Saikyou Mahoushi no Inton Keikaku LN – Tome 1 – Chapitre 2 – Partie 10

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Chapitre 2 : La différence entre l’idéal et la réalité

Partie 10

Alus revint rapidement à sa lecture à son retour dans sa chambre.

Il avait prévu de se consacrer à ses recherches et de regagner le temps qu’il avait perdu, mais ne pouvait pas s’y mettre. C’était parce que la directrice lui avait dit d’apprendre à ces deux filles à se battre.

Alus n’était pas enthousiaste à l’idée. En fait, il n’aimait pas ça et se sentait mal à l’aise. Même s’il essayait de les instruire, il ne pouvait pas faire grand-chose.

La façon la plus efficace de former des magiciens était de les faire combattre des mamonos. C’était comme ça pour lui, après tout.

Il était courant pour les magiciens d’être piétinés par les monstres anormaux sans pouvoir lever le petit doigt, peu importe le genre de magie puissante qu’ils utilisaient. Il y avait beaucoup de magiciens, mais moins de la moitié d’entre eux avaient fait preuve de courage en ne reculant pas dans leur première bataille contre un mamono.

La peur de la mort était une émotion qui empêchait d’utiliser la magie. Les magiciens devaient rester calmes en toute circonstance. Tant qu’ils croyaient en leurs possibilités, il y aurait de l’espoir, même si leur situation était désespérée.

Le vrai désespoir venait du fait de ne pas pouvoir croire en soi. Dans ces cas, les magiciens ne seraient pas en mesure d’utiliser leur plus grande arme — la magie. C’était l’inexpérience, ou plutôt la faute, de ces magiciens.

Alus croyait qu’ils pourraient raffiner leurs capacités si elles amélioraient leurs compétences magiques, mais ce point de vue ne permettait pas de tenir compte de l’aptitude mentale d’une personne à être un magicien.

Il se détestait d’avoir fait une promesse sans y penser d’abord. Bien qu’il soit trop tard pour cela maintenant, il ne pouvait pas imaginer qu’il serait en mesure de l’accepter avec aisance tout en formant les filles.

« Qu’est-ce que je fais ? » Il pensait que Tesfia ne viendrait pas le supplier de lui apprendre, mais Alice, par contre, le ferait certainement. C’était une situation extrêmement pénible pour lui.

*

Le lendemain matin, Alus avait été accueilli avec les mêmes regards suspects qu’hier lorsqu’il était entré dans la classe. Le bavardage qu’il avait entendu avant d’ouvrir la porte s’était transformé en silence.

Les éruptions d’hostilité venaient surtout des autres élèves de sexe masculin. Cela signifiait simplement que les étudiantes avaient une idée plus claire des priorités à établir. Ce genre de différence entre les hommes et les femmes était également perceptible dans le comportement en première ligne. Mais ces différences étaient meilleures parce qu’il n’y avait pas de facteurs de harcèlement.

Alus, bien sûr, ignorait que le regard de Tesfia était parmi ceux qui se dirigeaient vers lui. Qu’il n’y avait pas d’hostilité dans son regard était un résultat plus que satisfaisant. Mais il ressentait aussi une sorte d’attente mélangée là-dedans. Il avait un mauvais pressentiment à ce sujet, mais avait décidé de le rejeter comme étant son imagination.

Quoi qu’il en soit, pour ne pas se dérober aux regards des gens, Alus s’était mis à étudier. Presque tous les sujets d’aujourd’hui étaient des cours standard. Aucun des sujets ne l’intéressait, alors il participait le moins possible.

*

Troisième période. Le cours avant le déjeuner.

Si Alus devait dire que c’était mieux ou pire, il le désignerait clairement comme étant pire. Parce que d’une certaine façon, tous ses cours étaient les mêmes que ceux dans lesquelles participait Tesfia et Alice.

Alus se demandait où était passé le comportement d’élève d’honneur de Tesfia. Elle n’arrêtait pas de le regarder, même si elle se trouvait plusieurs rangées devant l’endroit où il était assis, dans le coin de la rangée la plus éloignée. Cela arrivait si souvent qu’Alus se trouvait dérangé.

« Hé ! »

Malheureusement, l’appel d’Alus à Tesfia avait été capté par les oreilles acérées du professeur, qui l’avait mal interprété, pensant que c’était une réaction à un sujet du cours.

Une chaîne de malheurs s’en était suivie.

« Êtes-vous… vous êtes Alus, n’est-ce pas… ? Je vois, je vois. » Le professeur baissa les yeux vers son registre, fit une brève pause avant de continuer. « Et si vous répondiez à cette question ? » Il avait désigné l’écran à cristaux liquides.

Alus pouvait dire qu’il s’agissait d’un cours sur les mamonos d’après la créature anormale à l’écran, mais il n’avait pas écouté le cours. Il devait supposer la question en se basant sur le flux et sur l’objet de la question.

Cependant, il ne s’agissait encore que d’une conférence sur les principes de base. Avec la richesse des connaissances d’Alus, il n’y avait aucune chance que cela puisse être une question difficile pour lui. D’après ce qu’il avait pu dire, il s’agissait d’un cours sur l’origine des mamonos et la menace qu’ils représentaient.

Alus avait mis un signet dans le livre qu’il avait lu jusqu’à maintenant et s’était levé. « Les mamonos sont apparus il y a environ 100 ans. Il y a des théories quant à leur origine, mais avec une humanité si accaparée, notre technologie et nos connaissances actuelles ne suffisent pas pour pouvoir en tirer des conclusions. Cependant, la technologie de l’époque n’a pas réussi à arrêter l’avance des mamonos, et ce n’est qu’avec le déploiement de la magie dans l’armée que nous avons réussi à les en empêcher. Les mamonos sont évalués en fonction de leur force et de la menace qu’ils représentent, avec huit classes allant de F à SS. La présence d’un mamono de classe SS n’a été confirmée qu’une seule fois, il y a 50 ans. »

Alus n’était pas sûr de ce que la question avait été, mais vu que c’était un cours élémentaire, cette réponse devrait être suffisante. Il avait essayé de se rasseoir.

Cependant, l’enseignant semblait insatisfait de la réponse. « C’est insuffisant pour répondre à la question. »

L’affichage à cristaux liquides avait changé, montrant plusieurs types de mamonos. La légende disait : « Subjugation », révélant le thème de la vidéo.

Un soupir s’échappa des lèvres d’Alus. Le voici parti, abaissant le niveau de sa réponse pour qu’il corresponde au niveau élémentaire de la leçon…

Le professeur ressentait un sentiment de rivalité, probablement alimenté par l’envie face au traitement mystérieux d’Alus, et il avait déjà oublié d’utiliser des questions et réponses pour guider les élèves. Au contraire, ce fouet de malice qu’était le pointeur du professeur n’était dirigé que sur Alus.

« Selon la classe, l’armée divise les magiciens en escadrons d’asservissement et les envoie. Les escouades sont normalement formées de quatre membres ou plus. C’est le plus petit nombre de personnes nécessaires pour maintenir une formation en cas d’événement imprévu. Contre les mamonos de classe A, les escouades sont principalement composées de deux chiffres, pour les classes B et C, les trois chiffres constituent la force principale avec pour la plupart un capitaine à deux chiffres. Pour les monstres classés en dessous, les magiciens à trois chiffres et en dessous sont le plus souvent assignés. »

Le ton déjà hostile d’Alus avait maintenant complètement perdu toutes les formalités typiques d’une relation étudiant-professeur.

Les élèves avaient été laissés pour compte et stupéfaits. Ils s’étaient tous tournés vers Alus.

Le professeur avait claqué ses dents. Ses joues avaient tremblé. « Indiquez-moi alors la procédure de demande d’un magicien à un chiffre. » Vu son expression désespérée, le professeur essayait soit de protéger sa fierté en tant que professeur, soit d’essayer de se satisfaire en poussant Alus dans une impasse.

L’information concernant les magiciens à un chiffre était confidentielle et tenue secrète. Il n’y avait aucun moyen pour qu’un étudiant puisse connaître la réponse.

Mais ce n’était pas le genre de question à poser à un membre actif à un chiffre.

Tesfia jeta un regard intéressé en direction d’Alus, tandis qu’Alice avait tout son corps tourné vers lui, et était impatiente d’entendre sa réponse.

« Les neuf magiciens à un chiffre ont le même rang qu’un général, et c’est le gouverneur général qui a autorité sur eux. Normalement, on leur assigne des mamonos de classe S et plus, mais s’il n’y a pas d’ordres actifs sur eux, ils peuvent se déplacer librement. On les appelle aussi des unités de commando. Une différence entre eux et les magiciens ordinaires est que leurs missions ne sont pas principalement l’extermination de mamonos non essentiels, mais la récupération et l’expansion du domaine d’une nation, » déclara Alus.

Comme la mâchoire du professeur touchait pratiquement le sol, il n’y avait aucun doute que l’explication d’Alus l’avait complètement stupéfait.

Alus se retourna pour regarder l’écran montrant les mamonos classés différemment. « Revenons au sujet qui nous occupe… Les mamonos deviennent plus forts en mangeant du mana. C’est pour ça qu’ils visent les humains. Comme les mamonos ont aussi un organe qui génère du mana comme les humains, le cannibalisme entre eux n’est pas inhabituel. J’ai mentionné qu’il y avait huit classes, mais il y a aussi un type spécial de classe appelée Variante. C’est le moment où deux mamonos ou plus fusionnent, ou plus rarement quand un mamono cannibalise un autre mamono ou mangent un humain. Il est difficile de leur donner une classe précise, et leur classe est estimée en additionnant les classes individuelles des spécimens. Ainsi, des événements malheureux comme le fait de laisser un mamono s’échapper, pour le retrouver une fois qu’il est devenu plus fort, sont quelque chose qui arrive de temps en temps. »

Alors Alus avait laissé échapper quelque chose d’inutile.

« Pour cette raison, même les mamonos de classe inférieure peuvent atteindre une classe supérieure par le cannibalisme répété ou d’autres méthodes. Et les mamonos de haut niveau cesseront d’être bloqués par la barrière. L’avancée des mamonos est actuellement entravée par la barrière déployée par Babel au centre des sept nations, mais les chercheurs estiment que la puissance globale de la barrière s’affaiblit chaque année… »

Après avoir dit cela et regardé autour de lui, Alus avait remarqué que tout le monde l’écoutait attentivement. Et il s’était rendu compte que s’il en disait plus, il finirait par parler de secrets top secret dont même le professeur n’avait aucune idée. « Est-ce assez, monsieur ? »

« … O-Oui. Asseyez-vous, je vous en prie, » déclara le professeur.

Alus feignit le calme et s’assit silencieusement.

Il pouvait entendre des conversations emplies de curiosités autour de lui.

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2 commentaires

  1. Merci pour le chapitre.

  2. Oups. Révélation d'informations confidentielles 🙂

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