Un nouveau jeu dans les profondeurs de la captivité! – Tome 2 – Chapitre 4 – Partie 1

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Chapitre 4 : Les larmes de l’oiseau

Partie 1

Au cours de cette semaine, Richtert avait été vraiment très actif.

Eluria organisera un match officiel entre les chevaliers magiques de Richtert et la compagnie Suzuran — cet avis avait été diffusé dans toutes les couches de la capitale, et beaucoup de gens avaient été choqués par l’annonce.

Mais c’était tout à fait normal. Après tout, il s’agirait de la première fois où une telle chose allait se produire. En raison de ça de nombreux citoyens avaient commencé à accorder plus d’attention à l’entreprise qui était sortie de la ville basse et qui avait gagné son pouvoir et sa place en détruisant celle qui était corrompue.

Les nobles et les roturiers avaient l’impression qu’elle pouvait vraiment faire basculer l’équilibre présent dans la capitale.

Et finalement, nous étions finalement arrivés au jour J...

« C’était vraiment prévisible, venant de la part de la reine. Il y a vraiment beaucoup de monde ici, » déclara Karin.

Tous les individus qui venaient regarder le combat faisaient du tapage dans l’ouest des plaines d’Eltern.

Afin d’assurer la sécurité de la zone, des barrières magiques avaient été érigées autour des sièges réservés aux membres de la royauté et aux nobles.

Lise n’était pas la seule assise près d’Eluria, car il y avait aussi les trois accompagnateurs des seigneurs et les frères et sœurs de Fairstadt.

La proclamation publique d’un événement aussi unique avait attiré l’attention d’hommes et de femmes de tous âges et de tous les coins de la ville, ce qui s’était traduit par la totalité des sièges pour les roturiers qui étaient occupés.

En regardant la foule présente dans les lieux, Takumi acquiesça d’un signe de tête. « Sympa... ne me dis pas que tu vas être nerveuse devant autant de gens. »

« Crois-tu vraiment que je le serais ? » répondit Karin avec un certain calme.

« Je ne peux même pas les voir ! » Et du côté de Kunon, qui avait les yeux bandés et était menottée en ce moment, elle commentait joyeusement sa situation.

« C’est une bonne chose. Vous êtes observées par beaucoup de gens, alors ne vous agitez pas tout de suite, d’accord ? » déclara Takumi.

Alors que Takumi parlait, il déplaça son regard vers les sièges royaux.

Eluria les regardait calmement avec Lise qui avait une certaine allure lugubre présente sur son visage.

Takumi avait alors remarqué qu’un homme s’approchait de son groupe.

« Haha ! Ne pas fuir ce match est déjà un exploit admirable pour des individus comme vous ! » Il s’agissait de Kiad qui avait énoncé ça avec son attitude arrogante habituelle.

Deux hommes le suivaient, un brun aux cheveux courts et un homme plus sombre portant des lunettes.

« Oh, ne vous êtes-vous pas non plus enfui, le jeune de la famille Fortesea ? » demanda Takumi.

« Ce n’est vraiment pas nécessaire pour quelqu’un comme moi de s’enfuir loin de vous... Je veux seulement que Sa Majesté et tous ces gens voient un match agréable, » déclara Kiad.

Alors qu’il disait ça, un sourire tordu s’était formé sur le visage de Kiad.

« Voici Boris et Castells, deux individus issus de l’élite, » continua Kiad. « Ils sont les plus puissants parmi les chevaliers magiques, et aussi de fidèles serviteurs en qui j’ai toute confiance. Vous devriez être reconnaissant d’affronter des individus comme eux. »

Le plan du noble était d’écraser l’équipe de Suzuran devant tout le monde avec de puissants chevaliers magiques afin de gagner les mérites de la Reine. En les regardant, Takumi avait simplement souri joyeusement.

Les adversaires de Karin et Kunon étaient très forts... donc le résultat du match aurait ainsi une influence considérable sur le public, ce qui allait dans le sens de son plan.

« Vous vous tortillerez jusqu’à la mort, ordures des bidonvilles, » après avoir craché ces mots à voix basse, Kiad s’était retourné sur ses talons et était retourné de son côté de l’arène.

« Les filles, il vous a dit de mourir, » déclara Takumi.

« Ne te parlait-il pas ? Tu l’as vraiment rendu furieux, » déclara Kanon.

« Je suis d’accord ~ ! Je suis sûre que Takumi ne mourait pas même si tu le tuais, » déclara Karin.

Tous les trois s’étaient parlé en s’amusant tout en se préparant pour le match.

« Ne jouez pas trop... mais faites de votre mieux pour que tout le monde passe un bon moment, d’accord ? » déclara Takumi.

Après leur avoir dit ces quelques mots, Takumi avait quitté la zone couverte par la barrière.

Après son départ, les chevaliers magiques ne pouvaient plus supporter leurs rires, alors ils se lâchèrent.

« Castells, as-tu entendu ? Ils pensent vraiment qu’ils peuvent gagner, » déclara Boris.

« Hihihihi... n’est-ce pas bon, Boris ? Mais n’oublie pas. Tout le monde a bien le droit de penser et de rêver, non ? » répliqua Castells.

Celui aux cheveux courts riait avec mépris, tandis que l’autre faisait un rire étrange.

« Bon, allons-y. Le Seigneur Kiad a dit que ça ne le dérangerait pas si vous mouriez accidentellement, donc vous pourriez mourir au moment où vous allez faire le moindre mouvement. Êtes-vous conscientes de ça ? » demanda Boris.

Boris avait alors dégainé son épée courte qu’il avait placée sur sa hanche et il provoqua les demi-humains en agitant son épée.

De leur côté, malgré les provocations, Kunon et Karin l’avaient ignoré et avaient gardé leur sang-froid. L’elfe posa au sol la longue boîte en bois qu’elle portait sur son dos.

« Kunon, n’hésite pas à choisir. Je vais essuyer le sol avec l’autre, » déclara Karin.

« Okaaay ~ ! Alors, c’est mon tour ! » s’exclama Kunon. « Je me sens à l’étroit avec ce bandeau et les menottes, alors je vais mettre fin à tout ça rapidement ! »

Après avoir dit ça, elle avait commencé à marcher vers sa cible, puis elle avait commencé à sauter avec joie à mesure qu’elle avançait. « J’arrive, Monsieur le perdant ! »

« ... Tch. L’ennuyante fille est-elle donc celle que je vais écraser ? À quoi pensait ton maître quand il a décidé de t’envoyer au combat avec les yeux bandés et menottés ? » demanda Boris.

« Oh mon dieu... n’est-ce pas évident ? » demanda Kunon.

Son sourire était si large qu’on aurait dit qu’il lui fendait la tête en deux.

« Il voulait montrer à tout le monde à quel point vous êtes laids et minables, » continua Kunon.

Un coup de sifflet avait annoncé le début du match et Boris avait serré le poing autour de la garde de son épée.

« Alors, laisse-moi commencer par t’écraser la bouche ! » s’exclama Boris.

Il avait déplacé son arme derrière lui tout en hurlant, puis avait déclenché son attaque chargée.

« Je te complimenterai si tu survis à mon attaque décapitante ! » s’exclama Boris.

La terre s’était fendue en suivant la trajectoire de sa frappe. Cela ressemblait à une lame invisible qui traversait tout ce qui se trouvait sur son passage et qu’il avait envoyé sur Kunon. De son côté, Kunon l’avait parfaitement esquivée en se déplaçant sur le côté, mais Boris n’avait pas été surpris par cela.

« Bien sûr que tu pouvais éviter cela... Après tout, tu as une bonne ouïe. Tu n’as pas besoin d’utiliser tes yeux pour comprendre où je suis, hein. » déclara Boris.

« ... Oh, comme c’est malin de ta part. Et j’ai cru que j’allais t’arracher la trachée en un clin d’œil, » répliqua Kunon.

« Sais-tu combien de douzaines de demi-humains j’ai tuées pendant les escarmouches de l’ancien empire ? Bien sûr que je connais vos points forts et vos points faibles, » déclara Boris.

Il posa son épée courte sur son épaule et afficha alors un sourire sadique.

« Ne dit-on pas que ce sont les meilleurs prédateurs ? » demanda Boris. « Loups, tigres, lions, ours, cochons, bœufs... Peu importe qui ils étaient, j’en ai tué beaucoup. Comment pourrais-je perdre contre un renard ? »

Les oreilles de Kunon avaient frémi face à ses paroles.

« Combien de fois dois-je répéter que je suis une louve ? » s’écria Kunon.

Son rugissement avait résonné dans toute la zone et cela avait même secoué l’air.

Elle s’était probablement sentie mieux l’instant d’après.

Puis, elle avait souri... « Takumi m’a dit de ne pas te tuer... alors je vais me contenter de te mutiler, » déclara Kunon.

Une nuance vive d’intention meurtrière était présente dans son ton.

Pourtant, Boris pensait qu’elle bluffait. Il ne l’avait pas prise au sérieux.

« Laisse-moi voir comment tu cours avec ta queue entre les jambes ! » s’exclama Boris.

Souriant comme s’il était en train d’apprécier le frisson d’une chasse, Boris déclencha une autre de ses attaques. Contrairement à la précédente, après s’être déplacée au sol, elle avait « bondit » sur sa cible telle une vipère.

De son côté, Kunon se concentrait afin d’en capter le son, et une fois que ses oreilles frémirent après l’avoir perçu, elle s’éloigna légèrement et l’esquiva.

Bien qu’elle ne soit pas pleinement consciente de ce qui se passait autour d’elle à cause du bandeau, aucune des attaques ne l’avait effleurée.

« Oh ! Alors, qu’en penses-tu !? Si tu n’esquives pas mieux, tu vas perdre la tête ! » s’exclama Boris.

Sans répondre à ses provocations, la femme-louve n’arrêtait pas d’esquiver chaque attaque.

Puis, l’homme avait eu un pressentiment terrible.

Il pensait qu’un homme-loup qui avait l’habitude de se battre pouvait esquiver l’une de ses attaques... mais seulement une seule.

« Mecccccc, tu crains tellement... Ne sais-tu pas comment chasser ? » demanda Kunon.

Sa voix était calme et son visage détendu tout en évitant la tempête d’attaques, ce qui avait permis à Boris de développer ce sentiment étrange.

« Laisse-moi te montrer comment faire, » déclara Kunon.

Elle sauta encore quelques fois pour se préparer à son prochain mouvement, puis frappa du pied le sol avec force et se précipita vers son adversaire.

« Qu’est-ce que c’est ? » s’exclama Boris.

Son allure dorée ressemblait à du tonnerre qui zappait. La distance qui les séparait s’était réduite à néant en un clin d’œil, et une fois qu’elle était devant lui, elle avait souri.

« D’abord, tu coinces ta proie, » déclara Kunon.

L’instant d’après, il avait vu l’une des jambes de Kunon faire un arc en l’air, et un cri aigu avait retenti quand elle lui donna un coup de pied au visage.

Son objet magique de défense avait réussi à créer une barrière, mais elle avait profité de sa confusion pour acquérir de nouveau de la distance.

« Et ça, c’en est le premier point, » déclara Kunon.

Après ça, elle abaissa alors son corps et laissa les chaînes de ses menottes s’entrechoquer comme si elles se moquaient de Boris.

Pour le dire franchement, Boris avait été un peu surpris par ce qui venait de se produire.

Ils étaient très éloignés l’un de l’autre, mais elle avait pu venir jusqu’à lui en une fraction de seconde, et ce n’était pas tout.

« Qu’est-ce que tu as fait ? » demanda Boris.

« Es-tu en train de parler de ta magie pathétique ? » demanda Kunon.

Il avait dégluti face à ces paroles.

« Tu aurais dû mettre une intention meurtrière dans cette première attaque... mais tu étais de toute façon bien trop facile à comprendre, » déclara Kunon.

L’homme pouvait sentir des sueurs froides couler le long de sa colonne vertébrale.

« Ta magie... c’était quoi déjà, l’attaque décapitante ? Joli nom ! Mais tes attaques ne sont que pour la figuration, non ? Alors que tu as produit un divertissement en soulevant de la poussière et en faisant du bruit, et tu as activé les pièges décapitants que tu avais préparé bien avant ça, n’est-ce pas ? » demanda Kunon.

Elle riait joyeusement de ses propres mots.

« Pas mal. Les attaques que tu fais sont invisibles, c’est comme ça que tu as pu massacrer tant de demi-humains... n’est-ce pas ? » demanda Kunon.

Kunon expliqua le tour impitoyablement, puis elle attendit quelques instants. « Attends, ne veux-tu pas me répondre parce que j’ai raison ? Puisque j’ai pris la peine de l’expliquer, pourrais-tu continuer à parler avant que ça ne devienne encore plus ennuyeux ? »

Après avoir entendu sa provocation, il n’avait pas dit un mot de plus. Une clochette dans sa tête hurlait qu’il était en danger. Si le moindre son s’échappait de sa bouche, la femme-louve devant lui aurait tranché sa trachée avec ses crocs.

Le seul fait de l’imaginer l’effrayait.

Pendant ce temps, Kunon n’arrêtait pas de rire.

« Mec, ton cœur est si bruyant ! N’hésite pas à la fermer, mais je saurai toujours où tu es grâce à tes battements de cœur. N’est-ce donc pas inutile de te taire ? » demanda Kunon.

« Comment... Comment as-tu pu voir à travers ma magie ? » demanda Boris.

Tandis qu’il faisait difficilement sortir ces mots, elle laissa ses chaînes s’agiter à nouveau en posant un doigt sur ses lèvres.

« Mmmh... J’ai les yeux bandés, donc je ne pouvais rien voir. J’ai senti l’odeur de ta magie et j’ai deviné ce qu’elle faisait, » répondit Kunon.

« Arrête avec tes conneries ! La magie ne sent pas —, » commença Boris.

« Oh, c’est vrai ce que je dis. Quand la formule de loi est active et que ta magie se manifeste, elle sent mauvais, » déclara Kunon.

Elle avait dénudé ses canines tout en souriant férocement.

« Une fois que je l’ai capté avec mon nez... je peux atteindre sa source où qu’elle soit, » déclara Kunon.

Gaitsu avait déjà envoyé des mages contre Takumi et ses camarades, et tout ce qu’elle avait à faire était de taper du pied là où les piliers du feu allaient surgir.

« Bien sûr, c’est impossible pour vous les humains de le faire, parce que même les demi-humains ont besoin d’entraîner leur odorat pour le sentir... mais tu vois, c’est vraiment facile quand tu sais que tu combats un utilisateur de magies, » déclara Kunon.

Elle l’avait dit comme si c’était simple, mais il avait compris que c’était une tâche ardue.

Il n’y avait pas un seul demi-humain qui pouvait comprendre comment sa magie fonctionnait avant.

« Si j’ai les yeux bandés, mon odorat et mon ouïe deviendront naturellement plus aiguisés, » déclara Kunon.

Loups, tigres, lions, ours, cochons, bœufs... aussi féroce soit-il, aucun d’entre eux ne pouvait échapper à leur mort.

Aucun d’eux ne pouvait sentir sa magie.

C’est pourquoi il était le prédateur et non l’inverse...

Mais maintenant, un monstre riait devant lui, faisant beaucoup de bruit avec les chaînes qui la retenaient.

« Maintenant... faisons un spectacle comme Takumi l’a demandé, » déclara Kunon.

À ce moment, Boris remarqua que ses mains tremblaient. Pour les arrêter, il serra avec force son épée courte.

« Haha... alors essaie de me tuer, sale loup-garou ! » s’écria Boris.

Il avait poussé un cri de guerre afin de se remonter son moral, puis il avait fait tournoyer son épée tout autour de lui pour former une barrière coupante. Si quelqu’un s’en approchait, il aurait fini en viande hachée.

Si elle comprenait ce qu’il pouvait faire, il valait mieux ne pas la laisser s’approcher.

Kunon avait souri alors qu’elle avait reniflé. « Penses-tu que le fait de couper ton propre itinéraire d’évasion qui te maintient en vie t’aidera ? Tes actions sont très stupides, » déclara Kunon.

Elle avait pris une profonde bouffée d’air, puis elle avait émis un grondement qui résonna dans le ciel comme un hurlement. Mais c’était plus près d’une chanson, et encore plus près d’un mot. Tout le verre des environs résonnèrent face à ça, et bientôt les sons produits par eux qui se chevauchaient augmentèrent leur nombre et devinrent une mélodie.

 

 

« Q-Qu’est-ce que tu fais... !? » Boris l’avait demandé quand même, mais il avait compris ce qu’elle venait de faire.

Ce monstre avait détruit ses défenses.

Afin de manifester sa magie, il l’avait canalisée avec une formule de loi, mais... elle avait été dissipée avec ce mur de son.

Non seulement sa première attaque avait été détruite, mais tous les autres pièges avaient résonné les uns avec les autres et ils avaient disparu.

Alors que le concert se déroulait, Kunon s’approcha de lui. Ses chaînes se firent une nouvelle fois entendre.

« Un archevêque célèbre m’a dit que pour interagir avec des formules de loi, j’ai besoin de connaître à la fois leur emplacement et leur forme. L’ouïe d’un homme-loup est bonne. Si quelque chose est tangible, il peut se répercuter, et si j’entends cela, je peux en saisir la forme, » expliqua Kunon.

Boris avait remarqué trop tard qu’elle avait déjà crié comme ça quand il l’avait traitée de renard.

En entendant comment sa voix s’étendait dans l’air, elle pouvait saisir avec précision la forme des formules de loi utilisée par sa magie.

« En outre, si quelqu’un sait comment les formules de loi sont créées... même un demi-humain comme moi pourrait interagir avec. Comme tu l’as vu, il est possible de l’autodestruction, » continua Kunon.

L’homme ne pouvait même pas prononcer « impossible », car le monstre devant lui venait de prouver à tout le monde que ses paroles étaient véridiques.

« Chasser, c’est coincer une proie à la fois physiquement et mentalement, » déclara Kunon.

Elle ricanait de plus en plus à mesure que leur distance diminuait.

« Espèce de... putain de salope ! » cria Boris.

Il dissipa la peur qui le paralysa d’un cri de colère et commença à frapper avec son épée courte au hasard, essayant d’améliorer sa défense, mais Kunon poussa un soupir d’ennui.

« Mecccc... puisqu’il n’y a pas d’issue pour toi, essaie au moins avec un peu plus de vigueur..., » déclara Kunon.

Elle avait levé une jambe et avait donné un coup de pied sur le sol sous elle à pleine force, provoquant une fissure et envoyant des cailloux volés vers lui.

Ses projectiles avaient été coupés en l’air sans bruit, et lorsque les frappes de Boris s’étaient activées, ils avaient laissé un vide pendant un instant.

« Il devrait y avoir une limite à l’ennui que ça peut être de te combattre, » déclara Kunon.

Lorsqu’elle s’était entraînée avec Elsa les yeux bandés, les objets magiques étaient protégés par la barrière qui entourait le champ d’entraînement. Mais quand cette même barrière était sur le point de s’activer, elle avait frappé le vide de toutes ses forces — l’instant d’après, le bruit du verre brisé avait empli l’arène, et ses chaînes s’étaient serrées autour du cou de Boris.

« Gah... aah... ! »

« Ne te l’avais-je pas dit ? Je sens l’odeur de la magie, même si c’est la formule de loi d’un objet magique. Je n’y ai même pas pensé cette fois, et j’ai juste frappé très fort, » déclara Kunon.

Ses chaînes commencèrent à s’enfoncer dans la peau de son cou pendant qu’elle lui murmurait à l’oreille. « Tu n’as jamais eu une seule chance de gagner. Seul un perdant, une proie, serait poussé au fond du gouffre si unilatéralement. »

Puis, un sourire cruel s’était rependu sur son visage.

« Tu étais vraiment fier de dire que tu avais tué des dizaines de demi-humains... »

Alors que la gorge de Boris commençait à s’écraser à cause de la pression de la chaîne, elle avait prononcé ses derniers mots avec un sourire lunatique déformant son expression.

« Quant à moi, j’ai massacré d’innombrables insectes comme toi, humain. »

La dernière chose que Boris avait pu entendre avant de perdre conscience était le bruit de sa colonne vertébrale qui se brisait en deux.

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Un commentaire :

  1. Un lapsus ici :
    « Tu aurais dû mettre une intention meurtrière dans cette première attaque... mais tu étais de toute ''face'' bien trop facile à comprendre, » déclara Kunon.

    Boris aura droit à une carte de grands invalide de guerre après ce chapitre.... 😈

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