Maou Gakuen no Hangyakusha – Tome 2 – Chapitre 3 – Partie 1

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Chapitre 3 : La silhouette en bloomer des héroïnes

Partie 1

Mitsuishi Ibiza marchait avec ses mains sur les épaules de Maki et Rebecca.

Les deux filles lui demandèrent leur plan après cela et lui demandèrent d’aller jouer dans la zone, mais il ne leur prêtait pas du tout attention.

Seule la pensée du corps de Yuugaoze Miyabi occupait l’intérieur de sa tête.

Cette affaire aurait dû être réglée ce soir.

Il avait déjà obtenu le territoire de Yuugaoze.

Ce qui restait était la lignée de la maison de margraves qui possédait des racines dans ce territoire. La jeune, fraîche, et belle chair et le sang qui serait optimal comme sacrifice.

Ces choses étaient nécessaires. Et pourtant…

Il avait baissé sa garde en pensant qu’il n’y aurait de toute façon que Miyabi et sa mère.

Le candidat au titre de Roi-Démon des Amoureux, hein.

De toutes les choses, un humain était devenu un candidat au titre de Roi-Démon…

Ennuyeux.

Cependant, être un humain signifie aussi être d’une faiblesse absolue.

Il aurait juste besoin de le virer de son chemin sans détour.

Et puis les autres candidats au titre de Roi-Démon, il n’y aurait rien qu’ils puissent faire à part s’agenouiller devant lui.

 

Face à son pouvoir magique unique — le Psiconnect, il va sans dire.

 

La principale raison pour laquelle les autres candidats au titre de Roi-Démon n’avaient pas participé au festival d’athlétisme était qu’il y participait.

Oui, tout le monde avait peur de moi.

Après tout, le Psiconnect était la magie unique la plus puissante.

Leur jugement était correct.

Le fait que je sois le prochain Roi-Démon était comme quelque chose qui avait déjà été arrangé.

« Fu… kukuku. »

« Qu’est-ce qu’il y a ? Tu es soudainement de bonne humeur. »

Rebecca fit un visage perplexe.

« Ah ! Désolé ! Je réfléchis juste un peu, pour savoir où on allait aller après ça ! »

« Est-ce que c’est bien ? Et, où est-ce qu’on va ? »

Tu es bruyante.

Je n’ai plus rien à faire avec vous, salopes, maintenant que le territoire et les biens de la Maison Yuugaoze sont entre mes mains.

J’aurais dû disposer de l’une de ces deux-là, faire en sorte que Miyabi tombe amoureuse de moi, et mené à bien la cérémonie. Ça devrait être le plan.

Et pourtant, elle était devenue une carte des Amoureux entre toutes les personnes possibles qu’elle choisisse…

Maintenant, ça devenait un peu gênant.

Je suppose que je devrais m’occuper du candidat au titre de Roi-Démon des Amoureux d’abord.

Personnellement - non, il vaudrait mieux lui faire combattre mes cartes.

Même si tout cela n’était qu’un coup de chance, ce type avait battu le candidat au titre de Roi-Démon du Monde.

De plus, l’augmentation étrange de son mana avant cela me dérangeait aussi.

D’abord… Je devrais défaire une des cartes actuelles de ma main avant d’obtenir une carte encore plus forte.

J’enverrais alors cette carte sur le candidat roi-démon des Amoureux.

Avec ça, je serais capable de saisir la vraie force de ce type et aussi ce qui se cache dans la manche d’Himekami Lizel.

Le trône du prochain roi de tous les démons était déjà à portée de main. Je ne devais pas tout gâcher après être allé si loin.

Je devais obtenir ce qui avait été transmis à travers les générations de la maison Yuugaoze, peu importe comment.

Afin de devenir le prochain Roi-Démon, c’est sûr.

 

Les yeux d’Ibiza brillèrent alors d’un rouge diabolique.

Soudain, une chaîne rouge était apparue sur sa main. Cette chaîne était reliée aux colliers autour du cou de Maki et de Rebecca.

Et puis douze autres chaînes s’étaient étendues hors du corps d’Ibiza. Elles disparaissaient dans le sol.

Il y avait quatorze chaînes au total.

C’était le même nombre que le nombre maximum de cartes qu’un candidat au titre de Roi-Démon pouvait posséder.

 

… Quatorze colliers.

C’était des colliers qui pouvaient pousser n’importe qui à m’offrir son amour sans condition, sans fin, sans rien demander en retour.

C’était mon Psiconnect.

Face à cette puissance, même un candidat au titre de Roi-Démon serait impuissant.

Plus de la moitié des candidats au titre de roi de Roi-Démon m’offriraient leur amour, et leur vie en même temps.

Quand ça arrivera, la guerre du Roi-Démon se déroulera comme je le souhaite.

J’obligerais les autres candidats au titre de Roi-Démon à m’offrir tout ce qu’ils ont avant de les faire s’entretuer, les menant à la ruine.

Alors que j’imaginais ce moment, les battements de mon cœur augmentaient même si j’essayais de les retenir.

Ce sentiment d’excitation, il m’avait rendu impatient. Je voulais déjà le faire maintenant.

Calme-toi, Ibiza.

Ce n’était toujours pas complet pour le moment.

Pas encore.

Ces chaînes et colliers… le Psiconnect. Ce n’est que lorsque je l’aurais terminé que je pourrais bouger.

Le matériel nécessaire pour le compléter est la magie de la lignée de la maison Yuugaoze.

Je prends ce chemin détourné pour ça.

 

Ibiza avait fixé la chaîne dans sa main avec un visage sinistre.

Le Psiconnect était certainement le meilleur pouvoir.

Cependant, il y avait une autre exigence.

Une dernière chose était nécessaire pour vaincre les autres candidats au titre de Roi-Démon et obtenir le trône du prochain Roi-Démon avec certitude.

 

J’organiserais le rituel magique sur le territoire de Yuugaoze avec cette femme comme sacrifice.

Après cela, le Psiconnect n’aurait plus d’angle mort.

Je deviendrais véritablement le plus fort.

Ce serait le moment où le trône du Roi-Démon deviendra mien.

« Hé Ibiza ? Tu m’écoutes ? »

« Eh ? Ah, j’écoute, ouais. »

« Qu’est-ce qui ne va pas ? Tu faisais un visage vraiment effrayant à l’instant. »

« Ah, non non ! J’étais en train de réfléchir sérieusement à l’endroit où aller maintenant ! Et, je viens de me rappeler qu’il y a ce club avec un système d’adhésion ! On peut boire de l’alcool ou de la drogue si c’est là ! »

« Ça a l’air bien. Allons-y. »

« Wahoo ! C’est un nouveau départ ! La nuit ne fait que commencer, yeahhh !! »

 

Les deux filles à ses côtés avaient répondu avec des voix ravies et coquettes.

Cependant, Ibiza réfléchissait à la façon d’utiliser les deux filles pour la dernière fois.

 

+++

Après avoir repoussé l’attaque d’Ibiza, Lizel-senpai avait placé Miyako-san seule dans sa voiture et avait dit au chauffeur de l’emmener au manoir de la Maison Himekami.

Elle abriterait Miyako-san et Miyabi dans son manoir pour le moment.

Quand la voiture qui conduisait Miyako-san avait disparu, Lizel-senpai avait lancé un regard furieux à Miyabi.

« Miyabi ! »

Miyabi avait sursauté de surprise. Moi aussi, j’avais sursauté de surprise.

C’était la première fois que je voyais Lizel-senpai aussi en colère.

« Tu devrais mentionner plus rapidement que les choses sont devenues aussi mauvaises !!! »

Comme prévu, même Miyabi s’était repliée sur elle-même face à ce regard menaçant.

« … Parce que, c’est difficile de parler de ça… en plus, ça va déranger tout le monde. »

« Nous sommes une équipe. Miyabi, ton problème n’est pas seulement ton problème personnel. Il est même possible que toute la faction des Amoureux soit affectée avec quelque chose comme ça comme cause. »

« C’est… c’est pour ça que ça rend… encore plus difficile de le dire… »

« Une mauvaise nouvelle difficile à dire est exactement la chose que tu dois signaler le plus rapidement possible. Je comprends que cela doit être difficile pour toi de nous en parler, mais il est difficile pour nous de te soutenir maintenant que c’est devenu comme ça. Peut-être, c’est devenu quelque chose… qui ne peut pas être réparé. »

« … Senpai a toujours raison. Franchement, tu ne dis toujours que des choses positives. »

Miyabi ?

« Mais il y a des choses que tu ne peux tout simplement pas faire, même si tu sais que c’est la bonne chose à faire. Des choses qui te font te sentir perdu, anxieux, quelque chose qui te fait tourner en rond sur place en pensant à ce que tu dois faire. »

L’expression de Miyabi avait changé. On aurait dit qu’elle allait fondre en larmes à tout moment.

« Parce que… Je suis… »

Lizel-senpai s’était approchée de Miyabi à grandes enjambées.

Elle va se faire gifler. C’est ce que j’avais pensé et même moi, j’avais inconsciemment reculé.

─ Mais,

Lizel-senpai avait fortement étreint Miyabi.

« … Senpai ? »

« Il est déjà trop tard pour que tu hésites à me troubler après tous ces ennuis que tu m’as fait subir. Que vas-tu faire en t’inquiétant de ce genre de choses ? Miyabi, même si tu traverses ce… ce genre de problème, pour que j’en prenne conscience seulement maintenant… alors… »

La voix de Lizel-senpai tremblait de vexation.

La voix de Miyabi avait également tremblé lorsqu’elle avait répondu.

« … Je suis désolée. »

« … »

Lizel-senpai avait lâché Miyabi et avait peigné ses cheveux avec ses doigts. Ses joues rougissaient légèrement. On aurait dit qu’elle cachait son embarras.

« … Faisons une réunion stratégique pour l’instant. Yuuto et Reina, vous avez le temps pour ça ? »

« Bien sûr. »

« Reina aussi, Reina aussi, est complètement ok, desu desu ! »

« Alors… voyons voir. Pouvons-nous nous introduire dans ta maison ? »

« — Eh ? Oui, bien sûr, ça ne me dérange pas… »

Je n’avais aucune raison de refuser. Nous étions ensuite allés à la maison de la famille Morioka en utilisant un taxi que Lizel-senpai avait arrêté.

Certes, je n’avais aucune raison de refuser, mais je ne pouvais ressentir que de l’appréhension.

La raison était —,

« Oh mon Dieu ! Mon Dieu ! Tout le monde ! Bienvenue ! »

La raison de mon appréhension — ma mère, d’ailleurs elle s’appelle Sakura — nous accueillait avec sa tension passant soudainement en zone rouge.

« Désolée de m’imposer comme ça. »

« Désolée de vous importuner ! »

« E-e-e-e-Excusez nous, desu desu. »

Le large sourire de ma mère s’était instantanément transformé en une expression de colère.

« Bon sang ! Franchement Yuu-kun ! Si tu comptes ramener tes amis, alors dis-le-moi d’abord correctement !! Je ne peux pas leur servir quelque chose comme ça ! »

« Désolé, mais la décision a été prise soudainement. »

Puis l’expression de ma mère s’était instantanément transformée en un sourire béat et ravi.

« Aaa ! Maman est vraiment heureuse d’avoir autant de jolies filles ici ♡. Que faire ? ♪ Notre maison est devenue vraiment magnifique maintenant ! Ne sommes-nous pas comme quatre sœurs ici !? »

Oh, ne te mêle pas au groupe en douce comme ça, maman.

« Ah ! Si seulement je savais que tout le monde allait venir, je donnerais tout pour cuisiner quelque chose de sympa !!! C’est frustrant ! Nous n’avons que du curry aujourd’hui, vous savez !? Mais, je l’ai fait avec des portions pour deux jours, donc il n’y aura pas de problème même avec ce nombre de personnes ♪. Maman a fait du bon travail ★. »

Le visage de ma mère passait de la joie à la colère toutes les cinq secondes. Vraiment, les hauts et les bas des émotions de cette personne étaient effrayants.

D’autre part, mon père tremblait avec une expression pâle.

« Hi-Himekami-sama et, Yuugaoze-sama et, Koiwai-sama… si nous avons fait quelque chose de grossier par hasard… frisson frisson. »

Il était tellement acculé qu’il disait même « frisson » dans sa phrase. D’une certaine manière, je me sentais coupable.

Lizel-senpai avait souri d’un air amical afin de dissoudre la tension de mon père.

« Ne faites pas attention à nous. C’est nous qui devrions nous excuser de toujours nous imposer sans prévenir. Aujourd’hui, nous sommes de passage ici en tant qu’amies de votre fils à l’académie, il n’y a donc pas besoin de la moindre considération. »

« Non, c’est une petite maison, mais, s’il vous plaît, entrez. »

« C’est vrai ! Pas besoin d’être trop prévenant ! Aah, Reina-chan ! Tu es petite et mignonne comme toujours, je suis heureuse qu’on puisse se retrouver !!! Bon sang, je t’aime ♡ !! »

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