Nozomanu Fushi no Boukensha – Tome 1 – Chapitre 4 – Partie 8

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Chapitre 4 : Le Donjon de la Réflexion de la Lune et des restrictions gênantes

Partie 8

Après sa mort, j’avais ressenti un sentiment familier de puissance traversant mon corps. Ce pouvoir était indubitablement celui du squelette géant, le même que j’avais vaincu il y a quelques instants. La poussée d’énergie était plus intense que tout ce que j’avais ressenti jusqu’à présent, ce qui était la preuve qu’il s’agissait vraiment d’un ennemi redoutable.

Cependant, en parlant de ça, il fallait être au moins de classe Argent pour vaincre un tel ennemi. Pourtant, même ainsi… J’avais en quelque sorte triomphé.

J’avais regardé de haut les os éparpillés du squelette géant, qui avaient perdu leurs traits de morts-vivants après que j’eus brisé sa tête. J’avais soupiré de soulagement. Bien sûr, ce n’était qu’une façon de parler — car après tout, je n’avais pas de poumons fonctionnels avec lesquels respirer. C’était plus une question d’humeur.

Contrairement à l’ancienne version squelettique de moi-même, je pouvais sentir l’existence de tels organes dans ma poitrine. Malheureusement, ils n’étaient pas fonctionnels, contrairement à ceux des vivants. Bien que je puisse respirer, je n’avais pas l’impression de capter de l’air. Mais je pouvais me sentir respirer lorsque je balançais mon arme, ou lorsque j’exécutais certains mouvements complexes.

Peut-être s’agissait-il simplement de la force de l’habitude — ayant connu les bases de la respiration du combat dans ma vie, on ne pouvait pas faire grand-chose au sujet de mes tendances après ma mort. Il avait été dit que certains experts pouvaient lire et prédire les mouvements d’une personne simplement en observant sa respiration. Si je devenais un aventurier de la classe Mithril, je ne pourrais pas perdre face à un tel individu.

C’était dans cet esprit que j’avais décidé de faire quelque chose au sujet des méthodes de respiration que j’avais apprises lorsque j’étais en vie. Mais en ce moment, cela m’avait fait me souvenir d’une chose plus importante à m’occuper : l’homme que j’avais laissé dans le coin de la pièce.

Il aurait pu être blessé avant ma rencontre avec le squelette géant, et aurait pu être blessé pendant tout ce temps. Si je n’administrais pas les premiers soins rapidement, il pourrait très bien perdre la vie. Avant ça, il était encore en train de respirer, mais qu’en est-il maintenant ? Après tout, j’avais pris un certain temps pour vaincre le squelette géant.

Dans cet état d’esprit, je m’étais approché de l’homme et j’avais inspecté ses blessures. Il semblerait que la chance soit de son côté, car ses blessures semblaient superficielles. En y regardant de plus près, j’avais découvert que ce n’était nullement le cas. Ses blessures, bien que difficilement visibles, étaient quand même très problématiques — à savoir, plusieurs côtes cassées près du sternum, en plus de quelques os écrasés dans l’un de ses pieds. Si je l’avais laissé ici, il allait sûrement décéder à cause de la gravité de ses blessures.

Mais heureusement pour lui, j’étais là. Bien que je ne puisse utiliser aucune magie spécifique en matière de soins, j’avais en moi une réserve de Divinité.

Bien que la magie doive être étudiée avec sérieux, avec l’utilisateur comprenant la logique derrière elle afin de lancer des sorts, ce n’était pas le cas avec la Divinité. Beaucoup d’individus avaient plutôt utilisé la Divinité telle qu’elle était, presque instinctivement. En fait, c’était la raison pour laquelle même quelqu’un comme moi, qui n’étais en aucun cas un prêtre, était capable de purifier l’eau immédiatement après avoir été béni. Le seul problème était l’absence d’un enseignant, donc je l’avais appris par tâtonnements.

Cet homme avait eu de la chance, en effet, mes réserves de Divinité n’avaient augmenté qu’à la suite de ma transformation en goule. De plus, je me sentais plus en forme que jamais en raison de la poussée d’énergie provenant du squelette géant que j’avais vaincu.

Je sentais mon corps devenir plus fort — mes réserves de mana, d’esprit et de la Divinité semblaient s’intensifier au sein de mon être. Chacune d’elles était nettement plus forte qu’avant en raison de la défaite du squelette géant — du moins, c’est ce que j’avais ressenti. Si mes observations étaient vraies, je pourrais faire beaucoup plus que purifier l’eau, je pourrais peut-être guérir les blessures de cet homme, ici et maintenant.

Il valait peut-être la peine de noter que la guérison des blessures avec la Divinité se faisait habituellement dans le domaine d’activité des prêtres et autres, et était généralement traité comme des miracles divins. En vérité, une telle compétence n’était pas exactement commune même parmi ceux qui travaillaient pour l’Église. On disait aussi que la quantité de Divinité et de talent que l’on avait était directement proportionnelle à sa foi. Fondamentalement, si l’on était incapable d’utiliser de telles techniques, cela signifierait simplement que l’on manquait de foi.

En raison de cette série d’hypothèses, les membres de l’Église qui étaient capables d’exploits curatifs, ainsi que ceux qui portaient de grandes quantités de Divinité, étaient souvent vénérés comme des saints et étaient grandement vénérés aux yeux du public.

Cependant, de ce point de vue, le fait que je pouvais utiliser la Divinité en soi était un peu étrange. La raison en était plutôt ironique et dérisoire : je n’étais pas vraiment un homme de grande foi. En plus, la raison pour laquelle j’avais été béni avec la Divinité semblait un peu plus qu’une coïncidence. Même si j’en étais profondément reconnaissant, je ne pouvais pas vraiment dire que j’adorais religieusement les esprits ou les fées responsables de mes pouvoirs.

C’est pourquoi j’avais trouvé étrange que ma réserve de Divinité soit en constante augmentation. Peu importe à quel point j’y avais réfléchi, je n’arrivais pas à trouver une raison à cela. J’avais supposé que c’était bien, puisque ce n’était pas exactement une mauvaise chose.

Pour être clair, l’usage de la Divinité pour purifier et détruire les morts-vivants comme moi n’était pas du tout une bonne chose pour moi — mais mon usage continu de Divinité ne semblait pas m’avoir blessé de quelque façon que ce soit. S’il n’y avait pas de problème, c’était donc bien. Tel était le raisonnement d’aventurier au travail.

Après ça, j’avais supposé que je devrais commencer à traiter l’homme. Bien que je n’avais jamais rien fait de semblable auparavant, je pouvais au moins essayer.

Pour le dire franchement, c’était la première fois que j’essayais quelque chose comme ça dans ma vie, donc j’avais de sérieux doutes quant à sa réussite. J’avais l’impression que tout se passerait bien, même si je n’avais aucune preuve empirique à l’appui de mon affirmation.

Pendant un certain temps, je m’étais arrêté et je m’étais demandé : était-ce vraiment bien de faire ça sur un homme gravement blessé sans se sentir mal ? Cependant, j’avais aussi l’impression que ce n’était pas trop différent de la purification de l’eau sale. Peut-être qu’ils étaient semblables en principe…

Quoi qu’il en soit, je devais faire quelque chose pour remédier à la situation. En plaçant mes mains sur les parties blessées du corps de l’homme, je m’étais concentré, dirigeant mon énergie divine en moi vers mes paumes, comme lorsque j’enchantais mon épée avec de l’aura.

Comme prévu, une lueur bleu-blanc enveloppa mes mains. Bien qu’il aurait peut-être été préférable d’enlever mes gants, cela me causerait beaucoup de questions gênantes si l’homme se réveillait à la moitié de son traitement. C’est pourquoi j’avais décidé de faire preuve de prudence en gardant mes gants. Si les gants posaient vraiment un tel problème, je traverserais ce pont quand j’y serais arrivé.

Cependant, il semblait qu’heureusement, mon aura divine se souciait peu de mes gants — la surface rougeâtre-noir meurtrie de sa peau revenait lentement à une couleur plus naturelle au fur et à mesure que la Divinité faisait son travail. Lentement mais sûrement, les os de l’homme avaient commencé à se replacer, les morceaux précédemment brisés revenant dans leur position légitime.

Bien que je n’avais aucune idée du temps qu’il faudrait pour guérir complètement le sternum endommagé de l’homme, j’avais fini par arrêter, jugeant le traitement comme étant complet. Après tout, j’avais une autre blessure à soigner. Donc, avec cela à l’esprit, j’avais déplacé mes mains vers son pied écrasé. En activant mon aura divine, la peau et les os de l’homme avaient immédiatement commencé à guérir, tout comme mes observations précédentes. Finalement, le dernier os brisé semblait s’être remis en place et le pied de l’homme semblait maintenant aussi bon qu’à l’état neuf.

Mais est-il complètement guéri ? me demandai-je.

Bien que je sois responsable de son rétablissement, je ne savais pas avec certitude si j’avais fait un travail assez complet. Au moins, il avait l’air beaucoup mieux qu’avant que je ne le fasse. Même s’il n’était pas complètement rétabli, j’étais sûr que ce ne serait pas un énorme problème. Il se rétablirait probablement après un peu de repos.

Cependant, le contraste était quelque peu saisissant — il avait été à la porte de la mort quelques instants auparavant, mais maintenant il semblait en assez bonne santé pour revenir à Maalt si je le laissais seul. Tout bien considéré, il s’était cassé plusieurs os, ce serait mauvais si des complications d’une sorte ou d’une autre survenaient s’il faisait des mouvements brusques.

Finalement, j’avais décidé de veiller sur lui jusqu’à ce qu’il reprenne connaissance. Après tout, je devrais au moins vérifier s’il avait été blessé ailleurs avant de retourner à Maalt. En gardant cela à l’esprit, je m’étais assis et j’avais attendu.

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