque chose comme : « C’est possible, mais pourquoi ? »

Cependant, ce n’était que pour un instant.

Quand j’étais sur le point de leur expliquer, elles avaient déjà compris.

« Pour l’amour de Sélène. »

« Kakeru, tu n’as pas seulement l’intention de l’éduquer, mais tu lui prépares aussi un obstacle pour plus tard. »

C’était vrai, ces deux-là étaient assez douées pour tout comprendre. Comme je le pensais, il s’agissait de femmes capables, Rica et Hélèna. Mais Rica, cependant, se pinça les lèvres, faisant un visage boudeur.

« Quel est le problème ? »

« Parce que, pendant mon temps, aucun obstacle n’a été préparé pour moi. »

« Quoi ? Est-ce à propos de ça ? »

« Ce n’est pas seulement “ça”, même moi... »

« Depuis le début, Rica, tu étais une femme capable, donc ce n’était pas nécessaire. »

« ... Tu voulais passer l’épreuve de Kakeru... hein ? »

Rica était devenue abasourdie.

Rica était sage depuis le début.

Ses talents et sa sagesse n’avaient jamais pu être cachés, bien qu’elle avait été traitée comme une marionnette et qu’elle était tel un oiseau dans une cage... alors elle avait débordé une fois qu’elle fut libérée.

Il n’était pas du tout nécessaire de lui préparer un obstacle, au lieu de cela, enlever ses chaînes était déjà suffisant.

« Je l’étais, et ce depuis le début ? »

« Oui, depuis le début tu étais une femme capable. »

« Uwaaa~, que dois-je faire ? Je ne pensais pas que tu dirais quelque chose comme ça, que devrais-je faire. »

Rica était devenue agitée.

Comme je l’avais déjà pensé, ses expressions émotionnelles s’enrichissaient et je ne pouvais pas me lasser de les voir.

« Rica, c’est une bonne chose pour toi de recevoir de telles paroles. N’était-ce pas génial de venir aujourd’hui ? »

« Oui ! »

Les deux femmes se regardèrent à nouveau avec des sourires et acquiescèrent.

Les deux s’étaient félicitées mutuellement. Ces deux-là avaient l’air incroyablement mignonnes, à tel point que c’était suffisant pour m’exciter.

J’avais doucement tiré les deux femmes dans mes bras.

Elles avaient compris avec ça.

Hélèna avait enfoui son visage contre ma poitrine et Rica ferma les yeux et fit la moue.

Je leur donnai un baiser puis, après les avoir amenés dans une auberge voisine, je leur fis l’amour.

***

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