Maou Gakuen no Hangyakusha – Tome 2 – Chapitre 1 – Partie 1

***

Chapitre 1 : Le Candidat du Roi-Démon du Diable

Partie 1

C’était la semaine suivante après la bataille contre Aspite.

« Le cours d’aujourd’hui est donc terminé. Soyez tous prudents sur le chemin du retour. »

Celle qui avait dit cela en souriant doucement était Nakano Tsuruko-sensei. Il s’agissait d’une beauté à l’atmosphère calme. La façon dont elle parlait et enseignait était également élégante.

« Il y aura un petit test sur l’histoire de la torture et la méthode d’exécution la semaine prochaine, donc veuillez bien réviser les leçons. »

Cependant, cela avait doublé le sentiment d’inadéquation et l’épouvante de la leçon de torture et d’exécution qu’elle enseignait.

Même si, comme on pouvait s’y attendre de la part de l’académie de la race des démons, la leçon était juste trop particulière.

Les leçons couvraient de nombreux sujets, des choses directes comme la magie, les arts martiaux, l’assassinat, jusqu’aux choses indirectes comme la façon de gouverner les humains, la gestion du territoire, la politique et l’économie, la stratégie, la tactique et la propagande.

Même parmi les académies de la race des démons, cette Académie Ginsei — alias l’académie du Roi-Démon était littéralement une académie qui éduquait la classe dirigeante, y compris le Roi-Démon lui-même. Cela pourrait être la raison pour laquelle il y avait beaucoup de leçons ici qui serait utile pour gouverner et gérer.

Mais, parfois, il y avait aussi des leçons normales comme le japonais moderne ou les mathématiques, bien que ces leçons normales ne fassent que souligner encore plus l’anomalie.

Mais en mettant cela de côté, le cours était maintenant terminé.

Comme toujours, aucun camarade de classe ne voulait me parler.

Personne ne croisait mon regard depuis l’incident où j’avais brûlé la classe. C’était mieux que de recevoir de l’hostilité ou du harcèlement ouvertement, mais je me sentais quand même un peu isolé.

Heureusement, il y avait la routine quotidienne après l’école en rencontrant et en recevant une formation spéciale de Lizel-senpai et Miyabi au palais. Grâce à cela, je ne m’étais pas senti si seul ou déprimé.

J’avais marché vers le siège de Miyabi avec mon sac dans une main.

« Miyabi, allons au palais. »

Cependant, Miyabi ne m’avait pas donné de réponse.

Elle avait l’air hébétée tout en continuant à fixer un seul bureau. Elle ne m’avait toujours pas remarqué même si je me tenais en face d’elle.

Lorsque j’avais baissé les yeux sur elle, j’avais pu voir clairement le décolleté de ses seins sur sa poitrine exposée. Mon attention avait failli être absorbée par la vallée couleur chair, mais je m’étais fermement retenu.

« Oi, Miyabi ? Qu’est-ce qui ne va pas chez toi ? »

« — Eh »

Elle m’avait finalement remarqué et avait relevé son visage.

« Hyaa !? Yuuto, tu es sorti de nulle part !? »

« Tu ne m’as vraiment remarqué que maintenant… quel est le problème ? »

« Il n’y a vraiment rien !? Ou plutôt, tu es vraiment quelque chose ! Tu sors soudainement devant moi et tu te colles partout sur moi sans que je m’en aperçoive ! »

« Je ne suis pas si près de toi. Plus important encore, n’allons-nous pas au palais ? »

« Hé ? Ah, j’arrive ! J’arrive ! »

Ses mots semblaient quelque peu obscènes, mais je les avais délibérément ignorés et m’étais dirigé vers la salle d’attente des Amoureux. Bien que je l’appelais palais, ce n’était qu’une seule pièce à l’intérieur de ce bâtiment.

Mais, j’avais entendu dire qu’il y avait aussi d’autres candidats au titre de Roi-Démon qui se construisaient un bâtiment indépendant sur le terrain de l’académie. Cela semblait dépendre de la force de la personne, de sa puissance financière, de son statut et de sa position, qu’elle le fasse ou non.

C’était quelque chose que je ne devais même pas souhaiter, moi qui étais un candidat au titre de Roi-Démon des Amoureux chétifs et un humain de surcroît.

J’étais arrivé au Palais des Amoureux et quand j’avais ouvert la porte,

« Oh, Yuuto. Et aussi Miyabi. »

Lizel-senpai était assise sur une chaise près de la fenêtre tout en dégustant du thé.

Senpai était aussi belle aujourd’hui.

Qu’il s’agisse de ses cheveux noirs brillants, de ses yeux bleus qui brillaient comme des bijoux, de son visage qui représentait une beauté sans faille ou de son corps qui personnifiait la beauté féminine et l’érotisme, tous étaient les meilleurs possibles.

Même si ce n’était qu’une simple pièce dans un bâtiment scolaire, c’était un grand palais pour moi rien qu’avec la présence de Lizel-senpai.

« Je suis désolé, je suis en retard. Excuse-moi. »

« Yahhooo !! Maintenant, faisons de notre mieux pour “gyaruu” aujourd’hui !!! »

Lizel-senpai m’avait souri avec sa beauté et sa gentillesse habituelles.

« Fufu, bon après-midi. Mais, cette pièce est le palais de Yuuto, donc c’est nous qui devrions dire “excusez-moi”. Miyabi, il y a un décorum à respecter, même entre amis proches. Tu devrais au moins dire ton salut correctement. »

Miyabi avait fait la moue et avait regardé de côté.

« Bon sang. Franchement, Senpai est toujours “gachi gachi” comme d’habitude. »

Finalement, Miyabi n’avait pas dit le bonjour. Lizel-senpai avait soupiré, mais elle avait quand même préparé du thé pour nous deux. C’était un thé noir avec un arôme légèrement sucré.

« C’est une bonne odeur. »

« C’est une nouvelle marque de “Mariage Frères”. Je suis heureuse que tu l’aimes. »

Je n’avais pu que dire « Heee » parce que je ne connaissais pas du tout cette marque. C’était pathétique.

« Hmph, c’est aussi bien, mais je pense que je préfère Marco Polo. »

Qu’est-ce que c’était ? Marco Polo était le vieil homme du livre « Les voyages de Marco Polo », n’est-ce pas ? Peut-être s’est-elle trompée en voulant dire Milk Bolo ? (NdT : une marque de snack au Japon)

« Ne me dis pas… que tu connaissais ce thé, Miyabi ? »

« Hein ? Eh bien, oui… attends, pourquoi es-tu si surprise ? »

« Parce que ça ne correspond pas à ton image. Tu me sembles plus comme une dame. »

« Qu’est-ce que ça veut dire ? Même si je suis une Yuugaoze, bien que je ressemble à ça, un margrave… »

La tension de Miyabi diminuait progressivement pendant qu’elle parlait. Sa voix était de plus en plus faible. À la fin, elle avait arrêté de parler et avait baissé les yeux.

« Qu’est-ce qui ne va pas, Miyabi ? »

« Rien… »

Comme je le pensais, c’est étrange. Essayons de lui demander plus — alors que je pensais ça,

« Asseyez-vous tous les deux. Je pense faire un entraînement légèrement différent aujourd’hui, » déclara Lizel-senpai.

Ainsi, on s’était assis docilement sur le canapé.

Nous nous étions assises avec Lizel-senpai devant moi et Miyabi à ma gauche.

On pouvait entendre les voix des élèves qui faisaient des activités de club dans la cour de l’école depuis la fenêtre à ma droite. Quand j’y avais regardé, ça semblait être le club d’athlétisme. Il y avait des clubs normaux même dans cette académie du Roi-Démon.

Mais mon entraînement n’était pas une activité de club. C’était un entraînement spécial en tant que candidat au poste de Roi-Démon.

« Alors Lizel-senpai. Quel genre d’entraînement est ce nouvel entraînement ? »

« Avant cela, il y a quelque chose que je veux demander à l’Arcana des Amoureux. Peut-il afficher l’effet de la Guérison des Amoureux en nombre ? »

« Nombre… ? »

« Oui. Quand on te fournit du mana, Yuuto, combien de mana peux-tu obtenir à la fin… ? Je veux vérifier ça. »

Je vois. Il est certain que je pouvais sentir que je recevais du mana, mais je ne comprenais pas du tout de combien il s’agissait.

De plus, la quantité de mana stockée dans mon corps n’était pas non plus claire.

« Dans le combat contre Aspite l’autre jour, Yuuto, tu as heureusement pu activer les Amours infinies, mais si ton mana avait atteint zéro avant cela… »

« Ce serait ma perte… n’est-ce pas ? »

« Exactement. Des adversaires encore plus forts apparaîtront à l’avenir. C’est pourquoi nous devons aussi apprendre à être plus tactiques. Nous devons d’abord apprendre à connaître nos propres capacités pour cela. »

« Comme prévu de la part de Lizel-senpai ! Je n’avais pas du tout pensé à quelque chose comme ça ! »

« C’est vrai ? Ce n’est vraiment pas grand-chose. Fufu ♪ »

Elle avait dit ça, mais elle avait l’air d’être de bonne humeur. Son sourire qui ressemblait à celui d’une petite fille était vraiment adorable.

Attends, plus important — j’avais essayé de demander à mon Arcana rapidement.

{C’est possible de partager l’information sous forme numérique.}

« … Voilà ce qu’il m’a dit, » déclarai-je.

Quand j’avais dit à Lizel-senpai la réponse de l’Arcana, Lizel-senpai avait posé sa tasse de thé.

« Miyabi, essaie d’enlacer le bras de Yuuto et partage ton mana. »

« Eh ? Oui. »

Miyabi avait serré mon bras sans la moindre hésitation.

Mon bras était enfoui dans le décolleté de ses seins voluptueux qui me volaient les yeux dans la classe.

« O-Oh, Miyabi — . »

J’avais ressenti la sensation de douceur et de rebondissement depuis mon coude jusqu’au haut de mon bras.

Le visage de Miyabi était aussi proche. Son souffle odorant avait frappé mon cou. J’avais inconsciemment tordu mon corps.

« Auhn ♥ ! Ne te débats pas ! C’est… chatouilleux si tu fais ça ! »

« O-Ouais… désolé. »

Miyabi pressait encore plus sur mon bras les énormes seins qui faisaient sa fierté. Elle les frottait même sur moi.

Il y avait une incroyable élasticité dans cette douceur. Je ne pourrais jamais me lasser de cette sensation agréable, quel que soit le nombre de fois où je le ressentais.

Quelque chose de doux avait coulé des seins de Miyabi vers moi en un rien de temps.

— C’était le mana de Miyabi.

C’était sucré comme un bonbon, et pourtant j’avais l’impression que ça me donnait de l’énergie.

C’était comme si le mana incarnait aussi les caractéristiques de son propriétaire. Je m’enivrais de la sensation des seins de Miyabi à l’extérieur et de la sensation agréable du mana de Miyabi à l’intérieur. C’est alors que la voix de l’Arcana avait résonné dans ma tête.

{Approvisionnement en mana — 12 000.}

MIyabi avait sauté de joie quand j’avais dit ce chiffre.

« Oh ~, le nombre semble étonnant ! C’est loin d’être une centaine, cela atteint même plus que dix mille ! Dix mille !? C’est comme si Yuuto avait récupéré le “dokan” avec fracas ! »

Miyabi se réjouissait, mais comme il n’y avait rien à quoi comparer ce résultat, on ne savait pas du tout si ce nombre était important ou pas.

***

Si vous avez trouvé une faute d’orthographe, informez-nous en sélectionnant le texte en question et en appuyant sur Ctrl + Entrée s’il vous plaît. Il est conseillé de se connecter sur un compte avant de le faire.

Un commentaire :

Laisser un commentaire