Un nouveau jeu dans les profondeurs de la captivité! – Tome 2 – Chapitre 2 – Partie 2

***

Chapitre 2 : L’oiseau qui ne pépie pas

Partie 2

Au fur et à mesure que la gondole descendait la rivière, l’élégant paysage urbain qui les entourait s’était progressivement transformé en ce qui se trouvait dans la ville basse.

Les individus avaient tendance à se détendre lorsqu’ils retournaient dans des endroits qu’ils connaissent. D’un autre côté, ceux qui s’aventuraient sur un nouveau territoire étaient généralement excités et curieux, et c’était précisément cette curiosité qui faisait disparaître leur prudence, poussant même les agneaux les plus prudents dans la gueule du loup...

« J-J’aurais dû rester à la maison, » murmura Lise.

Lise était maintenant dans la salle à manger de Suzuran, tremblant légèrement.

« Ce que Sa Majesté a dit était vrai... Des gens effrayants m’ont kidnappée quand j’étais seule..., » continua-t-elle.

« Hé, qui est effrayant ? Ne ternissez pas la réputation des autres, » déclara Takumi.

« ... Je suis sûr qu’elle parle de toi, Takumi, » répliqua Karin.

Karin, qui avait terminé son travail, faisait une pause et soupirait profondément en ce moment.

« Je n’arrive pas à croire que tu aies kidnappé l’archevêque..., » déclara Karin.

« Je ne l’ai pas kidnappée, mais j’ai seulement suscité son intérêt et l’ai amenée à venir avec moi sans préciser où nous allions aller, » déclara Takumi.

« Donc, tu n’es pas seulement un escroc, mais tu as aussi piégé une enfant, hein... ? » murmura Karin.

« Je ne suis pas une enfant. Je peux y retourner seule quand je veux, » déclara Lise.

Lise avait essayé d’être courageuse, mais sa voix était plus faible que d’habitude.

« Je vous ai déjà dit qu’on vous ramènerait plus tard. Détendez-vous, » déclara Takumi.

« E-Est-ce que c’est vrai... ? Ne me mentez-vous pas ? » demanda Lise.

« Non, je ne le fais pas. Vous avez dit que vous n’avez jamais visité la ville, alors je voulais vous montrer la partie que vous n’auriez jamais pris la peine de visiter de toute votre vie, » déclara Takumi.

« V-Vous ne pouvez pas tout décider par vous-même, s’il vous plaît !? » s’écria Lise.

L’archevêque avait démontré sa colère, et Mirta aussi, qui écoutait leur échange.

« Elle a raison. Tu ne peux pas continuer à faire ce que tu veux et cesses d’impliquer les autres dans tes choix lunatiques, » déclara Mirta.

« ... Comment puis-je te prendre au sérieux ? Tu as préparé tout ça avec un énorme sourire, Mirta, » déclara Takumi.

« J-Je ne l’ai pas fait ! J’essayais seulement de cuisiner ce que tu m’as suggéré et... j’ai fini par en faire trop ! » répliqua Mirta.

Tout en pressant le bout de ses doigts, elle baissa le regard vers la longue table de la salle à manger, qui était couvert de nourriture.

Ragoût, omelettes, doria, gratin, hamburgers, frites, pizzas, curry, fritures diverses, tonkatsu, crevettes frites, udon, carbonara, napolitaine, sandwiches, pain perdu, crêpes... et bien plus encore.

Elle avait l’habitude de cuisiner de grandes quantités de nourriture, étant donné le nombre de personnes que comptait leur entreprise, mais elle avait demandé conseil à Takumi pour élargir le menu, et les choses s’étaient passées ainsi.

« On dirait un restaurant familial..., » déclara Takumi.

« Une famille... quoi ? » demanda Mirta.

« Rien, ne fais pas attention à moi. Tu as rassemblé une bonne quantité d’ingrédients, hein ? » demanda Takumi.

« Gaitsu a demandé à ses contacts de l’aider, et ils l’ont forcé à conclure un accord commercial avec une nouvelle route maritime, qui transporte beaucoup d’ingrédients étrangers. Il a dû se donner beaucoup de mal pour ça, » répondit Mirta.

Mirta avait un sourire radieux et fier. Elle était en effet une cuisinière passionnée, ce qui était merveilleux, mais ce n’était pas une grande caractéristique pour un leader.

Malgré tout, devant ses efforts, Lise avait eu l’air stupéfaite par les mets délicieux qui se trouvaient devant elle.

« Il y a beaucoup de nourriture que je n’ai jamais vue auparavant... Puis-je goûter ? » demanda Lise.

« Tout à fait. Je n’ai jamais cuisiné ça avant, mais n’hésitez pas à vous servir, » déclara Mirta.

« Je vais le faire, » répondit Lise.

Lise avait pris une cuillère et elle apporta timidement du ragoût jusqu’à sa bouche. Puis, elle avait fait le même mouvement encore et encore, en silence, comme si elle était en transe.

Voyant qu’elle aimait ça, le visage de Mirta s’illumina.

« Lise, voulez-vous des hamburgers ? » demanda Mirta.

« Hm, oui, s’il vous plaît. J’adorerais goûter beaucoup de ces plats, » répondit Lise.

« Je suis heureuse de l’entendre. Alors, laissez-moi vous en donner, » déclara Mirta.

Le chef de Suzuran avait commencé à prendre de petites portions de différentes assiettes pour son invitée.

L’allure habituelle d’un leader digne n’était nulle part visible, mais elle appréciait vraiment le moment présent, alors personne n’avait rien dit.

« Mais... la consommation de ce repas n’est-elle pas impossible pour nous seuls ? » demanda Lise.

« Probablement... Je me sentirais mal d’avoir des restes, et Karin ne mange pas beaucoup..., » répondit Takumi.

Devant eux, il y avait de la nourriture pour des dizaines de personnes, et beaucoup d’assiettes étaient des plats principaux et des plats frits, donc ils étaient assez lourds sur le ventre.

« Ah, ne vous inquiétez pas. Il y a des membres voraces dans notre compagnie, » déclara Mirta.

« Veux-tu parler de Kunon ? » demanda Takumi.

« Parles-tu de Kunon ? » demanda Karin.

« Oui, comme Kunon... Lewin m’a dit qu’Aigle et lui viendraient ici après leur travail, » déclara Mirta.

Karin et Takumi se raidirent immédiatement à ses paroles.

« Karin, as-tu compris ? » demanda Takumi.

« Parfaitement. Et si Aigle essaye de faire quelque chose ? » demanda Karin.

« Assure-toi qu’il ne puisse pas bouger. Si nécessaire, n’hésite pas à le battre jusqu’à ce qu’il s’évanouisse, » répondit Takumi.

« Roger, » déclara Karin.

« Pourquoi tu ferais ça !? » s’écria Mirta.

« Mieux vaut prévenir que guérir. On ne peut pas lui faire rencontrer l’A —, » commença Takumi.

La porte s’était ouverte, interrompant Takumi.

« Woah ! Il y a beaucoup de nourriture ! » s’exclama une première voix féminine.

« Il y en a vraiment beaucoup, Instructeur ! Cet arôme n’est-il pas un bonheur pour le nez ? » demanda une deuxième voix, cette fois, masculine.

« Baisse d’un ton, Aigle ! Sinon, je t’arrache les ailes ! » répliqua la première voix.

« Ahaaaah ! Ce serait un véritable honneur pour moi ! »

« Alors, Sis Mirta les cuisinera ! » déclara Aigle.

Les trois demi-humaines entrèrent dans la pièce, et dès que Kunon vit Takumi et Karin, elle trottina vers eux.

« Hé, Karin, Takumi ! Vous êtes déjà de retour ? » demanda Kunon.

« Oui... nous sommes revenus pour manger. D’ailleurs, pourquoi es-tu avec ces deux-là ? » demanda Takumi.

« Je les ai rencontrés en venant ici ! Je viens de finir d’entraîner les autres enfants ! » elle répondit avec joie et Takumi cacha son visage avec ses mains.

C’était mauvais. Il ne s’attendait pas à cette tournure des événements, et maintenant il était trop tard pour les empêcher, surtout lui, de venir ici.

À l’instant suivant, Aigle ouvrit grand ses yeux injectés de sang et renifla profondément l’air.

« Je sens une fille inconnue, » déclara Aigle.

« Bon sang, arrête de renifler les gens, » déclara Takumi.

« Je peux cibler des proies avec mes yeux et mon nez ! » déclara Aigle.

« Tu peux le faire !? Pour le bien de Filia... tes super-sens sont un casse-tête dans ces cas-là, » déclara Takumi.

Ignorant le choc de Takumi, Aigle regarda autour de lui pour trouver la source de l’odeur, et après l’avoir trouvée en train de manger nonchalamment à la table, il marcha lentement et s’arrêta près de Lise.

Sa silhouette écrasante se dressait au-dessus d’elle, qui le regardait en étant perplexe.

L’instant d’après, quelque chose avait changé dans son expression, qui était devenue plus élégante, et il s’était agenouillé.

« Pardonnez mon impolitesse, Dame aux cheveux d’argent... voudriez-vous monter sur mes épaules ? » demanda Aigle.

« ... Sur vos épaules ? » demanda Lise.

« Tout à fait. Si possible, j’aimerais que vos jambes douces et soyeuses se balancent devant mon visage... Juridiquement parlant, profiter des jambes nues ne devrait pas être un problème ! » déclara Aigle.

« Je crois que votre mort soulagera le monde, » déclara Lise.

« NHHH ! Je suis si content d’avoir été maltraité par une voix si douce ! » s’exclama Aigle.

Tandis qu’Aigle criait son torrent de sentiments dans le ciel, Lise se tourna vers Takumi.

« Marchand d’esclaves, quel est le problème de cet oiseau révoltant et tordu ? » demanda Lise.

« Pour faire court, c’est un pervers, » répondit Takumi.

« ... Merci de le dire clairement, » déclara Lise.

« Aigle est un peu dégoûtant, mais c’est aussi un type bien... Ne faites pas attention à lui et continuons à manger avant que cela ne refroidisse, » déclara Takumi.

« Lady Mirta a foiré mon service... mais ça fait du bien à sa façon ! » déclara Aigle.

Tout le monde s’était mis à manger pour ne plus penser à lui.

« Hé, Dame aux cheveux argentés ! Ce curry est vraiment bon, vous savez !? Il est si épicé qu’il atteint même mon cœur flamboyant ! » déclara Lewin.

« ... Je ne supporte pas la nourriture épicée, » répondit Lise.

« Dahhahahahaha ! Il est probablement encore trop tôt à votre goût ! » déclara Lewin.

« Madame, alors, essayez cette viande de poulet frite ! De délicieux jus se répandent dans votre bouche quand vous la mordrez ! » déclara Aigle.

« ... Oiseau, consommez-vous la chair de votre race ? » demanda Lise.

« Je descends des faucons, donc, techniquement, je ne suis pas cannibale ! » déclara Aigle.

L’intensité sonore et l’énergie des deux demi-hommes avaient adouci l’atmosphère, et cela s’était probablement répandu chez Lise, dont l’expression froide semblait un peu chaleureuse.

Alors qu’il l’observait de loin, Takumi sourit.

« Karin, assure-toi que ces deux-là ne s’emportent pas, » demanda Takumi.

« Je sais... Tu es vraiment doux, » déclara Karin.

Karin fut surprise par son choix, mais elle se rapprocha d’eux avec bonheur juste après ça.

Kunon, qui mangeait à table, se leva après avoir vu son amie s’approcher, et se dirigea vers son Maître.

« Takumi ~ ! Comme tu l’as dit, le capitaine m’a donné ça ! » déclara Kunon.

« Oh, beau travail. Es-tu sûre que ce sont deux types différents ? » demanda Takumi.

« Oui ! Ce sont les plus anciens et les plus récents objets magiques de ce style ! » répondit Kunon.

En disant cela, elle avait pris quelques bracelets dans sa pochette.

Il s’agissait des objets magiques fournis aux gardes : tous deux étaient faits d’or et d’argent et avaient une forme particulière, et des inscriptions gravées sur eux.

Takumi avait essayé de les analyser en utilisant seulement la vue.

« Je vois. Écrire le code avec de l’or sur de l’argent sacré accélère la transmission magique... et utiliser la langue du continent Veril, qui vient de l’ancien Centaria, augmente la puissance de sortie... hein ? » déclara Takumi.

« Woooah ! Peux-tu le dire seulement en le regardant ? » demanda Kunon.

« J’ai déjà analysé d’autres de ces objets magiques et de ces formules de loi, » déclara Takumi.

« N’as-tu pas dit qu’ils ressemblent à certaines des machines que tu avais dans ton pays ? » demanda Kunon.

« Ouais, juste un petit peu. Si je considère la magie comme de l’électricité et les formules de loi comme des circuits, cela correspond, » déclara Takumi.

Les objets magiques n’étaient pas si différents des machines de son ancien monde.

Ils reproduisaient la magie grâce aux matériaux dont ils étaient faits, à leur forme et à la formule de loi qui liait les composants entre eux.

Fondamentalement, ils contrôlaient le flux de la magie pour reproduire l’effet désiré.

« Mais c’est plus proche des choses occultes que des machines. Les formules de loi sont un mélange de sémiotique, d’iconographie et surtout d’herméneutique allégorique, tandis que le concept de magie est plus proche du taoïsme et de la médecine chinoise, » déclara Takumi.

« Je n’ai aucune idée de quoi tu parles ! » déclara Kunon.

« En gros, il y a beaucoup de choses confuses et ambiguës. Grâce à ce que j’ai appris dans mon pays, j’ai pu comprendre certaines parties du texte, ce qui m’a permis de créer une formule de loi que Richtert n’a pas encore trouvée, » expliqua Takumi.

« Woah... ! Tu sais vraiment beaucoup de choses ! Je ne veux pas étudier plus que nécessaire, et je préfère deviner plutôt que de me souvenir ! » déclara Kunon.

« Je pense que tu es bien comme tu es, Kunon... et alors ? Que te dit ton intuition ? » demanda Takumi en regardant les outils magiques, et le Chien Fonceur fronça légèrement les sourcils.

« Je ne suis pas sûre... mais ceux-là sont un peu mauvais, » répondit Kunon.

« Mauvais ? » demanda Takumi.

« C’est comme... une goutte d’huile qui se dissout dans l’eau... quelque chose comme ça ? » répondit Kunon.

Elle avait commencé à réfléchir avec intensité, car elle ne pouvait pas exprimer clairement ses sentiments.

« Je me souviendrai qu’il y a quelque chose qui cloche. Vous, les demi-hommes, vous avez des sens incroyables et pouvez percevoir beaucoup de choses que nous ne pouvons pas percevoir, alors je vous fais confiance, » déclara Takumi.

« Yaaay ! Alors, puis-je retourner manger maintenant ? » demanda Kunon.

« Bien sûr que oui ! Il y a beaucoup d’assiettes de mon pays —, » répondit Takumi.

« Je veux manger de la viande ! » déclara Kunon.

« ... Alors, essaye le tonkatsu, » déclara Takumi.

Kunon avait pris une fourchette et elle perça la viande tendre et colorée, puis elle l’apporta à sa bouche, où elle fondit lentement pendant qu’elle la mâchait.

« Nhhhh ~ ! C’est croustillant, mais juteux, et l’assaisonnement est parfaitement réalisé ! La saveur de la sauce est plus riche et ressemble un peu à celle de la pomme, ce qui fait aussi disparaître le goût problématique de l’huile ! » déclara Kunon.

« Essaie d’exprimer ce que tu viens de ressentir de la même manière, » déclara Takumi.

« Je peux parler de bonne bouffe, mais tout le reste est ennuyeux, alors oublie ça ! Donne-m’en plus ! » déclara Takumi.

« Ouais, très bien... Mange autant que tu le souhaites, » déclara Kunon.

« Eeeh ? Je suis fatiguée avec tout ce travail, alors je veux que tu me nourrisses, » déclara Kunon.

« ... Non ? Si tu ne veux que te bourrer l’estomac, ne devrais-tu pas le faire toute seule ? » Il protesta en lui apportant à bouche ouverte de la nourriture.

« Seiiiiiignnnneur ! Je suis vraiment envieux de ce que vous faites ! »

« Maiiiiiiitreeee ! Ce n’est pas ce qu’un Maître devrait faire ! »

« Fermez vos gueules, tête d’oiseau et imbécile. Si vous voulez le faire, faites-le, » déclara Takumi.

« Hourraayyyy ! »

« Putain ouais ! »

Alors qu’ils poussaient leurs poings l’un contre l’autre et libérèrent des cris de joie, Kunon détourna son visage.

« Oubliez ça. Aigle est trop bruyant, et Lewin est trop sensuel, » déclara Kunon.

« Nnnhhhhh ! Instructeur, abusez encore plus de moi, s’il vous plaît ! »

« Sœurette Kunon, frappez-moi encore dans la bouche ! »

Alors qu’ils demandaient de leur faire du bien, ils se sentirent fermement agrippés par leurs épaules.

« Tu sais ce qui arrivera si tu oses la toucher, non ? » demanda Karin.

« Les gars... Si vous continuez à crier comme ça, vous allez gâcher notre repas, vous savez ? » déclara Mirta.

Mirta et Karin souriaient en les dominant.

« Si tu veux, je peux t’arracher les plumes du front et écrire “idiot” dessus, » déclara Karin.

« Ah, cette poêle à frire est encore très chaude... mais tu aimes les choses chaudes, n’est-ce pas, Lewin ? » demanda Mirta.

L’instant d’après, les deux demi-hommes se prosternèrent en implorant le pardon.

***

Si vous avez trouvé une faute d’orthographe, informez-nous en sélectionnant le texte en question et en appuyant sur Ctrl + Entrée s’il vous plaît. Il est conseillé de se connecter sur un compte avant de le faire.

2 commentaires :

  1. Merci pour cette scène et bon appétit 🙂

Laisser un commentaire