Saikyou Mahoushi no Inton Keikaku LN – Tome 1 – Chapitre 2 – Partie 1

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Chapitre 2 : La différence entre l’idéal et la réalité

Partie 1

Alus s’était retrouvé à l’intérieur d’une pièce d’un bâtiment nouvellement construit pour des expériences, regardant autour de lui avec ses bagages récemment arrivés.

Les installations de recherches étaient séparées des bâtiments de l’académie et un nouveau bâtiment avait été construit pour elles sous la forme d’un bâtiment expérimental. Une seule pièce à l’intérieur de ce nouveau bâtiment était plusieurs fois plus grande que les locaux utilisés pour l’enseignant. Il serait plus logique à la place d’appeler cela un étage. Et une certaine pièce avait été entièrement allouée à un unique nouvel élève, ce qui avait rendu tous les enseignants perplexes face à un tel privilège dont ils ne connaissaient pas la raison. Cela avait été clairement mal accueilli par les enseignants.

Sans exception possible, il existait un règlement obligeant tous les nouveaux étudiants à vivre dans les dortoirs. Cette politique avait été mise en œuvre par l’organisation de gestion afin de supprimer tous les scandales qui allaient sans l’ombre d’un doute se produire. Les magiciens novices avaient tendance à voir la magie comme quelque chose à utiliser pour eux-mêmes, en raison de leur esprit encore immature. Même les plus petits problèmes peuvent provoquer des catastrophes, ce qui s’était déjà produit à plusieurs reprises depuis le début de l’histoire de l’Institut de magie. Si le public entendait parler de tels faits, l’organisme de formation en magie devrait alors modifier ses politiques. Mais une telle chose réduirait directement la quantité d’énergie nationale dont disposerait le pays pour l’enseignement, ce qui serait dramatique.

« Tous ces équipements de pointe… Le fait d’être inscrit à l’académie était vraiment un horrible désagrément, mais même moi, je ne peux pas m’en plaindre, » déclara Alus pour lui-même.

En tant que centre de formation des maîtres magiciens, l’Académie avait naturellement des liens secrets avec l’armée. En fin de compte, Alus ne pourrait pas échapper à leur influence. Ayant été élevé comme un magicien depuis son enfance et s’étant enrôlé dans l’armée à l’âge de six ans, il se sentait quand même relativement libre.

Après avoir mis ses petits bagages dans sa chambre à coucher, il s’était mis à fouiller dans les étagères. Cette étagère était remplie de tous les livres qu’il avait demandé qu’ils lui soient fournis. Il s’agissait de livres très différents des bases de la magie, et c’était des choses qui n’étaient pas faciles à utiliser. Aucun d’entre eux ne couvrait les applications pratiques du domaine. La plupart étaient des livres anciens et rares. Il y avait un dicton qui disait que vous devriez apprendre des enseignements de vos prédécesseurs. Il s’agissait de théories qui n’étaient pas normalement trouvables, incomplètes et non testées à propos de diverses formes de magie qui s’étaient ramifiées à l’infini depuis plus d’un siècle. Il s’agissait de ces merveilleuses idées qui avaient poussé le développement de la magie jusqu’à une telle ampleur et dont Alus était le fer de lance.

Alus croyait sérieusement que ces concepts particuliers pouvaient mener au niveau suivant de la magie. Les recherches qu’il avait faites lui-même avaient donné des résultats.

Le plus extrême de ces livres absurdes sur les étagères était trois des Quatre Livres de Fegel. On disait que le dernier des quatre livres n’existait même pas. Ils étaient des livres copiés, mais même cela suffisait pour qu’Alus se sente redevable envers le gouverneur général. Il pourrait également aller à la bibliothèque et trouver les éléments utiles qui ne pouvaient pas être testés par la recherche. Quand il s’agissait de la recherche dans le domaine de la magie, il n’y avait pas d’endroit mieux adapté qu’ici.

Alors qu’Alus commençait à s’enthousiasmer pour ses projets d’avenir, il pouvait sentir de plus en plus d’idées jaillir de la source qui était son esprit curieux.

Il avait rapidement feuilleté les livres et avait déterminé qu’ils avaient tous une certaine valeur pour lui. Le fait de fournir autant de livres à une seule personne serait normalement impossible. Cependant, Alus avait présenté de nombreuses théories et résultats de recherche et était à l’avant-garde de tout le développement de la magie du pays et donc du monde. Comme le gouverneur l’avait promis, il pouvait s’attendre à une vie satisfaisante ici de ce côté-là.

Alors qu’Alus s’était dit, il semble que je puisse mener une vie épanouissante ici, comme l’a dit le gouverneur général… le son de plusieurs coups léger sur la porte venant d’un visiteur inattendu avait résonné dans la pièce, interrompant ses pensées.

« Entrez, s’il vous plaît » déclara Alus.

Après qu’on le lui ait dit, une femme en uniforme était arrivée avec un sourire, mais sans afficher la moindre émotion. Cela n’avait ainsi rien révélé d’elle. Il s’agissait d’une beauté sans pareil. De plus, elle possédait un corps élégant avec toutes les bonnes courbes au bon endroit, ce qui lui donnait le charme d’une adulte, ce qu’elle était vraiment.

« C’est un plaisir de vous rencontrer. Je suis la directrice de cette académie, Cisty Nexophia. Meilleures salutations, Monsieur Alus » déclara Cisty.

Elle était une célébrité aussi connue sous le nom de « Sorcière ». Elle s’était retirée des lignes de front, mais en ce moment, elle laissait échapper une aura magique terriblement puissante et pleine de soif de sang.

« J’ai beaucoup entendu parler de vous, Madame la “Sorcière” Cisty. Je suis Alus Reigin. J’avais l’intention de vous saluer après avoir fini de ranger ici, » déclara Alus avec nonchalance.

Elle avait pris sa retraite du service actif et occupait maintenant le poste de directrice de l’Académie. La directrice n’était certainement pas jeune. Mais peu importe le temps que vous l’auriez observée, elle avait l’air de n’avoir qu’une vingtaine d’années. C’était peut-être l’une des raisons pour lesquelles on la surnommait la « Sorcière ». Ses cheveux bruns clairs et brillants s’étendaient avec élégance jusqu’à sa taille. On pouvait dire, même à travers ses vêtements, que la zone au niveau de sa poitrine était serrée ainsi que sa taille par son uniforme, ce qui contredisait vraiment ce que son âge réel suggérerait.

La directrice avait souri face à la sérénité d’Alus et elle fit immédiatement disparaître l’aura qu’elle libérait jusqu’à maintenant.

« Comme on peut s’y attendre d’un “Magicien Solitaire” (le chiffre est solitaire dans le nombre de classements), ou bien, devrais-je dire, du “Magicien Autonome”… Je suppose qu’avec seulement cette puissance, vous ne seriez nullement agité. Comme je l’ai dit, je suis en ce moment également la directrice de cet établissement et non pas la Sorcière, » déclara Cisty.

« Excusez-moi. Mais quand même, vous dites les choses les plus étranges, Directrice. Je me souviens que vous étiez aussi à un chiffre quand vous étiez en service actif, » répliqua Alus.

« C’est une histoire du passé. Je n’ai été que classée neuvième. De plus, c’était seulement que pour un court laps de temps, » déclara Cisty.

Avec un sourire, la directrice avait présenté cela avec une attitude modeste alors qu’elle grattait son visage comme si c’était devenu chatouilleux. Cependant, il n’y avait personne dans le pays d’Alpha qui ne la connaissait pas. Pendant son service actif, elle avait été à l’avant-garde de la défense de la nation Alpha, et même dans l’armée, elle était une figure populaire. Ainsi, lorsqu’elle avait pris sa retraite, elle avait naturellement pris la position de directrice de la deuxième institution de magie et avait produit d’innombrables magiciens talentueux depuis qu’elle avait pris cette fonction.

« En laissant cela de côté, est-ce que c’est bien d’être ici ? La cérémonie de rentrée devrait battre son plein en ce moment même, » demanda Alus.

« J’ai déjà contribué à la cérémonie, » répliqua Cisty.

Était-il vraiment correct pour la directrice de partir pendant la cérémonie de rentrée ? C’était une question à laquelle Alus n’avait pas beaucoup d’intérêt et ainsi, il l’avait gardée pour lui.

Comme elle était une ancienne Magicienne Solitaire, tous les étudiants l’admiraient profondément. Elle avait été le centre de l’attention de tout le monde au cours de la cérémonie.

Maintenant qu’il y avait réfléchi, elle avait l’air mentalement fatiguée. Peut-être que quelques mots d’appréciation seraient bienvenus, mais peut-être que c’était de la fausse lassitude qu’elle affichait devant lui. Sentant ce risque, Alus avait décidé de faire comme s’il n’avait pas remarqué l’expression de la directrice.

Assez naturellement, Alus avait fait semblant de ne pas le remarquer, mais il avait le sentiment qu’il était trop tard.

« Maintenant que vous en parlez, Monsieur Alus, vous étiez absent lors de la cérémonie de rentrée, » déclara Cisty, un peu déçue de ne pas avoir obtenu les résultats qu’elle voulait, comme Alus l’avait prévu.

« Je veux seulement faire de la recherche, donc je n’ai pas l’intention d’assister aux cours et n’ai pas le temps ou l’intérêt pour de fausses relations avec d’autres étudiants, » répliqua Alus.

« Cela ne fonctionnera pas ainsi. Le gouverneur général a dit que si vous sautez trop de cours, il y aura un ordre de retour au service actif qui vous sera donné, » répliqua Cisty.

« ― ! ! Quel vieil homme tyrannique !, » s’écria Alus.

Se retirer de l’armée était censé être la liberté d’Alus. Cela dit, il était bien conscient de l’importance de sa contribution pour l’armée et pour l’humanité tout entier. Le gouverneur général qui ne l’avait pas laissé prendre sa retraite était tout naturel. C’est exactement la raison pour laquelle ils étaient parvenus à un compromis.

Jusqu’à présent, il travaillait sans arrêt sur des missions. Il semblait qu’une fissure s’était ouverte dans son plan éphémère de passer le reste de sa vie en paix.

La directrice se couvrit la bouche de sa main et se mit à rire de façon séduisante. « Ne vous inquiétez pas pour ça. Tant que vous atteignez le nombre minimum de participations aux cours et que vous terminez vos devoirs, je vous accorde tous les crédits nécessaires. De plus, parce que votre rang de magicien pourrait causer du grabuge, gardez-le secret, s’il vous plaît, » demanda Cisty.

Le rang montrait la puissance d’un magicien… Même parmi les « Solitaires », leurs renseignements personnels étaient gardés secrets pour le public. L’ordre de se taire ne changeait pas, même maintenant.

C’est pourquoi, même si c’était l’ordre de la directrice, Alus n’avait aucune objection. « Je n’ai pas l’intention de me vanter de mon rang. C’est mieux ainsi pour attirer moins d’ennuis. »

« Fufu… Est-ce que c’est vrai ? Alors s’il vous plaît, menez une vie étudiante significative ~, » déclara Cisty.

La directrice, tout en souriant, avait continué en déclarant. « Si quelque chose arrive, n’hésitez pas à passer dans mon bureau n’importe quand. » Puis elle avait quitté la pièce.

À l’intérieur de la pièce, le malaise s’était répandu dans un silence mortel. Et c’est alors qu’Alus avait laissé sortir l’un de ses inévitables soupirs.

« Mon précieux temps libre a été…, » commença Alus.

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2 commentaires

  1. Merci pour le chapitre. Pauvre Alus xD

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