Un nouveau jeu dans les profondeurs de la captivité! – Tome 1 – Chapitre 2 – Partie 3

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Chapitre 2 : Le marchand d’esclaves au cœur tendre

Partie 3

La Rue des Travailleurs était la limite qui séparait la partie centrale de Listina de sa partie inférieure.

Comme cette dernière avait des problèmes de criminalité et que les personnes ne voulaient pas entrer dans cette zone dangereuse, cette rue avait été créée. C’était aussi la dernière zone de sécurité de la partie médiane, du moins c’était ce qui était dit.

Étant donné le mauvais tempérament des artisans, les querelles et les bagarres étaient chose banale et les gardes en patrouille devaient ramener l’ordre, mais le cambriolage et le vol frappaient exactement quand ils avaient autre chose à faire. Cela aurait été plus sûr si les artisans n’étaient pas si têtus et fougueux.

« Ne crachez pas cette connerie ! » Et ce jour-là aussi, la voix en colère de quelqu’un avait presque fait trembler les murs de l’atelier.

Takumi s’attendait à cette réaction, alors il couvrit immédiatement ses oreilles. « Je ne crache rien, Maître Geld. Je demandais si vous étiez intéressé par certains esclaves, comme je le fais toujours. »

Malgré la rage du nain, son ton restait le même. Le visage sous ses moustaches était rouge comme si des flammes étaient sur le point d’éclater.

« Et j’ai entendu votre question, mais pourquoi avez-vous amené ici un putain d’homme-dragon ? » Il avait rugi contre le marchand d’esclaves et avait poussé son doigt sur Corona, qui essayait de se cacher derrière Takumi.

Sa voix était si perçante que la jeune fille devint pâle et essaya de faire de son mieux pour disparaître de sa vue, tandis que des larmes coulaient de ses yeux.

Les nains détestaient les autres demi-humains et les regardaient froidement. C’était une sorte de règle inexprimée de ne jamais partager le lieu de travail avec une autre espèce.

Parmi les demi-humains, certaines races avaient des sentiments de supériorité.

« Comprenez-vous que même les seigneurs me demandent des fusils !? Seul un crétin penserait à mettre un tel travail entre les mains d’une autre race ! Je ne vous laisserai pas gâcher mon affaire ! » Il avait frappé son poing sur la table si furieusement que quelqu’un aurait pu penser que Takumi était sur le point de devenir la prochaine cible de sa colère.

Même si les nains étaient de grands artisans, ils étaient extrêmement fiers, et faire des négociations avec eux pouvait être extrêmement difficile.

Honnêtement, aucun homme n’essaierait de vendre des demi-humains à un nain.

Pressant sur sa tempe, Takumi continua à parler. « Mais Maître Geld, n’est-il pas vrai que vous avez besoin d’aide ? »

« C’est sacrément vrai ! C’est pourquoi je vous ai demandé, et là, vous essayiez de me vendre un demi-humain ! J’aurais dû demander à un autre marchand d’esclaves. Peut-être que lui, il aurait essayé de me vendre un humain ! » rugit le nain.

« Vous savez, ça ne me dérange pas de vous en vendre un, » déclara Takumi.

« ... Quoi !? » s’exclama le nain.

Takumi mit soudainement fin à la conversation et le nain le fixa, stupéfait.

« Même les nobles vous demandent vos compétences, alors vous devez remplir chaque commission en temps et en heure, n’est-ce pas ? » demanda Takumi.

« C’est vrai ! Mais..., » balbutia le nain.

« Mais si vous n’achetez pas un esclave qui a déjà de l’expérience, vous ne finirez pas à temps, est-ce que vous vous en rendez compte ? » demanda Takumi. « Cela signifie que votre boutique deviendra “la boutique qui ne peut même pas faire les demandes des nobles”. »

Geld était à court de mots, mais Takumi continuait à parler.

« Vous devez fabriquer des fusils pour les nobles qui vont à la chasse, et vous avez beaucoup de travail... mais vous n’avez pas quelqu’un qui surveille la fournaise, n’est-ce pas ? » demanda Takumi.

« ... Si je mettais un enfant devant ça, il s’écroulerait d’un coup de chaleur. Il ne le supporterait pas longtemps, » déclara le nain.

« Je vois. Alors, avez-vous besoin de quelqu’un qui peut l’endurer ? » demanda Takumi.

« C’est bien ça. Tout le monde travaillerait, donc je n’ai donc pas besoin de demi-humain, » répondit le nain.

« Mais même celui qui était habitué à la chaleur s’est effondré, donc même un nouvel esclave connaîtrait le même sort, » répliqua Takumi. « Avez-vous l’intention de dépenser autant d’argent ? »

Regardant l’hésitation du nain, Takumi sourit et mit sa main sur la tête de Corona.

« Cette femme-dragon a le sang d’un dragon de feu qui coule dans ses veines. Votre fournaise ne gagnera pas contre elle, » annonça Takumi.

« Celui qui est responsable du maintien de la flamme doit connaître la température dans le four. Un demi-humain ne peut pas faire ça, » répliqua le nain.

Takumi avait remarqué qu’il se contredisait en pensant que c’était impossible.

« Corona, quelle est la température là-bas ? » demanda Takumi.

« Je-je suis désolée... Je ne peux pas le savoir seulement en le regardant, » répondit Corona.

« Vous voyiez !? J’avais raison, elle est inutile ! » s’exclama le nain.

« M-Mais peut-être, si je touche la flamme, je pourrais le savoir ! » rajouta Corona.

« Qu’est-ce que... qu’est-ce que vous venez de dire ? » demanda le nain. « Savez-vous que le métal fond à cette température ? Si vous mettez vos mains là-dedans... ! Arrêtez, idiote ! Arrêtez-vous là ! »

Elle avait ignoré ses protestations en se rapprochant de la fournaise, puis avait fourré sa queue dans le four et avait supporté la chaleur sans le moindre effort.

Elle avait l’air parfaitement en santé.

« Je pense que... c’est un peu trop froid pour faire fondre le métal, » répliqua la dragonne.

Les ouvriers proches commencèrent à chuchoter et le nain fronça les sourcils.

Elle avait raison.

Takumi avait essayé d’adoucir le ton de la conversation alors que Corona revenait à ses côtés. Sa queue était indemne.

« Écoutez-moi... Maître Geld, » déclara Takumi. « C’est bien grâce à vos capacités si votre magasin a autant prospéré. Si vous effectuez ce travail, votre nom s’étendra encore plus loin. Mais si vous échouez... votre réputation sera tachée. »

Pendant un instant, la fermeté dans les yeux du nain vacilla.

« Les armes à feu sont de simples jouets pour les nobles, étant donné la suprématie de la magie, » continua Takumi. « Si le Roi commence à compter sur la magie pour tout et que vous perdez la chance de vendre vos armes, même en tant qu’outils de chasse... que pensez-vous qu’il arrivera à ce magasin ? »

Geld avait déjà perdu son esprit combatif, alors les mots de Takumi avaient réglé la question.

« Débarrassez-vous de votre entêtement et prenez cette chance, ou continuez à vous accrocher à vos idéaux qui pourraient vous faire tout perdre, » continua Takumi. « C’est à vous de choisir. »

« ...Aaaah! Bon, d’accord ! Mais vous ne m’entendrez pas dire que vous avez gagné ! » Rugit le nain. Puis, se grattant farouchement la tête, le nain se tourna vers Corona. « Hé, fille-dragon ! Il y a beaucoup à faire à part regarder la fournaise, alors mieux vaut t’y préparer ! »

« D-D’accord ! Je peux également porter des choses si nécessaire ! » répondit Corona.

« Je ne t’achèterais pas si tu ne peux même pas porter une boîte de tamahagane [1], moucheron ! » déclara le nain.

« Je ferai de mon mieux pour en porter trois ! » s’exclama Corona.

« Idiote ! Tu casserais ta colonne vertébrale si tu essayes cela ! Les esclaves de Takumi ne sont pas du tout supérieurs ! » s’écria le nain.

Les autres ouvriers éclatèrent de rire en l’entendant.

« Bon sang, on perd beaucoup trop de temps ! Viens avec moi. Il y a beaucoup de travail à faire ! » déclara le nain.

Revenant à son attitude sérieuse habituelle, le nain marcha vers la partie intérieure de son magasin.

« ... Nous avons réussi. Je vais prochainement passer voir comment tu vas, alors s’il te fait du mal ou si ça ne marche pas, dis-le tout de suite, d’accord ? » demanda Takumi.

« D’accord... merci beaucoup, » répondit Corona.

« Tu n’as aucune raison de me remercier, » répliqua Takumi. « Je suis un marchand d’esclaves, donc c’est normal de vendre des esclaves comme toi, rien de plus. »

« Je pense... qu’il n’y a personne comme vous, » répondit Corona.

« Un marchand d’esclaves au cœur tendre est plus que suffisant, sinon je devrais vivre dans le froid, » déclara Takumi.

Voyant Corona incliner la tête, il lui fit un sourire ironique et la poussa un peu. « Vas-y, vas-y avant que Maître Geld recommence à crier. »

« D-D’accord ! Merci encore ! » déclara Corona.

Après avoir baissé la tête, elle se précipita dans la même direction que son nouveau maître.

« Excellent travail, marchand d’esclaves au cœur tendre, » une voix lui parvint à l’instant où il laissa échapper un soupir de soulagement.

C’était Becht, l’un des enfants qui avait été un esclave avec Takumi sept ans auparavant

Le fait d’avoir travaillé comme forgeron avait forgé son corps au point qu’il ne ressemblait plus à un enfant.

« Je savais que tu allais amener l’esclave parfait, mais... qui aurait attendu que cela soit une fille-dragon ? Tout le monde était inquiet, » continua Becht.

« Autant pour moi ! Quelque chose d’inattendu est arrivé et maintenant j’ai beaucoup de demi-humains, » déclara Takumi.

« Vendre un demi-humain à un nain est assez troublant... il est encore plus têtu que les autres de son espèce, » dit Becht.

« Tout est grâce à Lilia et aux autres, je n’ai rien fait, » répondit Takumi.

Takumi savait dès le début que Geld avait besoin de quelqu’un pour l’aider, même si le nain ne demandait pas d’assistant.

Quelques jours auparavant, Takumi avait entendu Lilia parler de la situation difficile dans laquelle se trouvait Geld après l’effondrement du travailleur qui regardait le fourneau.

Et aussi, grâce au fournisseur de tamahagane et aux membres de Valeria, Takumi avait rassemblé beaucoup d’informations.

C’est pourquoi il avait amené un esclave résistant à la chaleur tel que Corona.

Un marchand d’esclaves devait savoir ce dont le client a besoin... c’était ça son truc.

« Ce que je voulais dire par là, c’est que tu écoutes n’importe quoi, même des rumeurs les plus insignifiantes, et que tu les mets à profit. Tu as même eu l’idée de vendre un demi-humain à un nain, » dit Becht en lui remettant une boîte enveloppée dans du tissu.

« Dans tous les cas... ce mécanisme était vraiment difficile à créer. Penser à un moyen de remplacer le silex et de l’appliquer était vraiment quelque chose de complexe, » déclara Becht.

« Eh bien, les gens qui ne pensent pas aux fusils sont plutôt rares, » répondit Takumi.

Sur le mur de la boutique d’armes à feu accroché le signe « Corundrum ».

Corundrum produisait ce qui dans l’ancien monde de Takumi s’appellerait des mousquets, des armes trop périmées pour être utilisées à l’époque moderne.

« La magie est utilisée pour les attaques à longue distance, c’est pourquoi les personnes ont commencé à augmenter leurs capacités physiques et à envoyer aux premières lignes des demi-humains comme des troupes sacrificielles, » déclara Takumi. « L’invention des armes à feu n’était pas révolutionnaire, compte tenu de leur consommation de munitions et de leur faible utilité par rapport à la magie. »

Dans ce monde, les armes étaient reconnues comme de simples jouets.

Compte tenu des dépenses globales nécessaires pour les utiliser, ils étaient des jouets pour les nobles ennuyés qui avaient trop d’argent sur leurs mains.

À la place, les armes avaient été considérées comme des décorations ou des objets d’art industriel présent sur le marché.

Et aussi, les nobles qui en possédaient avaient également de la magie.

Même si la maîtrise de la magie était difficile à atteindre, la magie était générée par le corps et se régénérait constamment jusqu’à la mort de l’individu.

Étant donné que c’était pratique, le temps passé à fabriquer des armes était complètement inutile.

Pourtant, il y avait beaucoup d’artisans excentriques dans les rues des travailleurs de la ville basse qui travaillaient avec du fer, comme la boutique de Geld.

« Bon sang... Voir les nobles utiliser des choses dont ils n’ont pas vraiment besoin est ridicule, » déclara Becht.

« Ne sois pas comme ça, Becht, » répondit Takumi. « En ont-ils vraiment besoin ? »

« Oui, seulement pour jouer avec eux. Tirer sur une personne n’est pas une tâche facile, donc ils sont un jouet parfait pour les nobles qui se sont fatigués de la magie, » répondit Becht.

« Exactement... et aussi, ils doivent calculer l’influence du vent sur la trajectoire de la balle avant de tirer avec un mousquet, donc ils ne peuvent même pas tirer tout de suite, » répondit Takumi.

« Qu’est-ce que c’est ? Un Mousquet ? » demanda Becht.

« Les fusils sont appelés ainsi dans mon lieu de naissance. N’y prête pas trop attention, » déclara Takumi.

Takumi changea bientôt de sujet, laissant Becht incliner sa tête perplexe.

« En tout cas, merci d’avoir aidé. Je viendrai te demander à nouveau si j’en ai l’occasion, » déclara Takumi.

« D’accord. C’était amusant de faire beaucoup de recherches pour ça, même si c’est moi qui l’ai faite, » déclara Becht.

« Je suis content de l’entendre. Tu es mon sauveur quand il s’agit de m’aider avec ces demandes folles, » déclara Takumi.

« Je t’en prie. Si tu me loues comme ça, tu me donneras envie de t’aider à nouveau, » déclara Becht.

Pendant que Becht souriait, Takumi lui rendit un sourire ironique en prenant l’objet dans les mains de son ami et le mit dans sa poche.

« Bien, tu as dit avoir beaucoup de demi-humains, mais combien sont-ils ? » demanda Becht.

« Environ quinze, » répondit Takumi.

« Veux-tu... essayer de les vendre à certaines de mes connaissances ? Je suis bien connu dans la zone, » proposa Becht en contractant son visage, mais Takumi répondit légèrement.

« Nah, ce dragon-homme était le dernier, ne t’inquiète pas, » répondit Takumi.

« Attends... viens-tu de vendre quinze demi-humains ? En une seule journée ? » demanda Becht.

« Oui, c’est ce que j’ai dû faire. Je visais des acheteurs comme Geld et je leur ai expliqué pourquoi ce serait le meilleur choix pour eux, » répliqua Takumi.

Takumi sortit de ses habits une pile de contrats et les déploya devant son ami, qui le regarda avec admiration.

« ... Tu es vraiment incroyable, » déclara Becht.

« Attends ! Ne le savais-tu pas déjà ? Et n’oublie pas qu’après tout, je t’ai vendu, » répondit Takumi.

« Hahaha, eh bien, tu as raison, » répondit Becht.

Les deux hommes se sourirent et Takumi retourna les papiers à sa place.

« D’accord, je ne veux pas te faire perdre plus de ton temps. Plus tard, j’écrirai à Maître Geld. Je vais envoyer ici quelqu’un de Valeria demain, » déclara Takumi.

« Bien sûr, je vais le prévenir et aussi surveiller cette fille. Je vais te dire si quelque chose arrive, » déclara Becht.

« Merci. Le marchand d’esclaves au cœur tendre compte sur toi, » déclara Takumi.

Comme il était prêt à rentrer chez lui, Takumi quitta la boutique en faisant signe à Becht.

Karin attendait dehors sur le siège du cocher du chariot.

« Bienvenue ! Comment était-ce... ? D’accord, c’est une question inutile, » dit-elle alors que le marchand d’esclaves approchait.

« Tout s’est bien déroulé comme tu peux le voir. Comment va Kunon ? » demanda Takumi.

« Elle dort dans le chariot. Je me sentirais mal de la réveiller, alors viens ici à la place, » déclara Karin.

Il avait grimpé sur le chariot et s’était assis près de l’elfe qui, d’un mouvement de reins, avait fait que les chevaux commencent à se déplacer. Le chariot s’était rendu à leur bureau tandis que ses roues cliquetaient sur la route.

« ... Que puis-je dire ? Tu es vraiment incroyable, » déclara Karin.

« Hmm ? Qu’est-ce qui t’arrive ? » demanda Takumi.

« Je voulais juste te dire ça. Je n’avais rien à faire depuis ce matin, » elle continuait à regarder devant elle alors qu’elle parlait. « Te souviens-tu de ce dont nous avons parlé avant... ? Je suis vraiment heureuse de t’aider dans ton travail. Si tu n’étais pas là, j’aurais été achetée par quelques nobles et vivrais mes jours dans son lit jusqu’à ce qu’il en ait assez de moi. Ma vie est vraiment géniale par rapport à ça. »

Les elfes n’étaient pas seulement magnifiques, mais une fois qu’ils avaient atteint l’âge adulte, c’était comme si le temps s’était arrêté pour eux. C’est pourquoi ils avaient été essentiellement traités comme des poupées sexuelles par les nobles ou utilisés comme prostituées de haut rang dans les maisons closes.

Karin détestait tout ce qui ressemblait à des accessoires et vêtements voyants, de sorte que les siens étaient toujours teintés de couleurs unies.

« Tu as aussi sauvé Kunon et n’hésites jamais à aider d’autres demi-humains... Je t’en suis vraiment reconnaissante, » alors qu’elle lui souriait, son visage s’était un peu assombri.

« Eh bien, je pourrais être différente des autres. Habituellement, les elfes ont les cheveux blonds, contrairement à moi. Personne ne voulait m’acheter, et même les humains ont dit que j’étais dégoûtante, » continua-t-elle.

Il y a quelque temps, elle avait un peu parlé d’elle.

Elle avait été chassée de son lieu de naissance à cause de ses cheveux.

Les demi-humains étaient des esclaves dès leur naissance, c’est pourquoi Karin ressentait une profonde sympathie pour eux.

En regardant son comportement, Takumi laissa échapper un soupir. « J’aime tes cheveux noirs. Ils sont si beaux et brillants que parfois j’adorerais les toucher. »

« Tu quoi !? » Elle regarda Takumi avec une expression choquée. C’était assez rare de la voir si agitée et si embarrassée.

« Si tes cheveux sont un fardeau, alors il te faut d’autant plus les accepter. Le fait d’avoir surmonté les difficultés est ce qui t’a amené ici. Voilà pourquoi tu devrais te sentir fière, » déclara Takumi en touchant légèrement la tête de Karin. « Et aussi... même si c’est inhabituel pour une elfe, nos cheveux correspondent. N’es-tu pas heureuse à propos de ça ? »

Elle se détendit en le voyant souriant. « Tu as raison. Je suis différente des autres elfes, mais je ne peux pas être dégoûtante si nous sommes semblables. »

« Cette différence et ta poitrine digne d’éloges sont ce qui fait de toi ce que tu es, » déclara Takumi.

« ... Pourquoi parles-tu maintenant de ma poitrine ? » Ses joues avaient rougi et elle avait dévoilé ses dents alors qu’elle essayait de cacher sa poitrine avec ses bras.

« Parce que dans mon lieu de naissance, les elfes ont la réputation d’être à poitrine plate, » répondit Takumi.

« Oh, alors les aimes-tu petits ? Pose la main sur Kunon et je te tuerai, compris ? » déclara Karin.

« Et si je te dis que je les aime bien dodus ? » demanda Takumi en retour.

« ... Je vais te frapper, » répondit Karin.

« Oh non. Épargne-moi ça, s’il te plaît. Je ne te dirai plus rien, » déclara Takumi.

« Tu parles rarement de tes goûts pour les femmes, alors donne-moi une réponse. Minuscule ou grand, lequel préfères-tu ? » demanda Karin.

Takumi avait commencé ça comme une blague, mais elle s’était avérée plus intéressée que prévu par le sujet et elle avait insisté pour en savoir plus.

Dieu merci, après ça, elle était revenue à son état habituel, et parce qu’elle était de bonne humeur après l’avoir frappé, Takumi avait fini par lui acheter ses différentes demandes sans prononcer un mot. L’huile et la brosse faisaient partie des choses bon marché qu’elle voulait.

Notes

  • 1 Tamahagane : le tamahagane est un type d’acier.

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6 commentaires

  1. merci pour le chapitre

  2. Merci pour le chapitre triste que celui de demain sois le dernier pour un moment

  3. Merci pour le chapitre. Il fait la du travail de boîte d'intérim 🙂

  4. Merci pour les chaps (je viens de lire le début actuellement traduit d'une traite)

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