Nozomanu Fushi no Boukensha – Tome 7 – Chapitre 2 – Partie 1

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Chapitre 2 : Sauvetage

Partie 1

Nous étions tous les trois en train de rentrer à la capitale quand j’avais soudain senti une odeur de sang. Lorsque je m’étais arrêté, Lorraine et Augurey m’avaient regardé avec confusion.

« Quelque chose ne va pas ? » demanda Augurey.

« Oui, je sens l’odeur du sang humain de là-bas. »

Augurey avait reniflé l’air. « Je ne remarque rien. Vous devez avoir le nez d’un chien, » dit-il en haussant les épaules.

Mes capacités vampiriques m’avaient en fait rendu terriblement sensible à l’odeur du sang humain. Je connaissais aussi l’odeur d’autres créatures, mais le sang humain était particulièrement odorant. Je savais d’après cette odeur qu’il devait provenir d’un humain.

« Pourquoi ne pas vérifier, si tu es si curieux, » déclara Lorraine. « Cette sortie a été plus rapide que prévu, nous devrions donc avoir le temps. »

« Cela vous dérange-t-il ? » avais-je demandé à Augurey.

« Pas du tout, » avait-il déclaré. « En fait, si quelqu’un est attaqué, j’aimerais l’aider. Dépêchons-nous. »

Nous avions décidé de faire ce que tout aventurier ferait. Nous avions couru jusqu’à la destination, avec moi en tête parce que je pouvais flairer l’endroit exact.

À notre arrivée, nous avions trouvé un chariot renversé. Il était entouré d’une vingtaine de loups des forêts et d’une dizaine de loups des roches. Les loups des forêts étaient d’une taille supérieure à celle du loup moyen et apparaissaient couramment au troisième étage du Donjon de la Nouvelle Lune. Ils n’étaient pas si puissants individuellement, mais en meute, ils étaient assez dangereux pour rivaliser avec un aventurier de la classe Argent. Les loups des rochers étaient encore plus menaçants, car ils étaient plus petits que les loups des forêts. Leur corps était recouvert d’une couche de pierre qui faisait office d’armure. Malgré cela, ils étaient aussi agiles et coordonnés que les autres loups. Vous ne vouliez jamais rencontrer ces monstres sur la route.

Les loups s’étaient rassemblés sur ce carrosse. Quelques hommes en armure le défendaient, mais ils étaient largement en infériorité numérique. Quelques-uns étaient couchés sur le sol et semblaient déjà morts. Si personne n’intervenait, ils seraient probablement anéantis.

« Que devrions-nous donc faire ? Partir ou aider ? » me demanda Augurey.

« Désolé, mais ça vous dérange si on les aide ? Vous pouvez aller vous cacher quelque part si vous ne voulez pas, » répondis-je.

« Ce n’est pas grave. Je peux aussi offrir du renfort. Honnêtement, ça me démange de me battre, » répondit-il.

« Alors, commençons, » dit Lorraine sans qu’on lui demande. « Je vais les disperser avec de la magie pour créer un chemin. » Elle avait jeté un sort qui avait projeté des lames de vent de sa baguette et avait attaqué les loups.

 

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Les lames de vent de Lorraine avaient fait fuir les loups des forêts. Cette attaque à elle seule avait tué cinq ou six d’entre eux, elle avait donc dû faire mouche. Puis nous avions couru à travers l’espace qu’elle avait dégagé et nous nous étions approchés de la calèche.

« Qui êtes-vous ? » demanda le plus vieux des hommes en armure quand nous étions apparus soudainement. Il n’avait pas baissé sa garde, bien sûr. Il n’avait pas cessé d’attaquer les monstres pour les tenir à distance.

« Nous sommes des aventuriers, » avais-je répondu. « Nous sommes ici pour vous aider. »

C’était une brève explication, mais elle semblait suffisante pour convaincre l’homme. « Vous avez toute ma gratitude ! » dit-il, puis il continua à se battre. Il n’y avait pas de quoi se moquer de son habileté, mais face à tant de monstres, il n’était pas à la hauteur.

Les autres hommes semblaient avoir plus de mal, alors nous avions décidé de nous séparer et de les aider. Nous avions éliminé les monstres jusqu’à ce que je tue le dernier, mettant ainsi fin à la bataille.

« Ouf, on dirait que ça a marché d’une manière ou d’une autre, » déclara le vieil homme. Il était vêtu d’une armure d’argent et portait une épée. C’était le même équipement que les autres hommes, mais son armure était différente en ce sens que son épaule portait un écusson qui était vraisemblablement une marque de son statut. C’était clairement un chevalier, je pouvais donc deviner ce que ce carrosse pouvait contenir. Je sentais le danger.

« Il ne semble pas y avoir d’autres monstres, donc je pense que nous devrions retourner en ville, » avais-je dit. « Au revoir. »

« Attendez un instant ! Je ne peux pas vous laisser partir sans récompense après toute votre aide, » répondit l’homme, sans surprise.

Sa générosité n’avait été qu’un obstacle dans ce cas, mais je ne pouvais pas le dire. Quoi qu’il en soit, je voulais partir de là le plus vite possible. « Nous étions en plein travail, » avais-je dit, en essayant de faire croire que je n’avais pas le choix.

« Dans ce cas, vous pourriez peut-être être récompensé un autre jour, » avait-il insisté.

« Oui, permettez-moi de vous récompenser ! » déclara une frêle jeune fille en robe de derrière l’homme. Elle avait l’air d’avoir quinze ou seize ans et d’être un peu maladive, mais elle nous avait donné un regard ferme.

Le chevalier regarda la fille et courut frénétiquement vers elle. « Princesse ! Combien de fois dois-je vous dire de vous cacher dans le carrosse ? »

« Le combat est de toute façon terminé. D’ailleurs, mes sauveurs sont sur le point de partir. Cela ferait honte à la famille royale si je ne les remerciais pas d’une manière ou d’une autre, » avait-elle répondu.

« Que devrions-nous faire ? » avais-je demandé à Lorraine et Augurey en les regardant de loin.

« Je pense que nous devrions trouver un moyen de partir le plus vite possible, » suggéra Lorraine. « Il semble que ce soit quelqu’un de très hauts niveaux. Mais je ne sais pas si elle est de la royauté Yaaran ou d’une autre nation. »

« Je suis d’accord, » déclara Augurey. « Ils peuvent certainement offrir de nombreuses récompenses, mais s’impliquer avec des membres de la royauté peut être gênant. Mais quand même… »

Ils étaient tous deux du même avis, mais à en juger par l’échange de la princesse et du chevalier, il ne serait pas facile pour nous de nous enfuir. Nous aurions pu nous tourner et partir immédiatement, mais cela aurait probablement créé des problèmes pour Augurey à l’avenir. Lorraine et moi agissions sous de fausses identités, mais c’était un aventurier qui travaillait normalement dans la capitale. S’il s’enfuyait maintenant et était contacté par la guilde plus tard, et qu’on lui demandait qui nous étions, cela pourrait être un grave problème. Il pourrait simplement dire qu’il ne savait pas, mais alors ils pourraient entreprendre une enquête approfondie sur nous. Compte tenu de cette possibilité, refuser pacifiquement leur offre serait le seul moyen sûr de s’en sortir.

« Excusez pour l’attente, » déclara le chevalier. « La princesse souhaite vous remercier. Elle souhaite vous inviter au palais. »

La princesse nous regardait de derrière lui, son expression laissant entendre qu’elle nous donnerait la plus grande hospitalité possible. J’avais apprécié cela et j’avais pensé que c’était louable venant de la royauté. Si j’avais agi sous ma véritable identité, j’aurais accepté l’offre. Mais ce n’était pas le bon moment.

Je ne savais pas quoi faire, alors j’avais gagné du temps en posant une question. « Euh, au palais, vous dites ? Qui êtes-vous, exactement ? » Je connaissais la réponse, plus ou moins. C’était un chevalier et une princesse, et ils avaient malheureusement été attaqués sur la route. J’avais l’impression que m’associer avec eux n’aurait rien donné de bon, mais peut-être que j’imaginais des choses.

« Oh, mes excuses, j’aurais dû me présenter plus tôt. Je suis Nauss Ancro, capitaine de la garde royale du Royaume de Yaaran. Et voici… »

La Garde royale était censée être l’un des groupes les plus puissants de Yaaran. Il y avait peut-être beaucoup de monstres, mais ils n’auraient pas dû faire autant de dégâts qu’ils l’ont fait. Certains des chevaliers qui avaient survécu avaient été gravement blessés, et ces blessures ne semblaient pas provenir de loups des forêts ou de loups des rochers. Peut-être avaient-ils été blessés par quelque chose d’autre auparavant et avaient-ils été attaqués à nouveau. Cela leur laisserait peu d’endurance, ce qui expliquerait pourquoi ils avaient lutté contre des monstres relativement faibles. Quoi qu’il en soit, la situation semblait désagréable.

« Je suis la deuxième princesse de Yaaran, Jia Regina Yaaran, » dit la princesse après le chevalier.

Nous nous étions agenouillés devant elle. J’avais peut-être grandi au milieu de nulle part, mais je savais que c’était la bonne étiquette à respecter avec la royauté. Dans le cas où un noble viendrait au village, ils voulaient éviter tout désastre potentiel, alors ils nous avaient fait subir ces choses.

« Vous n’avez pas à faire cela, » déclara la princesse Jia. « Peut-être si nous étions dans le palais, mais c’est une route publique. En plus, vous nous avez sauvés. D’autres monstres pourraient attaquer à tout moment, donc je ne pourrais jamais exiger que vous vous incliniez devant moi dans cet endroit dangereux. »

Mais accepter sa générosité au pied de la lettre et relever la tête pourrait me la faire couper, comme cela s’était produit à de nombreuses reprises auparavant, alors j’avais gardé la tête baissée. Non pas que me couper la tête me tuerait nécessairement, mais ce ne serait pas l’idéal.

« Vous pouvez vraiment lever la tête, » déclara Nauss. « Elle n’est pas comme les nobles corrompus auxquels vous pensez. »

Yaaran avait bien des nobles corrompus, mais relativement peu par rapport à d’autres pays. Il y avait de nombreuses raisons à cela, mais l’une des principales était que la majorité du pays appartenait à l’Église du Ciel oriental. Elle avait été construite autour d’une vie modeste et de la compassion envers les autres, donc si les nobles appartenaient à cette religion, ils étaient plus susceptibles de prendre soin de leur peuple. Nauss le savait certainement aussi pour Yaaran, mais il semblait avoir une forte opinion des nobles dont il parlait.

Je commençais seulement à me méfier et je ne voulais pas particulièrement les accompagner, mais il était difficile de rejeter directement une demande de la royauté. Il serait au moins possible de la reporter. Il y aurait alors peut-être des moyens de régler ce problème. Au moins, ce serait mieux que d’y aller tout de suite. J’avais décidé d’essayer de mener la conversation dans cette direction.

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2 commentaires :

  1. Merci pour le chapitre

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