Nozomanu Fushi no Boukensha – Tome 1 – Chapitre 5 – Partie 11

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Chapitre 5 : Preuve d’Inhumanité

Partie 11

Le lendemain — .

Après avoir confirmé que j’avais retrouvé un certain degré de normalité, Lorraine avait décidé de poursuivre ses expériences. Elle avait commencé par une inspection externe, au cours de laquelle elle était parfois entrée dans les moindres détails. Certaines des expériences de Lorraine n’avaient aucun sens pour moi, mais semblaient importantes pour une raison ou une autre. Je suppose que la plupart des érudits étaient ainsi, étant la plupart du temps agités jusqu’à ce qu’ils puissent faire une analyse complète.

Cela étant dit, je n’avais pas considéré toutes les expériences de Lorraine comme frivoles. En fait, les résultats de certaines de ces expériences avaient éclairci diverses questions que j’avais sur moi-même, et pour cela, j’en étais reconnaissant.

Les points saillants des expériences d’investigation étaient les suivants : Je pouvais apparemment manger de la nourriture normale, et les potions curatives, pour une raison inconnue, fonctionnaient aussi sur un mort-vivant comme moi. De plus, certaines choses avaient été complètement annulées par la nature unique de mon corps. Cependant, le plus grand avantage des expériences de Lorraine était le fait que je pouvais manger de la nourriture normale, au lieu d’être limité à la chair et au sang humains.

Cependant, pour le dire franchement, le désir de consommer de telles choses me hantait toujours, même après que j’aie évolué vers un Thrall. Je suppose que le désir de chair était après tout une impulsion de goule. Mon désir de sang était maintenant beaucoup plus fort, et je m’étais retrouvé à le désirer plus que jamais. Plus exactement, je semblais être capable de sentir le sang dans les veines des humains qui m’entouraient. Rien que par l’odeur, je pouvais discerner leur direction, l’âge, le sexe et l’état de santé des êtres humains autour de moi.

Peut-être fallait-il s’y attendre, la partie inattendue étant le fait qu’il sentait si bon pour moi. En particulier, je m’étais trouvé en train de convoiter le sang de jeunes femmes en bonne santé.

Je n’avais pas pu m’empêcher de penser aux conséquences négatives de cette évolution. Ce serait problématique si je ressentais cette convoitise tout le temps — en tant que tels, nous avions fini par mener des expériences sur la façon de réduire son intensité. Les résultats étaient quelque peu prometteurs, car la consommation d’aliments réguliers semblait réduire son emprise sur moi.

En plus de cela, Lorraine avait été assez généreuse pour fournir de petites quantités de son sang — et cela avait généralement eu un effet profond sur ma soif, la dissipant pendant un certain temps. Cependant, le contraste entre les deux sources était surprenant — je devais manger au moins trois fois plus qu’un homme adulte moyen pour rassasier ma faim. En comparaison, une seule goutte de sang de Lorraine m’avait immédiatement fait me sentir rassasié et revitalisé. Bien qu’il serait plus rentable de boire le sang de Lorraine dans ce scénario, je n’avais pas pu me résoudre à lui demander un approvisionnement constant. Cependant, Lorraine m’avait interrompu dans mes pensées par quelques déclarations personnelles.

« … En regardant les résultats de l’expérience, il serait plus logique que tu bois des quantités fixes de mon sang à intervalles réguliers. Pour l’instant, je te laisse avec une bouteille. La bouteille est tissée dans la magie de conservation — dans tous les cas, si tu n’en as plus, fais-le-moi savoir, » déclara Lorraine en me remettant la bouteille avec désinvolture.

Je sentais que la quantité d’une bouteille entière de sang était un peu trop, mais comme Lorraine l’avait dit, je n’avais besoin que d’une seule goutte à la fois.

En y pensant logiquement, cette bouteille me durerait au moins un mois si elle était correctement rationnée. Le problème, cependant, résidait dans l’efficacité du sort de préservation. Selon Lorraine, cela ne durerait qu’une semaine, après quoi je devrais lui demander de le rafraîchir une fois de plus.

Compte tenu du fait que les magies de conservation n’étaient pas absolues dans ce qu’elles faisaient, l’approvisionnement fourni par Lorraine ne pouvait pas être maintenu exactement frais pour toujours. Il était donc peut-être fortuit que la durée moyenne de conservation des denrées alimentaires et d’autres produits similaires fût d’environ un mois — juste ce qu’il fallait dans ce cas.

Mais cela dit, il y avait un autre problème en ce qui concerne cet arrangement : il était malsain pour Lorraine de fournir cette quantité de sang sur une base régulière. J’avais fait une note mentale pour être prudent au sujet du rationnement de mon approvisionnement en sang.

Sur cette note, cependant, il était indéniablement étrange pour l’un de nous de penser à boire le sang d’un autre, sans parler de le boire avec prudence. Dans tous les cas, ce n’était pas quelque chose que l’être humain moyen ferait, et ma tête me faisait mal en pensant aux implications d’un tel acte pour mon sens de l’humanité qui s’amincissait déjà. Je suppose qu’il était important de veiller à ce que mon sens de l’humanité ne se détériore pas davantage — manger des repas réguliers m’avait aidé à cet égard, du moins pour le moment.

Les expériences de Lorraine avaient également exploré mes résistances au poison, avec l’administration de poisons de plus en plus venimeux en moi. Il était intéressant de noter que je n’avais pas semblé être affecté par l’une de ses concoctions. Nous avions progressé d’une manière quelque peu désordonnée, armés seulement avec la connaissance des sorts de purification de poison de Lorraine en cas de problème. En dernier recours, je pourrais même utiliser ma Divinité pour annuler tout effet préjudiciable. Heureusement, nous avions réussi à terminer nos expériences sans avoir recours à l’un ou l’autre de ces moyens.

Avec cela, Lorraine avait déclaré que j’étais probablement immunisé contre la plupart des types de poisons.

« … Peut-être que les poisons ne fonctionnent pas très bien sur les cadavres ? » déclara-t-elle.

Lorraine avait deviné cela très facilement, et si elle n’avait aucune idée de la raison, je ne saurais pas mieux. Mais si c’était vraiment le cas, les potions curatives ne devraient pas non plus fonctionner puisque mon corps était mort.

Quoi qu’il en soit, je suppose que c’était bien d’accepter les déductions de Lorraine concernant ma résistance aux poisons. Après tout, les rapports selon lesquels certains humains seraient résistants aux poisons n’étaient pas vraiment inconnus. À cet égard, moi aussi, je n’étais pas aussi anormal que j’en avais l’air. Toutefois, étant donné la nature du reste de mon corps, cette déclaration pourrait être un peu exagérée.

Lorraine s’était tournée vers moi, toutes ses expériences s’étaient finalement terminées. « Eh bien ! Je vais prendre le temps de traiter toutes les données que nous avons extraites de nos expériences. Quant à toi… Eh bien. Je n’ai pas besoin de te dire quoi faire. »

En effet, c’était comme le disait Lorraine. J’avais déjà décidé de ce que je devais faire ensuite — à savoir, essayer d’une manière ou d’une autre d’évoluer vers une forme qui semblait vaguement humaine.

Si possible, j’aimerais redevenir humain. Si l’Évolution Existentielle avait effectivement orienté un individu vers sa forme désirée, cela ne serait-il pas possible dans mon cas ?

Je n’avais pas les réponses que je cherchais. Lorraine, pour sa part, n’avait pas de réponse concrète pour moi non plus.

« Il n’y a aucun moyen de le savoir avec certitude, mais bien sûr, ce serait le cas. Je ne peux cependant pas écarter la possibilité d’une telle chose. Pourquoi ne pas simplement pour l’instant en faire un objectif mental ? » demanda-t-elle.

Une belle réponse — comme on l’attendait de Lorraine. J’avais supposé que je devais suivre ses conseils et faire exactement ainsi.

J’avais décidé d’un nouveau but mental, ce serait du moins un bon but intérimaire. Pour que je puisse atteindre ce but, il fallait plus d’exploration en Donjon.

« … Penses-tu que… cette épée peut encore… être utilisée ? » en disant cela, j’avais dégainé hors son fourreau l’épée que Clope m’avait prêtée.

« C’est une sacrée usure que tu as sur la lame de l’épée… Tu devrais savoir mieux que moi qu’elle ne te servirait pas correctement, voir plus du tout, dans son état actuel. Des réparations seraient certainement nécessaires, » déclara Lorraine.

« Je… Je le pensais aussi…, » répondis-je.

L’état de l’épée s’était apparemment détérioré de façon dramatique à un moment donné au cours de mon aventure précédente, alors que je venais de la recevoir en prêt. Clope serait, sans aucun doute, très contrarié.

Quoi qu’il en soit, je ne pouvais pas continuer à l’utiliser tel quel. Il serait trop dangereux de se battre avec une arme endommagée.

Je m’étais préparé mentalement pour toute sorte de réprimandes, je m’étais dirigé vers le Harpon à trois dents.

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