Maou Gakuen no Hangyakusha – Tome 2 – Chapitre 1 – Partie 4

***

Chapitre 1 : Le Candidat du Roi-Démon du Diable

Partie 4

Mitsuishi Ibiza avait répondu avec un large sourire.

« C’est un malentendu total ! Je ne fais que travailler dur pour atteindre mon objectif. Ces filles, mes cartes, me consacrent leur affection et me soutiennent, moi qui travaille dur comme ça ! Je peux déployer mes ailes avec l’amour de mes cartes !!! »

« — !! »

Un cercle magique s’était formé sous les pieds de Miyabi. Ensuite, deux cercles magiques avaient coulé à l’intérieur du corps de Miyabi.

« Miyabi ! Attends — . »

Miyabi s’était déjà précipitée en avant alors que j’étais en train de lui dire d’attendre.

« IBIZAAAAAAAA !! »

Elle s’était approchée d’Ibiza avec une vitesse qui était d’un niveau différent de celle qu’elle avait lors de notre entraînement. Cependant, Maki et Rebecca, qui étreignaient Ibiza, s’étaient mises sur le chemin de Miyabi.

« Qu’est-ce que tu fais au Maître… ? »

Maki avait déclenché la magie de flamme Figa tandis que Rebecca avait tiré la magie de glace Iza à bout portant.

Cependant, Miyabi les avait esquivés comme si elle dansait.

« UWAAAAAAAAAAAAAAAA ! »

Elle avait évité les deux tirs et avait frappé Ibiza avec l’élan apporté par sa rotation s’ajoutant à sa force.

« … !? »

Cependant, son attaque à pleine puissance avait été arrêtée par la paume d’Ibiza.

« Uhyoooh ! Voler vers ma poitrine de toi-même comme ça ! C’est vraiment merveilleux, Yahoo !! »

« Ne te fous pas de moi — . »

L’équilibre de Miyabi s’était effondré quand Ibiza avait tordu sa main. Il contrôla le corps de Miyabi comme s’il jouait avec elle dans la paume de sa main et la serra dans ses bras.

« Lâche-moi ! »

« Miyabi-chan. Ne veux-tu pas aussi être ma carte ? »

« Haa !? Qu’est-ce que tu es ? »

« Si tu fais ça, tu auras la meilleure vie possible, tu sais ? Tu seras très heureuse. Après tout, tu vas être aimé par ce moi ! »

« Ne fais pas l’idiot ! Je suis la princesse des Amoureux !!! »

Miyabi s’était désespérément débattue, mais elle n’avait pas pu s’échapper des bras d’Ibiza.

« Tu es vraiment sans espoir, Miyabi-chan. D’accord !! Je vais te donner un petit coup de pouce dans le dos pour que tu deviennes honnête ! »

Les yeux d’Ibiza avaient brillé d’un éclat rouge et un cercle magique rouge s’était répandu sur le sol.

La voix de l’Arcana des Amoureux avait résonné dans ma tête à cet instant.

{Attention, une menace s’approche de la carte princesse. Niveau de danger 12. Recommande une retraite rapide.}

Niveau de danger 12 !?

La révision du monde d’Aspite avait un niveau de menace de 9, tu sais ? C’était encore plus dangereux que ça.

Cependant — il n’y avait pas d’effet visible qui semblait indiquer que c’était si dangereux.

A-t-il échoué dans son activation magique ?

Non, j’ai certainement senti une magie s’activer.

Et pourtant, je ne voyais rien. Je ne savais pas ce qu’Ibiza essayait de faire. Pour une raison inconnue, je n’avais pas l’impression que ma magie défensive ou offensive serait utile ici.

Qu’est-ce que c’était ? Cette anxiété !

Et puis il y avait un air méchant qui donnait envie de vomir. C’était terrifiant et sinistre.

Qu’est-ce que c’était que ce… ?

« N — non… stop. »

Ibiza avait chuchoté d’une voix rassurante afin d’apaiser Miyabi qui avait peur.

« Maintenant, libère ton vrai toi et tombe amoureuse de moi. Et ensuite, offre-moi ton amour. »

Ibiza avait rapproché son visage de Miyabi pour embrasser sa joue.

Ma patience avait atteint ses limites à ce moment-là.

J’avais libéré mon mana telle une réaction en chaîne et l’avais activé massivement. Les sorts Blindage, Maximisation, et Chevaucher s’étaient activés en parallèle et j’avais chargé vers Ibiza.

« Enlève tes mains de là !! »

Ibiza avait seulement tourné ses yeux vers moi. Ses lèvres affichaient un sourire calme. Ses lèvres s’approchaient encore plus de Miyabi.

Le mana avait gonflé de façon massive à l’intérieur de moi.

— Amoureux infinis !!!

Ma vitesse avait augmenté de façon spectaculaire.

« … !? »

Ibiza, calme jusqu’à maintenant, avait montré une expression de surprise. Il avait rapidement lâché Miyabi et avait sauté en arrière.

Mon poing n’avait rencontré que le vide.

Cependant, cet impact avait effleuré Ibiza et avait détruit le mur derrière lui.

Je n’avais pas continué et j’avais regardé Ibiza avec mon poing toujours tendu et Miyabi derrière moi.

« Miyabi est ma précieuse carte ! Ne pose pas la main sur elle !! »

« Yuuto… »

Une voix joyeuse était venue de derrière. Mais je ne pouvais pas regarder derrière moi. L’adversaire était un candidat au titre de Roi-Démon. Un instant d’inattention serait fatal.

« Hee, alors c’est le candidat humain au titre de Roi-Démon. Donc ceux qui ont dit que tu avais vaincu l’Aspite du Monde n’ont pas dit une blague. »

« Si tu touches encore à ma carte — . »

« Ah, maintenant que j’y pense, Miyabi-chan est ta carte, non ? »

Tout mon corps était enveloppé de tension.

L’adversaire était le candidat au titre de Roi-Démon du Diable. Il n’y avait aucun doute qu’il avait une sorte de pouvoir spécial.

Mais, je ne savais pas quel genre de capacité c’était.

J’avais serré le poing et aiguisé mes sens.

« Je vois. Eh bien, ça ne me dérange pas qu’elle soit ta carte. »

« Hein ? »

Mitsuishi Ibiza l’avait facilement reconnu.

C’était un peu décevant. Je pensais qu’il allait déclarer qu’elle lui appartenait ou qu’il allait l’arracher.

« Parce que les humains m’appartiennent. Et, tu es un humain. En d’autres termes, ta possession m’appartient. Cela signifie que ~ !? En fin de compte, Miyabi-chan m’appartient !!! Parfait ! Aucun problème !! »

« Qu… »

Qu’est-ce que ce type dit ?

« Je suis tolérant et profondément aimant ! C’est encore plus profond que le fond de la mer ! Que ce soit la volonté, les pensées, les principes ou autre, toutes ces choses n’ont pas d’importance. Ils finiront tous par m’aimer, sans exception ! Et donc, tout m’appartient ! »

« … Je ne comprends pas vraiment ce que tu dis. »

« Hahaha ! Ne t’inquiète pas ! Je peux même aimer une créature inférieure et peu intelligente telle que toi ! »

« L’amour… dis-tu ? »

« Oui, oui, oui ! L’amour n’est pas seulement le privilège des amoureux ! Je sais à quel point les humains sont ignorants et inutiles, et même stupides. Mais même en sachant cela, je les aimerai quand même et prendrai possession d’eux. Vous, les humains, n’avez pas besoin de vous inquiéter. Soyez-en sûrs, tout se passera bien si vous me les confiez. »

Quel gars égocentrique ! Il y avait une limite même dans l’égoïsme.

« Quelque chose comme ça, ce n’est pas du tout de l’amour ! De plus, je ne me souviens pas avoir jamais été à toi ! Qui penses-tu qui t’appartient, hein !? »

« Tous les autres, autres que moi. »

Un cercle magique s’était formé devant Ibiza.

Cette fois, la magie était différente de la précédente, je pouvais la voir correctement. Mais, c’était —,

« Magie avancée de flamme… »

Une magie que je ne pouvais toujours pas utiliser, Fidezenon !

{Attention, une menace s’approche. Niveau de danger 8. Recommande une retraite rapide.}

Kuh… pourrais-je faire face à ça !?

« Viens me voir, candidat des amoureux ! N’aie pas peur ! Viens me voir ! Je te réserverai le meilleur accueil ! »

« Kuh ! »

Ne faiblis pas ! Je vais protéger Miyabi, mon peuple précieux !

*Clap clap*. Des mains avaient été frappées ensemble et le directeur Gandou s’était immiscé dans l’espace entre moi et Ibiza, chargé de tension.

« Aah, bon sang ! D’accord. C’est fini, fini. »

« Eh ? »

L’atmosphère tendue de cette situation critique avait disparu à la suite de la phrase du directeur pour une raison inconnue.

« Si vous voulez vous battre, faites-le au festival d’athlétisme. Les invités seront plus heureux ainsi. »

Ibiza avait haussé les épaules et avait souri avec cynisme.

« Qu’est-ce que c’est ? Une exécution publique, vous voulez dire ? C’est ce qu’il y a de mieux, non ? »

« Non non ! Vous pouvez utiliser la magie dans le festival d’athlétisme, mais le fait d’attaquer directement l’adversaire est interdit. Si vous faites cela, le festival se transformera en bain de sang et l’événement perdra son caractère unique. Ce sera ennuyeux. »

« Eh, c’est bien, n’est-ce pas ? Ça a l’air amusant ! »

« Ça va être amusant pour vous les gars, mais ça va être gênant si tous les étudiants ordinaires sont massacrés. Il y aura des invités de l’extérieur qui viendront ici aussi cette fois, le but est de leur donner du divertissement. Et donc, rentrez chez vous. Shoo shoo. »

Le directeur nous avait fait fuir comme si c’était un problème.

Son intervention était sortie de nulle part, mais honnêtement, cela m’avait beaucoup aidé.

Ibiza s’était moqué de moi avec condescendance et était parti avec Maki et Rebecca dans ses bras.

« Allons-y, Yuuto. Miyabi, toi aussi. »

Lizel-senpai nous avait encouragées et nous nous étions dirigés vers la sortie du gymnase.

Miyabi semblait préoccupée par les filles qu’Ibiza emmenait, mais elle nous avait suivis à contrecœur.

Que s’est-il passé entre Mitsuishi Ibiza et Miyabi ?

C’est ce qui m’inquiétait le plus.

« Ah… Miyabi ? »

J’avais essayé de demander à Miyabi quand nous étions dehors. Mais à ce moment-là.

« Ah, Yuuto-kun. Pendant un moment, j’étais nerveux quant à savoir ce qui allait se passer… »

Pour une raison inconnue, Kouma Ruki nous avait rattrapés et m’avait parlé.

« Eh ? Ah… c’est juste, la situation a évoluée d’elle-même… »

Et puis, alors que j’étais distrait par Ruki,

« Je, je rentre dès maintenant à la maison !!! »

Miyabi s’était enfuie et avait traversé la cour de l’école. Elle avait disparu en un clin d’œil.

Je n’avais pas compris ce qui s’était passé et j’avais regardé Lizel-senpai par réflexe.

« Cette Miyabi… qu’est-ce qui se passe avec elle ? »

Lizel-senpai avait regardé la direction dans laquelle Miyabi avait disparu et avait froncé les sourcils.

« En fait, il se passait quelque chose d’étrange depuis un certain temps. Mais tout est redevenu normal après que tu aies été choisi comme candidat au titre de Roi-Démon, Yuuto, alors ça m’est sorti de l’esprit, mais… »

Il y a quelque temps ?

Miyabi… avait-elle une sorte de lien avec cette Mitsuishi Ibiza ?

« Désolé, est-ce parce que je t’ai parlé ? »

Ruki avait l’air de s’excuser. Je lui avais fait un signe de tête.

« Non, ce n’est pas ta faute, Ruki. Plus important, as-tu une sorte de — . »

« Non. Je voulais juste essayer de te parler un peu… oups, je dois aussi rentrer chez moi. Alors, Yuuto-kun. J’espère que nous serons dans le même groupe au festival d’athlétisme ! »

Ruki avait montré un sourire innocent et était parti.

« … Il y a donc aussi une fille normale comme ça, même parmi les candidats-démons. »

« Normal ? »

« Oui. Elle est brillante et amicale, et pour une raison inconnue, elle me donne l’impression qu’elle est une fille humaine. »

« Je… suppose. »

Senpai avait l’air dubitatif pour une raison inconnue. Ai-je dit quelque chose de mal ?

Pendant que je réfléchissais, Lizel-senpai avait commencé à parler avec un air réticent.

« Tu ne l’as peut-être pas remarqué, mais… cet enfant est un garçon, tu sais ? »

Un garçon, ce mot, pour autant que je sache, devrait signifier un mâle, mais… ?

« Tu plaisantes, n’est-ce pas ? »

« Ce n’est pas comme si je l’avais déjà confirmé de mes propres yeux, mais c’est vrai. »

« … »

Comme attendu d’un candidat au poste de Roi-Démon. Devrais-je le dire ici ?

Non ! Ce n’était pourtant pas au niveau d’un garçon habillé en fille !? La structure de son visage, ses petites mains, ses doigts fins, il était complètement féminin où que je regarde ! Certes, il avait l’impression de ne pas avoir de seins, mais n’était-ce pas de la discrimination si je le faisais remarquer !? Même les petits seins ne sont pas mauvais ! Tout le monde est différent, mais aucun d’entre eux n’est mauvais ! Attends, à quoi je pense là ?

« Je suis soulagée de voir ton visage. Yuuto, on dirait que tu n’as pas de préférence pour l’homosexualité. »

« Je, je n’ai pas de préférence comme ça ! »

Merde, le sujet avait dévié à cause de la faute de Ruki. Le problème en ce moment n’était pas ça.

« Plus important, Senpai. À propos de Miyabi… »

« Oui, c’est un peu inquiétant… essayons de lui demander demain après l’école. »

J’avais accepté cette suggestion et j’avais été renvoyé chez moi comme d’habitude avec la voiture de Senpai. J’avais toujours l’impression de déranger Senpai même si c’était la routine habituelle.

Et le jour suivant — Miyabi avait été absente de l’académie.

***

Si vous avez trouvé une faute d’orthographe, informez-nous en sélectionnant le texte en question et en appuyant sur Ctrl + Entrée s’il vous plaît. Il est conseillé de se connecter sur un compte avant de le faire.

Un commentaire :

Laisser un commentaire