Un nouveau jeu dans les profondeurs de la captivité! – Tome 1 – Chapitre 1 – Partie 3

***

Chapitre 1 : Un monde d’esclaves

Partie 3

La brise du soir avait poussé dans la carriole la puanteur du sang. Les rugissements de victoire des hommes pouvaient être entendus à l’extérieur de chariot couvert.

À ce moment-là, les bandits décidèrent de déchirer la bâche de tissu servant de toile protectrice contre les intempéries, puis l’un d’eux fit franchir sa tête pour ainsi pouvoir regarder le contenu du chariot.

« Hehe... Cela fait un moment qu’on ne s’est pas vu, les marmots, » put être entendu. Il s’agissait de la voix d’un homme.

Les enfants se souvenaient parfaitement du visage de l’homme qui venait de leur parler. Un grand homme ayant un sourire vicieux qu’il avait déjà vu précédemment.

La seule différence notable était... que ses vêtements étaient tachés par du sang.

« Les elfes sont bien plus précieux que les esclaves normaux. J’ai gagné de l’argent avec vous, mais cette fois, j’ai eu de la chance de pouvoir en avoir encore plus, » déclara-t-il en riant.

L’homme lécha le sang se trouvant sur la lame de son épée tout en ricanant.

Il s’agissait des marchands d’esclaves qui avaient vendu l’elfe et maintenant, ils étaient venus la reprendre pour la revendre.

Ils n’avaient donc pas attaqué un chariot de manière aléatoire. Ils savaient déjà que les marchandises détenues par ces deux hommes étaient précieuses.

S’ils continuaient à faire des choses comme ça, ils pourraient facilement devenir riches en un rien de temps.

Bien sûr, cela n’était pas quelque chose que l’on pouvait faire trop souvent, mais c’était clairement un bon moyen de gagner de l’argent sur le court terme.

« Patron, que ferons-nous avec ces enfants ? » demanda le deuxième homme en pointant du doigt les enfants humains.

« Eh bien... récupérons uniquement l’elfe, » déclara le chef. « Je n’ai utilisé les autres que pour convaincre ces marchands d’acheter l’elfe. Cela a marché, car il y en avait beaucoup. Mais maintenant, les garder en vie n’est qu’une nuisance. »

Alors que l’homme se moquait des enfants avec ses camarades, il leva son épée sur un enfant malchanceux.

« Tuez-nous et vous pourrez dire au revoir à l’argent de ces deux là, » dès que Takumi avait dit ça, l’homme s’était arrêté net.

La rage et la confusion étaient visibles sur son visage alors qu’il se retournait pour voir qui avait osé lui parler avant de rugir ces quelques mots. « Mioche, qu’est-ce que tu veux dire par là ? »

« Exactement ce que je viens de dire, » répondit Takumi. « Avant ça, les cochers que vous avez tués parlaient d’argent. Ils parlaient du fait qu’ils recevraient bientôt le reste de leur paiement. Cependant, ils avaient déjà été payés pour l’elfe, et même bien plus que prévu... et ils l’ont caché dans une boîte. Vous en avez entendu parler aussi, n’est-ce pas ? » La dernière partie fut déclarée après qu’il se soit tourné vers les autres enfants.

Faisant face aux enfants qui pleuraient de désespoir, il les avait vus hocher la tête à plusieurs reprises.

« Si tu me le remets tout de suite, je t’épargnerai, » déclara l’homme.

« C’est bon de voir qu’on se comprend... mais ces deux-là ont dit que la boîte avait un étrange mécanisme, » déclara Takumi. « Vous ne pourrez avoir l’argent que si vous le manipulez correctement. »

Les enfants avaient semblé choqués par ce que venait de dire Takumi.

Les cochers n’avaient pas seulement caché la boîte, mais ils avaient également dit que seules quelques personnes seraient capables de l’ouvrir, et ils n’avaient rien dit à propos de l’activation du mécanisme... Néanmoins, Takumi semblait confiant.

« Néanmoins, je sais comment l’ouvrir, » continua Takumi. « Promettez-moi que vous nous laisserez partir une fois que vous l’aurez. »

« Très bien... intéressant. Alors, jouons..., » déclara l’homme, puis il attrapa Lilia et l’attira vers lui alors qu’il posait son épée sur son cou. « Pendant que tu seras chargé de l’ouvrir, je vais tuer quelqu’un toutes les trois minutes. Où est le plaisir s’il n’y a pas de piquant dans un tel jeu ? »

Il resserra son emprise sur elle, alors qu’elle frissonnait et regardait Takumi pour lui demander de la sauver.

Mais Takumi affichait son sourire chaleureux habituel alors qu’il la regardait. « En effet, c’est plus intéressant ainsi. Ces cochers ont dit tellement de choses à voix haute que trois minutes seront plus que suffisantes. »

« Super ! Eh bien, puisque tu es si confiant, que dirais-tu de bouger ton cul ? » cria l’homme.

« Bien sûr, mais j’ai besoin des clefs afin de pouvoir ouvrir la trappe où ils ont caché la boîte, » déclara Takumi. « Et aussi, j’aimerais que vous enleviez ces chaînes, sinon je pourrais trébucher, comme je vais devoir chercher dans l’obscurité. »

L’homme fit claquer sa langue, et alors qu’il farfouillait dans les poches du cadavre, Takumi se tourna vers Karin et la regarda droit dans les yeux.

Elle savait ce qu’ils devaient faire, mais quand même, son visage était vraiment très proche.

Karin fit transmettre silencieusement le message à Kunon, puis le bandit jeta un trousseau de clefs à Takumi.

« Dépêche-toi, ou tes amis mourront, » déclara l’homme.

« Bien. Je ne vois rien, et trouver la bonne clef n’est pas une sinécure, » répondit Takumi.

Takumi avait montré à l’homme une clef accrochée dans le trousseau de clefs et l’avait secoué. « Avec ça, je peux ouvrir la trappe. Ça va prendre un instant pour ouvrir la boîte. Pouvons-nous oublier la règle des trois minutes ? »

« Pff... dépêche-toi, » répliqua l’homme, attendant que Takumi lui donne l’argent.

L’enfant tourna nonchalamment le dos et s’accroupit. Alors qu’il souriait, il fit tourner la clef dans la serrure. Un *Clack*, avait annoncé l’ouverture des menottes.

L’homme était raide et son sourire avait immédiatement disparu de son visage.

Il se sentait paralysé, incapable de saisir ce qui venait de se produire.

« Quoi... ? » Alors qu’il murmurait ces mots, il baissa les yeux.

Il avait alors vu son bras sur le sol. L’épée était toujours dans la main.

« Qu’est-ce... à l’instant..., » il ne pouvait pas dire un autre mot que ça.

Après avoir senti sa cage thoracique s’enfoncer en lui en produisant un important bruit d’os brisés, l’homme fut expulsé hors du chariot.

« Pff, je ne suis pas aussi forte quand je ne peux utiliser que mes mains..., » déclara Kunon avec une expression de déception clairement visible. Sa fourrure dorée s’agitant dut à l’excitation.

Mais à ce moment-là, personne ne s’était vraiment soucié de ses paroles.

Ceux qui assistaient à la scène ne pouvaient pas saisir ce qui s’était produit en cette fraction de seconde. Lilia elle-même, la plus proche des bandits, était trop choquée pour réagir.

La seule chose qui était claire pour tout le monde était... que Kunon était une femme-bête, une demi-humaine puissante dans les compétences martiales. Même si le sang de l’homme l’éclaboussait, elle gardait le même sourire radieux qu’elle avait quand Takumi lui donnait du pain.

« Ils... l’ont libérée ! » L’un des hommes près du chariot avait crié, terrifié.

Sa voix avait figé les bavardages de ses camarades, qui s’étaient tournés pour voir cette horrible scène.

Puis, ne se souciant nullement de ce qui était arrivé à leur chef, les bandits avaient commencé à fuir à pleine vitesse, se dispersant comme s’ils avaient vu un monstre.

Pourtant, la fille continuait à les regarder comme un loup regardant un agneau juste avant de le déchiqueter.

Puis, tout en continuant à observer, elle déclara. « Oh, jouons-nous au chat et à la souris ? Je l’ai déjà joué plusieurs fois ! Les gens m’ont félicité... quand j’ai attrapé et tué toutes les petites souris. »

« ... Stupide chien ! Qui a dit que tu pouvais les tuer !? » Au moment où elle allait bondir, Takumi l’avait attrapée par la peau du cou, puis, alors qu’il resserrait sa prise sur elle, elle s’était raidie et avait arrêté de bouger.

« Outch ! Qu’est-ce que tu fais !? » s’exclama Kunon.

« Il n’est pas nécessaire de les tuer, » déclara Takumi.

« Oh laisse-moi ! C’est ennuyeux si je ne les tue pas ! Ne puis-je pas aller m’amuser avec eux ? » s’exclama Kunon.

Elle ne comprenait pas la raison pour laquelle il l’avait arrêtée.

Une personne normale se serait demandé si elle avait une case en moins... mais il y avait quelqu’un qui pouvait comprendre ce genre de logique.

« C’est vrai, c’est ennuyeux. Alors, amusons-nous, » déclara Takumi.

« Super ! Tu me laisses donc aller les tuer ? » demanda Kunon.

« Non, arrête-toi ! Tuer du monde n’est pas une bonne chose, » répondit Takumi.

Kunon ne pouvait pas comprendre ses paroles et elle pencha la tête tout en le regardant.

Takumi affichait le même sourire tordu qu’elle avait. « Ne les tue pas sans raison, laisse-les vivre. Ne tue pas non plus leur chef. Cela serait beaucoup plus amusant de le voir mourir très lentement. »

Takumi, sur sa même longueur d’onde, avait proposé quelque chose d’encore plus atroce avant de la relâcher.

Kunon était restée gelée, immobile alors qu’elle l’observait toujours.

La laissant seule, Takumi avait commencé à libérer de leurs chaînes les enfants.

Karin fut la dernière, et quand elle fut finalement libre, elle étendit ses membres endolories.

Après ça, elle s’était tournée vers Takumi, et lui avait adressé la parole. « Comment as-tu pu obtenir la bonne clef dès le premier essai ? »

Le trousseau de clefs avait quatorze clefs présentes, dix pour les enfants et quatre pour Karin et Kunon.

Et donc, trouver la bonne clef dans l’obscurité en si peu de temps n’était pas une tâche aisée.

Mais Takumi avait répondu avec son visage de poker habituel. « Puisque les marchands avaient les clefs de nos chaînes, mais pas les vôtres, ils auraient dû les avoir quand ils vous ont acheté. »

Alors qu’il avait dit ça, il lui avait montré le trousseau de clefs.

Un simple fil avait tenu l’ensemble des clefs.

« Dans ce cas, vos clefs auraient dû être les dernières, » rajouta-t-il. « En outre, puisque vos entraves sont faites dans des matériaux différents, leurs clefs auraient dû être également différentes. »

Puisque les humains ne pouvaient pas voir dans l’obscurité, ils devaient affûter leurs sens pour se déplacer dans certaines circonstances.

Une fois qu’il avait compris la position des clefs, les toucher un à un n’avait été qu’une question de quelques secondes.

« De plus, pour lier Kunon, ils avaient besoin de chaînes plus dures, donc je n’avais qu’à comparer la dernière paire de clefs de l’ensemble, » continua-t-il. « Même si je me trompais, j’aurais pu à nouveau essayer, même s’il me semblait que ce mec ne voulait pas continuer à jouer bien longtemps. De toute façon, il était vraiment improbable pour lui de voir ce que je faisais. »

Takumi lui avait souri alors qu’il commençait à faire tourner le trousseau de clefs autour de son doigt.

« D’autres questions ? » demanda-t-il.

En le voyant si confiant, elle haussa les épaules et arbora un sourire ironique avant de lui répondre. « Non. Je te pardonne aussi d’avoir utilisé Kunon, mais seulement parce que nous sommes en sécurité maintenant. »

« Il faut bien remercier ce type, car grâce à lui, nous sommes libres. Maintenant, il est temps pour le prochain mouvement, » déclara Takumi.

Takumi s’était approché des enfants qui étaient regroupés. « Hé, est-ce que l’un d’entre vous est blessé ? »

« Takumi ! Merci ! Je te remercie... ! » Lilia était venue en courant et l’avait étreint, pleurant à chaudes larmes.

Elle devait avoir été la plus effrayée par tous ces événements, puisqu’elle avait été menacée d’être celle qui serait tuée en première.

Les autres enfants avaient également parlé après ça pour le remercier.

Les cochers étaient morts et les bandits avaient tous fui.

Plus personne ne les retenait. Ils étaient enfin libres...

Du moins, c’est ce qu’ils pensaient.

« Allez, on ne peut pas rester ici. Alors, partons tous ensemble, » déclara Takumi.

« Partir... ? Où ? Et aussi, maintenant que nous sommes libres, est-il vraiment nécessaire que nous restions tous ensemble ? » répliqua Killfer tout en jetant un coup d’œil à Kunon et Karin.

Takumi avait deviné que leur présence n’était pas vraiment appréciée par les autres.

« Bien sûr, nous devrions aller là où les marchands nous amenaient en tant qu’esclaves. Les chevaux vont bien, alors nous devrions atteindre notre destination sans plus de problèmes, » répondit un Takumi souriant.

Les enfants n’avaient pas compris sa déclaration

Pourquoi devaient-ils redevenir des esclaves, et cette fois de leur propre volonté ?

« Non... Oublie ça ! Pourquoi diable devrais-je redevenir un esclave ? » Dès que Killfer avait exprimé ses pensées, d’autres enfants montrèrent qu’ils étaient d’accord avec lui.

Takumi s’attendait à cela, alors il avait commencé à expliquer. « Il est exact que nous sommes maintenant libres de faire ce que nous voulons, mais où devrions-nous aller ? Nous pourrions être capturés à nouveau, mourir de faim, ou devoir vivre une vie de larcin. »

« Mais pourquoi devrions-nous aller à la rencontre du patron des cochers ? » demanda Killfer.

« Parce que maintenant, ils nous doivent quelque chose. Et je veux négocier avec eux pour que vous puissiez vivre en sécurité pour toujours, » déclara Takumi.

Takumi avait déjà pensé à tout cela, alors il avait souri avec confiance. « Il faut redevenir esclave pour ne plus en devenir un dans le futur... mais nous devons tous rester ensemble pour que cela se produise. »

Bien sûr... les enfants avaient penché la tête alors qu’ils étaient en pleine confusion. Après ça, ils avaient finalement compris ce qu’il sous-entendait par là.

S’ils décidaient de fuir, rien n’aurait changé pour eux. Leur vie serait restée un enfer.

Aussi bien les bandits que les marchands d’esclaves les pourchasseraient jusqu’au bout du monde afin de pouvoir se venger.

Mais tous les enfants n’étaient pas mûrs pour abandonner la liberté qu’ils venaient de gagner, même s’ils avaient compris que c’était le bon choix.

« ... je suis partante, » déclara Lilia alors qu’elle se tenait debout près de Takumi.

Les autres enfants la regardaient.

« Lilia, plaisantes-tu !? Il n’est nullement nécessaire de faire ce qu’il demande ! Nous sommes maintenant libres ! » s’exclama Killfer.

Elle secoua négativement la tête face à son objection. « Takumi a raison. Nous pourrions nous faire capturer à nouveau et si cela n’arrive pas aujourd’hui, cela pourrait arriver demain, après-demain ou encore après... » Elle répondit, et Killfer baissa la tête en serrant les dents.

Ils auraient à vivre avec la peur au ventre par rapport au fait d’être pourchassés. Leur vie ne serait pas si différente d’avant.

« Eh aussi, Takumi m’a sauvé, » continua Lilia. « Il a réussi à surmonter une situation impossible, c’est pourquoi... je crois en lui. »

Killfer fit claquer sa langue après l’avoir vue sourire et se tourna pour faire face à l’enfant près d’elle

Killfer se mit alors à parler à Takumi, résigné. « Euh, peux-tu vraiment faire ça ? »

« Je suis “sûr” que je peux le faire. Je sais que te demander quelque chose comme ça est dingue, mais je tiendrai ma promesse, » répondit Takumi.

Killfer soupira et baissa la tête devant le sourire odieux et condescendant de Takumi.

« Que devrions-nous faire ? » demanda Killfer.

Face à cette question, Takumi répondit. « J’aimerais te dire de tout me laisser faire, mais certains enfants n’ont toujours pas compris ce que nous devons faire, alors je veux que toi et Lilia leur expliquiez tout et que vous les convainquiez de ça. Si quelqu’un refuse, les choses vont se compliquer. »

« Leur expliquer... ? Lilia est sûrement bonne pour ça, mais je ne sais pas comment le faire, » déclara Killfer.

« Je suis sûr que tu peux le faire à cause de ce que tu es, » répondit Takumi. « Laisse Lilia expliquer la situation, tu n’interviendras que lors que cela devient vraiment nécessaire. »

Il avait l’air d’être en plein conflit, mais il avait décidé d’aller avec Lilia. Quand Takumi vit qu’ils étaient prêts à partir, il s’était retourné après avoir senti quelqu’un se trouvant derrière lui.

« Takumi... j’ai une faveur à te demander, » les cheveux blonds de Kunon étaient éblouissants sous le clair de lune. Son visage était figé dans une expression froide. « Les personnes me disaient toujours de tuer, et c’est tout ce que j’ai toujours fait... Je ne lâcherai pas une vie aussi amusante. »

Ses yeux morts et dorés étaient sans émotion.

« C’est pourquoi “les laisser en vie” était... intéressant, » continua Kunon. « Si tu peux penser à quelque chose comme ça, je suppose que tu penseras à beaucoup de choses encore plus intéressantes. »

Son expression s’était adoucie et était revenue à la normale.

« Alors... je vais commencer par te laisser en vie, » déclara-t-elle à la fin.

Un sourire innocent s’épanouissait sur ses lèvres et Takumi lui rendit son sourire.

« C’est sympa. N’hésite pas à me tuer quand tu seras fatiguée de moi, » déclara Takumi.

« Arg... te tuer serait certainement difficile, mais ça pourrait également être amusant..., » répliqua Kunon.

 

« Est-ce vraiment amusant d’écraser une mouche ? Dans tous les cas, garde les yeux ouverts, » répondit Takumi. « Je vais te montrer plein de bons moments, mais tu dois travailler pour moi en retour. »

« Laisse-moi me charger de ça ! J’obéirai à tous tes ordres comme un bon toutou ! » après avoir donné sa réponse, elle était revenue dans le chariot tout en remuant la queue.

« Maintenant que ton amie a fait son choix, que vas-tu faire ? » demanda Takumi à Karin.

« ... Si Kunon reste, je le ferai également, » déclara Karin. « Tu es vraiment intéressant... et il y a d’autres choses que j’aimerais voir. »

Elle pointa du doigt sa tête.

« Je vais te le demander à nouveau. Qui es-tu ? » demanda Karin.

« Eh bien, je ne peux pas dire que je suis une personne normale, » répondit Takumi.

« N’es-tu pas normal... ? C’est dur à croire, » déclara Karin.

« Je ferai de mon mieux pour te le faire croire, » répondit Takumi. « Nous avons beaucoup à discuter et avoir quelqu’un qui peut me comprendre tout de suite peut être utile. »

Comme il n’avait pas assez d’informations sur ce monde, qui sait quelles conséquences il aurait à subir s’il disait qu’il était une personne réincarnée.

Karin pouvait lire dans son esprit grâce à sa capacité. Cela voulait dire qu’au fil du temps, elle pouvait tout découvrir, et qu’il n’avait pas besoin de lui dire directement.

« Remettons à plus tard cette petite conversation. Récupérons les cadavres et allons-nous-en, » déclara Takumi.

« Je suis d’accord, mais... pourquoi devrions-nous les amener avec nous ? » demanda Karin.

Karin avait maintenant l’habitude de voir ces cadavres, mais elle ne comprenait pas pourquoi ils en avaient besoin.

« Avant ça, j’ai dit que personne ne devait manquer. Bien sûr, ils ne sont pas exclus, » déclara Takumi.

Après avoir fermé les yeux des cochers et les avoir repositionnés avec dignité, il les avait traînés dans le chariot.

Ni les enfants ni Kunon et Karin, les cochers ou les bandits qui avaient attaqué le chariot devraient être portés disparus s’ils voulaient que les négociations se déroulent sans encombre.

« Comme c’est assez complexe à expliquer, ce sera plus rapide pour toi de le lire directement en moi, » déclara Takumi.

« Non, lire dans ton esprit est fatigant, » répondit Karin. « Quand je l’ai fait pour savoir ce que nous devions faire plus tôt, j’ai vu tellement de pensées que j’avais envie de vomir. »

« Oh, c’est pour ça que tu as fait ce visage, » répondit Takumi. « Mais à partir de maintenant, je vais souvent te faire lire dans mes pensées, alors il faut s’y habituer. » Il avait dit ça en se regardant dans les yeux. Takumi s’était placé face à elle... et comme c’était un peu trop près, Karin se mit à férocement rougir.

« Je-je ne m’intéresse pas à un enfant... mais j’ai lu qu’il y a un adulte en toi... c’est complexe..., » balbutia Karin, gênée.

« Merci pour la réaction ô combien mignonne ! J’ai aimé ça, » déclara Takumi.

« ... Je te frapperai si tu le dis encore, » s’exclama Karin.

« Eh bien, tu peux quand tu veux lire la réponse que tu cherches, mais ne le fais pas si cela te fait te sentir plus mal, » déclara Takumi. « Il vaut mieux respirer un grand coup, et te reposer. »

« Oui, je vais passer mon tour pour l’instant... Que veux-tu faire quand nous y serons ? » demanda Karin.

« Je veux montrer aux adultes qu’ils ont fait une erreur, » répondit Takumi avec son éternel sourire.

***

Si vous avez trouvé une faute d’orthographe, informez-nous en sélectionnant le texte en question et en appuyant sur Ctrl + Entrée s’il vous plaît. Il est conseillé de se connecter sur un compte avant de le faire.

6 commentaires

  1. Merci pour le chapitre.

  2. Merci. Mais c'est un peu de la triche 🙂 Si Takumi n'a aucune capacité spéciale, les premières personnes qu'il rencontre en ont eux.

    • Il veux pas avoir de pouvoir ou autre spécial. Il a été clair envers la Déesse. La seule chose qu'il a, c'est ses connaissances et son intelligence ainsi que ce qu'il savait faire sur Terre.

      Et les autres, ils sont pas "spéciaux" vis a vis des habitants de ce monde.

  3. Merci pour le chapitre
    PS: j'ai pas compris comment il veut sortir de son esclavage, mais j'attends de voir sa avec impatience 🙂
    PPS: la Kunon est trop magnifique une vraie bête 😀

Laisser un commentaire