Réincarné en mercenaire de l’espace – Tome 1 – Chapitre 7 – Partie 3

***

Chapitre 7 : Extermination à grande échelle

Partie 3

« Confirmation de la synchronisation des vaisseaux alliés, » avais-je ordonné.

« Synchronisation confirmée, » avait répondu Mimi.

« Initialisation de la charge à vitesse plus rapide que la lumière. »

« Initiation de la charge plus rapide que la lumière confirmée. Charge terminée. Compte à rebours avant activation : cinq, quatre, trois, deux… Déplacement plus rapide que la lumière initiée. »

Avec un boum semblable à un coup de tonnerre, le moteur FTL s’était activé. Avec toute la flotte alliée synchronisée, tout ce que j’avais à faire était de m’assurer que personne ne soit complètement stupide, et nous pouvions avancer.

On dirait qu’Elma n’avait pas été affectée au même endroit que nous. C’est dommage. J’avais prié pour sa sécurité dans la bataille, mais je ne le saurais que plus tard.

« Donc, » avais-je commencé, « nous allons maintenant nous battre. »

« Monsieur ! »

« Au combat, je vais te demander de surveiller le radar et de t’occuper des communications. »

« Compris ! »

« Rappelle-moi, en quoi consiste la surveillance radar ? » J’avais posé la question.

« Monsieur ! Je dois être attentive aux mouvements de l’ennemi et des alliés sur le radar et informer le timonier en cas de danger ! »

« Bien. Et les communications ? »

« Monsieur ! Je dois intercepter les communications ennemies et alliées, recueillir des renseignements et répondre aux messages envoyés à notre vaisseau ! »

« On dirait que tout va bien se passer, » avais-je dit. « Quand j’étais seul, je devais faire tout ça tout seul, mais avec toi ici, je peux me concentrer sur le pilotage. Ça m’aidera beaucoup. Tu as encore un long chemin à parcourir, mais continue à travailler dur. »

« Oui, monsieur ! Tu peux me faire confiance ! » avait répondu Mimi.

« Bien. Heureux de l’entendre. »

Pendant le voyage plus rapide que la lumière, j’avais fait une dernière et rapide révision de mon vaisseau. Les quatre lasers lourds sur les bras serviraient d’armes principales, mais j’avais aussi deux canons FLAK comme armes secondaires.

Et une autre chose : mes deux cartes maîtresses. Je n’avais que deux tirs pour chacune d’elles, quatre tirs au total, et leurs munitions coûtaient très cher. Dans l’idéal, je n’en aurais pas besoin du tout, mais elles étaient là si la situation devenait critique. D’ailleurs, quel genre d’idiot meurt sans même utiliser son atout ?

« C’est magnifique, » déclara Mimi en observant le paysage à l’extérieur du vaisseau.

Elle avait raison. Notre grande vitesse transformait les étoiles en comètes filantes. Les nébuleuses lointaines scintillaient en vert et orange comme des gemmes. Même si j’avais déjà vu tout cela auparavant, j’étais tout aussi ébloui que Mimi.

« C’est le cas, » avais-je dit. « Voir l’espace comme ça est un privilège que seuls des voyageurs comme nous ont le droit d’apprécier. »

« Oui, monsieur. »

Après quelques minutes de voyage FTL, nous étions arrivés à nos coordonnées.

« Sortie du voyage plus rapide que la lumière, » avais-je prévenu. « Prépare-toi à l’impact et aux turbulences. »

« OK. »

J’avais éteint le moteur FTL et étais passé en mode de voyage normal. Le Krishna était revenu dans l’espace normal avec un boum tonitruant. Puis nous avions suivi les autres vaisseaux mercenaires jusqu’à notre cachette.

« C’est ici que nous nous cachons dans une embuscade, » avais-je dit.

« C’est très calme », dit Mimi.

« L’espace est un endroit calme et solitaire. Mais je ne suis pas seul, puisque je t’ai avec moi. »

« Hee hee ! » Elle gloussa. « Alors je ne me sens pas non plus seule. »

Pendant notre discussion, j’avais baissé le générateur principal au minimum.

« As-tu froid ? » lui avais-je demandé.

« Je vais bien, » avait-elle dit. Le cockpit s’était refroidi alors que l’énergie diminuait dans tous les systèmes, y compris le système de survie. J’étais habillé chaudement, mais Mimi avait juste un short et une veste.

« Je suis peut-être légèrement vêtue, mais ces vêtements sont fabriqués dans une matière chaude, » avait-elle déclaré.

« Vraiment ? » avais-je répondu. « J’étais inquiet au début, mais je pense que ce magasin s’y connaît. »

« Oui. »

C’était vraiment rafraîchissant de voir cette jolie fille montrer ses nouveaux vêtements tous les jours. Ces derniers jours, Mimi m’avait offert le spectacle de plusieurs cosplays futuristes différents. J’avais particulièrement apprécié celui de la femme de chambre à jupe courte.

Des éclairs de lumière avaient interrompu ma rêverie. Des rayons avaient percé l’espace vide devant nous. Un instant plus tard, les communications interceptées des pirates de l’espace avaient crépité dans nos haut-parleurs.

« Qu’est-ce que c’était que ça !? »

« Michael est à terre ! Attaque — gaaaaah !? »

« C’est une descente de police ! »

« Ils visent la base et nos gros vaisseaux ! Gaaah, il y a du feu partout ! Verrouillez les cloisons trois et sept immédiatement ! »

« On a des gars là-dedans ! »

« Merde pour eux ! Si vous ne les verrouillez pas, nous sommes tous morts ! Faites-le ! »

L’enfer s’était déchaîné. Pendant que les pirates paniquaient, les cuirassés et les croiseurs lourds de la police bombardaient leur base et leurs grands vaisseaux. Même mon Krishna n’avait pas pu lancer une attaque aussi intense. Les canons des cuirassés avaient fait honte aux vaisseaux des mercenaires, tant en puissance de feu qu’en portée. Leur puissance de feu à courte portée n’était pas non plus une blague. Si vous foncez comme un idiot, ils vous trouent avant que vous ne puissiez vous approcher.

« C’est trop ! Tout le monde, fuyez pour vos vies ! »

« Retraite ! Retraite ! Retraite ! »

« Merde ! On va perdre tout le butin qu’on a arraché ! »

Ooh, il est temps pour eux de s’enfuir. Quelques-uns des pirates avaient plongé dans la flotte de police, mais aucun n’avait tenu longtemps. À quoi s’attendaient-ils ? C’était des navires de police disposés en ligne de bataille ordonnée. Personne ne pouvait plonger là-dedans et espérer survivre.

Les communications alliées affluèrent. « Interdiction de communication levée ! Commencez l’opération ! »

« Allez, allez, allez ! »

« Ne laissez pas un seul vaisseau s’échapper ! »

« Woo-hoo ! Nous avons notre choix de proies ! » Avec le signal donné, j’avais poussé le générateur principal de Krishna au maximum de sa puissance. « Mimi, nous allons au combat ! Prépare-toi à l’impact et aux forces G élevées ! »

« O-oui, Monsieurrrr ! »

Je nous avais lancés en avant. Les forces d’accélération m’avaient fait reculer dans mon siège tandis que l’adrénaline inondait mon corps. J’avais démarré mon système d’armes et déployé les armes et les canons FLAK. Maintenant, nous étions prêts à nous battre — et il semblerait que nous avions déjà notre premier client. Quatre pirates nous faisaient face.

« Vaisseau inconnu droit devant ! Qu’est-ce que c’est… ? Il y a des bras qui en sortent ! »

« Je n’ai jamais vu un tel vaisseau ! Attention ! »

« Il arrive de face ! Tirez dans tous les sens ! »

« Nous avons l’avantage numérique. Brisez ces boucliers, encerclez-le, et faites feu ! »

Deux des pirates étaient des petits vaisseaux d’usage général, tandis que les deux autres étaient conçus pour le combat. Ils avaient volé droit sur moi quand je m’étais approché, préparant leurs armes.

« Vous essayez de vous attaquer au Krishna avec des petits navires ? Ça ne va pas marcher pour vous les gars. »

J’avais braqué les viseurs de mes quatre lasers lourds sur l’un des petits vaisseaux prêts au combat, tout en visant l’autre avec mes canons Flak. Les ennemis voulaient concentrer leur feu sur moi, mais leurs lasers avaient une portée beaucoup plus courte que les lasers lourds de mon Krishna.

« Whoa ! Mes boucliers ! »

Mon premier tir avait déchiré les boucliers d’un pirate. Le second avait transpercé le vaisseau lui-même, le déchirant dans des éclats de lumière laser.

« Ce type est une mauvaise nouvelle ! Fuyez ! » Ma deuxième cible avait fait de son mieux pour battre en retraite, mais c’était trop tard. Le flanc exposé de son vaisseau avait encaissé deux tirs de FLAK. Les éclats d’obus avaient saturé les boucliers du vaisseau et l’avaient impitoyablement troué. Un fromage suisse instantané ! Il y avait eu un silence lourd, puis le deuxième vaisseau avait explosé dans une pluie rouge.

« Gaaah ! C’est un monstre ! »

« F-Fuyez… »

Les deux vaisseaux polyvalents avaient tenté de s’échapper, mais ils n’étaient pas conçus pour se battre, ils n’avaient aucun espoir de distancer un cuirassé. Le Krishna, lui, était conçu pour la vitesse pure.

« Bon sang, il est rapide ! On ne peut pas se débarrasser de lui ! »

« Non, non, non ! Je ne peux pas mourir ici ! »

« Eh bien, vous allez mourir, » avais-je dit. « Je dois tuer des pirates, désolé. Pas de pitié. »

Ils avaient essayé de se disperser, mais je n’allais pas les laisser partir si facilement. C’était des pirates, s’ils s’échappaient, ils continueraient à faire du mal à d’autres personnes. Je m’étais précipité vers les vaisseaux en fuite et je les avais abattus avec un laser lourd chacun. Avant de poursuivre mes prochaines cibles, j’avais jeté un coup d’œil à Mimi et je l’avais surpris en train de trembler. Elle semblait regarder le radar, mais je ne pouvais pas dire si elle le regardais vraiment. C’était son premier voyage. Je ne pouvais pas vraiment la blâmer.

Je m’étais détourné pour l’instant. Un flot de lumière m’avait accueilli, sillonnant l’espace. Canons laser, balles traçantes, échappement de missiles, explosions : tout illuminait l’obscurité comme un feu d’artifice de folie. Cette beauté masquait l’intention mortelle derrière chaque éclat de lumière. Les canons laser pouvaient vaporiser des humains sans même laisser de trace. L’énorme artillerie montée sur les cuirassés transformait facilement les hommes en chair à pâté. Les missiles explosaient les vaisseaux, projetant les gens dans les sombres griffes de l’espace.

Qu’en est-il des capsules de sauvetage ? vous pourriez vous demander. Quelqu’un pourrait essayer de s’enfuir en utilisant son cockpit comme capsule de sauvetage, mais au milieu d’une bataille, il n’irait pas loin, à moins d’avoir une chance extraordinaire.

« Mimi, nous partons pour la prochaine bataille, » avais-je dit.

« Ulp… !? M-Monsieur ! » Mimi se redressa, reprenant ses esprits. Ses nerfs mettaient à rude épreuve sa voix habituellement joyeuse. Il était clair qu’il lui faudrait un certain temps avant de s’habituer à tout cela.

« Tch, il y en a trop ! » avaient crié nos alliés dans les comm. Leur cri avait été suivi par les cris de nos ennemis :

« Entourons-le ! Besso, retiens-les ! »

« Je t’ai compris, patron ! »

« Bon sang de bonsoir ! » Cinq vaisseaux pirates coinçaient un seul mercenaire. Il pourrait tenir le coup simplement en ayant le meilleur vaisseau, mais la situation devenait catastrophique. Ses boucliers et son blindage allaient finir par tomber, et ce serait fini.

À moins que je ne sois impliqué.

L’indicatif d’appel du mercenaire coincé était Quiet. J’avais fait de mon mieux pour l’atteindre.

« Ici le capitaine Hiro, indicatif radio Krishna. Quiet, j’arrive pour te soutenir. »

« Aw, mec ! Tu me sauves la mise là ! »

« Grr, il y en a un autre ! » grognent les pirates. « Lang, Kamar ! Retenez-le ! »

« Ouais, patron ! »

« Compris ! »

Deux des cinq vaisseaux s’étaient détachés pour m’intercepter. Au premier coup d’œil, ils ressemblaient à un cuirassé et à un porte-navire transformé en vaisseau d’appui de missiles. Un vaisseau de soutien porte-missiles pouvait être sérieusement ennuyeux. Ces missiles étaient non seulement destructeurs, mais aussi très difficiles à esquiver. Quiet devait être un pilote chevronné pour survivre alors qu’il était en ligne de mire.

« Utilisez les chercheurs ! » ordonna un pirate.

« J’ai compris ! »

Lancement. Les « chercheurs » signifiaient probablement des missiles à tête chercheuse de chaleur — à faible portée, mais bien adaptés aux embuscades en raison de la façon dont ils pouvaient se verrouiller. Les pirates en avaient lancé deux droit sur moi.

***

Si vous avez trouvé une faute d’orthographe, informez-nous en sélectionnant le texte en question et en appuyant sur Ctrl + Entrée s’il vous plaît. Il est conseillé de se connecter sur un compte avant de le faire.

Un commentaire :

  1. merci pour le chapitre

Laisser un commentaire