Strike the Blood – Tome 1 – Chapitre 4 – Partie 3

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Chapitre 4 : Le Bras Droit du Saint

Partie 3

Kojou Akatsuki s’était réveillé dans l’obscurité du crépuscule.

Il entendait un bruit faible. Il ne reconnaissait pas le paysage, mais il semblait s’agir d’un parc près de la côte.

Son bras tendu avait froid, peut-être parce qu’il était couché sur le béton de ce côté-là. C’était donc un endroit pas trop confortable pour dormir. Mais sa joue transmettait une chaleur agréable.

« Senpai... Veux-tu bien te lever ? »

Kojou avait soudain entendu une voix au-dessus de sa tête. C’était la voix de Yukina, semblant faire la moue d’une façon ou d’une autre.

« Désolé... Encore cinq minutes, » ayant l’impression qu’il s’agissait d’un rêve, les lèvres de Kojou avaient doucement fait la demande. Ce serait un gâchis de s’éloigner de cette chaleur douce qui semblait envelopper sa tête. Mais...

Alors que Kojou entendait un « bon sang » et un léger soupir au-dessus de sa tête, quelque chose lui pinça la joue.

« Ne t’emporte pas ainsi. Ce n’est pas le moment ou l’endroit pour faire ça, » déclara Yukina.

Avec un « Aïe, » Kojou avait ouvert les yeux sans réfléchir, réalisant l’existence inattendue d’une fille à bout portant qui le regardait de haut.

« H-Himeragi ? »

« Tu es enfin réveillé, Senpai ? Faire en sorte que quelqu’un s’inquiète à ce point pour toi... tu es vraiment quelque chose, » Yukina avait parlé d’un ton sarcastique peu commun.

En voyant son expression, Kojou se souvient de ce qui s’était passé. Lui et Himeragi avaient rencontré Eustache au laboratoire de la compagnie pharmaceutique, puis il avait été frappé par une hache de combat destinée à Yukina.

Un coup assez puissant pour lui trancher le cœur et briser son torse en pièces.

Ce n’était pas une blessure que même un vampire pouvait encaisser tout en survivant.

« Je vois... Je suis mort, n’est-ce pas ? » demanda Kojou.

« Oui, » répondit la jeune femme.

Yukina s’était mordu la lèvre comme si elle se souvenait de ce qu’elle avait vu à l’époque. Et ainsi, son visage semblait proche des larmes une fois de plus...

« Peu de temps après ta mort, tes blessures ont guéri d’elles-mêmes... Même les éclaboussures de sang sont revenues, comme si le temps se rembobinait..., » expliqua Yukina.

« Est-ce pour ça que je dors ici depuis un moment, hein ? » demanda Kojou en appuyant sur son épaule droite. L’épaule, qui aurait dû être sectionnée par la bardiche, était attachée à son torse, qui aurait dû être en morceaux. Il ne restait pas une seule blessure affectant sa chair.

Bien sûr, sa chemise d’uniforme était encore abîmée, mais elle pouvait encore être portée, tant qu’il n’avait pas peur de ressembler un peu à un anarchiste.

Tandis que les doigts de Kojou erraient, confirmant apparemment l’état de ses blessures, Yukina le fixa du regard avec amertume.

« Si tu avais la capacité de revenir à la vie, dis-le avant de mourir. Peux-tu imaginer à quel point je me suis inquiétée pour toi... !? » Cria Yukina.

Pendant que Yukina parlait, elle avait tenu la tête de Kojou et avait commencé à la frapper avec son poing. Alors que Kojou était sur le point de s’opposer à l’absurdité de cela, il s’était rendu compte que sa tête reposait sur les genoux de Yukina. Yukina était ainsi depuis le début jusqu’à ce que Kojou renaisse.

Alors que Kojou regardait les yeux remplis de larmes de Yukina, il avait poussé un soupir exaspéré. « Désolé de t’avoir fait t’inquiéter, mais je ne le savais pas. C’est donc de cela que parlait Avlora. »

« Avlora ? Le quatrième Primogéniteur a dit quelque chose à propos de ça... ? » demanda Yukina.

Tandis que Kojou se levait lentement, Yukina regardait le vide avec des yeux vacillants.

« Ouais... Elle a dit, pour les Primogéniteurs, l’immortalité n’est pas un pouvoir, mais juste une malédiction, » répondit Kojou.

« Une malédiction ? » demanda Yukina.

« Les Primogéniteurs ne meurent pas. Même si tu empales leur cœur ou si tu écrases leur tête, ils vivent encore. Vivre seul pendant des siècles ou même des millénaires, même si tu veux mourir à tout prix... Ouais, tu ne peux pas appeler ça autrement qu’en tant que malédiction, » déclara Kojou.

Yukina observait silencieusement tandis que Kojou grognait comme s’il soupirait.

Même si l’on disait que les vampires étaient sans âge et immortels, cela ne signifiait pas qu’ils étaient complètement invulnérables. En particulier, leur cerveau, qui contrôlait leur pouvoir magique, et leur cœur, qui régissait la circulation de leur sang, étaient des vulnérabilités mortelles.

Même pour les aînés, recevoir de graves dommages à l’un ou l’autre signifiait une mort certaine.

Cependant, en tant que quatrième Primogéniteur, le corps de Kojou était différent.

Même son cœur complètement détruit s’était régénéré, et le plus gros du sang qu’il avait perdu coulait à nouveau en lui.

Mais il n’y aurait pas de retour s’il parvenait à se transformer en cendres comme des vampires dans la légende.

« Même ainsi, pourquoi m’as-tu protégée comme ça !? Malédiction ou pas, tu n’avais aucune preuve que tu pourrais revenir ! Et si tu n’étais pas revenu à la vie !? » Yukina avait demandé ça à Kojou avec un ton empli d’une véritable colère.

« C’est vrai, mais je suis quand même content, » déclara Kojou.

« Qu’est-ce qui te fait plaisir ? » demanda Yukina.

« Euh, c’est que tu vas bien, » répondit Kojou.

Une curieuse expression était venue à Yukina quand les mots étaient sortis de la bouche de Kojou.

Elle avait une expression comme celle d’une poupée cassée, trop angoissée pour rire ou pleurer.

« ... Et... ça te fait plaisir ? » Les lèvres de Yukina lâchaient les mots sans émotion.

Kojou avait un peu incliné son cou, semblant perplexe. « Hein ? »

« Tu aurais mieux fait de ne pas me protéger. As-tu déjà oublié ? Je suis venue ici pour te tuer, Senpai, » murmura Yukina sans expression, apparemment sans émotion.

Les sourcils de Kojou s’étaient comme pour dire : « Tu parles de quoi là ? »

L’aura que Yukina avait affichée à ce moment était exactement comme celle de la fille appelée Astarte. C’était identique à la triste fille-homuncules liée par les ordres de son créateur.

« Ce que cet apôtre armé a dit est la vérité. Je suis un outil jetable. Je m’en suis rendu compte bien avant, mais je ne voulais pas l’admettre. Mes parents biologiques m’ont vendu pour de l’argent, j’ai été élevée comme un simple outil pour combattre les démons... C’est pourquoi, même si je meurs, personne ne sera triste, mais tu es différent, n’est-ce pas, Senpai... ? » cria Yukina.

« Himeragi…, » murmura Kojou.

Ressentant de la honte en ce moment, Yukina s’était détournée de Kojou, retenant apparemment ses larmes.

Kojou avait finalement compris pourquoi Yukina avait hésité au milieu de la bataille avec Eustache.

À seulement quatorze ans, un Chaman Épéiste de l’Organisation du Roi Lion possédait une capacité de combat suffisante pour submerger un apôtre arméothargien. Manipulateur d’une lance tueuse de démons, une experte du combat élevé uniquement pour combattre l’humanité démoniaque.

C’est pourquoi, face à Astarte, également construite comme un outil de combat, Yukina avait vu qu’elles étaient semblables. C’est pourquoi les paroles d’Eustache avaient fait tant de mal à Yukina — ils avaient frappé trop près de la vérité. C’était la cause de son hésitation.

Kojou pensait que c’était peut-être la raison pour laquelle Yukina était si dure envers elle-même. Dans les quelques jours qui s’étaient écoulés depuis qu’il l’avait rencontrée, elle avait continué à le regarder tout le temps, le voyant lutter pour vivre comme un être humain ordinaire en dépit d’avoir obtenu le pouvoir du quatrième Primogéniteur.

Yukina avait abandonné une vie normale et quotidienne pour obtenir ses prouesses au combat.

Et voici Kojou, qui s’était vu accorder un pouvoir plus puissant que quiconque, qui avait choisi cette vie quotidienne banale et normale.

Peut-être que pour Yukina, les actions de Kojou ressemblaient à un rejet de la façon dont elle avait vécu sa vie jusqu’à présent.

C’est pour ça qu’elle l’avait dit.

Que c’était elle qui devrait être morte, et non Kojou...

« ... »

Tandis que Yukina restait immobile, couvrant toujours son visage, Kojou la regardait avec une expression perplexe.

Et il s’était rendu compte qu’il était indigné.

Ce n’était pas qu’il ne comprenait pas ce qu’éprouvait Yukina, mais son raisonnement avait été perturbé de quelque façon que ce soit.

Ce n’était pas une bonne chose qu’elle soit blessée à la place de Kojou. Qu’est-ce qu’elle dit ? pensa-t-il. Cependant, en ce moment, il était probablement difficile pour Kojou de convaincre Yukina avec de simples mots. Après tout, en quelque sorte, c’était son existence même qui lui causait de la douleur.

La vue du dos voûté de Yukina semblait trop éphémère, comme si elle avait disparu au moment où il enlèverait ses yeux d’elle. Elle était comme une petite fille perdue en larmes.

C’était de plus en plus irritant pour Kojou.

« Tiens bon, Himera... gi ! » déclara Kojou.

« Eh... ? »

Tandis que Yukina restait avec son dos face à lui, Kojou avait essayé de tendre doucement la main et de toucher son épaule. Cependant, la sensation n’était apparemment pas revenue en totalité à la chair et au sang à peine régénérés de Kojou. Alors qu’il essayait de se lever, il avait perdu l’équilibre, tombant juste au-dessus de Yukina.

Le corps de Yukina s’était rigidifié face à l’action complètement imprévue de Kojou. En s’appuyant sur elle comme si elle l’enlaçait étroitement, l’incident avait aussi mis Kojou dans la stupeur.

Même ainsi, Kojou ne pouvait pas abandonner Yukina maintenant, alors il était resté comme ça sans bouger.

« Hm... Qu’est-ce que tu fais, Senpai ? » Au bout d’un moment, Yukina lui demanda d’une voix grave qui semblait en colère.

Kojou avait répondu d’une voix intentionnellement emplie de douleur. « Ce sont les séquelles de l’époque où j’ai failli mourir plus tôt, alors... »

« Tu mens, n’est-ce pas ? » demanda Yukina.

« Euh... Ouais, » répondit Kojou.

Sans un mot, Yukina, toujours maintenue au sol, continuait à fixer du regard sur un Kojou silencieux. Pendant un moment, Kojou s’était demandé comment il pouvait s’excuser, mais il avait changé d’avis à mi-chemin.

Dans cette situation, il pensait qu’il valait mieux remonter le moral de Yukina, même si cela la mettait un peu en colère.

Ainsi, avec le corps de Yukina toujours rigide, Kojou avait doucement déplacé son visage vers le cou de Yukina. Il avait senti profondément l’odeur de ses cheveux. La sensation étrange sur la nuque avait fait que Yukina avait fait jaillir un petit jappement.

« Tu sens bon, Himeragi, » Kojou l’avait informée de ses pensées avec une brutalité effrayante. Les épaules de Yukina tremblaient un peu.

« Qu’est-ce que tu dis, tout d’un coup !? » s’écria Yukina.

« Et aussi, tes cheveux sont si soyeux. Ça fait du bien, » déclara Kojou.

« S’il te plaît, arrête ça ! Où est-ce que tu touches en ce moment  ? » s’écria Yukina.

« Tu es plus douce que je ne le pensais, Himeragi. Et vraiment légère…, » répondit Kojou.

« S-Senpai ! Ça chatouille, bon sang ! » s’écria Yukina.

« ... Tu sens vraiment bon, » continua Kojou.

« Donc tu es vraiment un pervers... ! » Les larmes aux yeux, Yukina avait poussé un cri sans force.

Kojou avait toujours ses lèvres à l’oreille de Yukina.

« Oui, c’est vrai. Un pervers, c’est bien. Alors, ne dis plus jamais que tu aurais dû mourir au lieu d’un sale pervers comme moi, » déclara Kojou.

« Ça n’a rien à voir avec ça, ça fait... Ah, ah ! » cria Yukina.

Alors que Yukina tentait de réfuter ça, Kojou avait mis sa langue contre le cou de Yukina et avait soufflé sur elle. Le corps de Yukina s’était tordu comme si elle essayait désespérément de s’échapper des bras de Kojou, mais ses tentatives se réduisaient au fil du temps.

« D’ailleurs, je ne pense pas du tout que tu sois élevée pour être un outil, Himeragi, » déclara Kojou.

 

 

« Hein ? » s’exclama Kojou.

« Ce que je veux dire, c’est que tu es si mignonne, Himeragi, » déclara Kojou.

« Arrête de dire des choses comme ça... A ! ... Arr ! » s’écria Yukina.

Comme Kojou avait donné à la nuque de Yukina un long léchage, la force s’était vidée de tout le corps de Yukina. Quelque part en cours de route, sa peau blanche avait développé une teinte rosée.

« Ouais ! Peut-être que ce n’est pas tes parents qui t’ont élevé, Himeragi, mais je peux dire juste en te regardant que les personnes de la Forêt des Grands Dieux ont vraiment bien pris soin de toi. Je veux dire, tu as dit toi-même que tu t’es amusée à t’entraîner à devenir une Chaman Épéiste, n’est-ce pas ? » demanda Kojou.

« J’ai compris... J’ai déjà compris, Senpai... S’il te plaît, pardonne-moi ! Je ne peux plus le supporter... ! » s’écria Yukina.

« D-D’accord, » répondit Kojou.

Après que Yukina l’avait supplié d’une voix frêle, les bras de Kojou autour d’elle s’étaient un peu relâchés.

Après tout, s’il l’avait laissée complètement partir. Il était juste tombé sur la fille sans force avant ça.

« ... »

Respirant assez brutalement, Yukina avait replacé son uniforme sans un mot.

Puis, les yeux encore humides de larmes, elle avait vivement fixé Kojou de son regard.

« Cette fois, j’en suis certaine. Tu es vraiment une personne perverse, Senpai, » déclara Yukina.

« Euh, non, je ne le pense pas vraiment. En plus, ce que tu faisais là, Himeragi…, » commença Kojou.

« Ah ? J’ai fait... quoi ? » demanda Yukina.

« ... Euh, rien... l’esprit. Désolé, je me suis emporté, » déclara Kojou.

« Eh bien, réfléchis-y ! Bonté divine... » Yukina avait poussé un violent soupir pendant qu’elle parlait.

Voyant que Yukina était quelque peu bruyante et plutôt résolue, et donc de retour à son état habituel, un sourire spontané était venu sur Kojou.

Voyant cela, Yukina avait regardé Kojou avec les yeux à moitié fermés. « Et qu’est-ce qui te fait sourire ? »

« Je pensais que tu es vraiment mignonne, Himeragi, » répondit Kojou.

« ... »

Yukina avait posé en silence sa main sur sa lance. Kojou avait retenu son souffle alors que expression avait changé. « A-Attends... Range cette lance ! »

« Franchement, arrête ça ! Ce n’est pas vraiment le moment et l’endroit pour nous de faire cela. As-tu oublié pourquoi tu as failli mourir ? » Yukina parlait d’une voix dure alors que sa lame visait toujours la nuque de Kojou.

Elle semblait assez confuse quant à savoir si elle devait être en colère contre lui ou contre elle-même, ou simplement rougir. Estimant qu’il ne serait pas sage de la provoquer davantage, Kojou avait resserré son expression.

« D’accord, j’ai compris. Supposons que tu as raison... Au fait, où est-ce que c’est ? Où sont partis le vieux et la fille ? » demanda Kojou.

« Il s’agit d’un parc public derrière le laboratoire pharmaceutique Sfelde, » Yukina avait lentement baissé sa lance alors qu’elle disait ça.

Comme elle l’avait indiqué, Kojou pouvait distinguer les contours d’un bâtiment familier derrière lui.

« Alors que l’attaque du Vassal Bestial artificielle a déclenché les systèmes d’alarme de l’immeuble, je t’ai porté ici pendant que tu dormais, Senpai. Je ne sais pas où l’apôtre arméothargien et la jeune fille sont allés, » répondit Yukina.

« Je vois... Ça m’inquiète un peu. Ils ont après tout dit quelque chose de bizarre, » le visage de Kojou avait grimacé pendant qu’il marmonnait.

Ils avaient dit de prendre le trésor, de couler l’île. C’était certainement ce qu’ils avaient dit.

D’après ces seuls mots, cela ne semblait rien d’autre qu’une fantaisie insensée, mais il était incontestable qu’Eustache avait un objectif clair et s’était préparé en conséquence. Il y avait toutes les possibilités qu’ils aient déjà été ailleurs.

Le soleil s’enfonçait déjà sous la ligne de flottaison, l’obscurité enveloppait la zone.

Ayant été tué par Eustache, Kojou avait mis quatre ou cinq heures à se rétablir. Il espérait qu’il ne s’agirait pas d’un retard fatal.

« Bon... Les nouvelles…, » murmura Kojou.

« Hein ? » s’exclama Yukina.

Kojou avait sorti son téléphone portable et l’avait regardé pendant que Yukina faisait une tête quelque peu emplie de doutes. Peut-être qu’elle ne savait pas que vous pouviez vérifier les nouvelles avec votre téléphone cellulaire, mais il n’avait pas eu le temps de s’expliquer maintenant. Si Eustache avait déjà commencé une perturbation, il y avait une forte probabilité qu’il y ait déjà eu des rapports sur l’incident.

Avec cette pensée en tête, Kojou avait regardé par-dessus l’écran, inhalant un peu.

Ce qu’il avait vu, c’était une liste interminable de notifications par courriel...

Les expéditeurs étaient principalement Yaze et Rin.

Leurs courriels lui disaient que la Porte de la Clef de Voûte avait été envahie par quelqu’un et qu’Asagi, avec son emploi à temps partiel à l’intérieur de la Porte, était toujours coincée à l’intérieur.

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Claramiel

Claramiel

Bonjour, Alors que dire sur moi, Je suis Clarisse.

Un commentaire

  1. Merci pour le chap ^^

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