Murazukuri Game no NPC ga Namami no Ningen toshika Omoenai – Tome 1 – Section 1 – Chapitre 3

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Chapitre 3 : Chapitre 3 : Enquête sur le jeu et son système de points

J’avais pensé qu’il serait préférable d’en savoir plus sur les mécanismes du jeu avant d’investir de l’argent. La première étape était de faire une liste des choses que j’avais déjà apprises. J’avais ouvert le bloc-notes de mon PC et j’avais commencé à taper.

« 1. le jeu fonctionne en temps réel. Pas d’avance rapide. Le gameplay est sommaire et manque de nombreuses fonctionnalités de simulation standard. »

Je m’étais demandé pourquoi les développeurs n’avaient pas réussi à implémenter les fonctions les plus basiques d’un jeu de simulation — il y avait si peu de choses que je pouvais faire. Bien sûr, il y avait des jeux qui avaient la réputation d’être particulièrement difficiles ou opaques, mais là, ça semblait extrême. Et voir que ce problème n’avait pas été soulevé lors du développement m’avait surpris, j’aurais aimé qu’ils fassent leur travail correctement. Mais ce n’était pas comme si je pouvais juger si quelqu’un était mauvais dans son travail.

« Si je veux voir ce qu’ils font le matin, je vais devoir me lever tôt… Je suppose que je vais devoir m’endormir en même temps qu’eux. »

J’avais la mauvaise habitude de me parler à moi-même en essayant de rassembler mes pensées, ou en jouant à des jeux et en regardant des animes. La seule personne à qui je parlais vraiment dans la vie réelle était ma mère. Tous mes amis étaient en ligne. Je soupçonnais que j’avais commencé à le faire pour me distraire de ma solitude.

« Si quelqu’un m’entendait, il penserait probablement que je suis super bizarre. »

Et voilà, je recommence…

« 2. la prophétie quotidienne. Innovation ou gadget ? Je ne peux leur envoyer qu’un message par jour, qu’ils reçoivent dans leur livre saint. »

« J’ai peut-être eu de la chance la première fois. Je me demande s’ils comprendront ce que je leur dirai demain. »

Il faudrait que je réfléchisse bien à mon message, surtout si mes villageois ne retenaient que des mots-clés comme je le pensais. Quoique, même ça, c’est assez impressionnant pour un jeu comme celui-ci.

« 3. Les points du destin (PdD) sont nécessaires pour accomplir des miracles. Ils peuvent être gagnés par la gratitude des villageois ou en dépensant de l’argent réel via des microtransactions. »

« Je ne peux pas encore dire si 1 000 yens pour 10 PdD valent le coup ou pas… »

J’avais déjà 100 PdD, et 1 000 yens ne m’en donneraient qu’un dixième. Cela ne semblait pas beaucoup, mais j’en serais certain quand j’aurais appris combien je pouvais gagner en une seule journée.

« 4. Miracles. En dépensant des PdD, je peux accomplir des miracles, la plupart d’entre eux étant liés au destin des gens, sans leur procurer des choses utiles. Quand ils commenceront à cultiver, je peux envoyer la pluie et je peux aussi acheter un familier. »

J’avais hâte d’acheter un oiseau ou un monstre à apprivoiser et à utiliser comme mes yeux et mes oreilles dans le monde du jeu.

« 5. PNJ. Les PNJs de ce jeu sont très réalistes. Ils peuvent comprendre ce que je leur dis, et ils ont des conversations qui semblent naturelles. »

« Sûrement la partie la plus intéressante de tout le jeu… »

Le comportement des PNJs avait vraiment attiré mon attention. La façon dont ils comprenaient la prophétie quotidienne était incroyable. Il existait bien des jeux où le personnage à l’écran réagissait à certains mots prononcés par le joueur, mais ces mots étaient généralement très limités, et les réponses préprogrammées. Même les assistants numériques n’étaient pas encore à ce niveau. Mais même en dehors de cela, leur conversation était si naturelle et variée. Ils ne disaient jamais deux fois la même chose, ce qui était quelque chose que je n’avais jamais rencontré auparavant, et j’avais joué à beaucoup de jeux vidéo.

Chaque personnage avait sa propre personnalité et sa propre façon de parler et de bouger. Les joueurs avaient l’habitude de voir les personnages faire toujours la même chose, mais ce jeu n’avait rien de cela. Leurs mouvements étaient tout aussi variés que leur discours.

Carol, la plus active des villageois était particulièrement intéressante. Elle sautillait, courait, marchait, sautait, tombait et retenait même ses larmes. Elle réagissait à tout ce qui se passait autour d’elle. Les visages des personnages étaient également impressionnants : à part Gams, je pouvais lire ce que chacun d’entre eux ressentait dans son expression à tout moment.

« C’est nouveau, ça ? », m’étais-je demandé à voix haute.

Les graphismes ne faisaient que s’améliorer au fil du temps, certains jeux devenaient très proches de la réalité. J’avais également entendu à la radio que les doubleurs devaient lire des scripts les plus épais qui soient pour enregistrer toutes les réactions vocales possibles. Mais c’était pour un jeu entier. Après une demi-journée de jeu, j’avais déjà l’impression d’avoir entendu plus de conversations de mes personnages que la plupart des jeux pendant toute leur durée de vie. Ils étaient tout simplement trop humains pour que je puisse croire qu’ils faisaient partie d’un programme. Aucun de leurs comportements ne semblait programmé.

« Je suppose que les gens ne plaisantaient pas quand ils disaient que l’I.A. devenait trop indépendante pour son propre bien. »

Je ne pouvais pas imaginer ce que cela pouvait être d’autre.

« Ou peut-être que c’est normal, et que ce truc est devenu bien plus avancé pendant que j’étais coincé à l’intérieur… »

Tout ce que je savais sur la société venait d’Internet. Les nouvelles ne m’intéressaient pas du tout, et tout mon historique de recherche était consacré aux jeux et aux animes. Peut-être que si je regardais la télévision, j’aurai une meilleure idée de ce qui se passait dans le monde, mais je n’en avais pas dans ma chambre. Tout ce dont j’avais besoin était mon ordinateur.

Mais ce n’était pas l’idéal : « Finalement, peut-être que ce n’est pas génial. »

En tant que NEET, j’avais une vision étroite du monde. Je connaissais si peu l’actualité que je doutais de pouvoir avoir une conversation avec une personne « normale » de mon âge. Je n’avais pas parlé à mes amis d’enfance depuis des années. De quoi parlerions-nous ?

J’étais sur le point de tomber dans une spirale négative. Pour essayer de m’arrêter, je m’étais levé et j’étais allé à ma fenêtre.

J’avais regardé la maison du voisin. C’était une maison traditionnelle japonaise d’un étage. Enfant, j’avais l’habitude d’y aller pour jouer. Maintenant, je n’avais plus aucun contact avec mon ami qui y avait vécu.

De plus, il n’y avait rien de respectable dans le reflet qui me fixait par la fenêtre. Quel genre d’homme s’asseyait chez lui à midi un jour de semaine, à moins que ce ne soit son jour de congé après avoir travaillé le week-end ? Cela faisait des années que je n’avais pas quitté la maison. Je me rasais à peine et me coupais les cheveux peut-être une fois par an. Je ne me souvenais pas de la dernière fois où j’avais acheté des vêtements ou des chaussures. Ma mère m’achetait des sous-vêtements une fois par an, mais tout le reste était très vieux.

J’avais besoin de changer. J’y pensais tout le temps, attisant l’anxiété qui s’installait constamment au creux de mon estomac, mais je ne savais pas quoi faire. C’était plus facile de me perdre dans le monde des films et des jeux vidéo.

Dix ans. 3 650 jours, tous identiques. C’était suffisant pour me donner envie d’en finir. Mais si j’avais trop peur pour trouver un emploi, comment pouvais-je trouver le courage de me tuer ?

« Ça fait déjà dix ans… Je devrais abandonner. »

Personne n’attendait plus rien de moi. Pas même ma famille. Quand ma mère m’avait crié dessus afin de trouver un travail, elle savait que rien ne changerait.

Je m’étais assis de nouveau devant l’ordinateur et j’avais fixé l’écran du jeu. J’avais décidé de jouer. C’était une bonne chose, car je n’avais rien d’autre à faire.

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