Nozomanu Fushi no Boukensha – Tome 1 – Chapitre 5 – Partie 12

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Chapitre 5 : Preuve d’Inhumanité

Partie 12

« … Hé, franchement… qu’est-ce que c’est que ça ? » Demanda la voix bourrue de Clope.

Clope, mon forgeron de confiance n’avait pas pris la peine de cacher le dégoût sur son visage. Son expression était maintenant tordue vers une grimace inconfortable.

« … L’… Épée… que vous m’avez prêtée, » j’avais offert à Clope une réponse directe.

La réponse de Clope était tout aussi simple, quoiqu’accompagnée d’un grand soupir. « Je peux le voir en la regardant… Vous savez que ce n’est pas ce que je demande, n’est-ce pas ? »

Je suppose qu’il serait inutile de continuer à cacher la vérité à Clope, et c’est pourquoi j’avais décidé de lui dire avec honnêteté ce qui s’était passé.

« Mes excuses… J’ai dû… infuser la lame… avec la Divinité…, » déclarai-je.

« Hein ? Maintenant, pourquoi iriez-vous faire quelque chose comme — eh bien, je suppose que je peux l’accepter. Mais vous n’êtes allé qu’à la Réflexion de la Lune, n’est-ce pas ? Il ne devrait pas y avoir de monstres qui ont besoin d’une lame divine pour être vaincus ! »

Clope avait probablement fait cette déclaration parce qu’il savait que j’étais capable d’utiliser à la fois l’esprit et la magie. En d’autres termes, Clope savait très bien que la plupart, sinon tous les monstres de la Réflexion de la Lune pouvaient être vaincus par l’une ou l’autre de ces deux capacités.

Bien sûr, Clope n’avait pas tort dans ses observations. La réalité, cependant, était un peu différente.

« … J’ai rencontré un… squelette… géant. C’est pourquoi… C’est ce que j’ai été obligé de faire. Je n’avais… pas le choix. »

Clope avait écarquillé les yeux face à ma déposition. « Vous moquez-vous de moi ? Les squelettes géants n’apparaissent pas dans le Reflet de la Lune, non ? Mais… vous ne me mentiriez pas, hein. Où avez-vous trouvé quelque chose comme ça… ? »

« J’ai trouvé… une zone inédite… Une partie nouvelle du Donjon…, » répondis-je.

« Quoi !? Vous — Oi. Êtes-vous… sérieux ? » me demanda-t-il.

Bien que visiblement surpris, Clope s’était assuré de baisser le volume de sa voix. Il semblerait qu’il ait compris le poids de l’information dont il venait d’être informé.

« … Avez-vous vraiment… vu quelque chose comme ça ? » demanda-t-il.

J’avais hoché la tête en silence.

« … Eh bien. C’est un peu logique de savoir pourquoi vous êtes venu ici habiller comme ça… Alors quelque chose comme ça s’est produit, hein. Je peux l’accepter. Ça explique pourquoi l’épée est si endommagée… J’ai compris, c’est bon. Avez-vous fini votre exploration ? » me demanda-t-il.

En choisissant de ne pas répondre à la plupart des déclarations de Clope, j’avais plutôt répondu à la question qu’il m’avait posée.

« Non… Pas encore. C’est pourquoi… J’espérais. Que mon épée… Sois bientôt prête, » déclarai-je.

« Oui… Je comprends ça. Mais voyez ici : il n’y a aucune chance que je puisse faire votre épée aussi vite. C’est une pièce sur commande, vous savez. À la place, je vais vous remettre un autre prêt — un prêt qui est un peu mieux, cette fois-ci, » déclara-t-il.

J’avais fait ce voyage en espérant que Clope avait d’une manière ou d’une autre déjà terminé ma commande, mais je supposais qu’il avait besoin d’un peu plus de temps.

En hochant la tête, j’avais reçu avec reconnaissance l’épée que Luka, l’épouse de Clope, avait choisie et m’avait remise. Elle était apparemment capable de gérer de grandes quantités d’esprit et de magie, tout comme sa malheureuse prédécesseur. Satisfait, j’avais quitté le magasin.

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