Strike the Blood – Tome 1 – Chapitre 3 – Partie 1

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Chapitre 3 : Elle pleure

Partie 1

Le lendemain, la mystérieuse explosion qui s’était produite dans la Ville d’Itogami avait été couverte dans les médias.

Les journaux avaient placé à la une des photographies du quartier des entrepôts démoli, les chaînes de télévision et les sites de vidéo avaient organisé des entrevues avec les survivants en continu.

La soixantaine de bâtiments endommagés étaient tous des entrepôts appartenant à un grand conglomérat alimentaire. Environ vingt mille ménages avaient perdu l’électricité, dont la moitié n’avait pas de date prévue pour la restauration, mais cela pouvait commencer à partir de ce matin-là. La voie de monorail reliant l’Île Est à l’Île Sud avait été détruite, les dommages directs étaient estimés à 7 milliards de yens. Si l’on incluait les dommages indirects, le chiffre était passé à cinquante milliards de yens. La seule grâce salvatrice avait été l’absence totale de décès.

« Wôw, effrayant. Et la cause reste inconnue, disaient-ils, » portant un tablier sur son uniforme scolaire, Nagisa avait parlé de façon décontractée pendant qu’elle nettoyait après le petit déjeuner.

« Ça pourrait être un incendie d’entrepôt déclenché par la foudre, tu sais ? » buvant du café afin de se réveiller, Kojou avait répondu avec une certaine nervosité dans sa voix. Son visage semblait indiquer qu’il était fatigué parce qu’il n’avait pas dormi la nuit précédente.

En s’échappant de la scène de l’incident avec Yukina, en donnant un tuyau anonyme à la police et en transportant le vampire au bord de la mort à l’hôpital, la nuit s’était transformée en aube à un moment donné.

« Personne ne croira que c’était un coup de foudre. Tout le monde dit des choses, comme s’il s’agissait d’un attentat terroriste ou d’un accident causé par une cargaison de carburant de fusée, mais je soupçonne qu’il s’agissait d’une attaque de météore. Tu sais, comme le cratère de Tunguska ? M. Sudo a dit qu’un gros incident qui s’est produit en Russie il y a longtemps ressemblait beaucoup à cela, » déclara Nagisa.

« Météorite, hein... C’est la bonne version, je suppose…, » Kojou avait regardé au loin tout en se murmurant ça à lui-même.

D’après ce qu’il avait vu aux nouvelles, le fait que la dévastation généralisée d’hier soir soit l’œuvre de Kojou n’avait pas été dévoilé. L’ampleur des dégâts était telle que personne ne pouvait croire que l’incident avait été causé par un seul vampire.

Cependant, il ne pouvait pas être optimiste que cela continue.

Il y avait sûrement eu beaucoup de témoins qui avaient vu le Vassal Bestial courir à toute allure juste avant l’incident. Il ne serait pas surprenant que quelqu’un en déduise l’existence de Kojou. Il était également possible que Yukina révèle tout avant que quelqu’un puisse le faire, il n’avait pas envie de dormir avec cela à l’esprit.

50 milliards de yens de dégâts. Impossible de me rattraper, pensa Kojou.

D’ailleurs, la personne nommée Sudo dont Nagisa avait parlé était un acteur et une personnalité de la radio locale de la ville d’Itogami. Ça n’avait pas vraiment d’importance.

« J’ai une réunion du Club des pom-pom girls, alors j’y vais, » Nagisa avait parlé alors qu’elle sortait de la pièce en courant.

Kojou avait répondu d’une manière vague. « À plus tard. »

« Ferme la porte après moi, d’accord ? Et ne sois pas en retard, Kojou. Nettoie la tasse et range-le quand tu auras fini de boire ton café. Assure-toi que les lumières sont éteintes avant de sortir... Ah, c’est vrai, j’ai mis de nouveaux mouchoirs dans le couloir…, » déclara Nagisa.

« Va-t’en ! » déclara Kojou.

« Ouaiiiisss ! » cria Nagisa.

Après s’être assuré que Nagisa, bruyante jusqu’au bout, était partie, Kojou avait poussé un lourd soupir.

Nous étions le 1er septembre. Son premier jour d’école depuis la fin des vacances d’été.

Comme l’Académie Saikai avait deux semestres, il n’y avait pas de cérémonie spéciale de rentrée. Après une longue séance en classe, les cours normaux devraient commencer. Même s’il avait l’impression de ne pas avoir eu de répit, ses devoirs étaient loin d’être terminés, et l’incident d’hier soir ne pouvait que s’y ajouter. Il voulait juste sécher les cours et partir en voyage loin, très loin de là.

Mais au moment où Kojou commençait à y penser afin de se distraire, le carillon de l’entrée s’était soudainement fait entendre. Sur le moniteur de l’interphone, Yukina, en uniforme scolaire, avec l’étui de guitare sur le dos était présente.

« Himeragi... ? Qu’est-ce que tu fais ici à un moment pareil ? » demanda Kojou, soupçonnant que c’était un mauvais présage.

« Je suis venue pour toi. Nous serons en retard si nous n’y allons pas maintenant, Senpai, » répondit Yukina sur son ton serein habituel.

« Pour moi... ? Quoi, tu veux aller à l’école avec moi ? » demanda Kojou.

« Ça ne me dérange pas si cela ne te convient pas que nous y allions ensemble, alors je vais te regarder à couvert si c’est ce que tu préfères, » répondit Yukina.

« Donc je serais surveillé de toute façon, hein... ? D’accord, attends-moi une seconde, » répondit Kojou.

Kojou avait ensuite coupé l’interphone et s’était dirigé vers l’entrée avec son sac d’école habituel.

Quand il avait ouvert la porte et était sorti, Yukina se tenait dans le couloir, baissant la tête avec une politesse appropriée.

« Bonjour, Senpai, » déclara Yukina.

« Ouais, » répondit juste Kojou.

Même si, comme Kojou, elle avait probablement à peine dormi, il ne pouvait voir le moindre signe de fatigue à cause de son apparence parfaitement mise en place par Yukina. Sans doute, son physique bien entraîné était au travail, ça, ou bien c’était la jeunesse à l’état pur. Cependant, même elle ne pouvait pas cacher son expression emplie d’une certaine fatigue.

« Tu as été un peu excessif hier soir, le sais-tu ? » Se taisant jusqu’à ce qu’ils soient montés dans l’ascenseur, Yukina avait parlé avec une colère apparente incluse dans son ton.

Arg, se dit Kojou, en détournant les yeux. Apparemment, le véritable objectif de Yukina en étant venu le chercher ce matin était de le lui faire des reproches sur le chemin de l’école.

« On dit que le total des dommages est de cinquante milliards de yens, » déclara Yukina.

« Arg. »

« Comme tu es un vampire immortel, Senpai, tu pourrais être en mesure de rembourser cela dans environ cinq siècles. Il te faudrait quand même rembourser cent millions chaque année. Après tout, les intérêts s’additionnent, » déclara Yukina.

« ... Par hasard, as-tu déjà fait un rapport sur la nuit dernière à tes supérieurs de l’Organisation du Roi Lion ? » demanda Kojou.

« Je dois vraiment leur en faire rapport, mais j’hésite un peu, » répondit Yukina.

« Hésite ? » demanda Kojou.

Kojou avait été surpris d’entendre ce mot venant des lèvres de la jeune fille bien trop sérieuse à son goût.

Yukina avait baissé le visage alors qu’elle semblait dans un conflit intérieur. « Oui. Après tout, je partage la responsabilité de l’incident d’hier soir, je pense que ce n’était absolument pas ta seule faute, Senpai... et après tout, tu m’as sauvée... Hum, merci beaucoup pour ça. »

Elle avait transmis la dernière phrase d’une voix si faible qu’on aurait dite qu’elle disparaîtrait.

« Je... Je vois. Eh bien... quand on y pense, c’était de la légitime défense. Je n’avais pas d’autre choix que de prendre des mesures pour me protéger, alors, c’est de l’autodéfense, n’est-ce pas ? » Kojou avait involontairement mis une grande fermeté dans les paroles qu’il avait prononcées.

Yukina avait fait un signe de déception en secouant la tête en le regardant. « Cependant, il n’y a aucune preuve de cela. »

« Une preuve ? » demanda Kojou.

« Oui. Bien sûr, j’en témoignerai, mais pour ce qui est de savoir si l’on croirait à ça…, » répondit Yukina. « En premier lieu, la police et l’Organisation du Roi Lion sont en mauvais termes. Ma présence sur la scène pourrait faire plus mal qu’elle n’aide. »

« Si c’est, ah, alors... ? » demanda Kojou.

Après avoir reconfirmé la situation difficile dans laquelle il se trouvait, Kojou s’était senti déprimé. Il ne savait pas exactement où se trouvaient les lignes de faille, mais les ministères au sein du gouvernement responsable de toutes les questions de contre-mesures démoniaques avaient apparemment mené diverses guerres de territoire. Quand il y pensait, Yukina n’était encore qu’une lycéenne de toute façon, il pouvait comprendre son témoignage qui n’avait pas beaucoup de poids. Bien sûr, il était peu probable qu’ils puissent faire témoigner l’homme de la « Vieille Garde » au bord de la mort pour lequel Kojou s’était engagé dans une défense légitime.

L’atmosphère étouffante planait sur eux alors qu’ils continuaient à marcher, montant finalement à bord du monorail qui se dirigeait vers l’académie.

Le quartier des entrepôts dévasté était très visible depuis la fenêtre du train. Il y avait aussi la vue nette de la séparation à mi-chemin le long du pont reliant les gigaflotteurs.

Le chaos plus grand que d’habitude à l’intérieur du monorail était sans aucun doute dû à l’enchevêtrement des itinéraires de voyage. Ceci, aussi, avait été causé par l’incident de la nuit dernière. Comme il était en partie responsable, Kojou n’avait pas le droit de se plaindre. Alors qu’ils se pressaient à bord du train serré, Yukina, elle aussi, avait fait une tête plutôt maussade.

« L’essentiel, c’est que tu en as trop fait, Senpai. Certes, c’était une situation dangereuse, mais c’était clairement une défense excessive. Tu n’avais sûrement pas besoin d’aller aussi loin. »

« Ce n’est pas comme si je l’avais fait parce que je voulais, tu sais, » marmonnait sombrement Kojou comme s’il boudait.

Peut-être en prenant cela comme une excuse désespérée, Yukina avait levé les sourcils et avait regardé Kojou.

« Alors pourquoi as-tu ordonné à ton Vassal Bestial de s’engager dans une telle destruction excessive ? » demanda Yukina.

« Je ne lui ai rien ordonné du tout. De toute façon, ce n’est pas comme si ce truc était vraiment mon Vassal Bestial, » répondit Kojou.

« Pourquoi me racontes-tu un mensonge si évident ? » demanda Yukina. Yukina avait ensuite soupiré, faisant une expression comme si elle avait affaire à un enfant égaré.

Elle avait alors expliqué. « Le quatrième Primogéniteur, “Kaleid Blood”, possède douze puissants Vassaux Bestiales, chacun rivalisant avec les monstres des mythes et des légendes. Ne me dis surtout pas que ce n’était pas le cas, étant donné les dommages qui se sont réellement produits, non ? »

« Non, ce n’est pas comme si j’essayais de le nier ou quelque chose comme ça, » répondit Kojou.

La voix de Kojou avait été déchirée par son actuel ressentiment.

« C’est simplement qu’ils n’écoutent pas du tout mes ordres. Maintenant, si j’avais pu utiliser ces choses comme je le voulais, c’est une histoire totalement différente, » déclara Kojou.

« Qu’entends-tu par là ? » demanda Yukina.

Elle avait dû sentir que les mots de Kojou n’étaient pas simplement inventés au hasard. Consciente de la gravité de la situation, l’expression de Yukina était devenue très sobre.

Kojou donnait l’impression que ce n’était pas facile pour lui d’en parler. « Ils ne me considèrent pas comme leur maître. Oui, j’ai hérité de douze Vassaux Bestiales d’Avlora, mais ils ne l’acceptent pas et en font qu’à leur tête. »

« Avlora... c’est-à-dire le précédent quatrième Primogéniteur dont tu as parlé plus tôt, Senpai ? » demanda Yukina.

Yukina avait levé les yeux vers Kojou pour confirmer. Kojou avait fait un signe de tête affirmatif.

« C’est pourquoi je ne peux pas les contrôler. D’habitude, je les garde sous contrôle d’une manière ou d’une autre, mais quand j’ai été attaqué par d’autres de ces créatures, c’est un peu trop et l’un d’eux est automatiquement sorti après que j’ai été blessé, » déclara Kojou.

« Et vont-ils... devenir fous comme la nuit dernière ? » demanda Yukina.

« Eh bien, peut-être. Je pense que ce n’est que parce que j’ai été blessé qu’ils sont sortis. Ce n’est pas comme si j’avais tenté le coup de ma propre volonté, » déclara Kojou.

« C’est une question de bon sens. Ne le teste pas, s’il te plaît, » Yukina avait parlé avec ce qui semblait être une colère maussade. « Mais, si ce que tu me dis en ce moment est la vérité, tu es en effet un être plus dangereux que je ne le pensais, Senpai. Si tu ne parviens pas, d’une manière ou d’une autre, à contrôler correctement tes familiers... »

Tandis que Yukina murmurait, elle s’était enfoncée profondément dans ses pensées.

Kojou l’avait regardé silencieusement pendant un certain temps.

Sans réfléchir, il avait dit ce qu’il pensait vraiment. « Himeragi, tu es un peu bizarre. »

« Hein ? ... Vraiment ? » demanda Yukina.

Les yeux de Yukina s’étaient écarquillés comme si elle avait été complètement prise au dépourvu.

Elle avait alors demandé. « Bien que je ne veuille pas entendre cela de ta bouche, Senpai, qu’est-ce qui est étrange chez moi ? »

« Je veux dire... ce n’est pas ce à quoi la plupart des personnes penseraient si elles m’entendaient parler tout à l’heure. Elles ne penseraient pas plus loin qu’un vampire qui ne peut pas contrôler son Vassal Bestial est dangereux, mieux vaut rester loin de lui, ou peut-être le détruire plus tôt que plus tard ! Des trucs comme ça que je me suis dits. » Kojou avait parlé avec un sourire mélangé à de la douleur.

Yukina avait posé une main sur sa propre poitrine comme si elle y réfléchissait. « Est-ce que c’est le cas ? Maintenant que tu en parles, je me sens aussi comme ça, mais... Je veux dire, c’est toi, Senpai. »

« Qu’est-ce que tu veux dire ? » demanda Kojou.

« Il n’y a pas de sens profond derrière ce que je dis. C’est juste que je ne pense pas que tu es un si mauvais vampire. Un peu négligé, parfois obscène, mais c’est tout, » répondit Yukina.

Les yeux de Yukina s’étaient plissés alors qu’elle en parlait, comme si elle rejouait ses souvenirs depuis le moment où ils s’étaient rencontrés. Elle ne parlait pas sur un ton de plaisanterie. Apparemment, c’était vraiment ce qu’elle pensait de lui.

Comme toute réfutation ne ferait que créer plus d’ennuis, Kojou s’était tordu les lèvres sans un mot.

Le monorail était finalement arrivé devant l’académie, et des étudiants portant les mêmes uniformes que Kojou et Yukina étaient descendus du train. Yukina avait sorti sa carte de train.

« Mais, si tu as hérité du pouvoir du quatrième Primogéniteur, Senpai, pourquoi ne peux-tu pas contrôler les Bêtes Vassales, je me le demande ? » demanda Yukina.

« C’est probablement parce que je suis un vierge en ce qui concerne le fait de boire du sang, » répondit Kojou.

Yukina avait incliné la tête et avait regardé Kojou. « Boire du sang... vierge ? Qu’entends-tu par vierge ? »

Est-ce qu’elle vient de me demander ça sérieusement ? pensa Kojou, regardant attentivement Yukina. Cependant, Yukina avait simplement cligné des yeux d’un regard mystifié. Kojou s’était souvenu qu’elle avait été élevée dans une école de filles quelque part, et en plus, elle avait été formée comme Chamane Épéiste de l’aube jusqu’au crépuscule.

« En d’autres termes, je n’ai aucune expérience. Je n’ai jamais bu le sang d’une autre personne, » expliqua Kojou, en choisissant les mots les moins offensants qu’il pouvait trouver.

En fait, le fait qu’à côté de ses Vassaux Bestiales, Kojou ne pouvait pas utiliser un seul pouvoir vampirique propre était sans aucun doute lié à cela. Cela ne l’avait pas particulièrement dérangé jusqu’à présent.

« Ah, alors c’est ce que tu voulais dire par vierge... eh ? Tu ne l’as jamais fait ? » demanda Yukina, apparemment surprise. L’aveu de Kojou selon lequel il n’avait jamais bu de sang était apparemment difficile pour elle de le connecter à son image du vampire Primogéniteur.

« Pas d’expérience, Senpai... ? Est-ce que c’est si... ? » demanda Yukina.

« Franchement, cela ne peut pas être si étrange. Je veux dire, j’étais un être humain normal jusqu’à récemment, » répondit Kojou.

« Eh bien... c’est peut-être ainsi... mais…, » balbutia Yukina.

Bien que perplexe, Yukina avait semblé vaguement satisfaite pour une raison quelconque. Pour sa part, l’expression de Kojou s’était tordue de déplaisir.

« Quoi qu’il en soit, pourrais-tu arrêter de dire que je n’ai pas d’expérience et que je ne l’ai pas fait avec tant de force dans un endroit comme celui-ci ? » demanda Kojou.

« Eh, pourquoi ? Tu as toi-même dit ces choses, Senpai…, » répondit Yukina.

« Euh, eh bien, c’est parce que, euh…, » balbutia Kojou.

Alors qu’il avait des pensées angoissées sur la façon dont il devrait expliquer cela, Kojou avait déplacé son visage près de l’oreille de Yukina. Et un instant plus tard...

« Salut, Kojou. » Un impact soudain avait touché Kojou depuis l’arrière. Un bras très familier s’était enroulé autour du cou de Kojou alors qu’une voix tout aussi familière lui parlait.

« Ne dis pas des mots suggestifs à une fille dès le matin comme ça, mec, » continua la voix.

« Y-Yaze ? » demanda Kojou.

La voix qui avait parlé sur ce ton joyeux et énergique dès le matin appartenait à un étudiant de sexe masculin avec des cheveux courts et des écouteurs placé autour du cou. Il semblait utiliser le même monorail.

Yaze avait traversé le tourniquet, toujours aux prises avec les épaules de Kojou.

« Heya... Attends, ce n’est pas Nagisa-chan. C’est qui ça ? On avait une fille comme ça au collège ? » demanda Yaze.

Remarquant Yukina marchant à côté d’eux, il avait regardé le visage de Kojou dans ce qui semblait être de la surprise.

Kojou avait simplement repoussé la question d’Yaze. « Étudiante de transfert. Elle est dans la classe de Nagisa. »

« Ohh, je vois, je vois... Alors, Kojou, pourquoi vas-tu à l’école avec la petite transférée ici ? » demanda Yaze.

« Je l’ai croisée sur le chemin parce qu’elle vit près de chez nous. C’est normal de parler un peu, bon sang, » répondit Kojou tout en gardant son sang-froid. Ce n’était pas comme s’il mentait. Il l’avait peut-être rencontrée en quittant l’entrée de son appartement, mais c’était techniquement quand même sur le chemin de l’école.

« Je m’appelle Yukina Himeragi. Et êtes-vous Yaze Motoki  ? » demanda-t-elle.

Yukina avait parlé tout en baissant la tête en signe de parfaite courtoisie. Yaze avait soudain fait une expression très agréable.

« Oh, qu’est-ce que c’est ? Alors, il a parlé de moi ? » demanda Yaze.

« Non, il y avait des informations sur vous dans le dossier d’Akatsuki-senpai, » répondit Yukina.

« Ah ? Un dossier ? » demanda Yaze.

En regardant le point d’interrogation présente dans l’expression de Yaze, Yukina avait apparemment réalisé son erreur. Son expression vide s’était légèrement plissée lorsqu’elle avait secoué la tête.

« Non, ce n’est rien du tout. Je plaisante, je plaisante, » déclara Yukina.

« À d’accord. Enchanté de te rencontrer, » Yaze avait fait un visage amical et avait souri tout en lui faisant un pouce vers le haut.

« Alors, tu es musicienne ? Quel genre de musique fais-tu ? » demanda Yaze.

« Musicien... Ah oui. En fait, je ne connais pas très bien la musique, » répondit Yukina.

« Hein ? Ah, je veux dire, c’est une guitare sur ton dos, non ? Peut-être une basse ? » demanda Yaze.

« Ah... oui. Vous avez raison, » répondit Yukina.

Se souvenant qu’elle avait un « étui à guitare » sur le dos, Yukina avait essayé en toute hâte de l’oublier.

Et, lorsque Yaze avait froncé les sourcils de façon suspecte, elle avait détourné les yeux de façon maladroite.

« Je suis désolée, Senpai. Je dois maintenant y aller, » déclara-t-elle.

« D’accord. À plus tard, Himeragi, » répondit Kojou.

Kojou avait fait signe de la main alors que Yukina s’était enfuie ainsi vers le campus du collège.

Yaze l’avait regardée silencieusement, l’observant pendant un moment comme ça.

« Hé, Kojou. Cette fille, elle est plutôt mystérieuse, n’est-ce pas ? » demanda Yaze.

« Non, elle vient d’être transférée, elle est juste un peu embrouillée sur un tas de choses, » répondit Kojou.

« Est-ce que c’est si... Hmm. Si cela ne devient pas un problème, alors c’est génial », murmura Yaze d’un ton étrangement sérieux.

Kojou avait regardé son ami avec un regard empli de doutes en réponse. « Des problèmes ? »

« Ouais. Assure-toi de bien faire les choses, Kojou, pour ton bien et pour ne pas gâcher ma vie scolaire paisible et vivante. Je veux dire, tu es un peu mon précieux ami d’enfance et tout ça, » déclara Yaze.

Qu’est-ce qu’il raconte ? pensa Kojou, déplaçant son regard vers Yaze avec une perplexité.

Yaze avait regardé le campus du lycée, la salle de classe de Kojou et Yaze au deuxième étage. Asagi, assise à la fenêtre, agitait la main, les voyant arriver à l’école.

***

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Claramiel

Claramiel

Bonjour, Alors que dire sur moi, Je suis Clarisse.

Un commentaire

  1. Merci pour le chapitre !

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