Maou-sama no Machizukuri! – Tome 2 – Chapitre 14

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Chapitre 14 : Premier Invité

« J’irai alors, Monseigneur Procell et Grande Sœur Kuina. »

« Oui, fais de ton mieux. » (Procell)

L’une des deux renardes mythologiques sous forme humaine avait alors fait ses au revoir avant de sortir de la ville. En tant que garde, elle avait un golem de mithril qui possédait une force comparable à un démon de rang B.

Kuina lui fit un signe de la main. Sa destination était une certaine route à l’extérieur d’Avalon, qui était une route souvent empruntée par de nombreux aventuriers au début de la journée, donc à l’heure où nous étions. Notre plan était d’effectuer une approche simple afin d’attirer l’attention des humains. Le fait que la belle renarde portait un panneau d’enseigne devrait suffisamment se distinguer.

Le message écrit sur le panneau indiquait que du pain, de la viande séchée et de l’eau étaient en vente dans ma ville pour 40 % du prix qu’on pouvait trouver actuellement dans la ville d’Eclaba. Afin de profiter de l’occasion, il était également écrit que notre auberge n’offrait nullement le repas avec la nuit, mais que tout dans la ville était bon marché.

Les aventuriers qui se dirigeaient vers le donjon avaient probablement déjà assez de provisions sur eux, mais en voyant nos prix, certains pourraient penser à obtenir encore plus de stock afin de remplir leur stock alors qu’ils rentraient en ville.

De plus, en passant par ma ville avant de rentrer à leur maison, ils pourraient envisager de rester à l’auberge s’ils la trouvaient agréable, ce qui ferait que nous pourrions augmenter les chances qu’ils reviennent lors de leur prochaine exploration du donjon.

Mon plan était d’accumuler lentement, mais régulièrement des visiteurs réguliers.

Kuina avait une inhabituelle inquiétude sur le visage.

« Je suis inquiète pour la Renard mythologique. Elle est sortie alors qu’elle est encore si faible. » (Kuina)

« Tu sais, elle est peut-être faible par rapport à un renard céleste comme Kuina, mais elle reste vraiment forte ? » (Procell)

Un Renard mythologique était de rang B. Il s’agissait là d’un puissant démon possédant une grande maîtrise du feu.

Et quand il s’agissait de démon de rang B, même les aventuriers de premier ordre n’étaient pas capables de gagner en duel.

Entre ce fait, son haut niveau et le couteau que l’Ancienne Naine avait fait afin qu’elle puisse l’avoir alors qu’elle portait un uniforme si charmant, la probabilité de rencontrer un aventurier pouvant la vaincre est nulle.

« Uuhh, même alors, je reste inquiète. » (Kuina)

« Elle a aussi le golem de mithril avec elle, donc il n’est pas nécessaire de s’inquiéter. En outre, nous avons des choses à faire. » (Procell)

Déclarai-je cela tout en lui tapotant sur la tête.

Soit dit en passant, le golem en mithril n’avait pas été envoyé là-bas pour servir de gardien, mais aussi comme une manière d’attirer les humains. Un golem gigantesque était après tout plus voyant de loin qu’une belle fille.

En ce qui concerne la renarde mythologique — si d’une manière quelconque, on lui demandait quelque chose en rapport avec le golem en mithril —, on lui avait dit d’expliquer aux aventuriers que les produits étaient faits par les descendants de grands sages et de puissants nains. En d’autres termes, elle devait glorifier notre histoire.

Eh bien, j’attends avec impatience de savoir combien viendront.

*

Environ trente minutes après que la renarde mythologique fut partie, un groupe de quatre aventuriers arriva.

Il s’agissait d’un groupe équilibré composé d’un guerrier vêtu d’une armure légère, d’un très grand homme au visage impressionnant, d’une jeune fille assez petite, mais agile, et d’une magicienne.

Cependant, ils avaient l’air épuisés. Les avants-gardes avaient l’air pires que les autres : leurs épées étaient brisées, leurs armures étaient pleines de trous. Et aussi, ils boitaient, ce qui signifiait certainement qu’ils étaient encore blessés.

C’était étrange pour des visiteurs d’être dans cet état à cette heure-là, mais ils revenaient probablement du donjon. Parmi les aventuriers, certains passaient la nuit dans le donjon. Puisque le donjon était un endroit dangereux où se trouvaient beaucoup de démons, passer la nuit là-bas en faisant des tours de garde ne devait pas être très reposant. Cependant, de telles pratiques étaient nécessaires lors de chasse prolongée.

D’après leurs apparences, je pensais qu’ils avaient dû rencontrer une sorte de problème au cours d’une nuit dans le donjon.

Le jeune guerrier qui semblait être leur chef se précipita dans le magasin.

« S’il vous plaît, de la nourriture, de l’eau et un endroit pour nous reposer. »

En portant son attention sur la renarde mythologique, son expression fatiguée devient une expression de surprise. Tout homme ordinaire serait surpris par la belle adolescente qui tenait le magasin, mais les circonstances du guerrier ne lui donnaient pas le temps de prendre soin de ces choses. Heureusement, la Fille-Renarde avait été entraînée pour cela.

« Avec votre commande de nourriture et eau, puis-je vous proposer un fruit qui pourrait vous intéresser ? On appelle cela une pomme, c’est doux et juteux. Il est possible de le garder en état pendant à peu près deux mois. Il pourra soulager votre faim et vous permettra de récupérer. Si vous préférez, nous vendons également du pain dur et de la viande séchée. » (Renarde mythologique)

Une réponse comme celle se trouvant dans un manuel.

Elle avait seulement fait ce qu’elle avait appris à faire, mais pour un homme dans une situation désespérée, sa réponse serait vue comme indifférente.

« C’est d’accord, alors dépêchez-vous. »

« Alors, en voulez-vous un de chaque objet ? Si vous le commandez en tant que lot, ceci ne vous coûtera qu’une pièce d’argent. » (Renarde mythologique)

« Oui, oui, oui, quatre lots, dépêchez-vous ! »

« Compris. De plus, qu’en est-il de l’alcool ? Il s’agit là d’un spécial d’Avalon qui vous donnera de bons souvenirs. Il s’agit d’un alcool doux et de bonnes qualités, un excellent cadeau pour une femme. » (Renarde mythologique)

L’homme qui ressemblait à un guerrier avait une veine qui était alors apparue. Je me sentais un peu désolé pour lui. Elle ne devrait pas aller aussi loin avec ses propositions tirées du manuel.

« Arrêtez ça ! Êtes-vous en train de vous moquer de moi !? Amenez-moi rapidement la nourriture et l’eau ! »

« Certainement. S’il vous plaît, ce sera quatre pièces d’argent. » (Renarde mythologique)

Quand la Renarde mythologique déclara cela, l’homme sortit d’une poche de poitrine les pièces et les jeta.

« J’ai bien reçu les quatre pièces. Il y a une salle à manger couverte à l’arrière du magasin, alors, s’il vous plaît, utilisez-là. » (Renarde mythologique)

Quand la Renarde mythologique était alors revenue en remettant habilement le lot d’objets, l’homme les arracha des mains de celle-ci.

Puis, lorsque les aventuriers eurent disparu, après avoir été capable de vendre quelque chose, la renarde mythologique se mit à sourire.

« Haaa. J’étais tellement nerveuse. Monseigneur Procell, Grande Sœur Kuina, comment étais-je ? Est-ce que j'ai bien agi ? » (Renarde mythologique)

La Renarde mythologique tout en hésitant nous demanda cela. Et bien, c’était sa façon d’être.

Et pour elle, Kuina leva son pouce.

« C’était parfait. Continue ainsi ! » (Kuina)

Oh ! Et bien, je pensais que c’était juste un des événements malencontreux et possible qui pouvait arriver. En outre, elle n’avait pas oublié de questions.

« Je suis si heureuse. » (Renarde mythologique)

Je pouvais deviner que cela irait mieux lorsqu’elle s’y sera habituée.

Étant donné qu’elle avait bien vendu les articles et que c’était ses premiers clients, elle avait fait de l’excellent travail.

En mettant ça de côté, je décidai de faire un petit suivi et je me dirigeai donc vers la salle à manger où se trouvaient les aventuriers.

*** Du point de vue des aventuriers ***

« Bordel, qu’est-ce qu’il y avait avec cette vendeuse ? Combien de temps encore allait-elle nous poser des questions !? »

Le guerrier exprimait son irritation avec un soupir.

Avec la nourriture qu’ils avaient achetée, ils étaient allés à l’arrière du magasin. Tout comme la vendeuse l’avait dit, il y avait des tables et des chaises de disponibles. De plus, elles avaient l’air confortables.

« Solt, calme-toi. Nous devrions nous considérer comme chanceux d’avoir pu obtenir de la nourriture. Qui plus est à un si bon prix et pourtant fait avec de bons ingrédients, n’est-ce pas ? Comme ce pain, aucun blé de second ordre ne pourrait être aussi bon. »

Le grand homme qui avait une barbe impressionnante avait dit cela.

Après avoir entendu cela, le guerrier retrouva un peu son sang-froid.

Dans tous les cas, il était temps de manger la nourriture.

Leur exploration cette fois-ci avait été un énorme échec. Il y avait le fait qu’ils n’aient pas exploré un donjon familier, mais c’était surtout parce que des monstres affreusement puissants apparurent dès le premier étage. Ils avaient couru pour leur vie, mais ce faisant, ils avaient été obligés de laisser derrière les sacs avec la nourriture et les trésors.

Ils avaient toujours une petite quantité de rations sur eux, mais cela aussi avait été consommé. Avec leur corps trop usé pour chasser, ils pensaient qu’il n’y avait pas d’autre choix que de demander de l’aide à une personne au hasard.

« Je suis désolé, tout le monde. Si seulement, j’avais assez de Pouvoirs Magiques... » (Magicienne)

La magicienne avait dit cela avec un ton d’excuse.

Elle était une utilisatrice d’une magie très précieuse, la magie de soin. Cependant, en ce moment, son Pouvoir Magique était épuisé et par conséquent, elle ne pouvait utiliser la magie.

Le guerrier et le grand homme avaient désespérément essayé de faire semblant d’aller bien, mais en plus des bleus partout sur le corps, ils avaient souffert d’entorses et d’os cassés à divers endroits.

« Ne le sois pas, Mira. Si tu n’étais pas là, je serais déjà mort. Je ne suis vivant que parce que tu as guéri ce grand trou béant que j’avais dans le corps. Si seulement je n’avais pas été autant blessé, il te resterait encore du Pouvoir Magique... »

Le guerrier parlait d’une bataille qui s’était produite l’autre jour. Un monstre apparaissant soudainement avait vraiment été cauchemardesque. Il ne faisait aucun doute qu’il s’agisse d’un monstre de rang B. C’était déjà excellent qu’ils soient encore en vie.

Après avoir fui, ils avaient décidé de se cacher, de se soigner et par tous les moyens de sortir du donjon.

« Je devrais plutôt être celui qui s’excuse. Je suis en parfaite santé, mais je n’ai rien pu faire. »

La voleuse le regardait en colère.

« Qu’est-ce que tu racontes ? C’est parce que tu as pris le tour de garde que nous avons pu dormir pendant la nuit. En outre, si ce n’était pas toi, nous aurions été tués par les pièges depuis longtemps. » (Voleuse)

« Hmm, tu es encore jeune, mais tes capacités d’éclaireur sont excellentes. »

« Solt, Fam. »

Ils étaient certains de ce qu’ils disaient. Un voleur pouvait sentir la présence de piège et d’ennemis, déverrouiller des coffres et autres. Il était utile sur de nombreux aspects et était indispensable dans un groupe.

La jeune fille parla ensuite avec une voix marquée par l’émotion.

« De toute façon, mangeons ! » (Voleuse)

« Hmm, oui, mangeons. »

Et alors, ils commencèrent à manger. D’abord, ils burent beaucoup d’eau. Ils en furent surpris. Elle se répandait dans tout le corps.

Quel goût est-ce ? pensa-t-il.

Au point où il en était, n’importe quelle eau lui aurait fait de l’effet, mais là c’est allé au-delà de ses attentes. C’était bon dans le vrai sens du mot. Il était incrédule. De plus, il était revigoré par celle-ci.

Il mangea ensuite ce que la vendeuse appelait pomme.

Ça avait une bonne texture en bouche. En le mâchant, les jus acidulés qui venaient du fruit se répandaient dans sa bouche. C’était tellement bon qu’il failli en pleurer. À l’instant où il l’avala, toutes les cellules de son corps étaient devenues extatiques.

Qu’est-ce que c’est, pensa-t-il, est-ce un fruit du paradis ?

Son corps s’était comme détendu et ses maux s’effaçaient. La fatigue qui pesait sur son corps avait également disparu.

Au moment où il le remarqua, il avait déjà fini le fruit.

C’était étrange. Il était considéré comme un gros mangeur, mais ce délicieux fruit avait réussi à éloigner sa faim. Il avait ensuite le pain. Il ressemblait à n’importe quel autre pain visuellement, mais il était incroyablement bon. On pouvait goûter la douceur du blé utilisé. Il avait lui-même grandi dans une famille d’agriculteurs, mais n’avait jamais goûté d’aussi bon pain. La qualité des ingrédients, surtout celui du blé était très élevé.

Anticipant la même chose, il essaya la viande séchée, mais à sa déception, elle était tout à fait ordinaire. Le guerrier se tourna alors pour voir où ses compagnons en étaient. Après avoir bu et mangé les fruits et le pain, tout le monde était dans une sorte de stupeur.

Après que les derniers effets de cette stupeur s’estompèrent, le guerrier se mit à parler.

« Hé ! Tout le monde, ce fruit rouge n’était pas incroyablement délicieux ? »

« Ouais ! C’était vraiment le meilleur. Je ne peux toujours pas croire que quelque chose comme cela existe dans le monde. L’eau et le pain aussi étaient superbes. Cette ville est géniale. Nous devons le dire aux autres. »

« N’est-ce pas ? J’étais tellement fatigué avant, mais maintenant je suis en pleine forme. Et je sais qu’en vue des circonstances je n’en devrais pas être heureux, mais je le suis. »

« C’est exactement le goût de quelque chose bénit par la terre. Ma fatigue a disparu, il semblerait que mon Pouvoir Magique reviendra bientôt. » (Magicienne)

Tous étaient choqués par le bon goût de leur repas, surtout de la pomme. Ce n’était pas seulement délicieux, mais il avait également des effets bénéfiques.

« Hé ! Que diriez-vous si nous retournons à Eclaba, retirons notre argent, puis nous resterons à notre auberge habituelle jusqu’à ce que nos blessures soient complètement remises ? Et, juste après, nous retournons au donjon ? »

« Ça m’a l’air bien. Compte tenu de nos blessures et du Pouvoir Magique dépensé par Mira, cela pourrait être le meilleur choix. »

Ce groupe de quatre personnes était un groupe de premier ordre. Avec leurs forces combinées, ils pourraient même chasser des monstres de rang C et inférieurs. Cet exploit seul valait de l’argent, assez pour avoir des économies. Avec de telles économies, même s’ils subissent de sérieux revers comme cette fois, il était possible de s’en remettre. Mais ce n’était pas bon marché pour autant.

« Et à propos de changer de plan ? Je pense que nous pourrions rester dans cette ville pendant un certain temps. Si nous mangeons quotidiennement ces fruits rouges, nos blessures et notre Pouvoir Magique devraient récupérer. Et nous pourrons à nouveau défier le donjon plus rapidement. Si je me souviens bien, la jeune fille a déclaré que cette ville avait une auberge et que ça ne coûtait pas trop cher d’y rester. »

« Mais, et notre équipement brisé ? Nous devons trouver un forgeron comme nous avons souvent besoin de les réparer. D’une manière où d’une autre, nous devons retourner à Eclaba. D’ailleurs, je ne suis pas sûr que l’auberge de cette ville soit appropriée. »

Le guerrier était confus, il ne pouvait nier ce que le grand homme venait de dire, mais le prix de cette auberge était tellement moins cher que celui d’Eclaba. De même pour les boissons et les aliments de cette ville.

Leur temps de récupération serait plus court ici. Et s’ils restaient ici, leur temps de trajets pour aller au donjon serait plus court.

Peu importe l’argent qu’ils avaient, ils voulaient éviter de trop le dépenser.

De n’importe quelle manière dont il voyait cela, cette ville était avantageuse.

Il le savait et il voulait quand même encore retourner à Eclaba...

À ce moment-là, un jeune homme bien habillé arriva. Il devait avoir entre 15 et 19 ans.

Il portait des vêtements noirs finement fabriqués. Le jeune homme souriait, mais pendant un instant le guerrier sentit un frisson parcourir son échine. Ses longues années d’expérience en tant qu’aventurier avaient aiguisé son instinct, et là, il ressentait l’aura d’un véritable combattant dans ce jeune homme.

« Je vous remercie de prendre le temps de visiter notre belle ville. Ceci pourrait être mal vu, mais je n’ai pu m’empêcher d’entendre votre conversation. » (Procell)

« Et vous êtes ? »

« Je suis le chef de cette ville ainsi que le père de tous les Demi-Humains qui vivent ici. Je suis appelé le grand sage Procell. Cette ville qui vous a accueillis, chers aventuriers, en plus d’avoir une auberge, a également un forgeron qui a préparé certaines de ses meilleures créations. Me permettez-vous de vous guider jusque là-bas ? » (Procell)

Il déclara cela puis se baissa avec élégance.

Ce n’était rien de moins qu’une bénédiction. C’était une bonne nouvelle pour les aventuriers d’apprendre que la ville avait également un forgeron.

Ils ne s’attendaient pas à grand-chose du forgeron de cette ville, mais ils pensaient que le forgeron aurait au moins les compétences pour faire de simples réparations.

Le guerrier se tourna vers ses compagnons pour avoir leur réponse...

« Bien, s’il vous plaît, montrez-nous le chemin. »

***

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